Don Raymond et le Sens de la Fin des Temps : "L'Heure des Ténèbres !"
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Don Raymond et le Sens de la Fin des Temps : "L'Heure des Ténèbres !"

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Message  Poirot le Mer 14 Déc 2011 - 18:13

"L'HEURE DES TENEBRES"
par Don Raymond
Editions Hovine Belgique
- 1995 -


"Prends garde que la lumière qui brille en toi ne soit point ténèbres" (Luc 11, 35)

à mes compagnons de prière

AVERTISSEMENT

Don Raymond ne se présente pas comme un "être de lumière", mais un simple pécheur parmi les pécheurs.
Il n'apporte pas une révélation ou un enseignement nouveaux.
Dans la prière et le renoncement, il médite la Bible et les messages actuels du Christ et de la Vierge qui annoncent notre perdition.
Le salut est au bout du courage.


MIRAGE D'AMOUR

LA QUETE

On n'a jamais autant parlé d'amour et d'Age Nouveau. On annonce ici, le retour de Jésus, né en 1962. Là sa venue sous la forme du "Maître de Sagesse" d'un ashram indien. Pas très loin sa puissante incarnation divine dans celle d'un Swami, faiseur de "miracles". Là, sa réapparition à Londres, le 8 juillet 1977. On découvre à la télévision un Messie érigeant son monastère dans la campagne provençale entouré de médecins et de lettrés. On fait la promotion de telle jeune indienne de 32 ans, vivant en Europe et se présentant elle-même comme l'Avatar de l'Age Nouveau, l'Incarnation de la Mère divine réunissant en elle toutes les divinités des religions antiques et potentialités de l'Eternel Féminin, comme la Vierge elle-même.

Parmi tant d'autres incarnations ou réincarnations toutes plus authentiques les unes que les autres et accompagnées d'ouvrages apologétiques, j'en omets volontairement.

De toutes parts s'organisent des voyages vers ces "êtres de lumière". On croit. On adore. On est prêt à brûler d'amour. On brûle. On se découvre en eux. L'illusion s'étend. Gagne. Ce n'est qu'un début. Le pire n'est pas encore advenu. Mais il arrive. Il vient. Nous le savons pas l'Ecriture. Et l'illusion sera Terrible. Elle fera des ravages. Le terrain est tout préparé par la désaffection politique, la chute des idéologies, le règne du matérialisme, la société permissive, et la puissante anesthésie des médias, laissant le champ libre au grand errement final.

Lui, nous le nommerons plus loin. Son nom est en toutes lettres dans l'épître du disciple bien-aimé. L'Ere des faux-prophètes est bien là, comme la Bible nous l'annonçait. Faux-prophètes, ils prophétiseront, feront des signes. Et même des prodiges ! Peu durables, certes, mais suffisants pour provoquer la confusion. La division.
"Alors si l'on vous dit : Voici le Christ ! ou bien : le voilà ! N'en croyez rien ! Car il surgira de FAUX-CHRISTS et de FAUX-PROPHETES, qui opèreront DE GRANDS SIGNES ET PRODIGES, au point d'abuser les élus eux-mêmes, s'il était possible. Vous voilà prévenus. Si donc on vous dit : Le voici dans le désert ! n'y partez pas ; Le voici dans les pièces retirées ! n'en croyez rien. Comme l'éclair en effet part de l'orient et brille jusqu'à l'occident, ainsi en sera-t-il de l'Avènement du Fils de l'Homme ! "
(Mt 24, 23-27 ; Mc 13, 21 et s)
" Car un temps viendra où les hommes ne supporteront plus LA SAINE DOCTRINE, mais au gré de leurs convoitises et l'oreille leur démangeant, ils se donneront des maîtres à foison et détourneront l'oreille de la vérité POUR SE TOURNER VERS LES FABLES. "
(2 Tm 4, 3-4)

Au nom de l'Amour parlera nécessairement l'Imposteur. Au nom de la liberté qui doit élever l'homme au rang de Dieu, le délivrer de toute inutile souffrance. Il séduira et on l'écoutera. Et il fera se dresser, sans espoir, le fils contre son père, la fille contre sa mère, l'épouse contre son époux. Il séduira ceux qui se croient forts. Scientifiques et lettrés. Prêtres y compris. Le compte à rebours est commencé.

Nous vivons la décennie la plus confuse, mais aussi la plus terrible de l'histoire de l'humanité, comme il sera montré plus loin, documents à l'appui. Cette lettre transmise au Pape le 2 décembre 1983, qui cite dix secrets et châtiments, qui pourra donc la lire sans y trouver son propre acte d'accusation ?

Châtiments, direz-vous, à l'heure où l'on promet l'Amour ? A l'heure où l'homme va enfin, croit-il, entrer dans l'Ere de Paix ? Car il y rentrera, certes. Mais à la fin de l'apostasie générale et de la grande tribulation, par la petite porte, la porte étroite qui à l'orée du XXIème siècle n'aura peut-être laissé en vie qu'une partie de l'humanité.

A-t-on vu avertissement plus anti-commercial, propos si peu mesuré ? Ami lecteur, peut-être avez-vous déjà envie de reposer ce livre pour tel autre beaucoup plus rassurant ! Pourtant vous sentez qu'il tranche résolument sur la démagogie ambiante enrobant de miel ces dos de couverture, ces préfaces lénifiantes à la gloire naissante de l'Age d'Or, de cette Ere du Verseau, qui en fait, va être éprouvée par le feu.

Millénarisme ? Langage d'exalté ? Intégrisme ? Fanatisme qui se dévoile ? Comment le Dieu d'Amour serait-il aussi ce Dieu qui punit ? Qu'est ce que la Justice des hommes sinon la punition des fautes ? Or la justice des hommes n'est pas celle de Dieu. Elle est même souvent plus dure, car Dieu, Lui, fait valoir son Pardon. Si le repentir est grand, à la mesure de la faute commise, et réparé, Dieu pardonne et se réjouit du retour du Fils prodigue, qui est une victoire sur lui-même.
Mais lorsqu'il n'y a plus de repentir, aucune volonté de réparer, et que la faute est, de plus, revendiquée par l'orgueil humain, Dieu qui est Amour punit. Au nom même de l'Amour. Solution qui empêche que le ver ne continue à se répandre dans le fruit et ne le pourrisse complètement. Car, en dépit de tout et de la trahison, Dieu persévère à vouloir sauver l'homme et la terre qu'il lui a donnée. Lorsqu'une société entière commet des fautes, et les revendique face à son Dieu, la punition divine, est au niveau de la société entière.

Ainsi, pour les malades atteints de grave maladie il y a toujours eu deux langages : celui de la vérité, celui du "pieux" mensonge. Certains, de bonne foi, croient en effet bien faire en assurant le malade de sa guérison plus ou moins prochaine, de peur que la confrontation brutale à l'échéance inéluctable ne produise ce choc qui ajoute l'angoisse à la souffrance physique.

En même temps, les consolateurs se rassurent eux-mêmes, ainsi dispensés d'effectuer jusqu'au grand seuil l'accompagnement moral ou spirituel qu'ils redoutent par crainte des conséquences, insuffisance de temps pour expliquer, de disponibilté à l'autre, qui sont en fait dans l'ordre des choix et des urgences, manque évident de charité. Or le monde approche de l'épreuve. Comme toujours, pour la disparition d'un être cher, en cette civilisation du clip, le temps passera trop vite. C'est au moment où surviendra ce qui pourtant nous a été annoncé par l'Ecriture, que notre futilité nous sautera -trop tard- aux yeux.

Certains qui savent se taisent afin de ne pas affoler davantage. Certains rient. Propos inimaginable pour eux ! Certains parlent. On les censure. Qui écoute ?

En rappel à la foi, un signe visible et permanent va être donné pour l'humanité. Ne l'attendons pas pour nous tourner vers Dieu, et non vers ses prétendues incarnations ou réincarnations. Le Christ se fit-Il jamais adorer sur terre ? ...

Trois avertissements devant éveiller la conscience de l'homme précèderont le signe. Ainsi pour le peu de temps toujours trop court qui nous reste, parole ou écrit, toutes les ressources de l'information doivent être utilisées. Le texte, lui, pourra être relu, vérifié, pesé, médité. Que le lecteur ouvre son coeur et s'arme de patience. Alors l'esprit aidant, recueillera-t-il des fruits qui ne sont pas voilés par un emballage trompeur.

Pour autant le voyage n'en est pas moins passionnant que celui qui mène aux portes des gourous et des dits "êtres de lumière" :
"Prends garde que LA LUMIERE qui brille en toi ne soit point TENEBRES ! ... " prévient le Christ. (Luc 11, 35)

Lorsque l'Adversaire se manifestera, seront nous plus nombreux à le débusquer, comme nous démasquons aujourd'hui ses prophètes travestis en agneaux ?


LE RETOUR EN GLOIRE

Après viendra l'Amour. Le Seul digne de ce nom. Il viendra non dans sa chair, car ainsi y est-il déjà venu accomplir son sacrifice pour la Rédemption du monde. Et il y a tout accepté de nos bassesses. Tout souffert en son corps et son esprit, jusqu'au don de sa vie : " On peut tomber plus bas que soi, on ne tombera jamais plus bas que Dieu " (Père Balthazar) Son enseignement d'amour a été recueilli, vécu par les apôtres, porté au monde entier. Comment le monde l'a-t-il accueilli ? ...

Le dixième secret accompli, cessera l'emprise de l'Adversaire. En cette humanité renouvelée, l'Amour qui est le Christ, non un maître humain mais le Fils de Dieu, reviendra DANS SON CORPS DE GLOIRE :
" Et alors paraîtra dans le ciel, le signe du Fils de l'Homme, et alors se frapperont la poitrine toutes les tribus de la terre, et elles verront le Fils de l'Homme venir SUR LES NUEES DU CIEL AVEC PUISSANCE ET GRANDE GLOIRE. " (Math.24, 30)
" Et alors on verra le Fils de l'Homme venir DANS LES NUEES AVEC PUISSANCE ET GRANDE GLOIRE. " (Marc 13, 26)
" Et alors on verra le Fils de l'Homme venir DANS UNE NUEE AVEC PUISSANCE ET GRANDE GLOIRE. " (Luc 21, 27)
" Voici qu'IL VIENT PARMI LES NUEES et tout oeil le verra, et ceux-là même qui l'ont transpercé, et à son sujet se frapperont la poitrine toutes les tribus de la terre. " (Apoc.1, 7)
" Ce Jésus qui, d'auprès de vous a été emporté au ciel, VIENDRA DE LA MEME MANIERE que vous l'avez vu partir POUR LE CIEL. "
(Actes 1, 10)

"L'âge du Verse-Eau" sera en fait celui de l'Eau vive, celle que les témoins fidèles qui auront gardé la parole et l'auront surtout mise en pratique, puiseront avec allégresse aux sources du Sauveur. (cf. Isaïe 12, 3) Aussi convient-il de dénoncer sereinement, mais avec toute la lucidité requise par l'amour dû au prochain, les perversions et aberrations résultant de l'attente d'un Messie dans la chair. Que ce soient celles des religions qui n'ont pas su ou voulu reconnaître sa première venue, ou celles des adeptes du "New-Age", telles qu'elles se sont notamment manifestées à partir d'Alice Ann Bailey (1880-1949). Parmi les instructions de cette grande prêtresse des temps modernes, pour hâter "le retour du Christ" (titre de l'un de ses ouvrages), celle-ci très significative :
"Il faut diffuser d'urgence la Grande Invocation, qui est pour le Nouvel-Age ce que le Notre Père a été pour la chrétienté, et que le Christ prononce lui même chaque jour (sic ! ) :

" Du point de lumière dans la pensée de Dieu
Que la lumière afflue dans la pensée des hommes,
Que la lumière descende sur la terre.
Du point d'amour dans le coeur de Dieu
Puisse le Christ REVENIR SUR TERRE... "
(cité par le Dr. Bernard Bastian, "le New-Age, d'où vient-il, que dit-il, p.47)

Singulière invocation de ceux qui appellent le Christ à revenir une nouvelle fois sur cette terre dans sa chair, en refusant délibérément l'enseignement de sa première venue pour lequel il a donné sa vie. Incapables en cela de réaliser, comme il l'a pourtant annoncé Lui même, son retour dans la Gloire ! A la clarté des évangiles, aux confirmations des messages laissés à l'humanité par le Christ ou sa Mère, les adeptes du Nouvel-Age préfèrent les élucubrations humaines enrobées de poésie dont la forme rassurante concourt à détourner des avertissements hélas nombreux. Consciente ou inconsciente, subie ou organisée, cette perversion ajoutée à celle des religions messianistes toujours dans l'attente, participe pleinement à la venue de l'Antéchrist et la prépare.

Ainsi "le Messie terrestre" du grand Mirage Final voit sa route parfaitement tracée par les errements de toutes sortes qui n'épargnent guère les intellectuels.


LE CHOIX : FIDELITE OU COMPROMIS ?

L'homme ne retient ordinairement de l'histoire que ce qui est propre à justifier son action du moment. Reportons-nous donc un peu en arrière.

Face à la décadence de l'empire romain plongé dans la débauche, les orgies et les sanglants jeux du cirque, les premiers chrétiens avaient en effet le choix :
- COMPOSER avec cette société mortellement corrompue, afin de
survivre par le nombre ;
- RESTER FIDELE au message du Christ, quitte à disparaître.

Or, en dépit de tout calcul statisticien, la foi jusqu'au sacrifice, la profondeur de la morale chrétienne, ont triomphé de toute la puissance romaine, et l'empire païen s'est effondré comme un château de cartes, régénéré de l'intérieur. Le corps pourri jusqu'à la décomposition a retrouvé la santé. A découvert la sainteté dans le Christ.

Aujourd'hui, les conditions de décadence morale de l'empire romain inversement proportionnelle à son savoir-faire technologique (ouvrages d'art, ponts, aqueducs, termes sophistiqués, ... ) et le même choix se reproduisent sans qu'il y ait cette fois péril apparent pour la vie. Et pourtant les statisticiens en vue sont de plus en plus incapables de résister à l'attrait de la sacro-sainte "liberté". C'est même cette dernière qui est présentée de fait comme génératrice d'amour et non l'inverse. Or quelle est la réalité d'un amour sans sacrifice ? Celui qui aime vraiment et voit souffrir son époux, son enfant, ses parents, ses amis, n'aimerait-il point "prendre" leurs souffrances ? ... C'est la voie que nous a montré le Christ et il n'y en a pas d'autres. Tout le reste est illusion. Tromperie sur l'amour. Triste carricature des sens. On se met avidement en quête de petits fragments de bonheur égoïste, de lambeaux de plaisir arrachés au temps. Mais l'homme sait bien au fond de son coeur que le véritable bonheur s'inscrit dans la durée. "L'amour qui ne donne pas, qui ne se donne pas, n'est pas de l'amour", dit le Christ à Soeur Beghe, religieuse bruxelloise, le 28 décembre 1988. Appelé dans l'Apocalypse "LE TEMOIN FIDELE", Jésus donne sa véritable dimension à toute FIDELITE.

Or une société peut se détruire au nom même de la liberté confondue avec la jouissance universelle, elle-même érigée comme le droit, le devoir, le moyen, sinon le but-même de l'accomplissement humain. Le principe de toutes choses. Les sciences dites modernes lui tressent une splendide couronne. Par le biais de la psychanalyse, de la psycho-sociologie, des idéologies et philosophies humaines présentées comme libératrices, on en arrive (on cherche même) à mettre en pièces l'enseignement du Christ qui est pourtant fort clair. Atténuer, sinon nier, LE SENS DE SON SACRIFICE, de manière à s'en dispenser soi-même. Déformer insidieusement ses propos, les morceler, les couper du contexte de la Rédemption, afin de promouvoir les errances destructrices de l'homme. Jésus n'a pas prêché la théorie de la libération pour soulever la Palestine contre l'oppresseur romain. Pas plus que, pour "élargir" son enseignement ou lui frayer un chemin, il n'a tenu de colloque culturel avec Pilate qui était pourtant un esprit ouvert de son temps. Car il venait accomplir un dessein beaucoup plus grand encore réclamant une sainteté absolue.
Et l'on rejoint la boutade de Jacques Julliard : "Vous imaginez, vous, Drewermann, au pied de la croix ? A coup sûr, il eût psychanalysé Marie-Madeleine, ou fait un sondage d'opinion auprès des soldats romains ! . . " (Nouvel Observateur, 21.10.93)

Ainsi, pour les nouveaux "fonctionnnaires de Dieu" plus proches du divan psychanalytique que du service de l'autel, la lecture des ouvrages politiques et leurs figures emblématiques, ont avantageusement remplacé la méditation ennuyeuse et sans doute trop culpabilisatrice de la vie des saints logiquement calquée sur celle de Jésus :
La pauvreté, l'humilité, le don de soi, l'acceptation du sacrifice pour l'amour du Christ et du prochain, illustrent l'Evangile mieux que toute discussion théologique.
Comprendre d'abord avec le coeur.

La vie des mystiques éclaire les mystères de l'Evangile qui ne sont pas d'ordre intellectuel. L'inédie complète de la stigmatisée Marthe Robin, uniquement nourrie pendant quarante ans de l'hostie hebdomadaire le Vendredi, jour de la Passion du Christ, nous fait admettre et comprendre la merveilleuse puisance de l'Eucharistie. Car à quoi seraient réduites les Ecritures sans la vision et la méditation de leur application ? ! Et sur son lit d'agonie, P. C. de son brûlant amour, Marthe fut un authentique Général faisant naître dans le monde de nombreux Foyers de Charité. Celui qui vit en Dieu, trouve pour aider les autres, des forces qui le dépassent.

La méditation de la vie des saints et des mystiques est de nos jours salutaire, pour endiguer les discours du monde qui contribuent à masquer la contagieuse grandeur de l'Evangile réduit à un roman de pure inspiration humaine. Permettant donc tous les jeux ("Je") de l'esprit, les interprétations, aberrations, contre-sens... En fait, un simple livre que l'on découvrirait aujourd'hui pour la première fois en fermant les yeux sur l'expérience vécue (et non théorique... ) de tous ceux qui, à travers les âges, l'on amené jusqu'à nous par le don de leur vie !
L'Evangile se lit d'abord avec les yeux de l'amour et non ceux de la liberté.
Notre époque nous montre combien la liberté recoupe en fait l'emprise de la chair qui finit par asservir à sa loi biens des esprits intelligents, scientifiques, artistes, écrivains, puissamment détournés de leur vocation à élever le monde. Que de spectacles pitoyables où les instincts les plus bas de l'homme, applaudis, loués, encensés par les bateleurs du sexe, passent pour la conquête de ce siècle sur une morale ennemie !

Il est bon de rappeler ici les paroles de St Paul à ces mêmes premiers romains convertis, afin de les fortifier dans leur contacts avec ceux qui ne l'étaient pas encore :
"En effet, la loi de l'esprit de vie t'a libéré, en Jésus-Christ, de la loi du péché et de la mort. Car ce que ne pouvait la Loi, que la chair rendait impuissante, Dieu l'a fait en envoyant en vue du péché son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché : il a condamné le péché dans la chair, pour que la justice exigée par la Loi s'accomplît en nous, dont la conduite s'inspire non de la chair, mais de l'esprit.
CEUX QUI VIVENT SELON LA CHAIR, en effet, désirent LES CHOSES DE LA CHAIR ; ceux qui vivent selon l'esprit, les choses de l'esprit. Or LES DESIRS DE LA CHAIR, C'EST LA MORT ; les désirs de l'esprit, c'est la vie et la paix.
Voilà pourquoi les désirs de la chair sont hostiles à Dieu, car ils ne se soumettent pas à la loi de Dieu ; ils ne le peuvent même pas. Ceux qui sont dans la chair ne peuvent donc plaire à Dieu. Pour vous, vous n'êtes pas dans la chair, mais dans l'esprit, si vraiment l'esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu'un n'a pas l'Esprit de Christ, il ne lui appartient pas. Si au contraire Christ est en vous, le corps est mort en raison du péché, mais l'esprit vit en raison de la justice. Et si l'Esprit de Celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts habite en vous, Celui qui a resuscité d'entre les morts Jésus Christ donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous.
Ainsi donc, frères, nous sommes débiteurs, non de la chair pour vivre charnellement. , CAR SI VOUS VIVEZ CHARNELLEMENT, VOUS DEVEZ MOURIR ; mais si par l'esprit vous faites mourir les oeuvres du corps, VOUS VIVREZ. " (Rom.8, 1-14)
"Rejetons donc les oeuvres de ténèbres et revêtons les armes de lumière. Conduisons-nous avec dignité, comme on fait en plein jour : NI RIPAILLES NI ORGIES, NI LUXURES NI DEBAUCHE, NI DISCORDE NI JALOUSIE ; revêtez-vous au contraire du Seigneur Jésus-Christ, et ne prenez pas soin de la chair pour en satisfaire les convoitises. " (Rom, 13, 12-14)
"Je vous en prie, frères, gardez-vous de ceux qui sucitent dissensions et scandales en s'écartant de l'enseignement que vous avez reçu. Evitez-les ; car ces gens-là ne servent pas notre Seigneur Jésus Christ, mais LEUR VENTRE, et par leurs propos douceureux et flatteurs ils dupent le coeur des simples. "
(Rom.16, 17-18)

Ripailles, Orgies, Luxure, Débauche, LE VENTRE représente bien ici le "CENTRE" charnel de la révolte humaine, son lieu d'élection et d'accomplissement. LES PROPOS DOUCEUREUX ET FLATTEURS rappellent l'habileté et la perversion à détourner de l'enseignement du Christ. C'est pourquoi cette séduction-là est encore plus à craindre lorsqu'elle émane de prêtres-mêmes ou d'évêques aux yeux clairs et sourire angélique.

La question est de savoir si le Christ nous a préparé au salut par le don total de sa vie ou par la recherche prioritaire d'une jouissance humaine. La question est encore de savoir vers laquelle des deux propositions tendent les évangiles. Ces revendications actuelles claironnées tous azimuts, viendraient-elles du Christ, des apôtres, des premiers chrétiens, ou de... "L'ESPRIT DU MONDE" ? Aux prêtres qui venaient souvent auprès d'elle chercher un conseil éclairé, Marthe Robin, se contentait de dire : "Pas de compromission avec l'Evangile ! " Car l'Evangile contient tout.

Pourtant, si le monde savait, si, par anticipation de l'inévitable jugement, chacun pouvait connaître l'état réel de son âme, non seulement il accepterait les sacrifices prétendument inutiles et si préjudiciables à "l'inaliénable liberté", nourrice aveugle des intellectuels, mais il irait encore bien au delà, dans la pleine compréhension de l'amour, et de l'oeuvre de la Rédemption. Car tout mystère est MYSTERE D'AMOUR. Tout mystère doit s'éclairer à LA LUMIERE DE L'AMOUR, et non de l'intellect. Cherchez l'amour, cherchez le Christ et vous aurez la réponse. Qu'aurait-il PENSE, DIT, FAIT à notre place ? L'exemple du Christ ne trompe pas car il n'a jamais induit à la facilité. Tout effort entraîne une dépassemeent car comme toute faiblesse conduit à la déchéance. Et ce qui est vrai pour l'individu, se reflète aussi au niveau de la société.

Aimons-nous dans le Christ pour mieux nous aimer. Laissons-nous éclairer par son amour. Car ce n'est pas de nouvelles structures, de nouveaux modes de communication, dont le monde a besoin, mais d'amour. L'amour vrai se joue des structures, de toute institution, de tout carcan humain, comme le prouve l'incroyable conversion de l'empire romain, sujet bien actuel de méditation. Le Christ n'a pas libéré les juifs de l'oppresseur latin, mais les chrétiens en mettant pratique leur foi, ont fait mieux encore : ils ont converti leurs bourreaux ! C'est la preuve historique de la supériorité de la libération spirituelle sur la plus grande perversion de la foi chrétienne : la théorie de la libération par les armes ! Cherchons avant tout l'amour avec confiance, de toutes nos forces, et sans relâche. Que celui qui aime commence le premier. Jette à l'autre sa première pierre d'amour... et Dieu changera les coeurs. Changera la société.

Aujourd'hui, ce ne sont pas les cirques, mais les stades qui sont pleins avec leur idoles immoralement payées et leurs hooligans fanatisés, les salles de spectacles avec leurs pantins désarticulés, beaucoup plus connus et vénérés que les premiers saints de la chrétienté... Bien avant d'être politique, la crise du monde est essentiellement morale.

En cette ère d'impureté et de débauche, de corruption généralisée, de grande vanité et puérilité, ce délai est celui de la grâce. De l'immense miséricorde de Dieu. Miséricorde ne signifiant pas faiblesse, acceptation, ou pire, encouragement au relâchement. Du reste, il n'est plus temps de juger les hommes. Dieu s'en charge. A l'approche de l'épreuve annoncée, seuls l'amour et la paix doivent règner en nos coeurs. Devenons exemplaires. Devenons ceux que Dieu aurait voulu qu'on soit. Qu'on ait toujours été. Acceptons que sa volonté soit faite en nous ! "Courage ! Courage ! Générosité et Amour... L'hiver de la vie est court et le printemps sera éternel. " (Dernières paroles de la Vierge à soeur Josefa Menendez dans le Rosaire de l'Amour)


Dernière édition par Hercule le Mer 14 Déc 2011 - 18:20, édité 1 fois
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Message  Poirot le Mer 14 Déc 2011 - 18:15

"L'HEURE DES TENEBRES"
par Don Raymond
Editions Hovine Belgique
- 1995 -


AU CARREFOUR
DE L'ORIENT ET DE L'OCCIDENT
MEDJUGORJE


SCIENCE ET FOI

Il n'est pas aujourd'hui de lecteur qui n'ait entendu parler des apparitions de Lourdes ou de Fatima. Ces dernières sont surtout connues pour la troisième partie du secret communiqué par la Vierge à soeur Lucie, secret qu'elle a elle-même confié au Pape. En revanche, si chaque jour la télévision retransmet les terribles images de ce pays déchiré, le grand public connaît beaucoup moins celles de Medjugorje en Bosnie-Herzégovine, pourtant parmi les plus longues de toute l'histoire de l'humanité. De même, sont-elles accompagnées de secrets dont l'accomplissement est annoncé pour un temps très proche.

Depuis le 24 juin 1981, la Vierge apparaît en effet encore tous les jours à plusieurs jeunes voyants, Jakov, Marija, Ivan, Vicka, qui ont aujourd'hui (août 1993) de 20 ans à 28 ans. Deux autres jeunes femmes, Mirjana et Ivanka, qui voyaient également la Madone quotidiennement, ne la voient plus maintenant qu'une fois par an.

Ces apparitions sont étayées par un volumineux dossier scientifique et médical, dont l'Eglise dispose pour la première fois, les expériences ayant été réalisées au cours des phénomènes. Différentes évaluations psychologiques et psychiatriques ont conclu à la normalité des voyants. Une commission médicale française dirigée par le Professeur Henri Joyeux de l'hôpital Pierre Curie de Paris, chirurgien cancérologue, Prix International de Cancérologie en 1985, et composée de plusieurs spécialistes, a produit un rapport très positif.

Ces tests qui constituent une première mondiale, permettent d'exclure toute hypothèse d'hallucination individuelle ou collective. Or, fait capital, l'éle3ctroencéphalogramme des jeunes voyants a révélé la permanence d'un rythme alpha pendant leur extase : ce rythme est celui des contemplatifs en prière calme : il est normal lorsque l'on est au repos, les yeux fermés, et encore éveillé, tout proche du sommeil (lorsque l'on agit ou que l'on discute, l'on est en rythme bêta). Paradoxalement, le rythme alpha se trouve ici maintenu sans discontinuité pendant leur conversation avec la Vierge, dans un état de prière intense, les yeux ouverts, le regard fixé sur l'apparition. L'électroencéphalogramme, les réflexes oculaires, l'étude des potentiels auditifs, l'analyse de ce fait étonnant : l'extinction de la voix lorsqu'ils conversent avec la Vierge (locution sans phonation), combinés à d'autres investigations complémentaires, permettent de dénier à l'extase tout caractère névrotique, cataleptique, pathologique, et exclure, de même, toute supercherie. Ces tests indiquent que l'extase religieuse est un état de déconnection du monde matériel environnant : ces jeunes entrent dans une dimension "extra-ordinaire" où ils sont comblés d'amour et de joie.
Ces expérimentations réalisées par des scientifiques sont aujourd'hui publiées et accessibles au grand public en librairie (voir bibliographie) Celles du Professeur Joyeux, et plus spécialement les électro-encéphalogrammes, ont été prolongées par les observations et interprétations du Dr. Philippe Loron, neurologue à la Salpêtrière : ce fut, comme le souligne le Père Laurentin, une nouvelle étape dans l'étude des phénomènes.

