Hildegarde de Bingen : Réflexions sur la Fin des Temps !
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Hildegarde de Bingen : Réflexions sur la Fin des Temps !

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Hildegarde de Bingen : Réflexions sur la Fin des Temps !

Message  Admin le Mar 22 Jan 2013 - 12:11

HILDEGARDE DE BINGEN : RÉFLEXIONS SUR LA FIN DES TEMPS !

Les derniers jours et l’éternel retour !

Parallèlement à l’événement de l’Antéchrist, Hildegarde relève les bouleversements de l’ordre naturel-« Les éléments hurlent chaque fois que les hommes commettent une injustice-et l’invasion des peuples barbares et sanguinaires qui « envahiront de toutes parts le peuple chrétien, pillant et combattant, et détruiront régions et cités ; ils pollueront les règles de l’Eglise par d’innombrables vanités et ignominies, et contamineront de cette sorte tout ce qu’ils pourront ». La prophétie, dénuée de précision historique et de toute référence à l’actualité, permet toutes les interprétations. C’est pourquoi ces peuples ont été identifiés au gré des constellations politiques ; aux turcs ou aux tartares aux XIIIe et XIVe siècles par exemple. Quoi qu’il en soit, ces peuples sont voués à disparaitre.

« Un vent très violent, écrit Hildegarde, venu du nord, accompagné de brumes épaisses, de nuages d’une très épaisse poussière, lancera son souffle contre eux, en répondant au jugement de Dieu. Leurs gorges se rempliront de brouillard et leurs yeux de poussières, avant qu’ils ne renoncent à leur férocité, frappés d’une stupeur extrême. » Les barbares seront donc vaincus, dispersés ou exterminés tandis que les païens se convertiront en foule. Les chrétiens pourront alors reconstruire les cités dévastées, se fortifier et attendre la venue de l’Antéchrist. Ils ne pourront compter que sur leurs propres forces car les puissances politiques vacilleront, l’empire Romain s’écroulera et les principautés comme les royaumes feront sécession ; la hiérarchie ecclésiastique sera attaquée, des prêtres et des évêques, qui porteront un nouveau nom, apparaitront. Les Juifs se convertiront- bien que l’on puisse observer quelques hésitations à ce sujet dans le -Livre des œuvres divines,- Le Scivias est catégorique, tout comme sa correspondance- et les anciennes prophéties se réaliseront. En outre, l’Esprit saint accordera à certains croyants la capacité de prophétiser ; enfin prêts à connaitre la fin du monde et la résurrection, clé de la vie éternelle, les hommes accomplis deviendront des prophètes. Le nombre des élus sera atteint, permettant de combler le nombre d’or des martyrs, indispensable à l’achèvement de la destinée terrestre de l’Eglise et au combat eschatologique final avec l’Antéchrist. Le livre des mérites de vie précise qu’une licorne, porteuse de paroles prophétiques, apparaitra à la fin des temps. »Ce qui a été fait sera détruit et ce qui n’a pas été fait sera édifié. » Suivront la dissolution et la destruction de tout ce qui vivait sur terre, en mer et dans les airs.

Dans l’ultime vision d’Hildegarde, « tous les éléments et toutes les créatures sont ébranlés par une sinistre secousse, le feu, l’air et l’eau firent irruption et secouèrent la terre ; la foudre et le tonnerre retentirent, les montagnes et les forêts s’effondrèrent, si bien que tout ce qui était mortel rendait l’âme ». La nature se déchire à l’image des forces primordiales qui s’affrontent. La destruction seule garante de la purification, est totale. L’abbesse entend alors une voix, qui couvre le vacarme des éléments, appelant les fils des Hommes qui gisent sous terre. Elle assiste ainsi à la résurrection des morts. » Elle assiste ainsi à la résurrection des morts. « Et voilà que tous les os des hommes en quelque lieu de la terre qu’ils fussent, se rassemblaient en un clin d’œil et se recouvraient de leur chair ; et tous les hommes surgirent, le corps et les membres intègres, chacun avec leurs sexe ; les bons resplendissant de lumière, les mauvais noirs d’apparence, de telle sorte que l’on voyait clairement les actes commis par chacun. Et certains étaient marqués du signe de la foi, d’autres non ». Le Christ procède enfin au jugement. « Soudain, venant d’orient, une immense fulguration resplendit et je vis alors dans le nuage le Fils de l’homme arriver avec le chœur des anges : il avait la même figure que lorsqu’il était dans le monde et ses blessures étaient visibles. Il trônait sur un siège de flammes ardentes, mais qui ne brûlaient pas, et sous ses pieds se déchaînait cette terrible tempête qui purifiait le monde(…). De sa voix douce comme l’Evangile il s’exprime : il rend heureux les justes en les destinant au royaume céleste, tandis qu’avec une voix terrible il assigne aux injustes les peines infernales, comme cela est écrit ici même, sans qu’aucune question ou réponse ne soit faite concernant les actes de ceux qui étaient là : seule la voix évangélique s’exprimait ; en effet l’œuvre de chacun, bonne ou mauvaise, apparaissait clairement. Ceux qui n’étaient pas marqués demeuraient à l’écart du côté de l’aquilon en compagnie de la multitude diabolique. » La justice, armée du discernement suprême qui doit être rétabli, est la figure centrale du drame dans lequel se trouve plongée l’humanité. Pour Hildegarde, elle correspond sur le plan intérieur à la valeur coordonnatrice des actions et des réactions naturelles de l’être en accord avec Dieu ; sur le plan cosmique, elle est le gage de la mesure et de l’harmonie du monde. En cela, elle s’impose comme le critère fondamental qui permet d’apprécier la valeur d’une époque. Le vrai satanisme ne réside t-il pas, en effet, dans la confusion, involontaire ou par ignorance, de l’aspect lumineux et ténébreux, comme l’avance R.Guénon ? La fin des temps est alors imminente : le ciel accueille les élus, devenus plus lumineux que le soleil ; l’enfer engloutit les réprouvés, hurlant à la vue des tortures qui les guettent ; les éléments s’apaisent, le tumulte s’évanouissant dans une immense tranquillité. « Bientôt tous les éléments resplendirent au milieu d’une sérénité totale, comme si leur avait été ôtée une peau extrêmement noire, de telle sorte que plus jamais le feu n’aura d’ardeur, ni l’air de nuées, ni l’eau de fureur, ni la terre de fragilité. Le soleil, la lune et les étoiles étincelaient au firmament comme autant d’ornements avec une splendeur et une beauté sans pareilles, et ils demeuraient fixes, sans aucun mouvement circulaire, si bien que le jour et la nuit ne se distinguaient plus. Ainsi il n’y avait plus de nuit mais seulement le jour. Et ce fut terminé ». « Alors l’aurore se leva et baigna le soleil. Celui-ci envoya ses rayons et bâtit une ville puissante. Elle montra douze lumières et éveilla les endormis par le reflet de sainteté. » C’est ainsi que jaillit la Jérusalem céleste auréolée de lumière. « En ces temps de délicieux nuages, portés par une douce brise, toucherons la terre qui sera submergée de véridité et de fécondité. Alors les hommes se concentreront sur la justice qui aura fait défaut au monde durant l’âge de la faiblesse efféminée. Les souverains et les peuple entier mettront les commandements en application. Toutes les armes faites pour tuer seront interdites et seuls les outils destinés à cultiver les champs et à aider les hommes seront tolérés. » En outre toutes les choses, que l’homme ne perçoit pas dans leur réalité nue, se révèleront à lui ; « Toutes les portes refermant des secrets s’ouvriront. » L’homme aura atteint la maturité. « Après le dernier jour du monde et lorsque l’homme se sera tout entier transformé en esprit, il aura il aura une vision parfaite de la sainte divinité, tous les esprits et les âmes. »

La fin des temps est bien la fin du monde. La sérénité qui règne à la fin de la vision d’Hildegarde marque le retour au calme des premiers jours de la création. Dans le Causae et curae, la moniale écrit que les astres étaient fixes au commencement du monde ; le péché originel a introduit le désordre, c’est-à-dire le mouvement. Le nouveau monde qui surgit qui surgit après la destruction final, est donc identique à celui des origines, immuable et parfaitement unifié. L’âge d’or a succédé à l’âge de fer. Les couples d’opposés, le jour et la nuit, la lumière et les ténèbres, sont abolis et dépassés ; le principe lumineux règne. Hildegarde assiste à l’avènement du Paradis métamorphosé dans la Jérusalem céleste. Dans le Scivias, elle décrit la joie éprouvée par les élus, les laïcs, les confesseurs, les pénitents, les docteurs de l’Eglise et les martyrs, les patriarches, les apôtres, les prophètes et les vierges, chantant les louanges de Dieu. Le monde a subi une transformation durable ; son ressourcement a pris forme.

La conception de l’être humain d’Hildegarde permet une compréhension plus accrue de celui-ci. Si l’homme possède en lui toute la création et le cosmos, il est capable comme lui de se détruire et de régénérer. Ce qui implique que le pouvoir de l’esprit est considérable. Dans le livre des mérites de vie, Hildegarde approfondit le lien qui existe entre l’Homme et le destin de l’humanité, en procédant à la description du corps humain, divisé en cinq étages correspondant chacun à l’histoire du salut. La souffrance de l’homme est donc intrinsèquement liée à celle de l’humanité, ainsi que leur rédemption. Le destin de l’être humain prend alors tout son sens. « A cause de la concordance qui existe entre le microcosme et le macrocosme, tous les rites ont un effet simultané sur les énergies qui gouvernent les fonctions du corps humain et celles qui gouvernent les fonctions du corps de l’univers que nous appelons les dieux. » L’Homme est ainsi appelé à maîtriser les forces en présence qui le traversent afin de participer activement à sa renaissance et en partie à celle du monde. Il est promis à la résurrection, qui le terme de son initiation et le gage de son salut. « L’homme, en son esprit intérieur, manifeste ses forces aussi bien sur terre que dans les cieux ; son corps applique ses énergies à ces doubles pratiques ; lorsque l’âme et le corps s’accordent dans leur rectitude, ils obtiennent dans une joie unanime des récompenses suprêmes ». Voilà ce qui constitue tout le programme spirituel de l’être humain élaboré par Hildegarde dont la vie n’a cessé d’être la mise en œuvre.

SOURCE : Hildegarde de Bingen, La sentinelle de l’invisible, de Audrey Fella. Pages 225-229.

Merci à Mananou pour m'avoir transmis ce précieux texte !

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Re: Hildegarde de Bingen : Réflexions sur la Fin des Temps !

Message  Marlène le Mar 22 Jan 2013 - 13:58

Merci pour ce texte qui nous montre une fois de plus la poignante confusion dans beaucoup d'esprits catholiques, entre la Fin des Temps et la Fin du Monde.
Et ceci, pas forcément par rapport aux visions d'Hildegarde, mais dans leur interprétation.
Dans une moindre mesure, on aurait pu dire que l'auteur de ce texte, a certainement voulu présenter les différentes parties de la plénitude du salut opéré par le Christ, en présentant la Fin des Temps et la Fin du Monde comme deux étapes qui s'entrecroisent, l'une étant la préfiguration ou pogrome de l'autre.
Mais, il n'en est pas ainsi, puisqu'il est clairement affirmé ici que :
"la fin des temps est bien la fin du monde".
Affirmation dont ce Forum s'attèle à démontrer et à soutenir le contraire depuis sa création.

Un autre point, surtout vers la fin de la réflexion, où il est question de la récompense qu'obtiennent l'âme et le corps, quand il y a accord dans leur rectitude; est discutable dans la mesure où sauf erreur de ma part, cela frise un salut par la connaissance, portant à une valorisation gnostique du bonheur de l'homme. Et plusieurs points dans ce texte, à mon humble avis, portent à cette tendance.

Cordialement en Christ.
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Re: Hildegarde de Bingen : Réflexions sur la Fin des Temps !

Message  Admin le Mar 22 Jan 2013 - 15:38

@ Marlène :

Meeerci ! , Marlène, pour ce pertinent commentaire !

En effet, ce texte a des relents du gnosticisme. Je l'ai mis quand même sur le Forum à cause de son auteur, Hildegarde de Bingen, qui n'en est pas moins un Docteur de l'Église.

À mon humble avis, ce n'est pas Hildegarde qui tombe dans le piège du gnosticisme, mais ses commentateurs qui lui font dire ce qu'elle ne dit pas nécessairement !

L'École ésotéro-occulte du Nouvel Âge a récupéré les écrits de Hildegarde de Bingen en les ré-interprétant à la sauce gnostique !

Il faut donc se méfier de ce texte et de beaucoup d'autres qui émanent de la mouvance du New Age !

L'Administrateur

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