Les trois blancheurs : Olivier Valette
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Les trois blancheurs : Olivier Valette

Message  ToutPourJésus le Ven 17 Fév 2017 - 10:59

Les trois blancheurs : Olivier Valette
Publié le février 17, 2017 Source lavoixdedieu

Trois grands remèdes à trois grands maux
Un enseignement authentique, sûr et solide en matière de Foi et de Morale est toujours conforme, c’est-à-dire en accord avec l’Évangile quadriforme et l’enseignement constant de l’Église une, sainte, catholique, apostolique et romaine. Il ne doit pas remettre en question les points suivants, que nous venons d’évoquer…

L’union de la nature divine et de la nature humaine dans la Personne de Jésus, qui est le Verbe incarné.
L’Incarnation et la croix rédemptrice… Sans ces deux incontournables, la chose doit être entendue, il n’y a pas de résurrection ! Les trois vont ensemble et on ne peut absolument les détacher : Incarnation, rédemption (par la croix) et résurrection – en plus de Galates 1, voir aussi 1 Jean 4.
Cela va donc sans dire qu’il n’y a pas de véritable dialogue interreligieux au mépris de ces points-là, ils sont essentiels à la foi catholique et apostolique. Ils sont non négociables.

La foi en la Sainte Trinité par exemple. J’insiste sur ce point, car il y a des théologiens comme Hans Küng, expert au concile Vatican II avec le jeune Joseph Ratzinger, qui pensent qu’il faut abandonner la foi en Dieu Trinité pour dialoguer avec l’islam : incroyable ! D’ailleurs, lorsque François déclare ne pas croire en un Dieu catholique, il est clair que c’est encore la foi catholique en la Trinité qui est en remise en question. Au journal La Repubblica, il déclara croire en Dieu et en Jésus son incarnation, et l’on se demande où est passé le Saint-Esprit… De même, lorsqu’il dit que seules existent les personnes divines, on se demande s’il croit en leur unité substantielle qui n’est certes pas une quatrième personne, mais qui lie entre elles les personnes du Père, du Fils et du Saint-Esprit. La foi catholique confesse l’Unité et la Trinité en Dieu. L’Unité sans la Trinité devient unicité (judaïsme, islam, déisme) et la Trinité sans l’unité substantielle des personnes ne serait rien d’autre qu’une sorte de trithéisme, ce dont nous accusent l’islam et son prophète.

Les trois amours blancs : l’Eucharistie, la Vierge, le pape, sont aussi à tenir absolument comme des piliers de la foi catholique, pour un dialogue authentique et fructueux avec les autres confessions chrétiennes. Là aussi, certains considèrent que l’œcuménisme est une affaire de compromis… Par complaisance, ils voudraient revenir sur la foi en la transsubstantiation des espèces eucharistiques en vrais Corps et Sang du Seigneur, en la « Présence réelle », en renouant avec un soi-disant flou théologique du premier millénaire. Marie quant à elle est expulsée du Cénacle, lumière mise sous le boisseau (Lc 8, 16). Et le pape devient une sorte de primat d’honneur, alors que son autorité lui vient du Christ, en tant qu’il succède à l’apôtre Pierre à qui Jésus a dit : « Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux, ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux » (Mt 16, 19). Autrement dit, il reçoit les pleins pouvoirs pour agir au nom même de son Seigneur, Tête et Pasteur de son Corps qu’est l’Église. Au sommet de la hiérarchie, le pape porte tout l’édifice, la maison de Dieu, dont il est la pierre de fondation. « Tu es Pierre et sur cette pierre Je bâtirai Mon Église » (Mt 16, 18). Tout se tient dans le Credo, et on ne peut enlever une seule pierre sans que tombe tout l’édifice. Quel travail voulons-nous accomplir ? Voulons-nous démolir ou bien bâtir, édifier, relever la maison de Dieu qui est en ruines ? Si le pape n’est qu’un évêque, un patriarche, un primat parmi d’autres, sans aucun pouvoir de juridiction universelle, alors l’Église catholique n’est qu’une Église parmi d’autres, non la colonne et le soutien de la vérité, comme le proclament saint Paul et deux mille ans de catholicisme (1 Ti 3, 15). La foi chrétienne elle-même n’est plus plénitude de la vérité (Jn 1, 16-17), mais une simple option parmi d’autres…
Aujourd’hui, trois dangers sont à craindre en matière de foi et de mœurs et à combattre pour la sauvegarde de l’Évangile et de l’intégrité de la prédication des pasteurs de la sainte Église.

1. Le syncrétisme religieux, résultant du relativisme dans le dialogue interreligieux : il est absolument faux de dire que toutes les religions se valent et qu’aucune n’est plus vraie qu’une autre. L’Église catholique, apostolique et romaine possède, jouit de la plénitude de la Révélation divine et des moyens de salut… Elle enseigne la saine doctrine transmise par le Christ aux apôtres, elle interprète authentiquement et infailliblement les Saintes Écritures à la lumière du mystère pascal. Divinement assistée par le Saint-Esprit, elle explicite le contenu de la Révélation divine et discerne ce qui lui appartient. Elle reconnaît comme semences du Verbe et préparations évangéliques les éléments de vérité et tout ce qu’il peut y avoir de bon dans les autres traditions religieuses de l’humanité. Mais elle affirme avec force que tout homme, quel qu’il soit, quelle que soit son appartenance religieuse, ne trouvera le salut qu’en Jésus-Christ, qui a lui-même dit : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Nul ne peut aller vers le Père autrement que par Moi» (Jn 14, 6).

2. Le relativisme subjectiviste, dans le dialogue avec les autres confessions chrétiennes ou un pseudo-œcuménisme qui se fonderait uniquement sur la foi en Christ et le sacrement du baptême. Évacuant tout sujet de litige au mépris de la vérité. Benoît XVI, on le sait, lors de son voyage dans son Allemagne natale, a dénoncé cette voie de compromis. François, on a peine à le croire, fustige ce qu’il appelle le « prosélytisme » et fait l’éloge de Luther, « un remède pour l’Église ». Ce que le pape appelle prosélytisme : c’est la prédication et la défense de la foi catholique, qu’il semble s’efforcer de détruire en la diluant dans une sorte de super-protestantisme. Va-t-il aller jusqu’à embrasser l’hérésie luthérienne ? Nous n’en sommes pas loin ! Pour lui, l’Église semble n’être qu’une confession parmi d’autres, appelée à former avec les autres la grande Église. Ce qui va contre le dogme. Il n’y a qu’une seule véritable Église du Christ : l’Église une, sainte, catholique, apostolique et romaine (Credo de Nicée-Constantinople).
Dans cette voie de compromis sont écartées l’Eucharistie, la Vierge Marie et la primauté du Pontife romain (particulièrement dans le dialogue avec les protestants, mais également avec les « orthodoxes » en ce qui concerne le primat du pape sur les autres évêques). L’unité ne peut se faire que dans la vérité, et la vérité dans l’humilité et la charité… Ce qui comprend aussi la repentance, le pardon mutuel et la réconciliation.

L’Eucharistie, la Vierge Marie et le Pontife romain sont trois piliers de la foi catholique.

3. Autre danger : un certain libéralisme, relativiste lui aussi, libertaire et liberticide, qui semble même percer parmi les membres haut placés de la hiérarchie de l’Église, appelant de leurs vœux une soi-disant modernisation de l’Église catholique, tant en matière de Foi (révision, voire suppression des dogmes et des rites traditionnels) et de Morale : acceptation de lois iniques contre la vie (euthanasie et avortement) ; contre la famille et le mariage (« mariage » de couples de même sexe et adoption d’enfants par eux…), etc.
Il est manifeste que, devant de telles innovations, un tel « changement de paradigme », le monde applaudirait. Mais que resterait-il alors de la véritable Église du Christ ?
Elle serait éclipsée, comme la Vierge l’a annoncé à La Salette. Il s’agirait d’une alliance sacrilège et dévastatrice entre l’Église et le monde, semblable à celle que nous présente le livre des Martyrs d’Israël.
L’exhortation apostolique Amoris laetitia, récemment publiée par François, entre dans cette dernière catégorie de textes qui trahissent la foi catholique et l’enseignement constant du Magistère. Aujourd’hui, quarante-cinq théologiens ont envoyé une requête au pape pour qu’il clarifie ses positions sur pas moins de dix-neuf points – et la liste n’est pas exhaustive – qui sont ou bien hérétiques, ou confus et favorisant l’hérésie. De même plusieurs cardinaux le mois dernier. Le pape ne dévie pas de sa ligne hétérodoxe. On peine à comprendre : il semble prêcher un autre Évangile qui renverse la foi. On passera sous silence d’autres déclarations du pontife qui relèvent du panthéisme et de l’indifférentisme religieux déjà condamné par Grégoire XVI, Pie IX, Pie X et Pie XI et Pie XII.

Aimer les hommes qui sont dans le monde ; entrer dans la modernité ne signifie pas l’acceptation de l’esprit du monde. L’Église, le chrétien tout comme le Christ s’inscrivent en contradiction avec l’esprit du monde. Ce n’est pas à l’Église de s’adapter au monde, mais aux hommes de se convertir au Christ et d’y être incorporés par le ministère de l’Église. Ce n’est pas au monde actuel d’éclairer l’Évangile. C’est la lumière de la foi, c’est l’Évangile qui éclaire le monde. Cela peut aller pour les chrétiens, pour les vrais enfants de Dieu, jusqu’au martyre. Le Credo que nous professons a été écrit, ne l’oublions pas, avec la foi des Pères et le sang des martyrs de tous les âges, de toutes conditions, de partout et de tous les temps. Comme eux, allons à la rencontre de ce monde pour lui annoncer l’Évangile de Dieu, portant sur nous ce signe et professant que nous croyons en l’Église, une, sainte, catholique et apostolique, Église édifiée sur la pierre angulaire qu’est le Christ, le Christ crucifié.
Veillons donc avec soin sur la doctrine et sur les personnes qui nous sont confiées. Un autre point de discernement du véritable Évangile, c’est justement l’attention aux personnes, aux pauvres en premier lieu, aux exclus, aux petits, aux isolés, aux malades, à ceux que touche un handicap, aux étrangers… Autrement dit, la charité effective, et non seulement les discours, nous fait reconnaître l’Évangile du Christ de ses contrefaçons. Mais attention à ne pas trop simplifier ce propos, car veiller sur la doctrine, c’est aussi prendre soin des personnes, corps et âmes ! Il ne faut pas oublier que le bien de l’âme est supérieur au bien du corps, car il ne saurait y avoir de vrai bien du corps sans bien de l’âme. Ainsi, la bienfaisance temporelle « laïque » est vaine sans la charité fraternelle.
Jésus a dit : « C’est à l’amour que vous aurez les uns pour les autres que l’on vous reconnaîtra comme mes disciples » (Jn 13, 35) et encore : « Aimons, non de bouche seulement, mais avec des actes et en vérité » (1 Jn 3, 18) et : « La Vérité [le Verbe ou le Logos] vous rendra libres » (Jn 8, 32).

Les trois blancheurs

Parmi les songes prophétiques de saint Jean Bosco, le plus célèbre est celui que l’on appelle « les trois blancheurs » ou « les deux colonnes ». En voici, en bref, le récit :
« J’ai vu une grande bataille sur la mer : le navire de Pierre, piloté par le pape et escorté de bateaux de moindre importance, devait soutenir l’assaut de beaucoup d’autres bâtiments qui lui livraient bataille. Le vent contraire et la mer agitée semblaient favoriser les ennemis.
Mais au milieu de la mer, j’ai vu émerger deux colonnes très hautes : sur la première, une grande hostie – l’Eucharistie – et sur l’autre (plus basse) une statue de la Vierge Immaculée avec un écriteau : “Auxilium christianorum”.
Le navire du pape n’avait aucun moyen humain de défense. C’était une sorte de souffle, provenant de ces deux colonnes, qui défendait le navire et réparait aussitôt tous les dégâts. La bataille se faisait toujours plus furieuse ; le pape cherche à se diriger entre les deux colonnes, au milieu d’une tempête de coups. Tandis que les armes des agresseurs sont en grande partie détruites, s’engage une lutte corps à corps. Une première fois, le pape est gravement blessé, mais ensuite il se relève ; puis une seconde fois… Et cette fois il meurt tandis que les ennemis exultent. Le nouveau pape, élu immédiatement après, reprend la barre et réussit à atteindre les deux colonnes, y accrochant avec deux chaînes le navire, qui est sauvé, tandis que les bateaux ennemis fuient, se détruisent réciproquement, et coulent. »

Ce rêve laisse troublés plus de cinq cents jeunes qui étaient réunis, comme tous les soirs, pour écouter don Bosco, au mois de mai 1862. C’est seulement le matin suivant qu’il leur expliqua le sens de ce songe. De graves persécutions et tourments attendent l’Église. Il reste deux seuls moyens pour la sauver : Marie auxiliatrice des chrétiens et l’Eucharistie.
Pour bien le comprendre, il faut admettre que ce songe couvre une période de l’Histoire plus large que le contexte immédiat dans lequel il s’inscrit, le contexte fortement troublé de l’Italie et de l’Europe au xixe siècle. On peut y voir des symboles relatifs à certains événements de l’époque contemporaine comme le concile Vatican II. Et d’autres encore à venir… Alors que le Navire – l’Église – est assailli, Don Bosco voit son capitaine, le pape, tenir fermement la barre dans la tempête, mais succomber sous les coups de l’ennemi après s’être une première fois relevé. Le nouveau pape, élu immédiatement après, reprend la barre et amarre le navire entre les deux grandes colonnes qui émergent des flots et représentent l’Eucharistie et Marie. Qu’est-ce que cela signifie ? L’Histoire nous le dira, mais nous, aujourd’hui, soyons attentifs.
Certains ont voulu voir dans la figure de ce pape abattu par l’adversaire Jean-Paul II, victime d’un attentat en 1981 place Saint-Pierre. Mais celui-ci, on le sait, n’en est pas mort et son successeur, Benoît XVI, n’a pas amarré le Navire. François ne semble pas prendre la même direction, nous l’avons vu plus haut. L’Église a donc encore de l’avenir devant elle. Mais cet avenir, comme toute son histoire depuis le commencement, n’ira pas sans combats. Prions donc pour le Saint-Père comme il nous l’a demandé…
Les armes de ce combat nous sont données : l’Eucharistie, l’amour envers Marie, Mère de Jésus et notre Mère, et la fidélité au vrai pape, représentant du Christ sur la terre.

J’aimerais ajouter encore la lecture des saints évangiles, la confession et la prière personnelle. J’insiste particulièrement sur ces points-là, car comment reconnaître le véritable Évangile et l’Esprit du Christ si on ne les fréquente pas ? Nous serions alors, comme dit saint Paul, « ballottés à tout vent de doctrine. » Et il est important de savoir distinguer, en une matière si grave, le vrai du faux. Ce qui est en jeu ici, c’est le salut de notre âme et de nos frères. On comprend aussi, à ce propos, pourquoi il faut toujours obéir à celui qui détient l’autorité légitime dans l’Église et à ses collaborateurs. C’est-à-dire au pape et aux évêques qui sont en communion avec lui. Cela dit, nous devons obéir à Dieu et non aux hommes (dans les cas où il y aurait incompatibilité entre la volonté de Dieu et celle de nos supérieurs), Dieu qui parle par la voix de l’Évangile et de la Tradition apostolique, si dorénavant le pape – ou celui qui occupe le siège du bienheureux Pierre – devait en contredire la Parole, s’attirant l’anathème.

Don Bosco vit d’autres armes, ce sont des écrits, des livres enseignant des choses gravement contraires à la Foi et à la Tradition de l’Église. De nos jours, ces armes sont en vente libre. Mais les armes de la Foi, de l’Espérance et de la Charité sont bien plus puissantes que toutes les machines de guerre de l’Adversaire. Et la Vierge Marie à Fatima a promis : « À la fin mon Cœur immaculé triomphera ».
L’Eucharistie et le dogme de la Présence réelle (transsubstantiation)
Il est temps maintenant de nous arrêter un moment sur l’Eucharistie. Que dit l’Église lorsqu’elle parle de Présence réelle et de transsubstantiation ? L’Eucharistie est le Sacrement des sacrements, institué par le Christ la veille de sa Passion, le soir de la dernière Cène, selon les évangiles synoptiques et le récit de l’institution qui précède la prière consécratoire de la Messe. À la différence de tous les autres sacrements, il ne confère pas quelque vertu ou grâce particulière du Christ, mais il est le Sacrement de la Présence même de Jésus ressuscité.

Il est de foi divine (parce que faisant partie intégrante du donné révélé) et définie par l’Église comme devant être cru de façon absolument certaine qu’après la consécration la substance (la nature) du pain et du vin n’est plus (seuls demeurent les propriétés ou les accidents, les espèces : l’aspect, le goût, l’odeur…) mais est convertie en une autre substance : le Corps et le Sang du Christ, présents de façon sacramentelle.
La Présence réelle est perçue, non par les sens, mais par la Foi. Elle est le résultat d’une opération divine et surnaturelle que l’on appelle la transsubstantiation. C’est-à-dire que le Corps et le Sang du Christ sont présents sous les espèces, sous le signe du pain et du vin, et non dans le pain et le vin. La substance du pain et du vin n’est pas détruite (car la substance n’est pas matérielle), mais elle est changée. On parle de conversion substantielle. Et c’est par cette conversion de substance que le Christ est présent et non par un mouvement local. Le Christ n’est pas présent dans les hosties mais où sont les hosties consacrées. Il n’est pas dans l’hostie, mais il est l’hostie. En recevant l’hostie, c’est lui que nous recevons, lui que nous mangeons sous mode sacramentel.

Il y a changement de nature, d’être, et c’est pourquoi Jésus n’est pas dans le pain, mais il est le Pain, un pain qui n’est pas comme celui que les pères ont mangé, ce après quoi ils sont morts. Celui qui mange de ce pain ne mourra jamais (à cet effet, il sera bon de relire le chapitre 6 de l’Évangile selon saint Jean).

La transsubstantiation est un acte qui produit un effet au-delà de tout ce qui est concevable, sans être pour autant inconcevable. Jésus a bien dit : « Ceci est mon Corps », et non : « ce pain représente mon corps » ; et il a dit encore : « Je suis le Pain de vie. »
Les accidents donc demeurent, mais de façon miraculeuse, car ils n’ont plus de substance et qualifient une substance qui n’est pas leur. Les qualités sensibles (accidents) demeurent, mais guère la substance. Sous le signe du pain, sont présents par concomitance le Corps, le Sang, l’Âme et la Divinité de Jésus. Sous le signe du vin, le Christ est présent dans la totalité de sa personne et de son mystère.
Jésus-Christ est présent sous l’une et l’autre des espèces réellement et non symboliquement. Il l’est vraiment et non de façon figurée. Il l’est selon la substance et non selon l’étendue.

Sa présence demeure tant que demeurent les espèces.
La dogmatisation du terme et de la doctrine de la transsubstantiation par le concile de Trente répond aux erreurs doctrinales de la Réforme protestante, et demeurent selon les papes Pie XII et Paul VI la maxima propriae, c’est-à-dire la manière la plus appropriée de parler du mystère de l’Eucharistie.

L’Eucharistie n’est pas un simple symbole. Le Seigneur Jésus-Christ est réellement et véritablement présent et se donne à nous substantiellement sous le signe du pain et du vin. Le Pain n’est plus du pain, et le Vin n’est plus du vin, même s’ils en gardent l’apparence, la texture et le goût. Jésus nous communique par eux sa vie divine et nous fait devenir ce qu’il est. Il transforme notre pauvre amour en son propre Amour : Sa divine charité qui ne peut se confondre avec la solidarité, l’aumône ou la bienfaisance, mais qui doit en être le principe, le moteur en quelque sorte.
De telle sorte que nous devenons ses membres vivants et lui notre Tête, dont la vie divine informe et vivifie tout le corps.

La Vierge immaculée
Marie, la Sainte Vierge, l’Immaculée Conception, est-elle sauvée, elle aussi ? Et si oui, comment l’est-elle ? Quel est son rôle dans la vie de l’Église et des fidèles ?

Qui est celle-ci qui surgit comme l’aurore ? (Ct 6, 10)
Combien ce verset du Cantique des cantiques convient pour celle que l’Église célèbre sous le vocable d’« Immaculée Conception » ! Oui, vraiment, Marie, si petite au regard de l’infiniment grand, porte en elle l’univers nouveau… Marie, dont le nom signifie « Étoile », brille aux yeux de notre Foi, de la splendeur du monde qui vient : elle est non seulement la première de la création nouvelle, déjà rachetée par le Christ et en vue de notre Salut, mais on peut dire qu’en elle, un monde nouveau, où Dieu est tout, est déjà né. D’où ce verset du Cantique attribué au roi Salomon, le fils du saint roi David.
Préservée du péché originel dès sa conception, Marie est cependant la première des sauvés. Sauvée du péché et de la mort éternelle, comme nous autres ? Oui, mais par avance, avant même d’avoir pu pécher. Et voilà dès lors, au cœur de ce monde qui passe, présent dans cette petite fille de notre race, invisible mais présent, un monde nouveau, une nouvelle création qui est le fruit de la victoire de Jésus crucifié. Comment cette création nouvelle dont les merveilles sont résumées, ou plutôt rassemblées en sa personne, est-elle le fruit de la victoire de Jésus crucifié alors qu’il n’est pas encore né ?

Bonne question. Voici la réponse : Si Marie est l’Immaculée Conception, comme elle l’a révélé à sainte Bernadette de Lourdes, c’est en vue de sa Maternité divine. Dès le début de son existence, elle est au regard de Dieu et dans le plus secret de son être la Théotokos, en grec : « la Mère de Dieu ». La Mère de Dieu ! Oui, ô merveille des merveilles ! La Mère de Dieu ! Pour un tel Fils, Dieu fait homme, ne fallait-il pas une telle mère ? Et quelle femme, sans une grâce particulière du Ciel, aurait été digne de Lui ? Dieu a choisi Marie, non pour sa pureté, mais il l’a purifiée en raison de son choix libre et gratuit. Et toute la gloire de Marie est d’avoir librement et amoureusement correspondu à Dieu et à son projet divin tous les jours de sa vie. Le Salut vient de la Croix. Nous, nous sommes sauvés par la Croix, après avoir péché ; Marie est sauvée par la Croix avant même que le péché ne l’effleure.

En effet, Dieu avait déjà en vue la mort rédemptrice de son Fils, et comme rien n’est impossible à Dieu, qui embrasse d’un regard la totalité de l’Histoire, Marie reçut par avance la grâce de la rédemption accomplie en la personne de Jésus crucifié. Ainsi, au sein de la création déchue brille déjà la splendeur et la grâce de la Résurrection !
Et nous aussi, nous avons été choisis par Dieu pour porter l’Évangile, comme Marie a donné Dieu au monde ! En ce sens, Marie est la mère et le modèle de tous les missionnaires, comme elle est la mère et le modèle de l’Église, qui n’existe que pour évangéliser. Le commencement de l’évangélisation de l’homme et du monde, c’est le oui de Marie, libre du péché qui nous retient si souvent, nous fait hésiter, différer notre réponse à l’appel de Dieu. La Vierge Marie est la mère qui nous enfante à cette vie nouvelle, qui est celle de Jésus-Christ lui-même.
Elle enfante en nous le Christ. Elle fait de nous ses membres (voir la comparaison paulinienne du corps, dans la première épître aux Corinthiens). Nous sommes les membres du Corps dont Jésus est la Tête. Elle nous donne Jésus, nous unit à lui, où plutôt l’Esprit Saint à travers Elle. Car ordinairement l’Esprit Saint agit par Marie, comme par son Église que représente le pape.

Demandons à Dieu un cœur semblable au cœur de Marie, afin d’accueillir et de donner, d’annoncer, de transmettre au monde qui attend, la Parole de Vie et de Vérité, la Parole qui sauve : Jésus-Christ, Dieu parmi nous jusqu’à la fin des temps. Chrétiens, soyons comme Marie, notre Mère, des hommes et des femmes non du passé ou de l’avenir, mais de l’avenir déjà présent, portant partout la présence aimante et rayonnante de Jésus !

Le pape
Tout part d’une question que Jésus pose à ses amis : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous qui suis-je ? »
Question à laquelle Pierre répond déjà au nom de ses frères : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ».
Sur quoi Jésus lui déclare : « Heureux es-tu Simon, fils de Jonas, car ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père » (Mt 16, 13-19).
Pierre, inspiré par l’Esprit de Dieu, confesse la foi en la divinité de Jésus. S’exprime-t-il seulement en son nom ? Non ! Pas plus que le pape aujourd’hui, mais au nom de ses frères, au nom de l’Église appelée à proclamer Jésus-Christ, Fils de Dieu et Sauveur des hommes. Pierre répond à une question que Jésus pose à l’ensemble des apôtres. Et sa réponse vient non pas de la nature humaine, mais de Dieu même… Nous voyons là émerger ce que l’on appellera plus tard le charisme d’infaillibilité dont jouit l’Église, qui en raison de celui-ci ne peut errer en ce qui concerne le contenu de la révélation divine et la vérité de la Foi. Le rôle de Pierre est d’exprimer la Foi et d’en défendre le contenu authentique.

C’est en raison de sa mission et de ce charisme d’infaillibilité qui l’accompagne, que Simon, le pêcheur de Capharnaüm, reçoit du Christ le nom nouveau de « Pierre ». Désormais tous s’appuieront sur le roc de la Foi de Pierre, ou plutôt sur le roc de la Foi que proclame Pierre. Cette Foi en la divinité du Christ devient la pierre sur laquelle Jésus fonde l’Église catholique. Une fondation que nul, pas même les puissances de la mort, ne pourra saper.
Mais cette pierre peut être une pierre d’achoppement et le fut réellement pour Simon lui-même (figure de toute la papauté), car la confession de la divinité du Christ s’accompagnera de la proclamation de ce même Christ crucifié.

Cette fondation est fragile, mais bâtie sur la Miséricorde divine. Comme Pierre qui a renié Jésus trois fois, le pape est un homme, pécheur lui aussi. S’il est infaillible, c’est en ce qui concerne la Foi et les mœurs (la Morale), et encore dans des circonstances vraiment particulières… Un certain nombre de conditions doivent être réunies pour que sur tel point de doctrine, l’infaillibilité de l’Église soit irrévocablement engagée par le souverain pontife.
Pierre est le premier en dignité parmi les apôtres. On l’appelle parfois le « prince des apôtres ». Son autorité spirituelle apparaît très clairement dès les premiers chapitres du livre des Actes des Apôtres. Il est celui qui intervient pour le choix de Matthias qui remplace Judas. Et le saint jour de la Pentecôte à Jérusalem, il est le premier, comme dans l’Évangile que nous avons entendu, à proclamer la Résurrection du Seigneur Jésus.
Pierre, qui avait renié Jésus trois fois et qui fut par trois fois confirmé par lui dans sa mission de conduire la communauté des croyants, l’Église, meurt martyr à Rome, cité dont il fut l’évêque, pendant l’effroyable persécution de Néron, en l’an 64.

C’est la raison pour laquelle Rome deviendra le centre de la catholicité et que le Successeur de Pierre sur le siège de Rome devient le Pasteur et le Docteur suprême de l’Église catholique.
Pasteur, il assure, assisté des cardinaux et des évêques (nommés par lui), le gouvernement de toute l’Église. Il a aussi la charge de rassembler les fidèles et de garder en communion les croyants à travers le monde. On dit qu’il préside à la charité. C’est-à-dire qu’il tient la place du Christ comme tête, chef de son peuple.

Docteur suprême, il a la charge d’enseigner la Foi transmise par le Christ aux apôtres et d’en garder le dépôt. C’est sous sa vigilance que les cardinaux, les évêques, les théologiens catholiques et tout le peuple des chrétiens discernent, reconnaissent ce qui appartient ou non à la vérité de l’Évangile, ou exercent le sensus fidei (le sens surnaturel de la Foi).
Enfin, comme Pontife, c’est-à-dire, comme Grand Prêtre, il dispose de la plénitude du pouvoir apostolique en ce qui concerne la célébration et l’administration des sacrements.
C’est encore lui, par exemple, qui, après enquête, décide de l’opportunité de présenter ou non un bienheureux ou un saint à la vénération publique des fidèles.
C’est sous son autorité qu’est réglé le culte des saints. Et le calendrier est établi suivant ses ordonnances…
Pour résumer, le pape, qui succède personnellement à l’apôtre saint Pierre comme vicaire du Christ, est le chef du collège des évêques, et le père des princes et des rois. Il n’y a d’Église véritablement catholique et apostolique que dans la communion des évêques et de leurs fidèles avec le pape légitime.

C’est à Pierre, en tant qu’il est le premier et représente en sa personne tous les apôtres, que Jésus a remis les clefs du Royaume. C’est-à-dire la plénitude du pouvoir de gouverner, d’enseigner et de sanctifier.
Le pape a donc comme Pierre la plénitude du pouvoir apostolique. Tous les autres évêques ne l’exercent légitiment qu’en communion avec lui.
Son rôle est de garder le dépôt de la Foi transmis par le Christ à ses apôtres et de rassembler dans l’unité et la charité tous ceux qui croient au Christ.
Pour lire la suite, merci de télécharger le dossier en cliquant sur ce lien : olivier-valette



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