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DERNIÈRE HEURE : « "Amoris Laetitia" : Le Pape François tend la main aux divorcés-remariés » !

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DERNIÈRE HEURE : « "Amoris Laetitia" : Le Pape François tend la main aux divorcés-remariés » ! - Page 8 Empty Re: DERNIÈRE HEURE : « "Amoris Laetitia" : Le Pape François tend la main aux divorcés-remariés » !

Message  Admin Ven 13 Mai 2016 - 22:51

@ Tous :

L'une de nos correspondantes m'envoie ce pertinent commentaire :

----------------------------

Je suis en train de lire l ancien petit catéchisme et j en apprends des belles !!!

J ai noté plusieurs choses qui sont en complète contradiction avec ce que le Pape François dit et proclame sur tous les toits...

Très intéressant.. Question de se protéger des mensonges ratoureurs et insidieux...

Le petit catéchisme de l Église Catholique, nous sera très très utile....dans un futur rapproché, ainsi que dans l actualité...présente...

Il nous évitera de tomber dans des pièges...Les tournures de phrases et les ambiguïtés du Pape François portent à confusion, la vérité et le mensonge sont entremêlés, difficile à décortiquer...

Voici donc une aide précieuse qui nous aidera à demeurer dans la Vérité du Christ.

Je conseille à tous de bien lire et relire cette petite merveille et d en faire bénéficier ceux qui prennent à coeur leur religion.

Bonne lecture et bon partage !

G.


-----------------------------------------
Meeerci ! pour ce pertinent commentaire !

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Dernière édition par Admin le Sam 14 Mai 2016 - 12:29, édité 1 fois

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Message  grenouille-de-bénitier Sam 14 Mai 2016 - 7:59

que de mots que de mots....., Jésus à pourtant était clair , net et précis comme à la femme adultère, ne lui dit-il pas :

"Va et ne pèche plus"

Ne pèche plus, tout simplement, pas besoin d'une encyclique de 250 pages qui fait relativiser le péché , pour une phrase de Jésus lui-même en 5 mots, tout ce qu'il y a de plus clair,
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Message  grenouille-de-bénitier Sam 14 Mai 2016 - 8:07

Admin a écrit:@ Tous :

L'une de nos correspondantes m'envoie ce pertinent commentaire :

----------------------------

Je suis en train de lire l ancien petit catéchisme et j en apprends des belles !!!

J ai noté plusieurs choses qui sont en complète contradiction avec ce que le Pape François dit et proclame sur tous les toits...

Très intéressant.. Question de se protéger des mensonges ratoureurs et insidieux...

Le petit catéchisme de l Église Catholique, nous sera très très utile....dans un futur rapproché, ainsi que dans l actualité...présente...

Il nous évitera de tomber dans des pièges...Les tournures de phrases et les ambiguïtés du Pape François portent à confusion, la vérité et le mensonge sont entremêlés, difficile à décortiquer...

Voici donc une aide précieuse qui nous aidera à demeurer dans la Vérité du Christ.

Je conseille à tous de bien lire et relire cette petite merveille et d en faire bénéficier ceux qui prennent à coeur leur religion.

Bonne lecture et bon partage !

G.


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Meeerci ! pour ce pertinent commentaire !

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Ah oui, je comprends son point de vue, dans les vieux bouquins, chez les Saints Théologiens, comme Saint Bonaventure, Saint Léonard de Port Maurice etc, des le peu que j'ai lu, j'ai senti directement l'Esprit d'Amour de Dieu et de pénitence, la clareté et les bons conseils qui ne sont plus donné aujourd'hui
j'ai appris beaucoup par eux, et par Curé d'Ars, le Padre Pio etc, bref, "un peu à l'ancienne", mais ... tellement actuel

aujourd'hui c'est "Amour, mais pas dirigé vers Dieu, mais vers les créatures, souvent c'est de l'Amour-propre , bisounours", ne faire aucun efforts, car Dieu est bon, pardonne, donc on continues à pécher tranquilles Gros sourire

bref au ras des paquerettes spirituellement, il y aura des Comptes à rendre, mais pas à nous, à Dieu ....

Si votre amie peut nous scanner son Cathéchisme, je serai ravie de le lire égallement

En union de prières
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Message  René-1 Sam 14 Mai 2016 - 8:26

Merci oui, de mettre en Lumière que nous devons aimer Dieu dans Sa Sainte Trinité entièrement et en premier, alors que le pape François essaie de tromper tous les chrétiens en ne parlant que d'amour humain !
Il obéit aux ordres du Nouvel Ordre Mondial des Francs-maçons.
Il n'a pas ramené au Vatican ces chrétiens qui sont persécutés pour leur Foi mais des musulmans qui obéissent aux ordres de Satan !
C'est bien le faux prophète qui nous amènera l'Antéchrist !

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Message  Admin Sam 14 Mai 2016 - 11:46

@ Grenouille-de-Bénitier :

Voici un lien conduisant au "Petit Catéchisme de la Province de Québec", édition de 1852, sous forme de questions/réponses :

- http://eco.canadiana.ca/view/oocihm.32053/2?r=0&s=1

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Message  Admin Sam 14 Mai 2016 - 12:24

EXERCICES DE LECTURE. "AMORIS LAETITIA" PAR LE CARDINAL MÜLLER !


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Dans un discours monumental en Espagne, le préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi a replacé l'exhortation post-synodale dans le contexte de la précédente discipline de l’Église. Trop tard. Parce que, désormais, elle a été écrite par François d’une manière qui fait comprendre le contraire.


par Sandro Magister

ROME, le 11 mai 2016 – Pour "Amoris laetitia", il se produit dans l’Église catholique quelque chose de semblable à ce qui s’était passé, il y a de cela un demi-siècle, pour "Humanae vitae". Mais les jeux sont inversés.

L'encyclique de Paul VI relative à la procréation était très claire. Mais certains théologiens, évêques et conférences épiscopales qui ne l’approuvaient pas en diffusèrent des interprétations artificieuses et fumeuses, afin de présenter comme licite ce que le pape interdisait.

L'exhortation post-synodale de François relative à la famille a, au contraire, été écrite sous une forme volontairement vague, ce qui permet à tout un chacun d’y lire ce qu’il souhaite, en particulier en ce qui concerne la question cruciale de l’accès à la communion des divorcés remariés. Et il incombe à des théologiens, à des évêques et à des cardinaux de bonne volonté de travailler à en donner une lecture claire et univoque, en accord avec le magistère de l’Église de toujours.

Parmi eux, celui dont l’autorité est la plus élevée est le cardinal Gerhard L. Müller, ancien évêque de Ratisbonne, éditeur des œuvres complètes de Joseph Ratzinger et, depuis 2012, préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi.

Déjà, quelques jours avant la publication d’"Amoris laetitia", Müller avait rappelé les points forts dont le magistère de l’Église ne pouvait pas s’écarter, dans un livre publié en Espagne sous le titre : "Informe sobre la esperanza" :

> Comment le cardinal Müller relit le pape (29.3.2016)

Toutefois, au début du mois de mai, une fois "Amoris laetitia" publiée, il est retourné en Espagne, d’abord à Madrid et ensuite à Oviedo, non seulement pour présenter son livre, mais surtout pour proposer une lecture de l'exhortation papale qui colle rigoureusement à ce qui est écrit.

Le cardinal Müller a prononcé son discours, long et argumenté, de présentation d’"Amoris laetitia" au séminaire d’Oviedo, le 4 mai. Et sur cette autre page web on peut le lire dans son intégralité, tel qu’il a été prononcé, en espagnol :

> ¿Qué podemos esperar de la familia ?

La traduction italienne intégrale est disponible ici:

> Che cosa possiamo aspettarci dalla famiglia ?

Et ici la traduction anglaise:

> What can we expect from the family ?

D’autre part on trouve ici le texte en allemand, publié par "Die Tagespost" et complété par une dizaine de notes :

> Was dürfen wir von der Familie erwarten ?

Le texte que l’on pourra lire ci-dessous est constitué de la partie centrale et de la partie  finale du discours.

En le lisant, on constatera que Müller interprète les ambigüités d’"Amoris laetitia" non pas comme un feu vert donné à des changements dans la doctrine et dans la pratique, mais au contraire comme la preuve que le pape François n’a voulu en aucune manière annuler la discipline précédente, parce que, "s’il avait voulu annuler une discipline tellement enracinée et tellement importante, il se serait exprimée de manière claire et en fournissant les motifs correspondants", ce qui n’a pas été fait.

Quant à la désormais célèbre note 351, sur laquelle s’appuient ceux qui souhaitent l’accès des divorcés remariés à la communion, Müller montre qu’elle ne concerne pas du tout ce cas spécifique.

Et, en ce qui concerne le recours au "discernement" pour examiner si une personne est ou non coupable subjectivement et par conséquent si elle peut recevoir la communion, il affirme :

"L’économie sacramentelle est une économie de signes visibles et non pas de dispositions intérieures ou de culpabilité subjective. Une privatisation de l’économie sacramentelle ne serait certainement pas catholique".

Mais l’élément majeur de tout le discours est son architecture doctrinale et théologique. Le cardinal déclare :

" Le principe de fond est que personne ne peut vraiment  désirer un sacrement, celui de l’Eucharistie, sans désirer également vivre en accord avec les autres sacrements, parmi lesquels celui du mariage.  […] Changer la discipline sur ce point concret, en admettant une contradiction entre l’Eucharistie et le mariage, signifierait nécessairement changer la profession de foi de l’Église, qui enseigne et qui réalise l’harmonie entre tous les sacrements, telle qu’elle l’a reçue de Jésus-Christ. Le sang des martyrs a été versé sur cette foi en un mariage indissoluble, conçu non pas en tant qu’idéal lointain mais en tant que pratique concrète".

On est frappé de constater qu’un discours d’une telle portée ait été prononcé par le cardinal Müller non pas à Rome mais en Espagne et sans avoir fait l’objet d’une publicité particulière. L’"Osservatore Romano" l’a totalement passé sous silence.

Parce que, pour ce qui est de ses effets pratiques, son impact est minime. De même qu’est désormais marginal, peu significatif, le rôle du préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi.

En effet, sous le pontificat de François, la forme du magistère papal a changé.

L’encyclique "Humanæ vitæ" de Paul VI, très claire, fut bouleversée par les propos fumeux d’évêques et de cardinaux qui la contestaient.

Tandis qu’’"Amoris laetitia" connaît au contraire le succès précisément en raison de son caractère volontairement vague. Parce que, à tous les niveaux de l’Église comme dans l’opinion publique, ce qui est désormais accepté, c’est ce qui n’est pas écrit en toutes lettres, mais que l’on donne seulement à entendre.

__________


Que pouvons-nous attendre de la famille?

Une culture d’espérance pour la famille, à partir d’"Amoris Laetitia"

 
par Gerhard L. Müller

 Introduction

[…]

1. Église et famille: l’arche de Noé

[…]

2. L’architecture de l’arche :  l’amour du Christ vécu dans la famille

[…] Le pape insiste sur le fait que la pastorale du mariage doit être “une pastorale du lien” (AL 211). Face à une pastorale émotive, qui chercherait seulement à encourager les sentiments ou qui se satisferait d’expériences intimistes de la rencontre avec Dieu, une pastorale du lien est une pastorale qui prépare au “oui pour toujours”. À partir de là, le sens de la préparation au mariage s’éclaire : il s’agit d’accompagner les jeunes, au long des étapes des fiançailles, afin qu’ils apprennent à dire “oui, je le veux” et qu’ils accueillent le projet que Dieu a pour eux. Si l’on cultive le lien, l’amour sort de lui-même, il dépasse le sentiment fluctuant, il devient fort pour soutenir la société et pour accueillir les enfants. Il s’agit de nouveau, comme on le voit, de donner à la famille une maison, dont le lien matrimonial est la clé de voûte. Le lien permet de dépasser l’individualisme de chacun des époux, ou celui du couple, et de créer une culture de la famille, un environnement dans lequel l’amour puisse s’épanouir, une arche de Noé pour naviguer ensemble sur le déluge de la post-modernité liquide. Voici ce que l’Église garantit aux époux : dans tous les cas, dans quelque situation qu’ils se trouvent, elle veillera sur ce lien, elle le rendra stable et elle le protègera, afin qu’il reste vivant, pour qu’ils puissent y revenir, parce que c’est en lui que réside leur vocation la plus profonde.

C’est à partir de là qu’il faut comprendre l’insistance du pape François sur ce qu’il appelle “l’idéal chrétien”. Certaines personnes ont interprété cet idéal comme s’il s’agissait d’un objectif lointain, abstrait, réservé à un petit nombre de gens, mais ce n’est pas ce que pense François. La pensée du pape n’est pas platonique ! D’après lui, tout au contraire, le christianisme touche la chair de l’être humain  (cf.  "Evangelii Gaudium" 88, 233). On s’en rend très bien compte lorsque François nous avertit que nous ne devons pas présenter “un idéal théologique du mariage trop abstrait, construit presque artificiellement, loin de la situation concrète et des possibilités effectives des familles réelles” (AL 36). Ici le pape lui-même refuse que l’idéal soit quelque chose d’abstrait et d’artificiel.  

Alors de quoi nous parle le pape lorsqu’il se réfère à l’idéal du mariage ? Dans l’Église, l’idéal est toujours un idéal incarné, parce que le Verbe, le Logos, s’est fait chair et qu’il accompagne notre vie à travers les sacrements. Cette présence vivante et transformatrice du plein amour de Jésus, on la rencontre précisément dans les sacrements, qui contiennent en eux-mêmes l’architecture de l’arche de Noé.  "Amoris Laetitia", de fait, parle à plusieurs reprises de la relation entre l’initiation chrétienne et la vie conjugale (AL 84, 192, 206-207, 279), ainsi que du lien entre l’Eucharistie et le mariage (AL 318).  Nous pourrions en conclure : chaque famille, mais aussi l’Église tout entière, sont fondées sur cette culture de l’amour de Jésus, qui se conserve dans l’économie sacramentelle. Les sacrements existent en permanence comme des signes vivants du Christ, pour générer sa vie parmi les hommes. Ils constituent l’architecture de l’arche, cette arche dont les dimensions furent dictées par Dieu.  

Notre temps, plein de désirs liquides, a besoin, comme je l’ai dit précédemment, d’une demeure de l’amour, d’une culture de l’amour. L’Église promeut cette culture de l’amour précisément dans ses sacrements, qui la constituent. Elle pourra offrir l’espérance aux hommes, à tous les êtres humains, même à ceux qui sont éloignés, si elle reste fidèle à cette demeure qu’elle a reçue de Dieu et tant qu’elle promeut cette culture commune de l’amour du Christ, confessée dans les signes sacramentels, qui sont l’architecture du bateau qui nous fait arriver à bon port.

L’image de l’arche de Noé, de l’Église qui navigue et qui porte l’espérance au milieu du monde, est associée au nombre 8 qui symbolisait, depuis les temps primitifs, le huitième jour, le jour de la résurrection du Christ, le commencement du monde à venir. De cette manière, on insistait sur le fait que non seulement l’Église marche vers une lointaine plénitude, mais que cette plénitude de l’amour a déjà été inaugurée en elle. Oui, il est possible de vivre l’amour dont nous parle saint Paul dans son hymne et pour cela nous n’avons pas à attendre la fin des temps. Nous pouvons vivre cet amour maintenant parce que l’Église, dans ses sacrements, garde vivante et efficace, comme don originel du Christ, la demeure qui accueille, soutient et donne de la vigueur à nos pauvres forces.  

3.  Accueillir dans l’arche ceux qui sont les plus éloignés : accompagner, discerner, intégrer

Partant de cette grande perspective de la culture de l’amour, nous pouvons examiner une question à laquelle le pape s’est intéressé dans  "Amoris Laetitia" : comment donner de l’espérance à ceux qui vivent éloignés et, en particulier, aux personnes qui ont vécu le drame et la blessure d’une seconde union civile après un divorce ? Ce sont ceux qui, si l’on peut dire, ont fait naufrage dans le déluge de la post-modernité liquide et qui ont oublié cette promesse du mariage par laquelle ils ont scellé en Jésus-Christ un amour pour toujours. Peuvent-ils remonter à bord de l’arche de Noé, construite sur l’amour du Christ, et échapper au déluge ? En trois mots, le pape nous a indiqué la voie à suivre pour accomplir cette mission de l’Église : accompagner, discerner, intégrer (AL 291-292). En partant de ces trois mots, on peut lire le chapitre 8 d’"Amoris Laetitia".  

3.1. Accompagner : l’arche qui flotte et navigue

Il s’agit, tout d’abord, d’accompagner. Ces baptisés ne sont pas exclus de l’Église. Au contraire, l’Église, nouvelle arche de Noé, les accueille, même si leur vie ne correspond pas à l’enseignement de Jésus. Saint Augustin décrit cette capacité d’accueil en établissant une distinction, toujours autour du thème de l’arche de Noé en tant qu’image de l’Église. En premier lieu, l’accès à l’arche ne fut pas réservé uniquement aux animaux définis comme purs par la Loi. Cela signifie, d’après Augustin, que l’Église accueille en son sein des justes et des pécheurs, tous sous un même toit ; qu’elle est composée d’hommes qui tombent et se relèvent, qui doivent prononcer, au début de chaque messe, les mots : “Je confesse”. Ainsi, l’Église catholique se distingue de la manière de voir des donatistes, qui étaient favorables à une “Église des purs”, dans laquelle il n’y avait pas de place pour les pécheurs. Ce n’est qu’à la fin des temps que Dieu séparera le bon grain de l’ivraie, y compris l’ivraie qui germe en chaque croyant.

Eh bien, dit saint Augustin, tous ces animaux, purs et impurs, passèrent par une même porte et habitèrent dans une même demeure, avec les mêmes parois et le même toit. Ici l’évêque d’Hippone fait référence aux sacrements, le baptême étant la porte, et au changement de vie qu’ils demandent à ceux qui veulent les recevoir, par la renonciation au péché. Dans cette harmonie entre les sacrements et la vie visible des chrétiens, dit saint Augustin, l’Église présente au monde non seulement le témoignage de la manière de vivre de Jésus, mais aussi celui de la manière de vivre demandée à ceux qui sont les membres du corps de Jésus. La cohérence entre les sacrements et la manière de vivre des chrétiens garantit, par conséquent, que la culture sacramentelle dans laquelle vit l’Église et qu’elle propose au monde reste habitable. Ce n’est qu’ainsi qu’elle peut recevoir les pécheurs, en les accueillant avec délicatesse et en les invitant à une démarche concrète pour qu’ils parviennent à surmonter le péché. Ce que l’Église ne doit jamais abandonner, c’est l’architecture des sacrements, sans quoi elle perdrait le don originel qui la soutient et elle ne percevrait plus l’amour de Jésus ni la manière dont cet amour transforme la vie des chrétiens. C’est précisément en acceptant cette structure sacramentelle que l’Église évite les deux voies qui pourraient la conduire à devenir une “Église des purs” : par exclusion des pécheurs et par exclusion du péché.

Par conséquent le premier élément clé pour cette démarche d’accompagnement est l’harmonie qui existe entre la célébration des sacrements et la vie chrétienne. C’est là ce qui explique la discipline eucharistique que l’Église a maintenue depuis ses origines. Grâce à elle, l’Église peut être une communauté qui accompagne, qui accueille le pécheur sans pour autant bénir le péché ;  de la sorte, elle offre la base qui rend possible une démarche de discernement et d’intégration. Saint Jean-Paul II a confirmé cette discipline dans "Familiaris Consortio" 84 et dans "Reconciliatio et Poenitentia" 34 ; la congrégation pour la doctrine de la foi l’a réaffirmée dons son document de 1994 ; Benoît XVI l’a approfondie dans "Sacramentum Caritatis" 29. Il s’agit d’un enseignement magistériel consolidé, qui prend appui sur la Sainte Écriture et qui est fondé sur une raison doctrinale :  l’harmonie salvifique des sacrements, cœur de la “culture du lien” que vit l’Église.

Il y a des gens qui ont affirmé qu’"Amoris Laetitia" a éliminé cette discipline et qu’elle permet, tout au moins dans certains cas, aux divorcés remariés de recevoir l’Eucharistie sans qu’il soit nécessaire qu’ils transforment leur mode de vie suivant les indications données dans FC 84 (c’est-à-dire en abandonnant leur nouvelle union ou en la vivant comme frère et sœur). À cela il faut répondre que, si "Amoris Laetitia" avait voulu annuler une discipline tellement enracinée et tellement importante, elle se serait exprimée de manière claire et en fournissant les motifs correspondants. Or il n’y a aucune affirmation en ce sens ; et le pape ne met en doute à aucun moment les arguments présentés par ses prédécesseurs, qui ne sont pas fondés sur la culpabilité subjective de ces divorcés remariés qui sont nos frères, mais sur leur mode de vie visible, objectif, qui est contraire à l’enseignement du Christ.

Mais est-ce que ce changement ne se trouve pas – objectent certains – dans une note en bas de page, dans laquelle il est indiqué que, dans certains cas, l’Église pourrait offrir l’aide des sacrements aux personnes qui vivent en situation objective de péché (n. 351) ? Sans entrer dans une analyse détaillée, il suffit de dire que cette note fait référence à des situations objectives de péché en général, sans citer le cas spécifique des divorcés qui ont contracté une nouvelle union civile. La situation de ces derniers, en effet, présente des caractéristiques particulières, qui la différencient d’autres situations. Ces divorcés vivent en opposition avec le sacrement du mariage et, par conséquent, avec l’économie sacramentelle, dont le centre est l’Eucharistie. C’est en effet la raison donnée par le magistère précédent pour justifier la discipline eucharistique de FC 84 ; un argument qui ne se trouve ni dans la note ni dans son contexte. Par conséquent ce qu’affirme la note 351 ne touche pas à la discipline antérieure : la norme indiquée par FC 84 et par SC 29 reste valable, ainsi que son application dans tous les cas.

Le principe de fond est que personne ne peut véritablement  désirer un sacrement, celui de l’Eucharistie, sans désirer vivre également en accord avec les sacrements, parmi lesquels celui du mariage. Les gens qui vivent en opposition au lien matrimonial s’opposent au signe visible du sacrement du mariage ; en ce qui touche à leur existence corporelle, même si ensuite ils ne sont pas subjectivement coupables, ils deviennent des “anti-signes” de l’indissolubilité. C’est précisément parce que leur vie corporelle est contraire au signe qu’ils ne peuvent pas faire partie, en recevant la communion, du signe eucharistique suprême, dans lequel se révèle l’amour incarné de Jésus. L’Église, si elle l’admettait, tomberait dans ce que saint Thomas d’Aquin appelait “une fausseté dans les signes sacramentels”. Et nous ne sommes pas devant une conclusion doctrinale excessive, mais bien devant la base même de la constitution sacramentelle de l’Église, que nous avons comparée à l’architecture de l’arche de Noé. C’est une architecture que l’Église ne peut pas modifier, parce qu’elle vient de Jésus lui-même ; parce qu’elle, l’Église, en est issue, et que c’est sur cela qu’elle s’appuie pour naviguer sur les eaux du déluge. Changer la discipline sur ce point concret, en admettant une contradiction entre l’Eucharistie et le mariage, signifierait nécessairement modifier la profession de foi de l’Église, qui enseigne et réalise l’harmonie entre tous les sacrements, telle qu’elle l’a reçue de Jésus. Le sang des martyrs a été versé sur cette foi en un mariage indissoluble, non pas en tant qu’idéal lointain mais en tant que pratique concrète.

Mais on pourrait insister : est-ce que François ne manque pas de miséricorde s’il ne franchit pas ce pas ? Est-ce que demander à ces personnes de marcher vers une vie conforme à la Parole de Jésus n’est pas trop demander ? C’est plutôt le contraire qui se produit. On pourrait dire, en utilisant l’image de l’arche, que François, sensible à la situation de déluge que vit le monde actuel, a ouvert toutes les fenêtres possibles sur le bateau et qu’il nous a tous invités à lancer des cordes depuis ces fenêtres pour faire entrer les naufragés dans le bateau. Cependant permettre, même si c’est uniquement dans certains cas, que la communion soit donnée à des gens qui mènent ouvertement une existence contraire au sacrement de mariage, ne revient pas à ouvrir une fenêtre de plus, mais à ouvrir une brèche au fond du bateau, y laissant entrer l’eau de mer et mettant en danger la navigation de tous et le service que l’Église apporte à la société. Plutôt qu’une voie d’intégration, ce serait une voie de désintégration de l’arche ecclésiale : une voie d’eau. Par conséquent, en respectant cette discipline, non seulement on ne met pas une limite à la capacité qu’a l’Église de racheter les familles, mais on assure aussi la stabilité du bateau et sa capacité à nous conduire à bon port. L’architecture de l’arche est nécessaire justement pour que l’Église ne permette pas que quiconque soit bloqué dans une situation contraire à la parole de vie éternelle de Jésus, c’est-à-dire pour que l’Église ne condamne “éternellement personne” (cf. AL 296-297).

En préservant l’architecture de l’arche on préserve, pour ainsi dire, notre maison commune qui est l’Église, établie sur l’amour de Jésus ; on conserve la culture ou l’environnement de la famille, décisive pour toute sa pastorale de la famille et pour le service qu’elle apporte à la société. Nous revenons ainsi à ce que nous avons défini comme le point central de l’espérance de l’Église pour la famille : la nécessité de créer une culture de la famille, d’offrir une demeure au désir et à l’amour. Il s’agit d’animer une “culture du lien”, en parallèle à la “pastorale du lien” dont parle le pape, culture qui n’est générée aujourd’hui, dans la société post-moderne, que par l’Église catholique. Nous voyons ici que cette discipline de l’Église a une énorme valeur pastorale.

Nous avons beaucoup discuté, ces dernières années, de la possibilité de donner la communion aux divorcés qui vivent une nouvelle union, civile. Au début d’"Amoris Laetitia", le pape a rappelé certaines prises de position excessives qui ont été présentées. Les arguments étaient nombreux et très variés, avec le danger de se perdre dans l’enchevêtrement de la jungle casuistique. Essayons, un moment, de prendre un peu de distance et de mettre la question en perspective, en oubliant les détails. Si l’Église admettait à la communion les divorcés qui vivent une nouvelle union sans leur demander de changer de vie, en les laissant s’installer dans leur situation, ne devrait-on pas dire simplement qu’elle a accepté le divorce dans certains cas ? Elle ne l’a certes pas accepté sur le papier, elle continuera à affirmer que [l’indissolubilité] c’est un idéal, mais est-ce que notre société ne l’admet pas, elle aussi, comme un idéal ? En quoi, dès lors, l’Église serait-elle différente ?   Pourrait-elle continuer à dire qu’elle est fidèle aux paroles de Jésus, des paroles claires, qui parurent dures lorsqu’il les prononça ? Est-ce que ces paroles n’allaient pas à l’encontre de la culture et de la pratique de son temps, permissives avec un divorce au cas par cas afin de s’adapter à la fragilité humaine ? En pratique, l’indissolubilité du mariage resterait comme un beau principe, parce que, en tout cas, elle ne serait pas proclamée dans l’Eucharistie, le vrai lieu où sont proclamées les vérités chrétiennes qui sont relatives à la vie et qui donnent forme au témoignage public de l’Église.

Nous devons nous demander : est-ce que n’avons pas trop envisagé ce problème du point de vue des cas individuels ? Nous pouvons tous comprendre le désir qu’ont nos frères de communier et les difficultés qu’ils ont à abandonner leur union, ou à la vivre de manière différente. Du point de vue de chacune de ces histoires, nous pourrions penser :  qu’est ce que cela nous coûte, au fond, de les laisser communier ? Nous avons oublié, me semble-t-il, de regarder les choses dans une plus vaste perspective, celle de l’Église en tant que communion, celle de son bien commun. Parce que, d’une part, le mariage a un caractère intrinsèquement social. Changer le mariage pour quelques cas signifie le changer pour tous. S’il y a des cas où il n’est pas important de vivre en opposition au lien sacramentel, est-ce qu’il ne faudrait pas dire aux jeunes qui veulent se marier que ces exceptions existent pour eux aussi ? Est-ce que cette idée n’atteindra pas ces couples qui luttent pour rester unis tout en ressentant le poids de leur démarche et la tentation d’abandonner ? D’autre part, l’Eucharistie a également une structure sociale (cf. AL 185-186), elle ne dépend pas seulement des conditions subjectives dans lesquelles je me trouve, mais également de ma relation avec les autres au sein de l’Église, parce que l’Église naît de l’Eucharistie. Comprendre le mariage et l’Eucharistie comme des actes individuels, sans prendre en considération le bien commun de l’Église, finit par dissoudre la culture de la famille, comme si Noé, voyant un grand nombre de naufragés autour de l’arche, démontait le fond et les parois du bateau pour donner à chacun une table. L’Église perdrait son essence de communion, fondée sur l’ontologie des sacrements, et se transformerait en un groupe d’individus flottant sans but à la merci des vagues.

En réalité, les divorcés remariés civilement qui s’abstiennent de recevoir l’Eucharistie et qui cheminent pour pouvoir régénérer leur désir conformément à celle-ci, protègent la demeure de l’Église, notre maison commune. Et pour eux aussi il est bon de garder intactes les parois de l’arche, de la demeure où est contenu le signe de l’amour de Jésus. Ainsi l’Église peut leur rappeler : “Ne t’arrête pas, il y a aussi une possibilité pour toi, tu n’es pas exclu du retour à l’alliance sacramentelle que tu as contractée, même si cela va prendre du temps ; tu peux vivre en lui restant fidèle, avec la force de Dieu”. Et si quelqu’un dit que c’est impossible, on lui rappellera ce que dit "Amoris Laetitia" : “C’est certainement possible, parce que c’est ce que demande l’Évangile” (AL 102). Donc que personne ne se sente exclu du chemin vers la grande vie de Jésus. Le désir de recevoir la communion peut conduire, avec l’aide du pasteur (et ici s’ouvre la voie du discernement), à une régénération du désir, afin que nous retrouvions en nous le désir de vivre conformément à l’enseignement du Seigneur.

En somme, le pape nous met en garde, dans l’exhortation, contre deux déviations. Il y a les gens qui veulent condamner et se contentent d’un immobilisme qui n’ouvre pas de nouvelles voies permettant aux personnes concernées de régénérer leur cœur. Il y a, d’autre part, ceux qui voient la solution dans la recherche d’exceptions dans différents cas, en renonçant à régénérer le cœur des personnes. Ne serait-il pas nécessaire de s’élever au-dessus de tout cela et d’adopter un autre point de vue ? Ce point de vue, c’est celui de la communion ecclésiale, celui du bien commun de l’Église, celui qui consiste à maintenir vivante en son centre, comme culture de la famille, la vie même du Christ qui nous anime dans les sacrements. Si nous démolissons cette structure de l’arche de Noé, comment pouvons-nous être sûrs qu’elle se maintiendra à flot et que l’espérance chrétienne pour toutes les familles ne coulera pas à pic ?

3.2. Discerner et intégrer

Dans le cadre de cette culture de la famille, qui s’appuie sur l’architecture de l’arche, nous pouvons alors nous demander : quelles sont les nouvelles voies qu’"Amoris Laetitia" nous invite à ouvrir ? Le pape y réfléchit en nous exhortant à discerner et à intégrer.

Interrogeons-nous d’abord à propos du discernement. L’interprétation de certaines personnes est que le pape, en disant qu’il faut tenir davantage compte des circonstances atténuantes, demanderait que le discernement soit fondé sur celles-ci, comme si cela consistait à examiner si l’individu est coupable subjectivement ou non. Mais, en fin de compte, ce discernement serait impossible puisque seul Dieu scrute les cœurs. De plus, l’économie sacramentelle est une économie de signes visibles et non pas de dispositions intérieures ou de culpabilité subjective. Une privatisation de l’économie sacramentelle ne serait certainement pas catholique. Il ne s’agit pas de discerner une simple disposition intérieure mais bien, comme le dit saint Paul, de “discerner le corps” (cf. AL 185-186), les relations concrètes et visibles que nous vivons.

Et cela signifie que l’Église ne nous laisse pas seuls face à ce discernement. Le texte d’"Amoris Laetitia"  nous indique quels sont les critères-clés pour en venir à bout. Le premier critère consiste à définir le but que l’on cherche à discerner. Il s’agit de le but que l’Église annonce pour tous, quels que soient leur cas ou leur situation, et qui ne doit pas être dissimulé par le respect humain ni par la crainte de se trouver en opposition avec la mentalité du monde, comme le rappelle le pape (AL 307). Il consiste à revenir à la fidélité au lien matrimonial, ce qui permet de rentrer dans cette demeure ou cette arche que la miséricorde de Dieu a offertes à l’amour et au désir de l’homme. Tout le processus tend, pas à pas, avec patience et miséricorde, à reconnaître et à guérir la blessure dont souffrent ces frères, qui n’est pas l’échec de leur premier mariage, mais bien la nouvelle union qu’ils ont contractée.

Le discernement est donc nécessaire non pas pour choisir le but, mais pour choisir la démarche à suivre. Ayant bien défini où nous voulons conduire la personne (la vie pleine que Jésus nous a promise), on peut définir les voies qui permettront à chacun, en fonction de son cas particulier, d’y parvenir. Et ici entre en jeu, comme second critère, la logique des petits pas qui permettent de progresser, dont le pape parle lui aussi (AL 305). La clé est que ces divorcés sachent renoncer à s’établir durablement dans leur situation, qu’ils ne s’accommodent pas de la nouvelle union dans laquelle ils vivent, qu’ils soient prêts à l’éclairer de la lumière qui émane de l’enseignement de Jésus. Tout ce qui les pousse à abandonner leur mode de vie est un petit pas de progrès qu’il faut encourager et animer.

En vérité, ceux qui désirent se nourrir de Jésus dans l’Eucharistie auront également le désir, pour reprendre l’image biblique, de se nourrir de ses paroles et de les assimiler dans leur vie. Ou mieux, comme le dit saint Augustin, ils auront le désir d’être absorbés par elles. Parce que ce n’est pas Jésus qui s’adapte à notre désir, mais c’est notre désir qui est appelé à se conformer à Jésus, pour trouver en lui sa pleine réalisation.

À partir de là nous pouvons passer au troisième mot, “intégrer”, et examiner les nouvelles voies qu’"Amoris Laetitia" ouvre aux divorcés remariés. Le pape demande que, à la suite du synode, nous développions un parcours qui devra être réalisé dans chaque diocèse sous la conduite de l’évêque et selon l’enseignement de l’Église (AL 300). Cela devrait être fait, si possible, avec une équipe de pasteurs qualifiés et experts.

Il est essentiel que, dans ce parcours, la parole de Dieu soit annoncée, en particulier ce qui concerne le mariage (AL 297). Ainsi ces baptisés prendront peu à peu conscience de ce qu’est cette seconde union qu’ils ont contractée et dans laquelle ils vivent. Cela ouvrirait aussi la possibilité de réexaminer une éventuelle nullité du mariage sacramentel, en fonction des nouvelles normes élaborées par le pape.

Nous trouvons aussi dans ce parcours une autre nouveauté, créée par le pape dans "Amoris Laetitia". Sans changer la réglementation canonique générale, le pape admet qu’il puisse exister des exceptions en ce qui concerne l’exercice de certaines fonctions publiques ecclésiales par ces divorcés. Le critère est, comme je l’ai indiqué précédemment, la démarche de progrès concrète de la personne vers la guérison.

Tout au long de ce parcours il est bon de rappeler que les sacrements ne sont pas seulement une célébration occasionnelle, mais un cheminement : celui qui commence à se diriger vers la pénitence se trouve déjà dans un processus sacramentel, il n’est pas exclu de la structure sacramentelle de l’Église, il reçoit déjà, d’une certaine manière, l’aide des sacrements. Je le répète, l’important est d’être disposé à se laisser transformer par Jésus, même si l’on sait que le chemin sera long, et à se laisser accompagner sur ce chemin. Le pasteur est animé par le désir de faire entrer la personne dans la culture du lien, en offrant une demeure à son désir, pour que cette personne puisse se régénérer à partir de l’enseignement du Seigneur.

Le pape nous invite à entreprendre une démarche  : c’est la clé. La communion eucharistique sera l’horizon final et elle arrivera au moment choisi par Dieu, puisque c’est lui qui agit dans la vie des baptisés, en les aidant à régénérer leurs désirs de manière conforme à l’Évangile. Commençons pas à pas, en les aidant à participer à la vie de l’Église, jusqu’à ce qu’ils atteignent “la plénitude du plan de Dieu pour eux” (AL 297).

Je conclus. Dans les eaux de la post-modernité liquide, l’Église peut offrir une espérance à toutes les familles et à toute la société, comme l’arche de Noé. Elle reconnaît  la faiblesse et le besoin de conversion de ses membres. C’est justement pour cette raison qu’elle est appelée à maintenir en elle, en même temps, la présence concrète de l’amour de Jésus, vivant et efficace, dans les sacrements qui donnent à l’arche sa structure et son dynamisme en la rendant capable de sillonner les eaux. La clé, c’est le développement - et le défi n’est pas mince – d’une “culture ecclésiale de la famille” qui soit une “culture du lien sacramentel”.

D’après saint Jean Chrysostome, l’arche de Noé se différencie de l’Église sur un point important. L’arche de jadis accueillit à son bord les animaux dépourvus de raison, "alogos", et elle les laissa toujours dépourvus de raison. L’Église, de son côté, accueille aussi l’homme qui, à cause du péché, a perdu le Logos (raison) et qui est, de ce fait “irrationnel” et marche sans la lumière de l’amour. Cependant, précisément parce que l’Église a l’environnement vital du corps du Christ, parce qu’elle préserve l’harmonie des sacrements, elle est capable, à la différence l’arche de Noé, de régénérer l’homme, de conformer le cœur humain à la Parole (Logos) de Jésus. Les hommes entrent en elle “irrationnels” et en sortent “rationnels”, c’est-à-dire disposés à vivre selon la lumière du Christ, selon son amour qui “espère tout” et “qui dure pour toujours”.

__________


Traduction française par Antoine de Guitaut, Paris, France.

__________


Pour d'autres informations et commentaires, voir le blog que tient Sandro Magister, uniquement en italien:

> SETTIMO CIELO

SOURCE : http://chiesa.espresso.repubblica.it/articolo/1351295?fr=y

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DERNIÈRE HEURE : « "Amoris Laetitia" : Le Pape François tend la main aux divorcés-remariés » ! - Page 8 Empty Re: DERNIÈRE HEURE : « "Amoris Laetitia" : Le Pape François tend la main aux divorcés-remariés » !

Message  Admin Sam 14 Mai 2016 - 12:45

« OUI, NON, JE NE SAIS PAS, DÉCIDEZ PAR VOUS-MÊME ». LE MAGISTÈRE LIQUIDE DU PAPE FRANÇOIS !


DERNIÈRE HEURE : « "Amoris Laetitia" : Le Pape François tend la main aux divorcés-remariés » ! - Page 8 Jpg_1317


Il ne dit jamais tout ce qu’il a dans la tête, il le laisse seulement deviner. Il accepte que l’on remette tout en discussion. Ainsi tout devient discutable, dans une Église où chacun fait ce qu’il veut.


par Sandro Magister

ROME, le 13 mai 2016 – Comment fonctionne le magistère du pape François ? L’un de ses protégés, l'archevêque Bruno Forte, l’a expliqué, il y a quelques jours. Il a raconté que, pendant le synode consacré à la famille, dont il était le secrétaire spécial, le pape lui avait dit :

"Si nous parlons de manière explicite de communion pour les divorcés remariés, tu n’as pas idée du raffut qu’ils vont faire. Alors n’en parlons pas de manière directe  : toi, tu fais en sorte que les bases soient posées, et c’est moi qui tirerai les conclusions".

Et c’est ainsi, grâce à ce "sage" conseil –a ensuite raconté Forte – que les choses ont "mûri" et qu’est arrivée l'exhortation papale "Amoris lætitia". Dans laquelle les réformistes ont trouvé ce qu’ils voulaient.

Cette confidence faite par Forte ne lui a pas été arrachée par traîtrise. Il l’a livrée depuis la scène du théâtre de Vasto, la ville dont il est archevêque, devant une salle comble. "Typique d’un jésuite", a-t-il ensuite commenté avec un sourire.

Parce que c’est bien ainsi que François procède. Il ne dit jamais tout ce qu’il a dans la tête. Il le laisse seulement entrevoir. Et il laisse se répandre les interprétations, y compris les plus disparates, à propos de ce qu’il dit ou écrit.

Que l’on utilise ce genre d’approche dans des entretiens privés, cela peut se comprendre. Mais Jorge Mario Bergoglio y a systématiquement recours en public, dans ses actes de magistère officiel, même lorsque tout le monde s’attend à ce qu’il tire des conclusions et qu’il donne une réponse claire et définitive.

Par rapport au magistère des papes précédents, gravé dans le marbre, travaillé mot à mot, sans équivoque, le changement introduit par François va faire date.

"Amoris lætitia" en est une preuve très claire. Lorsqu’il l’a lue, le cardinal et théologien allemand Walter Kasper, qui est depuis plusieurs décennies le partisan le plus affirmé de l’accès des divorcés remariés à la communion, n’a pas eu de doutes : les réformistes comme lui, a-t-il déclaré en jubilant, ont maintenant "le vent en poupe pour résoudre de tels problèmes de manière humaine".

Mais un autre cardinal théologien, son compatriote Gerhard Müller, y a lu le contraire. Il a déclaré qu’il n’y avait, dans "Amoris lætitia", rien qui renverse clairement le magistère de l’Église de toujours, qui interdit aux divorcés remariés de communier. Et Müller n’est pas n’importe qui, c’est le préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi, c’est-à-dire l’instance suprême de contrôle en matière de doctrine.

Toutefois ceux qui pensent que, désormais, François devrait dire clairement dans quel camp il se place, vont certainement être déçus. Parce que, dans l’intervalle, le pape a désigné un troisième cardinal, l'autrichien Christoph Schönborn, comme son principal interprète de confiance en ce qui concerne l'exhortation post-synodale. Mission que Schönborn accomplit à la perfection, en donnant des explications qui sont, elles aussi, de style Bergoglien et qui demandent à leur tour à être interprétées, à propos de la frontière ambigüe entre la doctrine présentée comme inchangée et les applications pastorales qui doivent être nouvelles et modifiables.

Non aux portes barricadées, non aux révolutions. Mais la troisième voie imaginée par Francesco n’est pas du tout immobiliste. Bien au contraire.

En remettant en discussion ce qui, avant lui, paraissait définitif, il a ouvert un processus qui donne le même droit de cité aux opinions les plus inconciliables et donc aussi aux réformistes les plus ardents.

Lorsqu’il s’est rendu en visite à l’église luthérienne de Rome (voir photo), au mois de février dernier, Bergoglio a donné un exemple peut-être infranchissable de cette invention.

Une protestante mariée avec un catholique lui a demandé si elle pouvait, elle aussi, recevoir la communion, avec son mari. Et François lui a répondu par une succession rapide de oui, de non et de je ne sais pas, à tel point qu’à la fin on ne savait pas quelle conclusion il fallait en tirer, sinon celle-ci : "C’est un problème auquel chacun doit répondre".

C’est en vain que le cardinal Müller, dans les jours qui ont suivi, s’est donné beaucoup de mal pour réaffirmer que la doctrine de l’Église à ce sujet n’avait pas changé. Parce qu’il est certain que le pape en a fait une question prêtant à discussion, lui le premier, en disant, en se dédisant et en se contredisant.

On constate une belle résistance de la part des évêques et des cardinaux d'Afrique ou d'Europe orientale, ou des représentants de l’école de Wojtyla et Ratzinger. Le cardinal Kasper a très bien compris à quel point en sont les choses : "Il y a de la liberté pour tout le monde. Il est possible de permettre en Allemagne ce qui est interdit en Afrique".

Avec le pape Bergoglio voici que s’avance un nouveau modèle d’Église, liquide, multiculturelle.

__________


Cette note est parue dans "L'Espresso" n° 20 de 2016, en vente en kiosque à partir du 13 mai, à la page d'opinion intitulée "Settimo cielo", confiée à Sandro Magister.

Voici la liste de toutes les précédentes notes :

> "L'Espresso" au septième ciel

__________


C’est un quotidien en ligne de Vasto, la ville dont Mgr Bruno Forte est archevêque, qui a fait un compte-rendu de l'épisode raconté par le prélat :

> "Nessuno si deve sentire escluso dalla Chiesa"

L’expression "tu n’as pas idée du raffut qu’ils vont faire", mise par Forte dans la bouche du pape François, ne doit pas surprendre.

C’est le père Federico Lombardi, porte-parole officiel du Saint-Siège, qui, le premier, a traduit par "faire du raffut" l'invitation à "hacer lío" que Jorge Mario Bergoglio adresse fréquemment en espagnol aux jeunes. Dans ses conversations en italien, le pape utilise tranquillement de telles expressions.

__________


À propos de l'exégèse "orthodoxe" de l'exhortation post-synodale tentée par le cardinal Gerhard L. Müller, préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi, voir :

> Exercices de lecture. "Amoris laetitia" par le cardinal Müller

Toutefois il est désormais évident que, pour François, le cardinal Müller ne compte plus du tout. À sa place, le pape a fait appel, pour présenter officiellement "Amoris laetitia", le jour où celle-ci a été publiée, au cardinal autrichien Christoph Schönborn, archevêque de Vienne. Qu’il a de nouveau désigné, pendant la conférence de presse qu’il a donnée au cours du voyage aérien qui le ramenait de l’île de Lesbos, comme l'interprète autorisé de l’exhortation.

François a décrit Schönborn aux journalistes comme "un grand théologien" qui "a été secrétaire de la congrégation pour la doctrine de la foi et connaît bien la doctrine de l’Église". Exagération, puisque l'archevêque de Vienne n’a jamais été le "secrétaire" de cette congrégation, mais simplement l’un de ses membres, comme c’est écrit, de manière plus exacte, dans la transcription de la conférence de presse papale qui a été publiée par la suite sur le site du Vatican.

De plus Müller est l’objet de l’hostilité viscérale de Victor Manuel Fernández, l'archevêque argentin que Bergoglio a adopté comme son "théologien de référence" et à qui il est largement redevable en ce qui concerne la rédaction de ses principaux documents :

> E questo sarebbe il teologo di fiducia del papa ?

__________


À propos de la visite du pape François à l’église luthérienne de Rome, voir :

> Sì, no, non so, fate voi. Le linee guida di Francesco per l'intercomunione con i luterani

Et à propos d’un autre exemple spectaculaire de son langage ondoyant, concernant des élections américaines et des lois relatives aux unions homosexuelles en Argentine et en Italie :

> Il gesuita perfetto. Autoritratto volante di Jorge Mario Bergoglio

__________


Traduction française par Antoine de Guitaut, Paris, France.

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Les derniers trois articles de www.chiesa:

11.5.2016
> Exercices de lecture. "Amoris laetitia" par le cardinal Müller

Dans un discours monumental en Espagne, le préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi a replacé l'exhortation post-synodale dans le contexte de la précédente discipline de l’Église. Trop tard. Parce que, désormais, elle a été écrite par François d’une manière qui fait comprendre le contraire

9.5.2016
> François, pape. Plus infaillible que lui, il n’y a personne

Il se montre disposé à rediscuter du dogme de l'infaillibilité. Mais, en réalité, il centralise dans ses mains la plénitude des pouvoirs beaucoup plus que ne le faisaient ses derniers prédécesseurs. Et il agit comme un monarque absolu

5.5.2016
> Instructions pour ne pas s’égarer dans le labyrinthe d’"Amoris lætitia"

Volontairement écrite sous une forme vague, l'exhortation post-synodale propose deux issues opposées. Un théologien dominicain indique ici laquelle des deux est la bonne. Comme dans un petit catéchisme, à l’usage des curés et des fidèles

__________


Pour d'autres informations et commentaires, voir le blog que tient Sandro Magister, uniquement en italien:

> SETTIMO CIELO

Les trois derniers titres:

Francesco e le donne. Apertura futuribile, chiusura presente

Piazza San Pietro inospitale per i marciatori, quelli per la vita

Non c'è più religione. A "L'Osservatore Romano" non piacciono i monoteismi

SOURCE : http://chiesa.espresso.repubblica.it/articolo/1351297?fr=y

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DERNIÈRE HEURE : « "Amoris Laetitia" : Le Pape François tend la main aux divorcés-remariés » ! - Page 8 Empty Re: DERNIÈRE HEURE : « "Amoris Laetitia" : Le Pape François tend la main aux divorcés-remariés » !

Message  Admin Sam 14 Mai 2016 - 13:04

VOUS VOUS DEMANDEZ POURQUOI BENOÎT XVI N'INTERVIENT PAS ?


DERNIÈRE HEURE : « "Amoris Laetitia" : Le Pape François tend la main aux divorcés-remariés » ! - Page 8 Cardin12


La légitimité d'Amoris Laetitia mise en cause

Deux textes de Joseph Ratzinger ("dénichés" par Antonio Socci) soulèvent le problème, et tracent les limites du ministère pétrinien (13/5/2016).


Vous vous demandez pourquoi Benoît XVI n'intervient pas ?


La "méthode Bergoglio" recalée.
Voilà l'indication pour contester la légitimité d'"Amoris Laetitia"



www.antoniosocci.com
11 mai 2016

* * *

«On doit surtout éviter l'impression que le pape (ou l'office en général) peut seulement reccueillir et exprimer de temps à autre la moyenne statistique de la foi vivante, et donc qu'une décision contraire à ces valeurs statistiques moyennes (que leur constatabilité rend même problématiques) n'est pas possible.

La foi tire ses règles des données objectives de l'Écriture et du dogme, qui, dans des périodes sombres peuvent même dramatiquement disparaître de la conscience de la majorité (statistique) de la chrétienté, sans rien perdre cependant de leur caractère exigeant et contraignant.

Dans ce cas la parole du pape peut et doit sans aucun doute s'élever CONTRE les statistiques et contre le pouvoir d'une opinion, qui prétend avec force être la seule valide; et cela doit être fait avec d'autant plus de décision que le témoignage de la tradition sera plus clair (comme dans le cas supposé).

En revanche, une critique des déclarations papales sera possible et nécessaire si (dans la mesure où) il leur manque la couverture dans l'Ecriture et dans le Credo, dans la foi de l'Eglise universelle.

Là où il n'existe ni l'unanimité de l'Église universelle ni un clair témoignage des sources, une décision contraignante et exigeante n'est pas possible; si elle advenait formellement, il lui manquerait les conditions indispensables et il faudrait alors soulever le problème de sa légitimité».

Joseph Ratzinger-Benoît XVI, “Fede, ragione, verità e amore”, p. 400 (Lindau 2009)
(ndt: j'ai traduit ce qui est déjà une traduction en italien; je ne sais pas dans quel recueil ce texte est publié en français, un lecteur aurait-il la réponse?)

«Le Pontife Romain est soumis - comme tous les fidèles - à la Parole de Dieu, à la foi catholique, et il est le garant de l’obéissance de l’Église; et, en ce sens, il est servus servorum. Il ne décide pas selon son bon plaisir, mais il exprime la volonté du Seigneur qui parle à l’homme dans l’Écriture vécue et interprétée par la Tradition. En d’autres termes, "l’episkopè" du Primat a des limites qui viennent de la loi divine et de la constitution divine inviolable de l’Église, telle qu’elle est contenue dans la Révélation. ».

Joseph Ratzinger, Congrégation pour la Doctrine de la Foi, "La primauté du Successeur de Pierre dans le mystère de l'Église" (1998)

COMMENTAIRE :
(Antonio Socci)

Je dédie ces deux pages très belles et revêtues de toute l'autorité à tous les évêques et cardinaux (et ils sont nombreux) qui perçoivent le déraillement dramatique du document bergoglien, qui mène l'Eglise vers la sortie de route, mettant en danger beaucoup d'âmes, mais, en même temps, se demandent s'il est licite et opportun d'intervenir pour s'en dissocier.

Eh bien, le pape Benoît XVI a déjà répondu à plusieurs reprises, affirmant clairement - conformément à la doctrine catholique - que «là où il n'y a ni l'unanimité de l'Eglise universelle, ni un témoignage clair des sources» - et c'est certainement le cas d'Amoris laetitia - «il ne peut pas y avoir de décision exigeante et contraignante; si elle advenait formellement, il lui manquerait les conditions indispensables et il faudrait alors soulever le problème de sa légitimité».

Flèche

Je répète: IL FAUDRAIT ALORS SOULEVER LE PROBLÈME DE SA LÉGITIMITÉ.

Flèche

Il s'agit là - pour les évêques et les cardinaux - non pas d'une possibilité, mais d'un devoir précis !


SOURCE : http://benoit-et-moi.fr/2016/actualite/la-legitimite-damoris-laatitia-mise-en-cause.html

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DERNIÈRE HEURE : « "Amoris Laetitia" : Le Pape François tend la main aux divorcés-remariés » ! - Page 8 Empty Re: DERNIÈRE HEURE : « "Amoris Laetitia" : Le Pape François tend la main aux divorcés-remariés » !

Message  Admin Sam 14 Mai 2016 - 13:22

"AMORIS LAETITIA" : LE SILENCE DES PASTEURS !


... illustré par un 'conte moral' trouvé sur le blog . Et le très intéressant commentaire d'un lecteur (14/5/2016)


Antonio Socci, dans un article que j’ai traduit hier, s’appuyait sur l’autorité de Joseph Ratzinger à travers deux textes écrits avant l’élection au Trône pontifical, pour rappeler fermement avec force aux évêques et aux cardinaux qu’il était de leur devoir (et non une simple possibilité) de soulever publiquement la question de la légitimité d’Amoris Laetitia.

Comment interpréter leur cécité presque unanime? Pourquoi cette obstination à présenter, contre toute évidence, Amoris Laetitia comme étant dans la « continuité » du Magistère de toujours (cf. Que la continuité soit !)? Que veut exactement le Pape? Quelles seront les conséquences?

Un de mes lecteurs tente de répondre à ces questions :

Je constate que l'immense majorité des évêques et des cardinaux (y compris le Cardinal Müller et le Cardinal Burke, mais pas le courageux Athanasius Schneider) nous assènent comme une évidence la conformité de Amoris Laetitia avec la Tradition de l'Eglise. Je suis persuadé que la presque totalité des prêtres suivent cette ligne ou plutôt ils se moquent de la continuité. Je ne sais pas comment ils peuvent tous y croire.

Je vois trois explications :

. Ils ne veulent pas se mettre à la tête d'un schisme
. ils ne veulent pas être comptés parmi les durs partisans de la loi condamnés et ridiculisés maintes fois par le Pape et être harcelés par leurs ouailles réclamant les séances de discernement
. ou... tout simplement ils ne veulent pas perdre leur poste.

L'argument selon lequel le Pape n'aurait pas dit une chose importante et nouvelle dans une note ne tient pas, étant données les révélations de Bruno Forte. Le camouflage est voulu!

Finalement, qu'a fait le Pape? Il a dit qu'un remariage après un divorce n'est pas forcément un péché mortel. La plupart des gens ne sont donc coupables que d'un péché véniel ou sont carrément innocents (le discernement est chargé de l'établir avec tout l'arbitraire qu'on peut imaginer). Rien ne s'oppose donc à l'accès aux sacrements. L'exhortation ne dit pas comment les fidèles pourraient recevoir l'absolution sacramentelle pour un péché véniel ou mortel qui continuerait! Malgré sa longueur, le document comporte de nombreuses lacunes.

Ce nouveau point de vue du Pape dynamite la morale sexuelle de l'Eglise et contredit le CEC. On peut faire le même raisonnement pour tous les péchés de la sphère du 6ème commandement et même pour tous les autres. En fait, rien n'est péché si l'adultère lui-même est bénin. L'exhortation ne dit rien aux jeunes qui vivent ensemble avant le mariage. En parlera-t-on à Cracovie?

Cette exhortation dissuadera les jeunes de se marier étant donné que toutes les situations "irrégulières" sont valorisées.
Et de moins en moins de gens iront se confesser.

SOURCE : http://benoit-et-moi.fr/2016/actualite/amoris-laetitia--le-silence-des-pasteurs.html

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Message  Admin Mar 24 Mai 2016 - 15:24

"AMORIS LAETITIA" : LES PREMIERS ABUS ?


DERNIÈRE HEURE : « "Amoris Laetitia" : Le Pape François tend la main aux divorcés-remariés » ! - Page 8 Sans-t20


(23 mai 2016) - Un lecteur nous signale la parution, le mois dernier, d’une petite nouveauté sur la feuille paroissiale de Ste-Anne dans le diocèse de Chicoutimi, au Quebec.

Depuis de nombreuses années, les paroissiens étaient habitués à la fête de la fidélité. Quoi de plus merveilleux, dans un monde de produits consommables, que d’encourager et de célébrer la fidélité, n’en déplaise aux différents sites échangistes qui ont désormais pignons sur rue ?

Or cette année la feuille paroissiale annonce une bonne nouvelle : Adieu la fête de la fidélité, longue vie à la fête de l’Amour. En soit, rien à redire. Un choix thématique comme un autre, pour mettre en relief le sens profond de l’amour. Une manière de se glisser dans la dynamique d’Amoris laetitia.

Sauf que la bonne nouvelle nouvelle de la paroisse Sainte-Anne, sans se référer à l’exhortation pontificale, invite à célébrer l’amour de tous les couples qu’ils aient un ou 62 ans de fidélité, qu’ils soient mariés à l’Eglise ou pas, qu’ils soient de même sexe ou pas. Seule restriction : un couple c’est deux personnes.

SOURCE : Reçu par courriel. Merci à Alfonsina !

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