Une autre commission médicale italienne dirigée par le Dr. Marco Margnelli, composée de 12 médecins divisés en trois équipes, a également remis un rapport scientifique très favorable. Le Dr. Margnelli (agnostique) avait étudié l'extase en milieu psychiatrique. A la suite de ses expertises à Medjugorje, il s'interroge sur sa foi, car pour lui les extases sont authentiques.

Appelé en un autre lieu d'apparitions à Belluno, en Italie, il fera des tests pendant l'extase de la jeune Francesca Payer, le 2 déc 1985, et n'y retrouvera point les caractères de l'extase de Medjugorje (Le apparizioni della Madonna, n° spécial de Riza Sciense, juillet 1987, n° 16, p.70-72, avec graphique de l'extase manquée, et Père René Laurentin, multiplication des apparitions de la Vierge aujourd'hui, p.143)

Ces deux équipes se sont rencontrées à Milan chez le Dr. Farina, de l'ARPA. Il y avait aussi des théologiens. Il en résulta des conclusions communes et positives. Ces conclusions et le dossier des médecins italiens ont été remis au Pape Jean-Paul II. Il en a accusé réception et les a transmis à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi.
En conclusion, dans ses investigations, l'Eglise cherche ordinairement à écarter le risque d'une pathologie mentale. Non seulement ici ce n'est pas le cas, mais encore les tests sont positifs avec des résultats probants scientifiquement inexpliquables.

POSITION DE L'EGLISE

Or, si le phénomène interpelle autant le monde, c'est parce qu'il est encore en cours. Tant qu'elles ont lieu, ces apparitions ne peuvent donc être sans risques officiellement reconnues par l'Eglise. Celles, comparables, de Lourdes ou de Fatima, ne l'ont été que plusieurs années après leur cessation. C'est pourquoi, compte tenu de leur durée exceptionnelle, cette inévitable réserve est parfois abusivement interprétée comme une attitude négative, voire hostile, de l'Eglise.

En 1986, on fit poser à la Vierge Elle-même par les jeunes voyants, la question sur la reconnaissance des apparitions et Celle-ci répondit :
"Il faut suivre l'autorité de l'Eglise, bien sûr. Cependant, avant qu'elle se prononce, IL FAUT AVANCER SPIRITUELLEMENT, car elle ne pourra se prononcer dans le vide, mais dans une confirmation qui suppose la croissance de l'enfant. En premier, vient la naissance, suivie du baptême, puis de la confirmation. L'EGLISE VIENDRA CONFIRMER CE QUI EST NE DE DIEU. Nous devons marcher et avancer dans la vie spirituelle, inspirés par ces messages"
(Cyrille Auboyneau, Paroles du Ciel, p.111).

Il n'y a pas de doute que cette avant-dernière phrase doit être entendue comme une authentique prophétie.

Fait sans précédent, cette même année 1986, à la demande de la Congrégation de la doctrine pour la Foi, l'Eglise a précisément retiré le dossier à Mgr Zanic, Evêque local de Mostar, réfractaire aux apparitions, et DISSOUT LA COMMISSION D'ENQUETE le 2 mai 1986. Ce dernier qui tout d'abord avait été favorable, avait pris, dans un document du 30 octobre 1984, une position personnelle inexplicable sans attendre les conclusions de sa commission, et était venu en 1986 la soutenir à Rome. Or, le cardinal Ratzinger, Président de la dite Congrégation, confia l'enquête à UNE NOUVELLE COMMISSION de 12 membres instituée au niveau de la Conférence épiscopale yougoslave. Le 28 novembre 1990, son nouveau Président, Mgr Komarica, vint lui-même à Medjugorje célébrer la messe du pèlerinage et annonça que d'autres évêques de la commission suivraient. Dans les usages de l'Eglise (comme à Fatima), cela équivaut à une reconnaissance du culte et du pèlerinage. Au cours de son homélie, il fit état des bons fruits de prière et de conversion, et confirma : "LA COMMISSION RECONNAIT CES FRUITS".

Le 11 avril 1991, à Zadar, la conférence épiscopale accepte Medjugorje comme lieu de prières. C'est donc un encouragement explicite aux pèlerinages. Le 17 juin 1991, la commission forme une "conférence pastorale et liturgique" dont le devoir est d'aider les franciscains implantés à Medjugorje à bien respecter la doctrine catholique dans le sanctuaire. Depuis lors, cette Conférence n'a exigé aucune modification dans la pastorale locale, ce qui équivaut à un acquiescement de ce qui s'y fait (cette commission est formée de 4 évêques et 4 théologiens)

* Dans une interwiew au journal de Zagreb «Vecerji list» du 7 août 1993, reprise par «Glas Koncilia» du 25 août 1993, p 3, le Cardinal Franjo Kuharic déclare :

«Nous Évêques, après 3 années d’études conduites par la Commission appropriée, avons accepté Medjugorje comme lieu de prière, comme SANCTUAIRE. Cela signifie que nous n’avons rien d’opposé si quelqu’un y honore la Vierge de manière conforme à la doctrine de l’Église et de la foi.

(Par contre, en ce qui concerne la surnaturalité des apparitions, nous avons dit que pour le moment nous ne pouvons affirmer qu’existe la surnaturalité des apparitions. C’est pourquoi nous laissons cet aspect à une enquête ultérieure. L’Église n’est pas pressée)

*Père Laurentin : «si les apparitions de Lourdes avaient lieu aujourd’hui, elle ne seraient pas reconnues. »

Questionné sur les apparitions de Medjugorje, Mgr Franic, évêque émérite de Split, a répondu : "OUI, JE CROIS QUE LES APPARITIONS SONT AUTHENTIQUES. J'ai vu les miraculés, comme par exemple Madame Basile de Milan. Elle est venue vers moi pour me montrer. J'AI VU SES DOCUMENTS, J'AI CRU. "

Le 9 janvier 1993, lors de la veillée de prières à Assise, le Cardinal Kuharic, Archevêque de Zagreb, s'est fait l'écho des messages de la Reine de la Paix : "De cette terrible expérience jaillit notre prière, notre cri vers Jésus Prince de la Paix, pour que par l'intercession de Sa et notre Mère, REINE DE LA PAIX, il nous fasse le don de la Paix... " (Echo de Mejugorje, février 1993, p.3)

Plusieurs journaux relatent le fait qu'en réalité c'est LE PAPE LUI-MEME QUI A SAUVE MEDJUGORJE en faisant intervenir le Cardinal Ratzinger. Incidemment et avec l'humour bienveillant qu'on lui connaît, Jean-Paul II n'a pas manqué de faire connaître son sentiment sur Medjugorje ; au cours du dernier synode à Rome, l'Archevêque coréen de Kwangjiu ayant été invité à partager son repas, lui dit : " En Corée dans la ville de Naju, il y a une Madone qui pleure". Et le Saint Père de répondre : " Et il y a des évêques comme EN YOUGOSLAVIE qui sont contre... Mais il faut considérer les foules qui répondent et les nombreuses conversions... Tout ceci est DANS LA LIGNE DE L'EVANGILE. " (Echo de Medjugorje, mars 91, n° 81, reprenant l'article de Mgr Angelo Kim, Pdt de la Conférence épiscopale coréenne)

L'année précédente, le 1er août 1989, il reçut un groupe de médecins "ayant étudié scientifiquement les extases des voyants et en train d'examiner maintenant avec autant de sérieux les guérisons prodigieuses qui adviennent à Medjugorje. En cette circonstance, quand on arriva au discours sur Medjugorje, le Saint Père dit quelque chose de très beau : " Oui aujourd'hui le monde a perdu le sens du surnaturel. A MEDJUGORJE, BEAUCOUP L'ONT CHERCHE ET TROUVE DANS LA PRIERE, LE JEUNE ET LA CONFESSION. " (Echo de M. , n° 73, 10 juin 1990)

Nous savons aussi que que le Saint Père lit l'Echo de Medjugorje, non en français comme on pourrait le croire, mais en polonais. Il lui est transmis par la soeur qui sert dans l'appartement pontifical. Celle-ci le laisse d'abord lire au Pape qui le lui demande et le lit avec intérêt. Ensuite elle le lit avec les autres soeurs. C'est l'intéressée qui l'a appris à Marija, la jeune voyante de Medjugorje. (Echo de M. , févr.1993, p.4)

*Père Laurentin : «si les apparitions de Lourdes avaient lieu aujourd’hui, elle ne seraient pas reconnues. »

DOUZE ANNEES DE RECUL

Aujourd'hui, le nombre de 4. OOO apparitions a été dépassé ! La Vierge a confié aux jeunes gens des messages soigneusement recueillis qui occupent plus de 2OO pages. Désormais intégralement publiés, comment les éluder ? A Vicka, l'aînée des voyantes guérie par la Madone, cette dernière a dicté sa vie sur 825 jours, le tout consigné dans trois manuscrits. Le prêtre qui publiera cette "Vie de la Vierge" a été choisi, mais son nom demeure pour le moment inconnu. On peut imaginer l'impact d'un tel document lorsqu'il sera révélé. Comme à Fatima, les jeunes gens ont reçu des secrets de Notre-Dame. A ce jour, Mirjana et Ivanka, dix ; Vicka, Ivan, Marija, Jakov, neuf.

En ces apparitions, on peut depuis douze ans, noter la relative indifférence voire désinformation des médias. A titre d'exemple, relevons cette émission de télévision du mois d'octobre 1993 diffusée sur la chaîne française M6, où après quelques témoignages touchants de pèlerins, on fait intervenir, en guise de position et conclusion de l'Eglise, l’ancien évêque de Mostar qui a, comme on le sait, adopté une attitude hostile envers les apparitions. Qui lui a précisément valu, fait sans précedent, d'être dessaisi du dossier d'enquête canonique par Rome ! Pas un mot là-dessus. Et pas d'autres témoignages, comme par exemple, celui de l'évêque émérite de Split. Comme celui de l'Archevêque de Zagreb. L'émission s'achèvera sur la sentance d'une "ancienne habitante" de Medjugorje qui soulignera bien entendu l'enrichissement des villageois à la suite des phénomènes, tentant de faire croire que ce petit bourg est un centre commercial à la taille de Lourdes.
D'une certaine manière, ces pratiques déplorables doivent pouvoir s'expliquer par l'attitude blasée d'une partie de l'Eglise qui, depuis le Concile Vatican II, sous prétexte de sauvegarder les intérêts oecuméniques d'un rapprochement avec les protestants, finit par adopter malheureusement la même réserve qu'eux envers la Vierge, et de fait la censure. Et le Père Laurentin, théologien, spécialiste des apparitions mariales, d'ajouter non sans quelque amertume : "SI LOURDES AVAIT LIEU DE NOS JOURS, LES APPARITIONS NE SERAIENT PAS RECONNUES. "
(La Vierge apparaît-Elle à Medjugorje, p.12)

Or, si ces apparitions sont authentiques, compte tenu de leur longueur exceptionnelle et de L'IMPORTANCE de leur message, elles méritent alors, non pas un entrefilet évasif dans quelque journal à tirage confidentiel, mais LA UNE de tous les quotidiens, et ceci TOUS LES JOURS !

L'Ecriture et la prudence théologique nous enseignent avec bon sens que l'on juge l'arbre à ses fruits. Ces fruits sont aujourd'hui connus. Pour les jeunes voyants : simplicité, soumission, générosité, détachement, patience dans les épreuves. Pour la paroisse et les communes environnantes, union dans la pratique religieuse. Chez les pèlerins de toutes les parties de la terre, comme chez ceux qui ont été touchés par l'information sans pouvoir se rendre sur le lieu des apparitions, l'ensemble et la qualité des messages, leur inestimable pédagogie, ont suscité des conversions, des fortifications dans la foi, des approfondissements. Pour beaucoup, l'existence en a été radicalement transformée. S'ajoutant à celles de l'âme, les guérisons du corps sont également à ce jour innombrables.

INDEPENDANCE DE L'APPARITION
REPONSE AUX PARAPSYCHOLOGUES ET ESOTERISTES

Pourtant les apparitions ne sont pas un phénomène moderne extérieur à la foi : elles sont attestées par l'Ecriture dès le livre de la Génèse. Celles de Iahvé ou de son Ange, sont très nombreuses : Moïse, Abraham, Sarah, ... en sont bénéficiaires. Elles annoncent toujours un prodige et un enseignement pour les hommes. Pareillement dans les Evangiles, l'Ange Gabriel révèle à Marie sa divine conception. Le Christ ressuscité apparaît aux apôtres. Et sous forme de lumière, il se manifeste encore à St Paul provoquant sa conversion. Jamais les apparitions n'ont un caractère gratuit.

Ainsi, pour nier une évidence qui dérange, ou pire, remet en cause le sens de sa propre vie, demeurent quelques artifices. Certains ignorant volontairement le dossier de Medjugorje, pourront avec application chercher une origine satanique à ces apparitions, y voir, par exemple, l'une de ces manifestations antéchristiques signalées plus haut. Il leur faudra alors reconnaître qu'en ce lieu privilégié, le Diable "recyclé" conseille la prière, et plus spécialement encore le Rosaire déjà demandé par la Vierge à Fatima, le jeûne, la lecture quotidienne de la Bible, l'eucharistie, l'adoration du St Sacrement, la vénération de la croix, la confession. Les jeunes voyants ont même vu Notre-Dame pleurer en évoquant les graves manquements de l'homme envers l'eucharistie et la lecture de la Bible.

D'autres, adoptant le jargon parapsychologique, verront dans ce phénomène "une cristallisation de la pensée chrétienne", comme si l'apparition constituait "une projection mentale" des voyants eux-mêmes ou de l'ensemble des chrétiens. Or l'apparition est totalement indépendante des voyants. C'est Elle qui leur fixe les rendez-vous et les instruit. A son contact leur caractère s'est modifié. A Vicka, violente aux tout débuts, la Vierge a enseigné la patience et la compassion. Dans leurs disputes enfantines, elle les a réconciliés, tout comme elle a uni les familles de la paroisse. En douze ans, elle a établi une véritable école d'amour et de prière, qui dépasse incommensurablement les aspirations initiales des petits voyants, des membres de la communauté paroissiale, prêtres compris, et au delà de l'ensemble du monde chrétien rappelé à un message oublié, affaibli, ou perverti. Il y a en effet un décalage immense entre ce que demande l'apparition et la pratique actuelle réelle du christianisme.

S'il était prouvé qu'une aspiration consciente ou inconsciente de quelques individus ou plus encore d'une masse puisse créer un "personnage" ( ? ), l'apparition serait alors logiquement au diapason de la source créatrice. Ce qui n'est, au regard du dossier, aucunement le cas, la désaffection du catholicisme pour la Vierge étant, de surcroît, de plus en plus grande dans le monde. Au contraire, l'analyse montre bien que, depuis le début des apparitions, la Vierge conserve toute initiative, et que les voyants doivent toujours faire des efforts pour répondre à son exigence d'amour. En même temps, dans la logique de l'enseignement du Christ, cet amour ne va pas sans le respect de leur libre-arbitre. Dès la première année des apparitions, le lundi 7 décembre 1981, Elle leur dit :
" Il serait bon que vous deveniez prêtres et religieuses, mais SEULEMENT SI VOUS LE DESIREZ. VOUS ETES LIBRES. C'EST A VOUS DE CHOISIR. "

A ce jour, quatre des voyants, Mirjana, Ivanka, Jakov, et Marija, sont mariés, et ont, les premières, respectivement un et deux enfants. Ce qui confirme bien l'indépendance de l'apparition et vice-versa. Quelques années plus tard, le 25 novembre 1987, Elle leur rappellera encore :
" Chers enfants, vous savez que je vous aime SANS MESURE, et que je désire chacun pour moi. Mais Dieu a donné à tous LA LIBERTE et JE LA RESPECTE avec amour. JE ME SOUMETS dans mon humilité à votre liberté. Je souhaite, chers enfants que vous m'aidiez pour ce que Dieu a pensé pour cette paroisse se réalise. " (Cyrille Auboyneau, p.156)
Quelle cristallisation ( ? ) de la pensée humaine pourrait à ce point unir amour et humilité dans un respect maternel si constructif ? En connaît-on des exemples dans l'histoire de l'humanité ? Des exemples qui se répètent en outre à des siècles d'intervalle...

Ainsi la transformation souhaitée par la Madone se lit peu à peu dans leur profondeur, comme dans le sourire inaltérable et bien connu de Vicka ! En douze ans, les voyants sont passés de l'enfance ou de l'adolescence, à l'âge adulte. Douze ans au service quotidien de la Madone sans la moindre révolte, la moindre lassitude, cela a bien de quoi susciter la hargne des "fonctionnaires de Dieu en voie de libération psychanalytique" ! Dans un pays où, comme dans le reste de l'Europe, les jeunes arborent les tee-shirts yankees bariolés et écoutent au village la musique branchée, quel enfant prisonnier d'un gigantesque canular, offrirait douze des plus belles années de sa vie, en des exercices quotidiens de piété et de disponibilité aux autres ? Comment ne pas deviner la grandiose contrepartie ? Les voilà, dans leur jeunesse rayonnante, dépositaires d'un enseignement dispensé par le professeur le plus aimant que l'on puisse imaginer, la Mère la plus attentive, la plus douce, mais aussi la plus déterminée !

Malgré cela, certains ésotéristes aveuglés par les instincts ludiques de leur intellect, n'hésitent pas à comparer avec sérieux la Vierge Marie aux Vierges Mères des mythologies antiques, l'envisageant ainsi comme "la reine de l'égrégore spirituelle chrétienne, entité de l'astral en phase avec les croyants chrétiens ou évoluant dans l'astral". Cette hypothèse est intéressante à deux points de vue, même s'il apparaît, comme nous venons de le montrer que la Vierge Marie n'est pas en phase avec le monde chrétien, ... ou plutôt que le monde chrétien n'est pas en phase avec Elle !
- D'une part cette hypothèse ne nie pas la réalité de l'apparition.
- D'autre part elle admet la survivance de la pensée ou de l'âme.
La présentation de cet au-delà postule que les âmes se rassemblent selon leurs affinités de religion ou de philosophie. Qu'elles ont alors (d'une manière qu'il conviendrait d'expliquer) la possibilité de créer une entité porteuse de leurs croyances et capables de se manifester aux vivants afin d'assurer en quelque sorte "la propagande" et la continuité de leur foi. En second lieu, c'est implicitement reconnaître, non seulement la réalité d'une survie massive de l'âme chrétienne, mais admettre encore sa capacité créatrice, sa puissance d'intervention dans le monde et d'intercession dans "l'au-delà". Dès lors se pose la question d'une réciproque dans les autres formes de pensée non chrétienne. L'absence de manifestations de cette nature et de cette envergure a bien de quoi soulever quelque problème...

Selon la même hypothèse, cette "création astrale" ( ? ) aurait un rôle nécessairement limité à sa propre religion. Ce que contredisent formellement les messages délivrés par la Vierge à Medjugorje :
"Les membres de toutes les religions sont EGAUX DEVANT DIEU. Dieu règne sur chaque religion comme le souverain dans son royaume. Dans le monde, toutes les religions ne sont pas les mêmes, car les gens ne se soumettent pas aux commandements de Dieu de la même façon. Dans certaines, on prie Dieu davantage, dans d'autres moins. Cela dépend des prêtres qui animent les prières, cela dépend aussi du pouvoir qu'ils ont" (Cyrille Auboyneau, p.62)

A un prêtre catholique perplexe devant la guérison d'un enfant orthodoxe, la Vierge fait dire par l'un des voyants :
"Dis à ce prêtre, dis à tous que c'est vous qui êtes DIVISES sur terre. Les musulmans et les orthodoxes, au même titre que les catholiques, sont égaux devant mon Fils et devant moi ; vous êtes tous mes enfants. Certes toutes les religions ne sont pas égales, mais tous les hommes sont égaux devant Dieu, comme le dit Saint Paul. Il ne suffit pas d'appartenir à l'Eglise Catholique pour être sauvé, il faut respecter les commandements de Dieu et suivre sa conscience. Ceux qui ne sont pas catholiques n'en demeurent pas moins des créatures faites à l'image de Dieu et destinées à rejoindre un jour la maison du Père. Le salut est offert à tous sans exception. Ne sont damnés que ceux qui refusent Dieu délibérément.
A qui il a été peu donné, il sera peu demandé. A qui il a été beaucoup donné (aux catholiques), il sera beaucoup demandé. C'est Dieu seul, dans son infinie justice, qui détermine le degré de responsabilité et prononce le jugement"

Nous constatons que la source de ces manifestations s'exprime au nom d'une réalité et d'une responsabilité universelles. Au nom d'une justice qui dépasse de loin celle des hommes. Au nom d'une équité, qui n'est pas l'égalité théorique, mais la condition de notre mystérieuse création par Dieu : "A QUI IL A ETE PEU DONNE, IL SERA PEU DEMANDE. "

Ainsi, le but recherché par la Vierge pour le salut de l'homme, c'est d'abord la reconnaissance fondamentale, directe, de Dieu et de ses commandements qui sont au dessus d'Elle. La Vierge soutient le message qu'elle vient rappeler et auquel Elle s'est Elle-même soumise avec amour dans sa vie terrestre. Elle est selon la parole de l'Evangile "LA SERVANTE DU SEIGNEUR". Au contraire, les chrétiens, de par les dons qui leur ont été faits et sur lesquels nous reviendrons, ont une responsabilité plus grande, comme Elle l'a rappelé en embrassant tendrement une image de Jean-Paul II, " le Père spirituel de tous " (C. A. , p.77)

Mais comment parler d'égrégore ou de création ectoplasmique quand les petits voyants affirment depuis douze ans voir l'apparition en trois dimensions, ainsi que l'on se voit en ce monde. Ils disent même pouvoir LA TOUCHER. Ils conversent avec Elle. En certaines occasions, l'apparition a pleuré, parfois souri. Elle prie avec eux et les fait prier. Chante également. Se conduit de manière autonome comme toute personne humaine. La question est encore de savoir quel phénomène similaire d'une durée de douze ans, prolongeant et confirmant des manifestations quasiment ininterrompues à travers les âges, en outre vérifiées par un dossier accessible à tous comme à Lourdes ou Fatima, peut être aujourd'hui opposé à ces apparitions pour en relativiser le message ? Quelle manifestation continue d'un personnage présent dans une source écrite vieille de près de deux mille ans, peut-être à ce jour objectée en témoignage contradictoire ?

L'homme doit aussi mûrir sa réflexion afin de ne point céder aux mirages des éphémères constructions humaines. Une révolte intérieure contre l'Eglise, conduit bien des chercheurs authentiques de vérité à rejeter en bloc les apparitions dérangeantes de la Vierge, et à admettre sans réserve, rapporter sans la moindre vérification, des phénomènes que l'on voudrait hisser au même niveau. En ce domaine, les hypothèses doivent être étayées par l'observation, l'investigation scientifique, les témoignages, et bien sûr par le temps, devant en faire nécessairement apparaître les fruits, selon des impératifs moraux auxquels, il faut le reconnaître, l'Eglise s'est toujours soumise. Elle est même le plus souvent le premier frein à l'information, comme à Lourdes, Fatima, ou aujourd'hui Medjugorje.

Les ésotéristes souhaiteraient pouvoir ranger le personnage historique de la Vierge Marie sur le plan des Vierges-Mères des religions antiques. Il faudrait alors, dans le contexte de ces manifestations, qu'une "entité créée" (mais par quoi, par qui, et dans quel but ? ) ait pris la place de l'âme de la Vierge Marie puisqu'Elle a réellement existé. Que Dieu ait donc accepté sinon imposé la dite substitution... En cette hypothèse, les contradicteurs doivent admettre que "leurs fidèles", sur terre ou dans l'au-delà, n'ont pas eu, et n'ont toujours pas, la possibilité de créer un "égrégore" et de le manifester aujourd'hui à des enfants dont l'innocence a été prouvée d'une manière vérifiable par l'expérimentation scientifique. Du reste, il n'est pas, à travers l'histoire de l'humanité, d'apparition d'une Vierge-Mère antique, dont les messages d'amour amenant à un Dieu Unique, aient pu être recueillis, étudiés par des scribes ou des sages, et surtout MIS EN PRATIQUE pour nous en offrir les fruits, les porter jusqu'à nous. Création artistique humaine, les écrits poétiques des anciens, ne peuvent être décemment comparés aux messages de la Vierge. Pas plus que le petit Jakov et ses camarades de Medjugorje ne se prennent pour Virgile.

Toutefois, il ne manquera pas (et nous en connaissons) de "communications" en écriture dite "automatique" ou spontanée, en provenance de telle ou telle personne présentée comme une entité astrale, énergie de tel ou tel lieu, Vierge Noire, ou Blanche, ou Dorée... Or, en aucun de ces cas, l'indépendance de la dite entité, par rapport à la personne qui reçoit les messages, n'est prouvée. A la différence des apparitions mariales, c'est le dit "medium" qui décide du rendez-vous avec l'entité, et non le contraire. L'entité se plie toujours à ses horaires et à ses possibilités ! Souvent, du reste, le medium doit réclamer un climat de confiance afin que la communication puisse s'établir. Dans les transes hypnotiques, il y a toujours une préparation par un signal ou une convention de l'hypnotiseur avec le sujet qui reçoit. Dans les relaxations sophrologiques, profondes ou légères, il y a, de même, conditionnement.

Avant de poursuivre, il est fondamental de reconnaître que la Vierge n'utilise aucun de ces préalables. Ceux qui ont eu la chance d'observer les extases des jeunes voyants, notent que l'apparition se fait sans transition, ces derniers s'agenouillant brusquement. Lorsque la Madone a cessé de se manifester quotidiennement à Ivanka pour lui apparaître une fois par an, la jeune fille a été très déprimée. Qui pourrait se créer ainsi une telle épreuve ? ... Pareillement, alors qu'ils étaient résolument opposés aux tests scientifiques du Pr. Joyeux, refusant d'être pris pour des cobayes, la Madone les a invités à les accepter, et ils se sont inclinés. Elle leur a également demandé des sacrifices : comme de renoncer, pour l'amour et la compréhension de Jésus, à la chose qu'ils aimaient le plus. Seule, véritablement une Mère qui est aussi Celle du Christ, peut demander autant, selon une donnée permanente attestée dans la vie des mystiques et des saints, comme dans les différents lieux d'apparition.

Bien plus, Elle reprend les prêtres, les invitant, de même, à des efforts dans leur sacerdoce, notamment en ce qui concerne la prière de plus en plus décadente dans l'Eglise. En leur révélant, par exemple, ainsi qu'au monde, la vraie date de sa naissance dont le deuxième millénaire a été fêté à Medjugorje, le 5 août 1984. Qui d'autre que la Mère du Christ pouvait se permettre cette rectification historique à l'orée d'une échéance sensible pour l'histoire de l'humanité, justifiant aussi partiellement la nécessité "temporelle" de son apparition, dont nous reparlerons plus loin.


APPARITIONS ET SPIRITISME

Dans les pratiques d'écriture automatique ou spirite, on doit reconnaître qu'il n'existe aucun exemple de réception simultanée comparable à celle des apparitions de Fatima ou de Medjugorje. Ces "praticiens" se soumettraient-ils volontiers aux tests expérimentés par l'équipe du Pr Joyeux en Bosnie-Herzégovine ? Pour apporter un commencement de preuve de l'indépendance de la dite "entité" inspiratrice de leurs messages, il conviendrait que, dans l'état de détente ou de relaxation qu'ils disent être le leur pendant la réception, la main étant supposée fonctionner toute seule déconnectée de leur pensée, ils présentent un rythme alpha continu, à l'exemple des jeunes voyants de Medjugorje qui conversant avec la Vierge, rient, bougent, chantent, éprouvent des émotions.

En un mot, si les expériences réalisées par le Pr Joyeux démontrent de manière irréfutable que les messages transmis aux jeunes voyants proviennent d'une source extérieure à leur subconscient, il ne semble pas en aller de même des messages dits "mediumniques"... . Généralement les pseudo-entités révélées par les messages concrétisent les desseins syncrétistes conscients ou inconscients du medium, un adulte que l'âge et l'expérience différencient nettement de l'état d'innocence des jeunes voyants. Simple forme aigüe de l'intuition, la télépathie entre ce dernier et les participants éventuels (nous l'avons expérimentée) favorise cette crédibilité. La télépathie peut alors s'exercer aussi bien sur le passé du participant, sur son présent, que sur le futur imminent probable. Mais des erreurs interviennent dès le moyen terme vérifiant l'impossibilité d'accès au futur réel par l'opérateur.

