La Providence et la confiance en Dieu par Fr. Garrigou-Lagrange - Page 10
Viens, Seigneur Jésus !
Bienvenue sur le Forum "Viens, Seigneur Jésus!"

Forum catholique consacré à la Fin des Temps, à la diffusion des Messages du Ciel, à la dénonciation du Nouvel Ordre Mondial et à la préparation de la Nouvelle Civilisation de l'Amour et au Second Retour de Jésus !

La Providence et la confiance en Dieu par Fr. Garrigou-Lagrange

Page 10 sur 17 Précédent  1 ... 6 ... 9, 10, 11 ... 13 ... 17  Suivant

Aller en bas

La Providence et la confiance en Dieu par Fr. Garrigou-Lagrange - Page 10 Empty Re: La Providence et la confiance en Dieu par Fr. Garrigou-Lagrange

Message  ami de la Miséricorde le Dim 9 Fév 2020 - 2:16

TROISIÈME PARTIE

CHAPITRE III

LES VOIES CACHÉES DE LA PROVIDENCE ET LE LIVRE DE JOB

Le bien supérieur auquel sont ordonnées ces épreuves des justes


Bien d'autres textes de l'Ancien Testament donnent l'intelligence des épreuves envoyées par Dieu et font prévoir le bien supérieur qu'il a en vue. Judith exhorte les anciens d'Israël à attendre avec patience le secours du Seigneur : « Ils doivent se souvenir qu'Abraham notre père a été tenté et qu'ayant été éprouvé par beaucoup de peines et d'afflictions, il est devenu l'ami de Dieu.

C'est ainsi qu'Isaac, que Jacob, que Moïse, et que tous ceux qui ont plu au Seigneur, ont passé par plusieurs afflictions et sont toujours demeurés fidèles... Croyons que les fléaux, dont Dieu nous châtie comme ses serviteurs, nous sont envoyés pour nous corriger, et non pour nous perdre » (Judith, VIII, 22-27).

L'Ecclésiastique, II, 1-10, montre l'avantage de la souffrance : « Mon fils, en entrant au service de Dieu, préparez votre âme à la tentation ; humiliez votre cœur, attendez avec patience dans l'affliction ; prêtez l'oreille, soyez docile aux inspirations de la sagesse ; ne vous hâtez point d'agir ou de parler au temps de l'obscurité ; mais soufrez en paix les retardements de Dieu, restez-lui uni et ne vous lassez pas d'attendre son secours, afin que votre vie soit à la fin plus abondante.

Acceptez de bon cœur tout ce qui arrivera, et au temps de votre humiliation, conservez la patience; car l'or s'épure par le feu, et les hommes que Dieu veut recevoir au nombre des siens sont éprouvés dans la fournaise de l'humiliation.

Ayez donc confiance en Dieu dans vos afflictions et soyez assuré qu'il vous tirera de tous ces maux... Vous qui craignez le Seigneur, espérez en Lui, car sa Miséricorde viendra vous combler de joie ».

Le livre de la Sagesse XV, XVI, XVII, compare les épreuves des bons et celles des méchants en montrant leur gradation. Tandis que les Égyptiens sont frappés de plaies extraordinaires, les Israélites sont guéris des morsures des serpents par le serpent d'airain, ils sont nourris de la manne du ciel, conduits par une colonne de feu, et trouvent un passage dans la Mer Rouge où les Égyptiens sont engloutis. - Isaïe dit aussi (XLV, 22) : « J'efface tes transgressions comme un nuage et tes péchés comme une nuée. Reviens à moi, car je t'ai racheté ». Item, XLVI, 2-6.

Michée VII, 14-20, annonce que Dieu fera Miséricorde à son peuple : « Il ne répandra plus sa fureur contre les siens, parce qu'il se plaît à faire Miséricorde. Il aura encore compassion de nous, il détruira nos iniquités et il jettera tous nos péchés au fond de la mer. Selon sa promesse il fera Miséricorde à la postérité d'Abraham ».

Tous ces textes de l'Ancien Testament sur la raison des épreuves des justes éclairent beaucoup la conclusion du livre de Job. L'Évangile apportera la pleine lumière sur les fins dernières.

Le Christianisme sera seul capable de donner la solution définitive. Mais cette solution est déjà pressentie dans le livre de la Sagesse (entre 245 et 50 avant Jésus-Christ)...

Le livre de Job montre comment la suprême justice de Dieu, qui doit s'exercer un jour, comme Job en a conscience XIX 25 ss., dépasse infiniment nos vues étroites, et comment la vertu, loin d'être toujours accompagnée ici-bas de ce que les hommes appellent généralement le bonheur, peut se trouver exposée à de très dures épreuves.

Chez les saints du Christianisme on verra même que l'amour de la croix grandit en eux avec l'amour de Dieu et avec la configuration au Christ crucifié, dont le juste Job fut une figure.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
ami de la Miséricorde
ami de la Miséricorde
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !

Messages : 7499
Date d'inscription : 20/04/2013
Age : 62

http://www.saintmichel-princedesanges.com/

Revenir en haut Aller en bas

La Providence et la confiance en Dieu par Fr. Garrigou-Lagrange - Page 10 Empty Re: La Providence et la confiance en Dieu par Fr. Garrigou-Lagrange

Message  ami de la Miséricorde le Dim 9 Fév 2020 - 15:26

TROISIÈME PARTIE

CHAPITRE III

LES VOIES CACHÉES DE LA PROVIDENCE ET LE LIVRE DE JOB

Le bien supérieur auquel sont ordonnées ces épreuves des justes


Ce qui reste obscur pour chacun de nous, lorsque le malheur nous frappe, c'est ceci : cette affliction est-elle une épreuve ou un châtiment ? Il y a généralement les deux ; mais quelle est la mesure de chacun ? Dieu seul le sait.

Saint Paul écrivant aux Hébreux XII, explique la solution définitive en leur parlant de la persévérance au milieu des épreuves, à l'exemple de Jésus-Christ : « Courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte, ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l'ignominie et s'est assis à la droite du trône de Dieu.

Considérez celui qui a supporté contre sa personne une telle opposition de la part des pécheurs, afin que vous ne vous lassiez point, l'âme découragée.

Vous n'avez pas encore résisté jusqu'au sang, en luttant contre le péché... Le Seigneur châtie celui qu'il aime et il frappe de la verge tous ceux qu'il reconnaît pour ses fils. Supportez le châtiment : c'est comme des fils que Dieu vous traite ; car quel est le fils qui n'est pas châtié par son père ?... Dieu nous châtie pour notre bien, afin que nous participions à sa sainteté ». (Hebr., XII, 2-10).

Il reste comme le dit Job (VII) que la vie de l'homme sur la terre est comme un temps de service militaire et ses jours comme ceux d'un mercenaire : « Militia est vita hominis super terram, et sicut dies mercenarii dies ejus ». Mais le Seigneur accorde sa grâce à ses serviteurs ; bien plus, comme dit saint Paul, Rom., VIII, 38 : « il fait tout concourir au bien de ceux qui l'aiment » jusqu'à la fin ; tout : les grâces, les qualités naturelles, les contradictions, les maladies et même les péchés, dit saint Augustin, péchés qu'il permet dans la vie de ses serviteurs, comme il permit le reniement de saint Pierre, pour les conduire à une plus grande humilité et par là à un amour plus pur.


CHAPITRE IV

LA PROVIDENCE SELON L'ÉVANGILE


Plus clairement encore que l'Ancien Testament, le Nouveau affirme l'existence de la Providence, son absolue universalité qui s'étend aux moindres détails, son infaillibilité à l'égard de tout ce qui arrive, même à l'égard de nos actes libres futurs. Beaucoup plus clairement que dans l'Ancien Testament nous apprenons à quel bien supérieur la Providence ordonne toutes choses ; mais il reste qu'elle demeure insondable en certaines de ses voies les plus élevées.

Ce sont ces points fondamentaux que nous examinerons en insistant sur les textes de l'Évangile, qui les expriment le mieux.

A quel bien supérieur la Providence ordonne-t-elle toutes choses ?

Notre-Seigneur dans l'Église élève nos âmes à la contemplation du Gouvernement divin, en nous rendant attentifs à l'ordre admirable qui existe dans les choses sensibles et en nous faisant entrevoir qu'à plus forte raison il doit y avoir un ordre providentiel dans les choses spirituelles, ordre beaucoup plus beau, bienfaisant, salutaire et impérissable.

Déjà la réponse du Seigneur à la fin du livre de Job contenait confusément un a fortiori du même genre : s'il y a des merveilles si étonnantes dans le monde sensible, combien plus le monde spirituel doit-il être admirablement ordonné ?

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
ami de la Miséricorde
ami de la Miséricorde
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !

Messages : 7499
Date d'inscription : 20/04/2013
Age : 62

http://www.saintmichel-princedesanges.com/

Revenir en haut Aller en bas

La Providence et la confiance en Dieu par Fr. Garrigou-Lagrange - Page 10 Empty Re: La Providence et la confiance en Dieu par Fr. Garrigou-Lagrange

Message  ami de la Miséricorde le Lun 10 Fév 2020 - 15:31

CHAPITRE IV
LA PROVIDENCE SELON L'ÉVANGILE


Nous lisons en saint Matthieu, VI, 25 : « Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez ou boirez ; ni pour votre corps, de quoi vous le vêtirez. La vie n'est-elle pas plus que la nourriture et le corps plus que le vêtement ? Regardez les oiseaux du ciel, ils ne sèment ni ne moissonnent, ils n'amassent rien dans des greniers et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu'eux ? Qui de vous, à force de soucis, pourrait ajouter une coudée à sa taille ? Et pourquoi vous inquiétez-vous pour le vêtement ? Considérez les lis des champs, comme ils croissent ; ils ne travaillent, ni ne filent. Et cependant je vous dis que Salomon même, dans toute sa gloire, n'a pas été vêtu comme l'un d'eux. Que si Dieu revêt ainsi l'herbe des champs, qui est aujourd'hui et demain sera jetée au four, ne le fera-t-il pas bien plus pour vous, gens de peu de foi ? Ne vous mettez donc pas en peine, en disant : Que mangerons-nous ou que boirons-nous, ou de quoi nous vêtirons-nous ? Car ce sont les Gentils, qui cherchent toutes ces choses, et votre Père céleste sait ce dont vous avez besoin. Cherchez premièrement le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît. N'ayez donc point de souci du lendemain ; le lendemain aura souci de lui-même. A chaque jour suffit sa peine. »

Ces exemples montrent que la Providence divine s'étend à toutes choses et donne à tous les êtres ce qui leur convient selon leur nature ; aux oiseaux le Seigneur donne la nourriture et il leur a donné aussi l'instinct qui les porte à rechercher ce qu'il leur faut, et non pas le reste. S'il agit ainsi à l'égard des êtres inférieurs, à plus forte raison veille-t-il sur nous.

Si la Providence pourvoit à ce qui est nécessaire aux oiseaux, combien plus est-elle attentive à ce qu'il nous faut, nous qui avons une âme spirituelle et immortelle, qui avons une fin incomparablement supérieure à celle de l'animal. Le Père céleste sait ce dont nous avons besoin. Et alors, que devons-nous faire ? Chercher premièrement le royaume de Dieu et sa justice, et le nécessaire à notre subsistance corporelle nous sera donné par surcroît. Ceux qui poursuivent avant tout leur fin dernière, le souverain Bien, Dieu-même, que nous devons aimer par-dessus tout, recevront le nécessaire pour parvenir à cette fin, non seulement le nécessaire à la vie corporelle, mais les grâces nécessaires pour arriver à la vie de l'éternité[41].

Un autre témoignage de Notre-Seigneur relatif à la Providence se trouve en saint Matthieu, X, 28 ; il vise son assistance au moment de la persécution : « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et ne peuvent tuer l'âme ; craignez plutôt celui qui peut perdre l'âme et le corps dans la géhenne. Deux passereaux ne se vendent-ils pas un as ? Et il n'en tombe pas un sur la terre, sans la permission de votre Père. Les cheveux mêmes de votre tête sont tous comptés. Ne craignez donc point : vous êtes de plus de prix que beaucoup de passereaux ». - De même en saint Luc, XII, 6, 7.
C'est toujours la même preuve a fortiori de la Providence, qui s'élève du soin que le Seigneur prend des choses inférieures pour nous faire entrevoir ce que doit être le gouvernement divin, dans l'ordre des choses spirituelles.

Comme le remarque saint Thomas en son Commentaire sur saint Matthieu, Notre-Seigneur veut nous dire : Ne craignez pas les persécuteurs, ils ne peuvent nuire qu'à votre corps, et le peu qu'ils peuvent, ils ne l'accomplissent pas sans une permission de la Providence, qui ne laisse arriver ces maux que pour un plus grand bien. Si un seul passereau ne tombe pas sur la terre, sans la permission du Père céleste, non seulement vous, vous ne tomberez pas, sans sa permission, mais pas même un cheveu de votre tête ; c'est dire encore que la Providence s'étend aux moindres détails, à nos moindres actes, qui peuvent et doivent avoir un rapport avec notre fin dernière.

L'infaillibilité de la Providence à l'égard de tout ce qui arrive n'est pas moins affirmée dans l'Évangile que son universalité. C'est indiqué dans le texte que nous venons de rappeler : « Les cheveux mêmes de votre tête sont tous comptés ». Mais cette infaillibilité s'étend même aux secrets des cœurs et à nos actes libres futurs. On lit en saint Jean, VI, 64 : « Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie. Mais il y en a parmi vous quelques-uns qui ne croient point ». Car Jésus savait, dès le commencement, ajoute l'Évangéliste, qui étaient ceux qui ne croyaient point et qui était celui qui le trahirait. De même en saint Jean, XIII, 11, Jésus dit pendant la dernière cène : « Vous êtes purs, mais non pas tous. Car il savait, ajoute saint Jean, quel était celui qui allait le livrer ; c'est pourquoi il dit : « Vous n'êtes pas tous purs ».

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
ami de la Miséricorde
ami de la Miséricorde
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !

Messages : 7499
Date d'inscription : 20/04/2013
Age : 62

http://www.saintmichel-princedesanges.com/

Revenir en haut Aller en bas

La Providence et la confiance en Dieu par Fr. Garrigou-Lagrange - Page 10 Empty Re: La Providence et la confiance en Dieu par Fr. Garrigou-Lagrange

Message  ami de la Miséricorde le Mar 11 Fév 2020 - 15:56

CHAPITRE IV

LA PROVIDENCE SELON L'ÉVANGILE


En saint Matthieu, XXVI, 21 sont rapportées aussi ces paroles : « Un de vous me trahira ». Si Jésus connaît ainsi avec certitude les secrets des cœurs, et les actes libres futurs, comme il le montre encore en annonçant les persécutions, à plus forte raison le Père céleste les connaît-il infailliblement.

Il nous est dit en saint Matth., VI, 4-6 : « Quand tu veux prier, entre dans ta chambre, et, ayant fermé ta porte, prie ton Père qui est présent dans le secret, et ton Père qui voit dans le secret, te le rendra ». - Saint Paul dira aux Hébreux, IV, 13 : « Ainsi nulle créature n'est cachée devant Dieu, mais tout est à nu et à découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte ».

La doctrine de la nécessité de la prière, sur laquelle revient souvent l'Évangile, suppose manifestement la Providence qui s'étend jusqu'à nos moindres actes.

Notre-Seigneur dit en saint Matthieu, VII, 7-11 : « Si vous, tout méchants que vous êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus votre Père qui est dans les cieux donnera-t-il ce qui est bon à ceux qui le prient ».

C'est une nouvelle preuve a fortiori de la Providence divine qui prend son point de départ dans les soins attentifs du père de famille à l'égard de ses enfants. S'il veille sur eux, à plus forte raison notre Père céleste veille-t-il sur nous.

De même en saint Luc, XVIII, 1-8 la parabole du juge inique et de la veuve nous porte à persévérer dans la prière. Ce juge, importuné par les instances toujours réitérées de cette veuve, finit par lui faire justice, pour qu'elle ne vienne pas sans cesse le tourmenter. « Entendez, ajouta le Seigneur, ce que dit ce juge inique. Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus qui crient à lui nuit et jour et il tarderait à leur égard ? »

Notre-Seigneur dit même en saint Jean, X, 29 : « Mes brebis entendent ma voix; je les connais et elles me suivront. Et je leur donne la vie éternelle, et elles ne périront jamais, et nul ne les ravira de ma main : mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous, et nul ne peut les ravir de la main de mon Père. Mon Père et moi nous sommes un ». Ces paroles montrent de la façon la plus frappante l'infaillibilité de la Providence à l'égard de tout ce qui arrive, même à l'égard de nos actes libres futurs.

La bonne nouvelle de l'Évangile nous montre encore plus clairement s'il est possible que c'est à un bien supérieur et éternel que le gouvernement divin ordonne toutes choses, et qu'il ne permet le mal, le péché dont il n'est nullement cause, que pour un plus grand bien.

On lit en saint Matthieu, V, 44 : « Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent... priez pour ceux qui vous persécutent : afin que vous soyez les enfants de votre Père qui est dans les cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons et descendre la pluie sur les justes et sur les injustes ». - Luc, VI, 35 : « Soyez Miséricordieux, comme votre Père est Miséricordieux ».

La persécution elle-même tourne au bien de ceux qui la subissent par amour de Dieu : Matth., V, 10 : « Heureux ceux qui souffrent persécution pour la justice, car le royaume des cieux est à eux ! Heureux serez-vous, lorsqu'on vous insultera, qu'on vous persécutera et qu'on dira faussement toute sorte de mal contre vous à cause de moi.

Réjouissez-vous et soyez dans l'allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux : c'est ainsi qu'ils ont persécuté les prophètes qui ont été avant vous ».

Voilà la pleine lumière qu'annonçait de loin le livre de Job, d'une façon plus nette le livre de la Sagesse lorsqu'il disait, III, 1-8 : « Les âmes des justes sont dans la main de Dieu..., au jour de leur récompense les justes brilleront..., ils jugeront les nations et les domineront à jamais ».

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
ami de la Miséricorde
ami de la Miséricorde
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !

Messages : 7499
Date d'inscription : 20/04/2013
Age : 62

http://www.saintmichel-princedesanges.com/

Revenir en haut Aller en bas

La Providence et la confiance en Dieu par Fr. Garrigou-Lagrange - Page 10 Empty Re: La Providence et la confiance en Dieu par Fr. Garrigou-Lagrange

Message  ami de la Miséricorde le Mer 12 Fév 2020 - 14:57

CHAPITRE IV

LA PROVIDENCE SELON L'ÉVANGILE


Voilà la pleine lumière que faisait entrevoir le livre II des Machabées, VII, 9, où, nous l'avons vu, un de ces martyrs au moment d'expirer dit au persécuteur : « Scélérat que tu es, tu nous ôtes la vie présente, mais le Roi de l'univers nous ressuscitera pour une vie éternelle, nous qui mourons pour être fidèles à ses lois ».

C'est à la clarté de cette doctrine révélée que saint Paul écrira aux Romains, V, 3 : « Nous nous glorifions même dans les tribulations, sachant que la tribulation produit la constance, la constance une vertu éprouvée et la vertu éprouvée l'espérance. Or l'espérance ne trompe point, parce que l'amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par l'Esprit-Saint, qui nous a été donné ». Rom., VIII, 28 : « Nous savons d'ailleurs que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son éternel dessein ». - Ce dernier texte résume tous les autres qui nous ont montré que la Providence universelle et infaillible ordonne au bien toutes choses, même le mal qu'elle permet, sans en être nullement cause. Reste la question : Quelle connaissance pouvons-nous avoir du plan du gouvernement divin ?

Les clairs-obscurs du plan providentiel

Nous avons trouvé nettement exprimée dans l'Ancien Testament cette vérité que la Providence divine est manifeste pour nous, bien que certaines de ses voies soient insondables. Cette vérité est encore mieux mise en relief dans le Nouveau Testament, par rapport à la sanctification et à la vie éternelle.

Que la Providence soit manifestée, dans l'ordre du monde, dans la conduite générale de la vie de l'Église et dans l'ensemble de la vie des justes, les paroles de Notre-Seigneur que nous venons de citer nous l'affirment : « Regardez les oiseaux du ciel, ils ne sèment, ni ne moissonnent, ils n'amassent rien dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu'eux » ? Matth., VI, 26.

Saint Paul dit de même Rom., I, 20 : « Les perfections invisibles de Dieu, son éternelle puissance et sa divinité sont, depuis la création du monde, rendues visibles à l'intelligence par le moyen de ses œuvres ».

Notre-Seigneur nous montre aussi ce qu'est la Providence à l'égard des âmes dans les paraboles de l'enfant prodigue, de la brebis perdue, dans celle du bon Pasteur, dans celle des talents. Tout ce qu'il y a de bonté au cœur du père de l'enfant prodigue préexiste d'une façon infiniment plus parfaite au cœur de Dieu, dont la Providence veille sur les âmes plus que sur toutes les autres créatures terrestres, et surtout dans la vie des justes elle fait tout concourir à leur fin dernière.

Jésus annonce aussi comment son Père et Lui veilleront sur l'Église et nous voyons maintenant la vérification de ses paroles : « Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église et les portes de l'enfer ne prévaudront point contre elle » Matth., XVI, 18 : « Allez, enseignez toutes les nations, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, leur apprenant à garder tout ce que je vous ai commandé : et voici que je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde » Matth., XXVIII, 19-20.

Nous voyons maintenant, dans l'évangélisation des peuples des cinq parties du monde, la réalisation de ce plan providentiel, qui dans ses lignes les plus générales est manifeste pour nous.

Cependant, il y a dans ce plan providentiel des choses qui restent pour nous très mystérieuses, et Notre-Seigneur nous avertit que ces choses mystérieuses paraîtront simples pourtant aux humbles et aux petits ; leur humilité leur permettra d'entrer dans les hauteurs de Dieu.

Parmi ces choses il y a surtout le mystère de la Rédemption, c'est-à-dire de la douloureuse Passion et de ses suites, mystère que Jésus ne révèle que progressivement à ses apôtres, au fur et à mesure qu'ils le peuvent porter, mystère qui les déconcertera au moment où il s'accomplira.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
ami de la Miséricorde
ami de la Miséricorde
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !

Messages : 7499
Date d'inscription : 20/04/2013
Age : 62

http://www.saintmichel-princedesanges.com/

Revenir en haut Aller en bas

La Providence et la confiance en Dieu par Fr. Garrigou-Lagrange - Page 10 Empty Re: La Providence et la confiance en Dieu par Fr. Garrigou-Lagrange

Message  ami de la Miséricorde le Jeu 13 Fév 2020 - 15:14

CHAPITRE IV
LA PROVIDENCE SELON L'ÉVANGILE

Les clairs-obscurs du plan providentiel


C'est aussi tout le mystère du salut : « Je te rends grâces, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux prudents et de ce que tu les a révélées aux petits. Oui, Père, je te bénis de ce qu'il t'a plu ainsi » Matth., XI, 25. - « Mes brebis entendent ma voix ; je les connais et elles me suivront. Et je leur donne la vie éternelle, et elles ne périront jamais ». Jean, X, 28.

« Il s'élèvera de faux Christ et de faux prophètes et ils feront de grands prodiges et des choses extraordinaires, jusqu'à séduire, s'il se pouvait, les élus eux-mêmes » Matth., XXIV, 24. - « Quant au (dernier) jour et à l'heure, nul ne les connaît, pas même les anges du ciel, mais le Père seul... (et il en est de même du jour de notre mort)... Veillez donc, puisque vous ne savez à quel moment votre Seigneur doit venir » Matth., XXIV, 36, 42. L'Apocalypse, qui annonce de façon obscure et symbolique ces événements, reste un livre scellé de sept sceaux (Apoc., V, 1).

Saint Paul insistera sur ces voies mystérieuses de la Providence : « Ce que le monde tient pour insensé, c'est ce que Dieu a choisi pour confondre les sages ; et ce que le monde tient pour rien, c'est ce que Dieu a choisi pour confondre les forts ; et Dieu a choisi ce qui dans le monde est sans considération et sans puissance, ce qui n'est rien, pour réduire au néant ce qui est, afin que nulle chair ne se glorifie devant Dieu ». I Cor., I, 27. - Il a choisi les douze apôtres parmi de pauvres pêcheurs de Galilée, et c'est par eux qu'il a triomphé du paganisme et qu'il a converti le monde à l'Évangile, au moment même où une grande partie d'Israël s'est montrée infidèle. - Dieu peut, sans être injuste, préférer qui il veut.
C'est librement qu'autrefois parmi les peuples il en a choisi un, que parmi les fils d'Adam il a choisi Seth de préférence à Caïn, puis Noé, Sem de préférence à ses deux frères, puis Abraham, Isaac de préférence à Ismaël, finalement Jacob. Maintenant c'est librement qu'il appelle les Gentils, et permet l'éloignement d'une partie d'Israël.

C'est là dans le plan providentiel un des clairs-obscurs qui frappent le plus[42] ; il se résume en ceci : d'une part Dieu ne commande jamais l'impossible et il veut le salut de tous, comme le dit saint Paul, I Tim., II, 4. D'autre part, comme le dit le même saint Paul : « Qu'as-tu que tu ne l'aies reçu ? » I Cor., IV, 7 ; nul ne serait meilleur qu'un autre, s'il n'était plus aimé par Dieu, dont l'amour pour nous est source de tout bien[43]. Autant ces deux vérités sont lumineuses et certaines prises séparément, autant leur intime conciliation est obscure pour nous, car elle n'est autre que l'intime conciliation de l'infinie justice, de l'infinie Miséricorde et de la souveraine Liberté.

Elles se concilient dans la Déité ou dans la vie intime de Dieu, mystère inaccessible pour nous, comme le serait, avons-nous dit, la lumière blanche à qui ne l'aurait jamais vue, mais connaîtrait seulement les sept couleurs de l'arc-en-ciel.

C'est ce grand mystère qui fait dire à saint Paul aux Romains, XI, 25-34 : « Une partie d'Israël est tombée dans l'aveuglement jusqu'à ce que la masse des gentils soit entrée... Mais eu égard au choix divin, les enfants d'Israël sont aimés à cause de leurs pères... et ils obtiendront Miséricorde... ô profondeur inépuisable de la sagesse et de la science de Dieu ! Que ses jugements sont insondables et ses voies incompréhensibles ! Car « qui a connu la pensée du Seigneur, ou qui a été son conseiller ? »... De lui, par lui et pour lui sont toutes choses. A lui la gloire dans tous les siècles ! »

Mais ces voies insondables de la Providence ne sont obscures pour nous, que parce qu'elles sont trop lumineuses pour les faibles yeux de notre esprit, et les simples et les humbles admettent facilement que, malgré leur obscurité et leur austérité, ces voies supérieures sont des voies de bonté et d'amour.

C'est ce qu'exprime encore saint Paul, lorsqu'il écrit aux Éphésiens, III, 18 : « je fléchis le genou devant le Père, de qui tire son nom toute famille dans les cieux et sur la terre..., pour qu'il vous rende capables de comprendre avec tous les saints quelle est la largeur et la longueur, la profondeur et la hauteur, même de connaître l'amour du Christ, qui surpasse toute connaissance, en sorte que vous soyez remplis de toute la plénitude de Dieu ».

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
ami de la Miséricorde
ami de la Miséricorde
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !

Messages : 7499
Date d'inscription : 20/04/2013
Age : 62

http://www.saintmichel-princedesanges.com/

Revenir en haut Aller en bas

La Providence et la confiance en Dieu par Fr. Garrigou-Lagrange - Page 10 Empty Re: La Providence et la confiance en Dieu par Fr. Garrigou-Lagrange

Message  ami de la Miséricorde le Sam 15 Fév 2020 - 2:06

CHAPITRE IV
LA PROVIDENCE SELON L'ÉVANGILE

Les clairs-obscurs du plan providentiel


La largeur des voies de la Providence est leur extension à toutes les régions de l'univers, à toutes les âmes, à tous les secrets des cœurs. Leur longueur est leur extension à tous les temps depuis le jour de la création jusqu'à la fin du monde et à la vie éternelle des élus. Leur profondeur est la permission du mal parfois si grave, pour un bien supérieur que nous ne verrons clairement qu'au ciel. Leur hauteur est la sublimité de la gloire de Dieu et des élus, la splendeur du règne de Dieu définitivement établi dans les âmes.

La Providence est ainsi manifeste dans les lignes générales du plan qu'elle suit, mais ses voies les plus hautes restent mystérieuses pour nous. Peu à peu, cependant, comme le dit le Psaume CXI, 4 : « La lumière se lève dans les ténèbres pour les hommes droits : Exortum est in tenebris lumen rectis ». Nous pouvons comprendre chaque jour un peu mieux la parole d'Isaïe, IX, 1 : « Le peuple qui marchait dans les ténèbres verra une grande lumière, et sur ceux qui habitaient les ombres de la mort la lumière resplendira ».

Et si nous sommes fidèles, nous apprenons chaque jour un peu plus à nous abandonner à cette divine Providence, qui dirige nos pas dans la voie de la paix, ad dirigendos pedes nostros in viam pacis, comme il est dit dans le Cantique Benedictus (Luc, I, 79).

L'abandon à la volonté divine est ainsi une des formes les plus belles de l'espérance unie à la charité ou à l'amour de Dieu. C'est même l'exercice éminent des trois vertus théologales, car il y a dans le parfait abandon à la Providence un grand esprit de foi, de confiance et d'amour de Dieu. Et lorsque cet abandon, loin de nous porter, comme les quiétistes, à nous croiser les bras sans rien faire, s'unit à la pratique humble et généreuse du devoir quotidien, c'est une des voies les plus sûres pour arriver à l'union divine, et pour conserver cette union an milieu des plus grandes épreuves.

Après avoir fait chaque jour ce qui est en notre pouvoir pour accomplir la volonté de Dieu, nous pouvons et nous devons nous abandonner à Lui pour tout le reste ; nous trouverons ainsi la paix, dans l'épreuve même. Nous verrons que Dieu se fait le guide des âmes qui s'abandonnent ainsi entièrement à lui, en continuant à pratiquer quotidiennement leurs devoirs, et il les conduit même d'autant plus sûrement, disent les saints, qu'il semble les aveugler davantage, en les faisant avancer dans leur ascension, là, dit saint Jean de la Croix, où il n'y a plus de chemin tracé d'avance, là où seul le Saint-Esprit peut diriger par ses divines inspirations.

CHAPITRE V
LA PROVIDENCE ET LA PRIÈRE

Lorsqu'on pense à l'infaillibilité de la prescience divine et à l'immutabilité des décrets providentiels, il n'est pas rare qu'une difficulté se présente à l'esprit : si la Providence infaillible est universelle et s'étend à tous les temps, si elle a tout prévu, quelle peut être l'utilité de la prière ? Comment nos supplications pourraient-elles éclairer Dieu et lui faire changer ses desseins, à lui qui a dit : « Ego sum Dominus, et non mutor - Je suis le Seigneur et ne change point ».

Faut-il conclure que la prière ne peut rien, qu'il est trop tard, que, si nous prions, aussi bien que si nous ne prions pas, ce qui devait arriver arrivera ?

L'Évangile dit au contraire : « Demandez et vous recevrez ». En réalité, cette objection, souvent formulée par les incrédules, en particulier par les Déistes du XVIIIe et du XIXe siècle, vient d'une erreur sur la cause première de l'efficacité de la prière et sur le but auquel elle est ordonnée. La solution de cette objection va nous montrer les rapports très intimes de la prière avec la Providence : 1° elle se fonde sur elle, 2° elle la reconnaît pratiquement, 3° elle coopère à son action.

Nous parlons parfois, comme si la prière était une force qui aurait son premier principe en nous, et par laquelle nous essayerions d'incliner la volonté de Dieu, par manière de persuasion. Et alors notre esprit se heurte à la difficulté que nous venons de formuler : personne ne peut éclairer Dieu, ni lui faire changer ses desseins.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
ami de la Miséricorde
ami de la Miséricorde
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !

Messages : 7499
Date d'inscription : 20/04/2013
Age : 62

http://www.saintmichel-princedesanges.com/

Revenir en haut Aller en bas

La Providence et la confiance en Dieu par Fr. Garrigou-Lagrange - Page 10 Empty Re: La Providence et la confiance en Dieu par Fr. Garrigou-Lagrange

Message  ami de la Miséricorde le Dim 16 Fév 2020 - 15:01

CHAPITRE IV
LA PROVIDENCE SELON L'ÉVANGILE

CHAPITRE V
LA PROVIDENCE ET LA PRIÈRE


La prière est un culte rendu à la Providence


Toutes les créatures ne vivent que des dons de Dieu, mais seul l'homme et l'ange peuvent s'en rendre compte. La plante et l'animal reçoivent sans savoir qu'ils reçoivent. Le Père céleste, dit l'Évangile, nourrit les oiseaux du ciel, mais ils l'ignorent.

L'homme, lui, vit des dons de Dieu et il peut s'en apercevoir. Si le charnel l'oublie, c'est que ses passions oppriment en lui la raison. Si l'orgueilleux ne veut pas l'avouer, c'est que l'orgueil met un bandeau sur les yeux de l'esprit, et lui fait juger de tout, non par la cause la plus élevée, mais par ce qu'il y a souvent de plus inférieur et de plus mesquin.

Si notre raison ne s'égare pas, elle doit convenir que, comme le dit saint Paul : « Nous n'avons rien que nous ne l'ayons reçu. Quid habes quod non accepisti ? (I Cor., IV, 7). L'existence, la santé, la force, la lumière de l'intelligence, l'énergie morale soutenue, la réussite de nos entreprises, qu'un rien pourrait faire échouer, tout cela c'est le don de la Providence.

Et au-dessus de la raison, la foi nous dit que la grâce nécessaire au salut, et plus encore le Saint-Esprit promis par Notre-Seigneur, constituent le don de Dieu par excellence, celui dont parlait Jésus à la Samaritaine, quand il lui disait : « Si tu savais le don de Dieu ! »

La prière est ainsi un culte rendu à la Providence, lorsque nous demandons à Dieu en esprit de foi, la santé pour les malades, la lumière de l'intelligence pour voir clair dans les difficultés, la grâce pour résister à la tentation et pour persévérer dans le bien.
Remarquons comment le Seigneur nous invite à rendre à la Providence ce culte quotidien, matin et soir, et souvent dans le cours de la journée. Rappelons-nous comment Notre-Seigneur, après nous avoir dit : Demandez et vous recevrez, nous manifeste la bonté de la Providence à notre égard : « Lequel de vous donnera une pierre à son enfant, si celui-ci lui demande du pain, et s'il lui demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent ?

Si donc méchants comme vous êtes, vous donnez de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison votre Père qui est aux cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent ! »

L'assertion de Notre-Seigneur porte avec elle sa preuve : si la bonté existe au cœur des pères, ne leur vient-elle pas du cœur de Dieu, ou de son amour ?

Quelquefois même on dirait que le Seigneur renverse les rôles, lorsque, par sa grâce actuelle prévenante, il nous sollicite pour que nous priions, pour que nous rendions à la Providence ce culte qui lui est dû et pour que nous recevions d'elle ce dont nous avons le plus besoin.

Rappelons-nous par exemple comment Notre-Seigneur amena la Samaritaine à prier : « Si tu savais le don de Dieu, c'est toi qui m'aurais demandé à boire... et je t'aurais donné de l'eau vive... jaillissant en vie éternelle ». Le Seigneur supplie qu'on vienne à Lui ; il est « patient à nous attendre, et pressé de nous exaucer ».

Le Seigneur est comme un père, qui est résolu d'avance d'accorder un plaisir à ses enfants, et qui les porte à le lui demander. Jésus voulait d'avance convertir la Samaritaine et peu à peu il fit jaillir la prière de son cœur, car la grâce sanctifiante n'est pas comme une liqueur qui se verse dans un vase inerte, elle est une vie nouvelle, que l'adulte ne reçoit qu'à condition de la désirer.

Parfois le Seigneur semble ne pas nous exaucer, surtout lorsque notre prière n'est pas assez pure, lorsqu'elle demande les biens temporels pour eux-mêmes, au lieu de les demander dans la mesure où ils sont utiles à notre salut. Puis peu à peu la grâce nous invite à mieux prier, en nous rappelant la parole de l'Évangile : « Cherchez le royaume des cieux et tout le reste vous sera donné par surcroît »

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
ami de la Miséricorde
ami de la Miséricorde
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !

Messages : 7499
Date d'inscription : 20/04/2013
Age : 62

http://www.saintmichel-princedesanges.com/

Revenir en haut Aller en bas

La Providence et la confiance en Dieu par Fr. Garrigou-Lagrange - Page 10 Empty Re: La Providence et la confiance en Dieu par Fr. Garrigou-Lagrange

Message  ami de la Miséricorde le Lun 17 Fév 2020 - 14:35

CHAPITRE IV
LA PROVIDENCE SELON L'ÉVANGILE

CHAPITRE V
LA PROVIDENCE ET LA PRIÈRE

La prière est un culte rendu à la Providence


Le Seigneur semble même parfois nous rebuter, comme pour voir si nous persévérerons à prier. Ainsi fit-il à l'égard de la Chananéenne, en lui disant cette parole sévère qui semblait un refus : « C'est aux brebis perdues d'Israël que je suis envoyé ; il ne convient pas de donner aux chiens le pain des enfants ». La Chananéenne, certainement inspirée par la grâce qui lui venait du Christ, répondit : « Pourtant, Seigneur, les petits chiens mangent les miettes tombées de la table de leur maître ». - « O femme, dit Jésus, ta foi est grande, qu'il te soit fait selon ce que tu demandes ». Matth., XV, 22. Et sa fille qui était tourmentée par le démon fut délivrée.

Lorsque nous prions vraiment, nous reconnaissons, non pas seulement de façon abstraite et théorique, mais pratiquement que nous sommes sous le gouvernement de Dieu, infiniment supérieur à celui des hommes. Notre prière doit rendre ainsi incessamment à la Providence le culte qui lui est dû, sous forme d'adoration, de supplication, d'action de grâces ou de réparation. Mais il y a plus encore : la prière a avec la Providence un rapport encore plus intime.

La prière coopère au gouvernement divin

Bien loin de s'opposer aux dispositions providentielles et de vouloir les changer, la prière coopère au gouvernement divin, parce que, en priant, nous nous mettons à vouloir dans le temps ce que Dieu veut pour nous de toute éternité.

Il peut sembler, lorsque nous prions, que ce soit la volonté divine qui s'incline vers la nôtre ; en réalité c'est la nôtre qui s'élève et se met à l'unisson de la volonté divine. Toute prière est, disent les Pères, une élévation de l'âme vers Dieu, qu'il s'agisse de la prière de demande, ou de celle d'adoration, de louange, ou de celle d'action de grâces, ou de celle de réparation, d'amende honorable.

Vraiment celui qui prie comme il le faut, avec humilité, confiance, persévérance, en demandant les biens nécessaires au salut, celui-là coopère au gouvernement divin. Nous sommes deux à vouloir au lieu d'un. Ce pécheur pour lequel nous avons longtemps prié, c'est Dieu qui l'a converti ; mais nous étions l'associé de Dieu. Cette âme éprouvée, pour laquelle nous avons longtemps demandé lumière et force, c'est Dieu qui l'a éclairée et fortifiée ; mais il avait décidé de toute éternité de ne produire cet effet salutaire qu'avec notre concours, qu'à la suite de notre intercession.

Les conséquences de ce principe sont innombrables. Il s'ensuit d'abord que plus la prière est conforme aux intentions divines, plus elle coopère au gouvernement divin. Pour qu'elle ait de plus en plus cette conformité, disons lentement, profondément, tous les jours le Pater, méditons-le et que l'amour accompagne la foi ; cette méditation aimante deviendra une contemplation, par laquelle nous obtiendrons que le nom de Dieu soit sanctifié, glorifié en nous et autour de nous, que son règne arrive, que sa volonté soit faite sur la terre comme au ciel, par laquelle nous obtiendrons aussi le pardon de nos fautes et la délivrance du mal, la sanctification et le salut.

Il suit de là que notre prière est d'autant plus pure et plus efficace que nous prions du nom du Christ et que nous offrons à Dieu les actes d'amour et d'adoration de sa sainte âme, pour suppléer à l'imperfection de notre amour et de notre adoration.

Le chrétien qui, chaque jour un peu mieux, dit le Pater, qui le dit du fond de son âme, non seulement pour soi, mais aussi pour les autres, coopère certes grandement au gouvernement divin. Il y coopère plus que les savants qui ont découvert les lois du cours des astres, plus que les grands médecins, qui ont trouvé les remèdes des plus affreuses maladies. L'influence de la prière d'un saint François, d'un saint Dominique, plus près de nous d'une sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, ne fut certes pas moindre que celle d'un Newton ou d'un Pasteur. Celui qui prie vraiment, comme ont prié les saints, coopère au salut non seulement des corps mais des âmes ; or chaque âme, ouverte par ses facultés supérieures sur l'infini, est comme un univers qui gravite vers Dieu.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
ami de la Miséricorde
ami de la Miséricorde
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !

Messages : 7499
Date d'inscription : 20/04/2013
Age : 62

http://www.saintmichel-princedesanges.com/

Revenir en haut Aller en bas

La Providence et la confiance en Dieu par Fr. Garrigou-Lagrange - Page 10 Empty Re: La Providence et la confiance en Dieu par Fr. Garrigou-Lagrange

Message  ami de la Miséricorde le Mar 18 Fév 2020 - 15:21

CHAPITRE IV
LA PROVIDENCE SELON L'ÉVANGILE

CHAPITRE V
LA PROVIDENCE ET LA PRIÈRE


La prière coopère au gouvernement divin

Si nous sommes attentifs à ces rapports si profonds de la prière et de la divine Providence, nous voyons que la prière est certes plus puissante que l'argent, plus puissante que la science. La science fait des merveilles, mais elle s'acquiert par des moyens humains et produit des effets qui restent dans les limites humaines.

La prière, elle, est une force surnaturelle, dont l'efficacité vient de Dieu, des mérites infinis du Christ, de la grâce actuelle qui nous porte à prier ; c'est une force spirituelle plus puissante que toutes les forces naturelles prises ensemble. Elle peut nous obtenir ce que Dieu seul peut donner : la grâce de la contrition, de la charité parfaite et de la vie éternelle, qui est la fin même du gouvernement divin, la manifestation ultime de sa bonté.

Nous avons particulièrement besoin de penser à la nécessité et à la grandeur de la vraie prière ; surtout de la prière unie à celle de Notre-Seigneur et de la Vierge en ce moment où tant de périls menacent l'Europe et le monde entier, en ce moment où le désarroi général doit nous être par contraste un stimulant à penser tous les jours que nous sommes non pas seulement sous le gouvernement souvent déraisonnable, imprudent des hommes, mais sous le gouvernement infiniment sage de Dieu qui ne permet le mal qu'en vue d'un plus grand bien, et qui veut que nous coopérions à ce bien, par une prière chaque jour plus sincère, plus profonde, plus humble, plus confiante, plus persévérante, par une prière unie à l'action, pour que chaque jour un peu mieux se réalise en nous et autour de nous la demande du Pater: Fiat voluntas tua, sicut in cœlo et in terra.

A l'heure où le bolchevisme fait tant d'efforts contre Dieu, il importe de le redire plus sincèrement, non seulement par les paroles, mais par les actes, pour que le règne de Dieu se substitue de jour en jour à celui de la convoitise et de l'orgueil.

Ainsi nous saisirons de façon concrète et pratique que Dieu ne permet les maux de l'heure présente qu'en vue d'un bien supérieur qu'il nous sera donné de voir, sinon ici-bas, après la mort.

QUATRIÈME PARTIE
L'ABANDON CONFIANT A LA PROVIDENCE

CHAPITRE PREMIER
POURQUOI ET EN QUOI NOUS DEVONS NOUS ABANDONNER A DIEU


La doctrine de l'abandon à la divine Providence, manifestement fondée sur l'Évangile, a été faussée par les quiétistes qui se sont laissés aller à la paresse spirituelle, ont plus ou moins renoncé à la lutte nécessaire à la perfection et ont gravement diminué la valeur et la nécessité de l'espérance, tandis que le véritable abandon est une forme supérieure de la confiance ou espérance en Dieu.

Mais on peut s'écarter aussi de la doctrine de l'Évangile sur ce point par un défaut opposé à celui des quiétistes, et ce défaut opposé à leur paresseuse quiétude est l'inquiétude vaine et l'agitation.

Ici comme ailleurs la vérité est un point culminant, au milieu et au-dessus de ces deux erreurs extrêmes opposées entre elles. Il importe donc de bien déterminer le sens et la portée de la vraie doctrine de l'abandon à la volonté de Dieu, pour se préserver des sophismes qui ne contiennent qu'une fausse apparence de perfection chrétienne.

Nous verrons d'abord pourquoi, puis en quoi nous devons nous abandonner à la Providence. Nous verrons ensuite comment nous devons nous y abandonner et quelle est la conduite de la Providence à l'égard de ceux qui s'abandonnent à elle absolument.
Nous nous inspirerons de la doctrine exposée par saint François de Sales, Bossuet, le Père Piny, O. P., et le Père de Caussade, S. J.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
ami de la Miséricorde
ami de la Miséricorde
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !
C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !

Messages : 7499
Date d'inscription : 20/04/2013
Age : 62

http://www.saintmichel-princedesanges.com/

Revenir en haut Aller en bas

Page 10 sur 17 Précédent  1 ... 6 ... 9, 10, 11 ... 13 ... 17  Suivant

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum