Apparitions à l'Escorial - Toutes les causeries de Luz Amparo Cuevas aux pélerins français - Page 2
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Apparitions à l'Escorial - Toutes les causeries de Luz Amparo Cuevas aux pélerins français

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Message  IDEAL le Sam 23 Mar 2013 - 22:15

5 MARS 2000
Le dimanche 5 Mars, au terme d’un pèlerinage inoubliable, Luz Amparo s’adressait aux quelque 180 pèlerins français qui remplissaient la grande salle de la « Nave » Nous savons que cette « âme humble, qui possède la Sagesse de Dieu sans avoir lu un seul livre », cette « femme inculte » à qui « Jésus se manifeste et communique ses grandeurs » (1), a reçu de l’Eglise la reconnaissance officielle du charisme de Fondatrice d’une Association de fidèles (2), ce qui lui donne le droit de conseiller tous ceux qui se rattachent à sa spiritualité ; ses conseils sont à la fois simples et profonds, en consonance parfaite avec l’enseignement authentique de l’Eglise catholique. Nous les reproduisons ici, afin que tous nos lecteurs, qui n’ont pas eu le bonheur de l’entendre, puissent néanmoins en faire leur profit.
« Bonjour à tous. Une fois encore nous voici réunis. C’est la Très Sainte Vierge qui a permis cette réunion. Ce n’est pas que nous ayons été séparés auparavant, parce que nous tous qui aimons la Très Sainte Vierge, qui aimons Notre Seigneur et qui aimons l’Eglise, nous sommes profondément unis dans le Corps mystique du Christ, quel que soit le lieu où nous nous trouvons. Oui, Dieu nous réunit, non seulement corporellement, mais aussi en esprit. »
L’Appel de la Vierge et notre réponse
« La France est un pays très aimé de Dieu et de la Très Sainte Vierge. Si la Très Sainte Vierge s’est manifestée si souvent en France, c’est qu’Elle aime beaucoup les Français. Ce qui arrive, c’est que nous ne savons pas correspondre à l’appel que le Seigneur et sa Sainte Mère nous lancent. Cet appel a été lancé jadis depuis la France, il l’a été depuis tant d’endroits, il est lancé aujourd’hui depuis l’Escorial. Ce que nous devons faire, c’est correspondre aux grâces que la Très Sainte Vierge répand sur tous les lieux où Elle est apparue et où Elle continue à apparaître. Car en ce moment la Vierge se présente réellement, je La vois de mes propres yeux. Il faut tirer profit de ces lieux où la T.S. Vierge répand ses grâces, et ce d’autant plus que le monde se trouve dans une situation très grave. C’est pourquoi nous devons nous unir tous pour prier, afin que Dieu ait pitié de nous, de tous les Français notamment. Car en France il y a beaucoup de mal. J’ai été en France, à trois reprises je crois, et j’y ai vu beaucoup de sectes pernicieuses qui détournent les âmes du vrai chemin qui conduit à Dieu. »
L’action du démon
« Le démon est rusé. Quand la T.S.Vierge apparaît quelque part, le démon intervient pour faire dévier toutes les âmes qui viennent dans ce lieu. Il introduit de fausses doctrines pour que les âmes se laissent séduire par elles : il les emprisonne et les tient totalement captives de telle manière qu’elles ne puissent pas lui échapper. Il faut donc être très attentifs aux doctrines que nous écoutons dans les endroits où nous allons. Notre Seigneur, vous le savez, ne dit rien d’autre que ce qu’il y a dans l’Evangile. Quand vous remarquez que quelque chose va contre l’Evangile, retirez-vous immédiatement de ces lieux et de ces personnes. Sachez que c’est le temps du règne de l’Antéchrist ! Il peut arriver que dans des moments de faiblesse, des moments où nous n’allons pas bien, nous allions dans des lieux où nous avons entendu qu’il se passe quelque chose, et alors nous pouvons être victimes de ces situations fausses. Pour éviter ces risques, aimez toujours l’Eglise, pratiquez les Sacrements, faites oraison, faites des sacrifices (c’est ce que demande toujours la Sainte Vierge), pour ne pas tomber dans la tentation de courir dans tous ces lieux où se manifeste l’action du démon. Le démon est très rusé. Prenons l’exemple des Témoins de Jéhowah. Aux âmes imprudentes qui se laissent séduire par cette secte, le démon commence par leur parler d’une manière doucereuse du ciel, de choses qui apparemment sont bonnes, mais au bout d’un certain temps, il les pousse à rejeter la T.S.Vierge. Or, là où Marie n’est pas, Jésus n’est pas non plus. C’est par Marie que Jésus est venu au monde, et donc nous ne pouvons pas accepter des doctrines qui rejettent Marie. Marie est la Porte du Ciel. Elle est comblée de grâces, Elle est la Mère des affligés, la Mère des pécheurs, c’est Elle qui intercède sans cesse pour nous tous auprès de Dieu. Donc, là où on rejette Marie, là où on rejette l’Eglise, retirez-vous immédiatement, ne vous laissez pas tromper mais dites tout de suite : ceci n’est pas de Dieu. Je vous ai dit précédemment que c’est le règne de l'Antéchrist. Le démon ne dort pas ; nous, il nous arrive de nous endormir, mais le démon jamais. Il faut donc être très éveillés et être comme les vierges sages, et non comme les vierges folles ; comme celles qui firent provision d’huile, restèrent éveillées et gardèrent leur lampe allumée, pour le moment où le Seigneur viendrait à l’improviste, et ainsi les portes de la salle de noces ne se refermèrent pas sur elles (3).
Et pour continuer nos considérations sur votre pays, disons que la France est la nation préférée de la T.S.Vierge, et pourtant il y a dans ce pays beaucoup, beaucoup d’âmes qui se sont fourvoyées et qui sont entrées dans des sectes, et ce sera leur perdition. »
Faire de l’Apostolat
« C’est pourquoi il faut faire de l’apostolat, pour arracher ces âmes fourvoyées au destin tragique qui les attend. Vous aussi, vous pouvez faire de l’apostolat, d’une manière ou d’une autre, quel que soit le lieu où vous vous trouviez. Vous pouvez parler des vérités de l’Evangile, des vérités de l’Eglise catholique, apostolique. Car le Christ a dit à Pierre : « Tu es Pierre, et sur cette pierre j’édifierai mon Eglise » (4). Jésus n’a pas dit : « sur ces pierres, j’édifierai mes églises », mais bien : « sur cette pierre, j’édifierai mon Eglise», une seule Eglise: l’Eglise catholique, apostolique et romaine. Ceci ne veut pas dire que nous ne devions pas prier pour l’union de tous les chrétiens. Il faut penser que beaucoup de ces chrétiens séparés sont nés et ont été formés dans une autre religion, tout comme les mahométans ont été formés dans la religion de Mahomet, ou d’autres qui adorent le soleil. Dieu a de la compassion pour toutes ces âmes, Il sait que même dans l’erreur qu’on leur a inculquée, elles cherchent à adorer Dieu. Dieu les aime comme elles sont. Il ne peut pas tenir rigueur aux enfants qui sont nés dans une religion fausse qu’on leur a inculquée. Mais attention, ce n’est pas la même chose quand quelqu’un est baptisé dans la vraie religion, qui est la religion catholique, apostolique et romaine, et qu’il renie sa religion pour embrasser une autre religion, une religion fausse, en reniant sa foi. Cela, c’est vraiment dangereux : renier l’Eglise du Christ, c’est renier le Christ, c’est renier son Dieu. »
Prière et Sacrements
« Prions donc pour savoir discerner et distinguer les choses bonnes des choses mauvaises. Je crois aussi que la seule chose que nous devons faire, c’est demander à Dieu qu’il nous unisse tous, nous les chrétiens, et que nous ayons tous une même pensée, un même sentiment, et que notre idéal soit Dieu et sa Mère, la T.S.Vierge, parce que là où est Marie, avec Jésus, là il ne faut pas avoir peur.
Et surtout fréquentons les Sacrements. Jésus nous a dit que celui qui ne mangera pas son Corps et qui ne boira pas son Sang n’aura pas la vie éternelle, et que par contre celui qui mangera son Corps et qui boira son Sang aura la vie éternelle (5). Jésus est reparti vers son Père, mais II est resté avec nous. Il est resté dans l’Eucharistie pour fortifier notre âme, et II est toujours là, avec nous. Il est si près, et souvent nous Le cherchons si loin ! Nous allons jusqu’à Jérusalem, mais ne nous rendons pas compte qu’il est présent dans le Tabernacle. Il suffirait presque d’en ouvrir la porte pour qu’il nous étreigne et s’unisse à nous. Et même lorsque la porte du Tabernacle est fermée, Il est uni à nous. C’est la chose la plus grande que nous puissions avoir, nous les catholiques pratiquants, de savoir que tous les jours nous recevons le Corps du Christ, et que c’est cela qui nous donne la vie et nous fortifie pour pouvoir survivre sur la terre. »
La Vierge nous aime
« Je voudrais vous répéter que vous êtes très aimés de la T.S.Vierge. Considérez à quel point vous l’êtes : Elle vous unit pour vous attirer dans ce lieu où Elle répand ses grâces, afin que vous en tiriez profit. Ne soyons donc pas ingrats en considérant ce que nous offre la T.S.Vierge : ces grâces si importantes dans les temps si graves où vivent actuellement tous les êtres humains. Le Seigneur l’a dit dans le message : la situation du monde est très grave, très grave ; les hommes sont aveugles et sourds, et ils ne voient pas que toutes les catastrophes qui se produisent dans le monde sont le produit du péché, la conséquence du refus et du rejet de Dieu. Pourtant, Notre Seigneur, comme II le fait toujours, tire du bien de tous ces maux, et il l’applique à ces âmes qui ont soif de Dieu, afin qu’elles puissent connaître l’Evangile. Et ces maux peuvent apporter quelques biens à certaines âmes. Si nous voulons voir la réalité des choses, il suffit d’écouter les nouvelles. C’est horrible, il y a de quoi être malade seulement de voir et d'entendre. Le cœur est saisi de voir toutes ces catastrophes. Mais il faut dire que rien n’arrive sans que Dieu le permette (6) : il faut accepter la sainte volonté de Dieu. Comme catholiques que nous sommes, nous ne devons jamais douter que Dieu fait les choses très bien, même si cela nous paraît très mal. Nous devons seulement élever nos regards vers le ciel et implorer la clémence pour les pauvres pécheurs, et nous, nous devons mener une vie digne, et surtout ne pas perdre notre Foi, car la Foi nous fait voir les réalités invisibles. C’est quelque chose de si grand que la Foi ! Le Seigneur l’a dit dans l’Evangile : « Heureux ceux qui ont cru sans avoir vu »(7)
Celui qui a la Foi possède un grand trésor. Sans la Foi, l’homme est comme mort : s’il n’a pas la Foi, il n’atteint pas Dieu, il n’a rien, et sans Dieu l’âme n’a pas la vie, la vraie vie. »
Profiter des Grâces et se corriger
« Surtout soyons reconnaissants à la T.S.Vierge et à son Fils de nous donner tant et tant de grâces : ces grâces ont une valeur d’éternité. Nous devons en tirer profit, méditer petit à petit les paroles qu’ils nous adressent, nous appliquer à supprimer les défauts que nous pouvons avoir, nous corriger jour après jour de tous nos péchés, et petit à petit arracher de nos âmes tout ce qui peut être un obstacle pour parvenir à Dieu. Je crois que celui qui suit tous ces conseils, qui sont ceux de l’Evangile, un jour il rencontrera Dieu face à face. Et alors, comme je le dis souvent, nous nous verrons tous réunis là-haut, et nous serons tellement heureux, quelle que soit la demeure céleste où nous irons (8). Sans un mot, nous nous comprendrons, nous nous aimerons à la manière de Dieu et nous n’aurons besoin de rien d’autre. Dans cette belle perspective, luttons tous, aussi mal que les choses se présentent pour nous, quels que soient les obstacles que nous trouverons sur notre chemin : demandons toujours de l’aide et nous franchirons tous les obstacles, après lesquels nous trouverons Jésus. Et là où est Jésus, là se trouve Marie. »
Regardons le Ciel
« Dans un message récent (9), j’ai vu beaucoup d’âmes qui étaient au ciel, j’ai vu beaucoup de personnes qui avaient été au Pré-Neuf totalement incrédules et qui s’y étaient converties. Ayant quitté ce monde, elles jouissaient de la Divine Présence. Quelle grandeur, quelle beauté, quelle paix, quelle splendeur ! Vous ne pouvez pas imaginer ce qu’on vit là-haut. C’est quelque chose de si grand qu’on ne peut pas l’exprimer avec une bouche humaine. Or la T.S. Vierge nous a dit qu’Elle nous donnera des grâces pour le jour de notre mort. Elle sera présente et c’est Elle qui viendra nous accueillir. Elle l’a dit très souvent. Considérez donc la grandeur d’avoir l’éternité assurée. Il y faut notre coopération, bien sûr. Il n’y a pas d’argent qui puisse payer un si grand trésor. Le seul prix que nous demande le Seigneur, c’est que nous gardions ses commandements, que nous pratiquions les sacrements et que nous vivions l’Evangile. Et c’est facile pour nous ! Il faut avoir le désir de lutter pour être saint, de faire la volonté de Dieu. Les saints, qu’ont-ils de plus que nous ? Rien, ils ont lutté beaucoup, ils ont été capables de donner leur vie pour le Christ, s’il était nécessaire de la donner. Et nous, il nous faut vouloir être saints pour aller au ciel et pour contempler Dieu, pour contempler toutes les beautés qu’on trouve dans ses demeures. C’est là la merveille la plus grande, que le catholique, le chrétien peut avoir : le fait de pouvoir avoir part à l’héritage que Dieu nous a préparé à tous (10), et qui est l’éternité. L’éternité ! Pensons seulement à ce mot, et nous aurons la force de lutter, de laisser notre peau si nécessaire, jour après jour, pour la gloire de Dieu. Car je crois que Dieu nous donne des forces pour réfréner notre petit caractère, notre orgueil, pour éviter que nous nous croyions quelque chose, alors que nous ne sommes rien. »
L’Œuvre de Dieu progresse
« Je crois que certains d’entre vous, en arrivant ici Vendredi, ont voulu passer à Penaranda de Duero. Ce Couvent, vieux de près de cinq siècles, qui a abrité autrefois des Carmélites, a été donné par un Père Jésuite à notre chapelain Don José, et celui-ci en a fait don à notre Œuvre. C’était un ensemble de bâtiments assez délabrés que nous avons décidé d'affecter au noviciat des Réparatrices (11), une aile devant constituer une Maison d’Amour et de Miséricorde pour l’accueil de vieillards nécessiteux. Les premières Réparatrices s’y sont installées dans des conditions d’inconfort mémorables, et nous avons restauré une aile du couvent pour les installer un peu mieux. Pendant des années l’œuvre de restauration a été arrêtée par manque de moyens économiques. Dernièrement nous avons entrepris de reprendre les travaux dans l’espoir de pouvoir accueillir en ce lieu 50 pensionnaires, 50 vieillards de plus. C’est un lieu particulier, imprégné d’une haute spiritualité. Notre souci maintenant, c’est de savoir si nous pourrons aller de l’avant. Je voudrais donc vous adresser une demande. Pardonnez-moi, mais je dois le faire parce que ma mission est d’étendre cette Œuvre de toutes parts. Or je n’ai que la parole que me communique le Seigneur. Donc je m’adresse à vous, les Français : pourquoi ne nous aideriez-vous pas, comme cela avait été fait précédemment à Torralba (12) ? Quand nous allons à Torralba, nous pensons toujours aux Français, nous pensons que ce sont eux qui ont financé les miles. Je lance dont de nouveau un appel aux Français, afin qu’ils nous aident à poser les miles sur le nouveau toit du Couvent de Penaranda de Duero. Vous collaborez déjà à l’Œuvre, et Notre Seigneur vous en est reconnaissant. Avez-vous remarqué la belle promesse qu’il nous a faite dans le message d’hier ? Il a dit qu’à tous ceux qui collaborent à cette Œuvre, Il leur réservera une place, « un rinconcito » (un petit coin), dans le ciel. Rappelons-nous d’autre part que la charité est la vertu la plus importante pour parvenir au Ciel. « Si vos péchés sont comme l'écarlate, a dit le Seigneur, ils deviendront blancs comme la neige » (13) : le Seigneur parlait de la conséquence de la charité. Pardonnez-moi si je vous lance cet appel : je suis convaincue que chacun voudra, à la mesure de ses possibilités, collaborer avec nous afin que vous voyiez bientôt, lors d’un de vos prochains pèlerinages, la toiture mise en place. Vous avez vu à Penaranda des âmes consacrées, des jeunes filles qui ont tout laissé, leur confort, leurs goûts, leurs caprices, pour faire ce qu’a dit de Lui-même le Seigneur : « Je ne suis pas venu pour être servi, mais pour servir » (14). Le Seigneur m’avait dit : «Je veux que cette Œuvre se répande comme les étoiles dans le ciel ». Je lui répondis : « Mais comment, Seigneur ? Je n’ai pas de moyens pour réaliser ce que Tu me demandes ». Et Jésus de répondre : « Toi, ma fille, ne te préoccupe pas, Je mettrai des âmes sur ton chemin. Toi, occupe-toi de Moi, et Moi, Je m’occuperai de toi ». Et il en fut ainsi. »

1) - Message du 5 Février 2000.
(2) - L 'Association publique canonique de Fidèles Réparateurs de Notre Dame la Vierge des Douleurs, érigée par le Décret du 14 Juin 1994 (treizième anniversaire de la première apparition de Notre Dame sur le frêne du Pré-Neuf) de S.E. Mgr le Cardinal Angel Suquia y Goicoechea, Archevêque de Madrid.
(3)-cf. Mt 25, 1-13. - (4) - cf. Mt 16, 18-19. - (5) - cf. Jn 6, 51-58.
(6) - Le problème du mal est un sujet d’étonnement et même de scandale pour certaines âmes. Il est vrai que rien n’échappe à la Volonté de Dieu, soit à sa volonté effective, soit à sa volonté permissive, comme disent les théologiens (on trouvera quelques lumières sur ce problème si complexe dans la Somme Théologique de Saint Thomas (1ère partie, Qu. 19, 48, 49 notamment). L'horreur du mal indique en creux l’infinie gravité du péché, offense à la Majesté divine, dont le mal est la conséquence. Plutôt eus de nous laisser dominer par la sensiblerie, plutôt que d’éclater en indignations excessives, et orgueilleuses, inclinons notre front et notre esprit avec humilité devant Dieu qui fait tout avec amour, et adorons sa Sagesse, à l’exemple du saint homme Job... Pour comprendre la gravité infinie du péché et la nécessité d’une réparation proportionnée, contemplons Jésus dans sa Passion et sur sa Croix, de même que toutes les âmes victimes associées à sa réparation : Bienheureux Padre Pio, Luz Amparo et tant c' autres âmes.... Un jour sans doute nous comprendrons ce qui échappe à la compréhension de notre intelligence si courte.
(7)- cf. Jn 20,29.
(8)- Luz Amparo, qui a eu souvent la vision du séjour des élus, nous dit qu’elle y a vu plusieurs sortes de demeures célestes, -confirmant ainsi la parole de Saint Jean : « Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures » (Jn 14,2).
(9)- Message du 1er Janvier 2000
(10) - cf. Jn 14, 2-3
(11)- Il s’agit de religieuses ayant prononcé les trois vœux de pauvreté, chasteté et obéissance et qui constituent l’une des 3 branches de l’Association de Fidèles approuvée par l’Eglise, les 2 autres étant la Communauté des Familles et de personnes célibataires vivant ensemble la vie fraternelle des premiers chrétiens (mise en commun des biens matériels, vie liturgique, apostolat) et la Communauté vocationnelle regroupant les jeunes gens issus de la Communauté des Familles qui ont reçu la vocation sacerdotale : trois d’entre eux seront ordonnés prêtres cette année.
(12)- Une souscription lancée auprès de tous les pèlerins français de l’Escorial avait permis de financer intégralement la couverture en tuiles de cette vaste bâtisse.
(13)- cf. Is 1,18. Saint Pierre a dit aussi que « la charité couvre une multitude de péchés » (1 Pi 4,8).
(14)-cf. Mt 20, 28.
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Re: Apparitions à l'Escorial - Toutes les causeries de Luz Amparo Cuevas aux pélerins français

Message  IDEAL le Sam 23 Mar 2013 - 22:16

2 Avril 2000

Le Dimanche 2 Avril, les pèlerins n’ont pu rencontrer Luz Amparo que de très courts instants. En effet, la voyante se trouvait très mal, atteinte (entre autres) par une bronchite chronique qui provoquait chez elle une grande difficulté à respirer. Elle avait tenu néanmoins à venir saluer les Français et les remercier, car elle avait été informée de leur participation généreuse à l’action de Carême lancée par notre Association en faveur du Couvent de Penaranda. Voici le contenu de sa brève allocution.
« Je viens pour vous remercier et vous dire comme toujours que nous sommes tous très unis par l’amour envers le Seigneur.
Il nous faut être forts et courageux. Comme le dit Notre Seigneur dans le message d’hier, nous devons renouveler notre vie, notre esprit, dans la foi et surtout dans l’amour. Et Lui nous donnera le centuple.
Vous savez que dans les messages Notre Seigneur et la Très Sainte Vierge nous disent que si nous voulons parvenir au Ciel, nous devons nous sacrifier ici sur la terre. Le Ciel n’a pas de prix. On ne peut parvenir au Ciel qu’avec des sacrifices et des souffrances. C’est ainsi que Jésus est venu nous racheter ici sur la terre. Il n’est pas venu faire une grande fête pour nous racheter. Il est venu mourir sur une Croix. C’est pourquoi, nous, nous ne devons jamais repousser la croix, quelle que soit sa taille, mais nous devons toujours dire au Seigneur : Oui !, et à Satan : Non !
Et surtout nous devons toujours obéir à notre Sainte Mère l’Eglise, au Saint Père, et nous devons surtout mettre en pratique l’Evangile tel qu’il est écrit. Vous savez que beaucoup de paroles dans l’Evangile sont très dures, mais ce sont des paroles de Dieu, et la parole de Dieu, même si elle est très dure, le Seigneur l’adoucit pour que nous puissions la mettre en pratique.
Ainsi je suis venue simplement pour vous remercier.
Que Dieu vous donne à tous le centuple pour votre collaboration à cette grande Œuvre. Qu’Il remplisse votre âme de grâces, afin que vous puissiez supporter toutes les difficultés qu’il y a dans la vie.
Je vous embrasse très fort, et vous savez que nous sommes tous unis en esprit. Merci ! »
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Re: Apparitions à l'Escorial - Toutes les causeries de Luz Amparo Cuevas aux pélerins français

Message  IDEAL le Sam 23 Mar 2013 - 22:19

7 mai 2000

« Je te bénis, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, d’avoir caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de les avoir révélées aux petits » (Mt 11,25). C’est par ces paroles de Jésus que Jean Paul II a commencé son homélie de la messe de béatification des deux pastoureaux de Fatima. Ce sont ces mêmes paroles qui venaient spontanément à l’esprit des pèlerins français qui ont eu le bonheur d’entendre, le 7 Mai dernier, l’humble instrument de Dieu s’adressant à eux dans la grande salle de la « Nave ». Sans notes, véritablement inspirée, Luz Amparo nous a tenu un discours pétri d’Evangile où l’on retrouve quelques vérités salubres bien oubliées à notre époque de confusion. Nous rendons grâces à Dieu d’avoir pu l’entendre et, répondant à l’attente de nos lecteurs, nous avons ajouté exceptionnellement 4 pages à notre bulletin pour en transcrire une grande partie.
« Bonjour à tous. Le Seigneur, une fois de plus, nous a réunis, dans la fraternité des enfants de Dieu que nous sommes tous. Je ne sais si vous, vous voulez savoir quelque chose de particulier. N’hésitez pas à me poser des questions. »
L’Eternité
« Vous voulez que je vous parle de l’éternité. C’est un vaste sujet que je ne pourrais jamais épuiser. Je vous raconterai simplement la façon dont on me l’a fait voir. Comme le mot l’indique, c’est la vie sans fin qui suit la mort, c’est aussi le sort qui attend chacun de nous suivant les mérites que nous aurons pu acquérir durant notre vie sur terre. Car suivant la vie que nous aurons menée, nous recevrons ou une récompense ou un châtiment. Celui qui arrivera devant le Juge suprême chargé de mérites ira au Ciel. Vous savez qu’il n’y a pas une seule demeure dans le Ciel, il y en a plus d’une. Mais quelle que soit la demeure céleste où nous allions, c’est un lieu où l’on est très heureux, où tout est beau, où règne une paix, une tranquillité comme on n’en trouve nulle part ailleurs. Même si on se trouve dans la dernière demeure, on est comblé, on n’a besoin de rien de plus, parce que ce dont a besoin l’âme, c’est de voir Dieu, d’être avec Lui. C’est cette présence de Dieu qui rend véritablement l’âme si heureuse. Or Dieu réside dans n’importe laquelle des demeures célestes. L’autre sort qui attend l’homme après sa mort, c’est l’enfer. De même qu’il y a plusieurs demeures célestes, il y a plusieurs sortes d’enfer, suivant la catégorie de péchés que nous aurons commis. Le plus grand châtiment de l’enfer, c’est que l’âme est dépourvue de la présence de Dieu. Le fait de ne pas voir Dieu, de ne pas vivre avec Lui, c’est la torture la plus grande de l’enfer. En effet, après la mort, les puissances de l’âme s "ouvrent, la mémoire, l’entendement et la volonté. C’est alors que véritablement les damnés se rendent compte de la grandeur qu’ils ont perdue. Ici sur terre, nous ne voyons pas Dieu et, même si nous ne mettons pas en pratique ses commandements, nous sommes si tranquilles ! Mais pour ceux qui sont tombés en enfer, c’est une chose horrible que d’être dépourvu de la présence de Dieu. »

L'aveuglement des hommes
« Ici sur la terre, nous restons souvent aveugles et sourds face à la Parole de Dieu, à ses commandements, aux sacrements, à tout ce que le Seigneur nous a dit dans son Evangile. Et pourtant, quand on Lui demande qui sera sauvé, Jésus répond : seront sauvés tous ceux qui respecteront les commandements de Dieu (1). Malgré cela, nous sommes souvent dans les ténèbres, dans des ténèbres que le démon répand autour de nous. Il nous fait croire que Dieu n’existe pas, que les cieux n’existent pas, ou bien que le ciel existe mais que l’enfer n’existe pas, et que nous sommes tous sauvés d’avance, quoi que nous fassions, en vertu de la mort rédemptrice de Jésus-Christ (2). Certes, Dieu est venu pour nous sauver, Jésus-Christ précisément est venu sur la terre pour sauver les hommes, mais la plus grande douleur qu’a éprouvée le Christ au cours de sa Passion, ce fut de voir que malgré sa mort II n’allait pas voir racheter tous les hommes. Les hommes, en effet, sont aveugles et sourds. Oui, la douleur la plus grande que Jésus a éprouvée, car II voyait à la fois le passé, le présent et le futur des hommes, ce fut de voir que beaucoup d’hommes n’allaient faire aucun cas ni du sang versé par eirr Sauveur, ni des douleurs de Marie.
Vous savez bien que, même après que Jésus eut fait des miracles, il y avait quantité de personnes qui ne croyaient pas. L’Evangile dit souvent : une partie des présents crurent en Lui (3). Et pourtant II ressuscitait des morts, Il accomplissait des prodiges que seul le Fils de Dieu qu'il était pouvait accomplir : malgré cela, tous ne croyaient pas. Il en va de même pour nous, mais si véritablement nous voulons arriver au Ciel, nous devons beaucoup lutter ici sur la terre. »
L’action du démon
« Bien souvent, je le répète, le démon nous ferme les oreilles pour que nous n’écoutions pas la Parole de Dieu. Il nous suggère que les choses de Dieu n’existent pas, il nous demande pourquoi donc nous voulons lutter, et pourquoi donc nous détacher des choses qui nous sont si chères. Il nous dit que nous sommes fous d’agir ainsi. Dans certaines épreuves, j’ai moi-même ressenti cela. Le démon me disait: mais comment peux-tu croire que ton Jésus t’aime tant? Pourquoi te fait-il donc souffrir? Comment peux-tu croire que Dieu existe? Tout cela est un mensonge, une tromperie. Pourquoi as-tu laissé ta maison? Pourquoi abandonnes-tu tes enfants? (Il voulait me faire croire que je les abandonnais en me consacrant aux autres). N’étais-tu pas mieux dans la situation où tu étais auparavant? Tout cela, c’est du mensonge? Et moi, j’ai lutté, j’ai lutté, très souvent même j’ai trébuché et je suis tombée, et en me relevant je continuais à marcher, parce que si je m’arrêtais, la tentation devenait plus forte, et les cris du démon, je les entendais de plus près. Tu vois comme Dieu t’abandonne? me disait-il, tu vois comme tout cela n’est que mensonge? Et une autre fois j’entendais ses cris dans ma tête presque au point de devenir folle. Il ne faut jamais s’abandonner, mais s’accrocher à la Foi, s’accrocher à Marie. Car c’est Marie qui nous retire de ces tourments qui nous viennent parfois, et qui affectent le corps aussi bien que l’âme. »
Epreuves mystiques
« Parfois, le Seigneur m’a demandé: Luz, M’aimes-tu? Et je Lui répondais: oui, Seigneur, de tout mon cœur, de toute mon âme. Et j’ai vu qu’il se cachait, là où je ne voyais même pas la lumière du jour. Le démon, alors, me faisait voir que Dieu n’existait pas. J’appelais le Seigneur, et plus j’appelais, plus j’étais plongée dans les ténèbres. Le Seigneur se cachait. Je Le cherchais alors en disant: où es-Tu, Seigneur? A certains moments, où il me semblait voir un peu de lumière, Il me répondait: Je suis avec toi. Mais à d’autres moments, je voyais comme si on m’entraînait et comme si on me laissait auprès d’un volcan, auprès d’un cratère de feu, et il me semblait que beaucoup de mains très grandes me poussaient. Je me voyais abandonnée du Seigneur et de tous. Et je criais: Seigneur, où es-tu? Même alors, le Seigneur gardait le silence. Mon cœur se serrait. Et quand je Lui disais: mon Dieu! Il me répondait: Je ne te connais pas. Pourquoi ne me connais-Tu pas, Seigneur? lui répondais-je. Je commençais alors à m’examiner pour voir en quoi j’avais des torts. Serais-je orgueilleuse? Serait-ce pour cela que Tu ne me connais pas? M’arriverait-il de ne pas respecter tes paroles? Et je commençais à faire une méditation, même au milieu de ces ténèbres, et je faisais effort malgré mon impuissance. Je puis vous dire que dans cette situation on a l’esprit vide, et même on pourrait croire que le cœur cesse de battre dans la poitrine. Je Lui disais alors: Seigneur, aide-moi à être humble, Seigneur, je veux faire ta volonté. Et je Lui redemandais: Seigneur, où es-Tu? Et Lui, de nouveau me disait: Je ne te connais pas. Je me demandais alors: que dois-je donc faire pour que le Seigneur me connaisse? Il faut Le suivre, Le suivre, et conformer toutes nos actions à ce qu’il dit dans l’Evangile: charité avec tous les êtres humains, ce que fait ta main droite que ta main gauche l’ignore (4), ne prononcer aucun mensonge, aussi petit soit-il. Le Seigneur hait les mensonges, car le démon est le père du mensonge (5). Et je commençais à m’examiner, à voir en quoi j’avais fauté, car comme tout être humain, nous avons des manquements. Et je disais encore: Seigneur, je veux faire ta volonté. Mais je voyais qu’il y avait comme une serrure placée dans son cœur, et Il la maintenait toujours fermée. J’observais son Cœur, et vous ne pouvez pas savoir l’amertume, la tristesse, la douleur qu’on éprouve quand Jésus ferme son Cœur. Et Il insistait: Je ne te connais pas. Je m’adressais alors à la Sainte Vierge: ma Mère, aide-moi, Tu es la seule qui puisse me conduire vers ton Fils pour qu’il me connaisse. Je ne puis vivre maintenant sans Lui. Une fois qu’on a connu et aimé le Seigneur, quand Il se cache de nous, c’est une véritable mort, même si on est vivant. Alors la Vierge me dit, en m’accueillant près d’Elle et en me caressant:
Ma fille, quand mon Fils te demandera: qui es-tu?, réponds-Lui que tu es Lui. Je demandai alors de nouveau au Seigneur: Seigneur, où es-Tu? Je ne Te vois pas. Il me dit: Et toi, qui es-tu? Je lui répondis: Seigneur, je suis Toi! »
Jésus nous aime infiniment

Alors je vis comme si une main ouvrait la serrure du Cœur de Jésus, je vis que son Cœur s’ouvrait de part en part, et à l’intérieur de son Cœur je vis comme un ciel. Et quand je Lui dis: Seigneur, je suis Toi; Il me répondit: Ah oui, maintenant Je te connais, ma fille. J’ai éprouvé alors dans mon cœur une telle joie, un tel bonheur, que j’avais envie de crier, de sauter, de sortir en courant et de crier aux gens: aimez beaucoup le Seigneur, et même si vous ne Le voyez pas, même si vous ne Le sentez pas, Il est près de vous, bien que le démon fasse en sorte que vous ne Le sentiez pas et que vous ne Le voyiez pas. Mais soyez sûrs qu’il est avec vous, avec chacun de vous particulièrement, parce qu’il vous aime, Il aime chacun de nous individuellement. Il ne nous aime pas collectivement. Il nous aime chacun comme si nous étions son unique enfant. Et Il répand tout son amour sur cet enfant. Oui, Il nous aime tous, mais individuellement, comme s’il n’y avait pour Lui aucun autre fils que nous. Oui, considérez bien comme le Seigneur nous aime et veut nous sauver.
Mais le chemin pour aller vers Lui, c’est Marie (6). Si on s’approche de la Très Sainte Vierge, Elle nous conduit à son Fils. Avec ses mots si tendres, Elle nous prend par la main, Elle nous entraîne. Oui, même si nous ne le voyons pas de nos yeux, pourtant Elle nous prend par la main et nous approche de son Fils.
Et alors, devant sa Mère, le Fils se rend. En effet, c’est un Fils si bon que tout ce que lui demande sa Mère, Il le lui accorde (7). J’ai vu que parfois Marie lui demande avec des larmes aux yeux: Mon Fils, ne permets pas que cette âme se damne, après tout, le mal qu’elle a fait n’a pas été si grand, parce qu’elle le faisait sans l’intention de faire du mal. Oui, la Vierge est toujours en train d’excuser les âmes. »
Vision du Jugement des âmes
« J’ai vu la Sainte Vierge lors du Jugement des âmes. Elle intercède, Elle supplie, et parfois je L'ai vue apporter des corbeilles de fruits de plusieurs couleurs. Ils correspondent aux mérites des âmes. Je La voyais parfois retirer un fruit d’une corbeille, et ce fruit avait très peu de mérites. Le démon luttait pour entraîner cette âme en disant: cette âme m’appartient. Mais la Très Sainte Vierge mettait alors la main dans la corbeille et en retirait un fruit blanc, de très belle apparence, et Elle disait: mon Fils, ce fruit a beaucoup de mérites. Cette âme l’a produit avec une telle volonté, et avec tant de sacrifices! Elle a renoncé au monde, à ses vanités, elle a renoncé à tout pour se consacrer aux autres et son cœur s’est rempli d’amour. Ne tiens pas compte de cet autre fruit qui a si peu de mérites. Regarde celui-ci, regarde combien il a de mérites. Il semblait au début que le démon allait emporter l’âme, car il y avait en elle une grande obscurité. Mais quand la Sainte Vierge mettait la main dans la corbeille et en retirait un autre fruit, l’âme se remplissait de lumière, elle était splendide, et le démon devenait furieux, parce qu’il voyait que l’âme lui échappait. Et à la fin du Jugement, l’âme, toute remplie de lumière, est passée dans les bras de Jésus. Le démon, lui, est resté bredouille, ayant perdu définitivement cette âme. C’est un jugement que j’ai vu: c’est le Seigneur qui me l’a fait voir ainsi. »

Nous devons lutter pour aller au Ciel
« Le démon recueille tout le mal que nous faisons, et il le conserve jalousement pour pouvoir nous accuser (8). Mais la Très Sainte Vierge, Elle aussi, garde soigneusement tout le bien que nous faisons, pour le présenter à Dieu au jour de notre jugement, car nous serons tous jugés selon nos œuvres (9). Je veux vous dire que nous devons lutter pour obtenir tous n’importe quelle demeure céleste: quel que soit le ciel où nous allions, je le répète, nous y serons heureux car nous y verrons Dieu (10). Par contre, l’enfer, quel que soit l’enfer où nous allions (mon Dieu! j’espère que nous n’irons pas, moi je ne veux pas y aller!), l’enfer sera horrible (11); on peut y voir, par un petit trou, la lumière qui vient du ciel (12), afin que ceux de l’enfer voient les grandeurs qu’il y a dans le ciel, et tout ce qu’ils ont perdu par leur faute. Par contre, ceux qui sont au ciel ne peuvent voir aucun damné parce qu’ils en souffriraient; or, au Ciel, tout est joie, tout est bonheur, tout est allégresse. C’est pourquoi, ici sur la terre, nous devons lutter pour obtenir le Ciel. Mais pour cela nous devons être très humbles, laisser de côté la vanité, croire que nous ne sommes rien du tout. Comme je le dis souvent, le rien ne peut se poser nulle part. Soyons tous des néants, et que Dieu soit tout. Et surtout, travaillons pour la gloire de Dieu, non pour notre propre vanité, non pas pour qu’on nous dise: oh, le saint, la sainte! Regarde celui-là, il est presque déjà au Ciel! Nous tous qui sommes sur la terre, nous luttons pour parvenir au Ciel et non pas pour être déjà des saints, car les saints ne peuvent pas être sur la terre, on n’est saint qu’au Ciel. Aussi, quand je vois que des personnes veulent toucher ma main et croient que ma présence a quelque importance, je suis confuse, car je suis un instrument misérable que le Seigneur a choisi, et je dois me laisser polir par ses mains: Lui, Il est le potier, et moi l’argile de la poterie (13). Sans Lui, je ne suis rien. J’ai mon petit caractère, parfois je me fâche, parfois aussi je suis contente, c’est vrai, c’est-à-dire que je suis un être humain tout comme vous. Je n’ai rien d’une sainte! Certes, je veux être une sainte, pour aller au Ciel. Mais il me manque beaucoup encore! C’est pourquoi nous devons tous prier pour que nous soyons tous un jour des saints, pour véritablement parvenir au Ciel. »

Le Ciel n’a pas de prix

« Le Ciel n’a pas de prix. Il n’y a pas d’argent pour l’acheter. Seul peut nous permettre de l’acquérir le chèque du sacrifice (14), le chèque de la charité, de l’amour, des vertus, qui sont si importantes pour pouvoir survivre ici sur la terre comme des enfants de Dieu, sans jamais garder de rancune à l’égard de personne, en pardonnant à tout le monde, même à la personne qui nous a fait le plus de mal dans notre vie. Oui, pardonnons, oublions ce qu’on nous a fait, parce que nous sommes tous coupables de manquements, et ce que nous n’avons pas commis aujourd’hui, nous sommes bien capables de le commettre demain. »

Attention aux faux prophètes
« Soyons très attentifs. Il y a beaucoup de faux prophètes qui font beaucoup de tort aux âmes. Et on ne vit qu’une fois, pour se sauver ou pour se damner. Nous sommes ici pour lutter et nous sauver, et vivre l’Evangile comme le Seigneur nous le demande. Et que personne ne veuille enlever à Dieu la place qui est la sienne! En matière de révélations prophétiques, seul Dieu peut faire les choses, et c’est Lui qui les fait. Nous, les êtres humains, nous ne sommes rien. Et nous ne devons pas nous enorgueillir d’avoir des grâces. La grâce vient du Ciel pour l’âme, et nous ne pouvons pas dire que nous y sommes pour quelque chose, comme certains faux prophètes qui trompent les gens. Et cela, c’est un très grand péché. Ces âmes, quand elles se présenteront devant Dieu, quelle crainte nous pouvons avoir pour elles! Il faut se présenter devant Dieu avec l’amour et non le manque d’amour et le mensonge. Quel contraste, face à l’Amour de Dieu, lorsque l’homme se présente sans amour, après avoir vécu pour lui-même, étant constamment à la recherche de louanges, voulant toujours être au pinacle, ayant enlevé à Dieu la place qui Lui revient! Soyons des carpettes pour être foulés aux pieds. Soyons naturels, montrons-nous tels que nous sommes, sans masque ni artifice. Combien de catholiques portent un nom qui ne leur correspond pas! »
« Quelle sorte de catholiques sommes-nous, si nous ne sommes pas capables de mettre en pratique l’enseignement divin, si nous avons un cœur comme un bloc de glace! Quelle sorte d’enfants de Dieu sommes-nous, si nous ne sommes pas capables d’imiter l’amour de Jésus, alors que le plus grand bourreau du Christ, je l’ai dit bien souvent, c’est l’amour qu’il a éprouvé pour les hommes. C’est à cause de cet amour qu’il est mort sur la Croix. Mourons nous aussi, peu à peu, pour ressusciter avec Lui (15). Car on ne peut pas ressusciter sans mourir. Et parfois nous devons laisser transpercer notre cœur de part en part, et nous laisser moudre, comme le grain de blé. Pour obtenir un bon pain, considérez toutes les étapes par lesquelles doit passer le grain de blé. Il doit d’abord se laisser semer, puis moissonner, puis battre, puis vanner, et ensuite, pour devenir une bonne farine, il doit se laisser moudre. Eh bien, soyons comme l’épi de blé, pour que le Seigneur notre Dieu nous connaisse comme des frères cadets du Christ. Et pour qu’il nous dise, lorsque nous arriverons à la porte du Ciel: entrez, mes enfants, laissez désormais la croix à la porte, car ici tout est gloire, tout est lumière. Ici il n’y a pas de croix, vous avez assez souffert, et c’est pourquoi Je vous connais, car vous êtes mes frères jumeaux.
Actuellement, il semble que le sacrifice et la pénitence n’ont pas d’importance aux yeux des hommes. Or, si nous ne faisons pas de sacrifice et de pénitence, si nous ne mettons pas de l'ordre dans notre vie, si nous ne faisons pas nos travaux de chaque jour en regardant Dieu et en les faisant pour Dieu, eh bien, quand nous arriverons en sa présence, le Seigneur ne nous connaîtra pas (16). Tout ce que nous ferons, que ce soit respirer, dormir, nous habiller, nous dévêtir, faire le lit, manger, boire, bref tout ce que nous pouvons faire comme gestes ou actions dans notre vie, offrons-le à Dieu, pour ces âmes qui ne Le connaissent pas, et faisons pénitence et sacrifices, car sans pénitence et sans sacrifices on ne parvient pas au Ciel (17). Et puis, prière et sacrements: voilà ce qui nous aidera à survivre sur la terre. Car elle est triste cette terre: le Salve Regina nous dit bien que c’est une vallée de larmes, et elle l’est effectivement. Mais tous ensemble, souffrons avec ceux qui souffrent, rions avec ceux qui rient (18).»
Dieu nous demande des œuvres

Et soyons toujours en train de tendre la main à celui qui aura besoin de nous. En effet, si nous sommes toute la journée en train de nous frapper la poitrine et d’appeler le Seigneur, mais si nous ne sommes pas capables de tendre la main aux nécessiteux, cela ne nous servira à rien. Nous arriverons là-haut et le Seigneur nous dira qu’il ne nous connaît pas. Et je puis vous dire que dans des visions que j’ai eues, j’ai vu des personnes qui ont prié, prié, d’une façon routinière, mais qui ont oublié qu’existaient d’autres êtres humains avec un cœur et qu’elles devaient se consacrer aux autres; quand elles sont arrivées en présence du Seigneur, celui-ci leur dit: Quelles œuvres m’apportez-vous? Et elles de répondre: Seigneur, tous les jours j’ai prié et crié ers toi: Seigneur, Seigneur! Et le Seigneur leur dit: Vous ne pouvez pas entrer dans le Royaume des cieux (19). Il faut venir ici avec des œuvres. La prière doit conduire aux œuvres, elle doit nous inciter à nous consacrer à ceux qui ont besoin de nous. Et je puis vous dire que quand nous nous consacrons aux nécessiteux, c’est pour nous une grande satisfaction. Et même le moment arrive où le Seigneur transforme en parfum les odeurs repoussantes que dégagent ces pauvres malheureux. Le Seigneur, en effet, voit les mérites de ceux qui se dévouent de tout leur cœur.
Cela, nous l’expérimentons dans nos Maisons d’Amour et de Miséricorde. Les Réparatrices ont tout abandonné pour se consacrer aux pauvres et aux nécessiteux. Et même s’il leur faut laver les vieillards qui ont fait leurs besoins, soigner une vilaine blessure, nettoyer ceux qui bavent, elles n’éprouvent pas de dégoût, mais elles le font avec un si grand amour que le Seigneur enflamme de plus en plus leurs cœurs. C’est cela que nous devons présenter au Seigneur, non pas seulement avec des raisonnements, mais avec le cœur, car le cœur est quelque chose de très important pour un être humain: sans le cœur, il n’est qu’une bête. »

La vision des rayons sortant de Marie
« Hier (20), il n’y a pas eu la bénédiction habituelle des objets, mais quand la Sainte Vierge m’est apparue, je L’ai vue avec sa beauté de toujours, mais il y avait des rayons qui jaillissaient d’Elle et qui se dirigeaient dans toutes les directions, vers les quatre points cardinaux. Ces rayons, c’étaient les bénédictions qu’Elle donnait à d’innombrables êtres humains, en premier lieu à toutes les personnes qui viennent au Pré-Neuf, mais aussi ces rayons arrivaient en des endroits éloignés, et tout ce que ces personnes avaient avec elles était béni. Ces rayons atteignaient aussi les membres de nos familles, que nous portions dans nos prières, ils faisaient comme des tours et se répandaient de tous côtés. C’était un spectacle d’une grande beauté. »
Le retour du Christ
« Certains m’interrogent à ce sujet, mais je ne puis pas vous dire quand le Seigneur va revenir. Seul Dieu le sait, ce genre de secret appartient à Dieu seul. Ceci dit, je crois que le monde s’achemine vers une destruction. Mais ce qui nous intéresse, nous, c’est de prier beaucoup, de réaliser de bonnes œuvres, de mettre en pratique les lois que Dieu nous a imposées, et tant que nous serons capables de conquérir des âmes pour Dieu - parce que nous avons tous l’obligation de conquérir des âmes -, il ne faut pas cesser de faire de l’apostolat. Nous avons l’obligation de parler d’abord, bien sûr, aux membres de nos familles, et chacun d’entre vous a un travail important dans ce sens. Les parents peuvent parler à leurs enfants, et s’ils n’obtiennent pas que leurs enfants s’engagent sur le chemin de la perfection, leurs larmes, les larmes d’une mère particulièrement, sont toujours recueillies par la Sainte Vierge, afin qu’un jour ces larmes servent pour Ses enfants. Surtout ne soyons pas angoissés au sujet de la Venue du Seigneur. Mais soyons préparés tous les jours à Le recevoir, afin que, lorsque viendra l’heure de cette Venue, Il n’ait pas à nous repousser, et à nous dire comme à beaucoup d’âmes: Je ne veux rien savoir de vous. Le Seigneur a dit, vous le savez, que "beaucoup sont appelés, mais peu sont élus” (21). »
Annoncer l’Evangile tel qu’il est
« Et le Seigneur m’a fait voir que les hommes, et même une partie de la Hiérarchie, ne respectent pas l’Evangile; et nous-mêmes, le respectons-nous? En ce qui concerne la Hiérarchie, beaucoup de ses membres prennent dans l’Evangile ce qui leur plaît et omettent ce qui ne leur plaît pas. Et pourtant toutes les parties de l’Evangile sont Parole de Dieu, il faut donc les respecter et les mettre en pratique. C’est comme les quinze mystères du Rosaire: quand vient la joie, la joie, quand vient la douleur, la douleur, quand vient la Résurrection, la Résurrection. Mais ne cachons pas la douleur en fixant notre regard seulement sur la joie et la Résurrection. La Sainte Vierge m’a dit souvent qu’il ne faut pas transformer l’Evangile en métaphores, mais l’accomplir en entier, et ne pas avoir peur de parler de certaines choses qui nous effraient. Quand l’Evangile nomme l’enfer, il faut en parler; or on a peur aujourd’hui dans l’Eglise de mentionner l’enfer. Mais l’enfer, ce n’est pas nous qui l’avons inventé. L’enfer existe, c’est un dogme de Foi. Pourquoi ne disons-nous pas que l’enfer existe? Vous savez, on peut se sauver de plusieurs façons: par amour, et c’est le plus parfait, mais aussi par la crainte: certaines personnes se convertissent par la crainte du châtiment et elles parviennent ensuite à mener une bonne vie. Mais s’il est vrai que nous sommes tous sauvés d’avance comme on l’enseigne aujourd’hui par erreur, il n’y a pas besoin de couvents pour prier, puisque nous sommes tous sauvés. Les Réparatrices, qui se dévouent pour les pauvres vieillards, ce sont des sottes. Si on est sauvé d’avance, pourquoi faire des choses difficiles qui ne seraient d’aucune utilité pour le salut? Je crois donc que l’Evangile, il faut l’annoncer tel qu’il est. J’ai vu des personnes importantes qui, pour ne pas avoir voulu parler de l’enfer, ne sont pas arrivées au Ciel, mais je les ai vues bel et bien en enfer. Et cela, c’est très triste. C’est pourquoi, je le répète, le Seigneur dit: "beaucoup sont appelés et peu sont élus”. (21) Oui, nous devons parler de toutes les parties de l’Evangile, et actuellement nous sommes en train de l’édulcorer. Or l’Evangile a été écrit avec le sang du Christ, donc n’en omettons rien, et n’ayons pas peur de tout dire. Et aux prêtres, qui peuvent faire tant de bien aux âmes, disons-leur: mes enfants, l’enfer existe. Nous voudrions tous qu’il n’existe pas, mais il existe bel et bien, tout comme le Ciel existe. Et celui qui accumulera des mérites pour gagner le ciel, eh bien, il ira au ciel. Et celui qui agira différemment, qui voudra vivre une vie de libertinage et de confort, il devra aller en enfer, car il ne se sera privé d’aucun plaisir sur la terre. Donc, tous ensemble, vous et nous, quel que soit l’endroit où nous soyons, nous unirons nos efforts afin que beaucoup d’âmes qui ne connaissent pas Dieu se convertissent et que le Seigneur leur ouvre l’intelligence. Il est vrai que nous sommes très souvent de vraies bourriques, nous ne comprenons pas, notre entendement ne s’ouvre pas, ou nous ne voulons pas qu’il s’ouvre, mais c’est un manque d’humilité. Là où il y a l’humilité, on reconnaît tout et on comprend tout aussitôt. Car Dieu est au-dessus de nous tous, et nous, nous devons faire en sorte que Dieu croisse et que nous, nous diminuions (22). Nous aimons bien avoir une belle image devant les autres, et qu’on reconnaisse nos titres. Mais, mon Dieu, à quoi nous serviront nos titres et nos brillantes études quand nous mourrons? A rien. La seule chose qui nous servira, c’est le bien que nous aurons fait. Donc, nous allons demander tous ensemble à Dieu qu’il mette de l’ordre dans nos vies et qu’il nous conduise sur de bons chemins, afin qu’un jour, quand nous arriverons là-haut, nous puissions jouir de la présence de Dieu, nous tous qui sommes ici, en nous voyant tous face à face comme nous nous voyons ici. »

Le rôle de la femme
« On m’interroge sur le rôle de la femme. Dans le plan de Dieu, il est très important: il s’agit pour elle de se consacrer à sa maison, à ses enfants, de bien les élever, de leur apprendre à aimer Dieu, à être de bons enfants de Dieu, à faire en sorte que dans son foyer règne la paix, bref de vivre dans la société en donnant l’exemple d’une bonne mère et d’une bonne chrétienne. C’est là le rôle que doit jouer la femme sur la terre. Or de nos jours, la femme cherche à échapper à ces devoirs et elle préfère vivre à l’extérieur qu’à l’intérieur de sa maison. C’est pourquoi la plupart des mariages se détruisent: on n’entend parler que du bureau, des copains, du petit café pris avec le copain, et tout cela contribue à la destruction des mariages. On n’aime plus vivre dans le foyer, on ne supporte plus la difficulté d’élever les enfants, on n’apprécie plus les efforts quotidiens pour vivre en bon chrétien ou en bonne chrétienne, et ce qu’on veut, c’est sortir du foyer et de ses contraintes. La plupart des femmes cherchent à avoir une activité étrangère à leur activité naturelle: celle de mère, d’organisatrice de la vie familiale. Car c’est la femme qui dans le foyer tient en réalité le gouvernail, c’est elle qui peut faire en sorte que l’ordre y règne. Mais aujourd’hui! Ce sont les amies, les compagnons, les réunions, et on cherche à économiser de l'argent pour faire un voyage, avec une telle insouciance pour l’avenir! Pense-t-on que l’on doit être toujours prêt à paraître devant le Seigneur? Qu’il peut nous arriver quelque chose pendant le voyage, et que tous nos vagabondages peuvent s’arrêter en un instant? A quoi aura servi alors d'avoir économisé de l’argent pour un voyage, d’avoir fait les coquettes et d’avoir provoqué les hommes? Car il y a aussi cet aspect des choses: combien de femmes provoquent les hommes par leur façon de s’habiller et leur manque de pudeur, conduisant ainsi les hommes à pécher! Oui, il y a très peu de modestie et très peu de pudeur de nos jours. Nous devons aussi prier beaucoup pour cela, parce que, comme l’a dit le Seigneur, nous en arrivons à la situation de Sodome et Gomorrhe. J’ai vu une scène à ce sujet, et c’était comme à Sodome et Gomorrhe: aussi bien les hommes avec les hommes et les femmes avec les femmes; c’est quelque chose de terrible, d’horrible, qui est en train de se produire dans le monde. Mais nous restons dans notre aveuglement, nous ne donnons à tout cela aucune importance. Par contre, ah oui, nous donnons de l’importance au fait que la Sainte Vierge se manifeste, et nous nous étonnons qu’Elle puisse donner tant de messages. Nous nous scandalisons qu’une femme analphabète, qui ne sait rien, puisse donner des conseils spirituels. Car, dit-on, les techniciens de ces choses-là, ce sont les prêtres, et pourquoi donc le Seigneur ne se manifeste-t-il donc pas aux siens? C’est d’ailleurs ce que j’ai dit au Seigneur quand tout ceci m’est arrivé: pourquoi à moi? Pourquoi à moi? Pourquoi le Seigneur ne se manifeste-t-il pas au Pape, que je considérais au plus haut de la sainteté et qui méritait bien plus que moi cet honneur? Car moi je ne suis rien, au début je ne savais même pas lire et écrire. Je me souviens qu’un jour j’ai pris un crayon et un cahier et je suis allée chez une institutrice pour essayer d’apprendre à lire et à écrire. C’est alors que le Seigneur m’a dit qu’il serait mon maître et qu’il m’apprendrait tout. Il est sûr que si j’avais été seule, rien ne serait entré dans ma tête, je ne saurais même pas si on écrit tel mot avec un « h » (23) ou sans « h », je connais bien toutes les lettres mais je ne sais pas comment elles doivent s’assembler. Bref, ceci pour vous dire que c’est le Seigneur qui enseigne, c’est Lui qui donne la sagesse. Quand je viens vous parler, je ne sais pas ce que je vais vous dire, ou bien quand je vais faire de l’apostolat dans un village, je ne sais pas ce que je vais bien pouvoir raconter aux gens. Et pourtant, j’arrive à parler, mais c’est le Seigneur qui me dirige, parce que par moi-même, je ne suis rien et je continue à n’être rien. Mais le Seigneur met sur mes lèvres les paroles qui conviennent pour pouvoir parler et transmettre ce qu’il veut que je dise. »
L’Association française
« Vous savez, je pense, qu’il existe maintenant en France une Association civile que nous avons fondée. Elle a pour but d’informer les Français et tous ceux qui parlent la langue française sur l’Œuvre que Notre Seigneur et Notre Dame ont voulu réaliser ici. La présidente de cette Association est Marie-Georges Etcheverry, le vice-président est notre Chapelain Don José Arranz, le secrétaire est Pierre Piqué, la trésorière est Maria Capilla. J’y figure aussi, bien que je ne comprenne pas grand-chose au français, ainsi que Juliàn Arguëllo. Cette Association a aussi pour but de nous aider à pouvoir réaliser les Œuvres que le Seigneur nous demande à tous. Je vous ai demandé de l’aide, en Mars dernier, pour les tuiles de Penaranda de Duero, et je vous remercie d’avoir déjà répondu si généreusement à mon appel. Quand vous irez à Penaranda, vous verrez que vos tuiles ont déjà été placées sur le toit du couvent.
Je préférerais ne pas avoir à demander de l’aide, mais les Œuvres ne peuvent pas se réaliser sans des aides extérieures. Dans ma vie, j’ai toujours été dans le besoin, avec sept enfants et un mari malade, et je n’ai jamais rien demandé à personne. J’ai travaillé pour donner à manger à mes enfants, mais je n’ai jamais demandé d’aumônes. Mais pour les pauvres, je vous le dis, j’ai un peu perdu la honte de tendre la main. C’est le Seigneur qui m’a enlevé cette honte et ma timidité, Il m’a rendu plus courageuse.
Je veux ajouter quelque chose: hier j’ai eu l’occasion de souhaiter une bonne fête à toutes les mères, car on célèbre aujourd’hui en Espagne la fête des Mères. Je renouvelle mes souhaits à toutes les mères qui se trouvent ici et j’envoie à tous un baiser très fort. »
(1)- cf. Mt 19, 17; Mc 10, 17-19; Lc 18, 20; Jn 15, 10.
(2)-Cette erreur est hélas enseignée habituellement par beaucoup de malheureux prêtres: aveugles, ils ne se rendent pas compte qu’ils démobilisent leurs ouailles dans le nécessaire combat spirituel et qu’en les endormant ainsi, ils les conduisent sur le chemin de la perdition. Quelle effroyable responsabilité est la leur!
(3)-cf. par exemple Jn 6, 64. 66.
(4)- cf. Mt 6, 3.
(5)- cf. Jn 8, 4.
(6)- cf. Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, « Le Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge Marie » et « Le Secret de Marie ».
(7)- cf. Jn 2, 1-11.
(8)- cf. Ap 12, 10.
(9)- cf. Ap 20, 12-13.
(10)-cf. 1 Cor 13, 12; Ap 22, 4.
(11)- cf. Mt 5, 22. 29-30; 10, 28; Ap 14, 10-11; 20, 14-15; etc...
(12)- cf. Lc 16, 23. 26.
(13)- cf. Is 29, 16; 45, 9; 64, 7; Jér 18, 4-6.
(14)- cf. Mt 7, 13-14; Lc 13, 24.
(15)- cf. Rom 6, 3-11; 14, 8; Ti 2, 11.
(16)- cf. Mt 7, 23; 25, 12.
(17)-cf. Lc 13, 3. 5.
(18)-cf. 1 Cor 12, 26.
(19)- cf. Mt 7, 21; Lc 6, 46.
(20)- Il s’agit donc de l’apparition du 6 mai dernier.
(21)- cf. Mt 22, 14.
(22)- cf. Jn 3, 30. -
(23)- Une des difficultés de la langue espagnole est la lettre « h » initiale qui est une muette contrairement à toutes les autres lettres.
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IDEAL
Troisième Demeure : J'évite tous les péchés.
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Re: Apparitions à l'Escorial - Toutes les causeries de Luz Amparo Cuevas aux pélerins français

Message  IDEAL le Sam 23 Mar 2013 - 22:22

4 Juin 2000

« Bonjour à tous. Veuillez pardonner mon retard, je n’habite pas tout près d’ici. Je suis prête à répondre à vos questions. »

L’Orgueil et l’Humilité
« Vous me demandez de vous parler de l’orgueil et de l’humilité dont il a été question dans le message d’hier. L’orgueil est le fait d’une personne qui se croit supérieure à toute autre personne. L’orgueil ressemble beaucoup à la superbe. La superbe, nous la confondons souvent avec la colère. L’orgueilleux est vaniteux, il regarde l’autre du haut de sa grandeur. Il pense qu’il n’a besoin de rien ni de personne. Il pense qu’il a toutes les valeurs et toutes les vertus. Le mot lui-même le dit et nous le comprenons bien tous. L’humilité, c’est tout le contraire. L’humilité consiste à accepter toujours avec joie et avec résignation toutes les choses que Dieu nous envoie, à aimer et à respecter les autres, à ne jamais considérer les autres comme inférieurs à nous, à ne nous jamais considérer comme supérieurs aux autres, mais au contraire à nous considérer comme rien, à penser que nous ne servons à rien, et que le peu que nous avons et que nous pouvons faire pour Dieu, nous l’avons et nous le faisons par la grâce de Dieu; bref, toujours nous diminuer nous-mêmes afin que le Christ grandisse, considérer les autres plus grands et avec plus de vertus que nous, ne pas nous voir nous-mêmes remplis de vertus et ne pas considérer les autres comme s’ils ne servaient à rien. Je ne sais pas ce que je pourrais dire de plus à ce sujet. Don José, notre Chapelain, est là et il parlera mieux que moi de ce qu’est l’humilité (1)
Peut-être vous l’expliquera-t-il d’une autre façon que moi, peut-être le comprendrez-vous mieux que moi. »
Don José Arranz
« Je crois que vous la comprenez parfaitement. L’humilité, c’est se considérer plus bas que nous-mêmes. L’orgueilleux se considère comme plus haut qu’il ne l’est lui-même. Et c’est pourquoi Amparo a dit que l’orgueilleux et le superbe ne veut pas être en des lieux pauvres, austères, cela répugne à l’orgueilleux, et cela elle l’a bien dit. »

Comment Amparo voit la T. S. Vierge
« Vous me demandez comment je vois la T. S. Vierge. Eh bien, c’est ce que je me demande moi-même: comment puis-je donc voir la Sainte Vierge! Comment puis-je voir ces choses-là! Comment puis-je mériter de voir cela! Je me souviens que lorsque tout a commencé, je me suis dit: pourquoi à moi! Pourquoi à moi! Pourquoi pas au Saint Père? Car je ne vais pas savoir répondre ni me défendre au sujet de ce qui est en train de m’arriver. Cette question que vous m’avez posée, c’est celle que je me suis posée à moi-même le premier jour. Pourquoi à moi, qui suis véritablement une misère? Je n’étais même pas pratiquante au début, je ne sais pas prier. J’avais perdu ma mère à seize mois, ma vie a été assez dure, parce que mon père s’est remarié, et cette situation était bien triste. Ce que je savais, c’étaient les trois Ave Maria, que je récitais depuis ma petite enfance, je ne sais même pas qui avait pu me les apprendre. Mais je ne savais pas faire autre chose. Et à l’Eglise, je savais aussi que quelque chose existait, je ne pouvais pas dire qu’il s’agissait de Dieu, d’un Créateur, mais de quelque chose, et je savais qu’il pouvait exister quelque chose dans un autre monde. Je n’ai jamais nié cela, je disais: il doit bien y avoir quelque chose, mais je ne savais pas ce qu’il y avait. J’entrais parfois dans l’église. Je me souviens, alors que j’étais petite, être entrée dans une église de ma province natale de la Mancha, et là j’ai vu Jésus représenté dans un tombeau, et je me suis mise à pleurer en le voyant. A une autre occasion, j’ai vu le film de la Passion et de la Mort de Notre Seigneur, et là aussi j’ai beaucoup pleuré, surtout lorsque j’ai vu le regard plein de larmes de la Vierge quand Elle rencontre son Fils. Je ne connaissais pas le catéchisme, mais j’étais allée à l’église une fois ou autre pour un baptême ou un mariage. Et quand j’entendais dire que Jésus était là, dans le tabernacle, je ne le croyais pas possible. Je me disais: comment est-ce possible qu’un homme soit là-dedans avec son corps et son âme? Je ne le comprenais pas. »
Une enfance malheureuse
« J’étais donc ignorante des vérités de la Foi. Mais pourtant je ne les ai jamais niées, je ne les comprenais pas. Quand j’étais toute petite, j’allais d’un village à un autre.. Je suis originaire d'un petit village qui s’appelle El Pesebre (La crèche), un tout petit hameau où il n’y a ni église, ni médecin, ni instituteur. Et aujourd’hui encore, c’est pareil, on croirait avoir affaire à des hommes primitifs. Lorsque les gens voyaient par la fenêtre arriver quelqu’un, ils s’échappaient en courant. Je ne savais rien jusqu’à ce que je sois devenue un peu plus grande. Je savais qu’il y avait l'Eglise, mais je n’en connaissais pas la signification. Je me souviens que quand je voyais routes les petites filles qui faisaient la communion, et qu’à moi personne ne me disait de la faire, j’ai été trouver des religieuses qui étaient là et je leur ai dit: je voudrais faire ce que font ces retires filles. Alors on m’a mis un uniforme, avec un col dur, je m’en souviens, elles m’ont conduite à la paroisse et j’ai fait ma communion. C’était à la paroisse Saint Jean d’Albacete. Et je veux vous dire que j’avais un grand désir de faire ma communion, mais sans savoir et sans comprendre. Une religieuse, qui s’appelait Sœur Joséphine, me disait: tu as reçu le Seigneur, Il est en toi. Et j’avais les mêmes pensées qu’au sujet de la présence de Jésus dans le tabernacle. Comment un homme en corps et en âme peut-il contenir dans ma poitrine? Je voyais des statues, de Notre Seigneur et de la Sainte Vierge, et elles me touchaient beaucoup sans que je comprenne. Et parfois, quand on me donnait une correction, j’allais d’un village à l’autre, à l’âge de neuf ans, je me mettais à prier les trois Ave Maria que je savais, derrière quelque chêne vert, et toujours j’ai eu une protection très grande comme la Vierge me l’a dit dans le message d’hier. Je traversais des rivières sans savoir nager, le courant aurait pu m’emporter, moi je ne voyais pas le danger, mais j’ai toujours été protégée. Je traversais car j’avais faim et qu’on ne me donnait pas à manger, j’allais seule dans la campagne, j’allais d’un village à l’autre, et je priais pour qu’on ne me batte pas. Ma marâtre nous envoyait, ma sœur et moi, vendre des herbes comestibles, qui ressemblaient à des épinards, que l’on mange à la campagne. A partir de sept ans, j’ai commencé à garder des brebis et des cochons, et je passais toute la journée dans la campagne, toute seule, sans parler à personne. J’étais très heureuse dans la nature. Il me semblait que quelqu’un me protégeait, et que je ne me trouvais pas seule, même si en fait je l’étais. Et quand mon père s’est remarié je ne m’entendais pas très bien avec ma marâtre, elle nous battait et parfois nous essayions d’échapper à ses coups, et nous allions demander qu’on nous donne à manger; elle nous envoyait pour vendre ces herbes, et des sortes de chardons, que l’on mangeait aussi. Je voyais plus souvent ces chardons que des pois chiches. Et notre marâtre nous disait: si vous ne vendez pas ces herbes, ne revenez pas. Et si nous ne les avions pas vendues, nous avions peur de rentrer à la maison. Et nous restions dehors, sous un buisson, de longues heures, dans le froid, avec de maigres vêtements sur le corps. Le jour où vous lirez mon autobiographie, vous verrez tous ces épisodes de mon enfance et de ma jeunesse. A cette époque, la Sainte Vierge ne s’était pas encore manifestée à moi, j’étais si petite et dans une telle situation, et il m’arrivait des choses vraiment étonnantes, mais je ne croyais pas que cela venait de Dieu. Je constatais que des choses m'arrivaient, mais je ne pensais pas que cela pouvait venir de Dieu, parce que je ne savais rien ni de Dieu ni de la Très Sainte Vierge. Je disais toujours: maman est au ciel, et quand j’étais à genoux derrière ces petits arbres dont j’ai parlé, je priais pour ma maman qui était au ciel. Mais je ne pratiquais pas, et je n’étudiais pas le catéchisme, parce qu’on ne me l’avait jamais appris. »
Comment tout a commencé

Et quand tout ceci m’est arrivé (2), j’ai été la première à dire: pourquoi à moi? Je ne vais pas savoir faire face à ce qu’on attend de moi. La première fois que ceci m’est arrivé, il y avait avec moi une petite fille de sept ans, Béatrice, qui est maintenant consacrée comme Réparatrice (3). Quand la petite a vu que je saignais aux mains, au front (moi je ressentais seulement des douleurs intenses), elle me dit: mais qu’est-ce que c’est? Moi je ne savais pas ce que c’était, je pensais que c’était peut-être un châtiment de Dieu, mais je n’étais sûre de rien. Et c’est alors que le Seigneur me dit: Ma fille, c’est la Passion du Christ. Et moi je dis: je meurs, je ne peux pas supporter ces douleurs. Et le Seigneur me dit: Ma fille, c’est une épreuve (parce qu’il s’agissait seulement des mains et du front), mais tu la subiras entièrement. Il m’a demandé si je voulais, et moi je Lui répondis: Seigneur, je ne vais pas pouvoir le supporter. J’ai compris en effet que c’était le Seigneur Jésus qui me parlait parce que j’ai vu une croix, en l’air, et sur la croix, un homme, tout déchiré, ensanglanté, avec une couronne sur le front, les mains, les genoux et les pieds ensanglantés, et moi en voyant ce tableau, je disais: qu’est-ce que c’est? Je ne savais pas ce que c’était. Et le Seigneur me dit: ceci est la Passion du Christ, ma fille. C’est une épreuve de ma Passion. Veux-tu l’endurer? Et moi, je Lui dis: pourquoi moi? Je ne vais pas pouvoir supporter ces douleurs! Ma fille, me répondit le Christ, si toi tu ne sais pas supporter quelques moments ces douleurs, combien de douleurs J’ai pu endurer moi-même en mourant pour ceux-là même qui étaient en train de me crucifier! Et alors je Lui dis: Seigneur, avec votre aide, je supporterai tout. La petite et moi nous nous sommes agenouillées et nous nous sommes mises à prier, mais sans savoir prier. Je disais: qu’est-ce que c’est? qu’est-ce que c’est? C’était quelque chose de si nouveau pour moi que je ne le comprenais pas. J’étais en train de travailler chez mes patrons lorsque cela m’est arrivé, et je me suis dit: je vais descendre chez le concierge (4) pour lui demander ce qu’il en pense. C’est alors que la petite Béatrice m’a dit: Amparo, le sang que tu avais sur le front et aux mains a disparu. C’étaient des douleurs horribles, je ne sais pas si on peut trouver des douleurs semblables. Mais pourtant, malgré ces douleurs, on a envie de crier à tout le monde: Dieu existe, Dieu existe! On a envie de sortir en courant pour le dire à tout le monde. Mais si je sors en criant, me disais-je, on va dire que je suis folle! C’est ainsi que je suis descendue chez le concierge et je lui ai dit: regarde, il m’est arrivé une chose, je ne sais pas si tu vas le croire: j’ai commencé à saigner sur les mains et sur le front, et il m’est arrivé ça et ça. Toi. me répondit-il, ce que tu dois faire, c’est aller voir un psychiatre. Peut-être, me disais-je, je dois aller voir un psychiatre, car il m’arrive quelque chose de bizarre. Pourtant, un jour, j’allais à mon travail. Le Seigneur me suivit de chez moi à l’endroit où j’allais travailler. J’y allais tôt le matin et j’en revenais tard le soir. Et je voyais un monsieur que je connaissais, mais je ne savais d’où je le connaissais. Il était très beau, d’une beauté inexprimable. Je n’avais pas peur, j’étais tranquille. Et je dis au concierge: regarde, voilà le monsieur qui m’a suivie d’autres fois, c’est sans doute le Seigneur. Le concierge est sorti en disant: voyons, où est ce monsieur? Comme il ne voyait rien, alors que moi je le voyais, il ajouta: va, ma fille, cours vite chez le psychiatre, tu as des hallucinations. Moi, je ne sais pas ce que c’était que les hallucinations, mais comme je ne voulais pas me fâcher avec lui, je suis montée pour travailler, sans rien dire. Le lendemain, il m’est arrivé la même chose, mais je n’ai rien dit au concierge. Il me dit: aujourd’hui il ne t’est rien arrivé? Je ne lui répondis pas. Il ajouta: compose vite le numéro de téléphone d’un psychiatre, sinon je le fais moi-même. Il se moquait un peu de moi. Je me souviens que je me suis arrêtée et que j’ai dit: je crois que je n’ai pas besoin d’un psychiatre; ce que j’ai vu, je l’ai vu. Et à ce moment-là, je suis tombée à genoux, et c’est alors que j’ai reçu les stigmates, partout, aux pieds, aux genoux, aux mains, au front. Et alors cet homme, qui était constamment en train de blasphémer, et qui ne se préoccupait quotidiennement que de son travail en étant totalement indifférent à l’égard de Dieu, est tombé à genoux et s’est mis à prier, à prier. Et alors il a dit: qu’est-ce que c’est? qu’est-ce que c’est? Il ne savait que répéter cela. Je lui dis alors: maintenant nous sommes trois fous: la petite, toi et moi. On va devoir nous conduire tous les trois chez un psychiatre. Mais tous les trois nous avons gardé le silence sur ces choses, car nous avions peur qu’on nous traite de fous. »

Première Stigmatisation publique
« Je sortais pour aller chercher du pain, et je savais, lorsque je voyais apparaître des taches sur les mains et sur les pieds, que cela allait arriver, et à ce moment-là je ne sortais pas de la maison. Un jour, c’était un vendredi, je n’avais pas vu les taches sur les mains, et j’allai à la boulangerie, je demandai le pain, et j’étais en train de parler avec la boulangère lorsque la même chose m’est arrivée, la stigmatisation, alors que les gens entraient et sortaient de la boulangerie. Et moi je pleurais, je disais: qu’on m’emporte d’ici. La boulangère disait: c’est de Dieu, je n’ai jamais vu une chose semblable. A la fin, je lui dis: s’il vous plaît, ne le dites à personne. Non, non, je ne dirai rien à personne, et elle le raconta à toute la ville. Les gens me regardaient, ce fut horrible. Ce fut une très mauvaise expérience. Je n’osais plus sortir de la maison pour aller dans la rue, j’avais peur qu’on se moque de moi, je pleurais et je me disais: pourquoi faut-il que ces choses m’arrivent à moi? Je croyais que je n’allais pas savoir quoi répondre à ce qu’on allait me demander. La première des choses qui vous arrivent, c’est que les amis vous abandonnent. Ce n’est pas que j’aie eu beaucoup d’amis: la seule chose que je faisais, c’est d’aller de ma maison à mon travail. Je n’aimais pas sortir, non pas que cela ne m’ait pas plu, mais j’avais sept enfants, et je ne connaissais que le travail, à la maison et chez mes employeurs. Mais quand tout ceci m’est arrivé, vous ne pouvez pas savoir toutes les larmes que j’ai versées, et je me suis mise à sourire à tous ceux qui me regardaient et qui se moquaient de moi. Ce fut une expérience terrible: des personnes que vous aviez connues et qui cessaient de vous parler. Et pourtant la seule chose que je faisais, c’était de sourire, mais à l’intérieur, je me disais: mais pourquoi? Pourquoi le Seigneur permet-il qu’on se moque de moi? Jusqu’à ce que j’ai pu comprendre plus tard. Ensuite, ces moqueries, elles me manquaient, parce que j’étais habituée à tout cela. Et le Seigneur me disait: ma fille, c’est grand et beau pour toi de pouvoir offrir toutes ces humiliations. Et ainsi j’ai pu m’y faire, mais ça m’a coûté deux ans à m’y habituer, à regarder les gens, à sortir de nouveau. Le Seigneur m’a dit de sortir, et qu’il me donnerait les stigmates là où Il le voudrait. J’ai alors recommencé à sortir. J’étais devenue indifférente et souvent même ça m’amusait de voir que des personnes qui m’aimaient avaient cessé de m’aimer. Il est bon de savoir ce que valent les affections de la terre. Avec tout cela le Seigneur m’a appris peu à peu à me détacher et à ne plus m’attacher, parce que j’ai vu ce que nous sommes, les êtres humains, et jusqu’où nous pouvons arriver. Ce que je vous ai raconté, ce n’est qu’une petite partie de tout ce qui m’est arrivé. Jusqu’à présent, je n’en avais pas parlé. Aujourd’hui ce sujet m’est venu à l’esprit, et vous avez participé un peu à ce à quoi le Seigneur m’a fait participer. Le Seigneur m’a appris à être humble. En fait, j’étais très timide, et ceux qui me connaissaient autrefois et qui me revoient aujourd’hui disent que je ne suis pas la même personne. Je peux même dire que je suis éveillée, car je ne l’étais pas: si on me disait quelque chose, je baissais la tête, je ne disais rien, je pleurais, je pleurais, et maintenant je me tiens droite, je ne pleure plus, je suis forte, je parle, avec charité car la charité est très importante, mais je dis toujours la vérité avec clarté. Ça oui, les gens qui me connaissaient disent que je ne suis plus la même, et même ils me considèrent comme un peu effrontée. L’humilité s’acquiert à force d’épreuves, à force de se laisser moudre comme le grain de blé. Certes, il me manque beaucoup d’humilité, il me manque beaucoup pour être humble, mais avec la grâce de Dieu on peut tout obtenir. Je crois surtout que la personne qui est humble est incapable, en raison de son humilité, de faire du tort. Je crois en effet que l’humilité est unie étroitement à la charité, et je crois qu’une personne qui a de la charité, de l’amour, est humble, douce; l’amour est très lié à l’humilité. Nous devons demander au Seigneur qu’il nous apprenne à être humbles et qu’il nous apprenne à aimer. Parce que si nous aimons, nous ne pouvons faire de tort à personne, parce que le cœur ne le permet pas. Si nous avons le cœur enflammé de l’amour de Dieu, nous ne pouvons faire de tort à personne. Donc tous unis, vous dans vos villages, nous en ce lieu, nous prierons. La prière bien faite peut obtenir tout ce que nous demanderons au Seigneur. Car Il a pitié de nous. Au moyen de la prière nous parlons avec Lui, nous unissons notre cœur au sien, et alors Lui nous accorde ce que nous Lui demandons. Nous devons prier en silence et avec dévotion, et faire en sorte que notre prière soit profonde, pour que le Seigneur nous écoute. Ne tombons pas dans la routine. Quand nous prions le Notre Père, réfléchissons ce que signifie chaque mot, parce que dans le Notre Père tout est dit, c’est la prière que Jésus nous a apprise. Nous avons deux bons maîtres, Notre Seigneur et la Très Sainte Vierge. Allons vers eux, comme dit Notre Seigneur, même si nous avons nos misères. Mais si nous avons le désir d’aller à Lui, Il nous ouvre ses bras, Il nous ouvre son Cœur et Il nous apprend tout, aussi bien les règles d’humanité que les règles de charité. »
Comment Amparo voit la Vierge
« Comment je vois la Sainte Vierge? Je La vois avec des yeux très beaux, verts, couleur de blé, les cheveux roux, très longs, frisés, le teint brun, non pas noir mais doré, des lèvres très belles, charnues, très bien formées. Elle a environ un mètre soixante-dix, Elle est mince. Je ne peux pas vous dire autre chose, sauf qu’Elle est d’une très grande beauté, une beauté si grande qu’il n’en est pas d’autre à laquelle on puisse la comparer.
Notre Seigneur ressemble beaucoup à la Très Sainte Vierge, sa Mère. Ses cheveux sont les mêmes. Il a de grands yeux, et une beauté telle qu’on en tomberait inévitablement amoureux si on Le voyait. Si vous Le voyiez, vous seriez muets d’admiration. Il éblouit aussi bien par son âme que par son corps, on tombe amoureux de son humanité et de sa divinité. Vous Le verrez, et vous verrez la Très Sainte Vierge quand vous irez au Ciel, et leur vue seule vous remplira de bonheur.... »


(1)-Dans cette réaction pleine d’humilité de Luz Amparo, nous avons un exemple frappant de son comportement constant: de même que Sainte Thérèse d’Avila avait toujours recours aux « lettrés », ces grands théologiens dont elle aimait recevoir lumière et conseils, pour se faire instruire sur des points ardus de théologie dont elle avait une connaissance intuitive ou par révélation divine, Luz Amparo confronte toujours ses propres connaissances ou ses propres révélations à la science théologique de son Chapelain qui représente en outre auprès d’elle l’Autorité hiérarchique de l’Eglise. Nous avons été maintes fois les témoins admiratifs de ce comportement.
« Je te bénis, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, d’avoir caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de les avoir révélées aux petits » (Mt 11, 25). C’est par ces paroles de Jésus que Jean-Paul II a commencé son homélie à la messe de béatification des deux pastoureaux de Fatima. Ce sont ces mêmes paroles qui viennent spontanément à l’esprit des pèlerins français qui ont le bonheur d’entendre l’humble instrument de Dieu s’adressant à eux dans la grande salle de la « Nave » le premier dimanche de chaque mois. »
(2)-Les manifestations mystiques.
(3)-La fille de Miguel et Julia Martinez, ses employeurs.
(4)-Marcos Vera Torres, témoin de la première heure, qui fait partie aujourd’hui de la Communauté fondée par Luz Amparo.
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IDEAL
Troisième Demeure : J'évite tous les péchés.
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Re: Apparitions à l'Escorial - Toutes les causeries de Luz Amparo Cuevas aux pélerins français

Message  IDEAL le Sam 23 Mar 2013 - 22:24

2 Juillet 2000
Voici son entretien du 2 Juillet 2000, qui est particulièrement intéressant comme toujours. Nos lecteurs y puiseront de précieux conseils de la plus authentique spiritualité catholique et y trouveront des éclaircissements complémentaires au sujet de l’étonnante annonce prophétique d’hier. (cf. Message du 1. 7. 2000)
Le Message du 1er Juillet
« Vous m’interrogez sur le message que j’ai reçu hier. La plus grande partie du message d'hier concerne les âmes consacrées, les prêtres, et le comportement de beaucoup d’entre eux. Le message leur conseille de changer de vie, de revenir sur le chemin de la vérité, et il demande aussi à tous ceux qui sont fidèles au message de Jésus-Christ d’être forts et de ne pas se laisser contaminer par toutes les maladies qu’il y a dans le monde, de continuer à aller de l’avant, de se fortifier dans la Foi. Qu’ils cherchent l’Espérance et qu’ils mettent en pratique la Charité. C’est ce que le message conseille particulièrement aux âmes consacrées. Il s’adresse spécialement à ceux qui ont été dans des couvents et qui en sont sortis pour être de simples prêtres. S’ils ne sont pas fidèles depuis le commencement au chemin qu’ils ont choisi comme consacrés, ils ne seront pas fidèles au chemin qu’ils choisissent comme prêtres. Le Seigneur nous demande de prier pour eux. Il m’a demandé de m’offrir un peu comme victime de réparation pour qu’ils sortent des ténèbres et se dirigent vers la lumière. A la demande de la Très Sainte Vierge, nous allons prier pour eux pendant tout ce mois. Car la Très Sainte Vierge et Notre Seigneur rejettent le péché mais ne rejettent pas le pécheur. Ce sont des âmes bien-aimées de leur Cœur, et Ils leur demandent de se réfugier dans leurs bras, aussi bien la Très Sainte Vierge que Notre Seigneur les attendent. C’est le conseil qu’ils leur donnent. Souvent la T. S. Vierge a dit que ces âmes sont bien-aimées de nos Cœurs » et que nos Cœurs sont tellement méprisés par eux. »
Un Châtiment conditionné
Le message nous demande également à tous un changement de vie, et il nous avertit d’un châtiment qui peut tomber sur l’humanité mais qui est un châtiment limité. Si les hommes réagissent à ce que le Seigneur dit au sujet de ce qui peut se passer dans le monde, si les hommes correspondent à la grâce et sont capables de prier et de se sacrifier, le Seigneur peut dévier n'importe quel astéroïde, n’importe quelle comète. Vous savez ce qui s’est passé à Ninive, et ce qui s'est passé à Sodome et Gomorrhe. Le Seigneur dit que s’il y avait dix âmes qui étaient fidèles à Dieu et qui obéissaient à ses commandements, Il ne déchargerait pas sa colère sur les villes coupables, et même s’il n’y avait que quatre âmes fidèles, le Seigneur ne déchargerait pas sa colère sur l’humanité. C’est pourquoi le châtiment qui devait tomber sur Ninive n’eut finalement pas lieu, car ses habitants se sont mis à prier, à jeûner, à faire pénitence, à se couvrir de sacs, et c’est pourquoi la colère de Dieu s’arrêta. Quand le Seigneur voit que les créatures se retournent vers Lui et L’aiment, son Cœur fond d’amour et de compassion pour les hommes, les dangers sont déviés d’un côté et de l’autre, et le calme se produit. Mais j’ai vu de grands astéroïdes de plusieurs kilomètres que les hommes n’ont pas encore découverts et qui sont en train de descendre sur la terre. Cette vision donne la sensation que cette planète terre va disparaître. Je dis, comme le Seigneur, que cela ne se passera pas à la fin de l’an 2000, pas plus que cela ne s’est produit au début de l’an 2000. Dans le siècle qui commencera en l’an 2001, quelque chose peut se produire, et je ne crois pas qu’il faille attendre un siècle pour voir apparaître ce danger. Serait-ce vers le milieu, ou un peu moins? C’est une supposition de ma part, car le Seigneur ne m’a indiqué aucune date; pour avoir vu les choses de si près comme je les ai vues, c’est la sensation que j’ai eue, mais seul Dieu peut savoir quand cela pourra arriver. Mais, je vous le répète, j’ai vu près de deux mille astéroïdes, auxquels on n’a pas pu donner encore de noms, mais qui sont en train de descendre vers la terre. Cela ne doit pas nous causer de frayeur ni répandre la panique, mais nous inciter à être prêts lorsque ces événements se produiront et que Dieu voudra nous appeler à Lui: si nous sommes assis, restons assis, si nous marchons dans la rue, continuons de marcher dans la rue, car la grâce de Dieu nous protégera. Car Dieu fera en sorte que les âmes qui sont en état de grâce seront préservées, et même il est écrit qu’il les enlèvera (1). Mais ce qu’il nous faut, c’est être prêts. »
Soyons toujours en état de grâce
« Veillons à ne pas rester en état de péché mortel; moi, je crois que je ne dormirais pas tranquille si j’étais en état de péché mortel, non pas pour le châtiment qui pourrait arriver, mais pour l’offense à Dieu si grande qu’est le péché mortel. Le mot le dit bien: mortel, parce que l’âme est morte et que la grâce ne pénètre pas en elle. Alors si nous étions pris dans cet état et que Dieu nous appelle à ce moment-là! Nous devons être comme les vierges sages, avec la lampe allumée et non pas avec la lampe éteinte (2). Et nous devons nous efforcer toujours de regarder la lampe pour voir si elle a de l’huile. Moi je compare la lampe à l’âme: si l’âme est alimentée par la prière et le sacrifice, elle reste active et en état de grâce. Si l’âme ne s’alimente pas, alors elle demeure dans la mort. C’est pourquoi nous ne devons pas cesser de prier; c’est ce que le Seigneur nous demande si souvent: Priez! Faites pénitence et oraison! Cela, Il nous le répète très souvent. Et Il nous dit aussi de faire des visites à Notre Seigneur, prisonnier d’amour dans le Tabernacle, et surtout que notre cœur soit toujours élevé vers les hauteurs. Plus notre cœur sera élevé vers le ciel, mieux nous cheminerons sur la terre. C’est cela qui doit nous importer: être toujours unis à Dieu, en bons termes avec Lui. L’amour avec l’Amour: que l’amour de l’homme se retrouve toujours avec l’Amour de Dieu. Mais pour cela nous devons abandonner beaucoup de choses dans le monde. Le démon est très rusé: il nous présente beaucoup de belles choses, exquises au palais, pour nous faire tomber, et si après une de ces chutes, nous n’avions pas le temps de dire: Mon Dieu, pardonne-moi! Tous nous commettons des fautes, mais que jamais nous ne soyons surpris en état de péché mortel! Et si nous tombons, parce que nous sommes fragiles, cherchons vite un prêtre, ouvrons-lui notre conscience avec clarté et demeurons dans la paix; la plus belle chose que puisse ressentir l’âme, c’est d’avoir en elle la paix. »
Ne négligeons pas l’ascèse
« Pour le reste, la Très Sainte Vierge nous le dit: le Seigneur et sa Mère nous attendent avec les bras ouverts. Aussi graves que soient nos fautes, plus grand est leur amour. Mais que cela ne soit pas une raison pour nous dire: comme l’amour de Dieu est si grand, nous pouvons tomber tranquillement, et puis nous nous confesserons. Mais prenons plutôt les rênes de notre corps, tenons-les fermement, parce que nos sens sont comme un cheval, si nous lâchons les rênes, le corps nous demande encore et encore. Le corps, nous devons le traiter comme un bourricot, il ne faut pas le satisfaire avec des plaisirs et des choses exquises, parce que si on lui donne un plaisir, il en demande un autre. C’est pourquoi nous devons lutter contre les plaisirs qui sont des passions, et les passions ne sont pas bonnes, sauf la passion de Jésus-Christ. Il en coûte à tous de lutter, et tous nous luttons pour la même cause, pour atteindre l’éternité. Qu’un jour nous nous retrouvions là-haut tous ensemble, et alors nous éprouverons le bonheur parfait, que nous n’avons pas éprouvé ici sur terre. Que puis-je vous dire de plus? Je crois que tout es: contenu dans ces paroles. »
L’Œuvre d’Amour et de Miséricorde
« Je vous remercie tous beaucoup pour votre charité envers les pauvres et les nécessiteux. Pensez que vous ne resterez pas sans récompense et que le Seigneur vous donnera le centuple. Oui, le Seigneur donne même plus que le centuple. Vous avez vu en quoi consiste cette Œuvre: il s’agit d’accueillir des pauvres et des nécessiteux, et nous sommes tous concernés par cet acte de charité à l’égard de ces pauvres créatures qui ont besoin de nous et qui nous tendent la main. Et je crois que nous devons tous nous présenter devant Dieu avec des œuvres: non pas avec des paroles seulement mais avec des œuvres. Dieu vous le demande à vous, et à moi, et à tous ceux qui font partie de cette Œuvre. Vous savez que cette Œuvre a été demandée par la Très Sainte Vierge. Elle a demandé des Œuvres d’Amour et de Miséricorde. Et j’ai vu que les plus nécessiteux étaient les vieillards, parce que presque personne n’aime les vieillards. Les pauvres, après avoir tout donné, toute leur vie, tous leurs biens pour certains, toute leur jeunesse, pour leurs enfants ou pour des parents, ensuite ils se trouvent abandonnés. C’est pour cela que j’éprouve beaucoup de peine pour ces pauvres vieillards. Les enfants, je le dis souvent, sont très mignons, tous les trouvent jolis et agréables. Mais les pauvres vieillards suscitent souvent de la répulsion. Quand un petit enfant fait ses besoins, ont trouve cela presque plaisant, mais quand il s'agit de vieillards qui font leurs besoins sur eux, c’est tout autre chose. Quand ils bavent, quand ils pleurent, quelle tristesse de ne pas avoir une main qui les nettoie, qui essuie leurs larmes. Et même quand ils font leurs besoins, Dieu leur donnera du parfum pour ceux qui se pencheront sur eux avec amour, en les aimant pour l’amour de Dieu. Quand nous arriverons devant Dieu, Il nous dira: Je te connais, parce que tu as œuvré dans la charité comme J’aimais œuvrer Moi-même quand J’étais sur la terre. Entrez, vous aurez ici une place de choix. Oui, notre amour nous obtiendra cette place de choix, si nous pensons toujours à ces pauvres personnes âgées. Moi, je les vois souvent comme de petits enfants à qui manque ce qu’ils ont de plus cher, leurs enfants, et ils meurent avec cette plainte que leurs enfants les ont abandonnés et ne veulent rien savoir d'eux: après leur avoir enlevé leur dignité, ils leur ont tout enlevé; c’est très triste, mais ainsi va le monde.
C'est pourquoi nous devons répandre cette Œuvre comme les étoiles se répandent dans le ciel, suivant la parole même de Notre Dame, parce qu’il y a beaucoup de personnes âgées seules. S: vous saviez comment nous les trouvons, dans des maisons à la campagne remplies de saletés où il y a même des rats. Nous en avons même recueillis qui avaient été mordus par des rats, et si vous les voyiez après qu’ils ont été recueillis dans nos maisons, on ne dirait pas les mêmes personnes, ils paraissent même beaucoup plus jeunes.
Il faut donc que nous soyons toujours prêts à tendre la main à ceux qui ont besoin, et que nous puissions terminer toutes les œuvres que nous avons entreprises. Beaucoup d’entre vous ont vu nos chantiers en cours de Torralba del Moral et de Penaranda de Duero. Les travaux avancent peu à peu, mais nous avons besoin d’aide pour terminer toutes ces œuvres. Si nous avions les moyens économiques dont nous avons besoin, nous mettrions de grandes équipes et nous terminerions rapidement les travaux. Mais comme nous dépendons des aides que nous recevons, tout cela ne se fait que petit à petit. Nous n’avons que trois ou quatre maçons sur chaque chantier, et si nous voyons que les moyens économiques ne suffisent pas, nous devons arrêter les travaux. C’est ce qui est arrivé pour Torralba, où les travaux ont été complètement arrêtés pendant près de trois ans parce que nous n’avions pas les moyens économiques nécessaires. Et songez que la maison de Torralba pourra accueillir cent personnes, ce qui est considérable. A Penaranda de Duero, outre les Réparatrices qui ont là leur noviciat, une trentaine de vieillards seront accueillis quand tout sera terminé. Notre désir, vous l’imaginez, est d’avancer, de faire progresser sans cesse cette Œuvre, mais nos ressources sont insuffisantes et nous avons besoin de l'aide de tous. Pensez que cette Œuvre est autant la vôtre que la nôtre, parce que Notre Seigneur nous la demande à tous. Vous savez maintenant que nous avons fondé une Association en France pour faire connaître notre Œuvre et pour lui venir en aide. Vous connaissez bien aussi tous ceux qui animent cette Association et qui dépendent étroitement de nous: Marie-Georges Etcheverry, la présidente, Pierre Piqué, le secrétaire, Don José Arranz, le vice-président, Maria Capilla, la trésorière, Juliàn Arguëllo, membre du Comité, et cette pauvre femme qui vous parle fait partie aussi du Conseil d’Administration. Donc nous avons une Association en France, pour que vous voyiez comme la Sainte Vierge vous aime: Elle veut compter sur vous. Je vous remercie encore pour tout ce que vous faites, et que Dieu vous donne le centuple, comme Il l’a promis.
Je vous embrasse très fort. »
(1)-Saint Paul a déjà évoqué clairement cet « enlèvement des élus » dans le texte suivant: « Ceci nous vous le disons comme parole du Seigneur: nous, les vivants, nous qui serons encore là lors de la Venue du Seigneur (n. d. r.: sa Venue intermédiaire ou « Parousie », cf. Ap 20, 2-6), nous n ’aurons pas priorité sur ceux qui sont morts, car le Seigneur lui-même, au signal donné par la voix de l'Archange et la trompette divine, descendra du ciel, et les morts qui sont dans le Christ ressusciteront en premier lieu (n. d. r.: c’est la « première résurrection » des justes mentionnés dans Ap. 20, 4-6). Après quoi nous, les vivants, nous qui sommes encore là, nous serons réunis à eux et emportés sur des nuées pour rencontrer le Seigneur dans les airs. Ainsi nous serons avec le Seigneur toujours » (1 Th 4, 15-17).
Luz Amparo a déjà reçu de précieuses lumières sur ce sujet, par exemple: « Communique-leur (aux hommes) que le Jour du Créateur, le Jour de Yahvé, est proche. Qu’on fasse le nécessaire pour être à la droite de mes élus afin que Je puisse les emporter dans la terre promise » (N. S., 19. 3. 1982). « Cette terre est la terre promise des élus. Jésus règnera comme Roi des Rois sur la terre... Les vaisseaux célestes sont préparés pour transporter les élus sur la terre promise. Ces vaisseaux viendront entourés de lumière bleue comme une sorte de nuage... » (S. V., 24. 2. 1983). « Les chars de feu de Dieu le Père sont préparés, mes enfants, pour vous transporter vers la terre promise. Mais soyez attentifs: vous êtes nombreux à être appelés fils de Dieu, mais peu nombreux seront les élus.... » (S. V., 3. 9. 1983). Jésus avait averti en effet: « Comme les jours de Noé, ainsi sera la Venue du Fils de l'Homme. En ces jours qui précédèrent le déluge, on mangeait et on buvait, on prenait femme et mari, jusqu’au jour où Noé entra dans l'Arche, et les gens ne se doutèrent de rien jusqu’à l’arrivée du déluge, qui les emporta tous. Telle sera aussi la Venue du Fils de l’Homme. Alors deux hommes seront aux champs: l’un est pris (n. d. r: « enlevé » pour échapper au châtiment); deux femmes en train de moudre: l’une est prise, l’autre laissée » (Mt. 24, 37- 41). Donc prière et pénitence! Vigilance, pour être toujours en état de grâce!
(2)-cf. Mt 25, 1-13; Lc 12, 35-38.
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IDEAL
Troisième Demeure : J'évite tous les péchés.
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Re: Apparitions à l'Escorial - Toutes les causeries de Luz Amparo Cuevas aux pélerins français

Message  IDEAL le Sam 23 Mar 2013 - 22:26

6 AOÛT 2000


Voici son entretien du 6 Août 2000. Au début, Amparo répond aux questions que lui posent les pèlerins, mais bien vite elle donne libre cours à son inspiration, parlant des choses qui lui tiennent le plus à cœur: la Majesté divine, Jésus, Marie, ses chers vieillards, captivant ses auditeurs sous le charme d’une âme simple et crue, sans artifices, manifestement remplie de Dieu.

Les Visions dont bénéficient Amparo
« On me demande pourquoi je remue les yeux de tous côtés quand j’entre en extase et ce que je vois. D’abord, il me semble que je ne me trouve plus ici sur la terre, je vois une si grande beauté en tout! Je vois les Anges, je vois la Très Sainte Vierge, je vois aussi Notre Seigneur qui accompagne le plus souvent la Très Sainte Vierge. C’est un tableau si merveilleux que je ne peux pas le décrire comme il conviendrait, parce que c’est une telle grandeur que je vois que je ne peux pas la traduire avec ma pauvre bouche humaine. Par moments on me montre aussi des âmes qui sont damnées pour ne pas avoir été fidèles, d’autres âmes qui sont sauvées et qui se trouvent dans des demeures célestes d’une grande beauté. A d’autres moments on me montre des personnes qui se sont converties ici et qui, après leur mort, jouissent de la présence de Dieu à cause des grâces qu’elles ont reçues au Pré-Neuf. On me montre aussi la conduite de nombreux prêtres pour que je prie pour eux, on me montre la conduite des êtres humains. Parfois on me montre aussi comme les hommes portent en triomphe les péchés capitaux, et je vois que ces hommes vivent comme à Sodome et Gomorrhe. Parfois aussi on me montre les châtiments qui peuvent tomber sur l’humanité. Mais, il faut le dire, ces châtiments sont limités, conditionnés, et dépendent de notre correspondance ou de notre absence de réponse à l’appel divin, par la prière, la pénitence, le sacrifice, qui pourraient arrêter ce qui peut survenir. On me montre aussi la valeur du Saint Rosaire, je vois comme le Rosaire peut arrêter une guerre, guérir des maladies. Le Rosaire a une grande puissance, car le Rosaire plaît beaucoup à la Divine Majesté de Dieu. Et on dit dans ces messages que le Rosaire est totalement oublié, comme le sont aussi la pénitence, les sacrifices et la prière en général. Parfois on m’a montré la léthargie dans laquelle sont tombées les âmes consacrées, et comme le démon profite de cette situation, parce que ces âmes peuvent faire beaucoup de tort aux âmes. C’est un tableau que je vois constamment: les grandes beautés et parfois aussi les grandes tristesses. Et j’ai beau vouloir expliquer davantage, je n’y arrive pas. »
Comment Amparo reçoit le Message
« Moi, je le comprends à la mesure de mon intelligence. Parfois je reçois le message par l’intermédiaire de choses, de signes, que je comprends parfaitement quand je les reçois. Maintenant par exemple je ne le comprendrais pas ainsi. C’est un langage qui m’est donné à ce moment-là pour que je le comprenne, et moi, je répète ce qu’on me dit, je répète aussi la signification de chaque symbole que je vois. Voilà comment je reçois le message. »

Comment peut-on entrer dans l’Œuvre
« On peut entrer dans la Fondation en en faisant la demande. Il y a plusieurs niveaux d’appartenance à notre Œuvre, il y a plusieurs branches: il y a ceux qui ont fait des vœux et qui vivent ensemble dans la communauté, il y a des membres associés. Il y a plusieurs façons d’être agrégé à l’Œuvre. L’Association publique approuvée par l’Eglise comporte trois branches: la branche des Réparatrices, ces religieuses qui s’occupent des vieillards dans nos Maisons d’Amour et de Miséricorde. Une autre branche: celle des Prêtres. Beaucoup de prêtres sont issus de cette Œuvre, ont reçu grâce à elle la vocation sacerdotale, mais concernant ceux qui appartiennent à notre famille, il y a trois prêtres ordonnés en juillet dernier, et plusieurs séminaristes qui sont en formation au Séminaire, alors que d’autres se préparent à y entrer. Il y a aussi une branche de personnes mariées, qui abandonnent tout, vivent en commun et s’occupent des pauvres; elles vivent comme le Christ a vécu sur la terre, et aussi de la façon que Notre Seigneur avait proposée au jeune homme riche (1). Celui-ci avait appelé Jésus « Bon Maître », et le Seigneur lui répondit: « Dieu seul est bon ». Le jeune homme lui demanda: « Que dois-je faire de bon pour posséder la vie éternelle? ». Et le Seigneur lui répondit: « Observe les Commandements », puis Il ajouta: « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne- le aux pauvres, et tu auras un trésor aux cieux; puis viens, suis-Moi ». Le jeune homme n’a pas voulu L’écouter « et s’en alla tout triste, car il avait de grands biens ». Au contraire du jeune homme riche, les personnes qui viennent dans cette Œuvre abandonnent tous leurs biens: la moitié pour la donner aux pauvres, la moitié pour la donner à la Communauté dans laquelle elles vont vivre. Et elles viennent sans aucune préoccupation et sans aucun attachement, ce à quoi elles étaient attachées auparavant, elles l'ont laissé pour vivre libres et plus près de Dieu. »
Se détacher de la matière pour s’attacher à Dieu et être près de Lui
«En effet, lorsque quelqu’un se détache de toute la matière, il se libère de tous ces attachements au monde et il se rapproche de plus en plus de Dieu. Et c’est ce que veut cette Œuvre, et c’est ce que nous essayons de faire. A beaucoup de frères et sœurs, il leur en coûte beaucoup de faire cela, et ils ne le font pas, mais nos portes sont ouvertes à tous ceux qui veulent franchir ce pas. Le jeune homme riche est parti tout triste, la tête basse, en pensant à la profondeur des paroles de Jésus, et pourtant il n’a rien voulu abandonner. Et moi, j’ai vu que, pour ne pas avoir voulu abandonner ses richesses, il est devenu plus tard le mauvais riche, appelé Epulon, qui a inspiré la parabole de Jésus (2). Le pauvre malheureux, de l’enfer où il était, demandait que l’on avertisse sa famille. Et Abraham répondit: « Ils ont l’enseignement de Moïse et des prophètes, qu’ils les écoutent ». S’il n’a pas fait cas de Jésus, si nous-mêmes nous ne faisons pas cas des appels directs que le Seigneur nous lance, nous ferons encore moins cas de ce que nous entendrons d’une personne de moindre importance que le Seigneur. Il faut être bien disposé et avoir des ailes pour s’envoler là où Dieu veut que nous allions. Et si j’ai un attachement, si je vois que cet attachement va m’empêcher d’aller vers Toi, Seigneur, je veux supprimer cet attachement qui m’empêche d’aller vers Toi! Puis on ferme les yeux et on fait ce qu’il faut. Et Jésus nous le demande à tous! »
L’ami de Saint-François

Mais ne faisons pas ce que fit un ami de saint François. Quand saint François embrassa la vie de renoncement que vous savez, cet ami venait trouver sans arrêt saint François et lui disait: « François, comme ce que tu as fait est bien, je voudrais faire comme toi ». Et saint François de lui dire: « Eh bien, abandonne tous tes biens, donne-les aux pauvres, et viens avec moi ». Cet ami a tardé beaucoup à faire ce que saint François lui suggérait, et un jour il se présente au couvent et dit: « François, j’ai fait tout ce que tu m’as dit ». Et saint François lui dit: « Entre ». Il entre et se joint aux frères. Mais quand c’était l’heure de travailler, il ne pouvait pas, il était fatigué. Par contre, quand c’était l’heure de manger, on lui donnait une assiette, puis une autre, et il avait encore faim. Saint François lui dit alors: « Tu ne voulais pas faire la même chose que moi? » - « Oui, oui, c’est ce que j’ai fait ». « Et tes biens, à qui les as-tu donnés? » - « A ma famille » - « Tu les as donnés à ta famille, et non aux pauvres? Ecoute, voici ce que je vais te dire: tu n’es pas bon pour servir Dieu, parce que tu manges comme une légion et tu travailles comme une mouche. Et encore tu as donné tes biens à ta famille! Tu n’as aucun mérite, parce que le mérite, c’est de le donner aux pauvres ». Et il a dû l’inviter à quitter le couvent. Quelle façon de suivre le Seigneur! Je crois que ce qui convient, c’est de faire ce que le Seigneur nous dit. »
L’exemple du Seigneur et de sa famille
Lui, le Seigneur, Il a abandonné le Ciel, Il a abandonné les satisfactions qu’il y avait, Il a abandonné la joie, la paix et tout ce qu’il y avait au Ciel pour venir sur la terre, pour devenir homme, pour devenir semblable aux hommes à l’exception du péché. Il a connu la faim, le froid, la chaleur, et Il a connu beaucoup de nécessités. J’ai vu souvent la vie de Jésus. Et saint Joseph, dans l’atelier. Il avait un atelier très pauvre avec quelques rares outils, et parfois il n’avait même pas une petite chaise à faire pour manger. Sainte Elisabeth aidait beaucoup la Très Sainte Vierge, c’était sa cousine, elle avait beaucoup de biens. Et même il y avait des voisins qui aidaient la Très Sainte Vierge. Oui, Jésus s’est tellement égalé à nous qu’il a voulu connaître toutes les nécessités que connaissent les hommes. Il aurait eu un Ange à son service s’Il l’avait demandé à son Père, mais Il ne s’est pas prévalu de sa condition divine, Il a vécu dans la condition humaine de la même manière que nous. Et c’est ainsi que nous, nous devons vivre en imitant notre Seigneur. Vous savez, beaucoup d’entre nous, quand nous arriverons devant Dieu, nous pourrons avoir une grande surprise. Il nous dira: « Qu’as-tu fait, toi, pour la gloire de Dieu? Et toi, tu viens ici, alors que tu n’as pas su aimer, partager, tendre la main à celui qui avait besoin! » Oui, nous devrons nous présenter à Dieu avec des œuvres et non pas les mains vides. »

Il nous faut embrasser la Croix
« Et nous devrons nous présenter « christifiés » pour que Jésus nous reconnaisse comme des frères jumeaux par la Croix. Or maintenant, on a oublié totalement le sacrifice. Quand on a une croix, on la repousse, on se révolte contre Dieu, et on donne un coup de pied à la croix au lieu de l’accepter et de l’embrasser en se disant: cette croix c’est mon salut, c’est mon amie, et je ne veux jamais m’éloigner d’elle. Tant que je vis, je veux embrasser cette croix, et quand je mourrai, la croix restera derrière moi, mais c’est par la croix que j’entrerai au ciel. Non, nous ne devons pas repousser la croix du Christ, quelle que soit sa taille, mais en recevant toutes les croix qui viennent de la main de Dieu, nous devons dire: « Seigneur, fais de moi ce que tu voudras ». Si on nous calomnie, eh bien qu’on nous calomnie, si on nous diffame, qu’on nous diffame, si on nous persécute, qu’on nous persécute. Pensons qu’on a persécuté Jésus, qu’on L’a calomnié, que Jésus a traversé pour nous tant et tant de difficultés sur la terre, et que le disciple ne peut pas être au-dessus du Maître (3). Chacun doit se remplir de Dieu pour dire: je continue, je vais de l’avant. Et peu m’importe ce qu’on pourra dire de moi, je veux suivre mon Maître et si mon Maître a été calomnié, que ne pourra-t-on dire de nous qui sommes coupables! Il faut être très courageux car beaucoup n’arriveront pas à l’éternité par lâcheté. Et je crois que les enfants de Dieu, on doit les reconnaître à la force d’âme, à l’amour, à l’unité et au fait de mettre en pratique l'Evangile, mais l’Evangile tel qu’il est écrit. Ne supprimons pas des pages de l’Evangile. Ne cherchons pas à passer directement à la gloire sans passer par la croix. Avant de ressusciter, il faut mourir, et il faut mourir peu à peu à toutes les choses du monde. Le Seigneur est resté absolument sans rien, parce que même sa Mère, Il ne l’a pas gardée. Sa Mère aussi savait que Dieu lui avait en quelque sorte prêté son Fils pour qu’Elle Le livre et Elle a accepté cela. C’est pourquoi Elle est dans la joie du Ciel, et tous ceux qui auront accompli la volonté de Dieu jouiront aussi de la gloire de Dieu dans l’éternité. C’est le pas que nous devons faire, et vous savez, par un mauvais pas que nous faisons, nous pouvons nous damner. Tenons davantage compte de l’éternité que du temps: arriver à l’éternité est une chose si grande! »
« Aussi grand que l’éternité est le fait d’être fils de Dieu, au point que si nous nous rendions compte de ce que signifie être fils de Dieu, nous en deviendrions fous de joie. Je crois que nous ne nous sommes pas rendus compte de la grandeur que nous avons, nous les chrétiens, d’être enfants de Dieu. Dieu, notre Père! Çà, c’est la grandeur la plus élevée que nous puissions avoir, et si Dieu est notre Père, nous sommes une famille, nous sommes tous des frères, des fils de Dieu, et dans cette famille si grande nous devons nous aider les uns les autres, nous pardonner, nous unir pour réaliser plus de force, et si nous sommes tous unis, nous ne défaillirons jamais. Demandons donc la force au Seigneur, prenons la main de Marie, car Elle ne nous lâchera jamais, et Elle nous conduira toujours sur le bon chemin. Je crois que beaucoup a été dit. Alors, celui qui a la vocation de nous suivre, qu’il nous suive, les portes sont ouvertes. »

Les Messages pour l’Espagne?
« On me demande si les messages que je reçois sont pour sauver l’Espagne. A cela je réponds que le Seigneur s’intéresse au monde entier. Il n’y a pas que les Espagnols qui sont ses enfants, mais tous les hommes sont des enfants de Dieu. Nous ne pouvons pas dire; moi je prie pour l’Espagne, mais plutôt: je prie pour le monde entier, parce que nous sommes tous des enfants de Dieu, nous sommes tous frères, et nous devons tous prier les uns pour les autres. Nous ne devons pas en rester à ceux d’Espagne, pensons à tous ces frères humains qui souffrent, qui ont faim, qui souffrent des calamités. Bien sûr, en tant qu’Espagnols, nous aimons l’Espagne, parce que c’est notre nation, mais à mon avis, toutes les nations sont aimées de Dieu, et nous devons prier pour toutes ces nations. »
Visions fréquentes de Marie, de Jésus
« On me demande si je vois la Sainte Vierge à d’autres moments que lors des grands messages publics. Oui, je La vois, c’est une grande joie, mais çà dure si peu de temps, et quand au sortir de l’extase je me retrouve ici sur la terre, je souffre davantage. Après avoir vécu ces moments, mon cœur souffre du contraste qu’il y a entre ce monde du Ciel et notre pauvre monde de la terre. Pensons donc à l’éternité qui ne s’achève jamais. Si nous donnons tant d’importance à notre vie sur la terre, qui en fait ne dure qu’un tout petit instant, que dire de l’éternité, qui n’aura jamais de fin? Mon Dieu, quelle grande chose!
Oui, je vois souvent Notre Seigneur avec la Sainte Vierge. Hier je L’ai vu avec le visage ensanglanté, son visage totalement défiguré. « Regarde, me dit-Il, ce qu’est devenue la beauté d’un Dieu Tout-Puissant, défiguré à cause des péchés des hommes, spécialement à cause des péchés de mes prêtres et de mes âmes consacrées ».
L’amour de Jésus pour ses Prêtres
« Car le Seigneur aime beaucoup les prêtres et les âmes consacrées, et Il dit: « Je ne suis pas triste à cause de ceux qui ne Me connaissent pas, mais à cause de ceux qui Me connaissent, qui connaissent ma Parole et qui Me méprisent ». Nous devons prier pour qu’il y ait de saints prêtres, parce que le démon les attaque, sachant que ce sont eux qui peuvent faire le plus de mal. Nous avons besoin de bons prêtres, mais ils sont si rares. »
Le départ de Don José
« Nous avions ici un chapelain, Don José Arranz. Quand il est venu ici, son évêque avait beaucoup de problèmes, car Don José est un prêtre qui a beaucoup de sagesse, de science, c’est un homme très près de Dieu. Son évêque a vu qu’il n’avait plus de professeurs pour son séminaire, et alors il a fait appel à lui, et pourtant Don José a l’âge de la retraite, mais tant qu’un prêtre est lucide, il est très utile à son diocèse. Don José nous a laissé espérer que ce ne serait que pour une période et que son évêque lui permettrait de revenir. Mais nous avons un autre chapelain, le Père José Maria, que je voudrais vous présenter. Il est plus jeune que Don José, mais c’est un bon prêtre, c’est ce qui est important. Nous avons beaucoup regretté le départ de Don José, parce qu’il était très bon pour nous, mais comme il est au service de l’Eglise, nous nous résignons: s’il fait du bien aux âmes là où il est, nous nous résignons parce que nous sommes des fils de l’Eglise. Mais il est sûr que nous aurons un autre prêtre. Vous savez que des trois prêtres de notre communauté qui ont été ordonnés récemment, l’un reste encore ici pour aider, car notre Œuvre est grande. Il y a plusieurs maisons ici, il y a Grinon, Penaranda, bientôt Torralba. Nous donnons beaucoup à nos prêtres pour les aider dans leur vocation, et eux doivent nous donner leur assistance spirituelle. Pour en revenir à Don José, il était très triste de partir, il a même pleuré, mais comme fils de l’Eglise, il doit obéir; et qui sait si ce n’est pas une épreuve que le Seigneur a permise, pour qu’il sache obéir à l’Eglise et que nous aussi nous sachions obéir à l’Eglise. Donc, si vous voulez avoir recours au Père José-Maria, si vous voulez lui demandez quelque chose, il est là et il se fera un plaisir de vous répondre. Il est prêtre pour l’éternité. C’est lui qui désormais se chargera de ce que faisait Don José. Il faut accepter la volonté de Dieu et penser que s’Il nous ferme une porte, Il nous ouvrira ensuite quatre ou cinq fenêtres. Il faut avoir confiance en Lui. »
Les dangers qui guettent les Prêtres
« Je vois dans l’assistance un prêtre « morenito » (un peu brun) (4). Qu’il s’incardine ici en Espagne. En plus, il est très jeune et il peut faire beaucoup de bien aux âmes. Qu’il soit surtout un bon prêtre, et comme je le dis à tous les prêtres, qu’ils soient les temples de l’Esprit Saint, parce que le démon attaque beaucoup de ce côté-là. Et quand on les ordonne prêtres, ils sont prêtres pour l’éternité et doivent faire très attention avec les femmes, parce que les femmes sont un danger! (rires). Le monde est si mauvais que les âmes qui se consacrent à Dieu, le démon les infantilise et il se sert aussi bien de femmes jeunes, mariées ou veuves. Il faut être très fort face aux attaques du démon et ne pas donner trop de confiance aux femmes. Le prêtre est un joyau qui doit rester éloigné de tout ce qui peut lui porter préjudice. Et c’est ainsi que le Seigneur veut qu’ils soient. Aujourd’hui les femmes sont partout, dans la catéchèse, dans les paroisses. Or les prêtres sont des êtres humains et ils sont exposés à tomber dans les tentations, et si on leur présente les plats à la bouche, évidemment.... Il faut être très fort, et dire: « sacerdos in aeternum ». Devant un danger, dire: Seigneur, je ne veux pas que tu aies une mauvaise image de moi, parce que tu aurais honte de moi. Je suis ton prêtre, aide-moi à me conserver jusqu’à la mort et à demander la mort plutôt que d’offenser Dieu. En effet, quelle tristesse que d’offenser Dieu! On doit devenir amoureux du Christ, de Dieu, amoureux de sa vocation au service des âmes, et se dire: ma mission n’est pas autre que cela. Et tout ce qui s’éloigne de cela, il faut couper parce que cela peut me conduire à un danger, couper court avant que le danger ne se produise. Je prie beaucoup pour les prêtres, j’offre beaucoup de choses pour eux (5), pour qu’il y ait des prêtres qui n’offensent pas Dieu et qui soient saints. Car nous devons être tous des saints, pour arriver au Ciel nous devons être tous saints, mais les prêtres sont appelés particulièrement à cette sainteté; les prêtres ont deux anges qui veillent sur eux et qui les protègent: l’ange gardien et l’ange de la vocation. Comme ils sont contents, les anges, de présenter devant Dieu les présents des bons prêtres et de dire: Voici, Seigneur, les présents des bonnes œuvres de ces prêtres, de leur pureté, de leur propreté. Car les péchés de la chair sont ceux qui conduisent le plus à la damnation. Combien d’âmes il y a en enfer, et pour cela, il faut lutter contre la chair. Et comme la pénitence aujourd’hui n’existe plus, comment va-t-on lutter contre la chair? Alors que précisément la pénitence est un des antidotes pour lutter contre la chair. Les trois ennemis de notre âme sont le monde, le démon et la chair. Comment lutter contre le monde? En se retirant du monde. Contre la chair? En la châtiant pour ne pas tomber dans la tentation. Et contre le démon? Avec la prière, la prière, et encore la prière. C’est ainsi qu’on le maintient à distance. Là où est la prière, le démon n’a pas de pouvoir, car le démon n’a pas plus de pouvoir que Dieu. Il fera des tentatives, il tentera les âmes, Dieu permettra des épreuves, mais à la fin c’est Dieu qui triomphera. Revenons au Père José-Maria. Il est venu ici pour la première fois en 1983, après l’épreuve qui m’est arrivée au Pré-Neuf (6). »

Le « martyre » d’Amparo
« Le 26 mai de cette année 1983, alors que je me trouvais seule au Pré-Neuf en train de prier, trois individus en cagoule m’ont assaillie, m’ont rouée de coups et m’ont laissée à moitié morte. Ils m’avaient dénudée et avaient jeté mes vêtements dans le bassin. Ils voulaient que je nie l’apparition, que je blasphème contre Dieu, ils avaient un enregistreur sur lequel ils voulaient enregistrer mes blasphèmes.. Mais Dieu n’a pas permis que je blasphème; j’ai dit que je préférais mourir plutôt que de blasphémer contre Dieu. Alors ils m’ont cassé les dents, ils m’ont frappé violemment avec un bâton sur toutes les parties du corps, me laissant à moitié morte. Avant de m’arracher mes vêtements, ils m’avaient mis un bandeau sur les yeux, ils m’avaient attachée à un arbre, avaient mis une pierre dans la bouche pour m’empêcher de crier. Ils ont voulu abuser de moi. Et moi, je disais: mon Dieu, ne permets pas cela. Et alors on a entendu un bruit, comme un bruit de pierres qui tombaient ou comme un mur qui s’écroulait, et mes agresseurs se sont enfuis. C’est mon mari qui a trouvé mes vêtements dans le bassin, il s’est mis à crier en disant qu’il était arrivé quelque chose à sa femme; on a cherché dans tout le pré, puis on m’a découverte inanimée, inconsciente, saignant par la bouche et en d’autres parties du corps; on a fait venir une ambulance, on m’a conduite dans un hôpital, et là on m’a soignée. Cela se produisit le 26 mai 1983. »
Père José Maria
« Je suis donc venu au Pré-Neuf le premier samedi de juin 1983, aussitôt après l’épisode que vient de raconter Amparo. Par une grâce de Dieu, j’ai cru à ces apparitions et j’ai senti ici l’appel de Dieu. J’ai continué à venir pendant deux ans et en 1985 je suis entré au séminaire. Après mes six années d’études au séminaire, j’ai été envoyé en 1991 dans une maison de Cordoue qui appartient à la communauté sacerdotale à laquelle je suis rattaché. J’y suis resté quatre ans puis j’ai rencontré Amparo avec une autre personne de la Fondation, et Amparo m’a demandé si je voulais collaborer avec l’Œuvre. Comme c’était aussi mon désir, j’ai exposé la question à mes supérieurs, j’ai dû rester un an de plus là où j’étais, et après avoir obtenu la permission de mes supérieurs, j’ai écrit à Mgr le Cardinal Don Antonio Maria Rouco Varela, Archevêque de Madrid, qui est l’ordinaire de ce lieu et le Supérieur ecclésiastique de la Fondation et de l’Association de fidèles, et il m’a nommé officiellement deuxième chapelain de l’Œuvre le 8 novembre 1996. Et depuis lors j’exerce ce ministère de chapelain, et j’espère continuer à le faire. »
Amparo parle de l’Œuvre
« Ainsi l’Œuvre ne reste pas sans prêtre. Nous avons aussi provisoirement le fils de Julian ordonné le 14 juillet dernier avec deux autres séminaristes issus de notre Communauté. Dieu pourvoira. Nous, nous allons continuer à étendre l’Œuvre comme la Vierge nous le demande, puisqu’Elle nous a dit qu’Elle voulait que cette Œuvre s’étende comme les étoiles dans le ciel. Nous ferons tout le bien que nous pourrons à ces pauvres personnes âgées. Ce sont les plus nécessiteux, je le répète chaque fois, le vieillard est celui qui a le plus besoin que nous lui tendions une main secourable. On abandonne les vieillards aujourd'hui, on les laisse dans la misère, on leur enlève tout ce qu’ils ont, et quand ils n’ont plus rien, ils ne servent plus à rien. Après qu’ils ont tout donné, on les abandonne. Et cela me donne beaucoup de peine qu’ils se voient dans l’abandon où ils se trouvent, après qu’ils ont donné toute leur vie pour leurs enfants. De voir comment on traite aujourd’hui les vieillards, quelle peine et quelle tristesse! Dans chaque maison où il y a un enfant, il faudrait que la meilleure des pièces soit pour les parents âgés, parce qu’ils ont tout donné pour leurs enfants. C’est cela qui m’angoisse: tous ces vieillards dans le besoin. Le vieillard s’achemine vers la mort et il a besoin qu’on l’aide aussi bien sur le plan spirituel que sur le plan physique. Nous les aidons ici à bien vivre les derniers jours qui leur restent à vivre et à bien mourir dans la grâce de Dieu, car je crois qu’ils le méritent. Les petits enfants plaisent à tout le monde, mais les vieillards ont été des enfants et ils redeviennent en quelque sorte des petits enfants. Les pauvres, ils sont comme des enfants. Moi, je les appelle « mis ninos mayores » (mes petits enfants âgés), parce qu’ils se rappellent toute leur vie et ils sont comme des enfants. Si je voyais un jour des enfants abandonnés, j’aimerais beaucoup les recueillir aussi, mais ce qui me préoccupe avant tout, ce sont les vieillards, c’est ma grande préoccupation. Et cela doit aussi vous préoccuper. Si vous avez votre père, votre mère, soignez-les comme un trésor. Nous n’avons qu’une mère sur la terre, et c’est notre trésor le plus précieux. Nous en avons aussi une au Ciel, qui est la plus grande. C’est Elle qui nous aide à supporter toutes les peines et les tristesses de la terre. Si ce n’était pas à cause de notre foi en Jésus et Marie, nous ne pourrions pas survivre à tant de peines, à tant d’angoisses et de tristesses de la terre, mais nous Les avons, et eux Ils nous donnent la joie, Ils augmentent notre foi, notre amour et notre charité. Ne nous séparons jamais d’eux. Et surtout vous qui avez votre mère âgée, ne la mettez pas dans une maison de retraite. Donnez-lui la plus belle chambre, et si votre mari s’y oppose, faites-lui comprendre qu’il sera âgé un jour lui aussi, et s’il a sa mère, on peut l’aider aussi comme notre propre mère. »

Vivons dans l’Union et l’Amour
« Que tout soit fait dans l’union, aussi bien avec la mère du mari qu’avec la mère de l’épouse. Que tous s’aiment dans une même famille. Quelle tristesse que la belle-mère ne puisse voir sa belle-fille, et inversement, alors que ce devrait être un bonheur de se dire: mon fils a une épouse, alors j’ai une autre fille. Et au contraire: ma fille a un époux, alors j’ai un autre fils. Et vivre ainsi dans l’union et l’amour. Si nous ne savons pas vivre ainsi en communauté, nous ne saurons pas vivre dans le ciel! Parce qu’au ciel, nous ne serons pas isolés. Nous vivrons ensemble et nous n’aurons tous qu’une pensée: la pensée de Dieu, nous n’aurons pas besoin d’autre pensée que celle-là. Aimons donc à la manière de Dieu, vivons à la manière de Dieu et soyons heureux à la manière de Dieu. Apprenons donc à vivre ensemble ici, parce que si nous ne pouvons pas nous supporter ici, si nous n’avons pas pu supporter notre belle-mère ou notre belle- fille, comment pourrons-nous nous supporter avec les milliers et les milliers de personnes qu’il y a dans le ciel. Mettons donc en pratique cette vie en communauté pour nous préparer peu à peu sur la terre à la vie qui nous attend au Ciel. Et cela, c’est à notre portée à tous. Les saints sont devenus des saints parce qu’ils ont fait beaucoup de renoncements et beaucoup de sacrifices. Ils n’avaient rien de plus que nous, ils étaient comme nous, des êtres humains, qui souffraient, qui avaient faim, qui supportaient toutes les épreuves que peuvent connaître les êtres humains, mais ils avaient la bonne volonté, ils voulaient suivre Dieu. Ils ont voulu pratiquer les vertus si importantes pour pouvoir survivre sur la terre et pour obtenir ensuite le ciel. Mais ils sont devenus saints parce qu’ils ont renoncé à beaucoup de choses misérables sur la terre, et ainsi ils sont arrivés à contempler la grandeur de Dieu. Mais il nous en coûte beaucoup de renoncer à tant de choses, qui peuvent être un obstacle pour parvenir au ciel, à renoncer aux attachements matériels et temporels. Le sang et la chair, les affaires domestiques, comme dit le Seigneur, il nous en coûte beaucoup d’y renoncer. Je crois que nous devons établir notre résidence dans le monde de la croix, mais que ce soit notre résidence fixe jusqu’à notre mort. Disons-nous: j’ai là une résidence fixe, dans le creux de la croix. Bien sûr, je suis sur la terre, je dois manger, sinon je meurs, je dois m’habiller, sinon je risque d’attirer l’attention des gens, mais je ne veux m’attacher à rien ni rien préférer à Dieu. C’est ainsi que nous obtiendrons tous la grâce d’être avec Dieu, et un jour nous nous verrons au ciel et avec une seule pensée nous nous comprendrons, et nous nous dirons: un jour, nous parlions de cela, eh bien nous y sommes tous arrivés et nous sommes ici tous ensemble. C’est ce que je désire pour vous et pour moi. Donc nous allons réaliser ce désir et le réaliser vraiment, transformer tout cela en réalité. Un baiser très fort à tous! »

L’Association française
« Ah, j’oubliais, êtes-vous au courant de l’Association? (7). Vous savez qu’il existe une Association en France. Marie-Georges Etcheverry en est la Présidente, Pierre Piqué le secrétaire, Don José le vice-président, Maria Capilla la trésorière. Julian fait partie aussi du Conseil ainsi qu’une personne un peu grosse (8). Il existe donc en France une Association pour que toutes ces Œuvres suscitées ici par Dieu soient aussi les vôtres, pour vous permettre à tous de participer à l’Œuvre du Seigneur, pour que nous puissions collaborer tous ensemble pour faire la volonté de Dieu et pour que Dieu soit content. Je vous remercie beaucoup pour l’aide que vous nous apportez; en effet, vous êtes véritablement, vous les Français, des personnes très bonnes, très généreuses. Et il est très important dans la vie d’avoir de la bonté et de la compassion pour les autres. Merci encore et un baiser très fort à tous ».
Notes de la Rédaction:
(1)-cf. Mt 19, 16-22; Mc 10, 17-22; Lc 18, 18-23.
(2)-cf. Lc 16, 19-31.
(3)-cf. Mt 10, 24; Lc 6, 40; Jn 13, 16; 15, 20. Ce langage, pourtant authentiquement catholique et traditionnel, n’est plus accepté par de nombreux pasteurs (si prompts à « mettre en garde » contre une Œuvre de Dieu au-dessus de tout soupçon): ils parlent avec mépris de « clichés du XIXe siècle », de style « pieusard », de « dolorisme » insupportable aux oreilles de nos contemporains. Dans leur « ouverture » à notre monde satanisé, certains chrétiens d’aujourd’hui repoussent la croix, espérant, les malheureux, se faire mieux accepter des païens actuels. Ils se prêchent eux-mêmes, et non plus « Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié » (1 Cor 2, 2), tandis qu’est diffusé librement dans le troupeau un faux évangile maçonnique faussement « philanthropique » (contre lequel on n’entend s’élever aucune « mise en garde »). Et c’est ainsi que les partisans de l’antichrist gagnent sans cesse du terrain....
(4)-Il s’agit du Père Gaspard B., prêtre ivoirien, étudiant à Rome, qui nous a accompagnés pendant notre pèlerinage.
(5)-Notons la manière délicate avec laquelle cette âme victime évoque ses innombrables souffrances librement acceptées en union avec celles de Jésus crucifié pour le salut des âmes....
(6)-Il est venu ici pour la première fois en 1983, après le fameux épisode de ce qu’on a appelé « le martyre » d’Amparo.
(7)-Comme nos lecteurs peuvent s’en rendre compte, Luz Amparo tient beaucoup à l’Association qu’elle a fondée en France, non sans une inspiration céleste, et elle ne manque pas d’en parler à chacune de ses rencontres avec les pèlerins français. L’Association Vierge des Douleurs du Pré-Neuf de l’Escorial (le nom lui-même, si long, a été choisi par elle! ) n’est pas l’Association de X ou Y, d’Artix ou d’ailleurs, comme certaines personnes ont pu tenter de le faire accroire.... Mais c’est l’Association fondée et inspirée par l’instrument de Dieu, pour faire connaître dans notre pays une Œuvre de Dieu, qui est aussi un de ces embryons de l’Ordre grandiose des Apôtres des derniers temps que l’Esprit Saint est en train de susciter ici et là, afin de se préparer à l’avènement tant espéré du Règne de Jésus et à la nouvelle évangélisation qui sera entreprise, sous le patronage de la Reine des Apôtres, par l’Eglise rénovée et triomphante....
(8)-Il s’agit bien entendu de Luz Amparo elle-même.
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Re: Apparitions à l'Escorial - Toutes les causeries de Luz Amparo Cuevas aux pélerins français

Message  IDEAL le Sam 23 Mar 2013 - 22:28

3 Septembre 2000

Voici son entretien du 3 Septembre 2000. Au début, Amparo répond aux questions que lui posent les pèlerins, mais bien vite elle donne libre cours à son inspiration, parlant des choses qui lui tiennent le plus à cœur: la Majesté divine, Jésus, Marie, ses chers vieillards, captivant ses auditeurs sous le charme d’une âme simple et crue, sans artifices, manifestement remplie de Dieu.
Au sujet du Message du 2 Septembre: la possession diabolique

« Vous m’interrogez sur le Message public que j’ai reçu hier. Je dois vous dire d’abord que je ne me souviens pas toujours de tous les termes des messages que je reçois. Au moment de la vision, je répète ce que le Seigneur ou sa Mère me disent ou me font comprendre. Mais Ils me font voir en même temps des personnes, des scènes en rapport avec le message. C’est ainsi que j’ai vu hier qu’il y a beaucoup d’âmes, et même j’ai compris qu’il s’agissait de presque la moitié du monde, qui sont possédées par le démon. J’ai vu les péchés capitaux en triomphe partout, j’ai vu des scènes horribles, de véritables orgies, des hommes péchant avec des hommes, des femmes avec des femmes, j’ai même vu des scènes de zoophilie, des hommes et des femmes péchant avec des animaux. C’étaient des sortes de fêtes horribles, des orgies, mais où les péchés commis étaient surtout des péchés d’ordre sexuel. Ils se roulaient par terre, entraînés par une sorte de musique trépidante. Et même certains se frappaient et se lacéraient avec des sortes de poignards. Oui, j’ai vu que ce qui se passe actuellement dans le monde est quelque chose d’horrible. Et j’ai vu que le démon était dans ces âmes. Certaines aimaient être comme elles étaient, elles criaient, s’agitaient et demandaient encore plus de fêtes et d’orgies. Et j’ai vu que presque tout ce monde était entre les mains du démon. J’ai vu aussi que certaines de ces âmes voulaient que le démon sorte d’elles-mêmes, j’ai vu qu’elles voulaient être libérées de cette emprise démoniaque, elles cherchaient du secours, mais il n’y avait pas d’âmes préparées pour les aider, et elles étaient comme enchaînées, incapables de se libérer par leurs propres efforts. Et c’est pourquoi le Seigneur lançait un appel à des âmes qui seraient préparées, des âmes qui jeûneraient, qui feraient des sacrifices, pour aider ces âmes possédées qui se trouvaient dans cette situation si grave. Ce n’est pas que je les voyais en enfer, non, je les voyais dans le monde, c’étaient des personnes vivant encore sur cette terre. Oui, j’ai vu que le monde était possédé par la méchanceté diabolique (1). »
Appel aux Pasteurs
« Et le Seigneur a lancé aussi un appel aux pasteurs et aux prêtres pour qu’ils soient fidèles, qu’ils reviennent à leur ministère et qu’ils prennent en charge tous ces troupeaux qui sont sans pasteurs et qui sont éparpillés à travers le monde, perdus et sans Dieu. J’ai vu que les âmes abandonnées étaient innombrables et qu’il y avait très peu de pasteurs. Dans le monde on a besoin d’âmes dévouées, pauvres et sacrifiées. Le démon, on l’expulse seulement avec la prière et le jeûne (2). Si une personne n’est pas très bien préparée, si elle ne jeûne pas et si elle n’a pas l’esprit très élevé vers Dieu, elle ne peut pas expulser ces démons de ces âmes. Hélas, il n’y a pas d'âmes aptes à chasser les démons. Jésus a lancé un appel à toute l’humanité pour qu’on se prépare à faire des exorcismes, parce qu’il y a beaucoup, beaucoup d’âmes possédées par le démon. Et je puis vous dire que c’est quelque chose de très triste, car il y a beaucoup d’âmes qui voudraient sortir de la situation de dépendance où elles se trouvent et qui ne le peuvent pas. C’est pourquoi nous devons prier et faire pénitence: prière et pénitence tellement oubliées de nos jours, et c’est la raison pour laquelle l’homme contemporain n’est pas en communication avec Dieu et qu’il est au contraire totalement abandonné entre les mains de Satan. »
Le monde entre les mains de Satan
« Oui, je puis vous dire que la situation du monde est horrible, car le monde est entre les mains de Satan. Pensez alors à tout ce qui peut survenir sur l’humanité! Il ne nous reste plus d’autre remède que de prier, de faire pénitence pour les pauvres pécheurs. Le Seigneur nous le répète avec une insistance impressionnante. Et cette situation du monde et des âmes angoisse véritablement mon âme. Parfois on me dit: quelle bonne mine tu as! Je réponds alors que la figure ne me fait pas mal, c’est l’âme qui me fait mal, quand je vois l’état du monde, quand je vois comme le Seigneur est offensé, c’est cela qui me cause une si grande douleur dans mon âme. Cette douleur, nous devons tous la ressentir, à cause des pauvres pécheurs et des offenses qui sont faites à Dieu. Oui, les offenses qui sont faites à Dieu doivent nous faire souffrir plus que les offenses qui nous sont faites à nous-mêmes. C’est ce que nous demande le Seigneur: que nous souffrions de voir Dieu tant offensé. Dieu est notre Père, et un bon fils s’attriste de tout ce qui cause de la douleur à son père. Oui, il ne nous reste plus d’autre remède que de prier, de prier, de faire pénitence et de nous réconcilier avec Dieu. Et vous savez quelle est la manière de se réconcilier avec Dieu? C’est ce que nous demande aussi le Seigneur: nous approcher du sacrement de la Pénitence; il ne faut jamais aller communier en état de péché mortel. Beaucoup disent aujourd’hui qu’il n’est pas nécessaire de se confesser. Or si vous vous approchez du sacrement de l’Eucharistie sans avoir confessé vos péchés, vous êtes en train de vous damner (3). Et ensuite ne pas cesser de recevoir l’Eucharistie, car c’est la source de la vie. Vous savez ce que le Seigneur nous dit: « Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle » (4). Le Seigneur nous demande aussi d’aimer le Saint Père, d’aimer l’Eglise et de prier pour les prêtres: c’est notre obligation à tous, et c’est vraiment à notre portée. »

l est si facile de se confesser
« Il est si facile d’aller se confesser: il suffit d’aller trouver un prêtre. Les prêtres ont un pouvoir que personne d’autre n’a, même pas les Anges du Ciel: celui de pardonner les péchés au nom de Jésus. Ne regardons pas si le prêtre est comme ceci ou comme cela, considérons qu’il est le représentant du Christ, et que lorsqu’il nous donne l’absolution, nous sommes effectivement absous de nos péchés. Si nous mourons à ce moment-là, nous sommes sauvés. Le prêtre peut être en état de péché mortel et mener telle ou telle vie: nous ne devons pas nous fixer sur cela, parce que notre péché est aussi grave que le sien. Souvent nous voyons les péchés de prêtres et pas les nôtres. Eux aussi bien sûr, ils doivent aller confesser leurs fautes pour recevoir dignement le Seigneur. Mais même si vous voyez qu’ils mènent une mauvaise vie, ne cessez jamais d’aller vous confesser à eux. Le prêtre peut mourir à ce moment-là et se damner, parce qu’il est en état de péché mortel, et pourtant il nous a absous de nos péchés et si nous mourons nous aussi à ce moment-là, nous sommes sauvés. Donc prions beaucoup pour les prêtres, prions sans compter, sans jamais nous lasser. Nous avons tous l’obligation de prier les uns pour les autres. Moi je prie pour vous, et je vous demande de prier pour nous. »
Prière, Pénitence, Détachement
« Prière et sacrifice, ne l’oublions pas. La Vierge, quand Elle s’est manifestée la première fois, non seulement ici mais dans d’autres lieux, nous a demandé la pénitence. Elle n’est jamais venue nous dire: non, ne faites pas pénitence. C’est nous qui avons cessé de faire pénitence. Et nous devons nous détacher du monde, le Seigneur nous le dit aussi dans le message. Combien de fois Il nous demande de nous détacher de la chair et du sang et même des affaires domestiques. Oui, parfois les attachements à la famille nous empêchent d’aller à Dieu. Ceci ne veut pas dire que nous ne devions pas honorer nos parents: c’est un commandement de Dieu. Et nous devons être unis à notre famille. Mais nous ne devons nous laisser entraîner par personne: nous ne nous sauverons qu’une fois, ou nous ne nous damnerons qu’une fois. Prions pour ceux qui se sont écartés du chemin du Seigneur, mais ne nous laissons pas entraîner par eux. Beaucoup de parents sont coupables de ce que leurs enfants n’ont pas suivi le chemin de Dieu. »


Parents, ne faites pas obstacle à la vocation de vos enfants.


« Je connais en effet beaucoup de mères qui, apprenant que leurs filles voulaient être religieuses, ont commencé à mettre des obstacles. J’ai même entendu une mère me dire: je préfère que ma fille fréquente les discothèques plutôt que d’embrasser la vocation religieuse. Attitude aberrante: les parents ne devraient-ils pas chercher le bonheur de leurs enfants? Si vos enfants ont entendu l’appel de suivre Dieu, laissez-les! Quelle joie de pouvoir dire: ma fille (ou mon fils) est assurée de ne pas se perdre, parce qu’elle suit un chemin parfait, le chemin de la perfection qui conduit vers Dieu. Et de même si elles ont la vocation du mariage, et si elles trouvent un bon mari sur leur chemin, il faut les aider et travailler ainsi à ce que vos enfants trouvent le bonheur en réalisant leur vocation. Mais ne soyez pas un obstacle en les empêchant de la réaliser. Bien sûr, un conseil est toujours bon, un conseil pour leur éviter de faire quelque chose qui ne plaise pas à Dieu. Mais quelle joie de pouvoir dire: ma fille s’est consacrée à Dieu! Jésus, je L’ai en quelque sorte comme gendre! Quel gendre parfait! C’est celui qui ne décevra jamais. Véritablement, si nous nous rendions compte de la situation du monde et si nous voyions que nos enfants ont un esprit élevé, nous devrions les encourager et leur dire: suis ce chemin, c’est celui qui te conduira au bonheur, au service de Dieu et des nécessiteux. »
Le chemin parfait
« Vous voyez: toutes ces jeunes filles que nous avons ici, elles ont tout abandonné: leurs carrières universitaires, leurs diplômes, leurs maisons et pour certaines d’entre elles leurs domestiques. Elles ont fait ce que Notre Seigneur a dit dans l’Evangile: « Le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi mais pour servir » (5). C’est là le chemin parfait: elles ont comme devise de se sanctifier en servant les pauvres et les nécessiteux. Je crois que se présenter devant Dieu avec de bonnes œuvres, c’est quelque chose de très grand et de très beau. Ici nous ne sommes pas éternels, nous sommes des pèlerins sur la terre, et le pèlerin ne doit pas s’arrêter, il doit continuer sa marche jusqu’au bout du chemin, pour remettre au Seigneur ses efforts et la sueur de son travail. Nous avons ici des jeunes filles de différentes nationalités, nous ne sommes pas racistes, car nous sommes tous frères, étant tous des enfants de Dieu. Notre seul désir est de glorifier Dieu et de faire en sorte qu’il soit content. Alors, courage et allons de l’avant. Et s’il y en a une parmi vous qui veut suivre le Seigneur, qu’elle n’hésite pas un seul instant, qu’elle ne ferme pas la porte au Seigneur, mais qu’elle Lui ouvre son cœur de part en part, et Lui, Il répandra ses grâces sur elle et ce sera le bonheur qui comblera son esprit. »
Préparer des jeunes au sacerdoce
« Il en va de même pour les jeunes gens. Dans notre communauté nous admettons aussi des jeunes gens, nous les préparons pour les aider à choisir le chemin du sacerdoce. C’est véritablement le meilleur chemin qu’ils puissent choisir, car il y a un grand besoin de prêtres saints, de ministres qui se consacrent totalement à leur troupeau, qui n’abandonnent pas leur troupeau entre les mains du loup. Alors que celui qui se sent appelé n’hésite pas. Pour Dieu, il ne faut pas beaucoup réfléchir. Et pourtant, comme on réfléchit pour suivre le Seigneur! Par contre on s’amourache du premier venu et on en devient fou, à cause d’une beauté factice. Et la beauté des beautés qu’est Jésus, comme il en coûte d’en tomber amoureux! Vous ne savez pas les sensations qu’on éprouve quand on tombe amoureux de Jésus! Les beautés les plus grandes du monde ne peuvent combler notre âme comme la comble Jésus et comme la comble la Très Sainte Vierge. Jeunes gens, jeunes filles, tombez follement amoureux de Jésus! Et vous connaîtrez le plus grand bonheur qui soit. »

Y a-t’il des enfants en Enfer?
« On me demande s’il y a des enfants en enfer. Oui, il y a des enfants en enfer. La première fois que j’ai eu une impression terrible, c’est lorsque j’ai vu un enfant de 8 ans en enfer. J’ai été troublée pendant quinze jours parce que je ne comprenais pas pourquoi Dieu avait permis que cet enfant se damnât, et je me disais: ce n’est pas possible qu’un enfant de huit ans aille en enfer. Alors le Seigneur m’a dit: « Ma fille, il y a des enfants qui sont déjà mentalement des adultes, et des adultes qui sont de grands enfants. Ne doute jamais de ma justice et n’aie pas de compassion pour les damnés, parce qu’alors tu doutes de ma miséricorde et de ma justice, comme si je n’avais pas été juste avec eux. Ils se sont damnés parce qu’ils l’ont voulu. Il y a des enfants qui sont mauvais depuis la petite enfance. Et beaucoup d’adultes n’ont pas la méchanceté qu’ont certains enfants. Certains enfants sont pervers, ils en viennent même à tuer. Ma fille, ne doute jamais de ma justice ».
(à suivre)

Notes de la Rédaction:

(1)- Un des aspects de l’apostasie actuelle est que beaucoup de chrétiens, de prêtres hélas, nient, en même temps que l’enfer, l’existence des anges déchus et de leur chef redoutable Satan. Ces malheureux apostats facilitent l’action du démon et son emprise sur le monde et sur les âmes en niant son existence et en refusant aux âmes soumises à des possessions ou à des obsessions diaboliques de les aider en usant des pouvoirs de délivrance que l’Eglise a reçus de son Divin Fondateur. Et pourtant, l’existence des démons ne fait aucun doute: non seulement c’est un dogme de foi, mais encore on commence à se rendre compte expérimentalement des ravages inouïs et innombrables causés par les puissances sataniques. Le 6 septembre dernier, le Pape Jean-Paul II, interpellé en pleine audience publique par une jeune fille manifestement possédée parce que dotée d’une force herculéenne, a pratiqué sur elle un exorcisme. La demande d’exorcismes est telle qu’en France seulement le nombre d’exorcistes désignés officiellement par l’Eglise est passé de 8 en 1950 à plus de 100 actuellement. Selon le Père Gabriele Amorth, exorciste officiel du diocèse de Rome et Président de l’Association Internationale d’Exorcistes, qui fut témoin de la scène du 6 septembre avec le Pape, le nombre de personnes possédées par le Malin est en train de s’emballer dans les sociétés occidentales. Citons de ce grand spécialiste, qui fait autorité sur la question, deux ouvrages traduits en français: « Un exorciste raconte » et « Nouveaux récits d’un exorciste », les deux préfacés par le Père René Laurentin, Editions F. X. de Guibert, 27, rue de l’Abbé Grégoire, 75006 Paris. Selon un des démonologues les plus célèbres du monde, l’italien Mgr Corrado Balducci, le nombre de démons qui pullulent sur la terre est si élevé qu’il le chiffre à peu près à deux milliards. Peut-être que leur nombre est-il en rapport avec les nombreux adorateurs de Satan. Selon le Ministre de l’intérieur espagnol, Jaime Mayor Oreja, seulement en Espagne existeraient près de 200 sectes sataniques qui ont réussi à subjuguer 150. 000 adeptes. Les évêques espagnols, dans un rapport du Bureau de Statistique et de Sociologie de la Conférence Episcopale, parviennent à détecter, de leur côté, quelque 70 sectes sataniques, avec plus de 25. 000 adeptes. En Italie, les prêtres sont accablés par le nombre croissant de croyants qui demandent à être libérés du diable », a déclaré, alarmé, le secrétaire de la Conférence épiscopale italienne, Mgr Ennio Antonelli. Pour terminer ce rapide dossier en revenant à notre première observation sur l’apostasie des chrétiens, signalons que le Père Amorth se plaint beaucoup (ce qui confirme le bien-fondé des remarques de Luz Amparo) du manque de prêtres consacrés en ce moment à la pastorale de l’exorcisme. Il y a bien une raison pour que ce prêtre qualifié reçoive des dizaines d’appels à l’aide provenant de tous les pays. Mais ce prêtre va au-delà du fait sociologique. De la diminution des exorcistes, il tire une remarque provocante: « n ’est-elle pas le signe que les chrétiens, et quantité de prêtres, ne croient plus en la présence de celui que Jésus appelait le « Prince de ce monde »? Et n’est-il pas inévitable, dam ces conditions, que tant de personnes finissent par s ’adresser à des mages, des sorciers et autres chiromanciens? » Dans ce domaine comme tant d’autres, il y a quelque chose à revoir sérieusement dans la pastorale actuelle de l’Eglise, et le message de septembre de l’Escorial devrait nous aider tous à une prise de conscience nécessaire.
(2)- cf. Mc 9, 29; Lc 2, 37; Act 14, 23.
(3)- cf. 1 Cor 11, 29.
(4)- cf. Jn 6, 54.
(5)- cf. Mt 20, 28; Mc 10, 45.
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Re: Apparitions à l'Escorial - Toutes les causeries de Luz Amparo Cuevas aux pélerins français

Message  IDEAL le Sam 23 Mar 2013 - 22:30

8 Octobre 2000


L’abondance des matières n’a pas permis de donner la suite de la Causerie du 3 Septembre dernier. Mais voici celle du 8 Octobre.
« On me demande de parler du Message d’hier 7 Octobre. La Sainte Vierge nous a dit en différentes occasions qu’Elle ne parlerait plus très longtemps car Elle a déjà tout dit. Mais Notre Seigneur continue à parler aux hommes parce qu’il voit la gravité de la situation du monde. Voilà pourquoi dans le Message d’hier Il nous dit: « Comment ne vais-Je pas souffrir alors que Je vois dans quel état se trouve l’humanité? Il y en a qui disent que le Seigneur ne souffre pas. Dieu souffre pour les hommes, Dieu pleure pour l’humanité. J’ai vu très souvent Notre Seigneur pleurer, notamment au cours de ce Message, quand Il m’a fait voir dans quel état se trouve le monde. »
Le triomphe du péché de la chair
« J’ai vu que dans le monde c’est la chair qui triomphe; or les péchés d’impureté sont ceux qui offensent le plus Notre Seigneur. Quand Notre Seigneur me montrait la situation du monde, j'ai vu des hommes et des femmes qui refusaient leur nature d’hommes et de femmes et qui voulaient changer la loi naturelle. J’ai vu des hommes pécher avec des hommes et des femmes avec des femmes, et c’était comme si le démon portait les péchés de la chair en triomphe. C’est lui, le démon, qui est en train de triompher dans le monde, parce que l’homme, lorsqu’il est dans la luxure est aveugle, et dans son aveuglement il vient à tomber dans tous les péchés du monde. Celui qui est aveugle est orgueilleux, envieux, et tombe dans tous les péchés capitaux. Oui, j’ai souvent vu comment le démon portait en triomphe les sept péchés capitaux. Mais le premier péché qui fait tomber l’homme, dans la situation actuelle du monde, c’est le péché de la chair. Tomber dans le péché de la chair, c’est perdre sa dignité; l’homme perd toute sa pureté, il devient indifférent à tout, il ne respecte plus le mariage, il vagabonde n’importe où. C’est pourquoi il faut beaucoup lutter contre ce péché. Il pousse l’homme à être jaloux et même à tuer, car l’homme n’est plus arrêté par rien. En perdant la pureté et la limpidité de son âme, il perd Dieu qui est la pureté même. Et en perdant Dieu, il devient un animal. Les hommes sans Dieu ne peuvent pas se réaliser, s’accomplir, ni remplir leurs obligations et leurs devoirs; ils ne peuvent pas aimer, car s’ils ne sont pas capables de respecter, ils ne sont pas capables d’aimer. Notre Seigneur nous demande avec insistance de faire des sacrifices et de prier pour mettre le démon en fuite. Le démon, en effet, met la main sur les âmes à cause du péché. Et l’ange gardien que nous avons tous, en voyant l’impureté de l’âme, se retire d’elle en pleurant amèrement. De même, Notre Seigneur, quand Il voyait l’humanité, ces mélanges des hommes avec les hommes et des femmes avec les femmes, Il a baissé son regard et les larmes coulaient sur son visage. »
La possession démoniaque
« C’est pourquoi je vous dis qu’il faut beaucoup lutter contre les tentations, parce qu’aujourd’hui le démon est le roi du monde, non pas le démon seul mais les démons et tous leurs suppôts. Moi j’ai vu que le démon, Satan, n’est pas seul, il a beaucoup de démons autour de lui et il est le véritable chef de toute cette armée du mal. Et il essaie par tous les moyens d’attirer les âmes et de les posséder, et par l’intermédiaire de ces âmes d’en posséder d’autres; et c’est ainsi que le mal s’étend peu à peu sur toute l’humanité. Vous savez que le mois dernier la Sainte Vierge a parlé des âmes qui sont possédées par le démon, et je voyais comment les démons eux- mêmes entraient en quelque sorte dans ces âmes pour les posséder. Et lorsqu’une personne est possédée par le démon, elle en attire d’autres qui sont possédées à leur tour, et c’est ainsi que la possession diabolique s’étend peu à peu dans le monde. »
Les hommes ont oublié Dieu
« Et savez-vous pourquoi? Parce que les hommes ont oublié Dieu, parce qu’ils ne prient pas, qu’ils ne s’approchent pas du sacrement de la Pénitence ni du sacrement de l’Eucharistie. Et lorsque les hommes se trouvent ainsi sans Dieu, Notre Seigneur l’a dit Lui-même, ce sont des monstres; et un monstre, c’est comme une bête sauvage qui ne se domine pas elle-même. Notre Seigneur a dit aussi que les mères tuent leurs propres enfants dans leurs entrailles. Une mère qui tue son enfant, mais c’est un monstre, sans sentiment, sans Dieu! Dieu en effet ne peut pas être avec des femmes qui agissent ainsi. Le message parle aussi du manque de respect dans les couples, et il est dit qu’il y a la guerre dans les foyers. En effet, s’il n’y a pas de dialogue ni d’unité, le démon profite aussi de cette situation dans les ménages.
Le message parle aussi des couvents, des âmes consacrées, de leur infidélité. Le Seigneur ne supporte pas ces âmes infidèles, car l’infidélité à l’égard de Dieu est très grave. Vous voyez: si le fait qu’une épouse abandonne son époux est un grave péché d’adultère, quelle sera la gravité de l’acte, pour une âme consacrée, d’abandonner son époux qui est Dieu! De quel grave péché elle se rend coupable! Considérez les prêtres qui ne sont pas fidèles à leur ministère: le Seigneur permet qu’ils ne cessent jamais d’être prêtres. Et même s’ils se retirent du ministère, ils continuent d’être prêtres, c’est un lien qu’ils ne peuvent pas rompre. C’est quelque chose de si grave de ne pas être fidèles à Dieu! Le Seigneur le dit. Il dit que nos corps sont des instruments de sanctification. »
L’âme est faite pour Dieu
« Il dit aussi que l’âme est la propriété de Dieu en vertu du Baptême. Combien de fois vous ai-je dit que Dieu tient notre âme dans sa main et ensuite Il l’incorpore dans la créature. Quand Il la tient dans ses mains, elle est nette et propre; après le Baptême toute tâche est effacée, l’âme appartient à Dieu. C’est pourquoi quand l’homme meurt, même s’il est en état de péché il a tendance à aller vers Dieu, mais il ne peut pas arriver jusqu’à Lui, car Dieu est la beauté parfaite, et la laideur de son péché empêche l’âme d’arriver jusqu’à Dieu. Ce n’est pas que Dieu la repousse, mais c’est l’âme elle-même qui a semé sa propre condamnation. Mais par contre, l’âme qui meurt dans la grâce de Dieu, tous ses parents, les bienheureux, les anges et les saints viennent à sa rencontre. Notre Seigneur Lui-même et la Sainte Vierge l’attendent pour l’emporter dans le Royaume de Dieu. C’est pourquoi nous devons lutter beaucoup pour vivre dans la grâce de Dieu, afin que, le jour où Notre Seigneur nous appellera, on vienne à notre rencontre de cette manière. C’est une grande fête au Ciel quand une âme y arrive, c’est un spectacle d’une grande beauté. Vous ne pouvez pas savoir comment les Chérubins, les Séraphins accompagnent cette scène de leurs chants harmonieux avec des instruments de musique au son suave. C’est quelque chose de merveilleux. C’est pourquoi, je vous dis: ne perdons pas cette grandeur du Ciel! Ce n’est pas difficile d’arriver au Ciel: il suffit d’être bon. Et je crois qu’être bon, c’est plus facile que d’être méchant. Etre bon, c’est tendre une main bienveillante à tout le monde; le méchant, lui, est toujours en train de faire des machinations pour accomplir le mal.
Vivons toujours en état de grâce
« Donc, soyons toujours dans la grâce de Dieu, car la mort peut nous surprendre à tout moment. Ne croyons pas que, parce que nous sommes jeunes ou en bonne santé, nous avons une longue vie devant nous. Seul Dieu est l’auteur de notre vie, et c’est Lui qui, au moment fixé par Lui, nous appelle. Et quand Il nous appelle, nous devons dire: Seigneur, je viens vers Toi, car je suis prêt. Que la mort ne nous surprenne pas en état de péché mortel! Le mot « mortel » dit bien ce qu’il veut dire: il y a beaucoup d’âmes qui, même si elles paraissent vivantes, sont des morts ambulants, des sortes de
« zombies », parce qu’elles sont en état de péché mortel. Soyons toujours prêts, de telle sorte que nous puissions dire au Seigneur quand Il voudra nous appeler: Me voici, Seigneur, pendant toute ma vie j’ai fait Ta volonté! Il est si facile de devenir des saints: il suffit de faire ce que Dieu veut, et non pas de suivre notre sainte volonté personnelle, d’être prêts pour tout ce que Dieu voudra de nous. Là où nous sommes, nous pouvons nous sanctifier; quelle que soit la saison, nous pouvons offrir des sacrifices et des pénitences: tantôt, ce sera la chaleur, tantôt le froid. Parfois Notre Seigneur nous éprouve et nous enlève un être cher; que la tristesse ne nous envahisse pas mais que nous sachions dire: Elle était à toi (cette âme), et tu l’as emportée, Seigneur, que Ta volonté soit faite. Et même si nous ne pouvons pas éviter la douleur de la séparation de l’être cher, pas plus que son souvenir, que nous ne nous laissions pas gagner par la tristesse, parce que la tristesse est de Satan. Et avant que la tristesse ne vienne à bout de nous, nous devons lutter avec la joie et tuer la tristesse. Moi très souvent, quand je vois des hommes tristes, et des visages languissants, je dis au Seigneur: les hommes ont besoin de joie, de la joie de l’Esprit-Saint. Le fait d’être enfant de Dieu nous porte à sourire et à avoir la joie, une joie sainte, la joie des enfants de Dieu. On doit remarquer que nous sommes des enfants de Dieu. Nous devons être contents en disant toujours: quelle que soit la grandeur de la croix, je l’accepte, Seigneur, car Tu as auparavant mesuré la largeur de mon épaule pour que je puisse la porter. Et Tu sais bien que la croix que Tu me donnes, je peux la porter. Vous savez, quand le Seigneur voit que nous ne pouvons pas porter la croix, Il nous la donne petit à petit. Il est si bon qu’il nous la donne à petites doses: aujourd’hui Il nous donne une douleur, demain ce sera une épreuve, ensuite une autre petite douleur, et petit à petit Il injecte l’antidote de la douleur pour que nous sachions la supporter. »
Vie en concubinage et Communion
« On me demande mon avis au sujet des personnes qui vivent en concubinage et qui s'approchent du sacrement de l’Eucharistie, en disant: l’Eucharistie est une force et je vais communier parce que je trouverai la force. Quand une personne est séparée de son vrai conjoint, elle ne peut pas vivre en s’unissant à une autre personne parce qu’elle commet ainsi un adultère. Et. étant adultère, elle est en état de péché mortel. Dans le premier message, Notre Seigneur m’a dit: Ma fille, ni les hypocrites, ni les pharisiens, ni les adultères, ni les homosexuels s’ils ne sont pas capables de porter leur homosexualité dans la chasteté, aucun de ceux-là n’entrera dans le Royaume des Cieux, parce qu’il faut se conformer à ce que Dieu a voulu de nous. Considérez que tous les êtres humains ne sont pas pareils: certains sont grands, d’autres petits; certains sont bruns, d’autres blonds; l’un a un défaut physique, l’autre ne l’a pas. Il faut accepter la volonté de Dieu parce que ce défaut, Dieu le permet pour notre propre sanctification ou pour la sanctification du monde. Mais si nous, nous n’acceptons pas d’être comme nous sommes, comme ces hommes qui veulent changer de sexe, et qui s’unissent avec des hommes, ou des femmes avec des femmes, ils n’accomplissent pas la volonté de Dieu, ils n’acceptent pas de vivre comme ils sont, dans la chasteté. Le Seigneur ne les condamne pas s’ils sont capables d'accepter la volonté de Dieu et de vivre dans la pureté. Mais s’ils vivent dans le péché, si d'autres vivent dans l’adultère, ils ne veulent pas faire la volonté de Dieu. Celui qui n’accepte pas d’être petit et qui ajoute quelques centimètres à ses chaussures pour paraître plus grand, il n'accepte pas la volonté de Dieu. Attention, ce n’est pas la même chose quand, par exemple, quelqu’un tombe malade et qu’il y a des médecins capables de le soigner.
Dans le cas que nous venons d’évoquer, la communion ne peut pas donner de forces parce qu’on est en état de péché mortel. Au contraire, en communiant dans cet état, on se condamne de plus en plus chaque jour, comme l’a dit Saint Paul (1), et on risque de tomber dans l’enfer le plus grand, parce que recevoir Jésus en état de péché mortel, c’est commettre un sacrilège, c’est un péché très grave. On ne peut pas aller communier sans être dans la grâce de Dieu. Et s’il y a des prêtres, c’est pour pardonner nos péchés. Nous ne pouvons pas dire que nous allons nous confesser directement à Dieu parce qu’alors à quoi servent les prêtres? Quand Jésus est venu dans le monde pour perfectionner les lois et non les détruire, Il a fondé son Eglise et Il a établi les sources de grâce qui sont dans l’Eglise, afin que nous puissions être sauvés en recevant ces grâces. C’est Lui qui a institué le sacerdoce des prêtres pour nous donner les sacrements, surtout ceux de la Pénitence et de l’Eucharistie (2) ».

Le grand pouvoir des Prêtres
« Dans le régime de la Nouvelle Alliance établie par Jésus, les prêtres ont été institués, notamment pour pardonner nos péchés en son nom. Nous allons vers le prêtre pour confesser nos fautes, et lui nous absout de nos péchés. Si nous mourons après l’absolution, nous sommes sauvés. Je vous ai déjà dit que même si le prêtre est en état de péché mortel, il a toujours le pouvoir de nous absoudre de nos péchés. Bien sûr, si le prêtre meurt en cet état-là, il se damne tout comme nous pourrions être damnés si nous mourions en état de péché mortel. Même si vous voyez que le prêtre suit un mauvais chemin, n’hésitez pas à aller vous confesser à lui si vous êtes en danger. Ne renoncez pas à vous confesser sous prétexte que le prêtre ne vous inspire pas confiance. Le prêtre a un pouvoir que même un ange du ciel n’a pas: celui de pardonner nos péchés, quel que soit l’état de son âme. Si les prêtres ne correspondent pas à la confiance que Dieu a mis en eux en les dotant de ce grand pouvoir, c’est Dieu qui les jugera. Quant à nous, si nous voyons un prêtre marcher sur une mauvaise voie, ne jugeons pas mais allons devant le Tabernacle, agenouillons-nous et prions le Seigneur d’aider ce prêtre à sortir de ce mauvais chemin. Nous pouvons les aider beaucoup par nos prières, mais pas par nos critiques. Donc prions beaucoup pour eux, parce qu’eux aussi se trouvent dans la solitude et ils sont tentés par le démon, ils ont besoin de toutes nos prières. Et d’une manière générale, prions les uns pour les autres, comme de bons enfants de Dieu et de bons fils de l’Eglise que nous sommes. »
La Consécration du monde à Marie et le Triomphe du Cœur Immaculé de Marie
« On m’interroge sur l’importante cérémonie qui a lieu aujourd’hui à Rome (3). La Très Sainte Vierge a dit souvent que la Consécration du monde et de la Russie à son Cœur Immaculé manquait. Prions pour que le monde accepte cette consécration, qui a été demandée il y a de très nombreuses années par la Sainte Vierge. Le monde est aujourd’hui hors de toute raison et il a besoin de changer beaucoup. Moi, je pense que le Saint Père est en train de faire ce que la Sainte Vierge a demandé. Mais prions pour que les êtres humains soient véritablement des êtres humains.
On me dit que l’on a annoncé le triomphe du Cœur Immaculé de Marie pour l’an 2000 et on me demande comment je vois le triomphe de Marie. Je crois que le triomphe du Cœur Immaculé de Marie dépend de l’humanité, et il me semble que l’humanité n’est pas encore mûre pour se purifier de tout ce mal qu’il y a dans le monde. Mais prions pour que la Sainte Vierge soit celle qui règne toujours. Vous savez que Notre Seigneur a souvent dit dans ses messages que les hommes veulent écarter sa Mère et nier tous les titres et les privilèges que Dieu lui a donnés. Ils ne se contentent pas de vouloir les enlever, ils les enlèvent de fait. C’est le cas par exemple des Témoins de Jéhowah, qui font des ravages dans le monde. Comme le dit le Seigneur, la Divine Majesté de Dieu a donné des titres à Marie; comment donc les hommes peuvent-ils La considérer comme une simple femme humaine, et non pas comme la Mère de Dieu? Vous savez, Dieu a le pouvoir de créer, c’est le Créateur, c’est l’être Subsistant par excellence (4), l’Etre qui jamais ne cessera d’exister. Si on me donnait à moi le pouvoir de faire une mère, je ferais pour moi une mère qui soit toute belle, toute pure. Et c’est ce qu’a fait Dieu. Il a réalisé pour Lui- même une créature pure, belle, comme le soleil, sans aucune tâche. Comment donc les hommes ont-ils l’audace de vouloir changer ce que Dieu a établi? Ni les Témoins de Jéhowah, ni aucun être humain, n’a le pouvoir de changer Marie, de changer ce que Dieu a fait en Marie: une créature pure, immaculée, Vierge avant l’enfantement, Vierge pendant l’enfantement, Vierge après l’enfantement (5). Jésus a été son seul enfant, et Jésus n’a pas eu de frères comme on le raconte ici ou là (6). Et çà, c’est très grave. Quand on nous interroge sur le salut des Témoins de Jéhowah ou de ceux qui nient les merveilles que Dieu a faites en Marie, il semble facile de répondre: alors qu’ils vont contre ce que Dieu a fait, comment pourraient-ils se sauver, s’ils ne se repentent pas et ne se convertissent pas? Mais s’ils persistent dans leur égarement et s’ils obscurcissent la Très Sainte Vierge Marie!.... Le Seigneur a dit que la Sainte Vierge est la Porte du Ciel, qu’il L’a choisie pour le salut du monde. A l’époque où Jésus est venu dans le monde, Marie s’est cachée afin que son Fils resplendisse. Mais dans nos temps actuels, c’est Dieu Lui- même qui désire exalter Marie, se servir de Marie pour le salut du monde. Le refus le plus grand de Satan, c’est le refus de la créature la plus belle, c’est le refus de Marie. Et voilà pourquoi les Témoins de Jéhowah sont en train de se répandre dans le monde entier, voilà pourquoi beaucoup de gens veulent écarter Marie et nier son rôle, parce que tous ces disciples de Satan haïssent particulièrement Marie. Mais je crois que nous, les catholiques, nous qui avons véritablement la foi, nous qui croyons en la Virginité perpétuelle de Marie, nous devons le crier partout! Vous savez, ces gens-là travaillent mieux que nous. Ils se répandent plus que les vrais catholiques, ils sont en train d’envahir le monde. Donc travaillons nous aussi, comme des catholiques que nous sommes, luttons, pour que le nom de Marie soit véritablement là où il doit être, pour que la Sainte Vierge soit reconnue comme Mère de Dieu, Mère des hommes, Mère de l’Eglise. Oui, Marie est la Mère des hommes, parce que Jésus sur la Croix l’a voulu ainsi. Soyons donc aussi ardents et actifs pour La défendre que les autres le sont pour L’écarter. Défendons-La pour la remettre à sa place. Ah, ces âmes qui ont été baptisées et qui renient leur baptême, qui renient Dieu, pour entrer dans une autre religion! C’est à elles que Dieu demandera des comptes. Quant à nous, que pouvons-nous faire, sinon prier, pour que Dieu ait pitié d’elles! »
Pénitence et Sacrifices
« On me demande ce qu’il faut comprendre par les mots « pénitence » et « sacrifices ». Je crois que vous pourriez poser cette question à un prêtre: il vous répondrait mieux que moi. A mon humble avis, faire un sacrifice, c’est par exemple se priver de quelque chose qui nous ferait plaisir, accepter tout ce qui est nécessaire pour réformer et transformer sa vie, renoncer aux tendances mauvaises de la nature, à l’égoïsme, à la sensualité, à l’amour désordonné du bien- être, accepter les souffrances, les privations, les humiliations, les maladies que Dieu nous envoie, supporter avec patience les personnes ennuyeuses, etc... La pénitence, c’est d’abord la haine du péché qui offense Dieu, la résolution de tout faire pour l’éviter, et aussi la réparation de nos péchés par des œuvres de pénitence. Par exemple, il y en a qui se mettent un cilice avec des pointes qui les atteignent dans la chair, qui se flagellent, qui se mettent une corde à la ceinture, et cela toujours évidemment avec la permission de leur directeur spirituel. On ne doit jamais faire cela de sa propre initiative. Nous ne savons pas jusqu’à quel point nous pouvons aller dans ce domaine. C’est toujours le prêtre qui doit donner son autorisation pour de telles pratiques, qui étaient autrefois répandues dans les couvents. Il y a d’autres manières de faire des œuvres de pénitence, plus adaptées à notre temps. C’est d’abord de faire de son mieux son devoir d’état et d’obéir à ceux à qui on doit obéissance: il y a là beaucoup d’occasions de faire pénitence et de faire des sacrifices. Il y a aussi le jeûne, que Notre Seigneur a souvent recommandé. On peut aussi se sacrifier sur toutes les choses qui sont de notre goût, qui nous plaisent, qui nous font plaisir: par exemple, ne pas manger un fruit qui nous plairait, et au contraire manger un aliment qui n’est pas très savoureux. Il y a beaucoup de sortes de pénitences et de sacrifices que l’on peut faire. Les prêtres pourront vous l’expliquer beaucoup mieux que moi. On peut aussi se sacrifier dans le vêtement, ou en renonçant à un beau vêtement alors qu’il y a des malheureux qui n’ont rien à se mettre. Il y a tant de choses que l’ont peut faire comme sacrifices. »
Que dire des Prêtres qui nient l’Enfer?
« Vous me dites que beaucoup de prêtres nient aujourd’hui l’existence de l’enfer et affirment que tous les hommes sont sauvés à cause de la volonté du Christ de les sauver par son Sacrifice. Je réponds que l’existence de l’enfer est un dogme de foi. Faisons attention: nous devons admettre les dogmes de foi que l’Eglise nous présente comme dogmes de foi. Le prêtre qui nie l’enfer rendra compte à Dieu lorsqu’il se présentera devant Lui. Quant à nous, nous devons prier pour lui, ne pas le critiquer. Nous devons prier pour qu’il voie toutes les vérités de l’Evangile. En ce qui nous concerne, nous devons croire à l’Evangile et le suivre. Combien de fois Notre Seigneur ne dit-Il pas: « Allez, maudits, au feu éternel! ». Combien de fois Jésus a parlé de l’Enfer! Le Ciel existe, certes, mais l’enfer aussi, c’est un dogme de foi, même s’il nous est difficile, à nous autres humains, de comprendre comment se réunissent en Dieu sa justice et sa miséricorde. Oui, c’est vrai que le Seigneur est venu pour nous sauver. Mais la plus grande souffrance de Jésus sur la croix, ce fut de voir que malgré ses souffrances et sa mort rédemptrices, Il ne pourrait pas racheter tous les hommes, parce que certains hommes ne veulent pas se sauver. Le Seigneur est venu nous sauver, mais avec la liberté que Dieu nous a donnée, nous pouvons soit nous sauver soit nous damner. Voilà la vérité. Je le répète: ce que nous devons essayer de faire, c’est d’avoir une bonne connaissance de l’Evangile, et une bonne connaissance de Dieu. Nous devons aussi aimer l’Eglise et fréquenter beaucoup les Sacrements. Hélas, il y en a beaucoup qui ne prêchent pas l’Evangile tel qu’il est écrit. Le Seigneur a dit souvent qu’on transforme l’Evangile en métaphores. Et Il dit encore: « Malheur à ceux qui enlèvent des passages de l’Evangile ou ajoutent quelque chose qui n’est pas ce que Dieu a dit, qui n’est pas dans l’Evangile » (7).
Notes de la Rédaction:
(1)- Cf. 1 Cor 11, 29.
(2)- Cf. Jn 20, 22-23; Lc 22, 19.
(3)- C’était le 8 octobre dernier, lorsque le Saint Père a prononcé, en union avec de nombreux évêques, l’Acte d’« affidamento » du monde au Cœur Immaculé de Marie.
(4)- Il est merveilleux de constater que Luz Amparo, femme inculte qui n’a même jamais été à l’école primaire mais qui a été instruite par des maîtres célestes, donne ici l’expression exacte par laquelle les philosophes chrétiens, comme saint Thomas d’Aquin, désignent Dieu: « Ipsum Esse Subsistens ».
(5)- Ici aussi, Luz Amparo est en accord avec la plus rigoureuse théologie au sujet de la Virginité perpétuelle de Marie.
(6)- Comme récemment dans l’immonde bouquin d’un certain Jacques Duquesne, qui a fait une mauvaise compilation des dernières trouvailles des exégètes et théologiens modernistes.
(7)- Nous avons déjà expliqué le faux postulat rationaliste et moderniste (cf. Bulletin N°40 - Janvier 2001 - pages 4 à 6) le faux postulat rationaliste et moderniste qui conduit beaucoup de pasteurs à « recomposer » l’Evangile, et inévitablement ils le font à leur goût. Ces nouvelles théories exégétiques sont un piège de Satan dans lequel sont tombés beaucoup de malheureux prêtres. Les meneurs, les habiles corrupteurs des vérités évangéliques, ont une effroyable responsabilité dont ils devront rendre compte sans doute au jugement de Dieu.
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IDEAL
Troisième Demeure : J'évite tous les péchés.
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Re: Apparitions à l'Escorial - Toutes les causeries de Luz Amparo Cuevas aux pélerins français

Message  IDEAL le Sam 23 Mar 2013 - 22:32

5 Novembre 2000

Le Message du 4 Novembre

« Bonjour à tous. A vous tous je voudrais souhaiter ce qu’il y a de meilleur. Il est clair que cela représente un grand sacrifice de venir de si loin. Mais rien n’est difficile quand on a la foi et la bonne volonté.
Le Message d’hier commence par la demande de réparation faite par Notre Seigneur et la Très Sainte Vierge pour « ces » âmes. Il s’agit de Prêtres qui ont quitté leur Ordre religieux et qui vivent ailleurs que dans leur vocation primitive. C’est l’infidélité à la vocation: quand ils quittent leur Ordre, ils ne suivent pas le bon chemin, ils se refroidissent; l’infidélité les rend tièdes. Le Seigneur demande: « Ma fille, nous allons réparer pour ces âmes ». Parfois il faut réparer longtemps pour elles parce qu’elles sont très obstinées sur le chemin qu’elles ont choisi et elles ne regardent pas vers le Ciel pour suivre un chemin de perfection. Alors le Seigneur épuise le sacrifice et la prière pour ces âmes, mais elles ne veulent pas changer, elles ne veulent pas suivre le chemin que Dieu leur demande de suivre. Voilà pourquoi Notre Seigneur commence le message en disant: « Ma fille, il faut réparer pour ces âmes ». Nous essayons de faire réparation depuis longtemps pour elles, mais elles sont dans la même situation qu’au début. Plus tard elles n’auront pas d’excuse; Notre Seigneur épuise toutes les ressources possibles pour elles.
Il est question ensuite de l’infidélité des hommes qui n’acceptent pas d’être comme ils sont. Ils n’acceptent pas les lois divines ni même la loi naturelle: ceux qui naissent hommes n’acceptent pas d’être hommes, et il en est de même pour les femmes. C’est le péché d’impureté qui offense tellement Notre Seigneur! Notre Seigneur se plaint beaucoup des péchés de la chair.
Et Il dit aussi que les hommes, et surtout les âmes consacrées, les prêtres et les religieux, sont attachés à la chair et au sang, à leurs familles, alors que le commandement de la Loi de Dieu dit: « Tu adoreras Dieu seul » (1) et encore: « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit » (2). Or le Seigneur demande: « Qui aime Dieu par dessus tout, ma fille? » Et il est vrai que nous mettons toujours un être cher avant Dieu. Nous ne sommes pas capables de dire: « Dieu d’abord, ensuite Dieu et toujours Dieu » (3). Le « sang » nous attire, « la chair » nous attire, et nous laissons Dieu de côté. Le Seigneur se plaint de ce que nous ne L’aimons pas, et beaucoup d’âmes restent à mi-chemin. Elles n’arrivent pas à voir Dieu dans l’éternité parce qu’ici-bas, elles ne savent pas la valeur que recèle l’amour de Dieu.
Il est également question de l’attachement à la matière. Il est dit très souvent dans les messages que nous sommes très matérialisés. Ce qui est à moi est à moi, et si on me donne ce qui est à l’autre, ce sera à moi aussi. On ne donne jamais de ce qui est à soi; il nous en coûte beaucoup de donner; or il ne faut pas donner de ce qui est superflu, mais de ce que Dieu nous a donné; parce que celui qui donne de son superflu n’a pas de mérite. Pensez aux petites pièces de monnaie de la pauvre veuve de l’Evangile (4). Elle a donné de ce dont elle avait besoin pour manger. Ainsi les attachements terrestres, les attachements au sang et à la chair, attristent beaucoup Notre Seigneur. Nous sommes si attachés ici-bas à nos êtres chers que nous pouvons les perdre pour l’éternité. Cet attachement exagéré peut nous conduire à nous déconnecter de Dieu. Or nous devons être toujours unis à Dieu, et voici ce qui se passe quand nous nous séparons de Dieu, cela aussi Notre Seigneur l’a dit: les hommes sont morts, ce sont des cadavres parce qu’ils n’ont pas Dieu ni la vie de Dieu. Ils ont beau se mouvoir, ils n’ont pas de vie, parce que la vie, c’est Dieu. Et Dieu, nous L’avons perdu quand nous ne voulons pas accepter les lois qu’il a établies, qu’il nous a imposées pour notre salut. »
Les souffrances des âmes du Purgatoire
« Dans une autre partie du message, Notre Seigneur parle de la valeur qu’ont les prières pour les âmes des défunts. Beaucoup de personnes ont perdu des êtres chers, et ceux-ci n’ont même pas reçu une prière. Notre Seigneur a voulu qu’un porte-parole de ces âmes s’adresse à nous. Et cette âme en peine dit que leurs familles les aiment beaucoup lorsqu’elles quittent la terre, elles pleurent sur elles, mais elles ne font pas une petite prière pour elles, seulement des larmes et des larmes... Mais ces larmes ne leur servent à rien. Elles se trouvent au Purgatoire pendant des siècles en train de souffrir, parce qu’on ne prie pas pour elles et qu’on n’offre pas pour elles de saintes messes.
Je vais raconter ce que j’ai vu à une autre occasion. J’ai vu comme si beaucoup d’âmes avançaient sur un chemin; les unes allaient très vite et d’autres marchaient très difficilement; elles avaient des vêtements très pesants, des sortes de couvertures, elles ne pouvaient presque pas se mouvoir et elles restaient en arrière. J’ai demandé alors pourquoi ces âmes avançaient si lentement. Elles pleuraient et disaient que les larmes leur donnaient encore plus de tourments. Les vêtements qu’elles portaient étaient imprégnés de larmes de sorte qu’ils s’alourdissaient, et elles ne pouvaient pas arriver au paradis à cause du poids de ces vêtements si lourds. Elles pleuraient et s’écriaient: à quoi servent les larmes si ce n’est à nous tourmenter davantage encore. Ce qui nous est utile, ce sont les prières, les sacrifices, la charité. La charité surtout est très utile aux âmes: offrez vos actes de charité pour les pauvres de la terre, mais en même temps pour ces pauvres âmes souffrantes du Purgatoire, qui sont dans l’attente d’une petite prière, d’un acte de charité, d’un sacrifice, ou surtout de l’offrande du Sacrifice d’une sainte messe. Elles réclament des prières parce qu’elles désirent se libérer de si grands tourments. Et le message le dit bien: le plus grand tourment de la terre, c’est le plus petit tourment du Purgatoire. Considérez comme nos plus grandes souffrances de la terre, que ce soit des souffrances physiques ou morales, sont terribles pour nous, au point qu’il nous semble que nous ne pourrons pas résister à ces douleurs. Eh bien, ces terribles souffrances correspondent aux plus petits tourments du Purgatoire. Ce sont les mêmes tourments que ceux de l’Enfer, la seule différence, c’est qu’on a l’Espérance d’en être délivré un jour. Ce qui donne le plus d’angoisse et de tristesse à ces âmes, ce qui produit ce tourment si terrible, c’est qu’elles ne voient pas Dieu. Leur tourment est d’autant plus grand qu’à la mort s’ouvrent les puissances de l’âme, l’entendement, la mémoire et la volonté. Ce n’est pas notre cas à nous maintenant, qui ne voyons pas Dieu, qui ne Le connaissons pas tel qu’il est. Et nous restons tranquilles et sereins alors que nous devrions véritablement désirer connaître Dieu parce que c’est la chose la plus belle et la plus grande que l’être humain puisse avoir. J’ai vu ensuite d’autres âmes qui remerciaient pour les prières et les actes de charité que l’on faisait pour elles. Elles disaient: Merci, merci, vos prières, vos actes de charité accomplis pour nous, nous font tant de bien. Nous ne pouvons pas vous dire autre chose que: Merci! Merci! Et je les voyais avec des désirs intenses de voler vers le Ciel.
(à suivre)

(1)-Cf. Mt4, 10; Lc 4, 8. -
(2)- Cf. Mt 22, 37; Mc 12, 28-30; Lc 10, 27-28.
(3)- La patronne secondaire de la France, sainte Jeanne d’Arc, nous a légué une devise très proche: " Messire Dieu premier servi! ».
(4)- Cf. Mc 12, 41-44; Le 21, 1-4.
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IDEAL
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Re: Apparitions à l'Escorial - Toutes les causeries de Luz Amparo Cuevas aux pélerins français

Message  IDEAL le Sam 23 Mar 2013 - 22:33

4 FEVRIER 2001

Voici son entretien du 4 février dernier. En Janvier, souffrante, elle n'a fait qu'une brève apparition et n’a prononcé que quelques mots de salutation aux pèlerins.
Le message du 3 Février

Vous m'interrogez sur le message d'hier. Le Seigneur manifeste une grande tendresse: Il veut nous embraser et nous consumer dans son amour. Il nous dit qu'il nous donne des avertissements depuis de nombreuses années mais que nous Lui tournons le dos. Il insiste pour que nous nous approchions de Lui, que nous nous approchions des Sacrements, que nous nous approchions des sources d'eau cristalline qu'il nous offre. Cependant, nous allons nous abreuver à des flaques, au lieu de nous abreuver aux fontaines de grâces, nous buvons à ces flaques pleines de boue. Le Seigneur nous avertit depuis longtemps. Le Seigneur est offensé, très offensé. Il lance un appel au monde: que les hommes changent, car le monde devient comme Sodome et Gomorrhe. C'est quelque-chose de terrible! Le Seigneur nous dit que nous n'acceptons pas les lois qu'il nous impose et que nous nous rebellons même contre notre propre nature; nous n'acceptons pas la volonté de Dieu. Si Dieu nous a faits ainsi, Il doit savoir pourquoi. Ce qu'il faut, c'est accepter la volonté de Dieu. L'homme veut être différent de ce que Dieu a disposé pour lui. Aujourd'hui on voit que les hommes s'unissent avec les hommes, les femmes avec les femmes, et dans beaucoup de pays ces mœurs sont approuvées par des lois. Il est triste que le Seigneur doive nous avertir de cette façon. Auparavant, c'est la Sainte Vierge qui nous avertissait, mais maintenant c'est le Seigneur Lui-même qui nous donne Ses avertissements. Chacun de nous naît avec une inclination, mais doit se garder propre et saint, il doit penser que Dieu l'a permise, peut-être parce qu'il l'aime plus qu'une autre personne. Quand on s'accepte comme on est, on fait la volonté de Dieu, et comment Dieu ne va-t-il pas en tenir compte? Or vous voyez bien que le monde est en train de faire le contraire de ce que Dieu veut. Le Seigneur nous le dit bien clairement. Et la Sainte Vierge nous demande également de ne pas nous retourner en arrière, de marcher en regardant devant nous comme des pèlerins que nous sommes. Et lorsque la conversion arrive dans nos âmes, il faut avancer, en persévérant jusqu'à la fin. Et avec l'aide de Dieu on arrive a tout obtenir, parce que la force est en Lui, elle est dans les sources que possède l'Eglise, l'Eglise sainte de Dieu.. C'est pourquoi Il envoie son Fils sur la terre pour fonder l'Eglise, pour nommer des Prêtres et pour établir le Saint Père à sa tête.

Que ferions-nous sans nos prêtres?
Nous avons ici des Prêtres qui nous aident et dirigent nos âmes. Pourquoi sommes-nous aussi ingrats? Au lieu d'aider ces Prêtres, nous les critiquons, nous n'allons pas confesser nos fautes et nous nous présentons à la sainte communion en état de péché! Et nous disons que nous nous confessons directement à Dieu! Il y a beaucoup d'âmes qui tiennent ces propos. Alors pourquoi Dieu a-t-il donné des Prêtres à l'Eglise? Pour pardonner nos péchés, et ils nous comprennent même si ce sont de gros péchés, parce qu'eux aussi sont en chair et en os. Jésus dans sa grande sagesse n'a pas mis des anges à la place des Prêtres, mais II a mis des hommes pour qu'ils nous comprennent, parce qu'eux-mêmes ont les mêmes tentations. C'est pourquoi nous devons les aider, parce qu'ils ont les mêmes difficultés que nous. Et nous, nous voudrions qu'ils fussent des Anges, des Saints, même si nous autres nous sommes des démons! Nous devons tous lutter et rechercher la sainteté. Et si nous nous aidions tous les uns les autres, le monde serait, je crois, dans une autre situation. Le Prêtre aide beaucoup l'âme, et l'âme aide le Prêtre. Les deux peuvent s'entraider mutuellement. C'est pourquoi ne les critiquons pas, c'est une perte de temps, et souvent non contents de perdre du temps, nous offensons Dieu; qui sommes-nous, nous, pour nous transformer en juges? Nous devons aller devant l'autel et prier pour eux, et pour tous les pécheurs du monde, et appliquer la charité qui est si importante! Mais le monde est dans cette situation parce que l'homme s'est déshumanisé! Or pour se diviniser, il faut d'abord s'humaniser.

Comme les 15 mystères du Rosaire
Je crois que nous devons passer sur la terre par les quinze mystères du Rosaire. Nous avons des joies dans l’existence, et aussi des douleurs, parce que l’homme est fait d’une matière très dure et nous devons nous polir, ce que fait la souffrance. Et qui ne passe pas par une gloire, par une journée heureuse, un moment de bonheur au point qu’il croit se trouver au Ciel! Ainsi sont les quinze mystères, ainsi est notre vie. Or nous voulons aller à la gloire sans passer par la mort! Or nous devons mourir peu à peu à nos goûts, à nos caprices, à tant et tant de choses, comme mourut le Christ. Il est descendu du Ciel, Il a laissé la gloire et le bonheur, Il est venu ici sur terre afin de mourir pour les hommes. Nous aussi, il nous faut mourir peu à peu et parfois nous laisser arracher des lambeaux de chair et laisser percer notre corps par endroits. Je crois qu’on a oublié le sacrifice, on a oublié la pénitence, et le pire de tout, c’est que les hommes ne font pas la prière profonde qui sort du cœur. Nous prions très peu. Or, là où on trouve la prière bien faite, là se trouve Dieu.

Les trois ennemis de notre âme
Vous savez bien que, contre les trois ennemis de notre âme, le démon, le monde et la chair, il y a trois antidotes. Contre le démon, la prière; contre le monde, le fait de se retirer du monde et de faire le bien dans le monde comme si on ne lui appartenait pas; et contre la chair, la mortification et la sacrifice. Nous ne le faisons pas, c'est pourquoi Notre Seigneur nous demande avec insistance: pénitence, sacrifices, prières. Mais nous, nous voulons gagner le ciel sans passer par tout cela que nous demande le Seigneur. Or le ciel se gagne à base de sacrifices, il n'y a pas d'argent pour gagner le ciel. C'est seulement en échange de nos renoncements, de nos pénitences, et de notre prière que nous arriverons au Ciel. Comme Notre Seigneur et la Sainte Vierge nous le rappellent souvent! C'est parce qu'ils nous aiment. Et Ils nous disent de ne plus offenser la divine Majesté de Dieu, parce qu'elle est très offensée. Et pourtant nous continuons dans nos habitudes, nous ne nous rendons pas compte de la situation du monde. La jeunesse a lâché les mains de Dieu et s'est abandonnée aux mains de Satan. Aujourd'hui, celui qui dirige le monde, c'est Satan.
Les 7 péchés capitaux en triomphe
J'ai vu à divers moments comment Satan portait en triomphe les sept péchés capitaux; et les gens allaient de ci de là, comme des fous, derrière ces péchés capitaux, croyant que c'étaient des vertus et non des péchés. C'est pourquoi la Sainte Vierge a dit que les péchés on les transforme en vertus, et les vertus en péchés. C'est faire le contraire de ce que Dieu veut. Le Seigneur nous dit dans le message que les parents ne savent pas éduquer leurs enfants, que les enfants ne respectent pas leurs parents; que les foyers sont sans Dieu, et qu'il n'y a en eux que discordes et guerres. Dans les couvents, les âmes sont devenues languissantes, et les vacances, les sorties à l'extérieur du couvent, mettent en échec les vocations. Car le monde les attire. Le démon est dans le monde et quand il voit qu’une âme est de Dieu, il lutte jusqu'à ce qu'il arrive à avoir le dessus sur elle et à l'entraîner.
Notre âme appartient à Dieu
Et nous, nous savons ce que nous devons demander au Seigneur: qu’il fasse ce qu’il veut de nous. Nous devons lutter pour que le démon n’arrive pas à nous enlever à Dieu. Notre âme appartient à Dieu. L’âme, c’est le trésor le plus précieux que nous ayons. Avant de naître, Dieu l’a tenue dans Ses mains et Il l’a mise dans notre corps. Et lorsque nous cesserons d’exister, l’âme volera vers Son Créateur, car elle est Sienne. Que ce ne soit pas le démon qui arrache nos âmes! Oui, nous pouvons tous nous sauver. Je le dis souvent: les Saints n’ont eu ni plus ni moins que nous! Ils étaient des hommes, faits de chair et d’os, mais ils ont eu la volonté d’accomplir la Volonté de Dieu. Ainsi ils sont morts pour Dieu sans que leur importe la souffrance ni la douleur, et ils ont abandonné le sang et la chair, et beaucoup de choses, qui auraient été une occasion pour leur condamnation. Tous nous avons été appelés à être saints. Nous pouvons être saints, mais nous devons faire ce que les Saints ont fait.

Des messages moins pessimistes?
Une dame se plaint de ce que les messages soient toujours pessimistes et me demande s'il y en a de plus optimistes. Je lui réponds: pensez-vous que le monde d'aujourd'hui, tel que nous l'observons, soit dans une condition telle que les hommes y soient sauvés? Il faut comprendre le sens profond des messages: le Seigneur nous aime, Il veut nous sauver et nous arracher à la perdition où nous entraîne ce monde. Il nous demande de nous tourner vers Lui et Il nous dit qu'il nous prendra dans ses bras; Il veut faire de nous un ciel où Il pourra se réfugier. Pourquoi ne considérons-nous pas ces paroles si belles que le Seigneur nous envoie? Notre Seigneur sait bien ce dont nous avons besoin pour être sauvés: c'est pourquoi Il nous demande simplement la prière et la pénitence. C'est la seule chose qu'il nous demande.
Le prêtre responsable des sacrilèges?
Un prêtre me parle des absolutions collectives qui sont interdites. Or, ajoute-t-il, Notre Seigneur dit que beaucoup de personnes commettent des communions sacrilèges, mais le prêtre n'en est pas responsable. Bien sûr, mon Père, le Prêtre n'est pas responsable si les gens vont communier sans se confesser. Les Prêtres ne peuvent pas passer les âmes au crible, si les âmes ne le veulent pas, Les âmes savent que les Prêtres sont dans l’Eglise pour absoudre leurs péchés, c'est une de leurs missions principales. La mission des Prêtres, ce sont les âmes. Mais c'est l’âme qui doit aller vers le Prêtre, et lui ouvrir tout grand sa conscience. Lui, le Prêtre, ce qu'il doit faire, c’est attendre les âmes au confessionnal et inciter sans cesse les âmes à venir l'y trouver (1). En faisant cela, le Prêtre accomplit sa mission. Les âmes ensuite ne peuvent pas dire: J'ai été à l'église pour me confesser mais je n’ai pas trouvé le Prêtre. Je connais des Prêtres qui attendent dans les confessionnaux, même si personne ne se présente. Ils font leur devoir.
Amparo a répondu à de nombreuses questions. Voici encore quelques-unes de ses réponses.
Une Eglise apostate?
L'un des pèlerins me parle d'une Eglise apostate, d'une pseudo-Eglise où les contre-vérités enseignées sont tellement patentes que bientôt il n'y aura plus qu'un petit reste à garder la vraie foi. En tant que catholiques, nous ne pouvons pas dire que notre Eglise est apostate. Il y a le Pape, et Notre Seigneur a fondé son Eglise sur Pierre. Notre Seigneur a dit que les puissances de l'enfer ne prévaudront jamais contre elle. Bien sûr il se peut, hélas, que certains dirigeants de l’Eglise s'égarent sur un chemin qui n'est pas le bon. Mais on ne peut pas dire que l'Eglise est apostate. Je crois que si nous aimons l'Eglise du Christ, nous ne pouvons pas l'insulter et la déprécier de cette façon. Le même pèlerin indique que le Saint-Père a une grande souffrance et qu'on ne lui obéit pas. Oui, cela est vrai. Mais c'est nous qui devons prier beaucoup. Au lieu de critiquer et de juger, je le répète encore, agenouillons-nous devant le Saint Sacrement et prions pour la conversion de tous ceux qui errent, prions pour qu'ils reviennent au chemin de Dieu. Par ailleurs, si nous voyons un prêtre qui mène une vie non conforme à sa vocation, visitons le Saint Sacrement et prions pour sa conversion. Oui, nous devons nous agenouiller et faire pénitence pour les prêtres, afin qu'ils soient comme Dieu veut et qu'ils obéissent au Saint-Père. C'est à nous de faire ces sacrifices. A moi aussi, Notre Seigneur m'a demandé de prier pour les âmes religieuses et consacrées. Et nous avons fait réparation, selon notre vocation, pour ces âmes que Notre Seigneur nous a confiées. Et nous avons obtenu qu'elles changent leur vie et qu’elles suivent Dieu. C'est pourquoi nous ne devons pas perdre notre temps en palabres ni en critiques, mais nous devons agir et réparer.
Des cheveux blancs dans les Eglises?
L'un d’entre vous se plaint qu’il n’y ait plus que des cheveux blancs dans les églises. Hélas, c’est bien ce que dit le message: nous tournons le dos au Seigneur, Il n’est ni aimé ni glorifié. Comment peut-il encore nous ouvrir Ses bras? Et pourtant Il nous attend encore, et encore. Loin d’être pessimiste, comme quelqu'un l'a dit, Jésus ne cesse pas de nous dire d'aller vers Lui, même si nos péchés sont très graves. Il nous prendra dans ses bras et nous pardonnera. Oui, le monde est dans une situation telle qu'il a tourné le dos à Dieu, et nous nous rendons compte de cette situation. Raison de plus pour prier, pour implorer.
Le signe distinctif du Prêtre
L'une d'entre vous me dit que le Prêtre a pour ainsi dire disparu de la société civile. Je crois que le Prêtre devrait toujours porter un habit ou un signe distinctif (ce à quoi d'ailleurs l'Eglise l'oblige): la soutane ou le clergyman. Prions pour que les Prêtres remettent leur signe distinctif: encore une fois, la seule chose que nous puissions faire pour remédier à cette situation, c'est de prier pour eux. Je comprends très bien ce que cette dame veut me dire. Cependant ma mission n'est pas de critiquer. Par moments, certes, j'aurais envie de crier et de crier, mais nous sommes les moins indiqués pour critiquer si nous sommes vraiment de bons enfants de Dieu. Nous devons plutôt aider nos Prêtres par nos prières et nos sacrifices. Dorénavant, faisons cela. Le résultat sera bien meilleur, le profit sera plus grand que si nous les critiquions. Nous ne devons pas nous transformer en juges de qui que ce soit. C'est Dieu seul qui jugera. Quant à moi, je vais observer et mettre en pratique les lois de Dieu. Je fais ce que j'ai à faire. Pour le reste, c'est Dieu qui s'en charge. J'ajoute qu'ici, au Pré Neuf, beaucoup d'âmes se sont converties, quantité de Prêtres également, et nous devons en louer le Seigneur.
Encore le signe distinctif du Prêtre
Un bon Prêtre de l'assistance dit que porter la soutane n'avantage pas beaucoup, étant donné les difficultés de l'apostolat, étant donné l'action du diable qui veut détruire le sacerdoce. Moi. je pense toujours que, quelles que soient les conditions dans lesquelles ils vivent, les Prêtres doivent porter un signe distinctif. Les gendarmes, les policiers (qu'on pardonne cette comparaison) sont bien en uniforme qui les distingue des autres civils. Et quand on les rencontre dans la rue, on sait que c'est la gendarmerie. S'ils n'avaient pas leur uniforme, comment les reconnaîtrait- on? On dit que l'habit ne fait pas le moine. Mais l'habit fait beaucoup pour aider le moine, parce qu’il lui permet d’éviter des tentations. Et la soutane (ou le clergyman) montre que la personne qui la porte est avant tout un Prêtre. Le Christ ne s’est pas caché. Pendant les trois années de sa vie publique, en disant simplement: "Je suis Jésus, le fils de Marie".
Ensuite Il a gravi le chemin du Calvaire sans cacher à personne qu'il était le Fils de Dieu. Il a affronté la souffrance et la mort, l’hostilité de ses ennemis et de Satan. pour nous sauver. Il ne nous a pas abandonnés à notre misère. Il a quitté la terre et Il est monté aux cieux, mais après avoir donné sa vie pour nous. Moi, je pense que le signe distinctif du Prêtre est très important. Remarquez-le bien: depuis que les Prêtres ont abandonné la soutane, tout s'est dégradé. On a commencé par cela, puis tout le reste a suivi. Oui, mon Père, je crois vraiment que l'habit est très important pour le Prêtre.
La politique - la Maçonnerie
Quant aux idées politiques, je ne suis ni de droite ni de gauche, j’appartiens seulement à Dieu et mon plus grand désir est de me trouver là où est Dieu. Dans la politique il y a beaucoup de mensonges, de vengeances, d'envies. Tout cela n’est pas de la bonne politique! La chose principale dont nous devons nous préoccuper, avant tout, c'est de cheminer sur les pas du Christ, et de vouloir être uniquement de Dieu.
Vous me demandez de vous parler de la maçonnerie. Nous savons, le Seigneur nous l'a dit, que la maçonnerie s'est infiltrée dans l'Eglise. Il y a beaucoup de francs-maçons dans l'Eglise. Mais nous en revenons toujours à la même considération: la seule chose qui compte pour nous, c'est que nous tournions notre regard vers Dieu. Non, la maçonnerie n'est pas bonne. Mais nous, nous sommes catholiques, des catholiques pratiquants, et nous n'avons pas besoin d'en savoir davantage sur ces sujets.
L’œuvre viendra-t-elle en France?
Nous sommes tous frères et sœurs. J’espère que notre Œuvre sera un jour présente partout. Mais il faut d'abord que nous terminions ce que nous avons commencé ici. Nous avons entrepris plusieurs chantiers et nous devons les conduire à leur fin: il y a celui de Penaranda de Duero, que beaucoup d'entre vous connaissent, il y a celui de Torralba del Moral, une grande maison qui devra accueillir 100 pensionnaires, dont de nombreux Prêtres, et aussi celui d'El Pesebre, mon village natal: nous allons y faire une résidence, car c'est un village très pauvre et il n'y a rien pour accueillir les nécessiteux qui sont nombreux. Ensuite, ces chantiers terminés et ces résidences en fonctionnement, nous verrons si ce sera en France ou ailleurs que nous porterons nos efforts. Tant mieux si c'est en France, car j'aime beaucoup les Français et ils nous ont beaucoup aidés!
Vous savez, sans l’aide de tous, sans votre aide, nous ne pourrions rien faire. Sans l'aide de Dieu et sans votre aide, on n'arriverait à rien. Moi, je n'ai rien, je n'ai que ma parole. Comme Dieu me le demande, je veux simplement m'occuper des plus nécessiteux. Les Français ne sont pas oubliés, et nous sommes allés en France où nous avons tenu des réunions. Nous voulons être internationaux. Et je dois être très reconnaissante à l'égard des Français comme à l'égard de tous ceux qui m'ont aidée, car, je le répète, sans leur collaboration, je ne serais arrivée à rien. Oui, avec l'aide de tous, avec la grâce de Dieu, peut-être bien qu'un jour nous ferons aussi des œuvres en France.
En conclusion, je dirai qu'il faut que les hommes aient la bonté sur leur visage, et qu'ils aient un cœur rempli d'amour pour pouvoir transmettre cet amour. C'est pour cela que Notre Seigneur nous a donné un cœur de chair: Il ne nous a pas donné un cœur de pierre mais un cœur de chair pour aimer tout le monde. Nous devons tous nous réunir et nous entraider pour pouvoir faire ce que Notre Seigneur nous demande, et surtout conduire les âmes vers le chemin de L’Evangile.
(1)- Comme le Saint Curé d’Ars, que Jean XXIII a donné comme modèle aux prêtres, ou comme, plus près de nous, le Bienheureux Padre Pio.



6 Mai 2001
Voici son entretien du 6 mai, nos lecteurs ayant souhaité que soit publiée en même temps que le message la causerie du lendemain, qui comporte souvent un commentaire de ce dernier. C'est ce que nous faisons ce mois-ci.
Le message du 5 Mai 2001
Nous demandons à Luz Amparo ce que signifie l'allusion du message aux souffrances venant des plus proches... Voici sa réponse:
"Vous savez ce que dit le Seigneur: nul n’est prophète en son pays. Vous, vous venez de si loin, convaincus de trouver ici des paroles du Ciel, et ici, tout près, il y a des personnes qui ont de la peine à suivre le Seigneur. Il est très triste, également, de voir des personnes qui ont connu cette Oeuvre, qui s'y sont attachées et à qui cela coûte beaucoup de continuer. Et cela peut concerner les plus proches. Vous savez, il faut être constamment derrière les âmes, pour les encourager, pour les aider à aller de l'avant. Pensez que parmi les Apôtres eux-mêmes, qui étaient avec le Christ (et, même si j'ai charge d'âmes, je ne suis pas le Christ!), avec le Fils de Dieu lui-même!, certains doutaient de Lui, de Ses paroles; Pierre ira jusqu'à Le renier et Judas jusqu'à Le livrer. Cette attitude n'est donc pas une histoire passée, c'est une histoire qui se poursuit dans le monde. Il faut être constamment derrière les âmes, je le répète, et leur dire: soyez constants, allez de l'avant. Le démon travaille beaucoup les personnes, surtout quand elles abandonnent tout, laissent leur travail, leur maison, leur famille, pour suivre le Seigneur. Le monde, le démon, les tentent. Pourtant, elles continuent à aller de l'avant, franchissent les obstacles, et c'est là le plus important. Même si elles ont des chutes, parfois des doutes, bref tout ce qu'un être humain peut avoir dans sa vie, elles continuent à aller de l'avant, franchissent les obstacles et s'accrochent au manteau de Marie. Et il est sûr qu'on souffre beaucoup, quand on donne tout pour tout le monde (1). Oui, je le répète, vous venez de loin pour reconnaître l'Œuvre de Dieu ici, et certains qui sont si près ne savent pas apprécier toutes les grâces que Dieu y déverse. C'est pourquoi, je vous demande: priez pour nous tous, parce que nous aussi nous avons besoin de prières. Vous, nous, tous, nous ne pouvons pas nous relâcher dans la prière, nous devons être constamment en train de prier et de nous dépenser pour le Seigneur. Oui, les âmes me donnent parfois du souci, mais enfin, tant que je continuerai à être ici, en chemin, tant que j'aurai des forces, j'encouragerai les âmes, je suis là pour cela. Et je voudrais que, quand je ne serai plus là, elles restent bien fortifiées, bien préparées. Le Seigneur nous fait aussi passer souvent par des épreuves, mais si on a de la fermeté, on ne va pas d'un côté et de l'autre mais on continue à suivre le chemin du Seigneur; avec son aide, tous les obstacles peuvent être surmontés. Le Seigneur aussi a eu des préoccupations, et pourtant II était le Fils de Dieu. Moi, je suis une créature avec beaucoup de misères, beaucoup de défauts, et je ne suis pas digne, comme disait Saint Jean-Baptiste, de dénouer la courroie de sa sandale (2). Or si le Maître a connu tout cela, comment une créature comme moi ne le connaîtrait-elle pas?

Que penser de la souffrance ?
Une pèlerine a été scandalisée de ce qu'a dit le message au sujet des souffrances réparatrices de Luz Amparo et de sa vocation d'âme victime. Nous demandons à Luz Amparo de nous éclairer à ce sujet.
Il faut toujours considérer ceci : le Père a permis que Son Fils descende du Ciel, qu'il abandonne le Ciel qui est la chose la plus grande qui soit, qu'il descende sur la terre, qu’il se fasse homme comme nous (à l'exception du péché bien entendu parce que le Seigneur n'a jamais commis de péché) et qu'il vienne mourir sur une croix pour nous sauver. Il n'est pas venu pour faire la fête ni pour dire: venez, amusons-nous, rions tout le temps, tapons des mains, jouons des instruments de musique. Non, Il est venu mourir sur une croix et II a donné pour nous jusqu'à la dernière goutte de Son sang. Et nous ne pouvons pas dire que le Père a été cruel, car II aimait son Fils de toutes ses forces, comme nous-mêmes nous aimons nos propres enfants. Ne serions-nous pas capables d'offrir toutes sortes de sacrifices et même de mourir pour leur donner les biens les plus précieux comme la foi? Le Seigneur permet la souffrance et la douleur pour en tirer du bien: c'est son secret, c'est son mystère de Père très aimant. Je vais vous raconter un épisode qui m'est arrivé et que j'ai déjà raconté, je crois, à des pèlerins français. Une fois, le Seigneur m'a fait voir une enfant de 7-8 ans en enfer. Pour moi, ce fut un choc terrible. Je me disais: comment Dieu peut-Il permettre cela? Qu'a donc pu faire une enfant de 7-8 ans pour mériter l'enfer? J'ai même dit ces paroles textuelles: comment Dieu peut-Il être cruel à ce point? Oui, j'ai commis cette faute si grande qui consiste à douter du Seigneur. Alors le Seigneur m'a dit: Regarde, ma fille, cette enfant a la capacité d'une personne adulte, elle a même commis des crimes. Et pourtant, il y a des adultes qui sont plus petits qu'elle au point de vue mental, qui ont moins de capacité que cette enfant. Cette enfant, avec ses 7-8 ans, avait commis des atrocités que des personnes plus âgées n'auraient pas pu commettre. Et elle s'est damnée. Cette âme avait une inclination au mal, et au lieu de fomenter le bien, elle fomentait le mal. Mais ce n'est pas que Dieu ait voulu que ces âmes damnées soient en enfer, cependant Sa justice l'a permis. Il m'est arrivé aussi de voir des personnes en enfer et d'avoir pitié d'elles. Le Seigneur me disait alors: comment peux-tu douter de la justice de Dieu? Avoir pitié des âmes qui sont en enfer, c'est ne pas accepter ce que Dieu a jugé. Dieu ne veut pas condamner les âmes, mais Dieu est juste, ce sont les âmes qui se damnent par leur propre volonté. Dieu est le Juge suprême, et II juge avec justice. Et douter, ou avoir pitié des âmes de l'enfer, c'est un péché parce que cela équivaut à douter de la justice de Dieu. Voilà pourquoi aussi le Seigneur demande prière, pénitence et sacrifice: la douleur, en effet, est rédemptrice. Dans une fête, on passe de bons moments, et pourtant c'est dans la douleur que l'on apprend à aimer et à se comprendre. Le Seigneur a été le premier à monter sur une croix, et donc la douleur doit avoir de la valeur! La douleur rachète, la douleur est rédemptrice. Ce n'est pas que Dieu le Père serait cruel, mais Dieu sait comment II pouvait racheter les hommes, et II a jugé qu’il n'avait pas d'autre moyen de racheter les hommes que de souffrir et de mourir sur une croix. Et II l'a fait, Il est mort sur une croix. Nous pourrions aussi avoir pitié de Lui... Mais comment pourrions-nous penser que Dieu le Père est un tyran, que Dieu le Père est cruel? Alors que, s'il a sacrifié Son divin Fils, s'il Lui a fermé momentanément les portes du Ciel, c'est à cause de Son immense amour pour nous, pour qu'il meure en Son Fils afin de donner la vie aux hommes. Et s'il nous arrive d'avoir un doute, comme celui qui a été exprimé par cette dame, pensons à Jésus- Christ, qui est notre modèle, notre exemple. Nous nous rendrons compte alors qu'il est parti au- devant de nous pour donner sa vie. Il ne nous a pas envoyés en avant pour mourir les premiers. Il est mort le premier, pour nous donner la Vie.

Les mystères de Dieu
Oui, la douleur est rédemptrice, c'est un mystère de Dieu. Il y a beaucoup de mystères en Dieu, que notre pauvre intelligence n'arrive pas à pénétrer. Nous, nous devons tout comprendre à partir de la foi. Et nous ne devons pas non plus chercher à approfondir les choses, à soulever tout le temps des objections, et à nous demander: pourquoi Dieu a-t-Il fait ceci? Pourquoi Dieu a-t-Il fait cela? Mais nous devons dire: Moi, j'accepte la volonté de Dieu. Tout ce que Dieu fait est bien fait, sa Sagesse est plus grande que la nôtre. Et c'est ainsi que véritablement nous trouverons la paix et la tranquillité.
La foi nous permet de tout comprendre. Bien sûr il y a des mystères que nous ne pouvons pas percer. Dieu cesserait d'être Dieu s'il nous révélait tous ses mystères. Nous comprendrons beaucoup de ces mystères après notre mort, parce qu'alors les trois puissances de l'âme, la mémoire, l'entendement et la volonté, s'ouvriront, et alors nous comprendrons. Nous nous rendrons compte de tant et tant de choses que nous n'avons pas voulu faire ici sur la terre, des choses auxquelles actuellement nous ne donnons pas d'importance. Nous verrons alors les choses avec une telle clarté, une telle profondeur que nous dirons: je voudrais revenir en arrière! Mais comment ai-je été capable de ne pas accepter les lois de Dieu! Je comprends maintenant ce qu’alors je ne voulais pas comprendre! Mais à ce moment-là il sera trop tard. Nous ne pourrons pas dire au Seigneur: attends un peu, Seigneur, maintenant, après ma mort, j'ai tout compris. Le Seigneur nous dira: Vous aviez l'Evangile, vous avez eu sur votre route des personnes pour vous l'expliquer (3). Votre temps s'est achevé, maintenant c'est mon temps. Et II jugera chacun de nous suivant les œuvres que nous aurons accomplies durant notre séjour sur la terre. C'est pourquoi, maintenant qu'il est encore temps, faisons volontairement tout ce que Dieu nous demande, et réparons pour toutes les fautes que nous avons commises, sinon nous devrons les réparer un jour dans des conditions plus dures. Nous irons au Purgatoire et nous paierons pour les peines dues à cause de nos péchés même pardonnés (4). Vous savez aussi combien il est difficile de restituer ce que nous avons pris au prochain par nos péchés. Et pourtant, le péché de vol par exemple ne peut être pardonné que lorsqu'on a restitué le bien volé. Et combien d'honneur on enlève au prochain par nos péchés de langue! Pour être pardonnés, il nous faut restituer aussi l'honneur qu'on a volé au prochain. C'est bien difficile, et le Seigneur nous donne un antidote à nos péchés: c'est la pénitence; ici-bas, nous pouvons réparer volontairement, mais si nous ne voulons pas le faire ici, nous devrons aller au Purgatoire afin de payer pour les peines dues à cause de nos péchés. Le Seigneur pardonne nos péchés par le Sacrement de la Pénitence, mais la peine due au péché n'est pas payée, et nous devons la payer soit ici-bas, soit au Purgatoire. Ici-bas, nous pouvons faire tant de choses pour réparer et effacer toutes nos offenses à Dieu et les peines que nous encourons à cause d'elles: des actes d'amour et de charité, de mortification, des aumônes dont le Seigneur a dit qu'elles remettent les péchés (5). Considérez aussi que le Seigneur nous donne par le Saint Sacrifice de la Messe la possibilité d'effacer nos péchés. Nous pouvons aussi faire des sacrifices, renoncer à un plaisir, à un caprice, pour expier nos péchés. Oui, nous pouvons faire tant de choses sur la terre pour expier nos péchés. Pensons- y: nous avons du temps maintenant, demain il n'y aura plus de temps ... ».


Notes de la rédaction :
(1) Luz Amparo fait ici allusion discrètement aux soucis et aux angoisses de tout fondateur d'ordre ou de congrégation, qui voit la ferveur du début se refroidir chez certains de ses disciples... Rappelons que l'Eglise l'a reconnue officiellement comme "fondatrice" par le Décret de S.E. Mgr le Cardinal Angel Suquia y Goicoechea, Archevêque de Madrid et Ordinaire de L'Escorial, en date du 14 juin 1994.
(2) Cf. Jn 1, 27.
(3) Comme au mauvais riche: cf. Le 16, 29-31.
(4) Cette doctrine est traditionnelle dans l'Eglise qui enseigne l'existence de peines dues aux péchés même pardonnés et que nous devons expier soit ici-bas volontairement par la pénitence et les sacrifices, soit forcément au Purgatoire. L'Eglise, par le don précieux des indulgences, hélas si méprisé de nos jours, permet aux fidèles d'abréger ce temps d'expiation.
(5) Cf. Tob 4, 10; 12, 9; Sir 3, 30; Act 10, 4.31.
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