« MOI, MARIE, J'AI RACHETÉ LA FEMME PAR MA DIVINE MATERNITÉ »
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« MOI, MARIE, J'AI RACHETÉ LA FEMME PAR MA DIVINE MATERNITÉ »

Message  Invité le Sam 3 Déc 2011 - 8:45

« MOI, MARIE, J'AI RACHETÉ LA FEMME PAR MA DIVINE MATERNITÉ »
( Maria Valtorta, tome I, chapitre 48 , pages 174/177 )


Marie dit :

« Je t'avais promis que Lui serait venu t'apporter sa paix. Te rappelles-tu cette paix qui était en toi au jour de Noël ? Quand tu m'as vue avec mon Bébé ? Alors c'était ton temps de paix. Maintenant c'est ton temps de peine. Mais, tu le sais désormais : c'est dans la souffrance que l'on gagne la paix et toute grâce pour nous et pour le prochain.

Jésus-Homme redevint Jésus-Dieu après les terribles souffrances de la Passion.

Il redevint la Paix. Paix dans le Ciel d'où il était venu et d'où maintenant il répand sa paix sur ceux qui, dans le monde, l'aiment. Mais aux heures de la Passion, Lui, Paix du monde, fut privé de cette paix. Il n'aurait pas souffert, s'il l'avait possédée. Et il devait souffrir . Complètement souffrir.

Moi, Marie, j'ai racheté la femme avec ma Maternité divine. Mais cela ne fut que le début de la rédemption de la femme. Me refusant à toute union humaine par le voeu de virginité, j'avais repoussé toute satisfaction charnelle en méritant ainsi la grâce de Dieu. Mais ce n'était pas encore suffisant. En effet, le péché d'Eve était comme un arbre à quatre branches: orgueil, cupidité, gourmandise, luxure. Et ces quatre branches devaient être coupées avant de stériliser l'arbre jusqu'en ses racines.

C'est en m'humiliant jusqu'au plus profond de moi-même que j'ai vaincu l'orgueil. Je me suis humiliée devant tout le monde. Je ne parle pas de mon humilité devant Dieu. Elle est due au Très-Haut par toute créature. Son Verbe la possédait. Je devais l'avoir, moi, femme. Mais as-tu réfléchi à toutes ces humiliations que j'ai dû supporter, et sans me défendre, d'aucune manière, de la part des hommes ?

Même Joseph, qui était juste, m'avait accusée en son coeur. Les autres qui n'étaient pas justes, avaient péché en médisant de ma grossesse, et la rumeur de leurs paroles était venue comme un flot amer se briser contre mon honneur de femme. Ce furent les premières des humiliations innombrables que ma vie de Mère de Jésus et du genre humain me procurèrent. Humiliations de pauvreté, humiliations de réfugiée, humiliations pour les reproches des parents et amis qui, ne connaissant pas la vérité, taxaient de faiblesse ma conduite maternelle à l'égard de Jésus, devenu jeune homme, humiliations pendant les trois années de son ministère, humiliations cruelles à l'heure du Calvaire, humiliations jusqu'à reconnaître que je n'avais pas de quoi acheter une place et des aromates pour la sépulture de mon Fils.

J'ai vaincu la cupidité des premiers parents
en renonçant d'avance à ma Créature.


Une mère ne renonce jamais que par force à sa créature. Si elle est réclamée à son coeur par la patrie, l'amour d'une épouse ou Dieu Lui-même, elle se raidit contre la séparation. C'est naturel. Le fils croît dans le sein maternel et on ne coupe jamais complètement le lien qui tient sa personne unie à la nôtre. Même quand on a rompu le canal vital de l'ombilic, il reste toujours un nerf qui part du coeur de la mère, un nerf spirituel, plus vi- vant et plus sensible qu'un nerf physique et qui est branché sur le coeur du fils. Et on le sent s'étirer à en faire souffrir si l'amour de Dieu ou d'une créature, le devoir patriotique éloignent le fils de la mère. Et il se brise en déchirant le coeur si la mort arrache un fils à une mère.

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Mon Fils, Je l'ai donné à Dieu, je vous l'ai donné, à vous.

Message  Invité le Sam 3 Déc 2011 - 8:56

Marie ajoute :

Et moi, j'ai renoncé, dès l'instant que je l'ai eu, à mon Fils. Je l'ai donné à Dieu, je l'ai donné à vous. Moi, du Fruit de mon sein, je me suis dépouillée pour réparer la faute d'Eve du fruit dérobé à Dieu.

J'ai vaincu la gourmandise, celle du savoir et celle de la jouissance,

en acceptant de savoir uniquement ce que Dieu voulait que je sache, sans demander à moi-même ou à Lui plus que ce qui m'avait été dit. J'ai cru, sans chercher. J'ai vaincu la gourmandise de la jouissance car je me suis refusé toute satisfaction sensuelle. Ma chair, je l'ai mise sous mes pieds. La chair, instrument de Satan, je l'ai mise avec Satan, sous mon talon afin de m'en faire un escabeau pour m'approcher du Ciel. Le Ciel, mon but ! Là où est Dieu, ma seule faim, une faim qui n'est pas gourmandise mais nécessité bénie par Dieu qui ne veut nous voir d'appétit que pour Lui seul.

J'ai vaincu la luxure qui est la gourmandise portée jusqu'à la gloutonnerie.

En effet, tout vice non réfréné conduit à un vice plus grand. La gourmandise d'Eve, déjà condamnable, l'a conduite à la luxure. Il ne lui a pas suffi de se satisfaire seule, elle a voulu pousser sa faute jusqu'au raffinement. Elle a connu la luxure et l'a enseignée à son compagnon. J'ai bouleversé les termes, et au lieu de descendre, j'ai toujours monté. Au lieu de faire déchoir, j'ai toujours attiré vers les sommets, et de mon compagnon, qui était un homme honnête, j'en ai fait un ange.

Dès que je possédais Dieu, et avec Lui ses richesses infinies, je me suis hâtée de me dépouiller en disant : " Voilà : qu'elle soit faite pour Lui et par Lui ta volonté ".

Chaste est celui-là qui possède la retenue, non seulement de la chair,
mais encore des affections et des pensées.

Je devais être la Chaste pour réduire à rien l' Impudique de la chair, du coeur et de l'esprit. Je n'ai pas quitté cette retenue en ne disant pas même de mon Fils, qui était uniquement à moi sur la terre comme il était uniquement à Dieu au Ciel : " Celui-ci est à moi, je le veux "

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Pourtant cela ne suffisait pas encore, pour rendre à la femme la paix perdue par Eve.

Message  Invité le Sam 3 Déc 2011 - 9:10

Marie ajoute :

Pourtant cela ne suffisait pas encore,
pour rendre à la femme la paix perdue par Eve.


Cette paix, je vous l'ai obtenue au pied de la Croix, en voyant mourir Celui que tu as vu naître. En me sentant arracher les entrailles au cri de ma Créature qui mourait, je me suis vidée de tout féminisme : je n'étais plus chair, mais ange. Marie, la Vierge unie comme épouse à l'Esprit, est morte à ce moment-là. Il restait la Mère de la Grâce, celle qui par son tourment vous a engendrés à la Grâce et vous l'a donnée. La femelle que j'avais reconsacrée femme la nuit de Noël, a acquis au pied de la Croix le moyen de devenir la créature des Cieux.

Moi, j'ai fait cela, pour vous, en me refusant toute satisfaction, même sainte.

De vous, réduites par Eve à être des femelles pas supérieures aux compagnes des animaux, j'ai fait, pourvu que vous le vouliez, les saintes de Dieu.

J'ai atteint ce sommet pour vous.
Comme Joseph, je vous ai portées vers les hauteurs. Le rocher du Calvaire est pour moi le Mont des Oliviers.

Là, j'ai pris mon élan pour porter jusqu'aux Cieux, l'âme de nouveau sanctifiée de la femme, en même temps que ma chair, glorifiée pour avoir porté le Verbe de Dieu, et j'ai supprimé en moi jusqu'à la dernière trace d'Eve, la dernière racine de cet arbre aux quatre rameaux empoisonnés et la racine enfoncée dans les sens qui avait entraîné à sa chute l'humanité, et qui, jusqu'à la fin des siècles et jusqu'à la dernière femme, vous mordra les entrailles.


C'est de l'endroit où je resplendis dans le rayonnement de l'Amour que je vous appelle et vous indique le Remède pour vous vaincre vous-mêmes :


la Grâce de mon Seigneur et le Sang de mon Fils.


Et toi, ma parole, repose ton âme dans la lumière de cette première aube de Jésus pour avoir la force au cours des crucifixions qui ne te seront pas épargnées, parce que c'est ici que nous te voulons, ici où on arrive par le chemin de la douleur, parce que c'est ici que nous te voulons où l'on monte d'autant plus haut qu'on a supporté davantage de peine pour obtenir la Grâce au monde.
Va en paix, je suis avec toi.»
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