Au gré des séances, le personnage initial de la dite entité évolue, se transforme, s'adapte à la pensée du medium, ou au consensus ambiant des participants, tout comme la source mythologique des Vierges-Mères antiques, sujettes à de nombreuses variations poétiques locales et culturelles attestées par l'art ou la littérature, évolue dans le temps au rythme de la société dont elle épouse les moeurs... .

Dans des cas plus graves, Don Gabriele Amorth, exorciste du diocèse de Rome et découvreur de Medjugorje, rapporte aussi comment, à la faveur d'expérience de spiritisme, d'écriture mediumnique ou automatique, des esprits induisent en erreur les pratiquants et leurs disciples par des messages reprenant un langage de paix et de fraternité, le tout dissimulé sous une apparence bienfaisante. (Don Gabriele Amorth, Un exorciste raconte, éd. O.E.I.L. , Paris 1992 ; Nouveaux récits d'un exorciste, éd. O.E.I.L, 1994)

Le Père Matthieu, également exorciste et professeur de théologie morale, verse au dossier un témoignage bouleversant qui contribue à prévenir ceux qui jouent avec ce genre de communication. "Les complications" peuvent en effet brutalement survenir même après plusieurs années de pratique.

Le channeling (de l'anglais channel : canal) est fortement à la mode dans les milieux "new-age". Ces communications "branchées" délivrent dans le même contexte des messages de caractère prophétique concernant de proches bouleversements. Leur ressemblance avec les avertissements de l'Apocalypse, ou ceux de la Vierge, ne doit pas faire illusion. Car la confusion est voulue. L'Antéchrist (dont nous reparlerons plus loin de manière détaillée) est par excellence l'Imitateur. A Marie Julie Jahenny, la stigmatisée bretonne de la Fraudais, Satan lui-même annonce le 28 juin 1880 : "Je ferai publier beaucoup de (fausses) révélations... Il sera impossible de démasquer mon langage. J'imiterai trop bien toutes les paroles du Christ et ses révélations. "

Il a l'art de récupérer les informations des sources chrétiennes pour les resituer dans son contexte. Ainsi tente-t-il de faire passer son message par une connaissance du futur. Pourtant un examen attentif montre sans difficulté que, là où les messages du "New-Age" recoupent les prophéties chrétiennes, ces dernières prévalent largement PAR LEUR ANTERIORITE. Ne perdons pas de vue que les anges mauvais dont nous reparlerons, ont une intelligence du passé, du présent, et plus encore que tout homme, du futur imminent. Mais ils n'ont pas la maîtrise du temps qui n'appartient qu'à Dieu seul. Nous aurons également, plus loin, l'occasion d'examiner comment par exemple à Fatima, la Vierge exposait, déjà en 1917, une vision lucide du monde et des perversions futures de notre époque, en indiquant les moyens pour y remédier. Son avertissement n'ayant pas été pris au sérieux, force est d'en constater aujourd'hui les conséquences annoncées. Dans le temps qui approche, conformément au texte de l'Apocalypse, la confusion va encore s'amplifier. Dans les papiers de Mélanie Calvat, la jeune bergère de la Salette, bénéficiaire en 1846 avec son petit compagnon Maximin Giraud d'une apparition de la Sainte Vierge prévenant du châtiment de "la fin des fins", on trouve cette phrase qui mérite de s'inscrire en lettres de lumière dans l'épais brouillard du monde :
"On aura méprisé LE SURNATUREL DIVIN on sera pris au filet du SURNATUREL DIABOLIQUE. "
Souhaitons simplement que le lecteur ne soit pas de ceux qui en mesureront trop tard les effets...

Tromperie, habileté, démagogie, insidieuse flatterie des prétendues communications spirites, il n'en va pas de même du personnage de la Vierge Marie qui, au cours de ses multiples apparitions, n'a aucunement subi d'altération ou de compromis dans sa foi, n'a pas cherché à s'adapter aux moeurs nouvelles des hommes, s'offrant comme un repère intemporel à leurs errances, une jauge précieuse à leur amour. C'est pourquoi, à Medjugorje comme à Fatima, Elle intervient dans l'Histoire pour leur rappeler le plan de Dieu dans une pédagogie toute maternelle, quoique dépourvue de concessions. C'est là toute la différence.

Les jeunes voyants ne s'y trompent pas, eux qui ont l'immense bonheur de La voir tous les jours et de s'entretenir avec Elle comme avec leur propre mère. Près de Vicka, l'aînée, Notre-Dame a passé beaucoup de temps, lui dictant jour après jour Sa vie qui sera révélée lorsqu'Elle lui en donnera la permission. En cette époque de faux-prophètes, ce témoignage propre à nourrir, sinon incendier d'amour le coeur de la jeune femme, s'avère capital pour l'histoire de l'humanité. Qui pourrait mieux que la Mère du Christ, nous faire entrer dans l'intimité de la vie de son Fils, nous introduire dans son amour, et éclairer merveilleusement encore l'Evangile. Nous apprendre à le vivre comme Elle l'a vécu. Oui, tout mystère est bien mystère d'amour et osons reconnaître que nous avons besoin de cette Mère aimante pour délivrer notre coeur de l'étouffement cérébral.

Il faut d'ailleurs méditer dans toute la profondeur de son enseignement, l'attitude inattendue et incomparable de la Madone face aux expérimentations dont nous venons de parler. Devant les propositions qu'ils jugeaient à bon escient inutiles et sans doute offensantes pour la Vierge, les jeunes voyants de Medjugorje refusèrent tout d'abord énergiquement de se prêter aux tests scientifiques de l'équipe française du Pr Joyeux. Ce dernier ayant insisté et la question ayant été posé à la Vierge Elle-même, contre toute attente, la Madone accquiesca ! ... . Alors les petits voyants s'inclinèrent et se soumirent consciencieusement aux diverses expérimentations durant les apparitions. L'humilité de Notre-Dame, acceptant le protocole humain pendant qu'elle communiquait ses messages d'amour aux enfants, devrait servir de base de réflexion spirituelle, mais aussi temporelle, afin que "le cas échéant" tout phénomène allégué en réserve, fasse l'objet d'une étude scientifique critique dans les mêmes conditions d'objectivité et d'accès aux résultats. N'oublions pas l'ampleur du phénomène dépassant en douze ans les 4.000 apparitions ! Et la promesse de la Madone de continuer encore à apparaître jusqu'au grand signe visible et permanent qui sera laissé sur la colline des apparitions en rappel à la foi pour l'humanité entière... (voir plus loin) Ainsi la vérité finira-t-elle par s'imposer !


OCCIDENT ET ORIENT
PRIERE ET MEDITATION

S'il y a discrédit des apparitions de Medjugorje, il est uniquement dans un à priori de refus d'information, et la raison ne peut rien contre cette attitude. Par attrait du merveilleux, certains, en effet, reconnaissent le phénomène, mais nient ou discutent le message qui les dérange, ne l'accueillant que partiellement selon leurs convenances. Cherchant parfois à le re-situer dans le contexte du "New-Age" ou d'un Orient idéalisé. En même temps, comment ne pas voir là dans cette volonté de récupération, au plus profond du coeur de l'homme, L'IMPACT DES APPARITIONS

Lorsque l'on questionne, par exemple, sur cette fascination de l'orient, le Père Tomislav Vlasic, l'un des prêtres de Medjugorje, il répond tout naturellement :
"Nous avons perdu la mystique du Moyen-Age. Rahner a dit : "Dans les années 80, les chrétiens qui croiront en Jésus seront des chrétiens mystiques. Lorsque nous chercherons Jésus avec conviction et avec profondeur, nous ne sentirons plus le besoin de nous tourner vers les gourous d'Orient. Le christianisme nous a été révélé par Jésus-Christ et dans la plénitude de Jésus-Christ. Le bouddhisme nous donne une sagesse humaine et religieuse, mais il lui manque la Révélation. Nous n'avons pas rencontré un Dieu philosophe, absolu, etc... mais un Dieu Père, Mère, Frère. Alors nous sommes en familiarité avec Dieu et les choses de l'au-delà ne nous sont pas inconnues, c'est pour cela qu'il est plus facile d'avancer dans la vie spirituelle. Avec la Révélation il est plus facile d'aller vers Dieu. " (Guy et Armand Girard, Janko Bubalo, "Marie Reine de la Paix", éd. Paulines et O. E. I. L, p.36)

Or, après six ans d'apparitions, la Vierge Marie dit aux voyants, le 3O juillet 1987 :
"La lumière ne règnera dans le monde que si les hommes acceptent Jésus, que s'ils vivent ses paroles, que si les hommes vivent la parole de l'Evangile. Chers enfants, voici la raison de ma présence parmi vous depuis si longtemps. Je veux vous mener sur le chemin de Jésus ! Je veux vous sauver, et à travers vous SAUVER LE MONDE ENTIER. Beaucoup de gens vivent de nos jours sans la foi. certains ne veulent même pas entendre parler de Jésus, et pourtant ils veulent la paix et la satisfaction ! " (Cyrille Auboyneau, p.17)

Sa mise au point vis à vis des techniques orientales telles que la méditation transcendentale reflète le même souci :
"Pourquoi les appelez-vous "méditations", alors qu'il s'agit d' OEUVRES HUMAINES. LA MEDITATION VRAIE est une RENCONTRE AVEC JESUS, quand vous découvrez la joie, la paix intérieure. Vous devez savoir qu'il n'y a qu'un Dieu et un unique Médiateur, Jésus-Christ " (C. A. p.1O1)

Même favorables, ce ne sont donc pas les postures qui font la valeur de la prière, pas plus qu'un "sommeil lucide". La prière est possible à tout instant, en toutes occasions, conditions, et positions... La prière ne nécessite pas la connaissance ou la pratique d'une technique. . Elle doit venir du coeur et non de l'esprit. Etre dirigée vers Dieu. Vicka dit avec simplicité :
"AGENOUILLEZ-VOUS devant la croix et PARLEZ avec le Seigneur. " Comme cela sans transition. Sans coupure, car Dieu est TOUJOURS AUPRES DE NOUS. Toute forme technique, tout préalable, qui conditionne l'expérimentateur à devenir son propre observateur, détourne le mouvement spontané de la prière. Tout délai, tout retard à Dieu, est une perversion. Un gigantesque malentendu d'amour. C'est la profondeur de la prière qui nous découvre la vérité de chaque chose. Guide notre coeur, nos yeux, nos mains. Habite l'espace où nous vivons. Le sanctifie. Le pare pour Dieu. Oublions-nous... . Laissons-nous habiter par Lui. Fondons-nous en Lui. S'il en est une ( ? ), l'amour nous fera trouver naturellement la bonne position...

Sans quoi la Vierge qui connaît parfaitement la pensée et les usages des hommes aurait mis l'accent sur l'hesychasme. Cette forme de prière pratiquée par les moines orthodoxes du mont Athos, consiste en l'invocation intériorisée du nom de Jésus harmonisée au rythme du coeur et de la respiration. L'hesychasme est d'ailleurs souvent envisagé par ceux qui n'ont en réalité qu'une faible pratique de la prière, comme une réponse aux techniques orientales qui fascinent tant les adeptes du Nouvel-Age. Mais la Vierge n'en dit mot. Car à celui qui prie en confiance, en total abandon, avec une quotidienne assiduité, est d'abord donné d'éprouver la paix et la joie en Dieu. Occasionnellement des sensations mystiques, effluves de parfums, ou même ressentir véritablement la présence du Christ et de sa Mère. Mais cela ne doit pas être recherché car aucune technique humaine ne peut permettre d'y parvenir. Ce n'est qu'une grâce. Seul doit compter notre amour pour le Seigneur. Pour la Vierge Marie. C'est cela qui est accueilli, "entendu", écouté. Ce sont nos pensées désintéressées, nos prières pour notre prochain qui sont exaucées.

Prier ici. Tout de suite. Simplement. Humblement. Dans le "bus", le métro, la salle d'attente. Dans les embouteillages, en croisant un visage fermé, fatigué, des yeux éteints, une silhouette courbée, sous le soleil, sous la pluie, partout... . Jusqu'à deviner au plus profond des êtres, l'amour caché de Dieu, toujours plus évident chaque jour. Qui nous fait, en retour, aimer et comprendre l'irremplaçable, l'indifférable nécessité de la prière. PRIER AVEC LE COEUR. Et rien d'autre. Tout le reste est illusion. La meilleure position, c'est quand l'homme dépouillé de son immense orgueil, se met à genoux devant son Créateur et lui parle comme à son Père, ainsi que Jésus nous l'a appris.

Dans sa bienveillance lexicale, le Christ aurait pu sans doute apporter quelque inspirante précision à ses "nouveaux fonctionnaires" dont les actes seront sans doute bientôt conventionnés. Par exemple, du genre délicieux :
"Ayez une attitude permanente et universaliste de disponibilté altruiste et de tolérance active, omni-directionnelle, inter-raciale, et non sexiste, fondée sur un concept de transcendante réciprocité associative. "
Mais Il a simplement dit :
"AIMEZ-VOUS LES UNS LES AUTRES. "
C'est peu. c'est court sans doute. Mais cela suffit à remplir une vie ! ...
Se permettant d'ajouter toutefois :
" Je te bénis Père, Seigneur du Ciel et de la Terre, d'avoir caché cela loin des sages et des intelligents et de l'avoir révélé aux tout petits. " (Luc 1O, 21)

Mais comment peut-on prier, et qui prie-t-on, lorsqu'on s'adresse aux forces cosmiques, telluriques, aux champs électro-magnétiques, aux éléments, ... bref, aux manifestations naturelles globales ou partielles divinisées ? Signe révélateur, sous un jargon mystico-scientifique et dans une vision à peine élargie par la connaissance technique, l'humanité en est revenu, comme dans l'Antiquité païenne, à adorer les énergies de la nature !

Ainsi Benjamin Creme, l'un des prophètes du "Nouvel-Age", écrit de manière tout à fait révélatrice :
"Il faut apprendre à invoquer cette ENERGIE qui est celle de Dieu. La prière et l'adoration, telles que nous les vivons aujourd'hui, disparaîtront peu à peu, et les hommes apprendront à invoquer LA PUISSANCE de la divinité. "
Energie et Puissance sont les maîtres-mots de l'esprit du Verseau qui tient dans cet envoi de Dowling :
"ALLEZ ET PRECHEZ L'EVANGILE DE LA TOUTE PUISSANCE DE L'HOMME ! "
(Cité dans N. Geisler, Le Nouvel-Age ou l'Ere du Verseau, Fac Reflexion n° 11, janvier 1989, p.32 ; in Dr. Bernard Bastian, le new age, d'où vient-il, que dit-il ? , éd O. E. I. L, 1991, p.125)
Or s'il est vrai qu'à l'origine l'Oeuvre de la Création était parfaite et harmonieuse, avec sa Loi ou ses lois naturelles en découlant, Dieu est encore au-delà de la Création. Dieu est Amour, et il ne peut être connu de la part des hommes, que par l'Amour. C'est pourquoi le Christ nous apprend à Le prier, avec respect et tendresse, en disant "NOTRE PERE" (Mathieu, 6, 9) Il est fondamental d'entrer dans cette incomparable relation d'amour avec Celui auquel nous devons notre existence, et non d'invoquer, concrètes ou abstraites, des forces qui ne sont en réalité que le reflet de son pouvoir. Or comment pourrions-nous agir de notre propre volonté sur son pouvoir SANS PASSER PAR LUI, sans faire d'abord SA PROPRE VOLONTE. Ce serait nous considérer nous-même comme le centre de la toute puissance de Dieu, et donc comme des dieux. Et cela vaut aussi pour les rituels ou prétendus exorcismes effectués par mages et faux-prêtres, qui s'en prenant à l'Eglise, n'hésitent point cependant à recourir sans scrupule au grand exorcisme du Pape Léon XIII ! ... . Comment Dieu serait-il obligatoirement lié par le rituel, si celui qui l'accomplit n'est pas en obéissance avec Lui ! Jamais l'orgueil de l'homme n'a été aussi grand.

Ainsi sachons dire en toute simplicité et humilité :
"Notre Père, que ta volonté soit faite "EN NOUS", et notre prière aura un sens, elle s'élèvera jusqu'à Dieu. Rien ne peut être préférable ni meilleur pour nous, que l'accomplissement EN NOUS de la volonté du Seigneur. C'est en mourant à nous-même que nous naîtrons vraiment à l'image de Celui qui nous a créé.

Aux petits voyants de Medjugorje, la Vierge recommande aussi :
"Quand vous priez, vous devez PRIER DAVANTAGE. La prière est colloque avec Dieu. Prier veut dire ECOUTER DIEU. La prière m'est utile, parce que, après la prière tout est clair. La prière fait connaître le bonheur. La prière peut nous apprendre à fleurir. La prière n'est pas une plaisanterie. La prière c'est PARLER AVEC DIEU. " (C. A. , p.100)

Or, si la Vierge redresse les erreurs des philosophies orientales, Elle n'est pas moins critique vis à vis de l'Occident :
"L'OCCIDENT, dénonce-t-Elle, a fait progresser la civilisation, mais SANS DIEU, comme s'ils étaient leurs propres Créateurs" (C. A. , p.67)

Le matérialisme dans lequel s'enfoncent les nations dites civilisées, conduisant à l'individualisme, culture "sociale" des instincts égoïstes, soit "l'union dans la désunion", voire "l'union POUR la désunion", affaiblit la notion d'un Dieu inspirateur d'effort. Mais y-a-t-il amour sans effort et sacrifice ? Si, grand est l'amour, comme l'a enseigné le Christ, la compassion ne peut que rayonner au delà de l'individu, du couple, de la famille, des amis, jusqu'à ses ennemis. Hélas, ce langage de vérité est proprement devenu effrayant pour l'Occident. Ceci expliquant cela, par un besoin de compensation mystique, l'homme occidental se tourne de plus en plus vers les philosophies de l'Orient qui, importées en Europe ou aux Etats-Unis, mettent surtout l'accent sur son épanouissement personnel, son bien-être physique, moral, spirituel. Cultivé, l'intérêt POUR SOI, les efforts POUR SOI, font peu à peu perdre, par un retard philosophiquement "justifié", le sens naturel du mouvement d'amour enraciné dans la prière.

Il est vrai que la partialité de l'homme occidental envers les sagesses orientales, n'a d'égale que son ignorance. De sorte qu'il se trouvera inéluctablement fasciné par les prouesses ascétiques, la discipline physique de tel ou tel yoghi, gourou, ou maître d'arts martiaux, et parfaitement indifférent, par exemple, à la vie de Marthe Robin (1902-1981) qui passa près de 40 ans de son existence, sans manger, ni boire, uniquement nourrie comme nous l'avons vu, d'une hostie, lors de la communion hebdomadaire. Et si d'aventure quelque curiosité lui vient, c'est plus pour se prosterner devant le caractère merveilleux du phénomène, que pour chercher à en saisir la véritable portée, découvrir la puissance de Jésus réellement présent dans l'eucharistie. Laquelle viendrait alors remettre en cause sa conception illusoire de la maîtrise physique... . On disserte sur les effets, mais on s'abstient d'envisager la cause. A l'image de certaines émissions télévisées "fourre-tout" où la superficialité n'a pour seul but que d'alimenter le réservoir toujours percé de l'audimat.

Poussé dans ses retranchements, une de ces adeptes visiblement agacée par ces communions hebdomadaires inexplicables de Marthe qui perturbaient au-delà du raisonnable sa logique bien arrêtée de l'ascèse, finit par me lancer d'un air autant inspiré que hautain : "C'est le prâna ! " (Entendez par là, l'énergie vitale contenue dans l'air... ) Et son amie africaine de lui rétorquer tout de go : "Tu en connais beaucoup, toi, de yoghis qui se nourrissent d'air... pendant 40 ans ! "

Pareillement, les phénomènes de bilocation ou dédoublement, faculté de pouvoir être au même moment en deux endroits distincts, trouble ce peuple avide de surnaturel. Ces récits sont souvent, du reste, allégués comme autant de preuves de l'initiation des "maîtres" orientaux. Or, Marthe Robin possédait précisément cette faculté : sans quitter sa ferme, elle voyait par exemple ce qui se passait au cours des retraites et ne manquait pas ensuite de souligner tel manquement au silence ou à la charité. Beaucoup de saints maîtrisent, de même, sans dommage la bilocation. Saint Antoine de Padoue en est un exemple typique et fort commenté dans l'Eglise : On rapporte souvent le fait qu'il prêchait simultanément à Padoue et à Lisbonne.
"Un jour de 1922, les capucins de San Giovanni Rotondo, cité du Padre Pio, premier prêtre stigmatisé, discutaient précisément entre eux à propos des bilocations de St Antoine de Padoue dont la fête approchait. L'un d'eux disait que, peut-être, ces privilégiés du Seigneur ne s'apercevaient pas de leur bilocation. Padre Pio, qui assistait à la discussion, intervint : "Bien sûr qu'il s'en aperçoivent, dit-il ; ils ne peuvent pas savoir si c'est leur corps ou leur âme qui se meut, mais ils sont bien conscients de ce qui se produit et ils savent où ils vont ! ... " Et son fils spirituel, le Père Derobert, d'ajouter : Il savait bien, lui, de quoi il parlait ! "
(Père Derobert, Padre Pio, transparent de Dieu, éd Hovine, 1987, p.615 et s. )
Ainsi, pendant la première guerre mondiale, le Maréchal Cadorna ayant été rendu responsable de la défaite de Caporetto, alors qu'il allait mettre fin à ses jours dans la chambre de son Palais à Trévise, Padre Pio lui apparut et empêcha son suicide. Plus surprenant encore, en 1926, le Pape délibérant sur son sort au Vatican avec la Commission du St Office, il fit "irruption" en pleine conférence, comme l'atteste le Cardinal Silj, membre de la commission.
Mais il se manifestait aussi souvent hors des frontières de l'Italie. Selon la promesse qu'il lui avait faite, il assista Mgr Damiani, Vicaire Général du diocèse de Salto en Uruguay, au moment de son passage à l'éternité. Avant de mourir, le prélat écrira de sa main : "Padre Pio est venu".
Dans le livre qu'il lui a consacré, le Père Fernando da aiese Pio X rapporte : "De nombreux pilotes de l'aviation anglo-américaine, de plusieurs nationalités (anglaise, américaine, polonaise, palestinienne), et de diverses religions (catholique, orthodoxe, protestante, hébraïque), peuvent confirmer une pathétique bilocation de Padre Pio. Durant la dernière guerre, à chaque fois qu'ils survolaient le Gargano pour exécuter des bombardements, ils voyaient dans l'espace un moine qui, tendant ses mains blessées, leur interdisait de lâcher leurs bombes. Foggia et presque toutes les villes des Pouilles, subirent de fréquents bombardements. Pas une seule bombe ne tomba sur la cité de Padre Pio. La guerre finie, en montant à San Giovanni Rotondo, ces aviateurs reconnurent en Padre Pio, avec une absolue certitude, ce Frère qu'ils avaient rencontré et vu au cours de leur vols... " (Père Derobert, op. cit. , p.615-616)
Le Père Derobert, qui peut attester de sa propre expérience certaines des bilocations du Padre Pio, relate les apparitions simultanées à l'un de ses fils spirituels, Giovanni, et l'une de ses filles spirituelles, Adémarista, habitant tous deux des lieux distants dans la région de Florence. Giovanni, ayant appris interloqué la visite à Adémarista au même jour et à la même heure, alla voir le Padre Pio afin de tirer l'affaire au clair. Et le Padre Pio de lui répondre : "Mon fils, quand on célèbre la Sainte Messe, on la célèbre en même temps dans combien d'églises dans le monde entier ? Quand se fait la Consécration, Jésus est présent dans toutes le églises ? As-tu compris ? Alors, ne demande rien de plus ! " (P. Derobert, p.617)
Mais de Saint Antoine de Padoue à Padre Pio, l'histoire de l'Eglise est riche de semblables témoignages :
Au XVème siècle, Sainte Lidwine se trouvait en même temps à Rome et en Terre Sainte. Au XVIIIème s. , Saint Joseph de Cupertino, tout en séjournant à Assise, assistait loin de là, sa mère mourante.
En 1774, c'est Saint Alphonse de Liguori, qui de son monastère d' Arezzo, soutenait le Pape Clément XIV à Rome durant son agonie ; A 800 kilomètres de son couvent, Mère Agnès de Langeais conversait avec M. Ollier. Saint Jean Bosco donnait ses recommandations à la fois à Turin et à Barcelone. Soeur Catherine Emmerich, pendant son travail ou son repos, se découvrait en même temps présente parmi ses soeurs, entendait et voyait ce qu'elles faisaient ; ou bien elle se trouvait dans l'Eglise sans avoir quitté sa cellule. Beaucoup plus près de nous encore, parmi ses nombreuses bilocations étudiées par le Père Laurentin et le Dr. Mahéo, Mère Yvonne Aimée de Malestroit, depuis son lit réussit notamment à sauver un équipage en pleine mer. (R. Laurentin, bilocations de Mère Yvonne-Aimée de Malestroit, avec la contribution du Dr. Mahéo)
Evidemment, tous ces récits échelonnés sur des siècles, ne se sont passés ni au Tibet, ni en Inde... Sans doute cela explique-t-il leur méconnaissance par les disciples du new age plus sensibles à l'exotisme oriental.
Bien des sectes qui se présentent comme des écoles de pensée, prétendent, en effet, initier leurs membres à la technique du "dédoublement ou "voyage astral". Or, la bilocation des saints est essentiellement, uniquement, le résultat de leur amour pour le prochain. Dieu leur donne alors en cet instant la grâce de ce déplacement surnaturel. La vraie puissance de son Amour est avant tout la Miséricorde. Par notre compassion pour ceux qui souffrent, nous rejoignons Dieu. Car l'amour tisse des liens puissants et invisibles.

Un animal volontairement ou involontairement perdu par ses maîtres, qui parcourt plus de 1.000 km pour les retrouver, met en évidence, non un instinct naturel des sens, mais la puissance de son amour pour ses maîtres. Même lorsque ces derniers ne la soupçonnent pas... L'explication par le flair ou autre référence d'orientation animale, devient proprement grotesque. L'animal a-t-il suivi un cours pour déchiffrer les réseaux Hartmann, ou autres réseaux telluriques, électro-magnétiques, ou canaux cosmiques ? ... A quoi bon chercher à expliquer comment opère la grâce de l'amour, inséparable de la notion-même de vie. Cela est au delà de toute physique humaine. Cela est sans intérêt. Cela est une véritable perte de temps.

De même, une mère qui ressent à distance l'imminence d'un danger pour son enfant, ne met pas en alerte un dispositif cosmo-tellurique, mais éprouve directement, simplement, fortement, la puissance de l'amour.

Si cela avait été nécessaire à l'homme, on peut être certain que, dans son immense miséricorde et sa volonté de salut, le Christ aurait donné des cours de bilocation ou de "voyage astral". Or, tout son enseignement a consisté à nous faire comprendre que c'est précisément L'AMOUR QUI CONTIENT LA PUISSANCE et non l'inverse ! C'est pourquoi il est plus difficile au Christ, en raison de notre libre-arbitre, de changer nos coeurs, que de faire des miracles. Les miracles du Christ n'ont pas pour but de nous prouver sa puissance, qui est évidente, mais de nous faire interprêter des signes, ouvrir nos yeux et notre coeur, PAR l'intervention du surnaturel. Ce qui est une démarche différente, voire opposée. Raison essentielle pour laquelle, Saint Jean qui a assisté à de nombreux signes du Christ, tient à rappeler que Dieu est Amour.

Le Saint qui, fondant son amour en Dieu, passe plusieurs heures en prière, dans sa compassion d'amour, son désir immense d'aider le prochain, se retrouve, par un processus qu'il est bien incapable d'expliquer, auprès de ceux qui souffrent et ont besoin d'une assistance. Dieu exauce alors sa compassion et lui permet non seulement d'être auprès des malades, mais encore de les soulager. Sans quoi la grâce accordée à ce saint n'aurait d'autre effet que de prouver son propre pouvoir et non celui de l'amour de Dieu. Comme pour les miracles du Christ, les pouvoirs surnaturels accordés aux saints sont suivis d'effets attestés chez ceux qu'ils ont désiré secourir. Les saints n'ont pas suivi de formation, d'initiation à de prétendus pouvoirs accessibles par des cours ou monographies graduelles. Ils ont simplement vécu dans l'amour de Dieu, mis en pratique jusqu'à l'extrême le don de soi et le commandement d'amour : "Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, par dessus tout, et tu aimeras ton prochain comme toi-même. "

L'instantanéité de leur déplacement est celle qui se trouve dans la prière du coeur et l'adoration du Saint-Sacrement, quand le voyage intérieur s'accomplit, non dans l'espace illusoire dit "astral", mais en Dieu lui-même. Et ce voyage est celui de l'amour, d'un amour immense, c'est à dire purifié de toutes conditions matérielles, terrestres, jusqu'à atteindre précisément l'essence même de Dieu. Qui est Amour. Tous les mystiques en parlent alors avec ENTHOUSIASME (de "en theô" : être en Dieu... )

Comme celles de tous les saints et mystiques, les bilocations de Marthe Robin sont essentiellement des faits d'assistance spirituelle à distance. En les visitant, elle arracha quantité de gens au suicide. Elle en assista d'autres au moment de la mort. Ainsi à Jean Guitton, de l'Académie française, qui l'interroge sur ses "voyages" au cours de ses extases, Marthe répond avec une simplicité désarmante :
- Je voyage en Dieu. Il me porte où il veut.
- Alors, il vous porte à Rome ou à Constantinople ?
- Oui, mais dans Jésus, et aussi avec la Vierge, tantôt plus avec l'un, tantôt plus avec l'autre. C'EST L'AMOUR QUI ME CONDUIT. Je n'ai que de la douceur à me laisser conduire par ce chemin.
Un silence. Elle laisse enfin échapper sa tendresse :
- Jésus est tendre, il prend pour lui ce qu'il y a de pénible et il ne me laisse que le mérite de le suivre sans résistance. Avec la foi en Dieu et LA CONNAISSANCE DE SON AMOUR, on peut facilement se passer du reste, tandis que tous les avantages de la terre ne peuvent remplacer cette paix, cette tendresse. Quand on comprend l'amour de Dieu pour nous, on trouve que l'éternité ne sera pas assez longue pour remercier. C'est un océan. Notre bonheur fait partie de son bonheur. "
(Jean Guitton, Portrait de Marthe Robin, éd. Grasset, 1986, p.200 ; voir aussi Jean-Jacques Antier, Marthe Robin, le voyage immobile, éd. Perrin, 1991, p.265 )

Flammes d'amour jointes au brasier d'un Tout indivisible, chacune de ces phrases mérite d'être méditée, répétée, en prévention de nos moments de faiblesse ou de doute.
La véritable connaissance est donc celle de l'Amour de Dieu. Ainsi faut-il connaître Dieu pour connaître vraiment l'amour. L'amour sans Dieu est une vaniteuse illusion. Seul l'amour en Dieu est le "miracle" permanent produit par Dieu Lui-même. Il ne le permet qu'à ceux qui, à son exemple, font le don total de leur personne (et non avec des mots... ) Qui comprennent l'amour infini de Dieu pour l'homme. Car Dieu souffre toujours de voir l'homme se perdre. Qui entrent en cet amour, en s'abandonnant.
Celui qui désire acquérir un pouvoir, ou pratique une technique spirituelle dans l'intention d'assister les autres, n'a rien compris au mystère de l'amour. Ne croyons pas que nous allons obliger Dieu à intervenir par l'intermédiaire de notre prétendue technique. Dieu n'a que faire des techniques humaines ! Il n'a nullement besoin d'un conditionnement humain pour intervenir, ou se manifester. Ne mettons pas la charrue avant les boeufs... et oublions-nous ! Seules comptent véritablement, la sincérité et la profondeur de notre compassion pour le prochain.

Malgré son évidence sans doute trop enfantine, ce langage peut paraître aussi dur que sectaire tellement grande est aujourd'hui l'illusion du monde. Mais le propos d'un ami, dit dans la paix, peut éviter le terrible errement, le gaspillage d'années précieuses à la recherche d'une maîtrise de soi toujours fuyante, de l'acquisition ou du développement de "capacités sensorielles latentes" proposées par tel maître, tel gourou, telle dite école de philosophie traditionnelle, tel groupuscule maniant avec dextérité le jargon parapsychologique et toujours impressionnant des champs vibratoires, flux électro-magnétiques, énergies cosmo-telluriques, cristallisation des égrégores et entités astrales... .

Il suffit de contempler le visage des jeunes voyants de Medjugorje pour comprendre la différence. La paix simple et vraie, la contagion du sourire, traduisant l'indicible bonheur de voir la Vierge tous les jours ! La simplicité, l'humilité, l'indifférence parfaite à l'égard des medias. Leur service de Dieu sans relâche, plusieurs heures de prière par jour, et la messe. L'adoration du Saint-Sacrement. La méditation devant la croix. La lecture de la Bible. Cette paix-là n'a pas de prix. Car elle résulte de la confiance et de l'oubli de soi

Ainsi la véritable réflexion qui ne peut être éludée pour le non-chrétien qui cherche la vérité, sensible peut-être au message du Christ sans reconnaître pour autant sa divinité, devrait être :
" Témoignage pour témoignage, qu'est-ce qui me fait accepter tel récit, tel phénomène merveilleux, sans préalable, vérification historique ou scientifique, et rejeter celui-ci qui présente pourtant toutes ces garanties ? Suis-je totalement impartial dans mes jugements ? Quelle est la nature de mes à prio


Dernière édition par Hercule le Mer 14 Déc 2011 - 18:23, édité 1 fois
Poirot
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Deuxième Demeure : Je m'applique à l'oraison.
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Don Raymond et le Sens de la Fin des Temps : "L'Heure des Ténèbres !" Empty Re: Don Raymond et le Sens de la Fin des Temps : "L'Heure des Ténèbres !"

Message  Poirot le Mer 14 Déc 2011 - 18:15

"L'HEURE DES TENEBRES"
par Don Raymond
Editions Hovine Belgique
- 1995 -


AVERTISSEMENT AU MONDE


Le mercredi 3O novembre 1983, à Medjugorje, la voyante Marija, alors âgée de 18 ans, reçut de la Vierge, le message suivant pour un prêtre :
"Tu dois aviser aussitôt l'Evêque et le Pape sur l'urgence et la grande importance du message pour toute l'humanité. J'ai dit bien des fois que la paix du monde est en crise. Devenez frères entre vous, augmentez prière et jeune pour être soumis" (C. A. , p.93)

Le Père Tomislav Vlasic rédigea le rapport dont il fit prudemment soumettre le contenu à la Vierge Elle-même. Celle-ci donna son approbation, et le document suivant fut envoyé au Saint Père :

LETTRE AU PAPE JEAN-PAUL II

"Après l'apparition de la Vierge, en date du 3O novembre 1983, la voyante Marija Pavlovic est venue me dire :
- La Madone dit qu'on doit aviser aussitôt le Souverain Pontife et l'évêque sur l'urgence et la grande importance du message de Medjugorje. Cette lettre veut accomplir ce devoir :

1. Cinq voyants (Vicka Ivankovic, Marija Pavlovic, Ivan Dragicevic, Jakov Colo) ont chaque jour une apparition de la Vierge. L'expérience par laquelle ils la voient est un fait contrôlable par des observations directes ; elle a été filmée. Durant les apparitions, les voyants ne réagissent point à la lumière, ils n'entendent pas les sons, ils ne réagissent point si quelqu'un les touche, ils se sentent en dehors du temps et de l'espace.
Tous les voyants déclarent en substance :
- Nous voyons la Vierge comme toutes les autres personnes. Avec elle, nous prions, parlons, et pouvons la toucher.
- La Vierge dit que la paix du monde est en crise. Elle invite continuellement à la réconciliation et à la conversion.
- Elle nous a promis de laisser un signe visible sur le lieu des apparitions, à Medjugorje, pour toute l'humanité.
- Le temps qui précède le signe visible est une période grâce pour la conversion et l'approfondissement de la foi.
- La Vierge a promis de laisser 1O secrets. Jusqu'ici, 8 ont été confiés à Vicka Ivankovic et Marija Pavlovic (qui a reçu le 9ème le 8 décembre 1983), 9 à Jakov Colo, Ivan Dragicevic et Ivanka Ivankovic, 1O secrets seulement à Mirjana Dragicevic.
- Ces apparitions sont les dernières apparitions de la Vierge sur terre. C'est la raison pour laquelle elles sont si longues et fréquentes.

2. La Vierge n'apparaît plus à Mirjana Dragicevic. Sa dernière apparition quotidienne a été celle du jour de Noël 1982. Après cela, les apparitions ont cessé pour Mirjana, à l'exception de son jour anniversaire (18 mars 1983), comme Mirjana l'avait pressenti selon la promesse de la Vierge.
Dans l'apparition du 25 décembre 1982, selon Mirjana, la Madone lui a confié le 1Oème et dernier secret, et lui a dévoilé les dates auxquelles les diférents secrets seront réalisés. La Vierge a dévoilé à Mirjana bien des aspects de l'avenir, jusqu'ici beaucoup plus qu'aux autres voyants. Pour cette raison, je rapporte ici ce que Mirjana m'a dit dans le colloque du 5 novembre 1983. Je résume l'essentiel de son récit, sans citation littérale. Mirjana dit :

- Avant le signe visible qui sera donné à l'humanité, il y aura trois avertissements au monde. Les avertissements seront des évènèments sur la terre. Mirjana en sera témoin Trois jours avant une des admonitions, elle avisera un prêtre librement choisi. Le témoignage de Mirjana sera une confirmation des apparitions et une inclination à la conversion du monde.
Après les admonitions, viendra le signe visible sur le lieu des apparitions à Medjugorje, pour toute l'humanité. Le signe sera donné comme un témoignage des apparitions et un rappel à la foi.
- Le 9ème et 1Oème secret sont graves. Ils sont un châtiment pour les péchés du monde. La punition est inévitable parce qu'il ne faut pas attendre la conversion du monde entier. Le châtiment peut être diminué par les prières et la pénitenbce, il ne peut être supprimé. Un mal qui menaçait le monde, selon le 7ème secret, est effacé en raison de la prière et des jeûnes, dit Mirjana. Pour cela, la Vierge continue d'inviter à la prière et au jeûne :
" Vous avez oublié qu'avec la prière et le jeûne, vous pouvez éloigner la guerre, suspendre les lois naturelles. "
- Après la première admonition, les autres suivront dans un temps assez bref. Ainsi les hommes auront du temps pour la conversion.
- Ce temps est la période de grâce et de conversion. Après le signe visible, ceux qui resteront en vie auront peu de temps pour la conversion. Pour cela, la Vierge invite àl'urgente conversion et réconciliation.
- L'invitation à la prière et à la pénitence est destinée à éloigner les maux et la guerre et surtout à sauver les âmes.
- Selon Mirjana, nous nous trouvons proches des évènements prédits par la Vierge. Au nom de cette expérience, Mirjana dit à l'humanité :
- Convertissez-vous au plus vite, ouvrez vos coeurs à Dieu.

Outre ce message essentiel, Mirjana dit avoir eu, en 1982, une apparition qui jette, selon nous, des rayons de lumière sur l'histoire de l'Eglise. Elle raconte une apparition dans laquelle Satan est venu à elle travesti en beau jeune homme. Satan a demandé à Mirjana de renoncer à la Madone et de le suivre pour la rendre heureuse, en amour et dans la vie ; au contraire avec la Vierge, elle devrait souffrir, disait-il. Mirjana l'a repoussé. Aussitôt la Vierge est venue et Satan a disparu. Alors, la Vierge a donné en substance le message suivant :
- Excuse-moi pour ceci, mais tu dois savoir que Satan existe ; un jour il s'est présenté devant le trône de Dieu et a demandé la permission d'éprouver l'Eglise durant une période. Dieu lui a permis de l'éprouver durant un siècle. Ce siècle est sous le pouvoir du Démon, mais quand seront réalisés les secrets qui vous ont été confiés, son pouvoir sera détruit. Déjà maintenant il commence à perdre son pouvoir et il est devenu agressif : il détruit les mariages, soulève des divisions entre les prêtres, des obsessions, des meurtres. Vous devez vous en protéger par le jeûne et la prière : surtout la prière communautaire. Portez a vec vous des signes bénis. Mettez-en dans vos maisons, revenez à l'usage de l'eau bénite. Selon certains experts catholiques qui ont étudié ces apparitions, ce message clarifierait la vision qu'a eu le Souverain Pontife Léon XIII. Selon eux, c'est après avoir eu une vision apocalyptique de l'avenir de l'Eglise que Léon XIII aurait introduit la prière à St Michel, que les prêtres récitaient après la messe jusqu'au Concile. Ces experts disent que va finir le siècle d'épreuves entrevu par le Souverain Pontife Léon XIII.

Très Saint Père, je ne veux être responsable de la perte de personne... Je fais de mon mieux, le monde est invité à la conversion et à la réconciliation. En vous écrivant, Très Saint Père, je fais seulement mon devoir ; après avoir rédigé cette lettre, je l'ai donnée aux voyants pour qu'ils demandent à la Vierge si son contenu est juste. Ivan Dragicevic m'a porté cette réponse : Oui le contenu de la lettre est vrai ; il faut d'abord aviser le Souverain Pontife, et ensuite l'évêque.
Cette lettre sera accompagnée de prières et de jeûnes, pour que l'Esprit-Saint guide votre esprit et votre coeur en cette période importante de l'histoire.
Par les Sacrés Coeur de Jésus et de Marie, acceptez mes hommages.
Medjugorje, 2 décembre 1983
P. Tomislav Vlasic.


Mirjana a précisé que même les incroyants ne pourront nier le grand signe laissé par la Sainte Vierge au lieu de sa première apparition. Cependant on ne sait ce qu'il sera, ni quand il se produira. Mirjana dit que "le signe s'imposera".
Elle ajoute : "La plupart des secrets sont tristes, mais il ne faut pas avoir peur. Le Seigneur me l'a fait comprendre. Marie est avec nous. Si nous l'acceptons comme Mère, Dieu comme Père, et Jésus comme Frère, cette famille ne nous manquera pas. "

La Très Sainte Vierge a dit à ce sujet au printemps 1983 :
"Hâtez-vous de vous convertir. N'attendez pas le signe qui a été annoncé. Pour les incroyants il sera TROP TARD. " (C. A. , p.91)
Elle invite les gens avec une insistance particulière à la prière quotidienne, la célébration eucharistique autant que possible, à la pénitence, au jeûne (au pain et à l'eau), à la confession (sacrement du pardon), à la foi profonde. Ce sont, dit-Elle, des moyens pour se préparer aux évènements prophétisés.

La Sainte Vierge a dit à Mirjana :
" Tu pourras révéler chaque secret TROIS JOURS avant sa réalisation à un prêtre de ton choix. "Il jeûnera dix jours au pain et à l'eau. Le septième jour, il dévoilera le secret que lui fera connaître Mirjana et, trois jours après le dévoilement, L'EVENEMENT SE PRODUIRA. "

Mirjana dit que la Vierge lui a remis un simple feuillet sur lequel sont écrits les dix secrets. On ne peut décrire la matière de ce feuillet : "On ne voit pas l'écriture", dit Mirjana.
"Au moment opportun, je remettrai le feuillet au prêtre choisi. Il recevra la grâce pour lire seulement le premier secret, plus tard les autres. Le prêtre fera ce qu'il veut de cette information quant à la modalité de le faire connaître. Par exemple, il pourra confier à quelqu'un l'écrit de l'évènement à venir, écrit qui ne serait rendu public qu'après l'évènement. Il peut aussi prévenir les gens en disant par les médias : "Voici ce qui va arriver... " Les secrets seront révélés peu à peu ; ainsi les gens se rendront compte que la Vierge apparaissait vraiment.

En réponse à une question du Père Tomislav demandant si le dernier secret peut être évité, Mirjana répond que les gens doivent se préparer spirituellement, se tenir prêts, ne pas paniquer, se réconcilier intérieurement : "Ils devraient être prêts à tout, même à mourir demain. " Avec la foi profonde et sachant qu'ils sont réconciliés avec Dieu, ils ne doivent pas craindre car Dieu est avec eux. Cela veut dire : conversion complète et un total abandon à Dieu.
A la question posée en 1986 : "Pourquoi les secrets tardent-ils à être dévoilés ? ", elle répond que c'est "un délai de miséricorde" de la part de Dieu. (cf. Père Guy et Armand Girard, Janko Bubalo, Marie, Reine de la Paix, demeure avec nous, éd. O. E. I. L, 1987)

Le Père Petar Ljubicic a été choisi par Mirjana pour dévoiler les secrets, l'heure venue. La jeune voyante explique :
"C'est parce qu'il a un grand coeur. Il va visiter les familles les plus pauvres du village et il est très actif pour les aider. "

Il faut savoir que le 13 mai 1982, à Fatima, Jean-Paul II avait effectué la consécration du monde au Coeur Immaculé de Marie, lors de son pèlerinage d'action de grâce, pour son attentat du 13 mai 1981, date anniversaire de la première apparition de la Vierge à Fatima, le 13 mai 1917. (voir plus loin)

Or, 6 jours après la lettre du Père Tomislav approuvée par la Vierge et envoyée de Medjugorje le 2 décembre 1983, au Pape, le Saint Père écrivait à ses évêques, le 8 décembre 1983, fête de l'Immaculée Conception, pour renouveler communautairement cette consécration déjà effectuée personnellement.
CE QUI FUT FAIT LE 25 MARS 1984, JOUR DE LA 1000ème APPARITION A MEDJUGORJE ! (C. A. , p.96)

Cette consécration répondait, en effet, à la demande de Notre-Dame, Elle-même, à Fatima, en 1917 ; Elle avait dit en parlant de la Russie :
"A LA FIN MON COEUR IMMACULE TRIOMPHERA. "

Or, le putsch de Russie a commencé LE 19 AOUT1991 et s'est terminé LE 22 AOUT sans aucune effusion de sang.
- LE 19 AOUT est la date de la 4ème apparition de Fatima (la seule qui n'ait peu lieu un 13) : c'est la fête de Jean Eudes qui a institué la dévotion aux COEURS UNIS DE MARIE ET DE JESUS.
- LE 22 AOUT est la fête du COEUR IMMACULE DE MARIE instituée par le Pape Pie XII, aujourd'hui fête de Marie Reine du Monde.
LE COEUR IMMACULE DE MARIE a triomphé de cette épreuve. Il triomphera d'autres...

Fin 1981, évoquant la Russie, la Vierge a également prédit à Medjugorje :
"C'EST LE PEUPLE OU DIEU SERA LE PLUS GLORIFIE. " C. A. , p.66)

Le message est enthousiasmant ! Gardons-nous de nous réjouir trop vite... Car la Vierge n'a pas indiqué la date de cette glorification. Qui surviendra à l'évidence, après des évènements de nature à tempérer l'information ainsi qu'on peut le déduire du message adressé par la Madone, précisément ce même jour du 25 MARS 1984 à Don Stefano Gobbi, fondateur du Mouvement Sacerdotal Marial. L'important pourcentage de voix communistes aux élections du 19 septembre 1993 en Pologne, patrie du Pape, pourrait bien marquer le réveil contagieux de l'idéologie totalitaire dans les pays de l'est abandonnés par l'Europe. . Notons que trois jours après ces élections, à Moscou, Alexandre Routskoï s'autoproclamait Président de la Russie et formait un contre-gouvernement communiste face à celui de Boris Eltsine... Notons aussi la démission d'Egon Gaïdar et Boris Fiedorov, ministres jugés trop libéraux, et la nomination d'un nouveau premier ministre conservateur. Soulignons encore la montée du nationaliste Jirinovski. Au cours d'une émission sur France Culture le 23 décembre 1993, avec le consul de Grèce, il a été révélé que les Russes disposaient d'une bombe d'un type particulier. Elle éviterait le problème des retombées radio-actives et permettrait ainsi par exemple une occupation rapide de l'Europe... Nous verrons plus loin que la Russie possède toujours son incomparable potentiel militaire, comme l'affirment les experts, et que seuls ont été "soldés" à certains pays, des armements d'un type dépassé. Récemment en effet Jirinoski menaçait l'Occident avec cette arme non-nucléaire d'un type particulier, "'ARME D'ELIPTON", capable de détruire le monde entier...

Qui est Don Stefano Gobbi ?
Un simple curé italien qui, au cours d'un pèlerinage à Fatima, le 8 mai 1972, prie dans la chapelle de l'apparition pour quelques prêtres trahissant leur vocation. Il place sa confiance en la Vierge et lui demande un petit signe de confirmation. Qu'il obtiendra précisément avant même la fin du mois, dans le sanctuaire de l'Annonciation à Nazareth. Notre-Dame, se servant de lui comme d'un humble et pauvre instrument, va rassembler tous les prêtres qui acceptent "l'invitation à se consacrer à son Coeur Immaculé, à être fortement uni au Pape et à l'Eglise unie à ce dernier. "

Dès le 7 juillet 1973, fête du Coeur Immaculé de Marie, il reçoit de la Madone la première des locutions intérieures qui depuis n'ont cessé. En 1974 se tiennent les premiers cénacles de prière entre prêtres et fidèles. Le mouvement sacerdotal marial se répand de manière silencieuse et extraordinaire sur tous les continents et dans presque toutes les nations. En jugeant d'après les inscriptions, les adhérents seraient en 199O d'environ 3OO évêques et plus de 6O. OOO prêtres du clergé diocésain et de tous les Ordres et Congrégations de religieux, prêtres sympathisants non compris. Quant aux laïcs, il y en aurait probablement des millions.

Dans ses messages empreints de gravité, la Madone avertit en clair que la pleine réalisation du plan de Fatima est arrivée. Toutefois en intruduction à leur publication, le Père Delhaye, S. D. B. , tient à préciser : "ils doivent susciter en nous, non pas trouble et crainte, mais confiance, paix, sérénité, abandon ", recommandation qui fait écho à celle de Mirjana, dans son commentaire du 10ème secret de Medjugorje.

Ainsi, le 8 décembre 1973, fête de l'Immaculée Conception, Don Stefano Gobbi reçoit cette locution qui confirme le message bien connu de Fatima : "A LA FIN MON COEUR IMMACULE TRIOMPHERA. "

Avec le recul de 2O années de mesages publiés, force est de reconnaître aujourd'hui que les annonces prophétiques de la Vierge à ses prêtres étaient (hélas) pleinement fondées... .

Or, depuis peu, afin d'éviter toute déformation, le Saint-Siège interdit la reproduction partielle de ces messages en souhaitant que l'on se réfère à l'ouvrage entier qui les contient. Toute édition annuelle par supplément est donc annulée afin d'être refondue dans une édition globale que nous invitons le lecteur à se procurer aux centres accrédités (Précisons que cet ouvrage ne peut être vendu en raison de l'interdiction formelle de la Sainte Vierge). Ainsi partagés entre le devoir de prudence, d'obéissance, mais aussi d'information, nous nous contenterons de résumer les concordances de ces messages avec ceux délivrés en d'autres lieux d'apparitions.
(Mouvement Sacerdotal Marial, "Aux prêtres, les fils de prédilection de la Vierge, " rue Solovaz, 20, B 4470 Saint-Georges (Belgique)

Le Dimanche 25 MARS 1984 jour de la dernière consécration du monde au Coeur Immaculé de Marie effectuée par le Pape Jean-Paul II, et fête de l'Annonciation, la Madone transmet à Don Gobbi, prêtre écouté du Saint-Père, ce message capital dans lequel Elle bénit l'acte courageux de son Pape, tout en regrettant, d'une part, qu'il n'ait pas été accompli par tous les évêques du monde, d'autre part, que des circonstances particulières ne lui aient pas encore permis de Lui consacrer EXPRESSEMENT la Russie, comme Elle l'avait demandé à plusieurs reprises, consécration qui sera faite lorsque DES EVENEMENTS SANGLANTS seront déjà en voie de réalisation. En conclusion, Elle demande à tous ses fils de prédilection, les prêtres, de se consacrer à Son Coeur Immaculé, dans un abandon total.
A Fatima, Notre Dame avait annoncé qu' "une Ere de Paix suivrait la Consécration de la Russie". Force nous est de reconnaître, du moins dans les actes, que nous sommes encore LOIN du Triomphe de son Coeur Immaculé et de l'Ere de Paix prophétisée ! ...

Coïncidence troublante, nous l'avons vu, en ce même jour de la 1. OOOème apparition à Medjugorje, la Vierge s'adresse aux petits voyants pour leur dire :
"Réjouissez-vous avec moi et avec mes anges parce qu'UNE PARTIE DE MES PLANS est réalisée. Beaucoup se sont convertis, mais beaucoup ne veulent pas se convertir. Priez ! " Après ces mots, la Sainte Vierge regarda les voyants présents et pleura. (C. A. p.96)

Cinq jours après, le vendredi 3O mars 1984, Elle leur dit :
"Je désire que VOS COEURS S'UNISSENT AU MIEN, comme mon coeur est uni à celui de mon Fils. "
Cette demande ne fait que reprendre, plus maternellement encore, celle du 2 août 1983 :
"CONSACREZ-VOUS AU COEUR IMMACULE. Abandonnez-vous totalement. Je vous protègerai... . " (C. A. , p.174)

Son plan pour la paroisse ne reflèterait-il pas celui pour le monde ? "Chers enfants, comprenez que Dieu a choisi chacun d'entre vous pour l'utiliser dans UN GRAND PLAN DE SALUT DE L'HUMANITE", leur dira-t-Elle, le 25 janvier 1987. (C. A. , p.153)
Lorsque la Vierge s'adresse aux prêtres, Elle le fait à des hommes adultes, solides dans leur foi, instruits dans l'Ecriture, théologiquement préparés. Ceci explique les précisions qu'Elle donne au Mouvement Sacerdotal Marial sur la grave situation du monde et de l'Eglise, sur les moyens d'y remédier. Lorsqu'Elle s'adresse aux enfants, Elle fonde avant tout une école d'amour et de sainteté.

Dans le premier cas, Elle s'applique à régénérer le monde par l'intermédiaire du clergé. Dans le second par l'intermédiaire d'enfants devenus aujourd'hui des jeunes gens rayonnants de prière. Dans les deux cas, l'exceptionnelle durée ininterrompue des messages (2O et 12 ans), atteste sa volonté de pédadogie. Les premiers peuvent occuper des pages. Les seconds une vingtaine de lignes tout au plus. Les préoccupations et le but de la Madone sont identiques, les moyens complémentaires, les approches différenciées selon l'acquis, le niveau de discernement de leurs destinataires, et la forme de leur répercution au monde.



Dernière édition par Hercule le Mer 14 Déc 2011 - 18:26, édité 1 fois
Poirot
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Deuxième Demeure : Je m'applique à l'oraison.
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Don Raymond et le Sens de la Fin des Temps : "L'Heure des Ténèbres !" Empty Re: Don Raymond et le Sens de la Fin des Temps : "L'Heure des Ténèbres !"

Message  Poirot le Mer 14 Déc 2011 - 18:16

"L'HEURE DES TENEBRES"
par Don Raymond
Editions Hovine Belgique
- 1995 -


PLANS DIVINS ET PLANS SATANIQUES

SATAN : ETRE VIVANT OU NOTION SYMBOLIQUE ?

On aura sans doute remarqué qu'à l'heure de la consécration du 25 mars 1984, la Vierge à Medjugorje a clairement parlé de plans, au pluriel. Quelques mois plus tard, le 12 juillet, Elle redit aux jeunes voyants :
"Chers enfants, en ce jour Satan veut empêcher MES PLANS. Priez pour que SON PLAN ne se réalise pas. Je prierai mon Fils pour qu'il vous donne de percevoir dans les tentations de Satan, la victoire de Jésus. " (C. A. , p.123)
Le 11 août 1984, Elle répète :
"Chers enfants, priez parce que Satan tente sans cesse de brouiller MES PLANS. Priez du fond du coeur. Dans la prière, abandonnez-vous à Jésus ! " (C. A. , p.99)

Satan, l'Adversaire, sera souvent présenté par la Vierge comme Celui qui veut s'opposer à ses plans. Elle ne cache pas sa puissance. Pour la première fois sans doute, de toutes les apparitions mariales, la Madone évoque en se confiant à de jeunes enfants, ainsi qu'à un prêtre, la réalité et l'ampleur d'un combat dont l'homme est l'enjeu.

Cette mise en garde tranche résolument sur les considérations complaisantes des philosophies modernes ou de certaines communications spirites syncrétistes, selon lesquelles le mal prendrait place en réalité dans un équilibre complémentaire de forces négatives et positives ayant présidé à la création du monde, justifiant ainsi sa relativisation, sa banalisation, voire sa nécessité. Cette position n'est pas loin d'être partagée par une partie de l'Eglise elle même. Laxisme chrétien ambiant d'aujourd'hui silencieux sur Satan, avec lequel, une fois encore, contraste singulièrement le message de la Vierge à Medjugorje... . Dès lors, comment pourrait-Elle passer pour sa "cristallisation" ? !

Paul VI rappelle que "le mal n'est pas une déficience, mais UN ETRE VIVANT spirituel, perverti et pervertisseur. " La Vierge emploie, Elle-même, l'expression révélatrice "PLAN DE SATAN". Non seulement Satan est organisé, preuve de son intelligence, mais il dispose d'une hiérarchie dans son combat contre Dieu. Sa plus grande habileté pour approcher les hommes et mieux les assujettir, consiste en cette période que nous vivons, à faire précisément nier son existence. Car si Satan n'existe pas, s'il est une invention commode des hommes ou de l'Eglise, alors la notion de mal en est singulièrement banalisée, niée, sa conscience progressivement affaiblie au niveau de la société. Il faut donc relire attentivement les Evangiles, les méditer en profondeur, pour comprendre que le Christ Lui-même, a dû, avant même d'entamer sa prédication, subir de terribles tentations de la part de Satan.

Dans ce mirage de liberté toujours plus étendue pour l'homme, le but de Satan n'a pas varié : réussir à l'éloigner de Dieu, lui faire bafouer journellement ses commandements. Or, peut-on guérir un malade qui non seulement ne souhaite pas renoncer à son état, mais souhaite encore l'étendre à l'humanité ? Avant de changer le monde, il faut se changer soi-même. Hélas, si l'homme n'en a plus la volonté, trop heureux de la maladie qui le ronge et le détruit, son ultime remède se trouve peut-être dans les épreuves évoquées par la lettre envoyée de Medjugorje à Jean-Paul II, à la demande de la Vierge.

Sur cette illusion destructrice, St Paul prévenait déjà, il y a près de deux mille ans : "Satan lui-même se déguise EN ANGE DE LUMIERE ; et il ajoute pour notre discernement : "il n'est donc pas surprenant que ses ministres aussi se déguisent en MINISTRES DE JUSTICE. Mais leur fin sera digne de leurs oeuvres... " (2 Cor.14, 14-15) Cette expression "ministres de justice" n'est pas sans une certaine résonnance moderne... Or en matière d'apparition ou de pouvoir, St Paul est mieux placé que quiconque, lui qui persécutait les chrétiens "avec les pleins pouvoir des grands prêtres" et se convertit à la faveur d'une apparition du Christ. (actes 9, 1-19)

De même, dans une de ses prophéties, Ste Hildegarde (XIIème s. ), évoquant "le fils de perdition qui règnera très peu de temps et viendra dans les derniers jours", prédit que sa mère "après avoir passé une jeunesse licencieuse au milieu des hommes très pervers et dans un désert où elle aura été conduite par UN DEMON DEGUISE EN ANGE DE LUMIERE, le concevra et l'enfantera"
(Jean Vaquié, Bénédictions et malédictions, éd. Morin, 1987, p.23-24)
La manifestation du surnaturel n'est pas la voie habituelle de communication entre Dieu et le monde. C'est pourquoi les apparitions de la Vierge provoquent la riposte de l'Adversaire, afin de les discréditer, et surtout à travers elles discréditer les messages... . Car pendant que l'on discute sur la réalité de l'apparition, ces derniers demeurent conséquemment en veilleuse. En différents lieux, la Vierge intervient pour rappeler la décadence morale de l'homme et "les châtiments imminents", alors que les communications spirites ou mediumniques, l'enseignement des prétendus avatars, sont en train d'anesthésier l'humanité et la préparer en douceur à la grande apostasie finale. D'un côté, le rappel de la Loi du Christ, l'oubli de soi-même ; de l'autre, la séduction basée sur la liberté de l'homme, la négation du mal et du péché, la promesse d'un monde nouveau sans effort.

Par son habileté, Satan rend confus ce qui était clair. Son but est de semer le doute, et l'humanité pervertie fait le reste... Doute sur l'actualité de la Loi de Dieu, les 1O commandements. Doute sur le sacrifice du Christ, sur sa présence réelle dans l'eucharistie. Doute sur les apparitions elles-mêmes, bien que leurs fruits depuis Lourdes ne puissent être niés. On s'efforce de relativiser, nier, grâces et guérisons, sans pouvoir pour autant leur opposer rien d'équivalent dans l'histoire de l'humanité. Mais ceci n'est que le commencement de la fin. Le plus dur, comme nous le verrons plus loin, est encore à venir... Qui pourra prétendre par l'Ecriture (et plus spécialement l'Apocalypse, qui nous fait comprendre son dessein, son emprise, et sa chute à la fin des temps) ne point avoir été averti sur la réalité du grand Illusionniste ?

Dans le secret de la Salette confié à Mélanie Calvat par la Vierge, le 19 septembre 1946, on trouve cette annonce prophétique en voie de réalisation :
"Les gouvernants civils auront tous un même dessein qui sera d'abolir et de faire disparaître tout principe religieux, pour faire place au MATERIALISME, à l'ATHEISME, au SPIRITISME, et à toutes sortes de vices. " (Vaquié, p.132)

L'ouvrage d'un véritable expert et praticien, Don Gabriele Amorth, exorciste du diocèse de Rome, nous permet d'en mesurer l'étendue. Paru en Italie à l'automne 199O, "Un exorciste raconte", connut huit éditions durant les douze premiers mois. Plus grand succès des éditions Dehoniane à Rome depuis leur fondation, il a été traduit en français et publié aux éditions de l'O. E. I. L. (1992), suivi en 1994 des "Nouveaux récits d'un exorciste" où il approfondit encore sa réflexion (éd. O. E. I. L. ). D'emblée, ce prêtre à qui le Cardinal Ugo Poletti, Vicaire du Pape, conféra le pouvoir d'exorciser, s'inquiète, en raison de son expérience, de ce que pour beaucoup de chrétiens (y compris théologiens ou hiérarques) le démon n'existe plus. Il ne serait que la personnalisation de phénomènes obscurs, psychiatriques ou parapsychologiques, en voie d'élucidation scientifique. La cristallisation de la pensée subconsciente, l'expression plus ou moins stéréotypée de nos tabous. Face au discours théorique de théologiens inexpérimentés, les 1O. OOO exorcismes réalisés par Don Gabriele Amorth, apportent une connaissance pratique qui n'a pas de prix.

Tout aussi convaincant, le témoignage sonore du Révérend Père Mathieu, supérieur du couvent des Capucins de Besançon, philosophe et théologien, et surtout comme il aime à le rappeler, de théologie morale. Dans cette cassette d'une valeur pédagogique incomparable, le Père raconte notamment, un cas de possession diabolique d'une personne s'adonnant au spiritisme depuis sa jeunesse. L'exorcisme dura plusieurs années en présence de témoins tels qu'un professeur de médecine, de religieuses, et de villageois qui se convertirent ou se confessèrent à l'issue d'une séance des plus effroyables. En ce domaine, la réalité se rappelle souvent aux sceptiques endurcis...

Il n'est pas moins révélateur que les médias, ceux de l'Eglise y compris, ne relatent quasiment jamais les discours pourtant nombreux de Jean-Paul II sur Satan. Voici un extrait de celui qu'il prononça le 24 mai 1987 lors de sa visite au sanctuaire de l'Archange St Michel :
"Cette lutte contre le Démon qui distingue l'Archange St Michel est toujours d'actualité ; car le Diable est ENCORE VIVANT et OEUVRE DANS LE MONDE. En effet, le mal qui est en lui, le désordre de la société, l'incohérence de l'homme, la fracture interne dont il est victime ne sont pas seulement la conséquence du péché originel, mais aussi l'effet de l'action dévastatrice et obscure de Satan. "

Au cours d'une rencontre à Lourdes, le dimanche 29 novembre 1992, Vicka, l'aînée des voyantes de Medjugorje, évoqua l'apparition de Satan à Mirjana, relatée dans la lettre envoyée au Pape, que nous avons citée plus haut intégralement. Celui-ci se présenta, en effet, sous l'aspect d'un beau jeune homme dont le but était de détourner la jeune fille de la prière et de l'intérêt pour les apparitions. Au fond Mirjana avait jusqu'à présent fait la volonté de la Vierge, obéi, et cela était bien, parfait même. Mais maintenant qu'elle était devenu une jeune fille, il fallait qu'elle pense désormais à elle, vive sa vie, revienne en quelque sorte vers "le vrai monde". Etonnée, Mirjana éprouva un malaise : quand elle le fixa, les yeux du beau jeune homme se mirent à tourner. Alors Mirjana comprit et aussitôt Satan disparut. Un père capucin ami nous donna à comprendre que "le trop beau jeune homme" n'avait pu supporter la pureté du regard de la jeune fille... . Le discernement relève plus d'un état de grâce intérieur que d'une connaissance intellectuelle. Aux saints et aux mystiques, Satan ne peut longtemps dissimuler son identité. Dans les apparitions mariales, l'état de pureté s'avère capital, car si à la Salette, Lourdes, Fatima, Medjugorje, la Vierge s'adresse à des enfants, c'est qu'ils sont à l'origine physiquement, et dans une certaine mesure spirituellement, vierges. Non seulement ils acceptent sans discussion l'enseignement de Notre-Dame, mais encore cet état leur permet de résister aux tentatives de Satan de pervertir le message. Car, rappelons-le, il n'est pas de phénomène surnaturel divin qui n'ait entraîné une riposte de l'Adversaire.

Les intellectuels qui se croient à l'abri de toute perversion sont souvent les premiers à tomber dans le piège. Avec eux, Satan a la tâche facile. Point besoin d'apparition séductrice. Il lui suffit d'instiller le doute, et la raison "supérieure" de l'intellectuel fait le reste : tirant sur la maille faible, il défait rapidement l'ouvrage. Le mal fait, difficile de revenir en arrière !

Les apparitions de Satan sous sa forme horrible, ne sont destinées en fait qu'à apeurer des esprits simples, à les détourner de certains lieux, certains travaux... Mais là aussi, aujourd'hui Satan a la tâche simplifiée par les images d'horreur qui couvrent les écrans de cinéma et les lucarnes de télévision. Nous n'en sommes plus au subliminal. La laideur affichée à tout bout de champ, amplifiée par la civilisation du clip, dès le plus jeune âge, produit des ravages irréversibles. Car si le bonheur est contagieux, la laideur l'est tout autant. Les clips présentent un défilé d'images incohérentes dont le seul but est de frapper. Fort si possible. Du reste, l'incohérence renforce elle-même l'effet. La jeunesse avale ainsi des milliers d'images de violence, de sexe, d'hédonisme, qui viennent se graver au fond de sa mémoire. En déstructurant la pensée, l'incohérence exalte encore l'image et sa force de contagion. Le sang, la mort, s'entremêlent à l'acte sexuel, en constituent le prolongement, voire l'apothéose. Prophète noir est la star dont le geste désarticulé a valeur de prédication. Jour après jour, ce poison visuel s'impose comme sa véritable culture, sa référence, son capital de fantasme, ou pire, son modèle de vie. Que peut amener cette génération du clip sans garde-fou ? Incapable seulement d'imaginer l'antidote d'une avalanche d'images de tendresse, de véritable amour, de douceur, d'amitié sincère, de beauté, de poésie... Le bonheur est "à l'image de l'image".

Ainsi, la Mère du Christ appelle-t-elle les jeunes à la vigilance, comme en ce 27 décembre 1984. Et Elle le fait, non en prêtre soucieux de ne point choquer son auditoire, mais en mère véritable, désignant le danger à son enfant... et LE NOMMANT par son vrai nom :
"Chers enfants, pour ce jour de Noël, Satan voulait de façon particulière déranger LES PLANS DE DIEU. Vous avez, chers enfants, RECONNU SATAN, le jour même de Noël. Mais Dieu est vainqueur dans tous vos coeurs. " (C. A. , p.128)

Le 14 janvier 1985, Elle adresse à Vicka ce message qui ne peut manquer de faire réfléchir :
"Mes chers enfants, SATAN EST PUISSANT. Il souhaite de toute sa force détruire mes plans. PRIEZ SANS ARRET. Je prierai aussi mon Fils, pour que tous les projets commencés soient réalisés... " (C. A. , p.1O3).
Au fil des ans, l'appel de la Sainte Vierge se fait pressant ; le 25 septembre 199O, Elle leur dit encore :
"... Satan est FORT, IL VEUT VOUS DETRUIRE ET VOUS TROMPER de mille manières. Ainsi, chers petits enfants, priez chaque jour afin que votre vie soit un bien pour vous-mêmes et pour tous ceux que vous rencontrez. Je suis avec vous et je vous protège, bien que Satan veuille détruire MES PLANS, et arrêter les désirs que le Père céleste veut réaliser ici... " (C. A. , p.167)

DE FATIMA A MEDJUGORJE,
CONTINUITE DES PLANS DE MARIE

Avec le recul, la confrontation des messages de Fatima à ceux de Medjugorje, nous permet d'affirmer aujourd'hui qu'il existe un plan de Satan à l'échelle de l'humanité et que les graves évènements actuels de Bosnie s'inscrivent dans un contexte plus vaste concernant directement la Russie. Que les apparitions de la Vierge et ses plans évoqués offrent précisément une réponse à ceux de Satan.
Aux trois petits voyants de Fatima, comme à ceux de Medjugorje, la Vierge avait pareillement demandé (le 13 juillet 1917) de prier pour la paix et la fin de la guerre. (Dom Claude Jean-Nesmy, La vérité de Fatima, éd. SOS, 1986, p ; 84, 134)
Notons que le 13 mai 1946, le Cardinal Masella, légat du Pape, devant un million de pèlerins venus du monde entier, couronne Notre Dame de Fatima comme Reine du Monde et REINE DE LA PAIX, vocable sous lequel se présentera précisément Notre Dame à Medjugorje.

Ainsi, trois semaines avant le putsch de Russie du 19 août 1991 qui précède d'un mois le début des évènements de Bosnie, à Medjugorje, la Madone prévient pathétiquement dans son message du 25 juillet 1991 :
"Chers enfants, aujourd'hui, je vous invite à prier pour la paix. Ces temps-ci la paix est menacée de manière particulière... Chers enfants, je désire que vous saisissiez LA GRAVITE DE LA SITUATION, et qu'une grande partie de ce qui va arriver dépend de votre prière... " (C. A. , p.226)

Trois jours après la fin du putsch de Russie, et quelques jours seulement avant le début des évènements de Bosnie, le 25 août 1991, le nom de Fatima apparaît clairement et pour la première fois dans son message avec la mention tout aussi explicite des secrets qu'Elle y a commencés :
"C'est pourquoi j'appelle chacun d'entre vous, chers enfants, à prier et à jeûner AVEC ENCORE PLUS DE FORCE. Je vous invite au renoncement durant neuf jours, de telle sorte qu'avec votre aide, TOUT CE QUE JE VOULAIS REALISER A TRAVERS LES SECRETS QUE J'AI COMMENCES A FATIMA, PUISSE ETRE ACCOMPLI. Je vous invite, chers enfants, à bien saisir L'IMPORTANCE DE MA VENUE ET LA GRAVITE DE LA SITUATION. Je veux sauver toutes les âmes et les offrir à Dieu... . " (C. A. , p.226)

La gravité de la conclusion frappe pareillement. Elle est au diapason des messages reçus par Don Stefano Gobbi. Mais les adolescents préparés depuis 1O ans par la Vierge, sont maintenant devenus des adultes. Vicka l'aînée a 27 ans, Jakov, le cadet, 2O ans (depuis janvier 1987, les messages hebdomadaires sont devenus mensuels et c'est Marija qui les reçoit tous les 25 de chaque mois). La Vierge a donc choisi cette ECHEANCE-CHARNIERE HISTORIQUE pour révéler au monde la progression d'un plan auquel Elle demande instamment de coopérer. Elle nous aide à comprendre LE LIEN INVISIBLE qui relie la Russie à l'Ex-Yougoslavie marxiste.

Le mois suivant Notre-Dame rappelle précisément la formule du triomphe de Son COEUR IMMACULE mise à l'honneur à Fatima :
"Maintenant COMME JAMAIS AUPARAVANT Satan désire montrer au monde son visage honteux, par lequel il veut tromper le plus de gens possible et les mener sur le chemin de la mort et du péché. C'est pourquoi, chers enfants, AIDEZ MON COEUR IMMACULE A TRIOMPHER dans un monde de péché... . " (C. A. , p.226-227)

Or, ce n'était pas en fait la première fois que la Madone utilisait cette expression, mais sans doute était-elle passée inaperçue. Le 2 août 1983, Elle demandait déjà :
"CONSACREZ-VOUS AU COEUR IMMACULE. Abandonnez-vous totalement. Je vous protègerai... " (C. A. , p.174)
Et dans cette intention, trois mois après, le 28 novembre 1983, Elle transmet aux petits voyants, une prière de consécration à Son Coeur Immaculé. (C. A. , p.182)
Autre échéance capitale directement liée à ce conflit, quelques jours plus tard, le 7 décembre 1983, veille de la fête de l'Immaculée Conception, veille-même du jour où Jean-Paul II, qui vient de recevoir la terrible lettre de Medjugorje annonciatrice des secrets, va écrire à ses évêques pour leur demander de réaliser la consécration du monde (et non de la Russie) au Coeur Immaculé de Marie, la Madone s'exclame :
"Demain sera vraiment pour vous un jour béni, si chaque instant est CONSACRE A MON COEUR IMMACULE. " (C. A. , p.183)

En même temps qu'il souligne une nouvelle fois la relation du plan pour la paroisse à celui du monde, LE LIEN FATIMA-MEDJUGORJE ne peut plus être nié. Et c'est dans cette double perspective que nous devons maintenant examiner ce plan et situer l'action continue de la Sainte Vierge.

Quelques jours en effet après le putsch avorté, le 3 septembre 1991, Don Stefano Gobbi recevait de la Madone un message dans lequel Elle confirmait que "le monde était sorti d'une douloureuse et très lourde épreuve", qu' Elle avait obtenu "la grâce de cette libération", comme Elle l'avait "annoncé". Qu'elle demandait maintenant aux prêtres, par une action exemplaire de devenir "les apôtres de l'ère nouvelle", de "reconstruire l'Eglise" ici où elle a été tellement persécutée et violée par son adversaire. C'est à dire en Russie.

La première apparition de Fatima, le 13 mai 1917, précède immédiatement l'implantation officielle du communisme en Russie. La dernière, le 13 octobre 1917, devance pareillement la fameuse révolution dite précisément "révolution d'octobre".

En octobre 1981, première année des apparitions, Medjugorje fait partie de la Yougoslavie marxiste. Qui pourrait une seconde imaginer la chute du mur de Berlin, et celle de l'idéologie dominante des pays de l'est ? C'est dans ce contexte que la Madone va pourtant, contre toute vraisemblance, de même qu'à Fatima, communiquer deux prophéties parfaitement vérifiables et de fait liées.

Questionnée sur la Pologne par l'intermédiaire des petits voyants, Elle fait répondre :
"De grands conflits se préparent, mais à la fin LES JUSTES L'EMPORTERONT. "
(C. A. , p.66)
En effet, moins de deux mois après, le 13 décembre, le Général et Président Jaruzelski décrète l'état de siège, fait arrêter et emprisonner les responsables du syndicat chrétien Solidarnosc, jugé subversif. On connaît la suite... . Mais aussi les péripéties justifiant, avec le recul dont nous disposons, le pluriel employé par la Madone : "de grands conflits... " Quelques soient les rebondissements dramatiques, si une première partie de la prophétie a été durant quelques précieuses années, réalisée, le triomphe complet viendra, au prix de grandes larmes, en vérifier la conclusion. L'important pourcentage de voix communistes aux élections du 19 septembre 1993, laisse malheureusement présager de graves évènements et d'un réveil contagieux de l'idéologie dans les pays totalitaires, ainsi que nous l'avons écrit plus haut et tenons à le redire ici.

De même, de la Russie, Notre Dame prédit :
"C'EST LE PEUPLE OU DIEU SERA LE PLUS GLORIFIE ! " (C. A. , p.66)

Ces phrases ont été publiées, quoique maintenues dans une réserve distante comme réservée à des temps fort éloignés. Une prudence élémentaire commandait aussi de ne pas défier les autorités communistes qui étaient loin d'avoir à l'époque la souplesse de la perestroïka à venir... . Par ailleurs, on ne pouvait ou on ne souhaitait encore en mesurer toute l'étendue !

Avec reconnaissance et humilité, le Saint Père lui-même témoigna de la première partie de cette réalisation prophétique concernant son pays, en établissant également de manière révélatrice le lien Fatima-Medjugorje. Rappelons l'épisode du dernier synode à Rome au cours duquel Mgr Angelo Kim, président de la Conférence épiscopale coréenne, lui dit :
"Grâce à vous la Pologne a pu être libérée du communisme ! "
Et Jean-Paul II de répondre :
"Non le mérite ne m'en revient pas ! C'EST L'OEUVRE DE LA VIERGE ! Comme Elle l'affirme A FATIMA ET MEDJUGORJE ! "
(écho de Medjugorje, mars 91, n° 81, art. Albert Bonifacio)

A l'image de ceux de Fatima qui furent enlevés, les petits voyants de Medjugorje eurent d'ailleurs à subir des autorités en place, des tests en vue de leur internement psychiatrique. Le Père Jozo, leur curé, fut lui-même emprisonné. D'abord sceptique sur les apparitions car il craignait une manipulation du pouvoir pour ridiculiser la religion, grâce à une apparition de la Vierge, il devint l'ardent défenseur de Medjugorje. Sa détermination et son courage le conduisirent dans les prisons communistes. Libéré après de longs mois, il est sans doute le meilleur témoin des apparitions, recevant chaque jour des centaines de pèlerins à Tihalina, sa nouvelle paroisse.

Selon l'évolution de sa foi et de sa conscience, il y a plusieurs façons d'envisager la Russie dans le plan de Dieu et de la Sainte Vierge. A travers ses messages, on a bien le sentiment qu'un combat occulte s'y déroule, dont le salut de l'humanité est l'enjeu. Pour des raisons qui nous échappent, mais doivent s'inscrire dans une logique supérieure, le choix de celui qui est désigné dans les Ecritures sous le nom de Satan, s'est porté sur "la Sainte Russie". Il aurait pu aussi radicalement affecter la France ou l'Allemagne dans lesquelles sont nées et se sont développées les idées communistes.

Mais la demande de consécration de la Sainte Vierge doit-elle être appréhendée comme une simple parade ? Evitons de prêter à la Mère du Christ, Mère de Miséricorde, nos misérables calculs politiciens... Nul ne doute que Dieu a un plan sur ce pays, comme Elle l'affirme. Si ce peuple doit être celui qui glorifiera le plus son Fils, c'est peut-être qu'il a d'abord été choisi pour cela ! La dure expérience vécue pendant ces années d'oppression y aura créé la faim et la soif ardentes du retour du Christ dans les coeurs. La parabole du fils prodigue nous laisse pressentir cette fête ! Plus grand est le détour, plus riche l'expérience, plus grand le pardon. Le Christ ressuscité n'a-t-il pas réservé sa première apparition à Marie-Madeleine ? Jean était le disciple bien-aimé, et pourtant n'est-ce pas à Pierre qui l'a renié trois fois au cours de sa Passion, que le Christ a confié la mission de l'Eglise ? ! ... Dès lors comment ne pas aussi comprendre que Dieu a besoin de la Russie pour instruire les peuples ?

Ce que demande la Vierge Marie, ce n'est pas une condamnation, mais un acte d'amour, de confiance et d'abandon. Consacrer la Russie à son Coeur Immaculé, c'est pour le Pape en communion avec ses évêques, ses prêtres, et tout le monde chrétien, LA BLOTTIR DANS LE COEUR D'UNE MERE à qui Jésus ne peut rien refuser. C'est, de ce fait, obliger les catholiques et les orthodoxes à se rapprocher. N'oublions pas que ces derniers, par delà le temps et l'oppression marxiste, ont conservé une vénération toute particulière pour la Vierge. A l'écart d'une Europe occidentale matérialiste où les valeurs morales sont de plus en plus à la dérive, espérons qu'elle soit aussi dans sa libération, protégée de l'emprise du sexe, du sida, de la drogue, ... Si d'aventure certains peuples devaient connaître un jour une déchristiannisation sous quelque forme que ce soit... , l'exemple de la survie de la foi dans le régime totalitaire athée de Russie ne s'imposerait-elle pas à leur réflexion pour encourager à la résistance morale ? ... Mais n'aurait-il point fallu aussi que la Communauté Européenne s'ouvre aux pays de l'Est, afin de leur offrir une solidarité véritable qui les libère des tentations toujours possibles de retour au marxisme ?

Seule la réflexion mystique peut permettre d'approcher ce mystère de la consécration au Coeur Immaculé de Marie, sans révéler pour autant comment la grâce opèrera dans le monde matériel. Car elle opèrera, soyons-en sûrs, selon la promesse-même de son triomphe.

De Fatima à Medjugorje, la progression du plan de la Sainte Vierge se manifeste de plusieurs façons. Il y a comme une accélération, une intensification du message :
- à Fatima les jeunes voyants étaient au nombre de trois, et deux sont morts peu après les apparitions ; or, la troisième, Lucie, qui bénéficia d'apparitions personnelles postérieures à la disparition de ses petits amis, est toujours en vie.
- à Medjugorje, les jeunes voyants sont au nombre de six, huit avec Jelena et Marijana, voyantes du coeur ; neuf, même, avec le Père Jozo.
- il y a eu 6 apparitions de la Vierge à Fatima.
- plus de 4. OOO à l'heure actuelle à Medjugorje !
- à Fatima, un secret en trois parties a été communiqué.
- à Medjugorje, dix. Certains ont même été montrés aux voyants (voir plus loin)
- le message de Fatima a été donné à un pays qui bien qu'engagé dans la première guerre mondiale ne l'a pas vécue sur son sol ; n'a nullement été menacé d'envahissement.
- Le message de Medjugorje marque un rapprochement des "évènements" puisque l'Ex-Yougoslavie où se déroulent toujours les apparitions est actuellement en guerre. Une guerre qui fait depuis deux ans la une de tous les journaux télévisés du monde.





LA VIERGE FACE A LA GUERRE EN BOSNIE

Or, nous allons voir que la Madone avait préparé les jeunes voyants à cette épreuve par des avertissements répétés qui n'ont, hélas, pas été pris au sérieux. On était beaucoup plus sensible au merveilleux qu'à la demande pourtant claire des messages. Pour les observateurs, ces annonces, sans doute symboliques, ne pouvaient constituer qu'une sorte de prétexte de la Vierge pour intensifier la prière. Comme on le sait, Dieu est forcément miséricordieux...

Force nous est de constater aujourd'hui qu'à la différence des prétendus Christs du Nouvel-Age ou autres avatars féminins incarnés qui se prennent pour la Vierge, la Madone à Medjugorje, n'a pas choisi la facilité ! Non seulement Elle a opté pour un pays marxiste, mais Elle a encore significativement privilégié le seul qui soit constitué d'une mosaïque de cultures et de religions, unique en Europe comme dans le monde. Selon les chiffres de 1984, l'Ex-Yougoslavie regroupait :
. chrétiens orthodoxes : près de 14 millions.
. catholiques romains : près de 6 millions.
. musulmans : 2 millions trois cent mille.
. protestants : 22O. OOO.
. juifs : 7.8OO.
. sans religion et athées : environ 4 millions.

A travers ce puzzle humain, la Vierge nous fait deviner et comprendre, la vraie raison de sa venue, de son "engagement" d'amour, de son enseignement. Or, un puzzle est fait pour être un jour recomposé. Et c'est l'Amour qui le recomposera. N'oublions pas que le signe visible et permanent sera laissé à Medjugorje, sur la colline des apparitions, en rappel de la foi POUR L'HUMANITE TOUTE ENTIERE ! Mais que ne faudra-t-il encore de destruction et de haîne avant que le signe ne s'impose au fond des coeurs ? . .

Aujourd'hui pour désigner l'agresseur serbe de la Bosnie, la quasi-majorité des médias utilise le terme commode de fasciste. Certes s'il correspond bien à la réalité de cet état totalitaire et à ses méthodes de purification ethnique, il voile cependant l'origine réelle de son idéologie. Lors des élections ayant présidé à la création des états de l'ex-Yougoslavie, le pourcentage des communistes en Croatie, Bosnie, et Slovénie voisinait globalement autour de 5%, cependant qu'en Serbie, il dépassait les 70% ! Ce qui se passe de commentaires. Le député européen Otto de Habsbourg, dénonce lui-même sur une chaîne de télévision française, les unités russes de la force d'interposition de l'ONU directement passées à l'armée serbe ! (A 2, L'heure de vérité, dimanche 19 décembre 1993) Cela n'expliquerait-il pas également la gêne, les tergiversations et l'attentisme des nations européennes ? ...

Méditons tout d'abord les paroles lourdes de sens de la Madone :
"Je suis venue appeler le monde à la conversion POUR LA DERNIERE FOIS. Après cela, je n'apparaîtrai plus sur cette terre. " (2 mai 1982)
"Je souhaite donner des messages COMME JAMAIS AUPARAVANT dans l'histoire, DEPUIS LE COMMENCEMENT DU MONDE. " (4 avril 1985)

Ainsi, dès le troisième jour des apparitions, le vendredi 26 juin 1981, Notre Dame se présente à Marija en pleurant devant une grande croix de bois sans Jésus. Qui pourra nier le caractère prophétique de ses larmes et de ses paroles :
"Paix ! Paix ! ! Paix ! Réconciliez-vous ! Seulement la Paix ! Faites la paix avec Dieu et entre vous ! ... " (C. A. , p.51)

Un mois et demi plus tard, ce même 6 août 1981 où des centaines de personnes peuvent apercevoir sur la colline les trois lettres lumineuses formant le mot croate Mir : Paix, la Vierge se présente à Medjugorje sous le nom de "REINE DE LA PAIX ET DE LA RECONCILIATION. " Tout le sens de ses apparitions n'est-il pas déjà prémonitoirement contenu dans ce vocable, à lui seul titre et programme d'un scénario à échelle planétaire ?

Souvenons-nous de Sa recommandation tout aussi prémonitoire rapportée par le Père Tomislav dans sa lettre au Saint Père, le 2 décembre 1983 :
"Vous avez oublié qu'AVEC LA PRIERE ET LE JEUNE VOUS POUVEZ ARRETER LA GUERRE, suspendre les lois naturelles. "
Le message était clair, les moyens évidents. On songe aux paroles du Pape Pie XI :
"Quand les apôtres demanèrent au Seigneur pourquoi ils n'avaient pas pu chasser l'esprit malin d'un démoniaque, Notre Seigneur répondit : "Cette espèce d'esprit ne peut être chassé que PAR LA PRIERE ET LE JEUNE, de la même façon, le démon qui tourmente aujourd'hui l'humanité ne peut être vaincu que par une croisade sainte universelle de prière et de pénitence... Implorez aussi l'intercession puissante de LA VIERGE IMMACULEE qui, ayant écrasé la tête du serpent de jadis, demeure la protectrice sûre et le secours invincible des chrétiens. "

En fait, depuis douze ans, tous les messages de la Vierge sont un rappel constant à l'effort et plus spécialement à la prière. Quelques observateurs lassés par ces exhortations qui à l'évidence ne les concernent pas, finiront par dire : "la Vierge nous répète toujours la même chose. "
Et Celle-ci de leur répondre : "OUI, MAIS LE FAITES-VOUS ? ! "
Là est bien le problème... On est en quête de surnaturel, on s'émeut comme dans un feuilleton aux rebondissements garantis, mais "entre les épisodes" on fait la sourde oreille aux demandes qui font appel à une participation réelle, à un engagement véritable. Spectateur, OUI ! Acteur ? ...

Aussi, le 3O juillet 1987, le ton de la Sainte Vierge monte-t-il, s'amplifie-t-il en cri, résonnant dans... le désert :
"... Enfants, les ténèbres règnent sur toute la terre. Les gens sont attirés par beaucoup de choses, mais ils oublient l'essentiel. La lumière ne règnera pas dans le monde tant que les hommes n'accepteront pas Jésus, tant qu'ils ne vivront pas ses paroles, c'est à dire la parole de l'Evangile.
Chers enfants, voici la raison de ma présence parmi vous depuis si longtemps : je veux vous guider sur le chemin de Jésus ! Je veux vous sauver et à travers vous, JE VEUX SAUVER LE MONDE ENTIER.
Beaucoup de gens vivent maintenant sans la foi. Certains ne veulent même pas entendre parler de Jésus, et pourtant ils veulent paix et satisfaction !
Enfants, voici la raison pour laquelle j'ai besoin de votre prière : la prière st LE SEUL MOYEN POUR SAUVER LA RACE HUMAINE ! " (C. A. , p.212-21)
La conclusion frappe par son urgence et le caractère inquiétant de la formulation "RACE HUMAINE", employée pour la première fois.

En une autre occasion, la Madone dit aussi aux hommes :
"JE VOUS APPELLE A LA REVOLUTION PAR LA PRIERE ! "
Le 25 août 1989, Elle souhaite l'étendre au monde :
"QUE LA PRIERE REGNE DANS LE MONDE ENTIER. " (C. A. , p.163)

Le premier grand danger du monde va consister dans la guerre du Golfe. Le 25 juillet 199O qui précède l'envahissement du Koweit par l'Irak, la Vierge s'écrie :
"Que la paix règne DANS LE MONDE ENTIER, car LE MONDE EST INQUIET ET DESIRE LA PAIX... . " (C. A. , , p.166)

Le 25 octobre qui suit l'invasion, Elle redit encore :
"Chers enfants, je vous invite à prier de façon particulière, et à présenter des sacrifices et des bonnes actions POUR LA PAIX DANS LE MONDE. SATAN EST PUISSANT et il veut de toutes ses forces DETRUIRE LA PAIX QUI VIENT DE DIEU... " (C. A. , p.167)


Pour Noël 199O, le dernier avant la guerre du Golfe (quelques jours après), le dernier avant celle de Bosnie, Notre Dame s'exclame :
"Chers enfants, aujourd'hui je vous invite de façon particulière à prier pour la paix... Satan veut détruire MES PLANS DE PAIX. Réconciliez-vous et aidez par vos vies à faire règner LA PAIX SUR TOUTE LA TERRE... " (C. A. , p.168)

Le 17 janvier 1991, la guerre du Golfe est déclenchée et les premiers bombardements sur l'Irak commencent. Le message mensuel de la Madone du 25 janvier 1991 est à la mesure de ces évènements qui menacent la planète entière :
"Chers enfants, aujourd'hui je vous invite à la prière COMME JAMAIS AUPARAVANT. Que votre prière soit PRIERE POUR LA PAIX. SATAN EST PUISSANT et il veut détruire non seulement LA VIE HUMAINE, mais aussi LA NATURE ET LA PLANETE SUR LAQUELLE VOUS VIVEZ. Ainsi, chers enfants, priez pour être protégés par la bénédiction divine de PAIX... . " (C. A. , p.224)
On se rappelle sans doute le gigantesque embrasement des puits de pétrole koweitiens, dont les couches de crasses ont été perçues jusque sur les neiges himmalayennes... .

à Vicka, Notre-Dame dit ce même mois :
"Quand la guerre survient, c'est parce qu'il y a déjà la guerre dans les coeurs. Et cette guerre dans vos coeurs ne fait que sortir à l'extérieur. Mais, si vous faites la paix dans vos coeurs, alors la guerre extérieure s'arrêtera aussi. " (C. A. , p.221)

Deux mois avant le début de la guerre en Bosnie, le 25 juillet 1991, ainsi que nous l'avons vu, Elle dit aux jeunes voyants :
"Chers enfants, aujourd'hui je vous invite A PRIER POUR LA PAIX. CES TEMPS-CI LA PAIX EST MENACEE DE MANIERE PARTICULIERE, et je vous demande de renouveler LE JEUNE ET LA PRIERE dans vos familles.
Chers enfants, je désire que vous saisissiez LA GRAVITE DE LA SITUATION, et qu'une grande partie de ce qui va arriver DEPEND DE VOTRE PRIERE. Or vous priez peu. Je suis avec vous, et je vous invite A PRIER ET A JEUNER AVEC SERIEUX, COMME AUX PREMIERS JOURS DE MA VENUE.
Merci d'avoir répondu à mon appel. " (C. A. , p.226)

La conclusion "COMME AUX PREMIERS JOURS DE MA VENUE", fait à la fois apparaître le relâchement et l'urgente nécessité de retrouver ce premier état. "LA PAIX MENACEE DE MANIERE PARTICULIERE", "LA GRAVITE DE LA SITUATION" et surtout "CE QUI VA ARRIVER". . font deviner l'imminence de la guerre. Leur recoupement avec le "COMME AUX PREMIERS JOURS DE MA VENUE", justifie la raison même des apparitions, la préparation à ces évènements.

Quelques jours avant qu'ils éclatent et trois jours après le putsch de Russie, dans son message du 25 août évoquant les plans de Fatima, la Vierge qui appelle à la prière "COMME JAMAIS AUPARAVANT" va reprendre l'expression "LA GRAVITE DE LA SITUATION" :
"Chers enfants, aujourd'hui je vous appelle à la prière, MAINTENANT COMME JAMAIS AUPARAVANT, alors que mes plans on commencé à se réaliser. SATAN EST FORT et veut balayer mes plans de paix et de joie, il veut vous faire croire que mon Fils n'est pas fort dans ses décisions. C'est pourquoi j'appelle chacun d'entre vous, chers enfants, à prier et à jeûner AVEC ENCORE PLUS DE FORCE. Je vous invite au renoncement durant neuf jours, de telle sorte qu'avec votre aide, TOUT CE QUE JE VOULAIS REALISER A TRAVERS LES SECRETS QUE J'AI COMMENCES A FATIMA, PUISSE ETRE ACCOMPLI. Je vous invite, chers enfants, à bien saisir L'IMPORTANCE DE MA VENUE ET LA GRAVITE DE LA SITUATION. Je veux sauver toutes les âmes et les offrir à Dieu. C'est pourquoi prions pour que tout ce que j'ai commencé puisse être pleinement réalisé. Merci d'avoir répondu à mon appel. " (C. A. , p.226)

La Vierge pourrait se réjouir du commencement de réalisation de ses plans vérifiés par l'échec du putsch communiste de Russie. Bien au contraire, c'est cette ECHEANCE HISTORIQUE, qu'Elle choisit pour avertir de l'imminence des évènements de BOSNIE, et souligner ainsi leur lien avec ceux de RUSSIE. La Vierge nous fait entrer, par là, dans la compréhension du plan de Fatima. Or, Elle apparaît à cette date là depuis plus de 10 ans, et jamais Elle n'a encore mentionné le nom de ce petit village du Portugal. Jamais, non plus, Elle ne le mentionnera par la suite, ce qui révèle L'IMPORTANCE CAPITALE DE CE MESSAGE.

Dans celui qui suit du 25 septembre 1991, coïncidant avec le début de la guerre en ex-Yougoslavie, Notre-Dame va précisément rappeller la formule du triomphe de SON COEUR IMMACULE, mise à l'honneur à Fatima :
"Chers enfants, aujourd'hui je vous appelle tous d'une manière spéciale à la prière et au renoncement. Maintenant COMME JAMAIS AUPARAVANT Satan désire MONTRER AU MONDE SON VISAGE HONTEUX par lequel il veut tromper le plus de gens possible et les mener sur le chemin de la mort et du péché. C'est pourquoi, chers enfants, AIDEZ MON COEUR IMMACULE A TRIOMPHER dans un monde de péché. Je prie chacun de vous d'offrir des prières et des sacrifices à mes intentions, afin que je puisse les offrir à Dieu pour les besoins les plus grands. Oubliez vos désirs et priez, chers enfants, pour ce que Dieu veut et non pour ce que vous voulez. Merci d'avoir répondu à mon appel. " (C. A. , p.226-227)
On remarquera que, dans l'exemple de Satan comme dans le sien, la Vierge montre bien qu'il s'agit d'un combat concernant LE MONDE, et non uniquement la Bosnie. C'est pourquoi Elle a significativement choisi, dans cette échéance historique, de rappeler le triomphe de son Coeur Immaculé annoncé à Fatima.

Le mois suivant, le 25 octobre 1991, alors que la guerre se développe, Elle donne le message mensuel le plus bref mais aussi le plus révélateur de toutes ses apparitions :
"CHERS ENFANTS, PRIEZ, PRIEZ, PRIEZ. "
(Le 25 avril de cette même année, alors qu'on n'était pas encore dans la guerre, Elle leur avait dit : "Je ne veux pas que vous parliez de la prière, mais je désire que vous priiez. ")
La répétition, comme on s'en doute, n'est pas une invitation à la litanie, mais à entrer en profondeur et sans relâche dans la prière car il ne reste plus maintenant que ce recours. Cette brièveté signifie encore, hélas : "A quoi bon mes paroles ? Pourquoi prêcher dans le désert ? Tout cela ne sert à rien, si vous ne priez pas ! ... Aussi, ne perdez plus votre temps, il n'y a plus qu'une seule chose qui compte : priez, priez, priez ! "

Malgré la guerre, la Vierge continue d'apparaître également la nuit sur la colline, le vendredi, pour le groupe de prière d'Ivan. Par l'intermédiaire du jeune voyant, la Madone apprend ses camarades du village et des alentours à prier. Et Elle prie avec eux. C'est bien véritablement une école de prière fondée à l'initiative de la Sainte Vierge, car si un jeune vient à quitter le groupe, il n'est pas remplacé. La guerre a encore renforcé la détermination de ces jeunes gens, comme en témoigne Soeur Emmanuel à l'orée des évènements :
"Ce soir-là sur la montagne, alors que plus de quinze mille personnes se pressaient autour du petit hroupe d'Ivan, Elle nous avait dit :
"Je vous demande, chers enfants, de prier spécialement pour la paix MAINTENANT. "
Elle-même avait ensuite prié longuement à cette intention avec Ivan durant l'apparition. Certains ont été un peu déçus du message, car au premier degré de lecture ils se disaient : "la paix, encore la paix, elle dit souvent la même chose... " Il leur fallait du nouveau, de l'original, du "ça vient de sortir". Nous sommes descendus de la montagne en priant et je me demandais : "Que voit-Elle, que voit-Elle... "
Arrivée à la maison, mon hôte croate me happe littéralement pour m'annoncer : "Incroyable ! Vers 22h 3O, ils ont pris les armes, ça avait chauffé tout l'après-midi entre les Serbes et les Croates et la guerre était déclarée, la route de Knin bloquée par les émeutiers. Ils l'ont dit à la télé. Et puis à 23h, on ne sait pas pourquoi, tout s'est remis en ordre, ils ont décidé que la guerre n'aurait pas lieu, le calme est revenu, personne n'a tiré, c'était pourtant à deux doigts... "
J'avais ma réponse. C'était la demi-heure du "PRIEZ MAINTENANT POUR LA PAIX". Ce soir-là encore, Elle avait dit le mot qu'il fallait... " (C. A. , préface de Sr Emmanuel, p.7)

La guerre en Bosnie-Herzégovine s'étend. A la télévision autrichienne, un général communiste serbe déclare qu'il se propose de "RAYER MEDJUGORJE DE LA CARTE" et que ce sera son "DESSERT" Cette information sera d'ailleurs reprise dans une pétition du mois d'avril 1992 envoyée par des chrétiens à François Mitterand, Président de la République, afin que la France intervienne dans le conflit.

Le 1O décembre 1991, aux vingt cinq jeunes qui se sont réunis pour prier et jeûner au pain et à l'eau pendant la guerre, la Vierge adresse ce message par Marija :
"Predragi (en croate "vous qui m'êtes plus que chers"), oh comme il me serait FACILE D'ARRETER LA GUERRE, si PLUS DE GENS priaient comme vous priez maintenant ! " (C. A. , p.224)

Imaginons que nous soyions des millions à mettre en pratique ces paroles. Que tous les hommes de bonne volonté cessant immédiatement leurs occupations, se mettent soudainement à prier avec ferveur ! Oui, mais... malgré les images épouvantables transmises à la télévision, malgré quelques initiatives qui se font jour, combien d'hommes, prêtres y compris, prennent le message au sérieux, raillant même l'impuissance de la Madone et non leur propre insuffisance, farouchement persuadés que l'unique solution réside dans les armes, dans l'intervention d'une Europe mondaine qui s'indigne tout en détournant la tête.

Combien ont, chez eux ou dans la chapelle de quelque église, pris le temps de s'agenouiller pour s'unir à la prière de la Vierge, demander miséricorde pour tous ces hommes torturés, ces femmes violées, ces enfants martyrisés dont les cheveux, comme ceux du Saint curé d'Ars, ont blanchi d'épouvante en une nuit...
(cf. Message du Père Léonard Orec, ancien curé de Medjugorje, Pâques 1992)

Combien ont jeûné au pain et à l'eau, non par hygiène diététique ou défi martial, mais pour fondre leur âme à celle de ces frères anéantis ?

Parmi tant d'autres, avec un petit groupe de pèlerins, nous sommes allés pendant la guerre à Medjugorje, accompagner un convoi humanitaire. C'était l'été et dans la campagne inondée de lumière, on entendait parfois le bruit sourd du canon. A genoux dans l'église toujours pleine, les soldats en treillis, chapelet en mains, venaient à la demande de la Vierge, prier pour leur ennemis. Car comme Elle ne cesse de le répéter : "TOUS SONT MES FILS". (Comment ne pas imaginer sa douleur de les voir se disputer à mort ! être pris dans l'engrenage infernal de la haîne ? ! ... ) Le Père Slavko, curé du village, et polyglotte, nous associait dans un français touchant à cette prière fervente entonnée par les villageois. La nuit, sur la colline, au cours de son message au groupe de prière d'Ivan, la Vierge nous demanda d'être "des artisans de paix", et de prier spécialement pour la jeunesse soumise à "des valeurs passagères".

Quel commentaire ajouter à cette situation paradoxale qui ne fasse comprendre la puissance de l'amour. Comme au temps évangéliques, des multiplications miraculeuses de nourriture se produisent à Medjugorje, en faveur des réfugiés et des deshérités. Les faits sont rapportés par Soeur Emmanuel elle-même qui les a vécus. La protection du village paraît à ce jour évidente à tous les pèlerins. Un aviateur serbe capturé a avoué les plans de destruction de Medjugorje. Mais à chaque fois que les avions approchaient des objectifs, un épais et inexplicable brouillard les leur dissimulait... Des bombes (l'une à fragmentation interdite par les conventions de Genève) ont malgré tout été expédiées en direction de l'église. Elles n'ont pas éclaté et font désormais partie du pélerinage !

Certes, il n'y a pas de lieu privilégié pour la souffrance, et l'on pourrait énumérer la longue liste des abominations du Prince de ce monde, qui n'épargnent aucun des continents. Mais ce qui frappe sans doute pour la Bosnie, si proche de Rome, Bonn, ou Paris, c'est la longue indifférence des nations européennes, leurs initiatives désordonnées sinon contradictoires, l'impuissance de l'O. N. U. à conférer un mandat d'intervention comparable à celui qu'elle délivra dans la guerre du Golfe.

La jeune voyante Marija déclarait à Soeur Emmanuel, le 28 juillet 1992 :
"Cette guerre est une croix pour nous et UN SIGNE POUR VOUS. Pourquoi un signe ? Parce que les profondes divisions qui ont provoqué la guerre ici, existent aussi dans vos pays. Si nous avions écouté le message de la réconciliation nous n'aurions pas la guerre. VOICI LE SIGNE POUR VOUS ! "
(Soeur Emmanuel, Medjugorje, la guerre au jour le jour, éd. des Béatitudes, 1992, p.118)

Aussi, pouvons nous appliquer à nous-même, monde occidental qui suit ces évènements comme on commenterait l'évolution de tel ou tel club sportif au cours d'un étrange championnat, ce message révélateur donné par la Vierge en ce triste Noël 1991, le premier de la guerre en Bosnie :
"... Vous dites que Noël est une fête de famille, donc, chers enfants, mettez Dieu à la première place dans vos familles, afin qu'il vous donne LA PAIX et qu'il vous protège, non seulement de LA GUERRE, mais aussi AU SEIN DE LA PAIX, de TOUTE ATTAQUE SATANIQUE. "


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Don Raymond et le Sens de la Fin des Temps : "L'Heure des Ténèbres !" Empty Re: Don Raymond et le Sens de la Fin des Temps : "L'Heure des Ténèbres !"

Message  Poirot le Mer 14 Déc 2011 - 18:16

"L'HEURE DES TENEBRES"
par Don Raymond
Editions Hovine Belgique
- 1995 -


L'ANNONCE DU REGNE DE SATAN
de Léon XIII à Fatima
13 octobre 1884-13 octobre 1917

Dans cette même lettre du 2 décembre 1983 adressée au Pape sur la demande de la Vierge, le Père Tomislav, prêtre de la paroisse de Medjugorje, rapporte dans quelles circonstances la Madone expliqua à la jeune voyante Mirjana comment un jour Satan se présenta devant le trône de Dieu et obtint la permission d'éprouver l'Eglise. Le Père Tomislav y reconnaît l'épisode qui suit :

Le 13 octobre 1884, au cours d'une extase mystique qui dura dix minutes, le Pape Léon XIII dont le visage était blanc de lumière, entendit en effet la voix peruasive de Satan demandant à Dieu la permission d'éprouver l'Eglise durant une période. A sa grande surprise Dieu acceptait et le lui permettait pendant un siècle. Reprenant ses esprits, le Souverain Pontife se rendait en silence à son bureau et rédigeait aussitôt la supplication à la Sainte Vierge et l'invocation ardente à St Michel Archange qui devaient être dites à la fin de la messe, et le furent effectivement jusqu'au concile Vatican II. Cet écrit préconisait également de réciter ces prières à genoux. Léon XIII le remit une demi-heure après au Secrétaire de la Congrégation des rites, et lui ordonna de le faire imprimer et transmettre à tous les ordinaires du monde...

Comme on se le rappelle, St Michel Archange terrasse Satan dans l'Apocalypse (12, 9), amenant alors "le règne de Dieu et le pouvoir de son Christ" (12, 1O).

Il est évident que Léon XIII a entrevu dans cette extase la période de la tribulation finale qui annonce le retour du Christ. De ce fait il a doté l'Eglise d'un puissant exorcisme et d'une prière de protection contre l'Ennemi désigné par l'Ecriture, adressée à l'Archange de la fin des temps. Celui-là même qui protège la Femme céleste affrontée au Dragon, image de la Vierge Marie à laquelle nous consacrerons un chapitre spécial.


Dès cette même année 1884, Karl Marx étant décédé l'année précédente, son ami Engels va envisager la publication de son fameux texte complété "Le Capital", paru dans sa première version en 1867. Ce texte constitue désormais le fondement de la doctrine matérialiste athée reposant sur la lutte des classes. Quarante ans plus tôt, ils avaient ensemble rédigé un ouvrage au titre prémonitoire "La Sainte Famille"... , suivi en 1848 du manifeste du Parti Communiste.

Elu en 1878 et décédé en 19O3, Léon XIII offre l'image d'un Pape à la fois mystique et social. Quoique dans le don du discernement, selon la volonté du Christ, l'un n'aille pas sans l'autre, : "la foi sans oeuvres n'est-elle pas morte" ? (cf. Jacques 2, 17) S'attaquant au principe même des erreurs contemporaines, il signale les dangers et les impuissances de la philosophie qui se sépare absolument de la Révélation, et il demande qu'on remette la raison à sa place et qu'on l'établisse dans une alliance indissoluble avec la foi.

Dans son encyclique "Quod Apostolici Muneris" du 28 décembre 1878, rappelant que toute autorité vient de Dieu, il dénonce les idéologies modernes (socialisme, communisme, nihilisme), qui ont leur source dans les "novateurs" du XVIème s. Dans "Arcanum" du 4 août 1879, il rappelle les bases de l'égalité entre l'homme et la femme dans le mariage chrétien : "Ce qui est illégal pour les femmes l'est pareillement pour les hommes". Dans son encyclique "Humanum genus" du 2O avril 1884, année de sa vision, il démontre l'erreur du naturalisme mettant la raison humaine au dessus de la grâce et ne fondant toute connaissance que sur la nature ; il y condamne les francs-maçons. "Libertas Praestantissimus" du 2O juin 1888 fait la distinction entre "liberté naturelle", possibilité de choix, appartenant à tout homme par droit de naissance, et "liberté morale", qui est celle de tout homme agissant conformément à sa raison, donc à sa volonté tournée vers le bien.

Dans son encyclique du 16 mai 1891, "Rerum novarum", la plus citée, au nom du Christ et de l'Evangile, il défend la condition ouvrière, définit sa protection contre le capitalisme, tout en s'opposant au socialisme d'inspiration matérialiste. Il recommande une organisation corporative des travailleurs et précise la notion chrétienne de droit à la propriété dans une réconciliation des classes :
"La concentration, entre les mains de quelques uns, de l'industrie et du commerce, impose un joug presque servile à l'infinie multitude des prolétaires... peu à peu les travailleurs, isolés et sans défense, se sont vus avec le temps, à la merci de maîtres inhumains et soumis à la cupidité d'une concurrence affreuse". Les ouvriers "doivent s'organiser eux-mêmes et joindre leurs forces pour secouer hardiment un joug si intolérable". C'est une erreur capitale de croire que les classes sont "ennemies-nées". Il faut rejeter le socialisme qui pousse à la haîne, "le communisme d'Etat : une odieuse et insupportable servitude pour tous les citoyens. " Il faut travailler pour le juste salaire, le droit à la propriété, les associations professionnelles, la participation aux bénéfices. "Dans une société régulièrement constituée, il doit se trouver encore une certaine abondance de biens extérieurs... Or, tous ces biens, c'est le travail de l'ouvrier, travail des champs ou de l'usine, qui en est surtout la source féconde et nécessaire... L'équité demande donc que l'Etat se préoccupe des travailleurs et fasse en sorte que tous les biens qu'ils procurent à la société, il leur en revienne une part convenable... L'Etat doit favoriser tout ce qui de près ou de loin, paraît de nature à améliorer leur sort. Cette sollicitude, bien loin de nuire à personne, tournera au contraire au profit de tous". "Rien n'est plus utile que de regarder le monde tel qu'il est réellement et en même temps de chercher autre part un remède à ses maux. L'esprit révolutionnaire a envahi tous les domaines dans la vie de l'homme, et la pratique de l'usure a réduit les masses à une condition qui n'est guère au dessus de l'esclavage. Le remède proposé par le socialisme : transférer à l'Etat toute la propriété privée, est contraire à la justice, car la propriété privée est un droit naturel et sans ce droit les parents ne peuvent pourvoir leurs enfants. "La famille passe avant l'Etat et ses droits sont au moins égaux à ceux de l'Etat"... La règlementation des heures et des conditions de travail, comme le contrôle des heures de travail pour les femmes et les enfants, le droit à un salaire minimal et le droit de grève : toutes ces choses sont approuvées et doivent être soutenues".
De cette encyclique parue 16 ans avant la prise de pouvoir par Lénine en Russie et exprimant la doctrine sociale de l'Eglise, Jean-Paul II lui-même soulignera l'importance en en marquant le centenaire par son "Centesimus annus". . (du reste, un autre centenaire surprenant 1878-1978, relie mystiquement l'élection de ces deux Papes. Il n'est pas impossible que le Saint Père, dont on connaît par ailleurs l'humour, ait voulu faire ici par le titre de sa lettre un petit clin d'oeil à la Providence... )

Commentant l'oeuvre sociale de Léon XIII, Renée Casin rappelle fort à propos dans son "Précis d'histoire de l'Eglise" qu' "il existait tout un courant de catholicisme social à l'oeuvre avant les encycliques de Léon XIII qui viendront le confirmer et l'officialiser... Contrairement aux idées reçues et perfidement inculquées aux catholiques ignorants eux-mêmes, le catholicisme social, au point de vue des idées et des réalisations, est antérieur à Karl Marx. Celà, on ne le répètera jamais assez. Répudiant toute violence et toute lutte de classe, il n'est fondé que sur la justice et l'amour, la conversion et le courage. Il est même basé sur l'Ecriture Sainte, les Pères de l'Eglise - Saint Thomas d'Aquin n'assigne-t-il pas à la propriété privée une fonction communautaire ! -, et se fonde sur l'éminente dignité de la personne qui, dans l'Antiquité, avant l'ère chrétienne, était totalement niée : le jurisconsulte Ulpien désignant les esclaves par le terme méprisant de "bétail domestique", meubles animés". Et la règle de Saint Benoît devrait être méditée par tous nos sociologues catholiques ou non... .
Mgr Ketteler, évêque de Mayence, disparu peu avant l'accession de Léon XIII au trône de Saint Pierre, déclarait en 1864, trois ans avant la parution du "Capital" :
"Il n'y a plus de doute possible aujourd'hui : l'existence matérielle de la classe ouvrière presque toute entière, c'est à dire la grande masse des citoyens de tous les Etats modernes, celle de leur famille, le pain quotidien nécessaire à l'ouvrier, à sa femme et à ses enfants, est soumise à toutes les fluctuations du marché et du prix de la marchandise. Connaissez-vous quelque chose de plus déplorable qu'une telle situation ? Quels sentiments doit-elle éveiller dans le coeur de ces malheureux qui se voient chaque jour, eux et ceux qui leur sont chers, exposés aux éventualités d'un marché ? C'est le marché aux esclaves de l'Europe libérale, taillé sur le modèle de notre libéralisme et de notre franc-maçonnerie philanthropiques, éclairés et anti-chrétiens. "
(cf. Renée Casin, Précis d'histoire de l'Eglise, éd. Resiac, 1992, p.267 et s. )

En France, Léon XIII préside au "ralliement" des catholiques à la République, jugée "régime légal", dans son encyclique du 16 février 1892 "au milieu des sollicitudes". .

Il souligne qu'aux grandes questions qui ont trait à nos intérêts les plus élevés, la science humaine n'a pas donné de réponse. Ainsi appelle-t-il les croyants au respect de la Parole de Dieu en invitant à la réflexion sur les Saintes Ecitures ; il encourage en même temps l'étude de l'histoire à la lumière d'une saine critique.

Sa dévotion envers la Mère du Christ se manifeste dans la série des encycliques sur le Rosaire, au total pas moins d'une douzaine ! Du reste, aux litanies de la Vierge, il ajoute l'invocation "Reine du très saint rosaire", et en fixe la fête au premier dimanche d'octobre. Il s'applique à convaincre les catholiques de recourir à cette prière, spécialement le mois d'octobre. Qui est aussi celui de sa vision...

Le 22 septembre 1891, dans son encyclique "octobri mense" (précisément "au mois d'octobre"), il exprime l'idée de la médiation de la grâce de la Vierge Marie et sa place particulière dans le plan divin du salut : "Comme on ne peut arriver au Souverain Père que par le Fils, en quelque façon, on ne peut arriver au Christ que par sa mère. " Cette définition capitale marque une avancée de la théologie mariale. La Vierge a sans doute atteint sa plus haute place dans les édits papaux et le coeur des hommes ; les encycliques postérieures et les textes du Concile Vatican II, n'iront pas en fait plus loin sur ce point, demeurant même assez souvent en retrait... Notons que cette "reconnaissance" intervient sept ans après sa vision apocalyptique.

Durée fort symbolique, trente trois ans jour pour jour après son extase du 13 octobre 1884, a lieu, le 13 octobre 1917, la dernière des apparitions de Fatima, au cours de laquelle une foule évaluée à 5O. OOO personnes (plus parfois) assiste au miracle prédit lors de la troisème apparition. Le 13 juillet précédent, la Dame avait en effet annoncé : "En octobre, je dirai qui je suis et ce que je veux, et je ferai un miracle que tous pourront voir pour croire"
(Dom Claude Jean-Nesmy, la vérité de Fatima, p.85)

Ainsi le 13 octobre, comme en prolongement de la vision, de l'intuition et de la dévotion du Pape Léon XIII, la Vierge se présente "officiellement" sous le vocable de "Notre-Dame du Rosaire". Méditation préférée de Jean-Paul II, le rosaire n'est pas une "simple prière" ou "la prière des simples", selon le jugement péremptoire de quelques intellectuels (quoique cette dernière appréciation ne soit certainement pas pour déplaire à l'humble Mère du Christ... ) C'est avant tout l'Incarnation du Fils de Dieu sur cette terre, sa vie, sa Passion, médités au travers de Celle qui l'a le mieux connu, aimé. Chacun de ces quinze mystères s'approfondit ainsi avec le coeur, dans la relation d'amour qui unit le Christ à sa Mère.

Or, pendant que le 13 octobre 1917 les enfants de Fatima conversent avec la Madone, la foule, elle, voit "danser" le soleil... Nombreuses furent les dépositions recueillies. Plus extraordinaire, des gens éloignés de la Cova da Iria, lieu-dit des apparitions, ont, eux aussi, vu le phénomène : comme le poète Alfonso Lopes Vieira, depuis Sâo Pedro de Muel, petite plage au delà de Leiria, donc à bien quarante kilomètres de là, qui de son propre aveu ne pensait pas du tout au miracle annoncé. Bien mieux encore, le témoignage du Père Inacio Lourenço Pereira, relatant l'émotion qui saisit tout son village d'Alburitel, nous permet d'en mesurer pleinement la portée :
"J'avais alors 9 ans, et je fréquentais l'école primaire de mon pays natal, petit village perché sur une colline, juste en face de la montagne de Fatima (à une bonne vingtaine de kilomètres). Il était à peu près midi lorsque, subitement, nous fûmes alarmés par les cris, les clameurs des hommes et des femmes qui passaient dans la rue, devant l'école. Notre institutrice se leva comme mue par un ressort, et se précipita dehors, sans pouvoir empêcher les enfants de sortir eux aussi, à sa suite. Dans la rue, les gens pleuraient et criaient, montrant le soleil, sans répondre aux questions que leur faisait notre institutrice, très émue.
"C'était le grand miracle, que l'on voyait très distinctement du haut de la colline où se trouve mon village... Je me sens incapable de le décrire tel que je le vis alors. Je regardai fixement le soleil, et il me semblait avoir pâli, de telle sorte qu'il n'éblouissait pas les yeux. Il paraissait un bloc de neige, qui tournait sur lui-même. Puis, soudain, il sembla descendre en zig-zag comme s'il allait tomber sur la terre. Epouvanté, je courus me mettre au milieu de la foule. Tout le monde pleurait, attendant la fin du monde d'un instant à l'autre.
"Près de nous, se trouvait un incroyant, un homme sans religion, qui avait passé la matinée à se moquer des naïfs qui faisaient un tel voyage pour aller voir à Fatima une petite fille. Je le regardai. Il était comme paralysé, figé, les yeux fixés sur le soleil. Puis je le vis trembler de la tête aux pieds, lever les mains au ciel, et tomber à genoux dans la boue en criant : Notre Dame ! Notre Dame !
"Pendant ce temps les gens continuaient à crier et à pleurer, et à demander pardon de leurs péchés... Puis nous courûmes vers les deux chapelles du village, qui se remplirent en quelques instants.
"Durant les longues minutes du phénomène solaire, les objets autour de nous reflètaient toutes les couleurs de l'arc-en-ciel. En nous regardant les uns les autres, l'un paraissait bleu, l'autre jaune, l'autre rouge. Tous ces phénomènes étranges augmentaient la terreur de la foule. Au bout de dix minutes, le soleil reprit sa place, de la même manière qu'il l'avait quittée, mais il restait pâle et sans éclat...
"Quand tout le monde se fût persuadé que le danger était passé, il y eut une explosion de joie. Tous éclataient en cris d'action de grâces : Miracle ! Miracle ! ... Bénie soit Notre-Dame ! "
Plusieurs personnes d'Alburitel, dont l'institutrice, Delfina Pereira Lopès, ont confirmé le fait au P. de Marchi.

Ainsi, on pouvait, sur place, rester désespérément insensible au mouvement de la foule, tandis qu'à 2O ou 4O kilomètres, donc en dehors de toute influence psychologique, certains virent très bien la même chose que les 5O. OOO témoins de la Cova da Iria. Est-il encore possible d'invoquer ici l'explication d'une autosuggestion collective à laquelle on recourt si complaisamment ? "
(Dom Claude Jean-Nesmy, p.124-125)
Le retentissement de cet évènement sur la vocation du futur Père Inacio, alors tout enfant, se passe de commentaires.

Ce jour-là écrit l'abbé Richard "tout le Portugal était représenté à la Cova da Iria : une foule de croyants, des curieux aussi et des anticléricaux venus se gausser. Sous une pluie torrentielle, 7O. OOO personnes attendaient l'heure du miracle annoncé. Quand les trois petits voyants parurent, Lucie demanda à la foule de fermer les parapluies pour réciter le chapelet. A midi la Vierge était là.
"Lorsqu'Elle eut donné son message, ouvrant les mains, Elle les fit réfléchir sur le soleil et, tandis qu'Elle s'élevait, le reflet de sa propre lumière continuait à se projeter sur le soleil.
"A ce moment, selon la promesse de la Vierge et conformément à l'annonce de Lucie, Dieu, le Tout-Puisant, Roi du Ciel, va apposer sa signature, en un prodige grandiose qui rappelle les éclairs du Sinaï¨. Le soleil commence à s'ébranler et à bouger, dira Maria da Capelinha et durant plus de dix minutes, à trois reprises, le soleil tournera comme une roue de feu, lançant des faisceaux multicolores de lumière, peignant tout, le sol, les arbres, les gens, de différentes couleurs. Il semble devoir s'écraser sur la terre. La foule est frappée de terreur ; beaucoup tombent à genoux et des cris s'élèvent : "Miracle ! Miracle ! Mon Dieu Miséricorde ! Pardon ! Je crois mon Dieu ! . " On récite l'acte de contrition, puis on chante le credo. Cependant, le soleil arrêtant sa chute vertigineuse, est remonté comme il était descendu et a repris sa place dans le firmament, retrouvant son éclat normal.
"La foule s'est relevée, revenue de sa stupeur, pour constater que les habits tout trempés de pluie dix minutes plus tôt, sont maintenant absolument secs. Le phénomène solaire a été constaté à des kilomètres de la Cova da Iria, par des gens qui ignoraient tout de ce qui s'y passait. Les jours suivants, tous les journaux du Portugal, à commencer par "O Seculo", le journal libre-penseur et anticlérical de Lisbonne, rapporteront l'évènement avec des articles de notabilités connues.
"On a dit que le "Prodige inouï de Fatima" fut le plus grand évènement du siècle. Il faut dire : "le fait le plus prodigieux de toute l'Histoire de l'Eglise".
(L'Appel de Notre-Dame, avril-mai-juin 1992, n° 146)

Dom Jean-Nesmy concluait tout aussi enthousiaste :
"Ce qui semble le plus remarquable dans le miracle du 13 octobre 1917, c'est précisément qu'il soit à ce point inouï. Qui donc entendit jamais parler de semblable phénomène, depuis que le monde est monde ? Qui donc annonça jamais pareille "danse" ? C'est inouï et donc parfaitement inattendu. De cette façon, rien ne pouvait être plus probant qu'un tel prodige : hors de proportion avec le pouvoir de tromperie des curés ou des jésuites, si énorme que l'imaginent leurs ennemis, mais en même temps inimaginable, et partant non suspect d'avoir été inventé par l'imagination des milliers de spectateurs. Car même s'ils attendaient quelque chose, à coup sûr ils ne songeaient guère à cela ! Sans parler de ceux qui, étant loin de la Cova da Iria, ne subissaient aucune influence collective, et dont les témoignages concordent pourtant. "

Le phénomène non capté par les observatoires, s'est produit dans une dimension qui n'est pas celle de l'espace et du temps habituels et pour cela il y eut à l'évidence grâce accordée à ceux qui en furent faits témoins. Quoique limitée, grâce du même ordre que celle offerte aux jeunes voyants de Fatima, ou aujourd'hui à ceux de Medjugorje. Ici aussi, l'irruption du surnaturel dans le naturel ne résulte pas de la volonté de l'homme qui subit le phénomène sans pouvoir agir sur lui. Pour comprendre vraiment les conversions qui suivirent, le lecteur doit méditer ces témoignages, en se plaçant dans la condition de ceux qui vinrent, ce jour-là, à la Cova da Iria en simples curieux...

Le 13 mai de la même année 1917, la Vierge avait apparu aux trois jeunes enfants de Fatima, Lucie, Jacinthe, François, leur fixant rendez-vous tous les 13 de chaque mois. Ces apparitions annoncées se produisirent comme prévu, avec une exception pour le mois d'août, où la municipalité inquiète de leur retentissement dans toute la région, leur interdit de se rendre sur la lande. Ainsi la Dame décala-t-Elle le rendez-vous et leur apparut 6 jours plus tard, le 19 août. Les apparitions commencèrent donc dans le mois de Marie et s'achevèrent dans celui du Rosaire...

Le 13 octobre 1917 se situe en pleine guerre mondiale. Déjà plus de cinq millions de morts. Ce miracle annoncé par la Vierge lors de sa troisième apparition le 13 juillet 1917, précède de peu la fameuse révolution russe dite "révolution d'octobre" ; qui en fait compte tenu du décalage avec notre calendrier, ne commencera que le 7 novembre. Ce phénomène se situe donc à un point décisif de l'histoire du monde précédant de quelques jours la prise de pouvoir par les communistes, leur implantation dans toute la Russie, puis leur mainmise sur les pays de l'est, enfin leur contamination progressive du monde... .

Au nom de l'égalité et de la liberté, l'Ere totalitaire du Goulag est née. On oublie aujourd'hui ses millions de victimes : celles des purges, des charniers, des camps de Sibérie, de "redressement" idéologique ; mais aussi celles, plus nombreuses encore, menacées, baillonnées, réduites au silence.

Ainsi, au cours de sa troisième apparition à Fatima, le 13 juillet 1917, en annonçant le miracle du 13 octobre, la Vierge Marie demande la consécration de la Russie à son Coeur Immaculé :
"Pour sauver (les pauvres pécheurs), Dieu veut établir dans le monde ma dévotion à Mon Coeur Immaculé ! Si l'on fait ce que je vais vous dire, beaucoup d'âmes se sauveront et on aura la paix. La guerre va finir. Mais si l'on ne cesse pas d'offenser Dieu, sous le règne de Pie XI commencera une autre pire. Quand vous verrez une nuit éclairée par une lumière inconnue, sachez que c'est le grand signe que Dieu vous donne, qu'il va punir le monde de ses crimes par le moyen de la guerre, de la famine et des persécutions contre l'Eglise et le Saint Père.
Pour l'empêcher, je viendrai demander la consécration de la Russie à Mon Coeur Immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis du mois. Si l'on écoute mes demandes, la Russie se convertira et on aura la paix. Sinon, elle répandra ses erreurs à travers le monde, provoquant des guerres et des persécutions contre l'Eglise. Les bons seront martyrisés, le Saint-Père aura beaucoup à souffrir, plusieurs nations seront anéanties. Finalement Mon Coeur Immaculé triomphera. Le Saint-Père me consacrera la Russie qui se convertira, et il sera accordé au monde un certain temps de paix. " (Nesmy, p.97)

La Vierge a donc choisi le petit pays du Portugal pour avertir le monde et formuler sa demande. Qui en Europe pourrait avoir en cette même année la prémonition du futur empire soviétique ? ! N'oublions pas que depuis l'année précédente, en 1916, le Portugal a fait son entrée dans la première guerre mondiale pour soutenir les Alliés, au rang desquels précisément la Russie ! Comment les jeunes enfants de Fatima (de 8 à 1O ans), ou leurs proches, pourraient avoir conscience en juillet 1917, de ce qui se produira en octobre dans la Russie des tzars ? A plus forte raison dans les années à venir ! Lucie, l'aînée, qui ne sait encore ni lire, ni écrire, aurait de prime abord confondu le nom de Russia, proche de Lucia, avec celui d'une femme...

Dans ces conditions, préfigurant celles de Medjugorje, comment de même raisonnablement soutenir que la Vierge serait une cristallisation de la pensée chrétienne ! Car ici aussi nous constatons que la Vierge est totalement indépendante des jeunes voyants, leur fixe rendez-vous, indispose le clergé local, et bien au-delà... Pourtant Elle devance l'histoire par une vision claire de l'évolution de l'humanité et de son avenir. Mais personne au monde ne peut encore en juger, tant les paroles de la Dame paraissent invraisemblables, incongrües... Le Portugal étant de plus allié de la Russie, qui prendrait le risque de l'incident diplomatique ? ...

"Si l'on écoute ma demande, la Russie se convertira. Sinon, elle répandra ses erreurs dans le monde. . " Hélas, c'est bien ce qui se produisit... Il faudra attendre la seconde guerre mondiale pour qu'en 1942, la consécration demandée soit imparfaitement accomplie par le Pape Pie XII, et comme nous le verrons, plusieurs fois par la suite, tout aussi imparfaitement.


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Message  Poirot le Mer 14 Déc 2011 - 18:16

"L'HEURE DES TENEBRES"
par Don Raymond
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- 1995 -


LA RUSSIE
ET L'UTOPIE MATERIALISTE

Le 27 avril 1877, au cours d'une extase, Marie-Julie Jahenny, la stigmatisée bretonne de la Fraudais, prophétise :
"Satan s'acharne à provoquer le réveil de ce mot : Liberté... Il va livrer une lutte contre la vraie foi et les chrétiens généreux... Lutte générale et effusion de tout mal... . "

Quelques années avant la révolution communiste en Russie, Jean Jaurès (1859-1914), l'un des chefs de file du socialisme français, directeur de l'Humanité, s'écrie dans un de ses discours :
"Il n'y a pas de vérité sacrée... une révolte secrète doit se mêler à toutes nos affirmations... Si Dieu lui-même se dressait devant les multitudes sous une forme palpable, le premier devoir de l'homme serait de refuser l'obéissance et de le considérer comme l'égal avec qui l'on discute, non comme le maître qu'on subit. "
Or n'est-ce pas la formule même du péché de Lucifer et de celui d'Adam ?

Ainsi, en prolongement de cette révolte, apparaît pour la première fois dans l'histoire un régime officiellement fondé sur l'athéisme et le matérialisme, la religion y étant considérée comme "l'opium du peuple". Quelques jours après la dernière apparition de Fatima, Lénine déclare au cercle de ses fidèles :
"Dans la révolution, il n'y a pas que la Russie qui m'intéresse. La Russie, je lui crache dessus ! La Russie n'est qu'une intermédiaire dans la marche de la révolution mondiale pour la conquête du monde entier... Je préfère un capitaliste ou un millionnaire qui nie Dieu à un paysan ou un ouvrier qui croit en Dieu... Désormais nous n'aurons pitié de personne et détruirons tout pour ériger "notre temple" sur ces ruines. "
(Sebastian Labo, L'attentat contre le Pape à la lumière de Fatima et à l'ombre de la révolution d'octobre 1917. Ed. pro fratribus, Rome, éd. du Parvis, Suisse, p.194)

Désormais "le temple" humain (notons le mot), s'oppose officiellement au Temple de Dieu ! Du reste, Lénine s'est défini lui-même "ennemi personnel de Dieu". Ses collaborateurs ne sont pas en reste : Boukarine exige "l'abolition de l'amour chrétien du prochain, l'ennemi le plus dangereux du communisme et l'instrument de la conquête du monde. " Lunacarskij vante la haîne "religion du communisme russe" : "A bas l'amour du prochain. Ce qu'il nous faut c'est la haîne. Nous devons apprendre à haïr : c'est ainsi que nous arriverons à conquérir le monde" Et de désigner logiquement l'adversaire : "Nous haïssons le christianisme, et les chrétiens, même les meilleurs d'entre eux doivent être considérés comme nos pires ennemis". Jaroslavskij proclame que le premier but du communisme est de "déchaîner un incendie universel pour détruire toutes les Eglises du monde".
(cité par Jean Daujat "connaître le communisme, éd. Fayard, in R. Casin, "La doctrine sociale de l'Eglise", éd Résiac)

"De 1918 à 1921, une série de décrets liquident le monachisme organisé, ferment académies de théologie et séminaires, interdisent l'enseignement du catéchisme. Le décret du 8 avril 1929 prive l'Eglise de toute activité intellectuelle. Trois vagues de persécutions déferlent sur elle :
- 1918-1923 : aux blasphèmes et aux meurtres de la phase "lyrique" de la révolution s'ajoutent en 1922-1923 une vague de procès et d'exécutions, les chrétiens ayant opposé une résistance non violente à la confiscation des objets consacrés. Au total 4. OOO prêtres, une centaine d'évêques trouvent la mort (dont le métropolite Benjamin de Pétrograd, authentique martyr car il n'avait jamais cessé de manifester un paisible amour aux communistes) !
- 1928-1934 : le lancement des plans quinquennaux (le plan de l'homme remplace la Providence de Dieu) coïncide avec la volonté de détruire le christianisme. L'Eglise est prise entre l'antithéisme passionnel et sacrilège de la "Ligue des Sans dieu militants" et de froides mesures d'étouffement administratif. Assimilés aux Koulaks, les ecclésiastiques sont déchus de leurs droits civiques (ils n'ont pas de carte de ravitaillement, sont exclus des villes, leurs enfants ne sont pas admis dans l'enseignement secondaire et supérieur, etc... ) et 8O% des prêtres de campagne sont déportés. ("Une église dans un kolkhoze est une plaisanterie") ;
- 1937-1938 : si les prêtres retrouvent leurs droits civiques avec la constitution de 1936, les grandes "purges" staliniennes s'acharnent sur l'Eglise. " (Olivier Clément, l'Eglise orthodoxe, P. U. F. , 1965, p.24)

"Dans les années 1917 à 1939, pendant la persécution contre l'Eglise en U. R. S. S. furent réprimés, torturés, et en grande partie tués environ 4O. OOO prêtres et religieux orthodoxes, dont deux métropolites et 3OO évêques et prélats ; 4O. OOO églises et 21. OOO sanctuaires et chapelles furent, ou détruits, ou profanés et voués à des fins profanes. " (Sebastian Labo, op. cit. p.2O3)

Presque vingt ans après la chute du nazisme, la loi de 1962 permet de condamner à 5 ans de prison les prêtres, à 3 ans les fidèles, pour l'accomplissement de rites - le baptême et la communion - qui "portent un préjudice à la santé des citoyens" !
(Olivier Clément, op. cit. )

"La propagande athée peut se faire entendre haut et fort. Pour une seule région de Russie, par exemple, elle dispose, en effet, de 6OO conférenciers, tous diplômés (médecins, ingénieurs, ou chercheurs, etc... ) et fonctionnaires du parti qui font quelque 3. OOO conférences dans l'année pour promouvoir un "athéisme scientifique". Les militants chrétiens sont en prison ou au goulag : en fait, durant cette période, les appels de détresse des chrétiens de l'Est n'arrivent pas en Occident, ou, quand ils y arrivent, ils parviennent étouffés... . car pour les chrétiens "de progrès" d'Occident, notamment pour les catholiques progressistes français, il ne peut s'agir que de chrétiens livrant un combat d'arrière-garde... Certes c'est humainement attristant, mais il n'y a rien à faire pour eux puisqu'ils font fausse route... Il est plus convenable de les ignorer. C'est à ce moment-là l'attitude quasi-officielle d'une partie de l'Eglise Catholique. " (Philippe Gabriel, bras de fer KGB-Vatican, p.111-112)

Les "purges" communistes frappent essentiellement les bourgeois déviationnistes, c'est à dire les résistants chrétiens qui voudraient concilier la morale du Christ avec la vision de Marx : ce qui est totalement impossible et relève de l'hérésie doctrinale.

Le premier camp de concentration est "organisé" par Lénine en 1921. On y expérimente déjà les techniques humaines ou chimiques de lavage de cerveau. Les irréductibles de l'idéologie marxiste voudraient faire porter toute la responsabilité de ces purges sur le camarade Staline, afin de préserver l'image d'un communisme pur incarné par Lénine. Il ne s'agirait donc en fait que d'un gigantesque malentendu, que d'une perversion de l'histoire... Or comme le fait observer le chanoine Pierre Caillon, l'action de Lénine à qui en revient l'initiative, est bien plus terrifiante que celle de son successeur : Lénine a donné à la Russie 2O millions de cadavres en 7 ans, Staline 46 millions en 29 ans. Le rapport se passe de commentaires : Staline ne fut jamais qu'un pâle imitateur dont le discrédit tient, face au grand frère, tant au moral qu'au physique, à son manque évident de "raffinement"
(cf. Appel de Notre-Dame, supplément 144, p.4)

En 1977, lors d'un entretien à la télévision italienne, Andrej Amalrik, confirmera ces chiffres et les faits horrifiants, ajoutant ces paroles qui choquèrent et émurent des millions d'italiens, y compris certains communistes : "le communisme est le système le plus inhumain de l'histoire humaine. "

Or, la stratégie communiste qui n'a jamais varié, en niant effectivement les purges léniniennes et staliniennes, vise à démanteler l'Eglise en la noyautant de l'intérieur comme le montre entre autres (car elle n'était pas la première) cette instruction diffusée par les services du "Bureau 1O6" du KGB, le 12 février 1957, et destinée aux partis "frères" de l'étranger :
"Tout camarade doit avoir compris que l'Eglise Catholique doit être abattue et détruite de fond en comble... Chaque camarade doit trouver le moyen de devenir par le baptême, un membre de l'Eglise ; s'inscrire à la Légion de Marie... Dans ce contexte, les camarades prendront l'initiative de toutes les activités... Ainsi en s'alignant sur les directives du Parti, la cellule de commande atteindra le but fixé : pénétrer dans toutes les organisations ecclésiastiques, promouvoir l'action pour la "Paix", et ainsi exercer notre influence dans tous les secteurs. " (P. Gabriel, op. cit. , p.1O6, n.37)


Cette directive ne fait en réalité que reprendre celle de Lénine dans la "Résolution du IIème Congrès de l'Internationale Communiste" :
"L'état-major révolutionnaire est profondément intéressé à avoir, dans les institutions parlementaires de la bourgeoisie, des éclaireurs qui faciliteront son oeuvre de destruction... Les communistes ne s'écartent jamais des organisations englobant la masse des ouvriers sans parti, même dans certains cas, quand elles revêtent un caractère manifestement réactionnaire, voire ultra-réactionnaire (syndicats jaunes, associations chrétiennes, etc... )"

Lénine qui définit encore cette stratégie :
"Nous devons combattre la religion, c'est l'a. b. c. de tout matérialisme et par conséquent du marxisme. Mais le marxisme n'en reste pas à l'a. b. c. Il va plus loin. Il dit : il faut savoir combattre la religion. La lutte anti-religieuse ne peut se borner à des prêches abstraits, elle doit être liée à la pratique concrète du mouvement de classe, qui tend à supprimer les racines sociales de la religion... qui, dans les conditions de la société capitaliste moderne, amènera les ouvriers chrétiens au socialisme et à l'athéisme cent fois mieux qu'un sermon athée tout court. "
(Parti ouvrier et religion, tome II, p.315, cité par R. Casin dans "la doctrine sociale de l'Eglise", éd Résiac))

Dans l'émission "la 25ème heure", la télévision française diffuse en février 1993 un document sur la Russie au cours duquel un jeune prêtre catholique confie combien il était difficile d'être à la fois étudiant et croyant : "J'avais commencé il y a dix ans des études pour être archiviste. Mais nous devions subir des cours d'athéisme ( ? ) sans lesquels on ne pouvait accéder au diplôme ! ... "

S'ils souhaitent parler de Dieu, les étudiants et les intellectuels doivent se réunir clandestinement dans ce qu'ils appellent les séminaires de jeunes. Le premier s'est manifesté à Moscou en 1974. "Son organisateur Alexander Ogorodnikov subit des vexations continuelles de la part des autorités civiles, puis fut arrêté et condamné à six ans de camp de concentration, plus cinq ans de déportation ! Un séminaire analogue vit le jour en 1975 à Léningrad, organisé par Tatjana Goritcheva jusqu'en juillet 198O où elle fut expulsée de l'URSS.
Parlant de sa propre conversion et de la situation des croyants dans son pays et en Occident, elle a dit notamment :
"Chez nous, le marxisme et l'idéologie d'Etat sont maintenant démasqués : c'est une force assassine qui anéantit tout, non seulement ce qui est chrétien et généralement antisoviétique, mais simplement tout ce qui vit. Nous voyons que cette idéologie totalitaire fait la guerre à la vie... Quelle chance pour nous que nos conditions d'existence nous contraignent à chercher les valeurs absolues car les valeurs relatives sont terrifiantes. Nous, intellectuels convertis au christianisme, provenons tous de familles athées qui ont oublié toute recherche spirituelle, ce sont des malheureux, et nous devons prier pour eux. Mes parents me couvrent d'injures à cause de ma religiosité : il me semble parfois que les rôles sont inversés -ce sont eux les enfants et moi leur maman- je dois les instruire avec une infinie patience et me taire... Je suis devenue chrétienne en visitant le monastère de Pskov. Ce monastère a une vie spirituelle intense, c'est un merveilleux foyer de guérison, spirituelles bien sûr, mais aussi corporelles... La vie actuelle est on ne peut plus bruyante, l'Evangile est silence... Des pierres, Dieu peut faire naître des fils d'Abraham, et de nous il a fait ses enfants bien que nous fussions pétrifiés par la peur et l'abrutissement de l'esprit. Beaucoup d'entre nous sont devenus chrétiens à la surprise de tous et ont reçu du Ciel des révélations spéciales. Nous avons passé des années et des années sans chercher Dieu, parce que nous ne le connaissions pas, mais Dieu nous cherche et nous trouve : voilà la grande vérité de notre conversion.
Ce n'est que par la prière que nous pouvons dompter le Mal absolu ; la prière considérée comme un dialogue constant avec Dieu est pour nous désormais plus naturelle que l'air que nous respirons, c'est notre salut. Les Pères de l'Eglise sont redevenus nos maîtres à penser, la Philocalie, c'est notre livre de lectures quotidiennes. L'expérience de notre conversion prouve que l'histoire est guidée, non par les forces des hommes, mais par le Saint-Esprit, et que l'Eglise est plus forte que n'importe quelle institution humaine ; et les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre elle".
(S. Labo, op. cit. , p.213-214)

Cette analyse ne semble-t-elle point déjà se couler dans le sens de l'annonce de la Vierge à Medjugorje : "la Russie sera le peuple qui glorifiera le plus Mon Fils ! " Mais au prix de combien d'épreuves à traverser...

