Méditation avec le Combat Spirituel de Laurent Scupoli - Page 7
Viens, Seigneur Jésus !
Bienvenue sur le Forum "Viens, Seigneur Jésus!"

Forum catholique consacré à la Fin des Temps, à la diffusion des Messages du Ciel, à la dénonciation du Nouvel Ordre Mondial et à la préparation de la Nouvelle Civilisation de l'Amour et au Second Retour de Jésus !

Méditation avec le Combat Spirituel de Laurent Scupoli

Page 7 sur 10 Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Re: Méditation avec le Combat Spirituel de Laurent Scupoli

Message  ami de la Miséricorde le Lun 12 Déc 2016 - 4:52

CHAPITRE XXXIX Comment nous pouvons faire servir des occasions diverses à l’exercice d’une même vertu

Vous avez vu dans les chapitres précédents qu’il vaut incomparablement mieux s’exercer pendant quelque temps à une seule vertu que de vouloir en acquérir plusieurs à la fois ; vous avez vu également qu’il faut faire converger sur cette vertu unique toutes les occasions qui se présentent, si différentes qu’elles soient les unes des autres. Apprenez maintenant la méthode à suivre pour vous rendre cet exercice plus facile. Il arrivera en un même jour, peut-être en une même heure, qu’on nous reprendra d’une action même excellente, que, pour une cause ou l’autre, on parlera mal de nous, qu’on nous refusera durement une faveur ou un léger service, qu’on nous soupçonnera sans raison, que 187 nous ressentirons une douleur corporelle, qu’on nous imposera une besogne ennuyeuse, qu’on nous servira un mets mal apprêté, que nous nous trouverons accablés sous le poids de maux plus considérables, tels qu’il s’en rencontre si souvent dans la pauvre vie humaine. Quoique parmi tant d’accidents fâcheux nous puissions pratiquer plusieurs vertus différentes, néanmoins, pour nous en tenir à la règle donnée plus haut, nous nous bornerons à produire des actes conformes à la vertu que nous nous sommes proposé d’acquérir. Si c’est la patience que nous cherchons à acquérir au moment où ces accidents nous arrivent, nous nous efforcerons de les supporter de bon cœur et avec joie. Si c’est l’humilité, nous nous persuaderons, au milieu de ces contrariétés, que nous sommes dignes de tous les châtiments. Si c’est l’obéissance, nous nous abaisserons promptement sous la main toute-puissante de Dieu et, pour lui plaire, puisque telle est sa volonté, nous nous assujettirons aux créatures raisonnables ou même privées de raison qui nous causent ces ennuis. Si c’est la pauvreté, nous consentirons à être dépouillés et privés de toutes les consolations de la vie, des grandes comme des petites. Si c’est la charité, nous ferons des actes d’amour envers le prochain qui est l’instrument de notre sanctification et envers Dieu qui en est la cause première et pleine d’amour puisque ces épreuves destinées à nous faire avancer dans la vertu nous arrivent par son ordre, ou du moins par sa permission. Ce que je dis ici des accidents divers qui nous arrivent journellement nous indique en même temps comment, dans une maladie ou une affliction de longue durée, nous pouvons nous exercer à la vertu que nous nous sommes proposés d’acquérir.


CHAPITRE XL Du temps que nous devons consacrer à l’exercice de chaque vertu, et des marques de notre avancement spirituel


Pour ce qui regarde le temps que nous devons employer à l’exercice de chaque vertu, ce n’est pas à moi de le déterminer, puisqu’il faut le régler d’après l’état et les besoins particuliers de notre âme, les progrès que nous faisons dans le chemin de la perfection et l’avis de celui qui nous guide dans cette voie. Toutefois, si on s’y appliquait de la manière et avec la sollicitude que nous avons dites, il est certain qu’on ferait en peu de semaines des progrès considérables. C’est une preuve de progrès que de persévérer dans les exercices spirituels malgré les aridités, les ténèbres, les angoisses de l’âme et la privation des consolations sensibles.(...)

Source : Le Combat Spirituel de Laurent Scupoli, Edition de 1895

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
avatar
ami de la Miséricorde
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !

Messages : 4173
Date d'inscription : 20/04/2013
Age : 59

http://www.saintmichel-princedesanges.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Méditation avec le Combat Spirituel de Laurent Scupoli

Message  ami de la Miséricorde le Mar 13 Déc 2016 - 3:46

CHAPITRE XL Du temps que nous devons consacrer à l’exercice de chaque vertu, et des marques de notre avancement spirituel

(...) Un autre signe non moins évident, c’est la résistance que la concupiscence oppose à nos actes de vertus : plus celle-ci perdra de forces, plus nous aurons sujet de croire que nous avançons dans la perfection. Si donc nous ne sentons aucune contradiction, aucune révolte dans la partie sensitive et inférieure, surtout quand il s’agit d’assauts subits et imprévus, c’est un signe que nous avons acquis la vertu. Et plus nous en produirons les actes avec promptitude et avec joie, plus nous serons autorisés à croire que nous avons retiré de grands fruits de cet exercice. Remarquons cependant que nous ne devons pas nous croire en possession d’une vertu et regarder comme certain notre triomphe sur une passion parce que, depuis longtemps et après beaucoup de combats, nous n’aurions plus ressenti ses attaques. En ceci encore il peut y avoir ruse et artifice du démon, et illusion de la nature ; il n’est pas rare qu’un orgueil secret nous fasse prendre pour vertu ce qui réellement n’est que vice. D’ailleurs, si nous considérons la perfection à laquelle Dieu nous appelle, quels que soient nos progrès dans la vertu, nous n’aurons pas de peine à nous persuader que nous en avons à peine franchi les premiers degrés. Vous devez donc vous regarder comme un guerrier nouvellement enrôlé ou comme un enfant qui essaie ses premiers pas, et reprendre vos exercices avec votre première ardeur, comme si vous n’aviez rien fait encore. Souvenez-vous, âme chrétienne, que mieux vaut avancer dans le chemin de la vertu que d’examiner les progrès qu’on y a fait ; parce que Dieu, qui seul scrute le fond des cœurs, dévoile ce secret à quelques-uns et le cache à d’autres, selon qu’il voit pour eux, en cette connaissance, un sujet d’humiliation ou une excitation à l’orgueil. Comme un père plein d’amour pour ses enfants, il ôte aux uns le danger et fournit aux autres l’occasion de croître en vertus. Il faut donc que l’âme continue ses exercices, quoiqu’elle ne s’aperçoive pas de ses progrès ; elle les connaîtra lorsqu’il plaira à Dieu de les lui découvrir pour son plus grand bien.

CHAPITRE XLI Que nous ne devons pas souhaiter d’être délivrés des afflictions que nous endurons patiemment ; et de la manière de régler tous nos désirs

Lorsque vous vous trouvez dans une peine quelconque et que vous la supportez patiemment, gardez-vous bien de vous laisser entraîner par le démon ou l’amour-propre au désir d’en être délivré ; car ce désir vous causerait deux grands maux. Le premier, c’est qu’alors même qu’il ne vous ravirait pas immédiatement la vertu de patience, il vous disposerait peu à peu au vice contraire. Le second, c’est que votre patience deviendrait imparfaite et que vous ne recevriez qu’une récompense proportionnée à la durée de l’épreuve, tandis qu’en ne souhaitant pas d’en être délivré et en vous confiant sans réserve à la bonté divine, votre souffrance n’eût-elle duré qu’une heure ou moins encore, vous en auriez été récompensé par Dieu comme d’un service de longue durée. (...)

Source : Le Combat Spirituel de Laurent Scupoli, Edition de 1895

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
avatar
ami de la Miséricorde
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !

Messages : 4173
Date d'inscription : 20/04/2013
Age : 59

http://www.saintmichel-princedesanges.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Méditation avec le Combat Spirituel de Laurent Scupoli

Message  ami de la Miséricorde le Mer 14 Déc 2016 - 4:43

CHAPITRE XLI Que nous ne devons pas souhaiter d’être délivrés des affliction s que nous endurons patiemment ; et de la manière de régler tous nos désirs

(...) C’est pourquoi, en ceci comme dans tout le reste, prenez pour règle constante de tenir vos désirs tellement éloignés de tout ce qui n’est pas Dieu, qu’ils tendent purement et simplement à leur véritable et unique but, à savoir la volonté du Seigneur. De cette façon, ils seront toujours justes et équitables, et vous serez, au milieu de toutes vos contrariétés, tranquille et même heureux, parce que, sachant que rien ne peut se faire sans la volonté divine et voulant vous-même ce qu’elle veut, vous ne pouvez manquer de vouloir tout ce qui vous arrive et d’avoir tout ce que vous désirez. Cette remarque ne peut, il est vrai, s’appliquer à vos péchés et aux péchés d’autrui, puisque Dieu ne peut les vouloir ; mais elle s’applique parfaitement à toutes les peines qui en découlent ou qui vous viennent d’ailleurs. Si violente et si profonde que soit la blessure, arrivât-elle, en touchant le fond de votre cœur, à briser les racines mêmes de la vie naturelle, vous ne devez pas moins y reconnaître la croix dont Dieu se plaît à favoriser ses amis les plus intimes et les plus chers. Ce que je dis ici des afflictions en général doit s’entendre en particulier de la part de souffrances qui nous restera et que Dieu veut que nous endurions, après que nous aurons employé tous les moyens licites de nous en défaire. Encore faut-il régler l’emploi de ces moyens sur la volonté de Dieu qui les a établis, afin que nous nous en servions uniquement parce qu’il le veut, et non par attachement à nos aises, ou parce que nous aimons et désirons la cessation de nos épreuves plus que ne le requièrent son service et son bon plaisir.


