Dialogue du réconfort dans les tribulations de Saint Thomas More - Page 16
Viens, Seigneur Jésus !
Bienvenue sur le Forum "Viens, Seigneur Jésus!"

Forum catholique consacré à la Fin des Temps, à la diffusion des Messages du Ciel, à la dénonciation du Nouvel Ordre Mondial et à la préparation de la Nouvelle Civilisation de l'Amour et au Second Retour de Jésus !

Dialogue du réconfort dans les tribulations de Saint Thomas More

Page 16 sur 18 Précédent  1 ... 9 ... 15, 16, 17, 18  Suivant

Aller en bas

Dialogue du réconfort dans les tribulations de Saint Thomas More - Page 16 Empty Re: Dialogue du réconfort dans les tribulations de Saint Thomas More

Message  ami de la Miséricorde le Sam 21 Oct 2017 - 18:35

XX. DE L'EMPRISONNEMENT (SUITE)

VINCENT : Cher oncle, vous avez rempli votre promesse. Mais puisque de tout ceci il ressort que nous aussi nous sommes prisonniers, que nous aussi nous sommes maltraités, nous savons bien que ceux qui sont enfermés dans ces geôles sont plus à l'étroit que nous, qu'ils sont devant une porte verrouillée, et que ce n'est qu'un minimum car il peut leur arriver des choses bien pires, c'est courant dans ces endroits, aussi ne faut-il pas s'étonner si notre cur s'insurge.

ANTOINE : Certainement, cher neveu, en cela vous avez raison, mais vos paroles m'auraient touché davantage si j'avais dit que l'emprisonnement ne comporte aucun désagrément, alors que ce que je dis pour notre réconfort en la matière c'est que notre imagination nous induit en erreur, et nous fait, du sort des prisonniers, un tableau plus noir que nature, et cela parce que nous nous croyons plus libres que nous ne le sommes et croyons l'emprisonnement une chose plus étrangère à notre condition qu'il ne l'est en réalité.

Et tout ceci je vous l'ai démontré.

Examinons maintenant les incommodités dont vous parlez sans cesse, et qui sont propres à l'emprisonnement ; savoir : disposer de moins d'espace pour circuler, se heurter à une porte verrouillée. Ces inconvénients me paraissent trop minces pour nous faire hésiter à embrasser la cause de Dieu. Bien des gens s'imposent volontairement ces rigueurs et même de plus dures. Je veux parler de l'ordre des chartreux, qui ne quittent leur cellule que pour se rendre à l'église, de l'ordre de sainte Brigitte, de sainte Claire, et, d'une manière générale, de tous les ordres cloîtrés, tous les ermites et les anachorètes. Pourtant ces enfermés volontaires vivent aussi heureux de leur sort et parfois plus, que ceux qui vont et viennent de par le monde. Puisque tant de gens choisissent de vivre ainsi pour l'amour de Dieu, vous voyez bien que le manque d'espace, la porte verrouillée, tout cela n'est horrible que parce que notre imagination nous porte à le concevoir comme tel.

J'ai connu une dame qui, par charité, allait rendre visite à un pauvre prisonnier. Elle le trouva dans une cellule qui était assez belle ou du moins, soyons justes, assez solide. Grâce à des nattes de paille qu'il avait disposées contre le mur et sur le sol, le prisonnier était parvenu à attiédir l'atmosphère. La dame s'en réjouit beaucoup pour lui car cela l'empêcherait de prendre froid, mais elle ne put se retenir de le plaindre pour certaines choses, entre autres celle-ci, c'est que la porte de la cellule était fermée la nuit. « Vraiment, dit-elle, je ne pourrais dormir avec une porte ainsi fermée sur moi ! » À ces mots, le prisonnier sourit intérieurement, sans toutefois extérioriser son hilarité, car c'est surtout grâce à la générosité de cette personne qu'il était nourri. Il savait bien qu'elle tenait toujours très soigneusement fermées et pour toute la durée de la nuit, la porte et la fenêtre de sa chambre. La belle différence en vérité que la porte soit fermée extérieurement ou intérieurement !

Source : livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
ami de la Miséricorde
ami de la Miséricorde
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !

Messages : 7010
Date d'inscription : 20/04/2013
Age : 61

http://www.saintmichel-princedesanges.com/

Revenir en haut Aller en bas

Dialogue du réconfort dans les tribulations de Saint Thomas More - Page 16 Empty Re: Dialogue du réconfort dans les tribulations de Saint Thomas More

Message  ami de la Miséricorde le Dim 22 Oct 2017 - 16:48

XX. DE L'EMPRISONNEMENT (SUITE)

ANTOINE : (...) Vraiment, mon neveu, ces deux dangers dont vous parlez ne devraient pas faire hésiter un chrétien à embrasser la cause du Christ, et l'un en tout cas est vraiment trop puéril.

Quant aux mauvais traitements, je ne suis pas stupide au point de les sous-estimer, mais je dis que dans notre frayeur, nous pouvons les croire beaucoup plus pénibles qu'ils ne sont en réalité, et j'affirme que, tels qu'ils sont, bien des hommes, oui, et même bien des femmes, les endurent, et ensuite s'en remettent très bien.

Maintenant, je voudrais savoir quelle résolution nous allons prendre. Accepterons-nous la perspective de souffrir pour l'amour de notre Sauveur, qui a tant souffert pour nous dans son corps béni, ou bien nous résignerons-nous à prendre congé de lui et à l'abandonner plutôt que de souffrir ? Il est bien inutile de vouloir réconforter celui qui, même en pensée en arrive à la deuxième option, car il ne veut pas entendre de paroles d'encouragement, ni de conseils. Je crains, du reste, que les conseils ne lui soient inutiles si la grâce l'a quitté. Mais d'un autre côté, si nous prenons la résolution de souffrir pour Notre-Seigneur plutôt que de l'abandonner, la crainte des mauvais traitements ne nous fera pas renoncer à notre foi plutôt que de subir l'emprisonnement. Il se peut très bien que nous ne souffrions, en prison, d'aucun mauvais traitement, ou qu'alors ils ne durent pas longtemps. Tout dépend de la volonté de Dieu. Si nous montrons de bonnes intentions, il ne voudra pas qu'on nous fasse souffrir au delà de ce qu'il sait être nos possibilités. Il nous donne lui-même la force de supporter ces épreuves, et vous connaissez la promesse qu'il nous fit par la bouche de saint Paul : « Dieu est fidèle, il ne permet pas que vous soyez tentés au delà de vos forces, mais avec la tentation, il vous envoie aussi le moyen d'en sortir » (1 Cor., 10, 13).

Si nous avons encore la foi, nous savons très bien que si nous la renions par peur, nous méritons l'enfer, et qu'il nous est impossible de savoir à quel moment. Dieu peut nous permettre de vivre encore un certain temps comme il peut nous précipiter dans la geôle infernale avant même que les Turcs ne nous mettent au pied du mur. Il faut être complètement dépourvu de bon sens pour se précipiter dans une prison éternelle par crainte d'une autre prison dont nous savons fort bien que nous serons délivrés dans un temps plus ou moins court.

Joseph était en prison et ses frères en liberté, mais par la suite, c'est auprès de lui que les frères allèrent chercher du blé (Gn., 39 et 42).

Daniel fut jeté dans la fosse aux lions, mais Dieu l'y garda sain et sauf et l'en délivra. Ne doutons pas qu'il fera de même pour nous et peut-être même mieux, car le mieux serait qu'il nous rappelât à lui et qu'il nous permît de mourir (Dn., .6, 17-23). (...)

Source : livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
ami de la Miséricorde
ami de la Miséricorde
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !

Messages : 7010
Date d'inscription : 20/04/2013
Age : 61

http://www.saintmichel-princedesanges.com/

Revenir en haut Aller en bas

Dialogue du réconfort dans les tribulations de Saint Thomas More - Page 16 Empty Re: Dialogue du réconfort dans les tribulations de Saint Thomas More

Message  ami de la Miséricorde le Lun 23 Oct 2017 - 18:19

XX. DE L'EMPRISONNEMENT (SUITE)

ANTOINE : (...) Saint Jean-Baptiste était en prison pendant qu'Hérode et Hérodiade festoyaient, et la fille d'Hérodiade les ayant charmés par ses danses obtint la tête de saint Jean (Mt., 14). Mais maintenant c'est lui qui prend part au festin de Dieu, tandis qu'Hérode et Hérodiade brûlent tous deux en enfer, et contemplent les danses que la donzelle exécute avec un démon.

Enfin, mon cher neveu, rappelez-vous que Notre-Seigneur lui-même fut fait prisonnier pour nous. C'est dans cette situation qu'il fut emmené, enfermé et conduit devant Anne, puis, d'Anne à Caïphe, de Caïphe à Pilate puis à Hérode, puis d'Hérode de nouveau à Pilate. Il fut ainsi captif jusqu'à la fin de sa Passion. Son emprisonnement ne fut pas long, mais il y dut subir autant de ces mauvais traitements qui nous épouvantent que bien des gens pendant un temps plus considérable. Réfléchissons que c'est pour nous qu'il souffrit ainsi et alors, à moins d'être vraiment vils, nous ne serons pas assez lâches pour le renier dans notre crainte de la prison, ni assez fous pour lui donner, par notre reniement, l'occasion de nous renier. Ce serait fuir une prison pour se précipiter dans une autre, bien pire.

Au lieu de la prison, où nous ne pouvons rester longtemps, nous tomberions dans cette autre, dont nous ne nous échapperions jamais, alors qu'un court emprisonnement nous eût mérité une liberté éternelle.

XXI. DE LA CRAINTE QU'INSPIRE UNE MORT HONTEUSE ET PÉNIBLE


VINCENT : Mon oncle, s'il n'y avait rien de plus dans notre sentiment que la peur de la prison, vos paroles me suffiraient (Dieu vous en récompense !) et avec la grâce de Dieu, je lui resterais fidèle. Mais nous voici arrivés à ce dernier point, à ce qui fait que cette invasion des Turcs, cette persécution contre la foi, cette attaque du démon de midi nous paraît si épouvantable. Bien que le respect de Dieu ait le dessus contre tous les maux que nous avons examinés jusqu'à présent, comme la perte des biens, de la liberté, pourtant, quand nous nous représentons la mort honteuse et pénible que nous risquons de subir, nous oublions tout ce qui devrait nous réconforter, nous sentons notre foi refroidir, notre cur faiblir, la terre se dérober sous nos pieds.

ANTOINE : Je ne nierai pas, mon cher neveu, que c'est bien là que le bât blesse. Pourtant, vous voyez qu'ici aussi la peur augmente ou diminue suivant les pensées que nous avons cultivées en notre esprit et qui s'y sont enracinées. On peut voir des gens accorder tant d'importance à leurs richesses, qu'ils craignent moins la mort que la perte de leurs biens. Oui, on voit parfois un homme supporter des tortures si horribles que n'importe qui eût préféré mourir plutôt que de les supporter et cela pour ne pas dévoiler où il a caché son argent. Vous avez certainement entendu vous-même raconter que des hommes, pour l'une ou l'autre raison, n'ont pas hésité à mourir volontairement dans l'abaissement et dans les souffrances. Cela vous montre l'importance de l'esprit avec lequel on les affronte. (...)

Source : livres-mystiques.com

Que jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
ami de la Miséricorde
ami de la Miséricorde
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !

Messages : 7010
Date d'inscription : 20/04/2013
Age : 61

http://www.saintmichel-princedesanges.com/

Revenir en haut Aller en bas

Dialogue du réconfort dans les tribulations de Saint Thomas More - Page 16 Empty Re: Dialogue du réconfort dans les tribulations de Saint Thomas More

Message  ami de la Miséricorde le Mar 24 Oct 2017 - 17:12

XXI. DE LA CRAINTE QU'INSPIRE UNE MORT HONTEUSE ET PÉNIBLE

ANTOINE : (...) Bien des choses influencent et façonnent l'esprit des gens. Il y a d'abord les sens, par lesquels le monde extérieur l'impressionne de façon plaisante ou déplaisante et ceci est commun aux hommes et aux animaux. Il y a ensuite la raison qui souvent tempère les impressions reçues par le moyen des sens et qui sont charnelles ou sensuelles, et ceci est propre à l'homme, le rend supérieur aux animaux et le dispose souvent aux vertus spirituelles ; et si le démon, notre ennemi invisible, nous pousse à suivre nos penchants sensuels, d'un autre côté, Dieu tout-puissant, dans sa bonté, nous inspire de bons mouvements par le moyen de son Esprit-Saint et, nous envoyant sa grâce, il nous aide à y répondre. Par divers moyens, il nous enseigne comment les recevoir : ce sont comme des semences qui germent dans nos âmes, nous ne devons pas nous contenter de les recevoir, nous devons les entretenir, les arroser, de façon à leur permettre de s'enraciner profondément. Selon que l'un ou l'autre penchant est plus ou moins enraciné dans notre cur, nous aurons plus ou moins de résistance contre la crainte de la mort.

C'est pour ce motif, mon cher neveu, que nous tenterons d'expliquer les raisons pour lesquelles nous devons maîtriser nos mauvais penchants, nos penchants sensuels. Si nous ne pouvons les dominer complètement, nous devons nous efforcer de les freiner, de façon qu'ils ne nous précipitent pas, malgré nous, vers l'enfer.

Considérons pour commencer cette chose que nous craignons tant : une mort humiliante et pénible.

XXII. LA MORT, CONSIDÉRÉE EN SOI-MÊME, N'EST QU'UN DÉPART DE CETTE VIE

Je comprends bien, par ces deux adjectifs dont vous la qualifiez : humiliante et pénible, que la mort vous paraîtrait moins horrible si elle vous arrivait sans douleur et sans honte.

VINCENT : Sans aucun doute, mon oncle, beaucoup moins. Mais, malgré cela, je connais bien des gens qui ne veulent pas mourir, même d'une mort sans honte et sans douleur.

ANTOINE : je le crois sans peine, mon cher neveu, car cette peur de la mort vient le plus souvent d'un manque de foi, d'un manque d'espérance, ou encore d'un manque d'esprit.

Ceux qui ne croient pas à la vie dans l'au-delà ont peur de quitter celle-ci car alors, pensent-ils, ils perdront tout ; et voilà d'où viennent ces mots impies qui fleurissent sur tant de lèvres : « Ce monde-ci, nous le connaissons, de l'autre nous ne savons rien. » Et quelques-uns disent en plaisantant (mais le pensent sérieusement) : « Le diable n'est pas aussi noir qu'on veut bien le dire ! » ou
« Si noir qu'il soit, il ne peut l'être plus qu'un corbeau » et ainsi de suite. Chez d'autres, la foi est assez forte, mais une vie dissolue leur fait perdre l'espoir du salut, et je m'étonne peu qu'ils répugnent à mourir.

D'autres encore, qui ont l'intention de se corriger et souhaitent en avoir le temps, peuvent répugner à mourir incontinent. Il me semble à moi qu'un désir joyeux de mourir et d'être avec Dieu, lui serait agréable et mériterait la rémission des péchés et de la peine, tout autant que de longues années de pénitence.

Il y a aussi des gens qui, sans souhaiter la mort, sont heureux de mourir et s'en réjouissent.

Source : livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
ami de la Miséricorde
ami de la Miséricorde
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !

Messages : 7010
Date d'inscription : 20/04/2013
Age : 61

http://www.saintmichel-princedesanges.com/

Revenir en haut Aller en bas

Dialogue du réconfort dans les tribulations de Saint Thomas More - Page 16 Empty Re: Dialogue du réconfort dans les tribulations de Saint Thomas More

Message  ami de la Miséricorde le Mer 25 Oct 2017 - 15:29

XXII. LA MORT, CONSIDÉRÉE EN SOI-MÊME, N'EST QU'UN DÉPART DE CETTE VIE

VINCENT : Ceci est bien étrange, mon oncle.

ANTOINE : Je crains, mon cher neveu, que ce ne soit pas très fréquent, mais cela arrive à de belles âmes comme le fut saint Paul. Malgré le désir qu'il éprouvait d'être avec Dieu, il était content de vivre ici dans la peine et de remettre à plus tard l'infinie félicité du ciel, car il pouvait, sur terre, se dévouer aux autres hommes. « J'ai le désir de mourir et d'être avec le Christ, mais il est bien préférable pour vous que je reste en vie » (1 Phil., 23).

Mais il me semble, mon neveu, qu'aucun croyant ne devrait hésiter à mourir pour sa foi, à moins que la crainte de la honte et de la douleur violente ne mette un obstacle au désir de quitter ce monde, car le croyant sait que la mort pour la foi le lavera de tout péché et l'enverra droit au ciel. Les derniers dont j'ai parlé ne craignent pas tant la mort qu'ils ne l'acceptent, dans ces conditions, bien volontiers puisqu'ils savent que refuser la foi pour quelque raison que ce soit, les séparerait de Dieu, et on ne peut appeler charité le fait de déplaire à Dieu quand bien même ce serait pour venir en aide au monde entier, qui fut créé par lui.

Il y en a qui répugnent à mourir, tout simplement par manque d'esprit. Ils croient au ciel et espèrent bien y aller, mais ils aiment tant les richesses et les agréments de ce bas monde qu'ils veulent les garder aussi longtemps que possible, et les défendent même avec bec et ongles. Quand il leur faut absolument s'en séparer, quand la mort vient les en arracher, ils comptent bien, faute de rester en vie, être hissés tout droit en paradis en la présence de Dieu ! Ces gens sont aussi fous que celui-là, qui gardait depuis son enfance, un sac de noyaux de cerises et s'en était tellement épris, qu'il ne voulait plus le lâcher, même pas pour un sac d'or.

Ces gens se comportent comme l'escargot d'Esope. Un jour, Jupiter invita tous les pauvres vers à une grande fête. L'escargot resta chez lui et ne s'y rendit point. Quand Jupiter lui demanda par la suite pourquoi il n'avait pas assisté à la fête où il eut été accueilli, bien traité, en un beau palais, où il eût pu prendre part à mille divertissements, l'animal répondit qu'il ne se trouvait nulle part aussi bien qu'en sa maison. Cette réponse rendit Jupiter furieux. Puisque le limaçon aimait tant sa maison, dit-il, il la porterait toujours sur son dos où qu'il allât. Et, pour ma part, je n'ai jamais vu les escargots aller autrement.

VINCENT : Vraiment, mon oncle, il me semble que cette fable contient une grande part de vérité.

Source : livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
ami de la Miséricorde
ami de la Miséricorde
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !

Messages : 7010
Date d'inscription : 20/04/2013
Age : 61

http://www.saintmichel-princedesanges.com/

Revenir en haut Aller en bas

Dialogue du réconfort dans les tribulations de Saint Thomas More - Page 16 Empty Re: Dialogue du réconfort dans les tribulations de Saint Thomas More

Message  ami de la Miséricorde le Jeu 26 Oct 2017 - 18:41

XXII. LA MORT, CONSIDÉRÉE EN SOI-MÊME, N'EST QU'UN DÉPART DE CETTE VIE

ANTOINE : Esope veut nous représenter par là, la folie de ces gens qui mettent leur plaisir dans des choses sans valeur et ne peuvent s'en passer, même pour avoir quelque chose de précieux. Par ce travers à la fois sot et peu aimable, ils peuvent pâtir durement ; et les chrétiens qui imitent l'escargot en s'attachant trop à leur maison sur terre, ne peuvent pas éprouver dans leur coeur le joyeux désir de se rendre à cette grande fête que Dieu prépare au paradis, et à laquelle, dans sa grande bonté, il nous convie tous. Ils risquent fort, je le crains, de s'entendre donner la même réponse que l'escargot et peut-être une bien pire, car ils peuvent comme le colimaçon de la fable être condamnés à rester attachés à leur demeure, la terre, mais contrairement à l'escargot ils ne pourront la traîner là où ils veulent, ils devront rester enclos, au centre de la terre, dans le brasier infernal. C'est par leur faute qu'ils seront entraînés à cette folie, tout comme l'ivrogne s'entraîne à l'ivrognerie, et le mal qu'il commet pendant son ivresse ne lui est pas pardonné sous prétexte qu'il n'est pas conscient, mais son ébriété même lui est imputée à faute.

VINCENT : Mon oncle, ceci ne me paraît pas invraisemblable, et c'est bien par leur faute qu'ils tombent dans une telle folie. Mais si vraiment c'est une folie, alors bien des gens sont fous qui se croient sages.

ANTOINE : Mais, cher neveu, je n'ai jamais rencontré un fou qui ne se crût sage. Car de même qu'un ivrogne qui se sent ivre n'est pas complètement ivre, de même un fou qui se croit fou, montre par là un éclair de sagesse.

Cependant, mon cher neveu, assez parlé de cette sorte de fous qui répugnent à mourir tant ils sont attachés à leurs plaisirs terrestres, ceux qui pour cette raison préfèrent renier leur foi plutôt que de perdre leurs biens, même s'ils ne risquent pas, pour cela, la mort.

VINCENT : Oui, mon oncle, et vous avez rappelé autant que je puisse m'en souvenir, tous ceux qui craignent une mort humiliante et douloureuse. Vous avez mis à part ceux qui n'ont pas la foi ; aucun réconfort ne peut les atteindre, il faut leur conseiller d'essayer d'avoir la foi, car c'est la base de tout réconfort comme vous l'avez montré au début de notre entretien, le jour de ma première visite ; les autres, ceux qui risquent de perdre leur foi par crainte de la mort, nous les avons tous passés en revue. Mais vous ne m'avez pas encore parlé de ces deux aspects de la mort que nous risquons de subir pour notre foi : la honte et la souffrance. Je vous en prie, donnez-moi des arguments de réconfort contre cela, car si la mort devait nous emporter simplement vers une vie meilleure, sans que nous ayons à souffrir, il me semble qu'aucun homme sensé ne s'attacherait à la vie d'ici-bas.(...)

Source : livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
ami de la Miséricorde
ami de la Miséricorde
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !

Messages : 7010
Date d'inscription : 20/04/2013
Age : 61

http://www.saintmichel-princedesanges.com/

Revenir en haut Aller en bas

Dialogue du réconfort dans les tribulations de Saint Thomas More - Page 16 Empty Re: Dialogue du réconfort dans les tribulations de Saint Thomas More

Message  ami de la Miséricorde le Ven 27 Oct 2017 - 17:46

XXII. LA MORT, CONSIDÉRÉE EN SOI-MÊME, N'EST QU'UN DÉPART DE CETTE VIE

ANTOINE : (...) Ceux qui veulent examiner ce problème en se basant sur leur foi verront bien qu'ils ne se laisseront pas décontenancer par la honte et la souffrance au point de renier Dieu.

Pour prouver ceci, commençons par étudier la honte qui accompagnerait cette mort.

XXIII. DE LA HONTE ATTACHÉE À LA MORT DANS LA PERSÉCUTION POUR LA FOI

Comment un homme pieux et sage peut-il craindre à ce point la honte attachée à cette mort quand sa foi et sa raison lui montrent, clair comme le jour, qu'il n'y a là aucune honte ? Comment une telle mort serait-elle honteuse, puisqu'elle est glorieuse ? N'est-il pas glorieux de mourir pour le Christ, pour la foi, dans la foi, avec en même temps l'espérance et la charité ? Car l'Écriture dit clairement : « La mort de ses saints est précieuse aux yeux de Dieu » (Ps., 116, 15). Si la mort des saints a du prix aux yeux de lÉternel, elle ne peut en aucune façon être honteuse et nous pouvons être certains que, non seulement à la mort de saint Étienne, à qui il se montra dans le ciel entr'ouvert, mais encore à la mort de chaque homme succombant pour sa foi, Dieu et toute sa compagnie céleste contemplent le martyr.

Supposez, mon cher neveu, que vous suiviez une avenue dans une grande ville ; d'un côté de l'avenue, des gens misérables et fous vous injurient de mille façons, de l'autre, une noble compagnie, vous loue et vous approuve avec autant de force qu'en met à vous railler la canaille d'en face. Allez-vous rebrousser chemin et vous sentir humilié par les insultes de la foule imbécile, ou continuerez-vous le cur joyeux, vous sentant très honoré par les compliments des gens honorables ?

VINCENT : Sans aucun doute, je n'accorderais aucune importance aux insultes des gueux, et n'écouterais que les bonnes paroles des gens honnêtes.

ANTOINE : Dès lors, mon neveu, aucun homme ayant un peu de foi ne peut se sentir humilié par la mort qu'il subit pour le Christ. Si honteuse qu'elle paraisse ici-bas aux yeux de quelques personnes méprisables, cette mort est hautement approuvée comme une chose de grand prix par Dieu et par tous ceux qui l'entourent au ciel, et eux la voient tout aussi bien que ces imbéciles, ici sur terre. Ceux du ciel sont bien plus nombreux, à cent contre un au moins, et ils sont bien plus estimables. (...)

Source : livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
ami de la Miséricorde
ami de la Miséricorde
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !

Messages : 7010
Date d'inscription : 20/04/2013
Age : 61

http://www.saintmichel-princedesanges.com/

Revenir en haut Aller en bas

Dialogue du réconfort dans les tribulations de Saint Thomas More - Page 16 Empty Re: Dialogue du réconfort dans les tribulations de Saint Thomas More

Message  ami de la Miséricorde le Sam 28 Oct 2017 - 19:11

XXIII. DE LA HONTE ATTACHÉE À LA MORT DANS LA PERSÉCUTION POUR LA FOI

ANTOINE (...) Si un homme est assez sot pour avoir honte de confesser la foi de Dieu de crainte d'être puni par des brutes comme celles-là, alors, par crainte d'un semblant de honte, il tombera dans la véritable honte, la honte qui entraîne la mort ! Car Notre-Seigneur a fait une promesse. Il a dit qu'il serait honteux de cet homme devant son Père et ses anges. « Celui qui aura honte de moi et de mes paroles, de celui-là le Fils de l'Homme aura honte lorsqu'il viendra dans sa gloire et dans celle du Père et des anges » (Lc., 9, 6). Et quelle honte affreuse ce sera là ! S'il lui est arrivé de rougir en ce monde, il aura les joues en feu dans l'autre, quand le Christ se dira honteux de lui.

Les bienheureux apôtres considéraient qu'il était glorieux de souffrir pour la foi du Christ alors que nous, pauvres imbéciles, nous nous en sentons humiliés. Quand on les couvrait d'outrages et de mépris, quand on leur défendait de prononcer le nom du Christ, « ils sortaient de la salle du conseil fiers et joyeux que Dieu eût daigné leur faire l'honneur de souffrir pour le nom de Jésus » (Act., 5, 41). Ils étaient même si fiers d'avoir à souffrir cette peine infamante, que malgré la défense du grand conseil ils ne cessèrent jamais de prêcher le nom de Jésus, non seulement dans le temple d'où ils avaient été chassés à coups de fouet pour cette raison même, mais encore ils s'en allaient prêcher de maison en maison.

Puisque nous accordons une telle importance à l'estime des gens, je souhaite que nous accordions de l'importance non seulement à ce qu'ils font de mal, mais aussi à ce qu'ils font de bien. On se fait une place dans le monde par un métier ou par le commerce, ou encore par une autre manière de vivre. Et souvent on confie les jeunes à des gens qui les forment à leur métier et sous la direction de qui ils grandissent. Mais si le maître voit que son apprenti refuse de faire ce que lui-même faisait quand il était en apprentissage, il considérera cet apprenti comme un prétentieux incapable. Alors, méditons bien ceci : notre Maître le Christ (qui n'est pas seulement le Maître mais aussi le Créateur du monde) ne rougit pas de souffrir pour nous la mort la plus honteuse qui existât alors.

Et il endura les moqueries les plus injurieuses, et les souffrances les plus atroces, comme le couronnement d'épines qui fit couler le sang sur sa figure. Ils lui mirent un roseau entre les mains en guise de sceptre, s'agenouillèrent devant lui, le saluèrent du nom de roi par dérision. Notre-Seigneur dit que le disciple ou le serviteur, n'est pas au-dessus du maître (Mt., 10, 24 ; Lc., 6, 40 ; Jn., 13, 16 ; 15, 20). Dès lors, si notre Maître endura tant de souffrances et d'opprobres, nous pouvons nous sentir de fières bêtes si nous refusons de faire ce qu'il fit. Alors que lui, en passant par la honte monta au ciel, nous serions assez stupides pour préférer d'être précipités dans la honte éternelle au lieu de le suivre dans l'éternelle gloire, en passant par une courte honte ici sur terre ?(...)

Source : livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
ami de la Miséricorde
ami de la Miséricorde
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !

Messages : 7010
Date d'inscription : 20/04/2013
Age : 61

http://www.saintmichel-princedesanges.com/

Revenir en haut Aller en bas

Dialogue du réconfort dans les tribulations de Saint Thomas More - Page 16 Empty Re: Dialogue du réconfort dans les tribulations de Saint Thomas More

Message  ami de la Miséricorde le Dim 29 Oct 2017 - 19:35

XXIV. DE LA MORT PÉNIBLE QU'IL FAUT SUBIR À CAUSE DE LA PERSÉCUTION DES TURCS

VINCENT : Mon oncle, en ce qui concerne la honte, vous m'avez bien convaincu, et tout homme raisonnable sera satisfait, je le suppose, par vos arguments.

Mais, en vérité, c'est de la souffrance corporelle que nous avons peur. Car je vois bien maintenant qu'il est très possible de se raisonner et de maîtriser la honte. Il est un proverbe très répandu dans presque tous les pays, qui dit que « la honte dépend de l'idée qu'on s'en fait ». Mais de par Dieu, mon oncle, toute la sagesse du monde ne peut changer la nature de la douleur physique, ni faire qu'elle ne soit plus pénible.

ANTOINE : Il est vrai, mon neveu, que l'homme le plus sage ne peut changer la nature de la douleur de façon à ne pas la sentir, car à moins d'être ressentie, la douleur n'est plus de la douleur. Un homme ne sentira même pas qu'on lui arrache la jambe à hauteur du genou si une demi-heure avant, on lui a coupé la tête. Mais un homme raisonnable ne refusera pas la souffrance s'il doit pâtir de ce refus. Il serait déraisonnable de s'y jeter sans motif, mais quand il y voit des raisons valables, quand il doit y trouver un grand profit ou éviter de grandes pertes, l'homme peut supporter vaillamment cette épreuve.

Et on y parvient même quand la raison n'a pas le puissant soutien de la foi. Avaler une potion amère est très désagréable, subir un coup de lancette est très douloureux ; quand ces choses doivent être administrées à un enfant ou à une personne puérile, ils préfèrent laisser s'aggraver le mal jusqu'à ce qu'il devienne incurable plutôt que de se soigner à temps, et ceci par faiblesse ou par manque de discernement. Mais un sage, sans désirer plus qu'un autre souffrir sans raison, voyant quel bien il peut retirer de la souffrance, quel mal il subira s'il la refuse, l'accepte volontiers.

Si la raison suffit à elle seule à faire accepter la souffrance pour obtenir un bien humain, ou pour éviter une peine humaine (la peine acceptée étant parfois plus forte quoique plus brève que celle qu'on veut éviter) pourquoi la raison s'appuyant à une foi solide, et trouvant le secours de la grâce de Dieu ne serait-elle pas tout aussi capable de nous donner le même courage ? Pourquoi, aidée par de longues méditations, n'enracinerait-elle pas en nous la résolution de souffrir une mort pénible ici-bas pour gagner la vie éternelle au ciel et éviter la mort terrible de l'enfer ? Il ne faut pas oublier que la grâce de Dieu peut nous aider ; elle est indubitablement parmi les gens de bonne volonté qui se réunissent au nom du Seigneur : « Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d'eux » (Mt., 18, 20). (...)

Source : livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
ami de la Miséricorde
ami de la Miséricorde
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !

Messages : 7010
Date d'inscription : 20/04/2013
Age : 61

http://www.saintmichel-princedesanges.com/

Revenir en haut Aller en bas

Dialogue du réconfort dans les tribulations de Saint Thomas More - Page 16 Empty Re: Dialogue du réconfort dans les tribulations de Saint Thomas More

Message  ami de la Miséricorde le Lun 30 Oct 2017 - 18:05

XXIV. DE LA MORT PÉNIBLE QU'IL FAUT SUBIR À CAUSE DE LA PERSÉCUTION DES TURCS

VINCENT : Mon oncle, si nous continuons à considérer la foi comme essentielle à tout réconfort, je ne puis trouver aucun argument pour réfuter ce que vous venez de dire.

Pourtant, je me souviens d'une fable d'Esope. « Un grand cerf avait fui devant une petite chienne qui l'avait chassé si longtemps qu'à la fin elle avait perdu sa trace. Lui, espérait qu'elle avait renoncé. Il rencontra un autre cerf et lui fit part de son hésitation : devait-il continuer à fuir ou rebrousser chemin et combattre ? Le deuxième cerf conseille de ne plus fuir, de peur que la chienne ne le retrouve et qu'à ce moment, épuisé, il n'ait plus la force de lutter et se fasse tuer. Tandis que s'il se retourne vers elle maintenant, il ne court aucun danger. « Le chasseur est loin derrière elle, dit-il, et elle-même n'est qu'une petite bête, vous êtes deux fois comme elle, vous l'aurez déchirée de vos bois avant même qu'elle vous ait donné dix coups de dents. » « Par ma foi, dit le premier cerf, votre conseil me plaît, et il me semble que vous avez raison. Mais je crains que, quand j'entendrai cette maudite chienne aboyer, le coeur me manquera. Voulez-vous m'accompagner ? Il me semble qu'à nous deux nous résisterons mieux à cette lice. » L'autre accepta et les voilà partis. Mais la chienne retrouva bientôt la trace et arriva avec force aboiements, ce qu'entendant nos deux cerfs prirent la fuite... »

Il me semble, mon oncle, que la même chose m'arriverait, à moi et à bien d'autres. Nous avons beau nous raisonner, prendre la résolution de faire comme vous dites et même croire fermement que nous agirons de telle ou de telle manière, dès que nous entendrons les Turcs, ces chiens de l'enfer, aboyer, hurler contre nous, le coeur nous manquera et nous fuirons.

ANTOINE : À l'époque dont parle Esope, les cerfs et autres animaux avaient peut-être le langage et même un certain raisonnement, pourtant jamais ils n'eurent le pouvoir de se diriger par la raison. En toute bonne foi, mon cher neveu, il me semble que sans le secours de la grâce, le raisonnement des hommes n'irait guère plus loin. Mais si nous demandons la grâce, Dieu est toujours prêt à nous l'accorder ; il est prêt à nous la conserver, à la faire se développer en nous. C'est pourquoi, Notre-Seigneur nous demande par la bouche du prophète de ne pas nous conduire comme des bêtes : « Ne soyez pas comme le cheval ou le mulet, privés d'intelligence » (Ps., 32, 9). Cher neveu, ne doutons pas que si nous nous appliquons à rassembler notre courage, contre de telles persécutions, si nous prenons de bonnes résolutions, si nous nous les enfonçons bien dans le coeur, et ne les arrachons jamais, si nous ne les étouffons pas dans des vanités humaines, Dieu les fera fructifier en nous, et nous y puiserons la force nécessaire. De la sorte nous ne serons pas assez lâches pour renier Notre-Seigneur, perdre notre salut et nous précipiter dans l'enfer éternel, par crainte d'une mort qui, pour pénible et douloureuse qu'elle soit, n'en est pas moins momentanée (...)

Source : livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
ami de la Miséricorde
ami de la Miséricorde
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !

Messages : 7010
Date d'inscription : 20/04/2013
Age : 61

http://www.saintmichel-princedesanges.com/

Revenir en haut Aller en bas

Page 16 sur 18 Précédent  1 ... 9 ... 15, 16, 17, 18  Suivant

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum