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Méditation avec La Fin de Monde Présent et Mystères de la Vie Future de l'Abbé Arminjon

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Message  ami de la Miséricorde Lun 5 Juin 2023 - 16:43

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SIXIEME CONFÉRENCE : DE L'ÉTERNITÉ DES PEINES ET DE LA DESTINÉE MALHEUREUSE

Ibunt hi in supplicium æternum.
Ils iront au supplice éternel. (Mt., XXV, 26.)


Saint Ignace de Loyola disait qu'il ne connaissait pas de prédication plus utile et plus fructueuse que celle de l'Enfer. La considération des charmes de la vertu, les délices et les attractions de l'amour divin, ont peu de prise sur les hommes sensuels et grossiers.

Au milieu des distractions tumultueuses où ils vivent, des exemples contagieux qui leur sont donnés, des pièges et des écueils semés sous leurs pas, la menace de l'Enfer est le seul frein assez puissant pour les contenir sur la ligne du devoir.

Par la même raison, sainte Thérèse invitait souvent ses religieuses austères à descendre en esprit et par la pensée en Enfer durant leur vie, afin d'éviter, disait-elle, d'y descendre en réalité après leur mort.

Dans l'étude que nous allons entreprendre sur cette grave question, du sort réservé aux hommes décédés dans la haine de Dieu, nous éviterons les opinions controversées ; nous procéderons avec la rigueur du raisonnement et aux clartés de la grande lumière théologique, ne prenant pour appui que les Ecritures, et la science authentique de la tradition et des Pères.

D'abord, l'Enfer existe-t-il et est-il certain que les peines qu'on y endure sont éternelles ? - Secondement,
quelle est la nature du supplice de l'Enfer et où en est le lieu ? Troisièmement, la Miséricorde de Dieu peut-elle se concilier avec l'idée d'une justice, qu'aucune satisfaction ne parviendra à désarmer ?

Aucun homme ne saurait s'appliquer à l'étude de ces hautes considérations sans entendre retentir au plus secret de son âme cette parole des Écritures : «Prends garde, sers le Seigneur ton Dieu, et observe Ses commandements ; car c'est là tout l’homme». Qui méditera ces vérités terribles est assuré de devenir meilleur ; il sentira aussitôt son esprit se transformer, et son être se relever dans l'énergie de la vertu et dans l'amour du bien.

I

L'éternité des peines est une vérité formellement enseignée par les saintes Ecritures ; elle fait partie du symbole chrétien ; un grand nombre de conciles l'ont définie comme article de foi.

Saint Matthieu, ch. XVIII, saint Jean, Apoc. ch. XIV, parlant des peines des démons et des réprouvés, disent qu'elles auront une durée sans bornes. Saint Marc, ch. IX, et Isaïe, ch. LXVI, disent que leur feu ne s'éteindra pas, et que leur ver ne mourra pas.

Saint Augustin, citant ces paroles, observe que l'on peut discuter sur la nature de ce ver, sur la matérialité ou l'immatérialité de ce feu, mais ce qui reste acquis par la parole du prophète, ce qui est à l'abri de toute controverse, c'est que les ardeurs de ce feu ne seront jamais tempérées, et que les tortures de ce ver n'iront jamais en s'amoindrissant (August., ad Orosium., ch. VI).

Source : livres-mystiques.com

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Message  ami de la Miséricorde Mar 6 Juin 2023 - 16:25

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SIXIEME CONFÉRENCE : DE L'ÉTERNITÉ DES PEINES ET DE LA DESTINÉE MALHEUREUSE
Ibunt hi in supplicium æternum.
Ils iront au supplice éternel. (Mt., XXV, 26.)


Jésus-Christ, parlant de la sentence suprême qu'Il prononcera un jour, conserve et établit la même parité entre la justification et la condamnation ; Il ne distingue, soit dans les récompenses des justes, soit dans le châtiment des impies, aucune mesure ni aucune différence de temps «Ceux-là iront au supplice éternel et les justes à la vie éternelle» (Mt, xxv, 46).

Donc, si la vie éternelle ne doit pas avoir une limite de temps, la mort éternelle sera, elle aussi, sans limite et sans fin .Il résulte de ces divers témoignages, que la Miséricorde est exclue des Enfers, et que la rédemption ne saurait y avoir d'accès. Quia in inferno nulla est redemptio.

Du reste, les réprouvés et les démons ne pourraient se libérer envers la justice, et obtenir la délivrance ou la mitigation de leurs peines, que par trois moyens : ou par une vraie et sincère pénitence ; ou par la vertu des prières des saints et des œuvres satisfactoires offertes par les vivants ; ou encore par la destruction de leur être.

Dieu, dans l'impossibilité absolue où Il est de les recevoir, dans son sein, en leur enlevant l'existence, ferait cesser par le fait leurs tourments ; or, les réprouvés ne peuvent faire pénitence. Dieu n'a jamais fait grâce
à Satan, parce que Satan ne s'est jamais repenti. Il arrive, dit saint Thomas, que l'on se repent et que l'on déteste le péché de deux manières : absolument ou accidentellement.

Celui qui déteste le péché absolument, le hait à cause de sa difformité intrinsèque, et parce qu'il est l'offense
de Dieu ; celui qui le déteste accidentellement, le hait, non par amour de Dieu, mais par amour de lui-même : c'est-à-dire qu'il ne déteste pas réellement le péché, mais la peine et les maux qu'il lui a occasionnés. Or la volonté des damnés reste inclinée au mal, et l'horreur et la détestation de leur peine n'est ni le repentir, ni l'expiation (S. Thomas Quæst. XCVIII, Art. 11).

Ils sont sans doute consumés par des désirs et des rêves ; mais ces rêves ont pour objet une félicité à eux et qu'ils se constitueraient indépendamment de Dieu. Tel est le rêve des démons et celui des damnés, rêve éternellement stérile et qui les consume dans un désespoir et dans une exaspération sans fin. Les damnés ne peuvent donc se repentir.

Sont-ils susceptibles de participer aux prières et aux mérites des vivants ? S'il en était ainsi, Lucifer et ses anges seraient susceptibles, dans un temps plus ou moins éloigné, de se relever dans le bien : et ils deviendraient dès lors des êtres saints, dignes de vénération et d'amour. au même titre que les chérubins et les archanges qu'ils embrasseraient un jour dans une éternelle communion. Il s'ensuivrait encore que l’Église serait tenue de prier pour les démons.

Les démons sont à la vérité nos pires ennemis, mais le précepte de la charité nous prescrit de prier, sans exclusion, pour tous nos ennemis. Or, l’Église prie ici-bas pour ses persécuteurs, par la raison que, durant la vie présente, ils peuvent produire de dignes fruits de pénitence ; mais même au jour du jugement, où elle sera consommée en amour et en sainteté, elle ne priera pas pour les hommes condamnés par le juste juge à d'éternels tourment

Si les réprouvés peuvent espérer un jour leur salut, non seulement l’Église doit prier pour eux, mais de plus, nous ne voyons pas pourquoi elle s'abstiendrait de leur décerner un culte, et ne recueillerait pas les restes des Néron, des Robespierre et des Marat, pour les honorer sur les autels, au même titre que les cendres des Louis de Gonzague, des Vincent de Paul, des François de Sales.

Source : livres-mystiques.com

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Message  ami de la Miséricorde Mer 7 Juin 2023 - 17:30

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Ils iront au supplice éternel. (Mt., XXV, 26.)


Enfin les souffrances des réprouvés ne s'épuiseront pas, et leur être ne sera jamais détruit. La sainte Écritures dépeint leur état lamentable cri l'appelant : Secunda mors «seconde mort».

«Ce sera», dit saint Grégoire le Grand, «une mort qui ne sera jamais consommée, une fin, toujours suivie d'un nouveau commencement, une déconsistance qui n'amènera jamais aucun dépérissement» (S. Greg. Moral., 1, IX, ch. LXVI).

Saint Augustin n'exprime pas avec moins de force et de clarté, la triste condition de cette mort qui, laissant éternellement subsister l'âme, lui fera endurer ses affres et ses horreurs dans toute leur intensité.

«On ne peut pas dire qu'il y aura en Enfer la vie de l'âme, puisque l'âme ne participera en aucune manière à la vie surnaturelle de Dieu ; on ne peut pas dire qu'il y aura la vie du corps, puisque le corps y proie à toute sorte de douleurs.

Par là-même, cette seconde mort sera plus cruelle, parce que la mort ne pourra y mettre fin» (De civit. Dei, lib. XIX, ch. XXVIII). Ajoutons à ces preuves théologiques les preuves de raison.

S'il n'y avait pas un Enfer éternel, le christianisme disparaîtrait, et l'ordre moral serait supprimé.

Cette vérité de l'éternité des peines est essentiellement liée aux vérités substantielles de la religion, à la chute de l'homme, à l'Incarnation, à la Rédemption, qui en impliquent logiquement la certitude.

S'il n'y avait pas d'Enfer, pourquoi Jésus-Christ serait-Il descendu du Ciel, pourquoi Ses abaissements dans la crèche, Ses ignominies, Ses souffrances et Son sacrifice sur la croix ?

Cet excès d'amour d'un Dieu se faisant homme pour mourir aurait été une œuvre dénuée de toute sagesse, et sans proportion avec la fin proposée, s'il se fût agi de nous délivrer simplement d'une peine temporelle et passagère, telle que l'est le Purgatoire.

L'homme était donc tombé dans un malheur irréparable et frappé d'une disgrâce infinie, puisqu'il ne pouvait être relevé que par un remède divin.

Autrement il faudrait dire que Jésus-Christ ne nous a rachetés que d'une peine finie, dont nous aurions pu nous libérer par notre propre satisfaction, et dans ce cas les trésors de Son sang ne seraient-ils pas superflus?

Il n'y aurait plus alors de rédemption, dans le sens strict et absolu de ce mot : Jésus-Christ ne serait plus notre Sauveur ; le tribut de gratitude et d'amour sans bornes qu'Il exige des hommes serait une prétention excessive et imméritée.

Le Dieu fait homme pleinement détrôné de nos cœurs et de nos adorations, le Christianisme deviendrait une imposture, et tout esprit conséquent serait nécessairement induit à rejeter la révélation et Dieu Lui-même

Source : livres-mystiques.com

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Message  ami de la Miséricorde Ven 9 Juin 2023 - 0:25

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Ils iront au supplice éternel. (Mt., XXV, 26.)


S'il n'y a pas un Enfer éternel, il n'y a plus d'ordre moral. Le fondement de l'ordre moral, c'est la différence absolue et essentielle entre le bien et le mal.

Le bien et le mal diffèrent essentiellement, parce qu'ils ont des conclusions différentes et aboutissent à des fins opposées, mais, si nous supprimons la sanction éternelle des peines, le vice et la vertu parviennent au même terme : l'un et l'autre, par des voies différentes, atteignent leur fin dernière, qui est le repos et la jouissance dans la béatitude de Dieu.

Le même sort échoit en partage à ceux qui ont été les instruments du mal et à ceux qui ont été jusqu'au bout les organes incorruptibles du bien.

Vous nous direz : Soit, mais ce sera mille, cent mille ans plus tôt pour le juste ; mille, cent mille ans plus tard pour l'impie. Qu'importe ? Une durée expiatoire, si longue que vous la supposiez, ne constitue pas, pour la destinée de l'un et celle de l'autre, une différence essentielle.

Durant notre vie éphémère et fugitive, où les instants une fois écoulés ne renaissent jamais plus, mille, cent mille ans, sont une durée et ont de l'importance ; mais dès que l'homme est entré dans l'éternité, mille, cent mille ans, n'ont plus de signification :

ils sont moins qu'un grain de sable dans le désert, qu'une goutte d'eau dans l'Océan. - Imaginez un avenir de supplices, aussi long que vous voudrez, doublez les années, entassez les siècles sur les siècles, dès que la fin est la même pour tous, le passé ne compte plus pour rien.

Une fois la peine finie, la mesure de sa durée, comparée à la mesure de l'éternité, apparaîtra une quantité tellement minime, tellement centésimale, qu'elle sera comme si elle n'était pas.

Et puisque entre une éternité et une éternité, il n'y a pas de différence perceptible, il serait vrai de dire que le péchén'a pas nui au pécheur.

Par exemple, que Dieu, pour me punir de mes crimes me plonge dans les flammes durant des siècles, je me console... je sais que j'ai pour moi, une mesure mathématiquement égale à celle du juste..., j'ai l'éternité...

Donc éternité de jouissance et de gloire pour celui qui aura servi Dieu et L’aura aimé jusqu'à mourir ; éternité de jouissance et de gloire pour le scélérat qui tressaillait en faisant l'iniquité et a constamment foulé aux pieds les lois et les commandements divins.

Or si les deux conclusions sont les mêmes, si par la route du mal, comme par la route du bien,

on arrive infailliblement à la vie, à la vie durant une éternité, il faut forcément en conclure, que la vertu et le crime sont deux voies d'une sécurité égale, qu'il est facultatif à l'homme de les embraser l'une ou l'autre à son gré, et que la vie la plus souillée, comme la vie la plus pure, sont de même mérite et de même dignité, puisque l'une et l'autre sont le principe d'une même perfection et d'une même félicité.

Source : livres-mystiques.com

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Message  ami de la Miséricorde Sam 10 Juin 2023 - 2:24

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Ce système admis, il n'y a plus sur la terre, ni morale, ni ordre public, ni ombre de probité. - La justice est dépouillée de sa sanction, la conscience est un préjugé, la vertu et le sacrifice sont un effort stupide.

Enlevez à l'humanité la crainte des châtiments éternels, le monde se remplit de crimes, les forfaits les plus exécrables deviennent un devoir, chaque fois qu'ils peuvent se flatter d'échapper à la prison et au glaive.

L'Enfer ne sera qu'anticipé ; au lieu d'être ajournéà la vie future, il sera inauguré au sein de l'humanité, dès la vie présente. Un écrivain de nos jours a dit : «Il ne saurait yavoir de terme moyen pour la société, ou Dieu ou le revolver».

S'il n'y a aucune sanction au-delà de cette vie, la force prévaut sur le droit, le bourreau devient la clef de voûte et le pivot de l'ordre social, et la justice sera proclamée au nom de la mort, faute d'être proclamée au nom de Dieu.

«Du reste, observe un autre moraliste, en vertu de quel droit les tribunaux frapperaient-ils le crime, lorsqu'il a pour lui la consécration de l'impunité divine, et que la justice éternelle s'engage à ne pas sortir de son repos, pour lui infliger son légitime châtiment ?» (Lacordaire : De la Sanction du Gouvernement divin).

La conscience des peuples s'est soulevée contre cette conséquence monstrueuse. Au milieu du déchaînement des erreurs, de la chute des vraies croyances, la doctrine d'un état futur de châtiments et de récompenses est demeurée debout.

Elle se retrouve chez les païens. Virgile a été l'interprète de la croyance dans ces vers fameux : Sedet æternumque sedebit infelix Theseus . (En. VI, 618.) Rostroque immanis vultur obunco Immortale jecur tondens... Nec fibris requies datur ulla renatis. (VI, 597.)

«Les vils scélérats dont l'âme est incurable», dit Platon (Phœd., p. 144) «sont tourmentés de châtiments qui les agitent sans les guérir.

Les âmes qui ont commis de grands crimes sont précipitées dans l'abîme qu'on nomme l'Enfer.

Tel est le jugement des Dieux, qui habitent le ciel : les bons sont réunis aux bons, et les méchants aux méchants».

C'est une chose étonnante, que cet accord de tous les hommes, poètes, philosophes, peuples, rois, civilisés, barbares, sur cette vérité qui trouble nos pensées et que les hommes auraient tant d'intérêt à nier. Ce serait le lieu de nous arrêter sous l'autorité et le poids de cet axiome fondamental :

Quod semper, quod ab omnibus, quod ubique ; ce qui a été cru toujours, par tous, et en tout lieu, est nécessairement la vérité. Tout dogme a été altéré sauf celui-là ; tous les points importants de la théologie catholique ont donné lieu à des discussions ; l'Enfer a échappé à cette commune loi ; il est venu jusqu'à nous, sans rencontrer, sur cette longue route, un esprit qui en contestât la justice, ou du moins en ébranlât la formidable certitude.

Source : livres-mystiques.com

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Message  ami de la Miséricorde Sam 10 Juin 2023 - 16:48

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«Les protestants qui ont nié tant de choses, n'ont pas nié celle-là. Destructeurs de ce qui portait le plus d'ombrage au sens humain, de la pénitence, de la virginité, de l'efficacité des bonnes œuvres, ils n'ont pas dépouillé l'Enfer de sa physionomie terrifiante.

Leur main s'est arrêtée à ce seuil de la douleur, elle qui n'avait pas respecté la porte du tabernacle, où repose, dans la bonté et le sacrifice, la chair de l'Homme Dieu...» (Lacordaire, ibidem).

Le rationalisme contemporain s'est seul enhardi jusqu'à cette négation, et, chose étrange, il l'a fait en se réfugiant dans le sein même des perfections infinies.

Il s'est armé contre la justice de Dieu, de Sa grandeur, de Sa sagesse ; et lui qui nie la Rédemption, il fait appel à cet excès même d'amour, que Jésus-Christ, en expirant, a fait éclater sur la croix.

«Dieu», dit-il, «est un être trop parfait, trop sublime, trop désintéressé pour vouloir écraser éternellement, sous les foudres de Sa puissance, une frêle créature, induite au mal par emportement ou par fragilité.

Ce serait là une vengeance, une représaille indigne de Sa gloire et de Ses perfections». Nous répondrons que si le crime était impuni, la grandeur cesserait d'être l'apanage de Dieu, elle appartiendrait de plein droit à l'homme méchant.

Il ne tiendrait qu'à lui, par un seulacte de sa volonté, de faire triompher la révolte dans le gouvernement divin.

Dieu se serait alors bercé d'un rêve, le jour où, en sortant de Son repos pour Sa gloire, Il aurait établi cette loi fondamentale, que la créature doit tendre vers Lui par chacune de ses aspirations, Le servir et L'aimer par des actes constants de louange, de dépendance et d'adoration.

Dieu ne serait plus notre fin essentielle et dernière. Admettons, en effet, comme ont osé le soutenir quelques-uns, que l'Enfer est simplement un lieu d'ennui et de tristesse, où l'âme captive n'est soumise qu'à une souffrance adoucie et limitée.

Figurons-nous, dans cette supposition, Satan et ses complices comblant la mesure et de leur révolte et de leur orgueil, disant au Dieu qui les a rejetés :

«Nous sommes dans un état et en possession d'une existence assez tolérable pour consentir à nous passer éternellement de toi.

A la vérité, nous sommes loin de posséder la béatitude parfaite, mais nous avons une mesure de vie et de repos qui est notre œuvre exclusive, et nous nous en contentons.

Si nous ne sommes pas radieux comme tes anges, du moins nous ne sommes pas tes sujets, nous ne Te servons pas, nous ne T'obéissons pas».

Source : livres-mystiques.com

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Message  ami de la Miséricorde Dim 11 Juin 2023 - 16:39

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«Tel serait le langage de toute créature exclue du sein de Dieu si elle parvenait à échapper à sa destinée, sans ressentir une douleur immense, infinie, comme le bienfait qu'elle a librement et obstinément dédaigné. Pour adoucir la misère des démons et des réprouvés, Dieu ne leur laisserait-il qu'une ombre de bien, qu'un frêle espoir, une goutte d'eau destinée à les rafraichir.

Ils adhéreraient à cette ombre, à cette apparence, avec toute l'énergie de leur volonté épuisée et haletante ; ils s'éprendraient d'ardeur pour cette parcelle de soulagement, cherchant à s'y séduire et à se tromper sur l'étendue et la profondeur de leur infortune. Et il faut ne pas connaître le cœur de l'homme, pour se figurer qu'il ne se résignerait pas à cet Enfer mitigé, plutôt qu'à ployer le genou et fléchir.

Si donc l'Enfer n'est pas un déluge et un accablement d'ineffables et d'éternelles souffrances, faisant sentir au coupable tout le poids de la main qui le châtie, dans la lutte du bien et du mal, l'homme restera victorieux et le Maître du Ciel sera le vaincu ; tout genou ne fléchira pas devant lui, comme il l'a prédit.

Il est donc de toute nécessité, pour la gloire divine, que l'homme qui L'a outragée, en se montrant obstinément et systématiquement rebelle, soit soumis à des tourments extrêmes, sans fin, incompréhensibles et en équation avec la gloire divine offensée.

Il faut qu'il endure des déchirements et des douleurs sans mélange, accompagnés d'une séparation absolue et totale de toute créature en état de le recréer et de le distraire, des douleurs qui l'enveloppent, ne lui laissant entrevoir, au-dessus de sa tête, à ses pieds, autour de lui, que désolation et terreur ; et cela afin qu'il reconnaisse la grandeur de Dieu qu'il a méconnue, et que l'excès de sa détresse lui arrachant l'hommage que n'a pu obtenir la bonté, il s'écrie comme Julien l'Apostat à sa mort : Tu as vaincu, Galiléen.

Sans doute, cet état d'un supplice sans adoucissement terrifie nos pensées, mais il est la sanction nécessaire du gouvernement divin ; un Enfer temporaire, tel que le Purgatoire, ne pourrait suffire à en assurer l'ordre et la sanction.

En effet, combien est-il d'hommes, en cette vie, qui aient souci du Purgatoire ? Combien de chrétiens sans générosité et sans courage, souscriraient volontiers à mille Purgatoires, afin de contenter leurs désirs d'un instant. - Un philosophe Allemand discutant un jour avec un de ses amis disait : «Pour obtenir la réalisation de tel vœu, de tel projet d'ambition après lequel je soupire, je donnerais volontiers deux millions de ma félicité éternelle».

Son interlocuteur lui répondit : «Vous êtes singulièrement modéré dans le sacrifice que vous offrez». L'homme n'estime que ce qui est infini : qu'une créature s'offre à lui avec le sourire et le charme de la séduction, aussitôt il la doue de tout cet infini, renfermé dans ses affections et dans ses rêves, il fait reposer sur elle l'idéal et l'enchantement d'un bonheur gigantesque et illimité ; eh bien, en face de cet infini, sensible, vivant, palpable, qui donne la fièvre à son cœur, allume un feu dévorant dans ses sens, mettez pour contrepoids une peine d'une durée infinie, dont la menace se montre à lui dans un avenir lointain et indéterminé, qu'il se représente d'une manière confuse, et dont il se flatte de conjurer la rigueur avant la mort, nous le disons, cet Enfer temporaire apparaîtra à cet homme une compensation modeste des jouissances sans mesure que lui promet une minute de pouvoir ou de volupté.

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Message  ami de la Miséricorde Mar 13 Juin 2023 - 7:05

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Ibunt hi in supplicium æternum.
Ils iront au supplice éternel. (Mt., XXV, 26.)

Il risquera tout, il mettra dans son enjeu les milliards et les milliards de siècles dont vous le menacez, il se figurera gagner une bonne partie ; à moins que ce ne soit l'éternité, il ne marchandera ni sur le degré ni sur le temps. Celui qui n'admet pas cela n'a jamais sondé les profondeurs de la nature humaine ; à un être immortel, il faut des espérances et des craintes qui soient à son niveau ; tout ce qui n'est pas éternel disparaît devant l'effroyable immensité de ses désirs. (Nicolas, Études sur le Christianisme).

Notre démonstration de l'éternité établie, disons quelles en sont les peines, quelle est leur intensité, et le lieu où les démons et les réprouvés les endurent.

II

Les peines endurées par les réprouvés sont : les unes privatives, les autres positives. Les peines privatives consistent dans le supplice du dam, c'est-à-dire dans la perte de Dieu ; les peines positives dans le supplice du feu. Saint Augustin nous dit que la peine du dam est de toutes les peines de l'Enfer la plus terrible et la plus incompréhensible ; auprès des regrets et du désespoir qu'elle suscite, les autres souffrances n'en méritent pas même le nom : Plustorquetur cœlo quam gehenna.

Le réprouvé a la certitude qu'il a perdu Dieu, qu'il ne peut plus s'unir à celui qui l'a créé ; il est à jamais privé de la possession du souverain bien et de la vue de l'infinie beauté, et cette considération lui cause une douleur si acerbe, qu'elle suffirait, à elle seule, pour allumer les flammes qui le consument.

Durant la vie présente, appesantis par notre enveloppe terrestre, distraits et égarés par le spectacle des choses sensibles, nous ne pouvons apprécier l'immensité d'une telle perte ; mais lorsque l'âme, par la mort, est séparée de l'universalité des créatures, elle n'a plus aucun objet sur lequel elle puisse se complaire.

Dieu apparaît à elle comme l'unique trésor et l'unique fin ; elle se précipite vers lui avec toute l'impétuosité de ses désirs ; elle concentre, sur cette divine beauté, toute sa force, toutes ses ardeurs et la plénitude de ses aspirations.

Que l'on se figure un poisson jeté hors de son élément liquide, une aiguille aimantée oscillant d'une oscillation non interrompue, sans parvenir à se fixer dans la direction de son pôle, une locomotive déraillée, et emportée dans les espaces par une course précipitée.

Toutes ces similitudes ne nous retracent qu’imparfaitement l'indicible état d'une âme dévoyée, égarée loin de sa fin, et dans l'impuissance de rentrer jamais dans sa voie. Il n'y a plus d'avenir pour elle.

Le poète théologien du moyen âge voyait écrites en caractères noirs, à la porte des lieux sombres et maudits de l'Enfer, ces significatives paroles : «Par moi l'on va dans la cité des larmes, par moi l'on va dans l'abîme des douleurs. La justice anima mon sublime Créateur ; je suis l'ouvrage de la divine puissance, de la haute sagesse et du premier amour... O vous qui entrez ici, laissez toute espérance» (Dante, L'Enfer, chant. III).

Source : livres-mystiques.com

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Message  ami de la Miséricorde Mar 13 Juin 2023 - 17:42

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SIXIEME CONFÉRENCE : DE L'ÉTERNITÉ DES PEINES ET DE LA DESTINÉE MALHEUREUSE
Ibunt hi in supplicium æternum.
Ils iront au supplice éternel. (Mt., XXV, 26.)


Ce qu'il y a de certain, et ce qu'enseignent tous les théologiens, c'est que les démons et les réprouvés sont privés de toute grâce et de toute illumination surnaturelle.

A ce point de vue, ils sont plongés dans les ténèbres et frappés d'une incurable cécité ; mais ils ne sont nullement déchus dans leurs forces et l'usage de leurs facultés naturelles, ils restent en possession des sciences spéculatives qu'ils avaient acquises, ils sont même susceptibles d'acquérir expérimentalement de nouvelles connaissances.

Au milieu de leurs tourments, leur mémoire ne perd pas sa fermeté, leur intelligence conserve sa pénétration, et leur volonté son énergie et toute son activité ; mais toutes ces facultés et toutes ces aptitudes naturelles, que Dieu laisse en eux afin d'accroître leurs châtiments, sont faussées dans leur but et dans leur direction, elles ne peuvent plus tendre vers des objets honnêtes, utiles et sérieux.

La raison en est que l'honnête, le beau, l'utile, sont des reflets et une participationdes divins attributs, et l'âme séparée de Dieu sans retour n'est plus susceptible de cette participation.

Comme le dit Suarez, le jugement des désirs et à la sage ordonnance de leurs actions (de Angelis, 1,VIII, ch. v ).

Courbés sous le poids de la malédiction, les démons et les réprouvés ne peuvent plus s'attacher au vrai, et leur esprit n'aspire qu'à se nourrir d'illusions et de mensonges ; leur cœur déréglé ne peut s'ouvrir à l'amour et demeure rongé par la haine ; leur imagination est assaillie par d'effrayants fantômes et par des terreurs sans cesse renaissantes.

Dans les siècles de foi, lorsqu'un ministre des autels avait trahi ses engagements sacrés et s'était rendu gravement coupable, il était conduit dans le sanctuaire et soumis à la peine de la dégradation. Le Pontife le dépouillait de ses insignes :

il lui enlevait l'aube, symbole d'innocence ; l'étole, signe de sa juridiction sur les âmes ; la chasuble, mystérieux
emblème de sa personnification avec Jésus-Christ, et il lui disait : Sois dépouillé de ces ornements dont tu es indigne.
Les chrétiens réprouvés sont soumis à une dégradation analogue ; Dieu, en les abandonnant au moment où s'est consommée leur fin malheureuse, leur retire tout ce qui reste en eux de vertus théologales, telles que la foi et l'espérance.

Il les dépouille de leurs vertus morales, de la force, de la prudence, de la justice, de la tempérance, de toutes les autres qualités naturelles, telles que le désintéressement, la fidélité aux lois de l'honneur, l'aménité et la distinction des manières, vertus dont ils ont abusé pour entretenir en eux l'orgueil et ses complaisances coupables. Il ne laisse subsister aucune trace de perfection dans ceux qu'il a rejetés.

Ainsi les damnés sont des êtres profondément dégradés ; ils ne sont plus susceptibles d'aucun respect, d'aucun amour, d'aucune compassion.

Source : livres-mystiques.com

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Message  ami de la Miséricorde Mer 14 Juin 2023 - 23:08

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SIXIEME CONFÉRENCE : DE L'ÉTERNITÉ DES PEINES ET DE LA DESTINÉE MALHEUREUSE
Ibunt hi in supplicium æternum.
Ils iront au supplice éternel. (Mt., XXV, 26.)


En tant que séparés du souverain bien, ils deviennent souverainement haïssables, et, comme les démons, ils ne sauraient inspirer d'autre sentiment, que l'horreur et l'exécration.

Afin de mieux concevoir leur sort lamentable, retraçons-nous une ville où seraient agglomérés les Caïn, les
Néron, tous les scélérats qui ont souillé la terre, et dont la justice humaine se défait en les reléguant au fond des prisons et des bagnes.Supposons en outre que, dans cette ville, il n'y eût ni police, ni soldat, ni force publique, afin d'empêcher ces malheureux de s'entre-tuer, et de se déchirer les uns les autres.

Eh bien ! c'est là l'Enfer, tel que nous le décrit le prophète Job : «Ubi nullus ordo, sed sempiternus horror inhabitat (Job, X, 22) ; un séjour où il n'y a pas d'ordre et où règne une horreur éternelle». Telle est la peine du dam. Ayant perdu Dieu, les damnés ont perdu, par le fait, toute espérance, toute dignité, toute consolation.

La seconde peine de l'Enfer, c'est celle du feu ; ce feu est-il de même substance et de même nature que le nôtre, oui bien, comme quelques-uns le veulent, est-il un feu immatériel, un simple effet de la vive douleur causée à l'âme par les regrets de sa perte ?

Comme nous l'avons dit, les saintes Ecritures désignent constamment la peine du feu, lorsqu'elles parlent des supplices des réprouvés.

Comme elles emploient cette expression sans l'accompagner d'aucun terme restrictif, il n'y a aucune raison de l'interpréter dans un sens métaphorique et défiguré. Sur ce point, la doctrine de saint Thomas est d'une précision remarquable.

«De quelque manière que l'on imagine le feu de l'Enfer, il est certain que, considéré en lui-même, et quant à sa substance, il est matériel, et de même nature que le nôtre , quant à ses effets, et par rapport aux corps soumis à son action, il se peut faire qu'il soit d'une espèce différente.

Ainsi le charbon et la flamme, le bois embrasé et le fer rougi et incandescent, ne diffèrent pas, quant à l'élément calorifique qui les pénètre et quant à leur état d'ignition, mais, seulement, quant
au mode de réception.

Le fer est rougi et entre en fusion par l'effet d'une communication extérieure ; le soufre, au contraire, entre en combustion par la vertu d'un principe qui lui est intime et inhérent ; ainsi nul doute que, considéré en lui-même, le feu de l'Enfer ne soit de même espèce que le nôtre.

Mais quant à dire qu'il subsiste en lui-même, ou dans une substance étrangère, nous ne pouvons rien affirmer sur ce point» (Quæst. XCVII, art. 6).

Source : livres-mystiques.com

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