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Méditation : Le saint esclavage de l'admirable Mère de Dieu

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Message  ami de la Miséricorde Mer 21 Sep 2022 - 18:05

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CHAPITRE XVI

Suite du sujet précédent


On suborna des assassins pour le tuer, et le valet d'un prêtre, qui s'était armé de trois poignards pour un dessein si exécrable, ayant blessé sept hommes l'un après l'autre, qu'il avait cru servir d'obstacles au coup damnable qu'il voulait faire, sortit des mains du magistrat sans aucune punition, quoique de ces sept hommes blessés, il y en eût quatre qui furent tués et enterrés sur-le-champ, et les autres languirent longtemps après.

La protection que Dieu rendit à ce saint le sauva de cette conjuration, pour lui faire remporter la couronne d'un plus long martyre. Cinq jours après la Pentecôte, qui était arrivée cette année-là le cinquième jour de juin, les évêques firent le dernier effort pour le chasser, et s'adressant à l'empereur, ils lui remontrèrent qu'il ne prétendit pas être plus doux que des prêtres et plus saint que des évêques ; qu'il cessât donc de vouloir pardonner à seul homme pour les perdre tous.

Ces paroles obligèrent Arcade à donner les mains à ce conseil d'iniquité, et saint Jean Chrysostome reconnut par son propre exemple qu'on ne doit jamais s'appuyer sur les témoignages d'estime et d'affection que les grands donnent, puisqu'Arcade, qui avait autrefois usé d'artifice pour l'enlever d'Antioche à Constantinople, employa six ans après son autorité pour l'en arracher.

Le saint, ayant dit adieu aux évêques de sa communion, fit venir ses filles spirituelles, la généreuse et charitable Olympiade, qui devait avoir la meilleure part aux croix de son archevêque, Pentadie, veuve du consul Timase, et Procule. Il manda aussi Salvine, veuve de Nébride, pour leur dire ses dernières paroles. Les gémissements et les cris de ces saintes femmes furent presque toute la réponse qu'elles firent à un discours si affligeant.

Elles se jetèrent avec larmes aux pieds de ce cher Père, qu'elles ne devaient plus revoir. Le voilà donc encore pour la seconde fois banni de son siège, pour n'y retourner jamais.

Et comme cette affliction était plus sensible à sainte Olympiade qu'à pas une autre, il prit un soin particulier de la fortifier sur ce sujet ; et, parce qu'elle était privée de ses prédications, et qu'elle souffrait de cette famine dont Dieu menace les Juifs, quand il dit qu'il fera souffrir une faim et une soif pressantes, non pas par la disette du pain et de l'eau, mais en les privant de sa parole (Amos, VIII, 11), il la console en lui promettant de lui écrire autant de fois qu'il trouverait des voies pour lui faire tenir de ses lettres.

Il ne cessait point de consoler ceux qui souffraient pour sa cause, il composait des livres merveilleux pour prouver que personne n'est blessé que par soi-même. Il recevait des lettres de toutes parts, et il y répondait exactement.

Dieu lui suscitait des amis qui s'animaient d'une sainte émulation pour l'assister dans sa disgrâce. Il en recevait de fréquentes visites, et ceux qui lui avaient fermé la bouche en le bannissant de Constantinople, ne pouvaient empêcher, par toutes leurs violences, qu'on ne le consultât comme un oracle ; et la même envie qui avait porté ses ennemis à le déposer leur fit regarder avec une profonde douleur l'éclat de sa réputation, qui s'augmentait toujours au milieu de son exil, qui lui avait procuré l'occasion de se répandre par tout le monde, ou en publiant ses ouvrages, ou en y envoyant ses lettres.

Porphyre, Severien et les autres évêques de cette cabale étaient rongés d'envie lorsqu'ils voyaient des événements si contraires à leurs desseins. Comme sa prospérité leur avait été odieuse, son affliction même leur était insupportable ; ils ne pouvaient souffrir nulle part sa haute réputation, et cette haute réputation le suivait partout.

L'honneur de notre saint leur paraissait comme une espèce de miracle qui était plutôt capable de les endurcir que de leur changer le coeur. C'était une chose étonnante que des prélats qui avaient pour eux des puissances séculières, et qui étaient revêtus des richesses de l'Église, avec toute leur autorité, eussent tant de peur d'un évêque qui était seul et sans appui, d'un homme qu'ils avaient eux-mêmes chassé de son siège, qui était si faible de corps, et que, tout banni qu'il était, il les fit trembler et pâlir de crainte.

Source : livres-mystiques.com

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Message  ami de la Miséricorde Jeu 22 Sep 2022 - 16:53

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CHAPITRE XVI

Suite du sujet précédent


La proscription du saint ne le rendait que plus vénérable à ses disciples, et il recevait de leur part autant de soumission que les adversaires lui faisaient d'outrages.

Plusieurs personnes, de l'un et de l'autre sexe, firent divers voyages à Rome pour la défense de sa cause.

Ses amis et les dames qui étaient sous sa conduite exerçaient à son égard de si grandes et de si extraordinaires libéralités, qu'il se voyait souvent obligé de leur renvoyer leurs présent.

Et c'est ainsi qu'il en usa, particulièrement envers Carterie, qui lui avait envoyé Libanius, que le saint appelle son très cher frère, et qui l'avait prié instamment, à la fin de sa lettre, de faire voir qu'il avait confiance en elle , et qu'il voulait se servir avec liberté de ce qui lui appartenait, comme si c'était son bien propre.

Il lui fait de grandes excuses de ce qu'il lui renvoie son argent, et lui promet de le lui redemander librement quand il en aurait besoin.

Sainte Olympiade lui fournissait quantité d'argent, et Pean, qui était un grand seigneur, lui rendait des services très considérables.

Il était capable lui seul de réjouir tous les autres par sa présence dans Constantinople, d'affermir ceux qui étaient chancelants et de remettre dans la bonne voie ceux que la crainte en avait fait sortir.

Le saint apprit avec joie son retour dans cette ville impériale, et il le loua de tenir ferme, quoiqu'il fût seul et que personne ne l'assistât dans ce combat de charité, parce que, de tous ses autres amis, les uns avaient pris la fuite, les autres étaient bannis et les autres s'étaient cachés.

Le zèle de ce généreux officier n'était pas borné dans la seule ville de Constantinople. Il ne se contentait pas d'empêcher de toutes ses forces qu'il n'y eût aucun déserteur du parti de notre saint, mais il prenait un soin tout particulier de lui gagner tous les jours, par sa douceur, plusieurs de ceux qui s'étaient trouvés engagés dans la faction de ses ennemis.

On le conduisit de ville en ville et de désert en désert, dans les provinces les plus éloignées, avec tant de rigueur et de cruauté que ce fut une espèce de miracle de voir qu'il ait pu vivre si longtemps dans un exil si pénible, étant accablé de fièvres et de faiblesses de corps.

Tout cela ne l'empêchait pas de composer, dans ses maladies continuelles, des livres remplis de consolation pour ceux qui n'étaient qu'affligés de ses disgrâces ; car, s'il était charitable pour ses ennemis les plus cruels, il était plein de tendresse pour ses disciples et de reconnaissance pour ses amis.

Mais une des plus grandes consolations qu'il reçut, en arrivant à la ville de Cucuse, fut d'y voir, le jour même, la généreuse Sabinienne qui y était venue de Constantinople dans la résolution d'aller jusqu'en Scythie pour y suivre le saint si on l'y eût mené.

Et dès qu'elle eut la consolation de le voir, elle forma le dessein de ne retourner jamais à Constantinople, et de passer le reste de sa vie dans le lieu où il serait, quel qu'il pût être.

Les ministres de l'église de Cucuse la reçurent avec tout l'honneur et toute l'affection que méritait une si grande vertu.

Ils la considérèrent comme la gloire de son sexe, et ils n'eurent que de la vénération pour une action si généreuse et si héroïque. L'amour spirituel et divin de cette femme ne pouvait aller plus avant, et il était malaisé que le saint reçût une plus grande consolation que celle-là.

Source : livres-mystiques.com

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Message  ami de la Miséricorde Ven 23 Sep 2022 - 18:19

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CHAPITRE XVI

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Les amis du saint furent enveloppés dans sa persécution, et il serait bien difficile de raconter les supplices dont furent tourmentés la plupart de ceux qui lui étaient demeurés fidèles. On arracha les côtes au lecteur Eutrope, on lui déchira les joues à coups d'ongles de fer, de bâtons et de nerfs de buf, on brûla tout son corps avec des torches ardentes, et il souffrit toutes ces choses, quoiqu'il fût jeune et délicat.

Plutôt que de dire un mensonge contre son saint archevêque, il aima mieux en perdre la vie, ce qui lui arriva peu de temps après. On entendit une musique céleste à sa précieuse mort, et il est reconnu pour un saint et pour un martyr par toute l'Église. Son nom se lit avec honneur dans le Martyrologe romain, le douzième jour de janvier.

Ni l'innocence, ni la haute condition de la généreuse Olympiade ne l'exemptèrent pas de la persécution. Le magistrat lui dit, aussi bien qu'à quelques autres dames de sa compagnie, qu'elles étaient tout à lait à plaindre de fuir avec plus d'opiniâtreté la communion de l'évêque Arsace (c'était l'ennemi de saint Jean Chrysostome), puisque ce serait le moyen de sortir entièrement d'embarras et d'éviter tous les maux dont elles étaient entièrement menacées.

Quelques-unes de ces dames, selon le rapport de Sozomène, se laissèrent épouvanter et suivirent le mauvais conseil de ce magistrat. La généreuse Olympiade demeura invincible. Elle fut condamnée à une grosse amende, mais la perte de son argent ne fut pas capable de la toucher, et elle aurait versé son sang pour une cause si juste. Elle fut donc inébranlable au milieu des menaces de ses ennemis, et le jugement inique de ce magistrat ne lui ôta rien de sa constance.

Le bruit de cette action si généreuse s'étant répandu partout, saint Chrysostome en reçut la nouvelle avec plaisir au milieu de son bannissement, et ce lui fut une puissante consolation d'apprendre tout à la fois le courage et l'humilité de sa chère fille.

Il ne put s'empêcher de lui témoigner sa joie par une lettre dans laquelle il lui écrit qu'il y a plus de différences entre ce qu'elle a fait et les louanges qu'on lui en donne, qu'il n'y en a entre les morts et les vivants. Ensuite la violence de ses persécutions l'obligea à se retirer à Cyzique, ayant été chassée de son pays, de sa maison, de la compagnie de ses amis et de ses parents.Sainte Nicarète se retira aussi de Constantinople, pour l'absence de celui qui en était le véritable pasteur.

Elle était d'une des plus illustres maisons de Nicomédie. La virginité dont elle avait toujours fait profession, et la sainteté de sa vie, la rendaient encore plus illustre. Pantadie, veuve du consul Timase, se signala aussi dans cette persécution par de très glorieux combats.

Le saint, ayant appris la fermeté de cette dame, en reçut une consolation sensible, et lui témoigna que sa charité sincère était le meilleur remède qu'il pût recevoir au milieu de ses maladies.

Dans une des lettres qu'il lui écrivit pendant son exil, il remarque qu'on l'avait fait venir au barreau, elle qui ne connaissait point d'autres lieux que l'église et sa chambre ; que du barreau on l'avait menée devant le tribunal des juges, et du tribunal dans la prison ; qu'ils avaient aiguisé contre elle les langues de faux témoins ; qu'ils avaient forgé une insolente calomnie, commis des meurtres, fait couler des ruisseaux de sang, employé le fer et la flamme pour persécuter de jeunes enfants, jusqu'à les faire mourir dans les tourments ; qu'ils avaient fait souffrir une infinité de supplices et fait de très grandes plaies à plusieurs hommes de mérite et de considération ; qu'enfin ils avaient tenté toutes choses pour la contraindre par la peur à parler contre son sentiment.

Mais sa constance admirable l'ayant élevée au-dessus de tous leurs efforts artificieux, fut une grande édification pour tous les fidèles défenseurs de notre saint. On n'épargna pas encore ses autres filles spirituelles, et entre les autres il relève particulièrement dans ses lettres Amprucle ou Procule, Bassiane, Chalcidie, Asyncritie, et ses compagnes.

Source : livres-mystiques.com

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Message  ami de la Miséricorde Sam 24 Sep 2022 - 18:09

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CHAPITRE XVI

Suite du sujet précédent


Il y eut des évêques même et des prêtres emprisonnés pour son sujet, et le saint, dans une de ses lettres, les appelle heureux et trois fois heureux, et qu'ils le sont encore plus qu'il ne leur peut exprimer à cause de leur prison, de leurs liens et de leurs chaînes ; qu'ils ont gagné l'affection de toute la terre, qu'ils se font aimer avec passion par les peuples les plus éloignés, que la terre et la mer retentissent de toutes parts de leurs généreuses actions ; que l'on publie partout leur constance, leur fermeté inébranlable, leur sage et inflexible résolution, qui n'a rien de lâche et de servile.

Cependant les persécuteurs du saint ne purent éviter la juste colère de Dieu. Car il n'y a rien de plus véritable que ce qui a été remarqué par ce même saint après le Psalmiste, que les personnes affligées sont comme des flèches entre les mains d'un homme puissant ; et en n'opposant que sa patience à leurs atteintes, il les perce sans y penser de mille coups invisibles ; que la force des personnes opprimées consiste dans leur oppression même ; que ce n'est ni la bonne vie ni la vertu, mais la seule souffrance des maux qui excite Dieu à la vengeance ; que l'affliction est la plus forte défense dont l'on puisse se couvrir.

C'est ce qui attire le secours du ciel sur les personnes affligées ; que ceux qui oppriment les personnes faibles doivent trembler, puisque, s'ils ont de leur côté la puissance, les richesses, l'argent et la bienveillance des juges, ces personnes opprimées ont pour elles des armes bien plus fortes, qui sont les pleurs, les gémissements et les injures qu'elles souffrent, et qui attirent sur elles les grâces du ciel ; que les gémissements de ces personnes accablées sont des armes qui renversent les maisons, qui en ruinent les fondements et qui détruisent les nations tout entières.

Dieu punit l'impératrice Endoxie d'une mort terrible, et en plusieurs différentes manières miraculeuses les autres persécuteurs, tout cela n'étant pas capable d'éteindre le feu de la persécution qui s'allumait tous les jours de plus en plus, ce qui faisait dire à ce saint patriarche :

« Mes amis ont renoncé à mon amitié, mes proches se sont éloignés de moi, et ceux qui en sont éloignés me chargent de calomnies. »

Ceux qui furent constants en sa défense souffrirent mille maux. Quatre évêques d'Orient, ses meilleurs amis, furent bannis et leurs gardes les traitèrent, sur le chemin, avec une horrible cruauté.

Et l'envie de ses ennemis s'augmentant toujours, ils obtinrent un rescrit de l'empereur pour le faire transporter vers le Pont-Euxin, ses gardes, dans un voyage de trois mois, le traitant avec une cruauté toute barbare :

Il mourut en son exil, en prononçant les mêmes paroles qu'il avait dites une infinité de fois, les disant d'une voix intelligible à tous les assistants :

Que Dieu soit glorifié en tout. La trop grande facilité d'Arcade ne demeura pas longtemps impunie, car il ne vécut que cinq mois et demi après notre saint, et mourut à l'âge de trente-un ans.

Ses persécuteurs continuèrent leur violence après sa mort. Théophile, patriarche d'Alexandrie, composa même un livre sanglant contre le saint.

Toutes ces persécutions furent l'unique récompense de ses travaux. Tout ceci est tiré de l'histoire de sa Vie, qui a été donnée au public depuis peu, qui fait voir bien clairement que les grandes croix sont les plus signalées marques des plus grands desseins de Notre-Seigneur sur les personnes qu'il destine aux plus illustres emplois de son Église.

Source : livres-mystiques.com

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Message  ami de la Miséricorde Dim 25 Sep 2022 - 17:53

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CHAPITRE XVI

Suite du sujet précédent


Saint Jérôme a été choisi de Jésus-Christ pour être l'un des docteurs et Pères de l'Église ; que n'a-t-il point souffert par la médisance et la calomnie ? De quels crimes ne l'a-t-on pas voulu accuser ? De quelles hérésies ne l'a-t-on pas voulu rendre coupable ?

On a déposé contre lui qu'il avait de l'amour impur pour sainte Paule. Il était haï de toutes sortes de personnes. Les hérétiques le haïssaient, dit Sévère Sulpice, parce qu'il ne cessait de les combattre ; les ecclésiastiques le haïssaient, parce qu'il reprenait leur vie et leurs crimes.

Saint Athanase a été l'un des plus zélés défenseurs de la foi catholique ; aussi a-t-il été un des plus persécutés. On le noircit des plus infâmes calomnies ; il fut accusé de sacrilèges, de meurtres, de magie, d'adultère, et enfin cinq évêques déposèrent contre lui ; ce qui fut cause que l'empereur Constantin l'exila, ce bon prince, trop crédule, ayant ajouté foi à la déposition de ces évêques qui paraissaient d'une vie fort sainte et qui avaient été amis du saint, et qu'il avait amenés même avec lui à Tyr.

CHAPITRE XVII

Le discours des avantages des croix est continué


Mais y a-t-il rien de plus convaincant en cette matière que l'exemple du grand Apôtre ? Le Fils de Dieu dit de lui (Act. IX, 15) qu'il est un vaisseau d'élection pour porter son nom devant les rois et les nations, et en même temps il l'assure qu'il lui montrera combien il faut qu'il souffre pour son nom ; car il semble que ce soit la même chose d'être un apôtre et de beaucoup souffrir.

Aussi cet homme tout divin estime ne pouvoir donner des marques plus assurées de son apostolat que les souffrances. Il savait que son Maitre avait dit à ses disciples (Joan, XX, 21), qu'il les envoyait comme son Père l'avait envoyé, c'est-à-dire non pas aux honneurs, aux richesses ou aux plaisirs de ce monde, mais aux croix.

C'est ce qui fait qu'il s'écrie (Galat. VI, 14) : Qu'à Dieu ne plaise qu'il se glorifie en autre chose qu'en la croix, que le monde lui est un crucifié, et qu'il est crucifié au monde ! (Ibid.)

Nous avons été faits, dit-il encore, un spectacle au monde, aux anges et aux hommes. Nous sommes fous pour Jésus-Christ, nous sommes faibles, nous sommes de peu de considération, l'on nous maudit, nous souffrons persécution, l'on nous blasphème et nous sommes comme les ordures du monde. (I Cor. IV, 10-13.)

Se peut-on imaginer un état plus crucifiant et plus ignominieux que d'être comme les ordures d'un lieu que l'on balaye et que l'on jette au vent ?

Si l'humiliation et les mépris rendaient inhabiles aux fonctions apostoliques, jamais homme n'aurait été plus inutile que saint Paul.

Si les persécutions obligeaient à la retraite, jamais personne n'a été plus obligé de se retirer que cet apôtre, puisqu'il souffrait de toutes sortes de personnes, et des infidèles et de ceux de sa nation, et même des faux frères, qui se disaient domestiques de la foi ; en toutes sortes de lieux, dans les solitudes aussi bien que dans les villes, sur la mer aussi bien que sur la terre. (II Cor. XI, 26)

Mais il savait bien, ce qui depuis a été enseigné par saint Grégoire, que l'opposition que l'on forme contre les bons desseins n'est qu'une épreuve et un exercice de la vertu, et non pas une marque que Dieu rejette celui qui souffre.

Source : livres-mystiques.com

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Message  ami de la Miséricorde Lun 26 Sep 2022 - 17:25

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CHAPITRE XVII

Le discours des avantages des croix est continué


Dom Barthélemy des Martyrs a écrit que cette parole de Job est propre à celui qui est dans l'apostolat : J'ai été le frère des dragons et le compagnon des autruches. (Job XXX, 29) Il rapporte que saint Augustin disait, de son temps : « Si un homme fait quelque mal, qu'un évêque le reprenne, on le blâme, on dit, voilà un mauvais évêque ; qu'il ne le reprenne point, on le loue, et on dit : voilà un bon évêque.

Et lorsqu'il demeure ferme et constant à reprendre ce qui est répréhensible, on cherche des accusations fausses qu'on lui impute pour le rendre suspect. On dit de lui qu'il ne fait pas ce qu'il dit, ou on l'accuse de faire des choses qu'il ne fait point en effet. »

Il cite saint Bernard, qui enseigne qu'un ancien a dit, qu'un homme n'est pas vraiment courageux, s'il ne sent croitre son courage parmi les difficultés et les obstacles qui se présentent, et qui assure qu'un homme qui vit de la foi, ne doit jamais avoir tant de confiance et de fermeté que lorsque Dieu le châtie par l'affliction.

Ce grand prélat du dernier siècle cite encore ces paroles de la divine Sagesse : Faisons tomber le juste dans nos pièges, parce qu'il nous est inutile, et qu'il est contraire à nos desseins et à nos oeuvres.

Il nous reproche la violence de la loi, et il décrie les égarements de notre conduite, sa vue seule nous est insupportable, parce que sa vie est dissemblable de celle des autres, et que sa voix n'est point celle qui est commune et ordinaire.

Il nous considère comme des gens qui s'amusent à des niaiseries, et il s'abstient de notre conduite comme étant impure et corrompue, et profère ce qui doit enfin arriver aux justes. (Sap. II, 12, 15, 16)

Enfin, au-dessus de tous ces exemples, nous avons l'exemple de Jésus-Christ, dont la conduite doit être au-dessus de toutes les conduites ; qui parlant du temps de sa Passion, l'appelle l'heure de sa gloire. (Joan. XII, 23)

Ce qui a fait remarquer à saint Augustin, que notre divin Sauveur a été glorifié selon ses paroles adorables, lorsque Judas l'a trahi, et qu'il a été proche de sa croix ; et que pendant qu'il faisait des miracles, saint Jean a dit que le Saint-Esprit n'était pas donné, parce que Jésus n'était pas encore glorifié. (Joan. VII, 39) .

Il n'est pas glorifié, dit ce Père, « selon l'Écriture, lorsqu'il ressuscite les morts ; mais il est glorifié lorsqu'on le mène à la mort. »

C'est une conduite de l'Esprit de Dieu qu'il faut adorer et nous y soumettre, contre tout ce que la prudence humaine, et la sagesse même de quelques gens de bien peuvent objecter. Jésus-Christ na établi la gloire de son Père que par la pauvreté, le mépris et la douleur par les persécutions et les croix.

Il ne faut donc pas prétendre prendre d'autres voies : et de vrai, c'est par ces voies toutes saintes, quoique terribles à la nature, que tous les saints ont marché et ont accompli les grands desseins de Dieu sur eux.

Il faut que la prudence de l'homme meure, et soit anéantie aux pieds de Jésus, mort et anéanti, comme parle l'Apôtre. (Philip. II, 7) Jamais l'homme, s'il avait agit selon les lumières de sa sagesse, aurait-il pris des moyens en apparence si contraires aux desseins de Dieu pour le salut des hommes ?

Ne semble-t-il pas que la haute condition appuie fortement les desseins d'une personne, que la naissance, les richesses, les honneurs rendent plus considérable ce qu'elle dit et fait ; que l'estime est nécessaire pour introduire dans les esprits ce que l'on veut y insinuer ; qu'il faut gagner les affections des peuples, pour obtenir ce que l'on en désire ; qu'il est à propos de se faire des amis pour en être soutenu, qu'il faut prendre garde à ne pas rebuter les esprits par une doctrine sévère ; qu'il se faut conserver une réputation glorieuse, particulièrement parmi les grands, dont la faveur semble nécessaire pour réussir ; qu'il faut mener une vie qui ait de l'éclat dans le monde, et qui nous y fasse honorer ?

Source : livres-mystiques.com

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Message  ami de la Miséricorde Mar 27 Sep 2022 - 17:36

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CHAPITRE XVII

Le discours des avantages des croix est continué


Sans doute que ces considérations auraient eu lieu dans l'esprit de l'homme agissant en homme, et elles n'en ont que trop encore aujourd'hui parmi les Chrétiens, qui sont des gens morts, ou qui le doivent être aux maximes du siècle. Hélas ! Si l'admirable Jésus eût pris avis des docteurs, des savants et des politiques, ne lui auraient-ils pas conseillé toutes ces choses ?

Ne lui auraient-ils pas donné avis de naitre de la fille de quelque puissant roi, d'amasser de grands trésors, d'avoir auprès de soi des armées nombreuses et des plus savants hommes du monde, de vivre dans l'honneur et dans l'éclat, et établir une réputation glorieuse depuis un bout du monde jusqu'à l'autre, de faciliter tous les moyens qui pourraient engager les hommes à recevoir sa doctrine ; car toutes ces choses ne sont-elles pas les belles voies de faire réussir de grands desseins ?

Mais que les voies de Dieu sont éloignées des voies des hommes ! Il se fait pauvre, il vient au monde dans un lieu pauvre et d'une mère pauvre, il choisit pour son père putatif un pauvre charpentier, et il passe la meilleure partie de sa vie à travailler avec lui, comme un malheureux artisan. Ceux qui l'approchent de plus près sont de pauvres pécheurs, gens sans science, sans argent, sans éloquence, sans crédit.

La doctrine qu'il enseigne est si contraire aux sens, et si élevée au-dessus de la raison, et ce semble si peu propre à un peuple très grossier, que l'on s'en moque, comme il est remarqué en l'Écriture, que ses amis voulurent le lier, pensant qu'il eût perdu l'esprit, qu'on le voulut précipiter du haut d'une montagne en bas. (Luc. IV, 29)

Il est tellement éloigné de l'honneur, que les peuples courant en foule pour le faire leur roi, il prend la fuite dans des lieux écartés, et se retire sur des montagnes. S'il fait voir quelque éclat de sa gloire sur le Thabor, il commande à ses plus chers disciples de n'en jamais dire un seul mot pendant sa vie. Pour le mépris, c'est tout ce qu'il recherche, il va à la croix avec des désirs inexplicables, ses divines ardeurs pour les plus humiliantes confusions ne se peuvent imaginer.

On l'appelle un endiablé, un séducteur, un buveur de vin, il est accusé de crimes, il se trouve des témoins qui en déposent, les juges le condamnent, il est trainé de tribunal en tribunal comme le dernier des hommes, on lui fait souffrir des tourments inouïs, son corps virginal est déchiré de tous côtés, on lui décharge de cinq à six mille coups de fouets, on le couvre de grandes et profondes plaies, on lui perce la tête d'épines, on lui met un roseau en main comme un insensé, et on le fait mourir tout nu sur une croix.Voilà une étrange conduite d'un Homme-Dieu, pour établir une loi qu'il vient publier aux hommes.

Il faut de l'honneur et de l'estime, disent les hommes, il en est privé ; il faut des créatures, il en est délaissé ; son plus fidèle ami le renie avec jurement, un de ses disciples le trahit, les autres s'enfuient, on n'oserait pas dire qu'on le connait, l'on demeure caché.

Il faut faire de beaux sermons qui plaisent, ceux qu'il fait le font passer pour ridicule ; l'amitié des peuples est nécessaire, ils crient qu'il soit crucifié ; il faut de l'estime, on lui préfère un larron ; on doit être considéré, il passe pour fou à la cour.

Il est dans un état d'abjection si épouvantable, qu'il dit de lui-même qu'il est plutôt un ver de terre qu'un homme, ou s'il est un homme, qu'il n'en est que l'opprobre et l'abjection même. (Psal. XXI, 7) Aussi l'Apôtre dit nettement que sa conduite est un scandale aux Juifs et une folie aux gentils.

Cependant, c'est la conduite d'un Dieu qui doit l'emporter par-dessus celle que les hommes et les Chrétiens peu éclairés pourraient prétendre ; et si c'est une vérité de foi qu'il a fallu que ce Dieu-Homme ait souffert pour entrer en sa gloire (Luc. XXIV, 26), ses disciples penseront ils y arriver par une autre voie ?

Nos paroles donc et nos pensées doivent être des paroles et des pensées de croix ; notre Maitre ne pouvait s'en oublier. Il en parlait à tout le monde, dit l'Écriture, il s'en entretenait même sur le Thabor au milieu de sa gloire, et il appelle Satan le prince des apôtres lorsqu'il l'en veut détourner. (Matth. XVI, 23) Ce qui nous marque que nous devons regarder nos meilleurs amis, lorsqu'ils nous conseillent d'autres voies que celles de la Croix, comme des tentateurs : nous les devons appeler des Satans.

Pour être véritablement de la suite de Jésus-Christ, il faut nécessairement porter sa croix avec lui ; et si notre faiblesse nous donne de la crainte, il faut avoir recours à la protection de notre sainte maitresse.

Source : livres-mystiques.com

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Message  ami de la Miséricorde Mer 28 Sep 2022 - 18:43

Méditation : Le saint esclavage de l'admirable Mère de Dieu - Page 17 9b54b5469c511ef6683f0ec503830375

CHAPITRE XVII

Le discours des avantages des croix est continué


Notre-Seigneur avant révélé à sainte Gertrude qu'il devait lui arriver une grande croix, comme sa nature en était épouvantée, ce même Sauveur pour l'encourager lui dit qu'il lui donnerait pour protectrice sa sainte Mère, et qu'ensuite elle se jetât entre ses bras et eût recours à sa protection en tout ce qui lui ferait peine, et qu'elle y trouverait toujours une abondance de secours en ses besoins.

Or, comme après cela il lui arriva une croix extraordinaire, la très sainte Vierge ne manqua pas de la consoler par ces amoureuses paroles : « Ma chère fille, il est vrai, jamais vous n'avez tant souffert, cette croix surpasse toutes les autres ; aussi jamais vous n'avez été dans une disposition si grande de recevoir les grâces extraordinaires de mon Fils bien-aimé. »

CHAPITRE XVIII

De l'oraison de la très sainte Vierge


L'oraison de la divine Vierge était plus propre d'une âme bienheureuse que non pas d'une personne qui est encore dans la voie. C'est le sentiment de Richard de Saint-Laurens au livre IV des Louanges de la bienheureuse Vierge.

Aussi est-il vrai qu'elle vivait en la terre comme les bienheureux au ciel. C'est pourquoi son oraison n'a jamais souffert d'extase, l'extase supposant quelque imperfection ; car elle n'arrive qu'à raison de l'imbécillité des puissances ou de la faiblesse du tempérament.

C'est ce qui a obligé l'Église de finir contre les pauvres de Lyon, que l'extase n'avait jamais eu aucun lieu en Notre-Seigneur Jésus-Christ. Plusieurs saints et graves docteurs estiment la même chose de notre divine Princesse. Dans l'extase les sens sont liés, à raison de la trop grande occupation de l'esprit, qui ne peut pas suffire à même temps à la lumière de la contemplation et à ses fonctions extérieures et corporelles.

Jamais il n'y aura plus de lumières que dans le ciel, et jamais cependant il ne s'y rencontrera d'extase, parce que l'esprit et le corps y seront fortifiés. Il en va quelquefois en notre terre de même à proportion. Une grande lumière empêche des yeux faibles et malades, de bons yeux la supportent.

Cela se remarque dans quelques saints qui ont été à la fin de leur vie moins sujets aux extases, parce que leur entendement et leurs sens extérieurs et intérieurs avaient plus de forces pour soutenir les choses divines, par le secours de celui en qui nous sommes tout puissants.

Comme sa douleur, pour grande qu'elle ait été, ne lui a jamais causé aucune pâmoison, jamais les délices de la contemplation ne lui ont ôté la liberté de ses sens. Autrement il faudrait dire que sa très sainte vie aurait été une extase continuelle, la cause en ayant duré toujours.

Son oraison était donc élevée au-dessus de la manière d'agir des apôtres et des plus grands saints, quoiqu'elle ait été accompagnée de tous les privilèges qui ont jamais été accordés à aucune pure créature, et que même elle les ait tous surpassés incomparablement.

Les Pères, comme saint Jérôme et saint Ambroise, enseignent qu'étant toute petite dans le temple, elle conversait avec les anges. Les connaissances des saints comparées à la sienne, ne sont pas une goutte d'eau à l'égard de l'Océan. Elle était si élevée, qu'elle est arrivée à la vision béatifique, et il semble qu'il y ait peu de lieu d'en douter, selon le raisonnement de saint Thomas, qui enseigne que tous les privilèges qui ont été accordés aux saints, qui ne sont que serviteurs de Dieu ou amis, ne doivent pas être déniés à sa bien-aimée Mère.

Or il soutient que la vision béatifique a été accordée à saint Paul et à Moïse, et dit que c'est le sentiment de saint Augustin. Quand cela ne serait pas, la très sainte Vierge doit être privilégiée, et après la grâce de sa maternité divine, qui l'élève à une dignité presque infinie, il n'est pas difficile de croire toutes les faveurs que les docteurs de l'Église lui attribuent.

Quelques-uns ont estimé que dès le premier instant de sa très pure conception elle a joui de la vision béatifique, les autres ont pensé qu'elle lui a été donnée au moment de l'incarnation : et enfin plusieurs ont jugé qu'elle en avait été favorisée plusieurs fois en sa très sainte vie.

Source : livres-mystiques.com

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Message  ami de la Miséricorde Jeu 29 Sep 2022 - 17:29

Méditation : Le saint esclavage de l'admirable Mère de Dieu - Page 17 Sainte_20vierge

CHAPITRE XVIII

De l'oraison de la très sainte Vierge


Mais si son oraison a été admirable en sa hauteur, elle ne lest pas moins en sa durée. Saint Thomas enseigne qu'en cette vie l'on ne peut pas penser sans cesse actuellement à Dieu ; car quand même l'on en serait occupé toujours durant le jour, durant le sommeil cette actuelle application serait interrompue.

Mais il doit être entendu de la loi ordinaire, dans laquelle la sainte Mère de Dieu ne doit pas être comprise.

Son oraison a été continuelle, par le moyen de la science infuse qu'elle avait toujours indépendamment des sens. Dieu même détournait les choses miraculeusement, qui pouvaient empêcher une contemplation si continuelle, et ne permettait pas que ses sens fussent trompés.

La nuit même durant le peu de sommeil qu'elle prenait, son oraison continuait toujours, et elle n'était pas sujette aux songes qui nous arrivent, par les vapeurs ou par un excès de mélancolie ou de bile, ou causes semblables, son tempérament étant parfait.

Si Aristote et Pline écrivent qu'il s'est rencontré des personnes si bien composées, qu'elles n'ont jamais eu aucun songe, de ceux qui arrivent par quelque dérèglement de tempérament, on ne peut pas le dénier à la très pure Vierge : mais nous ne nions pas qu'elle n'en ait eu de ceux qui proviennent des choses qu'on a lues ou entendues le jour.

C'est la pensée de saint Ambroise. Son imagination était remplie des choses saintes qu'elle avait lues ; mais c'étaient des espèces divines qui la remplissaient. C'est pourquoi Rupert dit que tout le Livre des Cantiques lui est appliqué, parce que c'est un cantique tout de joie, il n'y a rien de fâcheux.

Mais pendant que cela se passait dans sa fantaisie, son esprit veillait par des lumières purement intellectuelles, qui sont indépendantes de l'imagination : car si l'usage de raison a été accordé à Salomon pendant le sommeil, selon le sentiment de plusieurs grands théologiens, à qui l'Écriture favorise ouvertement.

Je ne voudrais pas, dit saint François de Sales, dénier cette grâce à la très sainte Vierge. C'est donc avec raison que saint Grégoire de Nysse appelle le sommeil de la bienheureuse Vierge, une sublime liberté, et qu'elle est comparée par un autre Père aux anges qui ne dorment jamais.

Sa volonté a toujours été en la loi du Seigneur, et son esprit en a été continuellement occupé durant le jour et durant la nuit.

L'esclave de la sainte Vierge ne la doit jamais quitter, et comme elle se trouve toujours auprès de Dieu en l'exercice de la sainte oraison, il la doit suivre par la même pratique, selon l'étendue de sa grâce, avec une grande fidélité.

L'oraison est le soleil de l'âme, sans sa lumière l'on demeure dans les ténèbres, elle est la nourriture de l'âme ; sans cette divine nourriture les forces manquent dans les voies de la glorieuse éternité.

C'est l'air sacré que nous devons respirer, et sans lequel l'on ne peut pas vivre dans l'état de la grâce, elle est l'âme de l'âme : ainsi quand elle ne nous anime plus, il faut mourir.

Une personne, disent les saints, qui tend à Dieu, dans les combats qu'il faut qu'elle donne contre ses ennemis, est comme un soldat sans épée, si elle ne s'adonne à l'oraison, elle est comme une ville sans murailles, tout exposée à leur rage.

L'âme est comme le poisson hors de l'eau, quand elle quitte l'exercice de l'oraison, qui est l'élément dans lequel elle doit vivre.

Source : livres-mystiques.com

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Message  ami de la Miséricorde Ven 30 Sep 2022 - 17:18

Méditation : Le saint esclavage de l'admirable Mère de Dieu - Page 17 Sainte_20vierge

CHAPITRE XVIII

De l'oraison de la très sainte Vierge


Le diable qui sait ces choses, n'oublie rien pour en divertir les âmes, et quelquefois il tâche de les surprendre sous de beaux prétextes d'humilité, leur faisant croire quelles sont indignes de converser avec Dieu : « Quelle superbe humilité, dit sainte Thérèse au chap. 19 de sa Vie, le diable me suggérait-il, de me faire quitter mon appui ? À présent je suis tellement surprise, que j'en fais des signes de croix, et il ne me semble pas avoir échappé de plus grand péril. » Elle dit que le diable lui représentait qu'il suffisait de prier vocalement, et que même ne s'acquittant pas bien de cette prière, qu'elle n'en devait pas faire une autre plus excellente.

« Que ceux, dit la sainte, qui s'adonnent à l'oraison, prennent bien garde à ceci. » Elle assure qu'en quittant l'oraison, elle n'avait que faire des diables pour la traîner en enfer, qu'elle s'y en allait d'elle-même. Elle exhorte de tenir bon, quoiqu'on soit faible et imparfait, et qu'elle ne laissait pas de commettre des imperfections, Dieu lui ayant donné l'oraison d'union. « Le diable, dit encore cette sainte, sait bien ce qu'il fait, tâchant d'empêcher ce saint exercice. Le traître voit bien qu'une âme qui persévère dans l'oraison, est perdue pour lui, et que les chutes où il l'engage, lui aident par après à faire de grands progrès »

Elle enseigne au chapitre 13 de sa Vie, aux âmes à être courageuses, pourvu qu'elles ne se confient pas en elles-mêmes ; et déclare qu'elle n'en a vu aucune de la sorte demeurer en chemin, ni faire grand profit à celles qui sont timides, quoique d'autre part elles soient humbles. Elle se ressouvenait de saint Paul, qui dit que tout est possible avec Dieu (Philip. IV, 13), et que sait Pierre n'avait rien perdu pour s'être jeté en la mer.

Elle avertit qu'il faut prendre garde que le directeur n'enseigne l'âme à être comme le crapaud rampant toujours, que le diable pourrait causer un grand mal par là, leur faisant entendre que ce n'est pas à faire aux pécheurs de vouloir être saints. Au chapitre 7 de sa même Vie, elle fait voir que la plus horrible tromperie dont le diable s'est servi en son endroit a été de lui faire quitter l'oraison : il me semblait, dit-elle, que c'était le meilleur de faire comme la plupart du monde fait, et suivant cela, de dire vocalement des prières.

L'esclave de la reine du ciel doit éviter ces pièges, s'adonnant à l'oraison mentale avec fidélité, et ne la quittant jamais sous quelque prétexte que ce puisse être. Elle est bonne pour tous, et tous la doivent faire. « Je ne vois pas, dit notre sainte au chapitre 8 de sa Vie, comme quoi tout le monde ne doive faire l'oraison mentale. Les méchants la doivent faire afin que Dieu les fasse bons. Il est juste qu'ils souffrent d'être en la compagnie de Dieu au moins deux heures par jour, encore qu'ils ne soient avec Dieu, mais avec les pensées du monde ; mais parce qu'ils se forcent d'être en si bonne compagnie, Dieu empêche les malins esprits d'agir contre eux, et tous les jours diminue leurs forces. »

C'est donc une grande tromperie de penser que cet exercice ne soit propre qu'aux personnes retirées ou religieuses. Celles qui sont les plus engagées dans le monde, et dans les affaires en ont plus de besoin, et la doivent pratiquer avec plus de soin. Notre siècle nous en donne un exemple bien remarquable en la personne de la sérénissime infante Isabelle-Claire-Eugénie, qui, au milieu d'une multitude de grandes et importantes occupations que le gouvernement de ses États lui donnait, ne passait jamais aucun jour sans donner à l'oraison mentale un temps très considérable.

Elle différait bien ou omettait ses autres exercices de dévotion selon les affaires pressantes qui lui arrivaient ; mais pour rien du monde elle ne laissait l'oraison, car elle était persuadée que c'était l'affaire de toutes les affaires la plus pressée, et sans laquelle toutes les autres affaires, quelque soin qu'on y apportât, étaient sans bénédiction.

Quelques occupations que l'on puisse avoir, l'on trouve toujours du temps pour satisfaire aux nécessités du corps, pour manger, pour boire et pour dormir. Pourquoi n'en aurait-on pas pour les besoins de l'âme, pour lui donner sa nourriture spirituelle. Cette grande princesse dont la mémoire doit être dans une vénération particulière parmi tous les véritables esclaves de Notre-Dame, ayant beaucoup contribué à l'établissement de cette dévotion en plusieurs provinces et s'étant mise elle même au nombre de ces glorieux esclaves, prenait une partie de la nuit pour cet exercice angélique, et dérobait à son corps une partie même du sommeil nécessaire pour pouvoir y vaquer avec plus de loisir.

Elle faisait tous les jours, à deux heures et demie après minuit, une heure d'oraison mentale. Elle en faisait encore une heure le matin, et une heure quelque temps après le dîner. De plus, elle entendait tous les jours deux messes, et employait encore bien du temps à la prière vocale. Aussitôt qu'elle était levée, elle se prosternait devant la Mère de Dieu, ce qu'elle faisait encore tous les soirs, protestant en présence des anges et des saints qu'elle était l'esclave de leur auguste reine ; mais c'était avec des sentiments si tendres et si dévots, qu'ils étaient capables de toucher les coeurs les plus insensibles à la piété.

Elle ne pouvait se lasser de déclarer le bonheur qu'elle avait de vivre dans l'esclavage de la souveraine du paradis, et elle faisait plus d'état de ses chaînes que de toutes les couronnes de l'univers. Elle ne dormait que trois heures et demie la nuit, et une demi-heure après le repas.

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