Méditation avec le Précis de Théologie de Tanquerey - Page 80
Viens, Seigneur Jésus !
Bienvenue sur le Forum "Viens, Seigneur Jésus!"

Forum catholique consacré à la Fin des Temps, à la diffusion des Messages du Ciel, à la dénonciation du Nouvel Ordre Mondial et à la préparation de la Nouvelle Civilisation de l'Amour et au Second Retour de Jésus !

Méditation avec le Précis de Théologie de Tanquerey

Page 80 sur 81 Précédent  1 ... 41 ... 79, 80, 81  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Re: Méditation avec le Précis de Théologie de Tanquerey

Message  ami de la Miséricorde le Jeu 14 Juil 2016 - 5:21

§ II. De l'appel universel à la contemplation

1570. Voilà pourquoi nous ajoutons en terminant avec l'Ami du Clergé (8 déc. 1921, p. 697) que « ce qui est discuté si vivement en théorie n'empêche pas la certitude sur un certain nombre de règles pratiques essentielles... Pour profiter des bienfaits médicinaux d'une plante, il n'est pas strictement indispensable de connaître sa famille et son nom scientifique. Il en va de même pour la contemplation : on ne s'entend ni sur sa définition ni sur la place qu'il convient de lui assigner dans les classifications théologiques... Sans attendre les résultats techniques et théoriques, nos confrères en savent assez pour connaître le but vers lequel s'acheminent les âmes généreuses et pré-destinées et pour les aider à l'atteindre ». -C'est ce qui résultera plus clairement des conclusions que nous allons maintenant tirer.

Conclusion du livre III : direction des contemplatifs

Au cours de ce livre nous avons déjà plusieurs fois tracé les règles à suivre pour cette direction ; il importe d'en donner un coup d'œil synthétique, et d'indiquer quelle doit être la conduite du directeur pour préparer les âmes à la contemplation, les guider au milieu des écueils qu'on y rencontre, les relever si elles avaient le malheur de déchoir.

1571. 1° C'est un devoir pour le directeur, s'il a sous sa conduite des âmes généreuses, de les préparer peu à peu à la voie unitive et à la contemplation. Ici deux excès à éviter : celui de vouloir pousser toutes les âmes pieuses indistinctement et rapidement à la contemplation, et celui de s'imaginer qu'il est inutile de s'en occuper.

1572. A) Pour éviter le premier écueil : a) le directeur se rappellera que normalement on ne peut songer à la contemplation que lorsqu'on a pratiqué pendant longtemps l'oraison et les vertus chrétiennes, la pureté de cœur, le détachement de soi et des créatures, l'humilité, l'obéissance, la conformité à la volonté de Dieu, l'esprit de foi, de confiance et d'amour. Il se rappellera l'enseignement de S. Bernard : S'il y a, parmi les moines, des contemplatifs, ce ne sont pas les novices dans la vertu, qui, récemment morts au péché, travaillent dans les gémissements et la crainte du jugement à guérir leurs plaies encore fraîches. Ce sont ceux qui, après une longue coopération à la grâce, ont fait des progrès sérieux dans la vertu, n'ont plus à tourner et à retourner dans leur esprit la triste image de leurs péchés, mais font leurs délices de méditer jour et nuit et de pratiquer la loi de Dieu. b) S'il remarquait des désirs empressés, présomptueux pour la contemplation, il aurait soin de les calmer, en rappelant que nul ne peut s'y ingérer, et que d'ailleurs les suavités de l'oraison sont généralement précédées d'amères épreuves. c). Il se gardera bien de confondre les consolations sensibles des commençants ou même spirituelles des progressants avec les goûts divins, n° 1439, et attendra, pour se prononcer sur l'entrée dans l'état passif, l'apparition des trois signes distinctifs que nous avons exposés, nn° 1413-1416.

Source : Précis de Théologie Ascétique et Mystique de Tanquerey,
Desclée and Co, 1923

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
avatar
ami de la Miséricorde
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !

Messages : 4138
Date d'inscription : 20/04/2013
Age : 59

http://www.saintmichel-princedesanges.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Méditation avec le Précis de Théologie de Tanquerey

Message  ami de la Miséricorde le Ven 15 Juil 2016 - 5:34

Conclusion du livre III : direction des contemplatifs

1573. B) Pour éviter le second écueil, il se rappellera que Dieu, toujours libéral en ses dons, se communique généreusement aux âmes ferventes et dociles. a) Sans parler directement de contemplation, il formera les bonnes âmes non seulement aux vertus, mais à la dévotion au Saint Esprit : il leur rappellera souvent l'habitation de ce divin Esprit dans l'âme, le devoir de penser souvent à lui, de l'adorer, d'obéir à ses inspirations, de cultiver ses dons. b) Il les aidera peu à peu à rendre leur oraison plus affective, à prolonger les actes de religion, d'amour, de donation de soi-même, d'abandon à la volonté de Dieu, actes qu'ils rediront souvent dans le courant de la journée, par une simple élévation de cœur, et sans négliger leurs devoirs d'état, et la pratique des vertus. Quand il remarquera qu'elles sont portées à demeurer silencieusement sous le regard de Dieu, pour l'écouter et faire sa volonté, il les encouragera en leur disant que c'est là une oraison excellente et très fructueuse.