CHAPITRE XLII Comment on doit se défendre des artifices du démon quand il nous inspire des dévotions indiscrètes

Lorsque l’esprit malin s’aperçoit que nous marchons dans le chemin de la vertu avec des désirs si vifs et si bien réglés qu’il ne peut nous engager dans le mal par des artifices manifestes, il se transforme en ange de lumière et nous suggère à tout instant des pensées agréables, des sentences de l’Écriture et des exemples tirés de la vie des saints pour nous faire marcher avec une ardeur indiscrète dans la voie de la perfection et nous faire ensuite tomber dans le précipice. C’est ainsi, par exemple, qu’il nous invite à châtier rudement notre corps par des disciplines, des jeûnes, des cilices et par d’autres mortifications semblables, afin que nous nous laissions aller à l’orgueil en nous imaginant, comme il arrive particulièrement aux femmes, que nous faisons des choses merveilleuses ; ou bien afin que nous contractions une maladie qui nous rende impropres aux bonnes œuvres ; ou bien encore afin que l’excès de travail et de peine nous fasse prendre les exercices spirituels en dégoût et en aversion, et que, devenant peu à peu tièdes pour le bien, nous nous adonnions avec plus d’avidité que jamais aux plaisirs et aux divertissements du monde. C’est ce qui est arrivé à un bon nombre de personnes pieuses. (...)

Source : Le Combat Spirituel de Laurent Scupoli, Edition de 1895

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
avatar
ami de la Miséricorde
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !

Messages : 4173
Date d'inscription : 20/04/2013
Age : 59

http://www.saintmichel-princedesanges.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Méditation avec le Combat Spirituel de Laurent Scupoli

Message  ami de la Miséricorde le Jeu 15 Déc 2016 - 4:31

CHAPITRE XLII Comment on doit se défendre des artifices du démon quand il nous inspire des dévotions indiscrètes

(...) Aveuglées par la présomption de leur cœur, et emportées par un zèle indiscret, elles ont, dans leurs mortifications extérieures, outrepassé la mesure de leurs forces, et sont devenues le jouet des malins esprits. Elles se seraient épargné ce malheur si elles avaient tenu compte des observations que nous avons faites et si elles avaient réfléchi que ces sortes de mortifications, si louables en elles-mêmes et si profitables à ceux qui ont les forces corporelles et l’humilité requises pour les pratiquer, doivent être réglées d’après le tempérament et la nature de chacun. Ceux qui ne peuvent supporter les austérités auxquelles les saints ont soumis leur corps trouveront toujours assez d’occasions d’imiter leur vie, par la vivacité et l’efficacité de leurs désirs et la ferveur de leurs prières. Qu’à leur exemple, ils aspirent à ces couronnes plus glorieuses que procurent aux vrais soldats du Christ le mépris du monde et de soi-même, l’amour du silence et de la retraite, la patience dans l’épreuve, l’empressement à rendre le bien pour le mal, le soin d’éviter les fautes les plus légères, mortifications bien autrement agréables à Dieu que les austérités corporelles. Quant à ces austérités, je vous conseille d’en user avec une grande modération pour pouvoir les augmenter au besoin, plutôt que de vous exposer par trop de zèle à devoir les abandonner entièrement. Si je vous donne cet avis, c’est que je vous crois à l’abri de l’erreur de certaines personnes qui d’ailleurs passent pour spirituelles et qui, séduites et trompées par l’amour-propre, prennent un soin exagéré de la conservation de leur santé corporelle. Elles en sont si jalouses et si inquiètes qu’un rien suffit à leur inspirer des doutes et des craintes à cet égard. Leur principale occupation, le sujet favori de leurs conversations, c’est le régime de vie qu’elles ont à suivre. Ainsi elles recherchent sans cesse les mets qui flattent leur goût, sans souci de leur estomac que cette délicatesse extrême ne fait qu’affaiblir de plus en plus. Sous le prétexte d’acquérir des forces pour mieux servir Dieu, elles ne cherchent qu’à accorder ensemble, sans aucun profit pour aucun, et même au détriment de l’un et de l’autre, deux ennemis irréconciliables, l’esprit et le corps ; leur sollicitude mal entendue enlève à l’un la santé et à l’autre la dévotion. C’est pourquoi il est plus sûr et plus aisé à tous égards de suivre un régime plus libre, pourvu qu’il soit accompagné de la discrétion requise et qu’on tienne compte des conditions et des complexions qui sont trop différentes les unes des autres pour être soumises à la même règle. J’ajoute en terminant qu’une certaine modération est souverainement désirable, non seulement dans les choses extérieures, mais dans l’acquisition des vertus intérieures, ainsi que nous l’avons fait voir en parlant de la gradation à suivre pour arriver à la perfection.

CHAPITRE XLIII Combien nos penchants mauvais et les suggestions du démon ont de force pour nous pousser à juger témérairement du prochain, et de quelle manière nous devons résister à cette tentation

L’estime et la bonne opinion que nous avons de nous-mêmes produit un autre désordre gravement préjudiciable : le jugement téméraire qui nous porte à mépriser le prochain, à le dénigrer et à l’humilier. Ce vice auquel elle a donné naissance, la vaine gloire le fomente et l’entretient d’autant plus volontiers qu’elle grandit avec lui et arrive peu à peu à se complaire en elle-même et à se faire complètement illusion. (...)

Source : Le Combat Spirituel de Laurent Scupoli, Edition de 1895

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
avatar
ami de la Miséricorde
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !

Messages : 4173
Date d'inscription : 20/04/2013
Age : 59

http://www.saintmichel-princedesanges.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Méditation avec le Combat Spirituel de Laurent Scupoli

Message  ami de la Miséricorde le Ven 16 Déc 2016 - 4:37

CHAPITRE XLIII Combien nos penchants mauvais et les suggestions du démon ont de force pour nous pousser à juger témérairement du prochain, et de quelle manière nous devons résister à cette tentation

(...) C’est ainsi que nous croyons, à votre insu, nous élever à mesure que nous abaissons les autres dans notre estime, persuadés que nous sommes d’être exempt des imperfections que nous nous plaisons à remarquer dans le prochain. De son côté, le malin esprit qui nous voit dans cette mauvaise disposition d’esprit ne cesse pas un instant de tenir nos yeux ouverts et notre attention éveillée sur les défauts d’autrui pour les observer, les contrôler et les exagérer. On ne saurait, si on n’y prend garde, se figurer les efforts qu’il fait, les artifices qu’il invente, pour imprimer dans notre esprit les moindres défauts du prochain quand il ne peut nous en dévoiler de considérables. Puis donc qu’il est attentif à vous nuire, veillez vous-même à ne point vous laisser prendre à ses pièges. Aussitôt qu’il vous représente un vice du prochain, vite portez votre pensée ailleurs ; et si vous vous sentez encore enclin à juger sa conduite, considérez que ce pouvoir ne vous a pas été donné ; et que, vous eût-il été donné, vous ne seriez pas à même de porter un jugement équitable, environné de mille passions et incliné que vous êtes à penser mal des autres, sans raisons plausibles. Mais le remède le plus efficace à ce mal, c’est d’occuper votre pensée des besoins de votre âme. Vous vous apercevrez de plus en plus que vous avez tant à faire et à travailler en vous-même et pour vous-même que vous n’aurez plus le temps ni l’envie de songer aux affaires d’autrui. De plus, en vous appliquant à cet exercice de la manière convenable, vous arriverez à purifier de plus en plus votre œil intérieur des humeurs mauvaises qui sont cause de ce vice pestilentiel. Songez que le jugement téméraire que vous portez sur votre frère est une preuve que vous avez dans votre cœur quelque racine du mal que vous lui reprochez ; car le cœur vicieux se plaît à voir dans tous ceux qu’il rencontre les vices auxquels il est sujet lui-même. Lors donc qu’il vous vient à l’esprit d’accuser le prochain de quelque défaut, croyez que vous en êtes vous-même coupable et tournez votre indignation contre vous-même. Dites-vous intérieurement : Misérable que je suis ! Plongé moi-même dans ce défaut et dans de plus grands encore, j’irai lever la tête pour voir et juger les défauts d’autrui ? De cette façon, les armes dont vous deviez vous blesser en les dirigeant contre le prochain, ces armes, tournées maintenant contre vous-même, apporteront la guérison à vos plaies. Si la faute est claire et manifeste, il faut excuser charitablement celui qui l’a commise et croire qu’il y a dans votre frère des vertus cachées pour la conservation desquelles Dieu a permis cette chute, ou bien que le Seigneur lui laisse ce défaut pour le rendre plus méprisable à ses propres yeux, lui faire retirer des mépris dont il est l’objet des fruits abondants d’humilité et lui procurer ainsi un gain supérieur à la perte qu’il a subie. Et si le péché n’est pas seulement manifeste, mais grave et obstiné, tournez votre pensée vers les redoutables jugements de Dieu, et vous verrez que des hommes plongés auparavant dans toute sorte de crimes sont arrivés à un haut degré de sainteté, tandis que d’autres qui semblaient avoir atteint le faîte de la perfection sont tombés dans un abîme d’iniquités. Partant, tenez-vous toujours dans la crainte et le tremblement plus pour votre propre salut que pour le salut de qui que ce soit. (...)

Source : Le Combat Spirituel de Laurent Scupoli, Edition de 1895

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
avatar
ami de la Miséricorde
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !

Messages : 4173
Date d'inscription : 20/04/2013
Age : 59

http://www.saintmichel-princedesanges.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Méditation avec le Combat Spirituel de Laurent Scupoli

Message  ami de la Miséricorde le Sam 17 Déc 2016 - 4:44

CHAPITRE XLIII Combien nos penchants mauvais et les suggestions du démon ont de force pour nous pousser à juger témérairement du prochain, et de quelle manière nous devons résister à cette tentation

(...) Imprimez profondément cette vérité dans votre esprit que tout le bien et toute la satisfaction que vous cause la perfection du prochain est un fruit du Saint-Esprit, et que tout mépris, tout jugement téméraire, toute amertume à son égard vient de votre malice et des suggestions du démon. S’il arrivait qu’un défaut du prochain eût fait sur vous une impression fâcheuse, ne prenez point de repos, ne donnez point de sommeil à vos yeux, que vous ne l’ayez entièrement effacée de votre cœur.

CHAPITRE XLIV De l’oraison

Si la défiance vis-à-vis de nous-mêmes, la confiance en Dieu et le bon usage de nos facultés sont, comme nous l’avons montré jusqu’ici, des armes si nécessaires dans le combat spirituel, l’oraison, que nous avons indiquée comme la quatrième arme, est d’une nécessité plus grande encore, puisque c’est elle qui nous obtient non seulement ces trois grandes vertus, mais tous les biens que nous pouvons espérer du Seigneur notre Dieu. L’oraison, en effet, est le canal qui nous transmet toutes les grâces qui découlent sur nous de cette source de bonté et d’amour. Par l’oraison, si vous vous en servez bien, vous mettrez dans la main de Dieu une épée avec laquelle il combattra et triomphera pour vous. Or, pour bien user de l’oraison, il faut que vous soyez habitué, ou que vous mettiez tous vos soins à vous habituer aux choses qui suivent : Premièrement, il faut qu’il y ait toujours dans votre cœur un désir ardent de servir sa majesté souveraine, en toutes choses et de la manière qui lui plaît davantage. Pour vous enflammer de ce désir, considérez attentivement : Que Dieu mérite, plus qu’on ne saurait le dire, d’être servi et honoré à cause de l’excellence ineffable de son être, de sa bonté, de sa grandeur, de sa sagesse, de sa beauté et de toutes ses infinies perfections. Qu’il a travaillé et souffert durant trente-trois ans pour votre salut, qu’il a pansé et guéri vos plaies infectes, non pas avec de l’huile, du vin et des lambeaux de toile, mais avec la précieuse liqueur sortie de ses veines sacrées et avec ses chairs très pures déchirées par les fouets, les épines et les clous. Considérez enfin qu’il est pour vous d’une importance extrême de le servir, puisque c’est le moyen de vous rendre maître de vous-même, victorieux du démon et enfant de Dieu. Deuxièmement, vous devez croire avec une foi vive et confiante que le Seigneur est disposé à vous donner tout ce qui vous est nécessaire pour son service et votre bien. Cette sainte confiance est le vase que la miséricorde divine remplit des trésors de sa grâce, et plus ce vase est large et profond, plus abondantes seront les richesses que l’oraison attirera dans votre sein. Et comment Dieu, qui est tout-puissant et immuable, pourrait-il ne pas nous communiquer ses dons, après nous avoir fait un commandement exprès de les lui demander, et après avoir promis son Esprit à ceux qui l’imploreraient avec foi et persévérance ?(...)

Source : Le Combat Spirituel de Laurent Scupoli, Edition de 1895

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
avatar
ami de la Miséricorde
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !

Messages : 4173
Date d'inscription : 20/04/2013
Age : 59

http://www.saintmichel-princedesanges.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Méditation avec le Combat Spirituel de Laurent Scupoli

Message  ami de la Miséricorde le Dim 18 Déc 2016 - 3:13

CHAPITRE XLIV De l’oraison

(...) Troisièmement, il faut vous mettre en prière avec l’intention de faire la volonté de Dieu et non la vôtre, tant par rapport à l’acte même de la prière que par rapport à l’effet qu’elle doit obtenir ; c’est-à-dire que vous ne devez prier que parce que Dieu le veut ainsi, et que vous ne devez désirer d’être exaucé que pour autant qu’il plaira au Seigneur. En un mot, votre intention doit être d’élever votre volonté jusqu’à la volonté de Dieu, et non pas de plier sa volonté à la vôtre. Votre volonté, corrompue et gâtée par l’amour-propre, tombe souvent dans l’erreur, tandis que la volonté de Dieu est toujours unie à une bonté ineffable et ne peut jamais errer. C’est à ce titre qu’elle est la règle et la maîtresse de toutes les volontés, et qu’elle mérite et exige que toutes, sans exception, la suivent et lui obéissent. Aussi ne devez-vous demander que les choses que vous savez être conformes au bon plaisir de Dieu et, si vous avez un doute à cet égard, ne les demandez que sous la condition que le Seigneur veuille bien vous les accorder. Quant aux choses que vous savez positivement lui être agréables comme les vertus, vous les demanderez plus pour lui plaire et le servir que pour tout autre motif et tout autre considération, si pieuse qu’elle puisse être. Quatrièmement, il faut que vous alliez à l’oraison orné d’œuvres en rapport avec vos demandes, et qu’après l’oraison, vous vous appliquiez de toutes vos forces à vous rendre digne de la grâce et de la vertu que vous désirer obtenir. Il faut, en effet, que la pratique de l’oraison soit accompagnée de la pratique de la mortification et que ces deux choses se succèdent sans interruption, car ce serait tenter Dieu que de demander une vertu et de ne rien faire pour l’acquérir. Cinquièmement, que vos demandes soient précédées d’actions de grâces pour les bienfaits reçus. Dites au Seigneur : Ô mon Dieu, qui m’avez créé et racheté par votre Miséricorde, qui m’avez tant de fois délivré des mains de mes ennemis que j’en ignore moi-même le nombre, venez maintenant à mon aide et accordez-moi la grâce que je vous demande, sans tenir compte de mes infidélités et de mes ingratitudes continuelles. Si, au moment de demander une vertu particulière, il se présente une occasion de vous y exercer, n’oubliez pas d’en remercier le Seigneur comme d’un bienfait signalé. Sixièmement, comme l’oraison emprunte sa force et la vertu qu’elle a de fléchir le Seigneur à la bonté et à la Miséricorde qui est le fond de sa nature, aux mérites de la vie et de la Passion de son Fils unique, à la promesse qu’il a faite de nous exaucer, vous terminerez vos demandes par une ou plusieurs des formules suivantes : Seigneur, accordez-moi cette grâce par votre Miséricorde infinie. Que les mérites de votre divin Fils m’obtiennent la grâce que je sollicite. Souvenez-vous, mon Dieu, de vos promesses et prêtez l’oreille à ma prière. Parfois aussi, vous implorerez les grâces de Dieu par les mérites de la Sainte Vierge et des autres saints, car ils ont beaucoup de pouvoir dans le Ciel et le Seigneur se plaît à les honorer en récompense des honneurs qu’ils ont eux-mêmes rendus à sa divine majesté quand ils étaient sur la terre. Septièmement, il faut persévérer dans l’oraison : l’humble persévérance finit par vaincre l’invincible lui-même. Si les instances et les importunités de la veuve de l’Évangile ont pu fléchir un juge impie et inhumain, comment notre prière n’aurait-elle pas la force d’incliner vers nous celui qui est la plénitude de tous les biens ? (...)

Source : Le Combat Spirituel de Laurent Scupoli, Edition de 1895

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
avatar
ami de la Miséricorde
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !

Messages : 4173
Date d'inscription : 20/04/2013
Age : 59

http://www.saintmichel-princedesanges.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Méditation avec le Combat Spirituel de Laurent Scupoli

Message  ami de la Miséricorde le Lun 19 Déc 2016 - 4:09

CHAPITRE XLIV De l’oraison

(...) quand même il semblerait vous rebuter, continuez à prier et à tenir ferme et vive la confiance que vous avez en son secours, parce qu’en Dieu ne manquent jamais les ressources nécessaires pour faire du bien aux hommes, qu’elles surabondent au contraire
sans borne ni mesure. C’est pourquoi, s’il ne manque rien de votre côté, soyez convaincu que vous obtiendrez toujours ce que vous demanderez ou quelque chose de plus utile encore, ou même les deux choses à la fois. Et plus il vous semblera que vous êtes rebuté, plus vous vous humilierez à vos propres yeux et, le regard fixé d’un côté sur votre indignité et de l’autre sur la divine miséricorde, vous vous efforcerez d’accroître votre confiance en Dieu. Si vous savez la maintenir vive et ferme, les assauts qu’elle aura à soutenir ne feront que la rendre plus agréable au Seigneur. Enfin, remerciez-le sans cesse, bénissez sa bonté, sa sagesse et son amour, aussi bien lorsqu’il vous rebute que lorsqu’il vous exauce et, quoi qu’il arrive, tenez votre âme tranquille et joyeuse dans une humble soumission à sa divine Providence.

CHAPITRE XLV Ce que c’est l’oraison mentale

L’oraison mentale est une élévation de l’âme à Dieu, dans laquelle on lui demande actuellement ou virtuellement les choses que l’on désire. Demander une grâce actuellement, c’est formuler mentalement sa demande de la manière suivante ou d’une façon équivalente : Mon Seigneur et mon Dieu, accordez-moi cette grâce pour l’honneur de votre saint nom ; ou encore : Seigneur, je crois que vous désirez et qu’il est de votre gloire que je demande et que j’obtienne cette grâce ; accomplissez donc maintenant en moi votre divine volonté. Dans les assauts que vous livreront vos ennemis, vous prierez de cette manière : Seigneur, hâtez-vous de me secourir, de peur que je ne cède aux efforts de mes ennemis ; ou encore : Mon Dieu, mon refuge, unique force de mon âme, venez vite à mon aide, de peur que je ne succombe. Et si la lutte continue continuez à prier de la sorte en résistant courageusement à l’attaque. Quand le plus fort du combat sera passé, tournez-vous vers Dieu et priez-le de considérer la force de l’ennemi qui vous a combattu, et votre faiblesse à lui résister. Dites-lui : Voici, Seigneur, la créature que vous avez formée de vos mains miséricordieuses et que vous avez rachetée au prix de votre sang. Voilà l’ennemi qui veut vous l’enlever et la dévorer. Seigneur, j’ai recours à vous, j’ai confiance en vous qui êtes tout-puissant et infiniment bon ; voyez mon impuissance et le danger où je suis, si vous ne m’aidez, de devenir volontairement son esclave. Venez donc à mon secours, ô vous qui êtes l’espérance et la force de mon âme. Demander virtuellement, c’est élever son esprit à Dieu pour obtenir ses grâces, en lui découvrant nos besoins sans rien dire davantage. M’étant donc mis en la présence de Dieu, je confesse mon impuissance à éviter le mal et à faire le bien et, enflammé du désir de le servir, je tiens les yeux fixés sur le Seigneur, attendant son secours avec humilité et confiance. Cet aveu, ce désir enflammé, cette marque de confiance est une prière qui demande virtuellement à Dieu la grâce qui m’est nécessaire et, plus l’aveu est sincère, plus le désir est enflammé, plus la confiance est vive, plus aussi la prière est efficace. (...)

Source : Le Combat Spirituel de Laurent Scupoli, Edition de 1895

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
avatar
ami de la Miséricorde
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !

Messages : 4173
Date d'inscription : 20/04/2013
Age : 59

http://www.saintmichel-princedesanges.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Méditation avec le Combat Spirituel de Laurent Scupoli

Message  ami de la Miséricorde le Mar 20 Déc 2016 - 4:38

CHAPITRE XLV Ce que c’est l’oraison mentale

(...) Il y a autre sorte encore d’oraison virtuelle plus courte : c’est un simple regard de l’âme vers Dieu, pour l’inviter à nous secourir ; ce regard est le rappel tacite d’une grâce déjà demandée, et une nouvelle instance pour l’obtenir. Tâchez d’apprendre cette sorte d’oraison et de vous la rendre familière, car (l’expérience vous l’apprendra) c’est là une arme que nous tenons partout et toujours à notre disposition, une arme si utile et si puissante qu’aucune parole ne saurait vous en faire comprendre le prix.

CHAPITRE XLVI De l’oraison qui se fait voie de méditation

Si vous voulez prier pendant un certain espace de temps, une demi-heure, une heure, ou plus encore, vous devez joindre à l’oraison la méditation de la vie et de la Passion de Jésus-Christ, en appliquant chacune de ses actions à la vertu que vous voulez acquérir. Si vous désirez, par exemple, obtenir la vertu de patience, vous choisirez pour sujet de méditation quelques circonstances de la flagellation. Vous considérerez premièrement, comment les soldats, sur l’ordre de Pilate, traînèrent le Sauveur au lieu désigné pour la flagellation, en l’accablant de cris de haine et de railleries sanglantes. Deuxièmement, comment les bourreaux le dépouillèrent de ses vêtements et laissèrent son corps très pur exposé aux regards du public. Troisièmement, comment ses mains innocentes fortement serrées l’une contre l’autre par des liens cruels furent ensuite attachées à colonne. Quatrièmement, comment son corps déchiré et mis en lambeaux, à coups de fouets, inonda la terre de ruisseaux de sang. Cinquièmement, comment les coups ajoutés aux coups renouvelaient et aggravaient sans cesse ses blessures. Vous étant ainsi proposé pour acquérir la patience de méditer sur ces différents points, vous vous exciterez d’abord par l’imagination à ressentir le plus vivement possible les douleurs amères et les tourments affreux que votre bien-aimé Sauveur endurait dans chacun de ses membres adorables et dans son corps tout entier. Passant ensuite à son âme très sainte, vous essayerez de vous représenter la patience et la mansuétude avec laquelle il a supporté ces incroyables douleurs, et la soif insatiable qu’il avait de souffrir des tourments plus grands et plus atroces encore pour la gloire de son Père et pour notre salut. Cela fait, considérez comme votre divin Sauveur brûle du désir de vous voir endurer patiemment votre affliction ; voyez comme il se tourne vers son Père et le conjure de vous accorder la grâce de porter avec résignation la croix qui vous afflige en ce moment ou tout autre qu’il lui plaira de vous envoyer. Efforcez-vous alors de fléchir votre volonté pour l’amener à supporter patiemment ses épreuves, et tournez votre pensée vers le Père céleste. Remerciement d’abord de l’amour immense qui l’a poussé à envoyer son Fils unique sur la terre, afin qu’il y souffrît d’affreuses tortures et qu’il y intercédât pour nous ; demandez-lui ensuite la vertu de patience au nom des souffrances et des prières de son divin Fils.

Source : Le Combat Spirituel de Laurent Scupoli, Edition de 1895

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
avatar
ami de la Miséricorde
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !

Messages : 4173
Date d'inscription : 20/04/2013
Age : 59

http://www.saintmichel-princedesanges.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Méditation avec le Combat Spirituel de Laurent Scupoli

Message  ami de la Miséricorde le Mer 21 Déc 2016 - 4:34

CHAPITRE XLVII D’une autre manière de prier par voie de méditation

Vous pourrez, pour prier et méditer, suivre une autre méthode encore. Après avoir considéré attentivement les afflictions du Sauveur et avoir vu des yeux de l’esprit son empressement à les embrasser, vous passerez de la grandeur de ses tourments et de sa patience à deux autres considérations. L’une aura pour objet ses mérites infinis. L’autre, le contentement et la gloire que la parfaite obéissance de Jésus souffrant a procurés à son Père céleste. Vous pourrez appliquer ce mode d’oraison non seulement à tous les mystères de la Passion de Notre Seigneur, mais à tous les actes, soit intérieurs, soit extérieurs, qu’il faisait en chacun de ces douloureux mystères.

CHAPITRE XLVIII Comment nous pouvons méditer en prenant pour sujet de méditation la bienheureuse Vierge Marie

Outre les diverses manières de méditer et de prier que nous venons d’indiquer, en voici une autre qui se fait en prenant la Sainte Vierge pour sujet d’oraison. Vous la pratiquerez en tournant votre pensée d’abord vers le Père éternel, ensuite vers le doux Jésus, et en dernier lieu vers sa très glorieuse Mère. À l’égard du Père éternel, vous considérerez deux choses. La première est la complaisance qu’il a eue de toute éternité en contemplant la Vierge Marie en lui-même, avant qu’il ne l’eût tirée du néant. La seconde, les vertus et les actions de Marie depuis le premier instant de son existence. Voici comment vous méditerez sur le premier point. Élevez-vous par la pensée au-dessus de tous les temps et de toutes les créatures et, pénétrant jusqu’au sein de l’éternité et de l’entendement divin, considérez avec quelle satisfaction le Père éternel contemplait dans son essence celle qu’il destinait pour Mère à son Fils unique ; et trouvant Dieu lui-même en ces délices, conjurez-le, en leur nom, de vous accorder la force dont vous avez besoin pour terrasser vos ennemis en général, et en particulier celui qui vous presse en ce moment de ses attaques. Passant ensuite à la considération des vertus sans nombre et des actions héroïques de cette Mère très sainte, présentez-les à Dieu toutes ensemble ou chacune en particulier, et demandez en leur nom à son infinie bonté les grâces qui vous sont nécessaires. Tournant ensuite votre pensée du côté de votre divin Sauveur, vous lui rappellerez ce sein virginal qui l’a porté durant neuf mois ; le respect avec lequel, après sa naissance, la Vierge très pure l’adora et le reconnut tout ensemble pour vrai homme et vrai Dieu, pour son Fils et son Créateur ; les sentiments de compassion qu’elle éprouvait en le voyant si pauvre, l’amour avec lequel elle le pressait sur son cœur, les baisers si doux qu’elle déposait sur ses lèvres divines, le lait dont elle le nourrit, les fatigues et les angoisses qu’elle soutint durant sa vie et à sa mort.(...)

Source : Le Combat Spirituel de Laurent Scupoli, Edition de 1895

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
avatar
ami de la Miséricorde
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !

Messages : 4173
Date d'inscription : 20/04/2013
Age : 59

http://www.saintmichel-princedesanges.com/

Revenir en haut Aller en bas

Page 7 sur 10 Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum