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La Mère du Sauveur et notre vie intérieure par Fr. Garrigou

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Message  ami de la Miséricorde le Lun 31 Aoû 2020 - 16:42

DEUXIEME PARTIE
CHAPITRE III

NOTE -LE MODE DE PRÉSENCE DE LA SAINTE VIERGE DANS LES AMES QUI LUI SONT UNIES

Le contact virtuel ou dynamique


A ce titre, on peut dire que nous sommes constamment sous leur influence dans l'ordre spirituel, comme dans l'ordre corporel notre corps est constamment sous l'influence du soleil qui nous éclaire et nous réchauffe et sous l'influence permanente de l'air que nous respirons sans cesse.
En la présence spirituelle dont nous venons de parler peuvent s'unir l'influence de la causalité instrumentale dite physique, qui est ici spirituelle, et la présence dite affective sur laquelle nous allons insister, et qui, elle, n'est pas seulement probable, mais certaine.

La présence affective

Même si la Sainte Vierge n'était pas cause physique instrumen­tale des grâces que nous recevons, elle serait présente en nous d'une « présence affective » comme l'objet connu et aimé en ceux qui l'aiment, et cela à des degrés très divers d'intimité selon la profondeur et la force de cet amour.
Même une âme très imparfaite est sous l'influence dite physi­que de la Sainte Vierge, si celle-ci est cause physique instrumen­tale des grâces reçues par cette âme. Mais plus notre amour pour Marie devient profond, plus sa présence affective en nous devient intime Il importe d'y insister, car ce mode de présence est cer­tain, et saint Thomas l'a admirablement expliqué Ia IIae, q. 28, a. 1 et 2, là où il se demande si l'union est l'effet de l'amour, et si une mutuelle inhésion ou inhérence est effet de l'amour.

Il répond (a. 1) : L'amour, comme l'a dit Denys, est une force unitive. Il y a deux unions possibles entre ceux qui s'aiment : 1° une union réelle, lorsqu'ils sont réellement présents l'un à l'autre (comme deux personnes qui sont au même endroit et qui se voient immédiatement); 2° une union affective (comme celle qui existe entre deux personnes physiquement très distantes l'une de l'autre), celle-ci procède de la connaissance (du souvenir actuel de la personne aimée) et de l'amour de cette personne.

« ... L'amour suffit à constituer formellement l'union affective, et il porte à désires l'union réelle. » Il y a donc une union affec­tive qui résulte de l'amour, malgré l'éloignement des personnes. ­Si Monique et Augustin, même très éloignés l'un de l'autre, étaient spirituellement très unis, et par là affectivement présents l'un à l'autre d'une manière plus ou moins profonde selon le degré ou l'intensité de leur affection, combien plus encore une âme qui vit chaque jour davantage dans l'intimité de notre Mère du ciel lui est-elle affectivement unie ?

Saint Thomas va plus loin, ibid , a 2, corp. et ad. 1, il montre qu'une mutuelle inhésion ou inhérence spirituelle peut être un effet de l'amour, malgré l'éloignement des personnes. Et il dis­tingue très bien deux aspects de cette union affective : 1° amatum est in amante, la personne aimée est en celui qui aime, comme impriméee en l'affection de celui-ci par la complaisance qu'elle lui inspire; 2° au contraire, amans est in amato, celui qui aime est dans la personne aimée, en tant qu'il se réjouit très fort et inti­mement de ce qui fait son bonheur à elle.

Le premier mode est souvent plus senti, et, à l'égard de Dieu, on risque ici de simuler avant l'heure, une telle union; de plus, même lorsqu'elle est véritablement le fruit d'une grâce, elle peut avoir un trop grand retentissement sur la sensibilité proprement dite, ce qui expose à la gourmandise spirituelle.

Plus l'amour est désintéressé et en même temps fort et intime, plus le second aspect tend à prévaloir. Alors l'âme est plus en Dieu que Dieu n'est en elle; et il y a quelque chose de semblable à l'égard de l'humanité de Jésus et de la Sainte Vierge.
Finalement, cet amour désintéressé et fort produit, dit saint Thomas (ibid., a. 3) l'extase d'amour (avec ou sans suspension de l'usage des sens), l'extase spirituelle, par laquelle celui qui aime sort pour ainsi dire de soi, parce qu'il veut le bien de son ami, comme le sien, et s'oublie lui-même.

Source : Livres-mystiques.com

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Message  ami de la Miséricorde le Mar 1 Sep 2020 - 16:20

DEUXIEME PARTIE
CHAPITRE III

NOTE -LE MODE DE PRÉSENCE DE LA SAINTE VIERGE DANS LES AMES QUI LUI SONT UNIES

La présence affective


On voit par là quelle peut être l'intimité de cette union d'a­mour et de cette présence non pas corporelle, mais affective. Il est vrai pourtant que cette union affective tend à l'union réelle dont nous jouirons au ciel en voyant immédiatement l'humanité du Sauveur et la Sainte Vierge. Dès ici-bas, il y en a comme un pré­lude dans l'influence physique de l'humanité de Jésus et proba­blement de la Sainte Vierge, qui nous transmet une grâce tou­jours plus éleée et une charité qui s'enracine toujours plus inti­mement en notre volonté. - Voir à la fin de cet ouvrage l'avant­-dernier chapitre sur l'Union mystique avec Marie, pp. 326-334.

Article III - L'UNIVERSALITÉ DE LA MÉDIATION DE MARIE ET SA DÉFINIBILITÉ


Après avoir parlé des caractères généraux de la médiation de la Sainte Vierge, de son mérite et de sa satisfac­tion pour nous durant sa vie mortelle, de son intercession au ciel, de la façon dont elle nous transmet les grâces que nous recevons, il faut considérer l'universalité de sa médiation, sa certitude et le sens exact selon lequel elle doit être entendue.

Certitude de cette universalité

Etant donné ce que nous avons vu, cette universalité dérive de tous les principes admis, à tel point qu'elle ne demande pas une preuve spéciale; c'est plutôt ses adver­saires qui devraient prouver leur position.

Nous avons vu en effet qu'en sa qualité de Mère de Dieu rédempteur et de Mère de tous les hommes, Marie coré­demptrice nous a mérité d'un mérite de convenance tout ce que Notre-Seigneur nous a mérité en justice et qu'elle a satisfait pour nous de même en union avec lui.

Il suit de là qu'elle peut au ciel, par son intercession, nous obte­nir l'application de ces mérites passés et qu'elle nous obtient de fait, non seulement toutes les grâces en général, mais toutes les grâces particulières que chacun de nous reçoit, sans exclure évidemment l'intervention su­bordonnée des saints auxquels nous avons aussi recours.

Cette assertion n'est pas seulement une pieuse opinion, sérieusement probable, c'est une certitude théologique, en vertu des principes exposés plus haut, déjà affirmés par les Pères, communément reçus par les théologiens, exprimés dans la prédication générale et confirmés par les encycliques des Papes. Léon XIII, dans l'encyclique Octobri mense, sur le Rosaire, 22 septembre 1891 (Denz., 3033), dit en particulier : « Nihil nobis nisi per Mariam, Deo sic volente, impertiri. » Aucune grâce ne nous est accordée sans l'intervention de Marie, parce que Dieu l'a voulu ainsi.

L'universalité de cette médiation est affirmée aussi par les prières de l'Eglise, qui sont l'expression de sa foi. Elle nous fait demander à Marie les grâces de toutes sor­tes, temporelles et spirituelles, et, parmi ces dernières, toutes celles qui conduisent à Dieu, depuis les premières qui portent à la conversion, jusqu'à celle de la persévé­rance finale, sans omettre celles nécessaires en particu­lier aux apôtres pour leur apostolat, aux martyrs pour rester fermes dans la persécution, aux confesseurs de la foi pour y conformer toute leur vie, aux vierges pour gar­der intacte la virginité, etc. Marie, en effet, dans les lita­nies de Lorette, universellement récitées dans l'Eglise, est appelée salut des infirmes, refuge des pécheurs, con­solatrice des affligés, secours des chrétiens, reine des apô­tres, des martyrs, des confesseurs, des vierges, de tous les saints.

Ainsi, par elle nous sont accordées toutes les catégories de grâces nécessaires aux uns et aux autres, à chacun dans sa condition. En d'autres termes, toutes les grâces que Notre-Seigneur nous a méritées en justice et qu'elle-­même nous a méritées d'un mérite de convenance, Marie nous les distribue incessamment au cours des générations humaines depuis vingt siècles, et il en sera ainsi jusqu'à la fin du monde pour nous aider dans notre voyage vers l'éternité.

Source : Livres-mystiques.com

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Message  ami de la Miséricorde le Mer 2 Sep 2020 - 16:24

DEUXIEME PARTIE

CHAPITRE III

Article III - L'UNIVERSALITÉ DE LA MÉDIATION DE MARIE ET SA DÉFINIBILITÉ

Certitude de cette universalité


Bien plus, en chacune de ces catégories de grâces, nécessaires aux apôtres, aux martyrs, aux confesseurs, aux vierges, la plus particulière de toutes les grâces pour chacun de nous, c'est-à-dire la grâce du moment présent, ne nous est pas accordée sans l'intervention de Marie. Tous les jours en effet et plusieurs fois le jour nous la lui demandons, cette grâce, en lui disant dans l'Ave Maria :

« Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort; ainsi soit-il. »

Par cet adverbe « maintenant », nous demandons la grâce qui nous est nécessaire pour le de­voir de la minute présente, pour bien prier ou pratiquer telle autre vertu, et, si nous ne sommes pas attentifs à ce mot, la Sainte Vierge, qui connaît, au ciel, les besoins actuels de chacune de nos âmes, y est attentive; lorsque ensuite nous obtenons cette grâce du moment (par exem­ple celle nécessaire pour continuer à bien prier), c'est par son intercession que nous l'avons obtenue, et c'est un signe que, en cela, nous avons été exaucés.

Cette grâce du moment présent est évidemment la plus particulière de toutes et, pour chacun de nous, elle varie de minute en minute, comme les ondulations de l'air qui arrive in­cessamment à nos poumons pour que la respiration con­tinuelle renouvelle notre sang.

La médiation de Marie est donc selon la Tradition véri­tablement universelle, puisqu'elle s'étend à toute l'œuvre du salut, tant à l'acquisition des grâces par le mérite et la satisfaction passés, qu'à leur application par la prière toujours actuelle et à leur distribution.

Cette médiation n'est pas limitée à certaines sortes de grâces, elle s'étend à toutes. Il y a même sur ce point l'unanimité morale des Pères, des Docteurs, et de la croyance des fidèles expri­mée par la liturgie.

Définibilité de cette vérité

Cette doctrine parait même non seulement théologiquement certaine, mais définissable comme dogme de foi, car elle est d'abord implicitement révélée dans les titres ».
Pie X l'appelle « la dispensatrice de toutes les grâces que Jésus nous a acquises par son sang ».

C'est cette doctrine que Benoît XV a sanctionnée le 21 janvier 1921 par l'institution de la fête universelle de Marie médiatrice de toutes les grâces. Elle parait donc définissable comme dogme de foi, car elle est du moins implicitement révélée et déjà universellement proposée par le magistère ordinaire de l'Eglise.

Quel est le sens exact de cette universalité

Il faut à ce sujet faire plusieurs remarques pour bien déterminer le sens de l'expression « médiation univer­selle ».

Tout d'abord, les grâces déjà reçues par les hommes depuis la chute jusqu'à l'Incarnation du Verbe ont été accordées par Dieu à cause des mérites futurs du Sau­veur, auxquels devaient s'unir ceux de Marie, mais ni Notre-Seigneur, ni sa sainte Mère ne les ont distribuées et transmises, puisqu'il s'agit de grâces passées.

Source : Livres-mystiques.com

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Message  ami de la Miséricorde le Jeu 3 Sep 2020 - 15:39

DEUXIEME PARTIE

CHAPITRE III

Article III - L'UNIVERSALITÉ DE LA MÉDIATION DE MARIE ET SA DÉFINIBILITÉ

Quel est le sens exact de cette universalité


Il n'en est pas de même s'il s'agit des grâces reçues par les hommes depuis la venue du Christ. Il faut même dire que c'est surtout depuis l'Assomption que Marie, con­naissant les besoins spirituels de chacun de nous, inter­cède pour chacun et nous distribue les grâces que nous recevons.

Même les grâces sacramentelles nous sont obtenues par elle en ce sens qu'elle nous obtient tout ce qu'elle nous a mérité, et nous avons vu qu'elle nous a mérité d'un mé­rite de convenance tout ce que Jésus nous a mérité en justice, et donc aussi les grâces sacramentelles. De plus, elle nous les distribue et nous les transmet au moins en tant qu'elle nous accorde les grâces qui nous disposent à nous approcher des sacrements, à bien les recevoir, et parfois elle envoie le prêtre sans lequel ce secours sacra­mentel ne nous serait pas donné.

I1 ne faut pas entendre l'universalité de cette média­tion en ce sens qu'aucune grâce ne nous serait accordée sans que nous l'ayons explicitement demandée à Marie; ce serait confondre notre prière qui s'adresse à elle avec celle qu'elle adresse à Dieu. Marie peut en effet prier pour nous sans que nous l'invoquions explicitement. Il est sûr que bien des grâces sont accordées non seu­lement aux enfants, mais aussi aux adultes avant même qu'ils aient prié, en particulier celle nécessaire pour commencer à prier. On peut aussi dire le Pater sans invo­quer explicitement la Sainte Vierge, mais on l'invoque alors implicitement, si l'on prie selon l'ordre établi par la Providence.

Il ne faudrait pas croire non plus que Marie a été médiatrice, pour elle-même.

Par contre, il ne suffirait pas de dire qu'elle nous obtient par sa médiation presque toutes les grâces, ou moralement parlant toutes les grâces. Cette expression vague pourrait signifier 9/10 ou 8/10, ce qui n'a aucun fondement. Il faut dire que, par une loi générale établie par la Providence, toutes les grâces et chacune nous viennent par la médiation de Marie, et on ne voit pas d'indice manifestant qu'il y ait des exceptions.

Il faut remarquer en outre que la médiation de Marie diffère de celle des saints, non seulement par son univer­salité, mais parce que, comme Mère de tous les hommes, elle est de droit et non seulement de fait médiatrice pour coopérer à l'œuvre de notre salut, ce qui rend son inter­cession toute-puissante; et non seulement elle a droit d'obtenir, mais elle obtient de fait toutes les grâces que nous recevons. Ses prières sont plus efficaces que celles de tous les saints réunis, puisque d'après cette doctrine de la médiation universelle, les saints ne peuvent rien obtenir sans son intercession.

Enfin il faut noter que cette médiation universelle s'é­tend aux âmes du purgatoire. Comme l'explique le P. E. Hugon : « Il est certain que la Mère de Miséri­corde connaît tous les besoins de ces âmes... Elle peut appuyer ses prières sur ses satisfactions d'autrefois,... elle n'en a jamais eu besoin pour elle-même, elle les abandonne au domaine de l'Eglise, qui les distribue aux âmes par les indulgences... Lors donc que les satisfactions de Marie sont appliquées aux pauvres débiteurs du purgatoire, elle a un certain droit à leur délivrance, puis­qu'elle paie leur dette avec ses propres trésors... Elle obtient par ses maternelles industries que ses enfants de la terre prient pour ses clients du purgatoire, offrent à cette intention leurs bonnes oeuvres, et fassent célébrer l'auguste sacrifice de la délivrance... Elle peut obtenir encore que les suffrages destinés à des âmes qui n'en ont plus besoin ou qui sont incapables de les recevoir profi­tent aux enfants de sa prédilection. »

C'est ainsi qu'un docteur de l'Eglise, saint Pierre Da­mien, assure que chaque année, au jour de l'Assomp­tion, Marie délivre plusieurs milliers de ces captifs. Saint Alphonse de Liguor ajoute, en citant Denys le Char­treux, que ces délivrances ont lieu particulièrement aux fêtes de la naissance du Seigneur et de sa Résurrection. Ces derniers témoignages, sans exiger notre croyance, tra­duisent et expliquent à leur manière une conclusion qui est théologiquement certaine.Ainsi peut se fixer le sens des termes « médiation uni­verselle ».

Source : Livres-mystiques.com

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Message  ami de la Miséricorde le Ven 4 Sep 2020 - 15:29

DEUXIEME PARTIE

CHAPITRE III

Article III - L'UNIVERSALITÉ DE LA MÉDIATION DE MARIE ET SA DÉFINIBILITÉ

Difficultés


Quelques-uns ont objecté : la mère d'un roi n'a pas, du fait de sa maternité, le droit de disposer des biens de celui-ci, et donc la Mère du Christ-Roi n'a pas positivement le droit de disposer de ses grâces.

On a justement répondu : il n'y a pas ici de parité la mère d'un roi a été seulement la mère d'un enfant qui ensuite est devenu roi, et le plus souvent elle n'a pas intimement coopéré à son gouvernement. Au contraire, Marie est, par sa maternité divine elle-même, la Mère de Dieu rédempteur, Roi universel de toutes les créatures, elle lui a donné sa nature humaine et elle a été intimement associée à ses mérites, à ses souffrances réparatrices; elle participe par suite à sa royauté spirituelle avec le droit subordonné au sien de disposer des grâces acqui­ses par lui et par elle.

On a objecté encore que cette médiation n'est qu'une pure convenance et donc qu'elle n'est pas certaine.

Il est facile de répondre : il s'agit d'une convenance, d'une connaturalité qui dérive de la maternité divine de Marie, de sa maternité spirituelle à l'égard des hommes, de son union au Christ rédempteur, et qui en dérive de telle manière que l'opposé ne conviendrait pas, comme il convient pour Notre-Seigneur qu'il ait eu dès le pre­mier instant de sa conception la vision béatifique. Il est connaturel à la Mère spirituelle de tous les hommes de veiller spirituellement sur eux et de leur distribuer les fruits de la rédemption.

De plus, selon la Tradition, c'est une convenance qui a motivé de fait le choix divin et dans laquelle il s'est complu. C'est ainsi qu'elle a été considérée par les Pères et par les Docteurs du moyen âge, notamment par saint Albert le Grand (Mariale, q. 29, 33, 147, 150, 164), par saint Bonaventure (Sermo I in Nat. Dom.), par saint Tho­mas dans son Explication de l'Ave Maria, et par les théo­logiens postérieurs, qui ont mis de mieux en mieux en relief l'universalité de cette médiation.

Conclusion

Aucune difficulté sérieuse ne s'oppose donc à la défi­nition de la médiation universelle de Marie, entendue comme il vient d'être dit : médiation subordonnée à celle du Sauveur et dépendante de ses mérites; médiation qui n'ajoute pas un complément nécessaire à ces mérites de Jésus dont la valeur est infinie et surabondante, mais qui en montre le rayonnement et tout le fruit dans une âme très parfaite pleinement configurée à lui.

Les difficultés qui ont été soulevées contre cette média­tion universelle sont certainement moindres que celles qui furent formulées au XIII° siècle contre l'Immaculée Conception, qui a pourtant été définie comme dogme de foi.

On admet aussi généralement aujourd'hui la définibi­lité de l'Assomption, dont la fête, qui remonte au moins au VIII° siècle, est un témoignage de la Tradition. Or la médiation universelle de Marie paraît plus certaine encore par les principes qui la fondent : la maternité di­vine et la maternité spirituelle à l'égard de tous les hom­mes, et plus certaine aussi par les documents de la plus ancienne tradition sur l'opposition entre Eve et Marie.

La médiation universelle de la Sainte Vierge a été beau­coup moins attaquée que l'Immaculée Conception et que l'Assomption, elle est déjà très certaine de par le magis­tère ordinaire de l'Eglise et l'on ne peut que souhaiter sa définition pour mieux promouvoir la dévotion de tous à l'égard de celle qui est vraiment la Mère spirituelle, de tous les hommes et qui veille incessamment sur eux.

Source : Livres-mystiques.com

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Message  ami de la Miséricorde le Dim 6 Sep 2020 - 1:38

DEUXIEME PARTIE

CHAPITRE III

Article III - L'UNIVERSALITÉ DE LA MÉDIATION DE MARIE ET SA DÉFINIBILITÉ

Conclusion


Cette médiation, loin de voiler celle de Notre-Seigneur, en manifeste le rayonnement, puisque les plus grands mérites suscités par Jésus-Christ sont ceux de sa sainte Mère et que c'est lui qui lui communique la dignité de la causalité dans l'ordre de la sanctification et du salut.

Du reste l'histoire montre que ce sont précisément les na­tions qui ont perdu la foi en la divinité de Jésus-Christ, qui ont abandonné la dévotion à sa Mère, tandis que celles qui ont toujours été les premières à honorer la Mère de Dieu ont gardé la foi au dogme de l'Incarnation ré­demptrice. L'anglican Pusey condamnait cette parole de Faber : « Jésus est voilé parce que Marie est gardée à l'ar­rière-plan. » Newman répondait : « Attestée par l'his­toire, cette vérité est rendue très manifeste par la vie et les écrits des saints qui ont vécu dans la période mo­derne. » Il citait comme exemple saint Alphonse de Liguori et saint Paul de la Croix dont l'amour ardent pour Jésus Rédempteur était inséparable d'une grande dévotion à Marie.

Ces faits montrent une fois de plus que le véritable culte rendu à, la Mère de Dieu, comme l'action qu'elle-­même exerce sur nous, conduit sûrement à l'intimité du Christ. Bien loin de la diminuer, elle l'affermit, elle la rend plus profonde et plus fructueuse comme l'influence de la sainte âme du Sauveur augmente en nous l'union avec la Sainte Trinité.

L'universalité de cette médiation de Marie nous appa­raîtra de plus en plus en considérant comment elle est Mère de Miséricorde et quelle est l'extension de sa royauté universelle.

CHAPITRE IV

Mère de Miséricorde


Nous considérerons ce titre d'abord en lui-même, puis dans ses principales, manfestations qui sont comme le rayonnement de la doctrine révélée sur Marie et qui la rendent accessible à tous.

Article I - GRANDEUR ET FORCE DE CETTE MATERNITE

Ce titre de Mère de Miséricorde est un des plus grands de Marie. On s'en rend compte si l'on considère la diffé­rence de la Miséricorde, qui est une vertu de la volonté, et de la pitié sensible, qui n'est qu'une louable inclination de la sensibilité.

Cette pitié sensible, qui n'existe pas en Dieu, puisqu'il est esprit pur, nous porte à compatir aux souffrances du prochain, comme si nous les ressentions nous-mêmes et de fait elles peuvent nous atteindre. C'est une louable inclination, mais elle est généralement ti­mide, elle s'accompagne de la crainte du mal qui nous menace aussi, et elle est souvent incapable de porter effectivement secours.

Au contraire, la Miséricorde est une vertu, qui se trouve, non pas dans la sensibilité, mais dans la volonté spirituelle; et, comme le remarque saint Thomas, si la pitié sensible se trouve surtout chez les êtres faibles et timides, qui se sentent vite menacés par le mal qu'ils voient dans le prochain, la vertu de Miséricorde est le propre des êtres puissants et bons, capables de porter réel­lement secours.

C'est pourquoi elle se trouve surtout en Dieu, et comme le dit une oraison du Missel, elle est une des plus grandes manifestations de sa puissance et de sa bonté.

Saint Augustin remarque qu'il est plus glorieux pour Dieu de tirer le bien du mal que de créer quelque chose de rien; il est plus grand de convertir un pécheur en lui donnant la vie de la grâce, que de créer de rien tout l'univers physique, le ciel et la terre.

Source : Livres-mystiques.com

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Message  ami de la Miséricorde le Dim 6 Sep 2020 - 15:18

DEUXIEME PARTIE
CHAPITRE IV

Article I - GRANDEUR ET FORCE DE CETTE MATERNITE


Marie participe éminemment à cette perfection divine, et en elle la Miséricorde s'unit à la pitié sensible, qui lui est parfaitement subordonnée et qui nous la rend plus accessible, car nous n'atteignons les choses spirituelles que par les choses sensibles.

La Sainte Vierge est Mère de Miséricorde, parce qu'elle est Mère de la divine grâce, Mater divinae gratiae, et ce titre lui convient parce qu'elle est Mère de Dieu, auteur de la grâce, Mère du Rédempteur, et qu'elle a été asso­ciée plus intimement que personne, au Calvaire, à l'œu­vre de la rédemption.

Comme Mère de Miséricorde, elle nous rappelle que, si Dieu est l'Etre, la Vérité et la Sagesse, il est aussi la Bonté et l'Amour, et que sa Miséricorde infinie, qui est la diffusion de sa Bonté, dérive de son Amour avant la justice vengeresse, qui proclame les droits imprescriptibles du Souverain Bien à être aimé par-dessus tout. C'est ce qui fait dire à l'apôtre saint Jacques (Ep., II, 13) : « La Misé­ricorde s'élève au-dessus de la justice. »
Marie nous fait comprendre que la miséricorde, loin d'être contraire à la justice, comme l'injustice, s'unit à elle en la dépassant, surtout dans le pardon, car pardon­ner, c'est donner au-delà de ce qui est dû, en remettant une offense.

Nous saisissons alors que toute œuvre de justice divine suppose une œuvre de miséricorde ou de bonté toute gra­tuite. Si, en effet, Dieu doit quelque chose à sa créa­ture, c'est en vertu d'un don précédent purement gratuit; s'il doit récompenser nos mérites, c'est qu'il nous a d'a­bord donné la grâce pour mériter, et s'il punit, c'est après nous avoir donné un secours qui rendait réellement possible l'accomplissement de ses préceptes, car il ne com­mande jamais l'impossible.

La Sainte Vierge nous fait entendre que Dieu par pure Miséricorde nous donne souvent au-delà du nécessaire, qu'il se doit en justice de nous accorder; elle nous mon­tre qu'il nous donne souvent aussi au-delà de nos mérites, comme, par exemple, la grâce de la communion qui n'est pas méritée.

Elle nous fait saisir que la Miséricorde s'unit à la jus­tice dans les peines de cette vie, qui sont comme un re­mède pour nous guérir, nous corriger et nous ramener au bien.

Enfin elle nous fait entendre que souvent la Miséricorde compense l'inégalité des conditions naturelles par les grâces accordées, comme le disent les béatitudes évangéli­ques, aux pauvres, à ceux qui sont doux, à ceux qui pleu­rent, à ceux qui ont faim et soif de justice, aux Miséricordieux, à ceux qui ont le cœur pur, aux pacifiques et à ceux qui souffrent persécution pour la justice.

Article II - PRINCIPALES MANIFESTATIONS DE SA MISÉRICORDE

Marie apparaît Mère de Miséricorde, en tant qu'elle est « le salut des infirmes, le refuge des pécheurs, la conso­latrice des affligés, le secours des chrétiens ». Cette grada­tion, exprimée dans les litanies,est très belle; elle montre que Marie exerce sa Miséricorde à l'égard de ceux qui souffrent dans leur corps pour guérir leur âme, et qu'en­suite elle les console dans leurs afflictions et les fortifie au milieu de toutes les difficultés à surmonter. Rien dans les créatures n'est à la fois plus élevé et plus accessible à tous, plus pratique et plus doux pour nous relever.

Salut des infirmes

Elle est le salut des infirmes par les innombrables gué­risons providentielles ou même vraiment miraculeuses, obtenues par son intercession en tant de sanctuaires de la chrétienté au cours des siècles et de nos jours. Le nom­bre incalculable de ces guérisons est tel qu'on peut dire que Marie est une mer insondable de guérisons miracu­leuses. Mais elle ne guérit les corps que pour porter re­mède aux infirmités de l'âme.

Elle guérit surtout des quatre blessures spirituelles qui sont les suites du péché originel et de nos péchés per­sonnels, blessures de concupiscence, d'infirmité, d'igno­rance et de malice.

Source : Livres-mystiques.com

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Message  ami de la Miséricorde le Lun 7 Sep 2020 - 15:47

DEUXIEME PARTIE
CHAPITRE IV

Article II - PRINCIPALES MANIFESTATIONS DE SA MISÉRICORDE

Salut des infirmes


Elle guérit de la concupiscence ou de la convoitise, qui est dans la sensibilité, en assoupissant l'ardeur des pas­sions, en brisant les habitudes criminelles; elle fait que l'homme commence à vouloir assez fortement le bien pour repousser les mauvais désirs, et aussi pour rester insen­sible à la griserie des honneurs ou à l'attrait des riches­ses. Elle guérit ainsi de « la concupiscence de la chair et de celle des yeux ».

Elle porte remède aussi à la blessure d'infirmité, qui est la faiblesse pour le bien, la paresse spirituelle; elle donne à la volonté de la constance pour s'appliquer à la vertu, et mépriser les attraits du monde en se jetant dans les bras de Dieu. Elle affermit ceux qui chancellent, relève ceux qui sont tombés.

Elle dissipe les ténèbres de l'ignorance, fournit les moyens pour abandonner l'erreur; elle rappelle les véri­tés religieuses à la fois très simples et très profondes, exprimées dans le Pater.

Elle éclaire par là l'intelligence et l'élève vers Dieu. Saint Albert le Grand, qui avait reçu d'elle la lumière pour persévérer dans sa vocation et sur­monter les tromperies du démon, dit souvent qu'elle nous préserve des déviations qui enlèvent la rectitude et la fer­meté du jugement, qu'elle nous guérit de la lassitude dans la recherche de la vérité, et qu'elle nous fait parve­nir à une connaissance savoureuse des choses divines. Lui-même, dans son Mariale, parle de Marie avec une spontanéité, une admiration, une fraîcheur, une abon­dance, qu'on trouve rarement chez les hommes d'étude.

Enfin elle guérit de la blessure spirituelle de malice, en poussant vers Dieu les volontés rebelles, tantôt par de tendres avertissements, tantôt par des reproches sévères. Par sa douceur, elle arrête les emportements de la colère, par son humilité elle étouffe l'orgueil, et écarte les tenta­tions du démon.

Elle inspire à celui-ci de renoncer à la vengeance, de se réconcilier avec ses frères, elle lui fait entrevoir la paix qui se trouve dans la maison de Dieu.

En un mot elle guérit l'homme des blessures du péché originel, aggravées par nos péchés personnels.

Quelquefois même cette guérison spirituelle est mira­culeuse par son instantanéité, comme il arriva dans la conversion du jeune Alphonse Ratisbonne, israélite fort éloigné de la foi catholique, qui visitait en curieux l'é­glise de Sant Andrea delle Frate à Rome, et à qui la Sainte Vierge apparut comme elle est représentée sur la médaille miraculeuse, avec des rayons de lumière qui sortaient de ses mains.

Avec bonté elle lui fit signe de s'agenouiller. Il s'agenouilla, perdit l'usage de ses sens, et quand il le re­trouva, il exprima le vif désir qu'il éprouvait de recevoir le baptême au plus tôt. Il fonda plus tard, avec son frère converti avant lui, les Pères de Sion et les Religieuses de Sion pour prier; souffrir et travailler pour la conversion des Juifs, en disant tous les jours à la messe : « Père, pardonnez-leur, car ils ne savent ce qu'ils font. »

En cela Marie s'est splendidement montré le salut des infirmes.

Refuge des pécheurs

Elle est le refuge des pécheurs précisément parce qu'elle est leur mère et qu'elle est très sainte. Justement parce qu'elle déteste le péché qui ravage les âmes, loin d'abhorrer les pécheurs eux-mêmes, elle les accueille, les invite au repentir; elle les délivre des chaînes des mauvaises habitudes par la puissance de son intercession; elle leur obtient la réconciliation avec Dieu, par les mérites de son Fils, qu'elle rappelle à leur souvenir.

Source : Livres-mystiques.com

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Message  ami de la Miséricorde le Mar 8 Sep 2020 - 15:49

DEUXIEME PARTIE
CHAPITRE IV

Article II - PRINCIPALES MANIFESTATIONS DE SA MISÉRICORDE

Refuge des pécheurs


Ensuite elle protège les pécheurs convertis contre le démon, contre tout ce qui entrainerait des rechutes. Elle les exhorte à la pénitence et leur y fait trouver de la dou­ceur.
C'est à elle, après Notre-Seigneur, que tous les pé­cheurs qui se sauvent doivent leur salut. Elle en a con­verti d'innombrables en particulier dans les lieux de pèle­rinages, à Lourdes où elle dit : « Priez et faites péni­tence » ; plus récemment à Fatima, en Portugal, où le nombre des conversions, depuis 1917, est incalculable.

Beaucoup de criminels au moment du dernier supplice lui doivent leur conversion in extremis.
Elle a suscité des ordres religieux voués à la prière, à la pénitence et à l'apostolat pour la conversion des pé­cheurs, les ordres de saint Dominique, de saint François, celui des Rédemptoristes, des Passionistes, et combien d'autres.

Quels sont les pécheurs qu'elle ne protège pas ? Ceux­-là seulement qui méprisent la miséricorde de Dieu et qui s'attirent sa malédiction. Elle n'est pas le refuge de ceux qui s'obstinent à persévérer dans le mal, le blasphème, le parjure, la magie, la luxure, l'envie, l'ingratitude, l'ava­rice, l'orgueil de l'esprit. Mais cependant comme Mère de Miséricorde, elle leur envoie de temps en temps des grâces de lumière et d'attrait, et, s'ils n'y résistaient pas, ils seraient conduits de grâce en grâce jusqu'à celle de la conversion.

Elle suggère à quelques-uns d'entre eux par leur mère mourante de dire au moins chaque jour un Ave Maria; plusieurs, sans changer leur vie, ont dit cette prière qui n'exprimait en eux qu'une très faible velléité de conversion, et il est arrivé qu'au dernier moment ils ont été recueillis dans un hôpital où on leur a demandé voulez-vous voir le prêtre et recevoir l'absolution, ils l'ont reçue comme les ouvriers du dernier moment de la der­nière heure appelés et sauvés par Marie. Depuis près de deux mille ans, Marie est ainsi le refuge des pécheurs.

Consolatrice des affligés

Consolatrice des affligés, elle le fut déjà pendant sa vie terrestre à l'égard de Jésus surtout au Calvaire, puis, après l'Ascension, à l'égard des Apôtres au milieu des immenses difficultés qu'ils rencontraient pour la conver­sion du monde païen. Elle leur obtenait de Dieu l'esprit de force et une sainte joie dans la souffrance.

Pendant la lapidation de saint Etienne, premier martyr, elle dut l'assister spirituellement par ses prières. Elle relevait les malheureux de leur abattement, leur obtenait la patience pour souffrir la persécution. En voyant tout ce qui mena­çait l'Eglise naissante, elle restait ferme, gardant un vi­sage toujours serein, expression de la tranquillité de son âme, de sa confiance en Dieu; la tristesse ne s'emparait jamais de son coeur.

Ce que nous connaissons de la force de son amour de Dieu fait penser, disent de pieux auteurs, qu'elle restait joyeuse dans les afflictions, qu'elle ne se plaignait pas de l'indigence et du dénûment, que les injures ne pouvaient pas ternir les grâces de sa douceur. Rien que par son exemple, elle soulageait beaucoup de malheureux accablés de tristesse.

Elle a suscité souvent des saintes qui ont été, comme elle, consolatrices des affligés, telles sainte Geneviève, sainte Elisabeth, sainte Catherine de Sienne, sainte Ger­maine de Pibrac.
L'Esprit-Saint est appelé consolateur surtout parce qu'il fait verser les larmes de la contrition, qui lavent nos péchés et nous rendent la joie de la réconciliation avec Dieu. Pour la même raison, la Sainte Vierge est consola­trice des affligés, en les portant à pleurer saintement leurs fautes.

Non seulement elle console les pauvres par l'exemple de sa pauvreté et par son secours, mais elle est particulièrement attentive à notre pauvreté cachée, elle com­prend le dénûment secret du cœur et nous y assiste. Elle a l'intelligence de tous nos besoins et donne la nourriture du corps et de l'âme aux indigents qui l'implorent.

Source : Livres-mystiques.com

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Message  ami de la Miséricorde le Mer 9 Sep 2020 - 16:26

DEUXIEME PARTIE
CHAPITRE IV

Article II - PRINCIPALES MANIFESTATIONS DE SA MISÉRICORDE
Consolatrice des affligés


Elle a consolé combien de chrétiens dans les persécu­tions, délivré combien de possédés ou d'âmes tentées, sauvé de l'angoisse combien de naufragés; elle a assisté et fortifié combien de mourants en leur rappelant les mérites infinis de son Fils.

Elle vient aussi au devant des âmes après la mort. Saint Jean Damascène dit dans son sermon sur l'Assomp­tion : « Ce n'est pas la mort, ô Marie, qui vous a rendue bienheureuse, c'est vous qui l'avez embellie et rendue toute gracieuse, en la débarrassant de ce qu'elle avait de lugubre.

Elle adoucit les rigueurs du purgatoire, et procure à ceux qui y souffrent les prières des fidèles, auxquels elle inspire de faire célébrer des messes pour les défunts.

Enfin, comme consolatrice des affligés, Marie, souve­raine sans restriction, fait sentir en un sens sa Miséri­corde jusqu'en enfer. Saint Thomas dit que les damnés sont punis moins qu'ils ne l'ont mérité, « puniuntur citra condignum », car la Miséricorde Divine s'unit tou­jours à la justice même dans les rigueurs de celle-ci. Et cet adoucissement provient des mérites du Sauveur et de ceux de sa sainte Mère. Selon saint Odilon de Cluny, le jour de l'Assomption est en enfer moins pénible que les autres.

Consolatrice des affligés, elle l'est au cours des siècles dans les formes les plus variées selon l'étendue de la con­naissance qu'elle a de l'affliction des âmes humaines dans leurs divers états de vie.

Secours des chrétiens

Elle est enfin le secours des chrétiens, parce que le secours est l'effet de l'amour, et que Marie a la plénitude consommée de la charité, qui dépasse celle de tous les saints et anges réunis.

Elle aime les âmes rachetées par le sang de son Fils plus qu'on ne saurait le dire, elle les assiste dans leurs peines et les aide pour la pratique de toutes les vertus.

D'où l'exhortation de saint Bernard dans sa deuxième homélie sur le Missus est : « Si le vent de la tentation s'élève contre toi, si le torrent des tribulations cherche à t'emporter, regarde l'étoile, invoque Marie. Si les flots de l'orgueil et de l'ambition, de la médisance et de la jalou­sie te ballottent pour t'engloutir dans leurs tourbillons, regarde l'étoile, invoque la Mère de Dieu. Si la colère, l'avarice ou les fureurs de la concupiscence se jouent du frêle navire de ton esprit et menacent de le briser, tourne tes regards vers Marie. Que son souvenir ne s'éloigne jamais de ton cœur et que son nom se trouve toujours sur ta bouche... Mais pour profiter du bénéfice de sa prière, n'oublie pas que tu dois marcher sur ses traces. »

Elle a été souvent le secours, non seulement des âmes individuelles, mais des peuples chrétiens. Au témoignage de Baronius, Narsès, le chef des armées de l'empereur Justinien, avec l'aide de la Mère de Dieu, délivra l'Italie, en 553, de l'asservissement des Goths de Totila. Selon le même témoignage, en 718, la ville de Constantinople fut débarrassée de la même manière des Sarrasins, qui, en plusieurs occasions semblables, furent mis en déroute par le secours de Marie.

De même encore, au XIII° siècle, Simon, comte de Mont­fort, battit près de Toulouse une armée considérable d'Al­bigeois pendant que saint Dominique priait la Mère de Dieu.
La ville de Dijon, en 1513, fut de même miraculeuse­ment délivrée.

En 1571, le 7 octobre, à Lépante, à l'entrée du golfe de Corinthe, par le secours de Marie obtenu par le Rosaire, une flotte turque bien plus nombreuse et plus puissante que celle des chrétiens fut complètement détruite.

Le titre de Notre-Dame des Victoires nous rappelle que souvent son intervention a été décisive sur les champs de bataille pour délivrer des peuples chrétiens opprimés.

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