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Benoît XVI, dernier Pape ? - Un commentaire d'Antonio Socci ! Empty Benoît XVI, dernier Pape ? - Un commentaire d'Antonio Socci !

Message  Admin Jeu 6 Oct 2016 - 15:16

BENOÎT XVI, DERNIER PAPE ? - UN COMMENTAIRE D'ANTONIO SOCCI !


Benoît XVI, dernier Pape ? - Un commentaire d'Antonio Socci ! Sans-t22


Une autre réplique sybilline de Benoît XVI dans "Dernières conversation", relevée et disséquée par Antonio Socci qui ne démord pas de sa théorie sur l'invalidité de la démission et donc de l'élection de François (13/9/2016).


BENOÎT XVI, DERNIER PAPE ? TOUT EST POSSIBLE, DIT-IL.

Ce qu'on ne vous a pas dit à propos du livre de Ratzinger



www.antoniosocci.com
10 septembre 2016
Ma traduction

* * *

Mais qui est aujourd'hui le Pape et combien y en a-t-il au juste? La confusion règne et la nouvelle sortie de Benoît XVI - dans le livre-interview "Dernières conversations" - au lieu de dissoudre les doutes, les multiplie.

Je pars du détail le plus curieux.

Question de Peter Seewald à Benoît XVI: «Vous connaissez la prophétie de Malachie, qui au Moyen Age compila une liste des papes futurs, prévoyant également la fin du monde, ou tout au moins la fin de l'Église. Selon cette liste la papauté se terminerait avec votre pontificat. Et si vous étiez effectivement le dernier à représenter la figure du pape telle que nous la connaissons à ce jour?».

La réponse de Ratzinger est surprenante: «Tout peut être» ("tout est possible"). Puis il ajoute même: «Probablement cette prophétie est-elle née dans les cercles autour de Philippe Neri (autrement dit il l'appelle «prophétie» et la reconduit à un grand saint et mystique de l'Eglise). Il conclut par une plaisanterie pour détendre, mais telle a été sa réponse.


LA RUPTURE
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Alors, Benoît XVI considère-t-il qu'il a été le dernier pape (à cause de la fin du monde ou de la fin de l'Eglise)? Probablement pas. Considère-t-il - du moins selon la version de l'intervieweur - qu'il était le dernier à avoir exercé la papauté comme nous l'avons connue depuis deux mille ans? Peut-être.

Et même cette seconde [hypothèse] fait sursauter, car on sait que la papauté - d'institution divine - pour l'Eglise ne peut être changée par aucune volonté humaine.

Du reste, quel changement? Y a-t-il une rupture dans la tradition ininterrompue de l'Eglise?

Un autre flash du livre mène dans cette direction. «Vous considérez-vous comme le dernier pape de l'ancien monde?» demande de Seewald «ou comme le premier du nouveau?». Réponse: «Je dirais les deux».

Mais que veut-il dire? Que signifie «ancien» et «nouveau» surtout pour quelqu'un comme Benoît XVI, qui a toujours combattu l'interprétation du Concile comme une "rupture" de la tradition et a toujours affirmé la nécessaire continuité, sans césure, dans l'histoire de l'Église?

À la page 31 [de l'édition en italien; ch. 2, "La démission", ndt], Seewald dit (et le texte a été examiné et approuvé par Benoît XVI) que Ratzinger a accompli un «acte révolutionnaire» qui «a changé la papauté comme aucun autre Pape de l'époque moderne» .

Cette thèse - qui fait évidemment allusion à l'institution du «pape émérite» - est-elle reliée aux choses que dit Ratzinger dans ce livre? Oui, à la page 39.


LE "GIALLO" (énigme policière)
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Mais avant de résumer ce que le Pape Benoît XVI dit ici, je dois rappeler que la figure de «pape émérite» n'a jamais existé dans l'histoire de l'Eglise et les canonistes ont toujours affirmé qu'elle ne peut pas exister, dans la mesure où la «papauté» n'est pas un sacrement, comme l'est au contraire l'ordination épiscopale; en fait, en deux mille ans, tous ceux qui ont renoncé à la papauté sont retournés à leur état précédent, tandis que les évêques restent évêques, même quand ils n'ont plus la juridiction d'un diocèse.

Néanmoins, Benoît XVI, dans les derniers jours de son pontificat, allant à l'encontre de tout ce que les canonistes avaient toujours soutenu, annonçait qu'il allait devenir justement «pape émérite».
Il n'en a pas expliqué le profil théologique, mais dans son dernier discours, il a dit: «Ma décision de renoncer à l'exercice actif du ministère, ne supprime pas cela» [audience générale du 27/2/2013].

Benoît accompagnait ces mots de la décision de rester au Vatican, de continuer à porter la soutane et la calotte blanches, de garder les armoiries pontificales avec les clés de saint Pierre et le titre de «Sa Sainteté Benoît XVI».
C'était suffisant pour se demander ce qui se passait et s'il avait vraiment démissionné de la papauté. Ce que je fis dans ces colonnes, aussi parce que dans l'intervalle, le canoniste Stefano Violi [voir sur mon site ICI et ICI, ndt] avait étudié la «declaratio» de renonciation et était arrivé à ces conclusions: «(Benoît XVI) déclare renonceer au ministerium . Pas à la Papauté, selon les termes de la règle de Boniface VIII; pas au munus conformément aux termes du can. 332 § 2, mais au ministerium, ou, comme il le spécifiera dans sa dernière audience, à "l'exercice actif du ministère"».

Suite à mes articles, en février 2014, le vaticaniste Andrea Tornielli, très proche de François, alla demander à Benoît XVI pourquoi il était resté pape émérite et la réponse sollicitée fut celle-ci: «Le maintien de l'habit blanc et du nom de Benoît est une chose simplement pratique. Au moment de la renonciation, il n'y avait pas d'autres vêtements à disposition» (cf. ICI et ICI le fac similé de la lettre).

Le vaticaniste en question claironna sur tous les toits le scoop qui pourtant, à une observation sérieuse, se révélait être une élégante boutade humoristique (au Vatican, il n'y avait donc pas de soutane noire?) pour éluder une question dont Benoît XVI ne pouvait évidemment pas parler à l'époque.

Et en effet, il en parle aujourd'hui, après trois ans, expliquant les raisons de ce choix qui n'ont évidemment rien à voir avec des questions vestimentaires.


TOUJOURS PÈRE, TOUJOURS PAPE
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Donc, dans le livre récemment publié, le pape Ratzinger part de la réflexion sur les évêques. Quand il s'est agi de décider de leur démission à 75 ans, on institua l'«évêque émérite» parce que - disaient-ils - «Je suis "père", et je le reste pour toujours».

Benoît XVI observe que même quand «un père arrête de jouer le rôle du père (fare il padre)», parce que ses enfants sont grands, «il ne cesse pas de l'être, mais il laisse les responsabilités concrètes. Il continue d'être père dans un sens plus profond, plus intime».

Par analogie, le pape Ratzinger fait le même raisonnement à propos du Pape: «s'il démissionne, il conserve la responsabilité qu'il a assumée dans un sens intérieur, mais pas dans la fonction».

Ce raisonnement poétique, est toutefois explosif sur le plan théologique, car il signifie que LUI est pape .


Pour comprendre le cadre théologique derrière la page révolutionnaire de Ratzinger, il faut relire le texte sensationnel de la conférence que son secrétaire, Mgr Georg Gaenswein, a tenue le 21 mai dernier à l'Université pontificale grégorienne (cf. Le pas historique du 11 février 2013).

SENSATIONNEL
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Dans ce discours - "censuré" par les médias, mais qui à la Curie a été une bombe atomique - don Georg a dit que «depuis le 11 février 2013, le ministère du pape n'est plus celui d'avant. Il est et reste le fondement de l'Eglise catholique; et pourtant c'est un fondement que Benoît XVI a profondément et durablement transformé dans son pontificat d'exception».

Ce qu'il a accompli est «un pas bien pondéré de portée historique millénaire», un «pas que jusqu'à présent il n'y avait jamais eu».

Parce que Benoît XVI «n'a pas abandonné l'Office de Pierre», mais «il l'a au contraire renouvelé».

En effet, «il a intégré l'office personnel avec une dimension collégiale et synodale, presque un ministère en commun», et entend sa tâche comme participation à ce "ministère pétrinien"... Depuis l'élection de son successeur François le 13 Mars 2013, il n'y a donc pas deux papes, mais de facto un ministère élargi - avec un membre actif et un membre contemplatif».
Jusqu'à ce discours du 21 mai Bergoglio - qui doit avoir entendu ces choses de Benoît XVI (mais sans bien les comprendre) - expliquait la papauté émérite sur la même ligne: il disait que ce qu'avait fait Benoît avait été un «acte de gouvernement», que lui avait seulement renoncé à l'exercice actif, et il faisait l'analogie avec les évêques émérites.

Mais après le discours de mai de Gänswein, à la cour bergoglienne, on a réalisé la portée du problème et l'alarme a été déclenchée. Ainsi, en juin, de retour d'Arménie, Bergoglio a rejeté la thèse d'un tel ministère pontifical «partagé» (cf. L'effet d'altitude a encore frappé! (II)).


TORPILLE SUR BENOÎT
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Puis, en plein mois d'août, sur "Vatican Insider" (thermomètre de la Curie) est sortie une interview de Tornielli à un important canoniste et ecclésiastique de la Curie [ndt: il s'agit de Mgr Sciaccia, secrétaire de la Signature Apostolique et auditeur général de la Chambre Apostolique, càd l'expert juridique de l'Office qui gère la vacance du Siège, Tornielli dixit, cf. www.lastampa.it), où se trouve délégitimée in toto la figure du «pape émérite» parce que «l'unicité de la succession pétrinienne n'admet en son sein aucune autre distinction ou duplication d'office, ou dénomination de nature purement "honorifique" ou "nominaliste". En outre «il n'est donné aucune subdistinction entre le munus et son exercice».

Mais Benoît XVI , dans la plénitude de ses pouvoirs, a décidé tout simplement de rester pape et de renoncer seulement à l'exercice actif du ministère.

Si sa décision est inadmissible et nulle, cela signifie-t-il que sa démission est elle aussi nulle?

Antonio Socci

SOURCE : http://benoit-et-moi.fr/2016/actualite/benoit-xvi-dernier-pape.html

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