Maria valtorta : la femme adultère
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Maria valtorta : la femme adultère

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Maria valtorta : la femme adultère

Message  robert adelaide le Sam 8 Nov 2014 - 17:06

commentaire de jésus sur le passage de la femme adultère dans l’évangile .

222> Jésus dit:
"Ce qui me blessait, c'était le manque de charité et de sincérité chez les accusateurs. Non que l'accusation fût mensongère. La femme était réellement coupable. Mais ils manquaient de sincérité en se scandalisant d'une chose commise mille fois par eux et qu'uniquement une plus grande ruse et une plus grande chance avaient permis qu'elle reste cachée. 223> La femme, à son premier péché, avait été moins rusée et moins chanceuse. Mais personne parmi ses accusateurs et ses accusatrices — car même les femmes, si elles n'élevaient pas la voix, l'accusaient au fond de leur cœur — personne n'était exempt de faute.
Est adultère celui qui passe à l'acte, et celui qui aspire à l'acte et le désire de toutes ses forces. La luxure existe tant en celui qui pèche qu'en celui qui désire pécher. Le mal, il ne suffit pas de ne pas le faire, il faut aussi ne pas désirer le faire.
Rappelle-toi, Marie, la première parole de ton Maître, quand il t'a appelée du bord du précipice où tu étais: "Le mal. il ne suffit pas de ne pas le faire. Il faut aussi ne pas désirer le faire".
Celui qui caresse des pensées sensuelles et provoque, par des lectures et des spectacles recherchés exprès et par des habitudes malsaines, des impressions sensuelles, est aussi impur que celui qui commet la faute matériellement. J'ose dire : est plus coupable, car il va par la pensée contre la nature et non seulement contre la morale. Je ne parle pas non plus de ceux qui passent à de véritables actions contre nature. La seule excuse est une maladie organique ou psychique. Celui qui n'a pas cette excuse est de dix degrés inférieur à la bête la plus dégoûtante. Pour condamner avec justice, il faudrait être exempt de faute.
Je vous renvoie aux dictées antérieures où je parle des conditions essentielles pour être juge.[1]
Ils ne m'étaient pas inconnus les cœurs des pharisiens et ceux des scribes, ni de ceux qui s'étaient unis à eux pour se déchaîner contre la coupable. Péchant contre Dieu et contre le prochain, il y avait en eux des fautes contre le culte, des fautes contre leurs parents, des fautes contre le prochain, des fautes nombreuses surtout contre leurs épouses. Si par un miracle j'avais commandé à leur sang d'écrire sur leurs fronts leur péché, parmi les nombreuses accusations aurait dominé celle de "adultères" de fait ou de désir. J'ai dit : "C'est ce qui vient du cœur qui souille l'homme" [2]. Et à part mon cœur, il n'y avait personne parmi les juges qui eût le cœur sans souillure.
Sans sincérité et sans charité. Pas même le fait de lui ressembler dans la soif du désir sensuel ne les portait à la charité. C'était Moi qui avais de la charité pour la femme avilie. Moi, le seul qui aurait dû en avoir du dégoût. Mais rappelez-vous bien ceci : 224>  "Meilleur on est, et plus on a de pitié pour les coupables". On n'a pas d'indulgence pour la faute elle-même, cela non. Mais on a de la compassion pour les faibles qui n'ont pas su résister à la faute.
L'homme ! Oh ! plus qu'un roseau fragile et un délicat liseron, il est facilement plié par la tentation et porté à s'accrocher là où il espère trouver du réconfort.
Car bien souvent la faute arrive, surtout chez le sexe le plus faible, à cause de cette recherche de réconfort. Aussi je dis que celui qui manque d'affection pour sa femme, et même pour sa propre fille, est quatre-vingt-dix fois sur cent responsable de la faute de sa femme ou de sa fille et en répondra pour elles. Aussi bien une sotte affection, qui n'est qu'un stupide esclavage d'un homme pour une femme ou d'un père pour sa fille, que l'absence d'affections ou pis encore une faute de la propre passion qui porte un mari à d'autres amours et des parents à des soucis étrangers à leurs enfants, sont des foyers d'adultères et de prostitution et sont comme tels condamnés par Moi. Vous êtes des êtres doués de raison et guidés par une loi divine et une loi morale. Donc se rabaisser à une vie de sauvages ou de brutes, devrait horrifier votre grand orgueil. Mais l'orgueil, qui dans ce cas serait même utile, vous l'avez pour de bien autres choses.
J'ai regardé Pierre et Jean d'une manière différente, car au premier: un homme, j'ai voulu dire : "Pierre, toi aussi, ne manque pas de charité et de sincérité", et lui dire, comme à mon futur Pontife : "Rappelle-toi cette heure, et juge comme ton Maître, à l'avenir"; alors qu'au second, un jeune à l'âme encore d'enfant, j'ai voulu dire : "Tu peux juger et tu ne juges pas car tu as le même cœur que Moi. Merci, aimé, d'être tellement mien, que tu es un second Moi-même". J'ai éloigné les deux avant d'appeler la femme, pour ne pas augmenter son humiliation par la présence de deux témoins.
Apprenez, ô hommes sans pitié. Si coupable que soit quelqu'un, il faut toujours le traiter avec respect et charité. Ne pas jouir de son anéantissement, ne pas s'acharner contre lui, même pas par des regards curieux. Pitié, pitié pour qui tombe !
À la coupable j'indique la voie à suivre pour se racheter. Retourner chez elle, demander humblement pardon et l'obtenir par une vie droite. Ne plus céder à la chair. Ne pas abuser de la Bonté divine et de la bonté humaine pour ne pas payer plus durement que la première fois la double ou multiple faute. Dieu pardonne, et Il pardonne parce qu'il est la Bonté. Mais l'homme, bien que j'aie dit : "Pardonne à ton frère soixante-dix fois sept fois", ne sait pas pardonner deux fois.
225> Je ne lui ai pas donné la paix et la bénédiction parce qu'elle n'avait pas en elle ce complet détachement de son péché qui est requis pour être pardonné. Dans sa chair, et malheureusement dans son cœur, elle n'avait pas la nausée du péché. Marie de Magdala, après avoir goûté la saveur de mon Verbe, avait eu le dégoût du péché et elle était venue à Moi avec la volonté totale d'être une autre. Mais elle, elle flottait encore entre les voix de la chair et celles de l'esprit. Et elle, dans le trouble du moment, n'avait pas pu encore mettre la hache contre la souche de la chair et l'abattre pour aller mutilée du poids de son avidité vers le Royaume de Dieu, mutilée de ce qui était pour elle la ruine, mais pourvue de ce qui est le salut.
Tu veux savoir si ensuite elle s'est sauvée ? Ce n'est pas pour tous que j'ai été Sauveur. Pour tous, j'ai voulu l'être, mais je ne l'ai pas été car pas tous ont eu la volonté d'être sauvés. Et cela a été une des flèches les plus pénétrantes de mon agonie du Gethsémani.

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Re: Maria valtorta : la femme adultère

Message  stjeanlagneau le Dim 9 Nov 2014 - 15:53


Merci Robert adelaïde pour ce très beau texte reçu par Maria Valtorta, avec de saints rappels de nos devoirs.  Applaudir

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Re: Maria valtorta : la femme adultère

Message  Admin le Dim 9 Nov 2014 - 16:11

@ Robert Adelaide :

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Re: Maria valtorta : la femme adultère

Message  Admin le Dim 9 Nov 2014 - 16:12

@ Tous :

Jésus a écrit:

Tu veux savoir si ensuite elle s'est sauvée ? Ce n'est pas pour tous que j'ai été Sauveur. Pour tous, j'ai voulu l'être, mais je ne l'ai pas été car pas tous ont eu la volonté d'être sauvés.


Paroles ô combien lourdes de conséquences ! J\'ai peur

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