1574. 2° Quand l’âme est entrée dans les voies mystiques, le directeur a besoin d’une prudence extrême pour guider l'âme au milieu des sécheresses et des douceurs divines. A) Il faut, dans les épreuves passives, soutenir l'âme contre le découragement et les autres tentations, comme nous l’avons indiqué, nn° 1432-1434. B) Dans la contemplation suave, on peut être exposé à la gourmandise spirituelle ou à la vaine complaisance. a) Pour éviter le premier défaut, il importe de se rappeler sans cesse que c'est Dieu seul, et non les goûts divins, qu'il faut aimer, que les consolations ne sont qu'un moyen pour nous unir à lui, et qu'il faut être prêt à y renoncer de cœur, aussitôt qu'il lui plaît de nous en sevrer : Dieu seul suffit. b) Parfois Dieu se charge lui-même d'empêcher les mouvements d'orgueil, en imprimant dans l'âme d'une façon très vive le sentiment de son néant et de ses misères, et en montrant clairement que ces faveurs sont un pur don, dont on ne peut nullement se prévaloir. Mais, quand les âmes n'ont pas été complètement purifiées par la puit de l'esprit, elles ont besoin, comme le dit Ste Thérèse, de s'exercer sans cesse à l'humilité et à la conformité à la volonté de Dieu, nn° 1447, 1474. Il faudra surtout les prémunir contre le désir des visions, révélations et autres phénomènes extraordinaires ; il n'est jamais permis de les désirer, et les saints les repoussent soigneusement, par humilité, n° 1496.

1575. C) On n'oubliera pas que l'extase est une illusion quand elle n'est pas accompagnée d’une extase dans la vie, selon l'expression de S. François de Sales, c'est-à-dire de la pratique des vertus héroïques, n° 1461. Ce serait une grave illusion de négliger les devoirs d'état pour donner plus de temps à la contemplation : le P. Balthazar Alvarez, qui avait été confesseur de Ste Thérèse, déclare nettement qu'on doit laisser la contemplation pour remplir son office ou subvenir aux besoins du prochain ; il ajoute que Dieu donne à celui qui sait ainsi se mortifier plus de lumière et d'amour en une heure d’oraison qu'à un autre en plusieurs heures.

Source : Précis de Théologie Ascétique et Mystique de Tanquerey,
Desclée and Co, 1923

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
avatar
ami de la Miséricorde
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !

Messages : 4138
Date d'inscription : 20/04/2013
Age : 59

http://www.saintmichel-princedesanges.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Méditation avec le Précis de Théologie de Tanquerey

Message  ami de la Miséricorde le Sam 16 Juil 2016 - 4:36

Conclusion du livre III : direction des contemplatifs

1576. D) Ce serait une illusion plus grave ençore de s'imaginer que la contemplation confère le privilège de l'impeccabilité. L'histoire montre que les faux mystiques qui, comme les Béghards et les Quiétistes, se croyaient impeccables, sont tombés dans les vices les plus grossiers. Ste Thérèse insiste constamment sur la nécessité de la vigilance pour éviter le péché, même quand on est arrivé aux plus hauts degrés de la contemplation ; et S. Philippe de Néri disait souvent : « Mon Dieu, méfiez-vous de Philippe, autrement il vous trahirait ». Nous ne pouvons en effet persévérer longtemps sans une grâce spéciale ; or cette grâce est accordée aux humbles qui se défient d'eux-mêmes et mettent toute leur confiance en Dieu.

1577. 3° Il faut donc prévoir le cas où des âmes contemplatives tomberaient dans le péché. Ces chutes peuvent provenir de plusieurs causes : a) L'âme avait été élevée à la contemplation avant d'avoir suffisamment maîtrisé ses passions ; au lieu de continuer vigoureusement la lutte, elle s'est endormie dans un doux repos ; de violentes tentations ont surgi, et, trop confiante en elle-même, elle a succombé. Le remède, c'est la componction, c'est le retour à Dieu avec un cœur contrit et humilié, c'est une longue et laborieuse pénitence : plus on est tombé de haut, et plus il faut d' « efforts humbles et constants pour remonter la pente et revenir aux sommets. Il appartient au directeur de le lui rappeler sans cesse avec bonté et fermeté. b) Il est des contemplatifs qui avaient lutté vigoureusement pour dominer leurs tendances mauvaises ; ils y avaient réussi ; mais s'imaginant que la lutte est finie, ils ralentissent leurs efforts, manquent de générosité dans l'accomplissement de certains devoirs considérés comme moins importants ; c'est une sorte de relâchement progressif, qui pourrait engendrer la tiédeur. Il importe d'enrayer ce mouvement rétrograde, en leur rappelant que plus le Bon Dieu se montre généreux à leur égard, et plus ils doivent redoubler de ferveur ; que les moindres négligences dans les amis de Dieu blessent au vif Celui qui leur prodigue ses faveurs. Qu'on lise dans l'auto-biographie de Ste Marguerite-Marie les reproches sévères que Notre Seigneur lui adressait pour la corriger de ses moindres infidélités, de ses manques de respect et d'attention dans le temps de l'office et de l'oraison, des défauts de droiture et de pureté en ses intentions, de la vaine curiosité, des moindres manquements à l'obéissance, même en vue de s'infliger plus d'austérités ; et qu'on s'inspire de ces reproches pour ramener ces âmes à la ferveur.

1578. c) D'autres s'attendaient à ne trouver dans la contemplation, après les premières épreuves passives, que suavité et goûts divins. Or en réalité Dieu continue de leur envoyer alternativement des désolations et des consolations, afin de les sanctifier d'une façon plus efficace. Elles se découragent et sont exposées au relâchement et à ses suites. Le grand remède, c'est de leur inculquer sans cesse l' amour de la croix, non que la croix soit aimable en elle-même, mais parce qu'elle nous rend plus conformes à Jésus crucifié. D'ailleurs, disait le Bx Curé d'Ars, « la croix est le don que Dieu fait à ses amis. Il faut demander l'amour des croix, alors elles deviennent douces. J'en ai fait l'expérience... oh ! j'avais bien des croix, j'en avais presque plus que je n'en pouvais porter ! Je me mis à demander l'amour des croix ; alors je fus heureux... Vraiment il n'y a de bonheur que là » (Monnin, Le Curé d’Ars, l. III, ch. III). Pour tout résumer en un mot, ce que le directeur des âmes contemplatives doit faire, c'est d'étudier les ouvrages et les biographies des mystiques, et de demander le don de conseil, pour ne rien dire à ces âmes qu'après avoir consulté le Saint Esprit.

Source : Précis de Théologie Ascétique et Mystique de Tanquerey,
Desclée and Co, 1923

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
avatar
ami de la Miséricorde
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !

Messages : 4138
Date d'inscription : 20/04/2013
Age : 59

http://www.saintmichel-princedesanges.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Méditation avec le Précis de Théologie de Tanquerey

Message  ami de la Miséricorde le Dim 17 Juil 2016 - 2:41

Epilogue : les trois voies et le cycle liturgique

1579. Après avoir parcouru les trois voies ou les trois étapes qui mènent à la perfection, il ne sera pas inutile de voir comment chaque année la Sainte Eglise nous invite, dans sa liturgie, à recommencer et à perfectionner l’œuvre de notre sanctification, avec ses trois degrés, la purification, l’illumination et l’union à Dieu. La vie spirituelle est en effet une série de perpétuels recommencements, et le cycle liturgique vient chaque année nous solliciter à de nouveaux efforts. Tout, dans la liturgie, se rapporte au Verbe Incarné, médiateur de religion aussi bien que de rédemption, qui nous est présenté non seulement comme un modèle à imiter, mais aussi comme la tête d'un corps mystique qui vient vivre dans ses membres pour leur faire pratiquer les vertus dont il leur a donné l'exemple. Chaque fête, chaque période liturgique nous rappelle donc quelqu'une des vertus de Jésus, et nous apporte les grâces qu'il a méritées pour que nous les reproduisions en nous, avec sa collaboration.

1580. L'année liturgique, qui correspond aux quatre saisons de l'année, s'harmonise bien aussi avec les quatre phases principales de la vie spirituelle I. L’Avent correspond à la voie purgative ; le temps de Noël et de l'Epiphanie répond à la voie illuminative où nous suivons Jésus en imitant ses vertus ; le temps de la Septuagésime et du Carême amène une seconde purification de l'âme, plus profonde que la première ; le temps pascal, c'est la voie unitive, avec l'union à Jésus ressuscité, union qui se perfectionne avec l'Ascension, et la descente du Saint Esprit. Expliquons brièvement ce cycle liturgique.

1581. 1° L'Avent, qui signifie avènement, est une préparation à la venue du Sauveur, et, comme telle, une période de purification et de pénitence. L'Eglise nous invite à méditer sur le triple avènement de Jésus : sa venue sur terre par l’Incarnation, son entrée dans les âmes par la grâce, son apparition à la fin des temps pour juger tous les hommes. Mais c’est sur le premier avènement qu'elle attire surtout notre attention : elle nous rappelle les soupirs des patriarches et des prophètes, pour nous faire désirer avec eux la venue du Libérateur promis, et l'établissement ou l'affermissement de son royaume dans nos âmes. C'est donc un temps de saints désirs et d'ardentes supplications, où nous demandons à Dieu de faire descendre sur nous la rosée de la grâce et surtout le Rédempteur lui-même : Rorate, cæli, desuper, et nubes pluant justum ! Cette prière devient plus pressante, avec les grandes antiennes, O Emmanuel, Rex gloriæ, Oriens, etc., qui en nous rappelant les titres glorieux donnés au Messie par les prophètes et les principaux traits de sa mission, nous fait désirer la venue de Celui qui seul peut soulager notre détresse.

1582. Mais c’est aussi un temps de pénitence. L'Eglise nous y rappelle le jugement dernier auquel il faut nous préparer par l'expiation de nos péchés ; la prédication de S. Jean Baptiste nous invitant à faire pénitence pour préparer la voie au Sauveur : « Parate viam Domini, rectas facile semilas ejus » (Luc, III, 4). Autrefois on jeûnait trois fois par semaine, on le fait encore dans certains Ordres religieux, et si l'Eglise n'impose plus le jeûne à ses enfants, elle les exhorte à y suppléer par d'autres mortifications, et, pour le leur rappeler, célèbre les messes du temps en couleur violette, symbole de deuil. Ces saints désirs et ces pratiques de pénitence tendent évidemment à purifier l'âme et la préparent ainsi au règne de Jésus.

Source : Précis de Théologie Ascétique et Mystique de Tanquerey,
Desclée and Co, 1923

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
avatar
ami de la Miséricorde
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !

Messages : 4138
Date d'inscription : 20/04/2013
Age : 59

http://www.saintmichel-princedesanges.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Méditation avec le Précis de Théologie de Tanquerey

Message  ami de la Miséricorde le Lun 18 Juil 2016 - 5:11

Epilogue : les trois voies et le cycle liturgique

1583. 2° Voici le temps de Noël : le Verbe apparaît dans l'infirmité de la chair, avec les charmes mais aussi avec les infirmités de l'enfance, et nous invite à lui ouvrir nos cœurs pour qu'il y puisse régner en maître, et nous faire communier à ses dispositions et à ses vertus. C'est la voie illuminative qui commence : purifiés de nos fautes, détachés du péché et des causes qui pourraient nous y faire retomber, nous nous incorporons de plus en plus à Jésus pour avoir part à ses anéantissements, aux vertus d' humilité, d'obéissance et de pauvreté qu'il a si bien pratiquées au moment de sa naissance et dans les circonstances qui l'ont suivie. Pour l'accueillir sur cette terre qu'il vient racheter, c'est à peine si quelques bergers et quelques sages de l'Orient viennent lui présenter leurs hommages ; ces Juifs qu'il a choisis pour son peuple ne daignent pas le recevoir : « in propria venit et sui eum non receperunt » (Joan., I, 2). Il est obligé de fuir en Egypte, et, quand il revient, il s'ensevelit dans un petit village de Galilée, et y demeure près de trente ans, grandissant en sagesse et en science, aussi bien qu'en âge, travaillant de ses mains comme un simple ouvrier, et obéissant en tout à Marie et à Joseph : tel est le spectacle que nous présente la liturgie, pendant le temps de Noël et de l'Epiphanie, pour mettre sous nos yeux les exemples que nous devons imiter. En même temps, elle nous invite à adorer d'autant plus profondément l'Enfant Dieu qu'il s'anéantit davantage, à le remercier et à l'aimer : « Sic nos amantem quis non redamaret ? »

1584. 3° Mais, avant de pouvoir goûter les joies de l'union divine, une nouvelle purification s'impose, plus rude, plus profonde que la première ; le temps de la Septuagésime et du Carême nous donnent l'occasion de la faire. La Septuagésime est comme le prélude du Carême. L'Eglise, en mettant sous nos yeux, dans l'Ecriture occurrente, le récit de la chute de l'homme, des péchés qui l'ont suivie, du déluge qui en fut le châtiment, de la vie sainte des Patriarches, qui en fut l'expiation, nous invite à repasser dans l'amertume de notre âme tous nos péchés, à les détester sincèrement, à les expier par une généreuse pénitence. Les moyens qu'elle nous propose sont : 1) le travail, ou l'accomplissement fidèle des devoirs d'état pour l'amour de Dieu : « ite et vos in vineam meam » ; 2) la lutte contre les passions : dans l'Epître, elle nous compare à des athlètes qui courent ou qui combattent pour obtenir une couronne, et nous invite à châtier notre corps et à le réduire en servitude ; 3) l’acceptation volontaire de la souffrance et des épreuves, auxquelles nous sommes justement condamnés, avec une humble prière pour en bien profiter : « Circumdederunt me gemitus mortis… et in tribulatione mea invocavi Dominum ».

1585. A ces moyens le Carême ajoutera le jeûne, 1'abstinence et 1'aumône, pour lutter victorieusement contre les tentations ; nous les pratiquerons en union avec Jésus, qui, pendant quarante jours se retira au désert, pour y faire pénitence en notre nom, et consent à y être tenté pour nous apprendre comment résister au démon. La préface nous dira que le jeûne mate nos vices, éleve notre cœur vers Dieu, et nous vaut un accroissement de vertu et de mérites. La scène du Thabor, racontée au deuxième dimanche, nous montrera que la pénitence a ses joies, quand on sait y joindre la prière, et lever les yeux vers Dieu pour y chercher un appui : « Oculi mei semper ad Dominum, quia ipse evellet de laqueo pedes meos ». L' Introït du 4e dimanche soutiendra notre courage, en nous faisant entrevoir les joies du ciel : « Lætare Jerusalem », dont la sainte communion, figurée par la multiplication des pains, nous donne déjà un avant-goût.

Source : Précis de Théologie Ascétique et Mystique de Tanquerey,
Desclée and Co, 1923

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
avatar
ami de la Miséricorde
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !

Messages : 4138
Date d'inscription : 20/04/2013
Age : 59

http://www.saintmichel-princedesanges.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Méditation avec le Précis de Théologie de Tanquerey

Message  ami de la Miséricorde le Mar 19 Juil 2016 - 5:09

Epilogue : les trois voies et le cycle liturgique

1586. Avec le dimanche de la Passion se dresse l'étendard de la croix : « Vexilla Regis prodeunt » ; c'est la croix toute nue, car l’image du divin crucifié est voilée en signe de deuil et de tristesse, pour nous apprendre qu'il y a des moments où nous ne voyons qu'épreuves ; sans sentir aucune consolation. Mais l’Epître du jour nous consolera en nous montrant notre Pontife qui, par l'effusion de son sang, entre dans le Saint des Saints, et en nous redisant que la croix, symbole de mort, est devenue une source de vie « ut unde mors oriebatur inde vita resurgeret ». Le dimanche des Rameaux, bientôt suivi des mystères douloureux, nous apprendra combien sont éphémères les triomphes terrestres les mieux mérités, et comment ils sont suivis des humiliations les plus profondes. Alors de l'âme angoissée s'élève un cri de douleur : « Deus Deus meus, respice in me : quare me dereliquisti » (I Cor., IV, 16) ; c'est le cri de Jésus au jardin des Oliviers, comme sur le Calvaire ; c’est le cri de l'âme chrétienne, quand elle est visitée par les peines intérieures ou en butte à la calomnie. Mais l'Epitre vîent nous réconforter, en nous pressant de nous unir aux sentiments intérieurs de Jésus, obéissant jusqu'à la mort et à la mort de la croix, et bientôt récompensé par une exaltation telle que tout genou fléchit devant lui : si donc nous avons part à ses souffrances, nous aurons part aussi à ses triomphes, comme le dit S. Paul : « si tamen compatimur ut et conglorificemur » (Rom., VIII, 17).

1587. 4° La Résurrection et le cycle pascal nous rappellent la vie glorieuse de Jésus, image de la vie unitive. C'est une vie plus céleste que terrestre : Jésus, pendant son ministère, avait constamment vécu sur terre, avait travaillé, conversé avec les hommes, exercé l'apostolat ; après sa résurrection, il vit plus séparé que jamais de toutes les choses extérieures, n'apparaissant plus que rarement à ses apôtres, pour leur donner ses derniers enseignements, et retourne à son Père : « apparens eis et loquens de regno Dei » (Act., I, 3). C'est l'image des âmes qui, étant dans la voie unitive, cherchent désormais la solitude pour converser intimement avec Dieu ; si les devoirs d'état les obligent à traiter avec les hommes, ce n’est qu'en vue de les sanctifier ; elles s'efforcent de se rapprocher de l'idéal tracé par S. Paul : « Si vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les choses d'en haut, où le Christ demeure assis à la droite de Dieu ; affectionnez-vous aux choses d’en haut, et non à celles de la terre : car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec le Christ en Dieu » (Col., III, 1-3). Avec l'Ascension, c'est encore un degré de plus : Jésus désormais vit au ciel, à la droite du Père, priant sans cesse pour nous : son apostolat n'en devient que plus fécond, parce qu'il nous envoie le Saint Esprit, l'Esprit sanctificateur qui transforme les Apôtres ; et par eux des millions d'âmes. Ainsi les contemplatifs, qui par l'esprit et le cœur habitent déjà au ciel, ne cessent de prier et de se sacrifier pour le salut de leurs frères, et leur apostolat n'en est aussi que plus fécond.

1588. La Pentecôte, c'est la descente du Saint Esprit en chacune de nos âmes pour y opérer d'une manière plus lente et plus cachée la transformation merveilleuse opérée dans les Apôtres. Le mystère de la Sainte Trinité vient remettre devant nos yeux le grand objet de notre foi et de notre religion, la cause efficiente et exemplaire de notre sanctification ;(...)

Source : Précis de Théologie Ascétique et Mystique de Tanquerey,
Desclée and Co, 1923

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
avatar
ami de la Miséricorde
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !

Messages : 4138
Date d'inscription : 20/04/2013
Age : 59

http://www.saintmichel-princedesanges.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Méditation avec le Précis de Théologie de Tanquerey

Message  ami de la Miséricorde le Mer 20 Juil 2016 - 2:57

Epilogue : les trois voies et le cycle liturgique

1588. (...) et les fêtes du Saint Sacrement et du Sacré-Cœur nous redisent que Jésus, dans l'Eucharistie où il manifeste les trésors de son Cœur Sacré, mérite nos adorations et notre amour, et est en même temps le grand Religieux de Dieu, par qui et en qui nous pouvons rendre à l'adorable Trinité les hommages qui lui sont dus. Les nombreux dimanches qui suivent la Pentecôte représentent l’épanouissement complet de l’œuvre du Saint Esprit non seulement dans l'Eglise mais encore en chaque âme chrétienne, et nous invitent par conséquent à produire, sous l'action du Saint Esprit, des fruits abondants de salut jusqu'au jour où nous irons rejoindre au ciel Celui qui nous y a précédés pour nous y préparer une place.

1589. Dans ce cycle liturgique prennent place les fêtes des Saints ; les exemples de ces hommes, qui, membres du Christ comme nous, ont reproduit ses vertus, malgré toutes les tentations et tous les obstacles, nous servent d'un puissant stimulant. Nous les entendons nous dire avec S. Paul : « Soyez mes imitateurs comme je l'ai été du Christ : imitatores mei estote sicut et ego Christi » (I Cor., IV, 16).; et, en lisant au bréviaire le récit de leurs vertus héroïques, nous redisons la parole d'Augustin : « Tu non poteris quod isti, quod istæ ». Nous n'oublierons pas surtout que la Reine des Anges et des Saints, la Mère du Sauveur, est associée constamment à son Fils dans la liturgie, et que nous ne pouvons honorer le Fils sans honorer, aimer et imiter sa mère. Et c'est ainsi que, soutenus, aidés par la Ste Vierge et les Saints, incorporés au Verbe Incarné, nous nous approchons de Dieu en parcourant chaque année le cycle liturgique.

1590. Mais, pour bien profiter des moyens abondants de sanctification que nous offre la Sainte Eglise, il faut attirer en nous les dispositions intérieures de Jésus ; Il est une prière très belle et très efficace pour nous aider à reproduire en nous ces sentiments : c'est la prière O Jesu vivens in Maria ; et nous ne pouvons mieux terminer ce Précis qu'en l’expliquant brièvement.

PRIÈRE : O JESU VIVENS IN MARIA


O Jesu vivens in Mariâ, veni et vive in famulis tuis, in spiritu sanctitatis tuæ, in plenitudine virtutis tuæ, in perfectione viarum tuarum, in veritate virtutum tuarum, in communione mysteriorum tuorum, dominare omni adversæ potestati, in Spiritu tuo ad gloriam Patris.
O Jésus vivant en Marie, venez et vivez en vos serviteurs, dans l’esprit de votre sainteté, dans la plénitude de votre force, dans la perfection de vos voies, dans la vérité de vos vertus, dans la communion de vos mystères, dominez sur toute puissance ennemie, en votre Esprit à la gloire du Père.

On peut distinguer dans cette prière trois parties d'inégale longueur : dans la première, on indique à qui s'adresse cette demande ; dans la seconde, se trouve l'objet de cette demande ; dans la troisième, son but final.

Source : Précis de Théologie Ascétique et Mystique de Tanquerey,
Desclée and Co, 1923

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
avatar
ami de la Miséricorde
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !

Messages : 4138
Date d'inscription : 20/04/2013
Age : 59

http://www.saintmichel-princedesanges.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Méditation avec le Précis de Théologie de Tanquerey

Message  ami de la Miséricorde le Jeu 21 Juil 2016 - 4:55

Epilogue : les trois voies et le cycle liturgique

PRIÈRE : O JESU VIVENS IN MARIA


1591. 1° A qui s'adresse cette prière ? A Jésus vivant en Marie, c'est-à-dire au Verbe Incarné : à l'Homme-Dieu, qui, dans l'unité d'une même personne, possède à la fois la nature divine et la nature humaine, et qui est pour nous la cause méritoire, exemplaire et vitale de notre sanctification, n° 132. Nous nous adressons à lui, en tant qu'il vit en Marie. Il a vécu autrefois physiquement dans son sein virginal pendant neuf mois : il ne s'agit pas de cette vie qui a cessé dès la naissance de l'Enfant-Dieu ; il a vécu en elle sacramentellement par la sainte communion : mais cette présence a pris fin avec la dernière communion de Marie sur terre. Il y a vécu et il y vit encore mystiquement, comme tête du corps mystique, dont tous les chrétiens sont membres, mais à un degré bien supérieur, puisque Marie occupe dans ce corps la place la plus honorable, n°155-162. Il y vit par son divin Esprit, c'est-à-dire par l'Esprit Saint qu'il communique à sa sainte Mère, pour que cet Esprit opère en elle des dispositions semblables à celles qu'il opère dans l'âme humaine du Christ. En vertu des mérites et des prières du Sauveur, le Saint Esprit vient donc sanctifier et glorifier Marie, la rendre aussi semblable que possible à Jésus, si bien qu'elle en devient la copie vivante la plus parfaite.
C'est ce qu'explique bien M. Olier : « Ce qu'est Notre Seigneur à son Eglise, il l'est par excellence à sa très sainte Mère. Ainsi il est sa plénitude intérieure et divine ; et, comme il s'est sacrifié plus particulièrement pour elle que pour toute l'Eglise, il lui donne la vie de Dieu plus qu'à toute l'Eglise ; et il la lui donne même par gratitude, et en reconnaissance de la vie qu'il a reçue d'elle, car, comme il a promis à tous ses membres de leur rendre au centuple de ce qu'il aura reçu de leur charité en la terre, il veut rendre aussi à sa Mère le centuple de la vie humaine qu'il a reçue de son amour et de sa piété ; et ce centuple est la vie divine infiniment précieuse et estimable… Il faut donc considérer Jésus-Christ notre Tout, vivant en la Très Sainte Vierge en la plénitude de la vie de Dieu, tant de celle qu'il a reçue de son Père que de celle qu'il a acquise et méritée aux hommes par le ministère de la vie de sa Mère. C'est en elle qu'il fait voir tous les trésors de ses richesses, l'éclat de sa beauté et les délices de la vie divine... Il y habite en plénitude ; il y opère en l'étendue de son divin Esprit ; il n'est qu'un cœur, qu'une âme, qu'une vie avec elle ». Cette vie il la répand continuellement en elle « aimant en elle, louant en elle, et adorant en elle-même Dieu son Père, comme un digne supplément de son cœur, dans lequel il se dilate et se multiplie avec plaisir ». (Journée chrétienne, p. 395-396).

1592. Jésus vit en Marie en plénitude non seulement pour la sanctifier, mais pour sanctifier par elle les autres membres de son corps mystique : elle est en effet, nous dit S. Bernard, l'acqueduc par lequel nous arrivent toutes les grâces méritées par son fils : « totum nos habere voluit per Mariam », n° 161. Il est donc à la fois très agréable à Jésus et très utile à notre âme de nous adresser à Jésus vivant en Marie : « Qu'y a-t-il de plus doux et de plus agréable à Jésus-Christ que de l'aller chercher dans le lieu de ses délices, sur ce trône de grâce, au milieu de cette adorable fournaise du saint amour pour le bien de tous les hommes ? Quelle source plus abondante de grâce et de vie que ce lieu où habite Jésus comme en la source de la vie des hommes et en la mère nourrice de son Eglise ? ». Nous avons donc le droit d'être pleins de confiance lor.sque nous prions ainsi Jésus vivant en Marie.

Source : Précis de Théologie Ascétique et Mystique de Tanquerey,
Desclée and Co, 1923

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
avatar
ami de la Miséricorde
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !

Messages : 4138
Date d'inscription : 20/04/2013
Age : 59

http://www.saintmichel-princedesanges.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Méditation avec le Précis de Théologie de Tanquerey

Message  ami de la Miséricorde le Ven 22 Juil 2016 - 3:51

Epilogue : les trois voies et le cycle liturgique

PRIÈRE : O JESU VIVENS IN MARIA


1593. 2° Quel est l'objet de cette prière ? C'est la vie intérieure avec tous les éléments qui la constituent, vie intérieure qui n'est qu'une participation à cette vie que Jésus communique à sa Mère et que nous le supplions de vouloir bien nous commumquer à nous-mêmes. A) Comme Jésus vivant en Marie est la source de cette vie, nous lui demandons humblement de venir en nous et d'y vivre, en promettant de nous soumettre docilement à son action : VENI ET VIVE IN FAMULIS TUIS. a) Il vient en nous comme il vient en Marie par son divin Esprit, par la grâce habituelle : chaque fois qu'elle grandit en nous, l'Esprit de Jésus y grandit aussi ; et, par suite, chaque fois que nous faisons un acte surnaturel et méritoire, ce divin Esprit vient en nous et rend notre âme plus semblable à celle de Jésus comme à celle de Marie. Quel puissant motif pour multiplier et intensifier nos actes méritoires, en les informant par la divine charité ! (n° 236-248). b) Il agit en nous par la grâce actuelle qu'il nous a méritée et nous distribue par son divin Esprit : il opère en nous le vouloir et le faire, il devient le principe de tous nos mouvements, de nos dispositions intérieures, si bien que nos actes ne proviennent que de Jésus nous communiquant sa propre vie, ses sentiments, ses affections, ses désirs. C'est alors que nous pouvons dire, comme S. Paul : « Je vis, non plus moi, mais c'est Jésus qui vit en moi ». c) Pour qu'il en soit ainsi, il faut que, comme de fidèles serviteurs, in famulis tuis, nous nous laissions conduire par lui et coopérions à son action en nous ; comme l'humble Vierge nous devons dire en toute sincérité : « Voici la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon votre parole : ecce ancilla Domini, fiat mihi secundum verbum tuum ». Conscients de notre misère et de notre incapacité, nous n'avons qu'à obéir promptement aux moindres inspirations de la grâce. C'est là pour nous une servitude honorable, « cui servire regnare est », une servitude d'amour qui nous soumet à Celui qui est pour nous un Maître sans doute, mais aussi un Père, un ami, et qui ne nous commande rien que ce qui est utile au bien de notre âme. Ouvrons, ouvrons donc nos cœurs à Jésus-Christ et à son divin Esprit, pour qu'il y règne comme il a régné dans le cœur de notre Mère !

1594. B) Jésus, étant la source de toute sainteté, nous lui demandons de vivre et d'agir en nous « in spiritu sanctitatis tuæ », pour nous communiquer sa sainteté intérieure. Il y a en lui une double sainteté ; une sainteté substantielle qui découle de l'union hypostatique, et une sainteté participée qui n'est autre que la grâce créée, n° 105 ; c'est celle-ci que nous le prions de nous communiquer. Cette sainteté, c'est tout d'abord l' horreur du péché et la séparation de tout ce qui peut y conduire, un éloignement extrême des créatures et de toute recherche égoïste ; mais c'est aussi une participation à la vie divine, une union intime avec les trois divines personnes, un amour de Dieu qui domine toute autre affection, en un mot la sainteté positive.

Source : Précis de Théologie Ascétique et Mystique de Tanquerey,
Desclée and Co, 1923

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
avatar
ami de la Miséricorde
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !

Messages : 4138
Date d'inscription : 20/04/2013
Age : 59

http://www.saintmichel-princedesanges.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Méditation avec le Précis de Théologie de Tanquerey

Message  ami de la Miséricorde le Sam 23 Juil 2016 - 5:02

Epilogue : les trois voies et le cycle liturgique

PRIÈRE : O JESU VIVENS IN MARIA


1595. Mais, comme nous sommes incapables de l'acquérir par nous-mêmes, nous le supplions de venir en nous avec la plénitude de sa force ou de sa grâce « in plenitudine virtutis tuæ ». Et même, comme nous nous défions de nos rébellions possibles, nous ajoutons avec l'Eglise qu'il veuille bien soumettre à son empire nos facultés rebelles ; « etiam rebelles ad te propitius compelle voluntates ». C'est donc une grâce efficace que nous sollicitons, cette grâce qui, tout en respectant notre liberté, sait agir sur les ressorts secrets de la volonté pour entraîner son consentement ; une grâce qui ne s'arrêtera pas devant nos répugnances instinctives ou nos folles oppositions, mais doucement et fortement opérera en nous le vouloir et le faire.

1596. C) Puisque la sainteté ne peut s'acquérir sans l’imitation de notre divin Modèle, nous le supplions de nous faire marcher dans la perfection de ses voies « in perfectione viarum tuarum », c'est-à-dire de nous faire imiter sa conduite, sa manière d'agir, ses actions extérieures et intérieures en tout ce qu'elles ont de plus parfait. En d'autres termes nous demandons de devenir des copies vivantes de Jésus, d'autres christs, pour que nous puissions dire à nos disciples, comme S. Paul : « Soyez mes imitateurs, comme je le suis du Christ ». Idéal si parfait que de nous-mêmes nous ne pouvons le réaliser ! Mais Jésus se fait notre voie : « ego sum via », voie lumineuse et vivante, voie marchante pour ainsi dire qui nous entraîne à sa suite : « Et ego, cum exaltatus fuero a terra, omnia traham ad me ipsum » (Joan., XII, 32). Nous nous laisserons donc entraîner par vous, ô divin Modèle, et nous essaierons de reproduire vos vertus.

1597. D) C'est pour cela que nous ajoutons : « in veritate virtutum tuarum ». Les vertus que nous demandons sont des vertus réelles, et non pas apparentes. Il en est qui cachent un esprit païen, sensuel et orgueilleux, sous un vernis de vertus purement extérieures. Ce n'est pas ce qui fait la sainteté. Ce que Jésus vient nous apporter, ce sont des vertus intérieures, des vertus crucifiantes, l'humilité, la pauvreté, la mortification, la chasteté parfaite de l'esprit et du cœur aussi bien que du corps ; des vertus unifiantes, l'esprit de foi, de confiance et d'amour. Voilà ce qui fait le chrétien et le transforme en un autre Christ.

Source : Précis de Théologie Ascétique et Mystique de Tanquerey,
Desclée and Co, 1923

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
avatar
ami de la Miséricorde
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !

Messages : 4138
Date d'inscription : 20/04/2013
Age : 59

http://www.saintmichel-princedesanges.com/

Revenir en haut Aller en bas

Page 80 sur 81 Précédent  1 ... 41 ... 79, 80, 81  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum