Méditation avec le Combat Spirituel de Laurent Scupoli - Page 8
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Méditation avec le Combat Spirituel de Laurent Scupoli

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Message  ami de la Miséricorde le Jeu 22 Déc 2016 - 5:18

CHAPITRE XLVIII Comment nous pouvons méditer en prenant pour sujet de
méditation la bienheureuse Vierge Marie


(...) En évoquant ces souvenirs, vous ferez au cœur de son Fils une douve violence pour l’amener à exaucer votre prière. Vous tournant enfin vers la très Sainte Vierge, dites-lui que la Providence et la bonté divine l’ont destinée de toute éternité à devenir la Mère de la grâce et de la miséricorde, et l’avocate des pécheurs ; et que, par conséquent, elle est, après son divin Fils, notre plus sûr et notre plus puissant refuge. Rappelez-lui encore cette parole écrite à son sujet et confirmée par tant de miracles, que jamais on ne l’a invoquée avec foi sans avoir ressenti les effets de sa Miséricorde. Enfin, vous lui mettrez sous les yeux les tourments que Jésus-Christ a endurés pour notre salut, et vous la supplierez de vous obtenir, pour la gloire et la consolation de ce Fils si cher, la grâce de profiter de ses souffrances.

CHAPITRE XLIX De quelques considérations qui doivent nous engager à recourir avec foi et confiance à la Vierge Marie


Si vous voulez, dans vos nécessités, recourir avec foi et confiance à la Vierge Marie, voici quelques considérations qui vous seront d’un grand secours. Premièrement, l’expérience nous montre que les vases où il y a eu du musc ou du baume en retiennent le parfum, surtout si la substance odorante y a séjourné longtemps et s’il en reste quelque peu. Et cependant le musc et les parfums les plus précieux n’ont qu’une vertu limitée et finie. De même, encore, celui qui est demeuré près d’un grand feu en conserve la chaleur longtemps après s’en être éloigné. Cela étant, de quel feu de charité, de quels sentiments de clémence et de miséricorde ne doivent pas être embrasées et remplies les entrailles de cette Vierge incomparable qui a porté durant neuf mois dans son sein virginal, et qui porte encore dans son cœur et dans son amour celui qui est par essence charité, clémence et miséricorde, le Verbe incréé dont la vertu ne connaît ni bornes ni limites. De même qu’on ne peut approcher d’un grand feu sans participer à la chaleur qu’il dégage, ainsi et à plus forte raison encore, on ne peut approcher avec humilité et confiance du foyer de charité, de Miséricorde et de clémence qui brûle sans cesse au cœur de la Vierge Marie, sans en recevoir une multitude de faveurs et de bienfaits précieux. Plus nous nous en approcherons souvent, plus notre confiance sera vive, et plus aussi seront abondantes les grâces que nous en retirons. Deuxièmement, jamais aucune créature n’eut autant d’amour pour Jésus-Christ, autant de soumission à sa volonté que sa très sainte Mère. Si donc ce divin Sauveur qui a souffert durant toute sa vie, qui s’est sacrifié tout entier pour le salut de pauvres pécheurs comme nous, si ce Sauveur, dis-je, nous a donné pour mère et avocate sa propre Mère, afin qu’elle nous vînt en aide et fût après lui la médiatrice de notre salut, comment comprendre jamais que cette Mère et cette avocate nous abandonne et devienne à ce point rebelle à la volonté de son Fils ? Recourez donc dans toutes vos nécessités à la Vierge, Mère de Dieu, avec une confiance sans bornes. Cette confiance sera pour vous un trésor inépuisable, un refuge assuré et une source intarissable de grâce et de Miséricorde.

Source : Le Combat Spirituel de Laurent Scupoli,

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Re: Méditation avec le Combat Spirituel de Laurent Scupoli

Message  ami de la Miséricorde le Jeu 22 Déc 2016 - 18:00

CHAPITRE L Comment nous pouvons dans l’oraison nous aider du secours et de l’intermédiaire des anges et des saints

Pour vous servir dans l’oraison du secours et de la protection des anges et des saints voici les deux moyens que vous pouvez prendre. Le premier, c’est de vous adresser au Père éternel, de lui représenter l’amour et les louanges dont l’honore toute la cour céleste ; les fatigues et les peines que les saints ont endurées sur la terre pour son amour ; et de conjurer en leur nom sa divine majesté de vous accorder les secours qui vous sont nécessaires. Le second moyen, c’est de recourir à ces esprits glorieux qui, non contents de désirer notre perfection, nous souhaitent une gloire plus élevée que celle dont ils jouissent dans le ciel ; vous les prierez donc instamment de vous aider à vaincre vos passions et à triompher de vos ennemis, et de vous défendre à l’article de la mort. Mettez-vous parfois aussi à considérer les grâces nombreuses et privilégiées qu’ils ont reçues du Créateur souverain ; excitez en votre cœur de vifs sentiments d’amour pour eux, et réjouissez-vous des dons que Dieu leur a prodigués, comme s’ils vous avaient été accordés. Réjouissez-vous même, si c’est possible, de ce que ces faveurs leur ont été accordées de préférence à vous-même, parce que telle a été la volonté de Dieu ; que ce soit là pour vous un motif de le louer et de le remercier. Pour pratiquer cet exercice avec méthode et facilité, vous pourrez partager les jours de la semaine entre les divins ordres des bienheureux et consacrer de la sorte : • Le dimanche aux neufs chœurs des anges. • Le lundi à saint Jean-Baptiste. • Le mardi aux patriarches et aux prophètes. • Le mercredi aux apôtres. • Le jeudi aux martyrs. • Le vendredi aux pontifes et aux autres saints • Le samedi aux vierges et aux autres saintes. Mais n’oubliez pas de recourir chaque jour à la Vierge Marie, Reine de tous les saints, à votre saint ange gardien, à saint Michel archange et à tous vos saints protecteurs. Chaque jour aussi, demandez à la Sainte Vierge, à son divin Fils et au Père éternel qu’ils daignent vous donner pour principal avocat et protecteur Saint Joseph, époux de Marie ; et vous adressant ensuite à ce grand saint, priez-le avec confiance de vous recevoir sous sa protection. Innombrables sont les merveilles que l’on rapporte avoir été opérées par cet illustre patriarche, et les faveurs signalées qu’en ont reçues tous ceux qui l’ont honoré et qui l’ont invoqué dans leurs nécessités spirituelles et temporelles. Il se plaît surtout à se faire le guide des personnes pieuses dans l’oraison et les exercices de la vie intérieure. Si Dieu honore tant les autres saints parce qu’ils l’ont servi et honoré en ce monde, de quelle considération et de quelle puissance ne doit pas jouir auprès de lui ce très humble et très glorieux patriarche qu’il a honoré lui-même sur la terre jusqu’à vouloir se soumettre à lui et lui obéir comme un fils obéit à son père.

Source : Le Combat Spirituel de Laurent Scupoli, Edition de 1895

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Message  ami de la Miséricorde le Sam 24 Déc 2016 - 5:46

CHAPITRE LI Des diverses affections que nous pouvons tirer de la Passion de Jésus-Christ

Ce que j’ai dit plus haut touchant la Passion du Sauveur avait pour but de vous enseigner à prier et à méditer par voie de demande ; nous allons voir maintenant de quelle manière nous pouvons tirer du même sujet diverses affections pieuses. Vous vous proposez, je suppose, de méditer sur le crucifiement. Vous pouvez, entre autres circonstances de ce mystère, considérer celles qui suivent. Premièrement, comment les bourreaux arrivés au sommet du Calvaire dépouillèrent violemment le divin Sauveur et mirent en lambeaux sa chair virginale que le sang des blessures avait collée à ses vêtements. Secondement, comme on lui ôta sa couronne d’épines et comment, en la replaçant sur sa tête, on lui fit de nouvelles blessures. Troisièmement, comment on l’attacha à la croix à coups de marteaux, avec d’énormes clous. Quatrièmement, comment ces bourreaux cruels, voyant que les mains et les pieds n’arrivaient pas aux ouvertures destinées à recevoir les clous, les tirèrent si violemment que ses os disjoints pouvaient se compter un à un. Cinquièmement, comment, élevé sur cette croix où il n’était soutenu que par les clous, le Sauveur sentit ses plaies sacrées s’élargir avec d’incroyables tourments sous le poids de son corps. Si vous voulez par ces considérations, ou d’autres semblables, exciter des sentiments d’amour en votre cœur, efforcez-vous d’arriver par la méditation à une connaissance de plus en plus parfaite de la bonté infinie de votre Sauveur, et de l’amour qu’il vous a témoigné en voulant endurer pour vous de si cruelles souffrances ; car plus cette connaissance se perfectionnera en vous, plus aussi s’accroîtra votre amour. De la connaissance de la bonté et de l’amour infini que Jésus vous a témoignés, vous arriverez sans peine à concevoir une douleur profonde d’avoir si souvent et si indignement offensé un Dieu abreuvé d’outrages et de tortures en expiation de vos iniquités. Pour vous exciter à l’espérance, considérez que le Maître souverain de toutes choses a été réduit à cet excès de misère pour détruire le péché, vous délivrer des pièges du démon et expier vos fautes personnelles ; qu’il a voulu par là vous rendre propice son Père éternel et vous encourager à recourir à lui dans tous vos besoins. Votre douleur se convertira en joie si des souffrances du divin Sauveur vous passez à la considération des effets qu’elles ont produits, si vous songez que par sa Passion il a effacé les péchés du monde, apaisé le courroux de son Père, confondu le prince des ténèbres, détruit la mort et rempli les places laissées vides par les anges prévaricateurs. Votre bonheur s’accroîtra encor au souvenir de la joie que la Rédemption causa à la Sainte Trinité, à la Sainte Vierge, à l’Église triomphante et à l’Église militante. Pour vous exciter à la haine du péché, concentrez tous les points de votre méditation sur cette pensée unique que le Sauveur n’a tant souffert que pour vous faire haïr vos mauvaises inclinations, et principalement celle qui domine en vous et qui déplaît le plus à sa divine bonté. Pour éveiller en vous des sentiments d’admiration, considérez s’il est un prodige plus étonnant que de voir le Créateur de l’univers, l’auteur de la vie, persécuté jusqu’à la mort par ses créatures, de voir la majesté suprême avilie et foulée au pieds, la justice condamnée, la beauté suprême souillée de crachats, l’amour du Père céleste devenu un objet de haine, la lumière incréée et inaccessible tombée au pouvoir des ténèbres, la gloire et la félicité même regardée comme l’opprobre du genre humain et plongée dans un abîme de misères. (...)
Source : Le Combat Spirituel de Laurent Scupoli, Edition de 1895

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Re: Méditation avec le Combat Spirituel de Laurent Scupoli

Message  ami de la Miséricorde le Dim 25 Déc 2016 - 2:44

CHAPITRE LI Des diverses affections que nous pouvons tirer de la Passion de Jésus-Christ

(...) Pour compatir aux douleurs de votre divin Maître, ne vous contentez pas de méditer ses souffrances corporelles mais scrutez par la pensée les peines incomparablement plus grandes qu’il a endurées dans son âme. Que si les premières vous touchent, comment les autres pourraient-elles ne pas vous fendre le cœur ? L’âme de Jésus-Christ voyait la divine essence comme elle la voit maintenant dans le ciel ; il la savait donc souverainement digne d’être honorée et servie ; et il désirait de toute l’ardeur de son amour pour elle voir toutes les créatures se consacrer sans réserve à son service. La voyant au contraire indignement outragée par les crimes sans hommes, il sentait son cœur transpercé de douleurs aiguës ; et ces tortures étaient d’autant plus atroces que son amour était plus grand, et plus ardent son désir de voir une si haute majesté honorée et servie par toutes les créatures. Et comme la grandeur de cet amour et de ce désir surpasse toute conception, personne ne parviendra jamais à comprendre combien furent cruelles et accablantes les souffrances intérieures de Jésus crucifié. De plus, comme il aimait tous les hommes plus qu’on ne saurait le dire, les péchés qui devaient les séparer de lui, lui causaient une douleur incroyable. Il voyait tous les péchés commis ou à commettre par tous les hommes qui ont été ou qui seront jamais, et à chaque péché qui passait sous ses yeux, il se sentait arracher une âme unie à la sienne par les liens de la charité. Cette séparation lui causait une douleur bien supérieure à celle que le corps ressent lorsqu’on disjoint ses membres, attendu que l’âme, étant un pur esprit, est d’une nature plus noble et plus parfaite que le corps, et partant plus susceptible de douleur. Parmi toutes les souffrances du Sauveur, il en est une qui lui fut particulièrement cruelle, c’est la souffrance qu’il éprouva en voyant les péchés des damnés et les tortures qu’ils auraient à souffrir éternellement pour s’être irrémédiablement séparés de lui. Si la vue de votre bien-aimé Jésus attendrit votre âme, pénétrez plus avant dans son cœur et considérez, pour vous exciter davantage encore à la compassion, les douleurs extrêmes qu’il a endurées non seulement pour les péchés qui ont été réellement commis, mais même pour ceux qui ne le furent jamais ; car il est hors de doute qu’il ne nous a préservé des uns, comme il n’a obtenu le pardon des autres, qu’au prix de ses précieuses souffrances. Vous trouverez, âme chrétienne, pour vous exciter à compatir aux douleurs de Jésus crucifié, bien d’autres considérations encore ; car, parmi toutes les souffrances qu’ait jamais endurées et qu’endurera jamais créature raisonnable, il n’en est aucune que le Sauveur n’ait éprouvée en lui-même. Injures, tentations, opprobres, austérités volontaires, angoisses et tourments de tout genre, Jésus-Christ a tout ressenti dans son âme, et plus vivement même que les hommes qui sont subi ces épreuves. Toutes les afflictions, grandes et petites spirituelles et corporelles, jusqu’au moindre mal de tête et à la moindre piqûre d’épingle, ce Maître charitable les a connues distinctement, et il a voulu, dans sa tendresse infinie, y compatir et les graver dans son cœur. Mais qui pourra jamais exprimer combien furent poignantes pour son Cœur les douleurs de sa très Sainte Mère ? Toutes les peines, toutes les tortures que le Sauveur endura, Marie les ressentit de la même manière et dans les mêmes vues ; et quoique ses tourments n’égalassent pas ceux de son Fils, ils étaient pour la Vierge d’une cruauté inouïe. Or, les douleurs de la Mère renouvelèrent les blessures intérieures du Fils et, comme autant de flèches embrasées, elles demeurèrent fixées dans ce cœur affectueux.(...)

Source : Le Combat Spirituel de Laurent Scupoli, Edition de 1895

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Re: Méditation avec le Combat Spirituel de Laurent Scupoli

Message  ami de la Miséricorde le Lun 26 Déc 2016 - 4:38

CHAPITRE LI Des diverses affections que nous pouvons tirer de la Passion de Jésus-Christ

(...) Tant de tourments, et une infinité d’autres que nous ignorons, ne vous autorisent-ils pas à appeler ce cœur un enfer volontaire allumé par l’amour, selon l’énergique expression d’une âme dévote ? Si vous recherchez, âme chrétienne, la cause des souffrances sans bornes de Jésus crucifié, votre Maître et votre Rédempteur, vous n’en trouverez point d’autre que le péché. Concluez de là que la véritable compassion et la principale reconnaissance que le Sauveur demande de nous et que nous lui devons à tant de titres, c’est un regret sincère de nos fautes inspiré uniquement par notre amour pour lui, une horreur souveraine du péché et une généreuse ardeur à combattre nos ennemis et nos mauvaises inclinations afin que, dépouillés du vieil homme et de ses œuvres, nous nous revêtions de l’homme nouveau et ornions notre âme desvertus évangéliques.

CHAPITRE LII Des fruits que nous pouvons retirer de la méditation de Jésus crucifié, et de l’imitation de ses vertus

Cette sainte méditation procure de grands et nombreux avantages. Le premier fruit que vous en retirerez sera de regretter vos péchés passés et de vous affliger de voir vivre toujours dans votre cœur les passions déréglées qui ont attaché votre divin Maître à la croix. Le second, de lui demander le pardon de vos fautes et la grâce de vous haïr vous-même afin de mettre un terme à vos offenses et, en reconnaissance de tant de tourments endurés pour nous, ce que vous ne sauriez faire si vous n’êtes animé de cette haine salutaire. Le troisième, de vous mettre à l’œuvre tout de bon et de poursuivre à outrance jusqu’à vos moindres passions. Le quatrième, de vous efforcer d’imiter le plus parfaitement possible les vertus de notre divin Sauveur. S’il a tant souffert, ce n’est pas seulement pour nous racheter et expier nos iniquités, mais encore pour nous engager à marcher sur ses traces. Voici une matière de méditer qui vous sera à cet égard d’une grande utilité. Si, par exemple, vous voulez, pour imiter votre divin Maître, acquérir la vertu de patience, considérez les points suivants : Premièrement, ce que l’âme de Jésus souffrant fait pour Dieu ; deuxièmement, ce que Dieu fait pour l’âme de Jésus-Christ ; troisièmement, ce que l’âme de Jésus-Christ fait pour elle-même et pour son corps ; quatrièmement, ce que Jésus-Christ fait pour nous ; cinquièmement, ce que nous devons faire pour Jésus-Christ. Considérez donc premièrement comment l’âme de Jésus-Christ tout absorbée en Dieu contemple cette majesté infinie et incompressibilité devant laquelle toutes les choses créées ne sont que néant et demeure saisie d'étonnement en en la voyant s’abaisser, sans rien perdre néanmoins de sa gloire essentielle, jusqu’à souffrir les plus indignes traitements pour des hommes ingrats et rebelles ; et comment, à cette vue, elle adore et remercie Dieu et se dévoue sans réserve à son service. Deuxièmement, voyez ce que Dieu a fait à l’égard de l’âme de Jésus-Christ, avec quelles instances il la presse de souffrir pour nous les soufflets, les crachats, les blasphèmes, les fouets, les épines et la croix, en lui représentant combien il se plaît à la voir ainsi surchargée d’opprobres et d’afflictions. Troisièmement, revenez à l’âme de Jésus-Christ et considérez comment cette âme douée d’une intelligence toute de lumière qui lui découvre le plaisir extrême que Dieu prend à son sacrifice, (...)

Source : Le Combat Spirituel de Laurent Scupoli, Edition de 1895

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Re: Méditation avec le Combat Spirituel de Laurent Scupoli

Message  ami de la Miséricorde le Mar 27 Déc 2016 - 5:37

CHAPITRE LII Des fruits que nous pouvons retirer de la méditation de Jésus crucifié, et de l’imitation de ses vertus

(...)et d’un amour tout de feu qui la porte à aimer sans mesure sa majesté souveraine, tant à cause de ses infinies perfections que pour les bienfaits immenses dont elle lui est redevable ; considérez, dis-je, comment cette âme accepte avec joie l’invitation que le Seigneur lui fait de souffrir pour notre amour et notre exemple, et comment elle s’empresse d’obéir à sa volonté sainte. Qui pourra jamais pénétrer la profondeur des désirs de cette âme si pure et si aimante ? Perdue comme dans un labyrinthe de souffrances, elle cherche des voies nouvelles, de nouveaux moyens de souffrir ; et, ne trouvant pas ce qu’elle cherche, elle s’abandonne librement elle-même avec sa chair innocente à la merci des hommes cruels et des esprits infernaux. Quatrièmement, représentez-vous votre divin Sauveur tournant vers vous un regard de miséricorde et vous adressant ces paroles : Vois, mon enfant, l’état déplorable auquel tu m’as réduit pour n’avoir pas su te faire un peu de violence à toi-même et à tes passions déréglées. Vois combien je souffre, et avec quelle joie je le fais par amour pour toi et pour te donner l’exemple de la patience. Ô mon enfant, je te conjure au nom de mes douleurs de porter de bon cœur cette croix, ou tout autre qu’il me plaira de t’envoyer, et de t’abandonner entièrement aux mains des persécuteurs, quel que soit leur acharnement à flétrir ton honneur et à tourmenter ton corps. Oh ! si tu savais la consolation que me donnera ta patience ! Juges-en par ces plaies que j’ai reçues comme autant de pierres précieuses, afin d’enrichir de vertus ta pauvre âme que j’aime infiniment plus que tu ne saurais le concevoir. Et si j’ai voulu pour toi être réduit à cette extrémité, pourquoi, ô mon épouse bien-aimée, ne voudrais-tu pas souffrir un peu pour contenter mon cœur et adoucir les plaies que m’a causées ton impatience, qui est pour moi un tourment plus amer encore que mes plaies elles-même. Cinquièmement, considérez quel est celui qui vous parle de la sorte, et vous reconnaîtrez en lui le Roi de gloire, Jésus-Christ vrai Dieu et vrai homme. Examinez la grandeur de ses tourments et de ses opprobres : ils sont tels qu’on n’oserait les infliger au plus infâme des voleurs. Voyez-le calme et immobile, que dis-je ? rayonnant de joie au milieu des souffrances comme l’époux au festin nuptial. Et comme quelques gouttes d’eau jetées sur un brasier rendent la flamme plus ardente, ainsi l’excès de ses tourments, trop légers toujours au gré de sa surabondante charité, ne faisait qu’accroître son bonheur et la soif insatiable de souffrances qui le consumait. Considérez que ce bon Maître a tout fait et tout souffert non par contrainte ou par intérêt mais, ainsi qu’il l’a déclaré lui-même, par amour pour nous et afin de vous apprendre, par son exemple, à pratiquer la vertu de patience. Vous pénétrant alors de sa volonté à votre égard et du plaisir qu’il prendra à vous voir pratiquer cette vertu, excitez en vous un désir ardent de supporter avec résignation et même avec joie la croix plus lourdes encore, afin de mieux imiter votre Dieu et de procurer plus consolations à son cœur. Jésus en croix, voilà le livre que je vous conseille de lire : vous y trouverez l’image fidèle de toutes les vertus. C’est le véritable livre de vie destiné non seulement à éclairer l’intelligence par ses enseignements, mais à enflammer la volonté par les exemples vivants qu’il met sous nos yeux. Le monde est rempli de livres, mais tous ces livres ensemble ne valent pas, pour enseigner la pratique de la vertu, un regard jeté sur le crucifix.(...)

Source : Le Combat Spirituel de Laurent Scupoli, Edition de 1895

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Re: Méditation avec le Combat Spirituel de Laurent Scupoli

Message  ami de la Miséricorde le Mer 28 Déc 2016 - 5:01

CHAPITRE LII Des fruits que nous pouvons retirer de la méditation de Jésus crucifié, et de l’imitation de ses vertus

(...) Sachez-le bien, âme chrétienne, ceux qui emploient des heures entières à pleurer sur la Passion de Notre Seigneur et à admirer sa patience, et qui, dans les afflictions qui leur surviennent, sont aussi impatients que s’ils avaient, dans leur oraison, pensé à tout autre chose, ressemblent à des soldats qui, avant la bataille, sous la tente où ils sont assis, se promettent d’accomplir les plus brillants exploits et qui, à la vue de l’ennemi, jettent les armes et prennent la fuite. Qu’y a-t-il de plus insensé et de plus pitoyable à voir que ces chrétiens qui, après avoir contemplé comme dans un miroir éclatant les vertus du Sauveur, après les avoir aimées et admirées, les oublient ou n’en font plus aucune estime quand l’occasion se présente de les mettre en pratique ?

CHAPITRE LIII De l’adorable Sacrement de l’Eucharistie

Si vous vous en souvenez, j’ai travaillé jusqu’ici à vous munir des quatre armes nécessaires pour triompher de vos ennemis et à vous apprendre la manière de vous en servir. Il me reste maintenant à vous en proposer une autre, et c’est le très Saint Sacrement de l’Eucharistie. De même que cet adorable Sacrement surpasse en dignité tous les autres sacrements, de même aussi l’arme qu’il vous présente l’emporte en efficacité sur toutes les autres armes. Les quatre premières empruntent leur force aux mérites de Jésus-Christ et à la grâce qu’il nous a acquise au prix de son sang ; mais cette dernière, c’est le sang même du Sauveur, c’est son âme, c’est sa divinité. Avec celles-là nous luttons contre nos ennemis par la vertu de Jésus-Christ ; avec celle-ci nous les combattons en compagnie de Jésus-Christ, et Jésus-Christ les combat avec nous, puisque « celui qui mange la chair de Jésus-Christ et boit son sang, demeure en Jésus-Christ et Jésus-Christ en lui » (Jean, VI, 57). Et puisque l’on peut recevoir cet adorable Sacrement et se servir de cette arme de deux façons, sacramentellement une fois le jour, et spirituellement à toute heure, vous devrez faire la communion spirituelle le plus souvent possible, et recevoir la communion sacramentelle toutes fois que vous en aurez la permission.

CHAPITRE LIV De la manière de recevoir le très Saint Sacrement de l’Eucharistie

Nous pouvons nous approcher de ce divin Sacrement pour plusieurs fins ; et pour arriver à ces fins, nous avons plusieurs choses à observer : avant la communion, au moment de la communion, après la communion. Avant de communier, quel que soit le motif qui nous engage à le faire, nous devons, si nous ne sommes pas en état de grâce, recourir au sacrement de pénitence, afin de laver et de purifier notre âme de la souillure du péché mortel. (...)

Source : Le Combat Spirituel de Laurent Scupoli, Edition de 1895

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Re: Méditation avec le Combat Spirituel de Laurent Scupoli

Message  ami de la Miséricorde le Jeu 29 Déc 2016 - 5:10

CHAPITRE LIV De la manière de recevoir le très Saint Sacrement de l’Eucharistie

(...) Nous devons ensuite nous offrir de tout cœur et sans réserve à Jésus-Christ, et lui consacrer notre âme avec toutes ses forces et ses puissances, puisqu’il nous donne lui-même en cet adorable Sacrement son sang, sa chair, son âme, sa divinité et ses mérites ; et comme ce que nous lui offrons est peu de chose et pour ainsi dire rien en comparaison de ce qu’il nous donne, nous devons souhaiter d’avoir tout ce que les créatures du ciel et de la terre lui ont jamais offert de plus agréable, afin d’en faire présent à sa divine majesté. Si vous voulez communier en vue de vaincre et de réduire à néant nos ennemis et les siens, commencez dès la veille au soir, ou le plus tôt que vous pourrez, à considérer le désir qu’a le Fils de Dieu d’entrer, par ce Sacrement, dans le sanctuaire de votre cœur, afin de s’unir à vous et de vous aider à dompter vos passions mauvaises. Ce désir est si grand, si ardent en Notre Seigneur, qu’aucune intelligence créée ne le saurait comprendre. Pour vous en former une idée, gravez profondément ces deux choses dans votre âme. L’une est le plaisir ineffable que ce Dieu si bon prend à demeurer avec nous ; ce sont là ses délices, nous dit-il lui-même au livre des Proverbes. L’autre est la haine infinie que Dieu porte au péché, tant à cause de l’obstacle qu’il met à l’union qu’il désire si ardemment contracter avec nous, qu’à cause de son opposition directe avec ses divines perfections. Étant lui-même un bien infini, une lumière toute pure, une beauté sans tache, il ne peut pas s’empêcher de haïr et de détester souverainement le péché qui n’est que ténèbres, malice et affreuse corruption. Cette haine est si ardente que toutes les œuvres opérées par Dieu dans l’Ancien comme dans le Nouveau Testament, et particulièrement la Passion de son Fils bien-aimé, n’ont eu en vue que la destruction du péché. C’est au point que les serviteurs de Dieu les plus éclairés assurent que le Sauveur serait prêt encore à souffrir mille morts, si c’était nécessaire, pour effacer la moindre trace du péché dans notre âme. Quand ces deux considérations vous auront fait comprendre, quoique imparfaitement encore, combien Notre Seigneur désire entrer dans votre cœur pour en chasser ses ennemis et les vôtres, et les exterminer à jamais, vous exciterez en vous, dans le même but, un désir ardent de le recevoir. Sentant alors votre âme animée d’un saint zèle et fortifiée par l’espérance de la venue de votre céles te capitaine, provoquez coup sur coup au combat la passion que vous avez entreprise de vaincre, et réprimez-la par des mouvements réitérés de haine et des actes fréquents de la vertu contraire. Que ce soit là votre principale occupation la veille au soir, et le matin du jour où vous devez communier. Quand vous verrez approcher le moment de la communion, jetez un regard rapide sur les fautes dont vous vous êtes rendu coupable depuis la communion précédente, sur ces fautes que vous avez commises avec autant de liberté que si Dieu n’existait pas et n’avait pas enduré pour vous les tourments effroyables de sa Passion. Songez que vous avez préféré votre plaisir et vos caprices à la volonté et à l’honneur de Dieu, et pénétrez-vous des sentiments d’une confusion profonde et d’un saint effroi à la vue de votre ingratitude et de votre indignité. Venant ensuite à considérer que l’abîme immense de la bonté de votre Dieu appelle l’abîme de votre ingratitude et de votre infidélité, approchez-vous de lui avec confiance et ouvrez-lui bien large votre cœur, afin qu’il s’en rende le maître absolu. (...)

Source : Le Combat Spirituel de Laurent Scupoli, Edition de 1895

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Re: Méditation avec le Combat Spirituel de Laurent Scupoli

Message  ami de la Miséricorde le Ven 30 Déc 2016 - 4:50

CHAPITRE LIV De la manière de recevoir le très Saint Sacrement de l’Eucharistie

(...) Pour lui faire une large place dans votre cœur, vous en bannirez toute affection terrestre, et puis vous le fermerez avec soin pour que rien n’y puisse entrer que votre divin Maître. Après la sainte communion, retirez-vous promptement dans le secret de votre cœur et, après avoir humblement adoré Notre Seigneur, dites-lui intérieurement : Vous soyez, ô mon unique bien, l’inclination violente que j’ai au péché, l’empire que cette passion exerce sur moi, et l’impuissance où je suis de lui résister. C’est donc à vous qu’il appartient de la combattre ; je dois sans doute combattre avec vous, mais c’est de vous que j’attends la victoire. Puis, vous adressant au Père éternel, offrez-lui en actions de grâces et pour obtenir la victoire sur vous-même, son Fils bien-aimé, qu’il vous a donné et que vous possédez au-dedans de vous ; prenez alors la résolution de lutter généreusement contre l’ennemi qui vous poursuit, et attendez la victoire avec la conviction que Dieu vous l’accordera infailliblement tôt ou tard si, de votre côté, vous faites ce qui est en votre pouvoir pour l’obtenir.

CHAPITRE LV Comment nous devons nous préparer à la communion, si nous voulons qu’elle nous excite à l’amour de Dieu

Si vous voulez que la sainte Eucharistie embrase votre cœur du feu de l’amour divin, pensez à l’amour que Dieu vous a témoigné. Dès la veille au soir, considérez que ce Seigneur si grand et si puissant ne s’est pas contenté de vous créer à son image et à sa ressemble et d’envoyer son Fils unique sur la terre afin qu’il y souffrît durant trente-trois ans en expiation de vos iniquités et qu’il endurât, pour votre salut, des tourments inouïes et la mort cruelle de la croix, mais que de plus il a voulu vous le laisser pour être votre nourriture et votre soutien dans le très saint Sacrement de l’autel. Examinez attentivement, en cet amour, les qualités éminentes qui le rendent à tous égards parfait et sans égal. Premièrement, si vous considérez sa durée, vous y reconnaîtrez un amour perpétuel, un amour sans commencement. Comme Dieu est éternel en sa divinité, ainsi l’est-il en son amour. C’est cet amour qui lui a fait prendre en lui-même, avant tous les siècles, la résolution de nous donner son Fils unique d’une manière si admirable. À cette pensée, vous vous écrierez dans les transports d’une sainte allégresse : Il est donc vrai qu’en cet abîme de l’éternité, ma bassesse était si chérie et si estimée de ce grand Dieu qu’il pensait à moi et désirait dans son ineffable charité me donner son Fils unique en nourriture ! Deuxièmement, tous les autres amours, si ardents qu’ils soient, ont des bornes qu’ils ne peuvent dépasser ; l’amour de Dieu seul est sans mesure. C’est pour satisfaire pleinement cet amour qu’il nous a donné son propre Fils, ce Fils unique qui l’égale en majesté et en perfection, qui a la même substance et nature que lui. Ainsi l’amour est aussi grand que le don, et le don aussi grand que l’amour, et l’un et l’autre sont tels qu’ils surpassent tout ce que l’intelligence peut imaginer de plus sublime. Troisièmement, Dieu dans son amour pour nous n’a cédé à aucune nécessité, à aucune contrainte ; c’est à sa bonté naturelle uniquement que nous devons ce gage ineffable de son affection pour nous. (...)

Source : Le Combat Spirituel de Laurent Scupoli, Edition de 1895

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Re: Méditation avec le Combat Spirituel de Laurent Scupoli

Message  ami de la Miséricorde le Sam 31 Déc 2016 - 4:30

CHAPITRE LV Comment nous devons nous préparer à la communion, si nous voulons qu’elle nous excite à l’amour de Dieu

(...) Quatrièmement, aucune œuvre, aucun mérite de notre part n’a pu engager ce Maître souverain à honorer notre bassesse d’un tel excès d’amour ; c’est par pure libéralité qu’il s’est donné à de pauvres créatures telles que nous. Cinquièmement, si vous examinez la pureté de cet amour, vous n’y verrez pas ce mélange d’intérêt qui se rencontre dans les amitiés mondaines. Le Seigneur n’a que faire de nos biens, puisqu’il jouit en lui-même et indépendamment de nous d’un bonheur et d’une gloire sans bornes ; et si, dans sa bonté et sa charité ineffables, il s’est abaissé vers nous, c’est notre avantage et non le sien qu’il a recherché.

À cette pensée, vous vous direz en vous-même : Comment se peut-il qu’un Dieu infiniment grand mette son affection dans une si abjecte créature ? Que voulez-vous, ô Roi de gloire, qu’attendez-vous de moi qui ne suis qu’un peu de poussière ? Je vois parfaitement, ô mon Dieu, dans les splendeurs de votre ardente charité, que vous n’avez qu’un seul dessein, et cette vue me découvre plus clairement que jamais la pureté de votre amour : vous voulez, en vous donnant à moi en nourriture, me transformer en vous, non que vous ayiez besoin de moi, mais parce que vous désirez que, vivant en vous, et vous en moi, je devienne par cette union amoureuse un autre vous-même, et que mon cœur si vil et si attaché aux choses de la terre ne fasse plus avec le vôtre qu’un cœur céleste et divin. Pénétré d’étonnement et de joie à la vue de l’estime et de l’amour dont Dieu vous honore, et persuadé que son amour tout-puissant n’a d’autre dessein, d’autre volonté que d’attirer à lui votre amour, en le détachant d’abord de toutes les créatures, et ensuite de vous-même qui êtes aussi une créature, offrez-vous tout entier en holocauste au Seigneur, afin que son amour seul et le désir de lui plaire dirigent votre entendement, votre volonté et votre mémoire, et règlent désormais l’usage de vos sens. Considérant ensuite que rien n’est capable de produire en vous ces fruits divins, comme la digne réception du très Saint Sacrement de l'autel, ouvrez au Seigneur le chemin de votre âme par les oraisons jaculatoires et les amoureuses aspirations qui suivent :

Ô nourriture plus que céleste, quand viendra l'heure où, embrasé des seules flammes de votre amour, je me sacrifierai tout entier à vous ? Quand donc viendra cette heure, quand viendra-t-elle, ô amour incréé ? Ô manne céleste, quand sera-ce que, dégoûté de tout aliment terrestre, je ne soupirerai plus qu'après vous, je ne me nourrirai plus que de vous ? Quand sera-ce, ô douceur de mon âme, ô mon unique bien ? Je vous en conjure, ô mon très aimant et très-puissant Seigneur, dégagez dès maintenant ce misérable cœur de toute attache, de toute passion coupable, et ornez-le de vos admirables vertus et de cette intention pure qui ne cherche en toute chose que votre bon plaisir ; alors je vous ouvrirai mon cœur, je vous inviterai, j'userai d'une douce violence pour vous contraindre d'y entrer ; et vous, Seigneur, vous opérerez en moi, sans rencontrer de résistance, les effets que vous avez toujours désiré y produire. Ce sont là les sentiments d'amour que vous entretiendrez dans votre âme le soir et le matin, afin de vous préparer à la communion. (...)

Source : Le Combat Spirituel de Laurent Scupoli, Edition de 1895

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