10 mars Les Quarante Saints Martyrs
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10 mars Les Quarante Saints Martyrs

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10 mars Les Quarante Saints Martyrs

Message  ami de la Miséricorde le Jeu 9 Mar 2017 - 17:01




LES ACTES DES QUARANTE MARTYRS.

Il y eut sous le règne de l'empereur Licinius une grande persécution, et tous les fidèles furent obligés d'offrir des sacrifices aux dieux dans tout le ressort du gouvernement d'Agricola, résidant à Sébaste. Tous les militaires y furent contraints. Or, il se trouvait quarante hommes, originaires de Cappadoce, qui vivaient unis entre eux. On les arrêta et on leur ordonna de sacrifier.

« Vous montrez à tous dans les combats votre obéissance, dit le préfet de la légion ; vous avez tous exercé des commandements ; montrez donc maintenant votre obéissance aux lois de l'empire et sacrifiez avant qu'on en vienne à la torture.

— Nous étions vainqueurs, comme tu sais, quand nous combattions pour un prince mortel, à combien plus forte raison le serons-nous de ta volonté coupable lorsque nous combattrons pour le prince immortel !

— Vous avez à choisir entre les deux, sacrifier et être comblés d'honneur, ou bien ne pas sacrifier et être dégradés et exclus de l'armée. Réfléchissez et choisissez ce qui vous est le plus avantageux.

— Le Seigneur pourvoira à ce qui nous sera le plus avantageux.

— De grâce, pas de discours, on vous amènera demain pour sacrifier. »

Le préfet les fit écrouer. Une fois dans la prison, les martyrs s'agenouillèrent et dirent : « Arrache-nous, Seigneur, aux tentations et aux pièges de ceux qui commettent l'iniquité. »

Le soir venu, ils chantèrent le psaume :

Celui qui habite dans l'asile du Très-Haut
Demeurera sous la protection du Dieu du ciel.
Il dira au Seigneur: Tu es mon protecteur et mon refuge,
Mon Dieu, j'espérerai en toi, etc.

Le psaume fini, ils prièrent. Ils se relevèrent de nouveau et psalmodièrent jusqu'au milieu de la nuit. Quirion était le principal d'entre eux et Candide parlait au nom de tous La voix du Seigneur se fit entendre : « Votre résolution est bonne, mais celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé. » Tous entendirent cette voix et en furent troublés, ensuite ils veillèrent jusqu'au jour.

Le préfet s'entoura de tous ses amis et fit amener les confesseurs. Ils vinrent tous les quarante.

« Je vais vous parler sans détour, dit le préfet. Il n'y a pas dans toute l'armée de soldats pareils à vous, d'aussi célèbres et à qui je porte plus d'intérêt. Ne changez pas l'affection en haine. Il dépend de vous d'aimer ou de haïr. »

Candide prit la parole: « Tu contredis à tes habitudes et à ton nom : Agricola, c'est-à-dire grossier flatteur.

— Ne vous ai-je pas dit : Il dépend de vous d'aimer ou de haïr? »

Candide : « C'est à cause de cela que nous aimons Dieu et te haïssons, toi.

Agricola ordonna de les ramener enchaînés en prison. Quirion lui dit : « Tu peux nous interroger, mais tu ne peux pas nous tuer. »

Agricola, troublé, les fit emmener et donna ordre de les garder avec soin. II attendait l'arrivée du préfet de la légion, qui arriva du Césarée sept jours plus tard. Les saints étaient toujours en prison. Le lendemain, il les fit comparaître. Pendant la route, Quirion disait : « Frères, soyons virils et sachons nous entraider. Au départ pour une campagne, nous priions Dieu, il nous secourait, et nous étions vainqueurs. Rappelez-vous le combat où il y eut sauve-qui-peut et où nous restâmes seuls, nous les quarante, nous priâmes Dieu en pleurant, et il nous donna la force ; les assaillants furent tués ou mis en fuite, pas un de nous ne fut blessé. Aujourd'hui nous avons trois assaillants, Satan, le préfet et Agricola ; ces trois-là ne font qu'un, serons-nous vaincus par eux ? Dieu nous en préserve ! Prions aujourd'hui comme nous l'avons toujours fait, et les tortures ne nous vaincront pas, ni les souffrances, ni la prison. Au départ pour une campagne nous disions le psaume : Seigneur, je serai sauvé en votre nom et je serai délivré par votre force; Seigneur, écoutez ma prière, prêtez l'oreille à mes paroles. Redisons-le aujourd'hui, et il nous exaucera et il nous aidera. » Ainsi pendant la route ils disaient ce psaume.

Quand ils furent devant le préfet de la légion, il leur dit : «En voici qui veulent se laisser persuader pour y gagner quelque avancement. Je vous ai donné plus d'honneur, et de gratifications qu'à personne. Voici mes conditions : immolez, vous recevrez d'autres honneurs et d'autres gratifications ; désobéissez, vous serez dégradés, rayés de l'armée et torturés. »

Candide répondit : « Prends nos insignes et nos corps, nous n'avons rien de plus précieux et de plus glorieux que le Christ. »

Le préfet les fit frapper au visage avec des pierres. Candide : « Préfet des ténèbres et docteur d'infamie, commence donc, et tu connaîtras ta peine. »

Agricola s'emporta contre les soldats qui exécutaient la sentence : « Coquins de bourreaux, pourquoi ne faites-vous pas mieux que cela ce qu'on vous ordonne ? » Eux, prenant des pierres, s'en frappaient eux-mêmes, et les confesseurs sentirent s'affermir leur confiance en Dieu. Le préfet, tout hors de lui, ramassa une pierre afin de la lancer à la tête des martyrs, mais elle vint frapper Agricola et lui fracassa le crâne.

Quirion dit alors : « Seigneur, nos ennemis, ceux qui nous attaquent ont perdu leurs forces, ils sont abattus. Voilà que leur propre épée perce leur coeur et leur arc est brisé. »

Le préfet les fit reconduire en prison jusqu'à ce qu'il eut statué sur leur cas. Quirion récitait des psaumes avec ses frères : « J'ai levé les yeux vers Toi qui habites le ciel. C'est comme les yeux des esclaves qui sont fixés sur les mains de leurs maîtres ou comme les yeux de la servante sur les mains de sa maîtresse », et ce qui suit. Ils récitaient le psaume par ordre.

Une voix se fit entendre, c'était le Christ : « Celui qui croit dans le Père, dans le Fils et dans le Saint-Esprit vivra, quand même il mourrait. Confiance, ne craignez pas les souffrances, elles ne durent qu'un temps. Un peu de patience, et vous serez couronnés.» Ils passèrent la nuit dans la joie et l'allégresse.

Le matin on les tira de prison et ils comparurent; ils dirent au préfet : « Ce que tu as à faire, fais-le. »

Le préfet ordonna de leur passer une corde au cou et de les amener tous à la fois sur un étang gelé. On les y laissa, ils étaient nus. La nuit tombait, il soufflait une bise glaciale. Un poste de soldats et le portier étaient de garde près de l'étang ; ils se chauffaient dans un bâtiment voisin où l'on gardait des baignoires d'eau tiède afin d'y réchauffer ceux qui voudraient renier.

A la première heure de la nuit la glace commença à se coller sur les saints, dont la peau s'ouvrait en larges crevasses. L'un des martyrs faiblit, se traîna au bain, mais sous l'action de la chaleur ses membres gelés ne purent résister, il mourut aussitôt.

Le portier qui veillait pendant sa garde avait vu le renégat mourir dans son bain, soudain il vit une lueur, il regarda vers le ciel d'où elle venait, et vit trente-neuf couronnes descendre du ciel : « Comment se fait-il qu'étant quarante, il en manque une ? » Il songea alors au renégat et appela le poste, il leur jeta tout ce qu'il avait sur lui et courut à l'étang en criant : « Moi aussi je suis chrétien. » Il alla aux martyrs : « Seigneur Dieu en qui ils croient, je crois en toi, compte-moi avec eux, rends-moi digne de souffrir pour toi les supplices, afin que je sois avec toi. »

Le lendemain Agricola fit amener les corps sur la rive et on leur cassa les jambes. La mère de l'un des martyrs était là. Son enfant était le plus jeune de tous, c'était Méliton; elle tremblait qu'il ne faiblît et disait, les mains jointes : «Mon enfant chéri, encore un instant de patience, ne crains rien, le Christ est là qui t'aide. »

On leur cassa les jambes. Méliton respirait encore. On fit avancer des tombereaux pour emporter les corps qu'on emmena près du fleuve; Méliton respirait encore et on le' laissa, ne désespérant pas le faire renier. Quand sa mère le vit laissé ainsi tout seul, elle oublia sa faiblesse, et fut vaillante comme un homme. Elle enleva son fils sur ses épaules et suivit le tombereau.

Tous les cadavres furent brûlés.

Les noms des martyrs étaient : Candide, Domitien, Dianius, Quirion, Valens, Venerandus, Alexandre, Esicius, Sisinnius, Valerius, Mellitius, Euticius, Ulloctemonius, Babianus, Heraclius, Lysimaque, Claude, Flavien, Jean, Hélius, Sanctinianus, Cadonius, Domninus, Léonce, Cavius, Athanase, Sévérien, Candide, Cyrille, Ethus, Sacerdonius, Eutychius, Acace, Gorgon, Eunochius, Nichalius, Théodore, Théophile, Méliton.

LE TESTAMENT DES QUARANTE MARTYRS DE SÉBASTE

Voici « une pièce hagiographique peut-être unique en son genre, dont on possédait le texte depuis longtemps, mais que M. Bonwetsch a le premier mis en valeur, le testament des Quarante Martyrs de Sébaste. En 1892, il avait repris ce texte, déjà publié par Lambecius, en y ajoutant l'ancienne version slave, et un commentaire intéressant, où la question d'authenticité était résolue affirmativement par de bons arguments. Peu de mois après, M. I. Haussleiter acceptait en substance les résultats de cette étude, et la complétait par des recherches personnelles. L'importance de la pièce décida M. Bonwtesch à en publier un texte plus correct. Outre le manuscrit de Lambecius et la version slave, il s'est servi du ms. de Paris 1500 et du ms. d'Oxford. Bodl. Laud. 41.

« Le but du testament est d'empêcher qu'après le supplice, les restes des martyrs ne soient dispersés, et de leur assurer une commune sépulture dans un endroit appelé Eapeits(Sareim), non loin de la ville de Zela dans le Pont. Lorsqu'on se rappelle ce que sont devenues en réalité les reliques de nos martyrs, dont saint Grégoire de Nysse disait déjà (Pat. Gr. t. XLVI, p. 784) ten de konin ekeinen kai kaminou ta leipsana o kosmos emeristhe kai pasa ge skheson tois agiamasi toutois eulogeitai , on ne peut se défendre d'une impression de défiance. On se demande si le testament n'est pas une réplique à cette affirmation, et l'on s'étonne de trouver si développée dès cette époque l'ardeur indiscrète des fidèles que suppose l'expression des derrières volontés des martyrs.

Mais l'ensemble de la pièce offre un tel caractère de sincérité, renferme tant de ces traits « qui ne s'inventent pas » et suppose des situations si concrètes, qu'il n'y a guère moyen de la prendre pour une de ces pièces fabriquées qui encombrent la littérature hagiographique. Le document éclaire d'une lumière nouvelle l'histoire des quarante martyrs, sur laquelle nous ne possédions que des témoignages assez éloignés et des récits peu authentiques. Leurs noms, que nous rapporte l'auteur de la Passion, dérivent de cette source. L'époque où le culte des reliques est arrivé à ce point de ferveur est bien celle des dernières persécutions. Dans le passage si touchant relatif à Eunoicos, qui sera peut-être épargné vu son jeune âge, il faut relever ce trait: ina en te megale tes anastaseos emera tes meth’ emion apolause os tukhe, qui ne suppose plus une première résurrection comme la prérogative du martyre. Faisons aussi remarquer en passant que, du fait seul qu'Eunoicos est compté parmi les martyrs dans la Passion, il ne suit pas qu'il ait en réalité subi la mort avec les autres, Tout porte à croire que l'auteur n'avait aucun renseignement spécial à son sujet. Son nom, comme tous les autres, est emprunté à la suite des signatures du testament. »

(Anal. Boll.)

Source : Iconographie Chrétienne

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