Hommage à Antoine, mon bien-aimé (par J.N.S.R. le 20 Septembre 2002)
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Hommage à Antoine, mon bien-aimé (par J.N.S.R. le 20 Septembre 2002)

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Message  Invité Ven 14 Déc 2012 - 11:43

Hommage à Antoine, mon bien-aimé

par J.N.S.R. le 20 Septembre 2002

Seigneur, je n'ai plus rien ! Je suis seule, sans mon mari. Tu m'as donné cet homme si bon, si généreux, qui m'a toujours consolée des peines innombrables qui m'arrivaient et que je ne pouvais plus contrôler.

Quelques jours avant son décès (le 7 Septembre) ses yeux pleins de larmes, il m'a dit une chose inouïe :

"Je ne sais pas ce qui m'arrive, je n'éprouve que bonté.
Je suis bon et je n'arrive plus à voir le mal qu'on nous fait
qu'à travers une joie sans pareille; une joie qui me fait remercier Dieu de me donner l'occasion de pardonner et de bénir nos ennemis.
Combien je les aime ! Combien j'aime tous mes frères !"

Et il pleurait, comme pour me dire : "Tu ne me comprends pas, réjouis-toi comme moi, pense que c'est une Bénédiction du Seigneur."

Je peux dire que cette perfection à laquelle il était arrivé, me dépassait. Je n'ai entendu cela que de la part de grands Saints, devant le martyre du corps et de l'esprit, lorsqu'ils s'offraient, avec le sourire que seule la souffrance, acceptée en offrande pour la Gloire de Notre Dieu Eternel et Tout-Puissant, pouvait mettre sur ces beaux visages des Saints pendant leur martyre.

Mon époux était radieux et nous étions devenus des rejetés de cette société moderne où seuls l'argent et la gloire de l'homme avaient une place. Arrière les malheureux, les malades incurable ! Arrière ceux qui sont montrés du doigt par la "haute" société de bourgeois et de parvenus ! L'argent-roi étouffe l'Amour du prochain et fait mentir les orgueilleux qui se sont eux-mêmes donnés l'étiquette de "vrais chrétiens" ; ceux que l'on voit encore dans nos églises mettre un gros billet dans la corbeille de la quête, à la face du monde "ébloui" par ces gestes faux et dont Dieu Lui-même dit que c'est la lèpre de notre temps. Cet argent menteur à l'origine de gestes, de manières, de dons, qui ne viennent pas d'un coeur qui se donne à Dieu en donnant aux pauvres et à ceux qui attendent autre chose qu'une monnaie sans valeur, le Don de soi-même comme Dieu l'a fait sur la Croix.

"Si vous avez tout donné
et ne vous offrez pas vous-mêmes à Dieu et à vos frères,
vous ne M'avez rien donné !"

Antoine s'était donné entièrement à Dieu et à Notre Sainte Mère qu'il aimait de toutes ses forces, L'appelant chaque jour depuis qu'il L'avait vue, vivante, sur le poirier béni à San Damiano.

Il La priait de donner à ses enfants et petits enfants la sainte Grâce de revenir à Dieu; Dieu, Espoir de tous les enfants du monde. Antoine s'offrait entièrement, comme le cierge pascal qui va lentement se consumer lorsqu'il est allumé pour la Gloire du Très-Haut devant l'Autel où est célébré le Saint Sacrifice de la Messe.

Jour et nuit, sa maladie, qui empirait, consumait ce magnifique cierge donnant toute sa lumière de Foi, d'Espérance et de Charité. Et Dieu lui répondait en lui donnant Sa Bonté :

"Tu es déjà dans Ma Sainte Lumière."

Et ainsi, le jour où Antoine devait s'envoler comme un petit oiseau libéré de sa cage, le 7 Septembre à 19 h, j'ai entendu les Paroles que JÉSUS lui disait; dans ma chambre, la Voix de JÉSUS le Christ a résonné, pour moi, et pour lui dans sa chambre de grand malade :

"Aujourd'hui même, tu seras avec Moi en Paradis !"

Et j'ai crié : "Mon Dieu ! pas encore !" Mais JÉSUS savait qu'Antoine aimait les petits oiseaux. En Algérie, il avait trois grandes volières avec des canaris et chardonnerets de toutes les couleurs. Il leur avait ouvert les portes le jour où nous sommes partis de notre pays natal, l'Algérie, en 1962. Et les petits oiseaux le recouvraient, ne voulant pas le quitter. Puis ils se sont envolés, laissant Antoine les yeux pleins de larmes.

Alors, ce soir du 7 Septembre à 19 h, ma petite colombe blanche, l'âme chérie de JÉSUS et de MARIE, s'est envolée, loin de sa cage, loin de ce tuyau d'oxygène qui le faisait prisonnier de cette terre de souffrance, toujours rattaché à sa bouteille d'oxygène par le nez. Il voulait nous faire rire : "Je suis toujours en laisse comme un petit chien !"

Mon bien-aimé, tu t'es envolé, me laissant seule, les yeux pleins de larmes. Nous allions fêter nos 60 années de vie commune le 22 Septembre. On s'est marié si jeunes, tu partais à la guerre où tu as été protégé, un des rares survivants de ton bataillon de choc du 6ème Régiment de Tirailleurs marocains de Casablanca.

MARIE, ma Très Sainte Mère, je te le confie. Continue à veiller sur ton enfant Joseph Antoine. Donne-lui la Sainte Grâce de Dieu dans Sa Très Sainte Volonté. Présente-Lui Ton petit et glisse à l'oreille de Notre Bon Papa du Ciel :

"Accorde-lui la conversion de tous ses enfants
et de tous les enfants du monde
que Tu as mis en son coeur généreux."
Amen.

Béni soit Dieu dans Ses Saints et dans Ses Anges.

A Toi, MARIE, pour toujours.


† †

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