Dans les "pays frères" qu'ils ont envahis, les Russes mettent en place le même dispositif. Richard Wurmbrand, pasteur baptiste roumain qui a passé quatorze années de sa vie dans les prisons communistes, écrit dans son ouvrage "l'Eglise du Silence torturée pour le Christ" :
"J'ai déposé comme témoin devant le Sous-Comité de Sûreté Intérieure du Sénat américain. J'y ai décrit des spectacles terrifiants, comme par exemple des chrétiens attachés à des croix pendant quatre jours et quatre nuits ; les croix étaient posées à même le sol, et des centaines de prisonniers étaient contraints de venir satisfaire leurs besoins naturels sur les visages et les corps de hommes crucifiés. Puis les croix étaient dressées et les communistes ricanaient et se moquaient : "Regardez-le votre Christ comme il est beau ! " J'ai raconté comment un prêtre devenu à moitié fou à la suite de terribles supplices, fut contraint à la prison de Pitesti, de consacrer des excréments humains et de l'urine, et de distribuer la Communion sous cette forme à des fidèles catholiques... Toutes les descriptions de l'Enfer dans les Saintes Ecritures, ou les supplices décrits dans l'Enfer de Dante, ne sont rien en comparaison des tortures pratiquées dans les prisons communistes. "

Ainsi, le communisme s'implante sur tous les continents. La Chine, le pays des khmers, l'Amérique centrale, l'Amérique du sud, l'Afrique sont touchés. Des "instructeurs" soviétiques sont délégués dans ces pays "frères" pour faire avancer la révolution prolétarienne. "L'Internationale sera le genre humain... "

En France, après la libération, en 1945, le Parti Communiste remporte les élections devant le Parti Socialiste et le Parti Républicain. De même en Italie, siège de l'Eglise, le Parti Communiste devient le premier du pays. On pourrait sans doute confronter avec profits les différentes dates des consécrations successives à la situation du communisme dans le monde... Car il s'en est fallu de peu que l'idéologie marxiste ne triomphe sur la planète.

En 1959 s'était établi la domination communiste sur Cuba. Les fusées russes braquées sur les U. S. A. depuis ce pays faillirent déclencher la troisième guerre mondiale. L'année suivante, le 13 octobre 196O, anniversaire de la vision de Léon XIII et du miracle du soleil à Fatima, se joua le destin du monde. Nikita Kroutchev, premier responsable soviétique, avait exigé que ses spécialistes créent une fusée munie d'un réacteur atomique. Or, au moment de son lancement elle resta au sol et explosa faisant plus de 3OO victimes, "la fine fleur" des physiciens nucléaires d'Union Soviétique. (Oleg Penkovski, carnets d'un agent secret, éd. Tallandier, cité par P. Gabriel)

A cet instant, Kroutchev à New-York attendait la confirmation de cet ultime essai. Informé de la catastrophe, après son coup d'éclat à l'O. N. U. , il annula sa conférence de presse dans laquelle il devait annoncer l'arme absolue, et quitta New-York. Quelques jours plus tard, rentré à Moscou, il fera au stade Lénine la déclaration suivante dont il connaissait désormais mieux que quiconque le caractère mensonger :
"En cas de guerre l'humanité ne périrait pas ; elle secouerait le joug capitaliste dans le monde entier. Mais nous n'avons pas besoin de cette épreuve. Inéluctablement un jour ou l'autre, tous les pays seront communistes" Ce qui fut redit à l'ancien Président de la République française, Giscard d'Estaing, par le premier secrétaire du Parti Communiste d'U. R. S. S. : "Dans dix ans le communisme règnera dans le monde".

Or, Philippe Gabriel fait observer qu' à l'évidence, avant ces évènements, le Pape Jean XXIII avait (peut-être même dès le mois d'août 1959) ouvert l'enveloppe scellée renfermant la troisième partie du secret de Fatima (enveloppe sur laquelle Soeur Lucie avait écrit : "à n'ouvrir qu'en 196O"... ) Il prit connaissance du secret, puis referma l'enveloppe sans en divulguer publiquement le contenu. Mais aussitôt il autorisa l'évêque de Leiria et Fatima à écrire aux évêques du monde entier. Ce que celui-ci fit le 13 mai 196O, pour leur demander une veillée de prières dans la nuit du 12 au 13 octobre 196O ! ... Cette nuit-là, il y eut un million de pèlerins en prière à Fatima, et combien d'autres dans le reste du monde ? Cette nuit-là, conclue Philippe Gabriel, "le champ spirituel" terrestre était sous l'influence des forces de l'amour. " Cette nuit-là, la prière avait désamorcé la terrible bombe. (op. cit. , p.61)
Renouvellera-t-on l'expérience à la dernière extrêmité pour la Bosnie ? Il n'est jamais trop tard pour bien faire...

Comme on le sait les analyses sont beaucoup plus faciles à postériori... Ainsi les générations actuelles auront-elles du mal à concevoir le tollé qu'aurait alors suscité les lignes que nous venons d'écrire tant l'intoxication était grande ! Songeons au mépris avec lequel, bien des années après, on accueillait dans certaines démocraties européennes "l'Archipel du Goulag" du dissident Soljenitsine traité de traître et rénégat. Jusqu'à ce que le 13 février 1990, l'agence de presse soviétique Tass, reprenant des chiffres des services du KGB, annonce très officiellement que le nombre de victimes sous le règne de Staline, s'élevait à près de 40 millions de personnes.

Le règne du mensonge protégé par "le rideau de fer" avait exporté sa propagande. L'U. R. S. S. était montrée dans les manuels scolaires français comme un exemple de réussite économique et sociale. Mettre en doute ces résultats relevait, bien sûr, de l'antisoviétisme primaire. Aussi les enseignants conditionnaient-ils activement leurs élèves à la lutte finale dont l'issue ne faisait aucun doute (Je me rappelle ainsi avoir, en classe de première, pour ce qui constituait alors la première partie du baccalauréat, passé plusieurs mois à étudier l'URSS, et deux semaines... les USA ! Au demeurant, le professeur très sympathique, était hautement perusadé du bien fondé de ce déséquilibre)

Quant aus prêtres et sympathisants occidentaux de l'idéologie marxiste-lénisniste, lorsqu'ils avaient "mérité la chance de pouvoir visiter Moscou, ils étaient inévitablement conduits selon un parcours ingénieusement balisé, dans une Eglise toute rehaussée d'or où un prêtre en grande tenue et une chorale payés par l'état à cet effet, les faisaient participer à un office solennel accompagné de magnifiques chants orthodoxes ! Ainsi en revenaient-ils convaincus pour toujours de la liberté d'expression religieuse en U. R. S. S. , et de l'anticommunisme primaire des petits bourgeois occidentaux qui critiquaient sans le connaître, ce régime exemplaire !

Mais ceux qui par mégarde, ou légère distraction, sortaient de "l'itinéraire fortement conseillé", découvraient à deux pas, outre la misère édifiante, églises détruites, désaffectées, transformées en arsenal, musée, garage, boulangerie... Tout écart du parcours prévu était du reste suffisant pour entraîner l'emprisonnement, ou dans "le meilleur des cas", le rapatriement illico, précédé de la confiscation définitive des outils de l'espion, caméra, appareil photo, magnétophone... . Mais l'épreuve ne s'arrêtait pas là, bien sûr, car personne en Occident n'était en mesure de croire à de telles affabulations. Généralement la victime avait été payée par un parti de droite à la solde de l'impérialisme américain, afin de discréditer la réussite soviétique... .

Y a-t-il eu connivence entre certains évêques français et le marxisme ? C'est ce que le cardinal Decourtray a affirmé dans une interwiew au Figaro, en 1990. Il a regretté ensuite de l'avoir dit dans une "lettre aux évêques" qu'il a signée quelques jours plus tard à la demande des dirigeants de l'Action catholique ouvrière. Dans son ouvrage "Les évêques de France et le Marxisme, histoire d'une connivence ", Jean Bourdarias démontre qu'il y a eu en fait plus que de la complaisance dans l'attitude de certains évêques à l'égard d'une doctrine que Pie X a qualifiée d'intrinsèquement perverse. Le résultat a été des plus désastreux pour l'Eglise de France des années 65-75 et pour tous ceux des chrétiens - prêtres ou laïcs - qui se sont fourvoyés dans cette aventure ! (éd. Resiac)

A l'évidence, le monde a connu bien des guerres, bien des épreuves tout aussi odieuses à Dieu dans leurs effets, la foi ne pouvant excuser l'injustice. Mais ici, dans la destruction physique ou morale, commence le règne de l'illusion et le combat occulte dont l'homme est l'enjeu. Le but clairement défini du marxisme est de s'imposer universellement. Pour cela il établit une stratégie internationale basée sur la propagande mensongère et la force. En moins d'un siècle, il possède un vaste empire et son armée est la première du monde.

Et pourtant ? ! La chute inattendue du mur de Berlin. L'effondrement idéologique fulgurant malgré les inévitables velléités nostalgiques. Celles des irréductibles ou utopistes, qui en URSS comme en Europe, continueront à penser que le communisme n'a pas été appliqué convenablement en Russie. Que Lénine ou Staline ont trahi la pensée de Marx...

Le communisme a eu 7O ans de pouvoir. Absolu. Totalitaire. Sans aucun parti ou formation critique face à lui. Pour faire appliquer son idéologie, il a disposé, abusé, de la force, et des médias. La moindre critique relevait du déviationnisme, et son auteur, condamné à l'auto-critique, en cas de récidive, finissait au goulag ! ...

Aujourd'hui les nostalgiques de cet ordre de haîne, frustrés par la chute de leur empire, se réfugient dans l'argument maintes fois entendu : "sous le communisme on avait au moins du travail et du pain. "
Mais, qui donc précisément avait du "travail et du pain" ? Celui qui se taisait. Qui acceptait les crimes. Qui cautionnait les bourreaux. Dénonçait ses camarades déviationnistes. Le tout au nom de la liberté. Et pire, de la fraternité ! "Du travail et du pain ! ", paroles terribles qu'un jeune chanteur français adulé des adolescents, "profitant" de la crise mondiale, reprend en leit-motiv auprès de ceux qui n'ont qu'une faible idée de ce que fut l'oppression communiste, ses cartes d'alimentation, et ses longues files d'attentes pour se ravitailler. "Du travail et du pain", Hitler aussi sut en donner aux nazis... Et de fait, pas de chômage dans le IIIème Reich ! La démagogie ne s'est-elle pas toujours construite sur le même slogan ? Terrible illusion ! Ce jeune chanteur admettrait-il qu'il n'aurait jamais eu la parole dans le régime dont il défend les idéaux ? Direction Goulag assurée... .

Ainsi le camarade Galpérine a fait école :
"Il ne faut pas vous présenter à la jeunesse chrétienne avec des propositions de lutte antireligieuse, ce serait une grosse erreur psychologique. Mais c'est FACILE de l'entraîner pour quelque chose, POUR LA CONQUETE DU PAIN QUOTIDIEN, pour la liberté, pour la paix, pour la société idéale. Dans la mesure où nous attirerons les jeunes chrétiens dans cette lutte pour des objectifs précis, nous les arracherons à l'Eglise" (cf. Daujat, op. cit. , p.31, in R. Casin, "la doctrine sociale de l'Eglise", éd. Résiac))

A quoi bon la parole rappelée par le Christ ? !
"L'homme ne vivra pas de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. " Cette réponse ne s'adressait-elle pas à Satan lui-même lors de la tentation au désert, au moment où Jésus tiraillé par le jeûne éprouvait précisément la faim ? ... (Mt 4, 4, ; cf Deut 8, 3)

On doit opposer à ce témoignage partial d'un jeune chanteur qui n'a jamais vécu le communisme, sauf à la télévision, celui de la personne peut-être la mieux placée aujourd'hui : LA PROPRE FILLE DE STALINE !
"Mon père a consacré sa vie au communisme. C'était le leader du communisme dans le monde. Tout ce qu'il a fait dans le cadre de son travail, je ne l'accepte pas car JE N'ACCEPTE PAS LE COMMUNISME. Mais c'était mon père...
Cela fait toujours partie de mes rêves de vivre dans un couvent, bien que je sois trop vieille pour devenir religieuse. En 1967, quand j'ai rencontré pour la première fois des religieuses à Fribourg, en Suisse, j'ai été subjuguée par la religion catholique. Mais à cette époque ma vie était confuse : il y avait les livres, les avocats... D'autres personnes décidaient pour moi. Désormais, je vais à la messe tous les jours. La religion est ce qu'il a de plus beau dans ma vie. J'ai été baptisée à 36 ans, à Moscou, dans l'église russe orthodoxe. J'ai rejoint l'Eglise catholique en 1982, à Londres. "
(Stella Maris, n° 285, septembre 1993)

Cette suite d'évènements que nous venons de relater peut surprendre, car s'il y eut guerre froide et dangereuse tension, affrontement indirect, jamais les deux superpuissances ne se seront opposées.

Deux lectures possibles : mystique ou politique, pareillement limitées. Une fois encore, qui saura jamais comment la grâce opère ? Comment ne pas réduire l'amour de Dieu à une analyse humaine nécessairement "partisane" ? On invoquera l'équilibre dissuasif des forces nucléaires. Qui faillit pourtant être rompu. On cherchera aussi, après coup, des explications économiques. Et on en trouvera. Notamment dans cette course infernale et ruineuse à l'armement. On restera les yeux rivés sur elles, fasciné par le mécanisme. La réalité "morale" passera au second plan...

Comment ce jour du 13 juillet 1917 où la Sainte Vierge est intervenue dans l'histoire des hommes, a-t-il, ou est-il apprécié aujourd'hui ? Y a-t-il eu véritablement progrès de la conscience universelle, cette Noosphère ou sphère de l'esprit chère à Teilhard de Chardin ? Où sont nos doctes politologues qui, les soirs de grands scrutins, viennent dans nos lucarnes télévisuelles, tirer grâce à leur science prospective les leçons de notre bonne ou mauvaise conduite ?

Entend-on, dans ce concert "météorologique", ce qu'Elle demande pareillement à Medjugorje aujourd'hui et qui est au delà de tout système humain socialiste ou capitaliste ? A savoir, abandon matériel total à Dieu, confiance absolue qui exclue tout marchandage, compromis, demi-mesure, préalable :
"Chers enfants, chaque jeudi, relisez devant le Saint-Sacrement ou chez vous en famille s'il ne vous est pas possible de venir à l'église, le passage de Matthieu 6, 24-34 de l'Evangile (C. A. , p.194) :

"Nul ne peut servir deux maîtres ; ou bien en effet il haïra l'un et aimera l'autre, ou bien il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et l'argent. "Voilà pourquoi je vous dis : ne vous mettez pas en souci pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous le vêtirez. La vie n'est-elle pas plus que la nourriture, et le corps, plus que le vêtement ? Voyez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent, ils n'amassent point dans les greniers, et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu'eux ? Qui d'entre vous d'ailleurs, à force de soucis, peut ajouter à la longueur de sa vie une seule coudée ? Et du vêtement pourquoi se soucier ? Observez les lis des champs, comme ils croissent : ils ne peinent, ni ne filent. Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n'a pas été vêtu comme l'un d'eux. Que si Dieu revêt de la sorte l'herbe des champs, qui est aujourd'hui et qui demain sera jetée au four, ne le fera-t-il pas bien plus pour vous, gens de peu de foi ? N'allez donc pas vous mettre en souci et dire : Que mangerons-nous ? ou : Que boirons-nous ? ou : De quoi nous vêtirons-nous ? - de tout cela en effet les païens sont en quête - car votre Père céleste sait que vous avez besoin de tout cela : cherchez premièrement le Royaume et sa justice, et tout cela vous sera donné de surcroît. N'allez donc pas vous mettre en souci pour le lendemain ; le lendemain se souciera de lui. A chaque jour suffit sa peine. "

"Sécurité sociale" ou "sécurité spirituelle" ? C'est la question.
En ce siècle de carriérisme et de chômage, combien douloureuse est l'interrogation. Quel combat intérieur ! Or la Vierge s'est adressée à des enfants qui allaient être bientôt eux aussi confrontés à ce choix. Pour lesquels les parents se faisaient probablement déjà du souci. Plus encore peut-être depuis les apparitions...

C'est pourquoi la Madone n'explique pas ce passage et ne demande pas davantage de l'expliquer, mais de LE MEDITER devant le Saint Sacrement. C'est à dire devant Jésus REELLEMENT présent dans l'hostie consacrée. Alors ce que l'on ne peut comprendre par la raison ou sa simple volonté devient infiniment plus clair, grâce à l'aide spirituelle et incomparable du Christ. La confiance commence par un acte d'adoration. La Vierge nous en fait deviner le résultat :
"... Adorez continuellement le Très Saint Sacrement. Je suis toujours présente quand les croyants adorent. Ils reçoivent alors des grâces particulières ".


Dernière édition par Hercule le Mer 14 Déc 2011 - 18:30, édité 1 fois
Poirot
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Don Raymond et le Sens de la Fin des Temps : "L'Heure des Ténèbres !" Empty Re: Don Raymond et le Sens de la Fin des Temps : "L'Heure des Ténèbres !"

Message  Poirot le Mer 14 Déc 2011 - 18:19

"L'HEURE DES TENEBRES"
par Don Raymond
Editions Hovine Belgique
- 1995 -


JESUS, HOMME OU DIEU ?

LA PERVERSION PREDITE

Arrivés à ce point et avant d'aller plus loin, nous ne pouvons désormais éluder cette question, tant les publications modernes tendent à diminuer le rôle de Jésus, ou à le re-situer dans un contexte syncrétiste. Or, ceci fait partie d'une perversion clairement annoncée dans l'Ecriture, comme nous l'avons vu dès le premier chapitre :
"Car un temps viendra où les hommes ne supporteront plus LA SAINE DOCTRINE... et détourneront l'oreille de la vérité pour se tourner VERS LES FABLES. " (2 Tm 4, 3-4)
Au cours de ses apparitions, Notre Dame répercutera cet avertissement.
Dans le secret de la Salette, en 1846, Elle dit à la jeune Mélanie Calvat qui n'avait que 14 ans et demi au moment de l'apparition :
"LES MAUVAIS LIVRES ABONDERONT SUR LA TERRE ! . . "

A Don Stefano Gobbi, Elle rappelle aujourd'hui :
"A travers les philosophes qui commencent à donner une valeur exclusive à la science, puis à la raison, on tend graduellement à constituer comme critère unique de vérité, la seule intelligence humaine.
Naissent alors les grandes erreurs philosophiques, qui se prolongent à travers les siècles jusqu'à nos jours. L'importance exagérée donnée à la raison, comme CRITERE EXCLUSIF DE VERITE, conduit nécessairement à la destruction de la foi en la Parole de Dieu... . Chacun est LIBRE de lire et de comprendre la Sainte Ecriture SELON SON INTERPRETATION PERSONNELLE. De cette manière, LA FOI DANS LA PAROLE DE DIEU EST DETRUITE. "
( Milan 17 juin 1989)
Un fort volume ne suffirait plus à recenser les livres déformant le contenu des Saintes Ecritures. Loin de dégager une unité, leur confrontation aboutit au contraire à leur destruction mutuelle. Ainsi, à titre d'exemple nous donnerons un peu plus loin quelques échantillons de ces INTERPRETATIONS PERSONNELLES.
Cela a commencé dès les premiers siècles du christiannisme lorsque l'enseignement du Christ fut confronté aux philosophies païennes ou gnostiques. Aujourd'hui, pour des raisons qui tiennent au refus même de la Révélation, l'Eglise est accusée par ceux qui ne savent pas ou ne veulent pas savoir, d'avoir corrigé les textes, ce qui est totalement mensonger car ceux qui combattaient ses idées utilisaient les mêmes évangiles mais en les intérprétant différemment. Ainsi l'Eglise a-t-elle du combattre les déviations en se référant précisément aux textes pour les faire respecter et non en les "retouchant" ! Tout ce dossier vérifiable est pleinement accessible aux hommes de "bonne volonté". Mais il est bien sûr beaucoup plus facile de colporter le poison qui incite à la révolte.

De nos jours, la pensée de Benjamin Creme, se présentant lui-même comme le Jean-Baptiste du Nouveau "Messie" dont nous aurons à reparler, résume sans doute toute la philosophie du Nouvel Age :
" Le Christ n'est pas Dieu, mais il est divin de la même façon que nous le sommes. "
(The Reapparence of the Christ and the Masters of Wisdom, Hollywood, Tara Center, 1980, in Dr. B. Bastian, "le new-age, d'où vient-il, que dit-il ? ", éd. O. E. I. L)

Pour répondre à ces affirmations, il nous suffira de quelques repères fixes empruntés à l'évangéliste qui a le mieux connu le Christ. En effet, plutôt que de réaliser un montage par jeu de citations mêlant indistinctement les sensibilités des différents rapporteurs, nous avons préféré établir un système de comparaison clair et probant à l'intérieur d'un même évangile. En l'occurence celui de Jean dont chacun reconnaît la valeur, sinon la prééminence sur le plan théologique. Une fois le texte situé, il est alors plus facile de recourir à la comparaison avec les autres écrits.

JESUS DIEU

*Jn 1, 1-2 : "Au commencement était le Verbe et le Verbe était auprès de Dieu et le Verbe était Dieu. Il était au commencement auprès de Dieu"

On peut vraiment dire que dès le début de son évangile, Jean a mis ici les points sur les i, afin qu'il n'y ait pas de contestation possible ! Au risque d'alourdir sa phrase, il tient à souligner expressément que le Verbe est Dieu Lui-même !
1ère constatation : Le Verbe était "auprès" (pros) de Dieu et le Verbe était Dieu. Nous avons donc deux personnes divines en une, et non deux dieux puisque le Verbe était Dieu lui-même.
2ème constatation : Le Verbe était au commencement. Au commencement de quoi ? De la création selon le parallèle évident avec la forme initiale de la Génèse : "Au commencement Dieu créa... ". Remarque : Le grec emploie l'imparfait hèn marquant la durée et non la forme egeneto qui ordinairement remplace l'aoriste du verbe être (cf. Jn 1, 14). Ce n'est donc pas : Au commencement fut (ou a été ) le Verbe, en même temps que commença la création. Sinon ce Verbe qui était déjà auprès de Dieu aurait été créé par Dieu Lui-même : soit Dieu aurait créé un second Dieu au moment de la création comme dans les mythologies païennes !
Le Verbe n'a donc pas été créé au commencement, il n'a pas d'ailleurs été créé du tout à aucun moment puisque précisément au commencement ce Verbe était déjà Dieu (valeur de durée dans le temps de l'imparfait grec)... et que Jean est monothéiste !

*Jn 1, 14 : "Et le Verbe s'est fait chair, et il a habité parmi nous"

Ici se trouve distingué un moment précis où le Verbe qui est Dieu s'est fait (egeneto) chair. Réellement chair, et non pas seulement apparence humaine. Or Dieu n'a pas cessé d'être Dieu en entrant dans l'homme.

*Jn 1, 18 : "Nul n'a jamais vu Dieu ; un Dieu Fils unique qui est vers le sein du Père, lui l'a révélé. "

mot à mot : "Dieu personne ne (l') a vu jamais. (un) unique-engendré Dieu lequel étant vers le sein du Père, celui-là (l') a révélé"
variantes : ho monogenès huios : le fils unique engendré ; ho monogenès theos : l'unique-engendré Dieu ; monogenès theou : (un) unique engendré de Dieu (ce dernier exemple rappelle la conception par le Saint-Esprit). Le rappel de theos, Dieu, pour qualifier le Fils lui-même ne s'imposait pas à priori puisqu'il a déjà été dit que "le Verbe était Dieu", et qu' "il s'est fait chair". C'est pourquoi quelques variantes le suppriment. Cependant au risque d'alourdir la phrase, la majorité le maintiennent pour rappeler que cet unique-engendré, c'est toujours Dieu Lui-même.
Remarques : L'adjectif monogenès est composé de deux mots : monos : unique, seul ; genès : engendré. Dans les deux cas, il n'y a pas d'article à theos, d'où Dieu et non le Dieu, car sinon dans la même phrase il y aurait deux dieux distincts. Précisons à l'intention des sectes qui nient la divinité de Jésus, comme les témoins de Jehova, que theos ne peut avoir d'autre sens que Dieu ; s'il s'était agi d'un esprit nous aurions : (to) pneuma. Par ailleurs dans le Nouveau Testament, inutile de chercher l'expression hoi theoi, les dieux, pour désigner le Père et le Fils, elle n'y figure pas, car les chrétiens sont tout aussi monothéistes que les juifs ou les musulmans. L'expression clef est donc : "un unique-engendré Dieu", et non "un unique-créé Dieu", puisque Dieu ne se crée pas, mais qu'il entre dans le genre humain
Cette formulation est fondamentale pour la foi chrétienne car tous les termes sont ici contenus dans la même phrase. Nous n'avons donc pas à recourir à une exégèse ou à un renvoi de citations pour en faire apparaître le véritable sens. Elle prouve de manière irréfutable que l'unique Fils Dieu engendré est Dieu Lui-même.
Ce Fils a révélé le Père. Il nous a fait connaître son visage. Qui veut connaître Dieu, doit contempler le Christ. Qui voit le Christ, voit Dieu :

*Jn 14, 9-10 : "Qui m'a vu a vu le Père".

C'est la réponse de Jésus à Philippe. Dieu s'est rendu visible à travers Jésus. Et il poursuit :
"Comment peux-tu dire : montre-nous le Père ? Ne crois-tu pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ? "

Car cette identité ne concerne pas seulement l'apparence" : le Père est aussi chez Jésus en ce qui ne se voit pas des hommes. Le Père enseigne par son Fils. L'identité est totale :

*Jn 10, 30 : "Le Père et moi nous sommes UN "

mot à mot : Moi et le Père UN nous sommes.
Remarque : l'adjectif numéral neutre hen : un (de heis, hena, hen) traduit l'unité des deux personnes divines. S'il avait s'agi de personnages nous aurions le masculin. Cette unité est encore renforcée par l'emploi du verbe : les anciens ont fait observer que Jésus ne dit pas : "Moi et le Père je suis (eimi) un (il y aurait probablement alors pour l'adjectif la forme masculine heis), mais nous sommes. C'est la réalité clairement affirmée des deux personnes ditinctes et pourtant une dans la Sainte-Trinité.
On peut d'alleurs constater peu avant, l'emploi significatif du "nous" :

*Jn 10, 23 : "Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole et mon Père l'aimera, et NOUS viendrons à lui, et NOUS ferons NOTRE demeure chez lui. "

*Jn 10, 38 : "Le Père est en moi et moi dans le Père. "

mot à mot : en Moi le Père et Moi dans le Père.
L'absence de verbe en grec (comme en hébreu, ou en bien des langues) traduit un état permanent, passé, présent, futur. Il ne s'agit pas ici de simples liens spirituels, mais d'une osmose intemporelle de deux personnes distinctes et pourtant une dans l'éternité qui est précisément le contraire du temps marqué par le verbe.
Mais si elle utilise le verbe, cette osmose, est alors logiquement marquée par le présent qui traduit tous les temps :

*Jn 8, 58 : "En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu'Abraham parut JE SUIS"
Ce n'est donc pas seulement l'antériorité de Jésus sur toute création (nous aurions "avant qu'Abraham parut je fus" ou même "j'étais"), mais l'évidente affirmation de son intemporalité. "Je suis" signifie dans l'absolu : "J'étais, je suis, je serai. " soit "JE SUIS éternellement".
C'est précisément le nom sous lequel DIEU se révèle à Moïse dans l'Exode (3, 14) : "Tu parleras ainsi aux fils d'Israël, JE SUIS m'a envoyé vers vous. "
Seul Dieu peut vraiment dire "JE SUIS".
C'est aussi en ce sens que Jésus authentifie ses annonces prophétiques :
*Jn 13, 19 : "Je vous le dis dès à présent avant que la chose n'arrive, pour qu'une fois arrivée vous croyiez que JE SUIS. "


Ainsi, l'aboutissement de la longue question des hommes sur Jésus se trouve parfaitement résumée par la phrase de Thomas qui avait douté. Non seulement il lui fallut la vision de Jésus ressuscité, mais encore qu'il le touche pour croire. Alors toutes preuves obtenues il tomba à genoux en s'écriant :
*Jn 20, 28 : "Mon Seigneur et mon Dieu ! "

C'est le cri du coeur et non une quelconque formulation théologique savante ! Révélation absolue qui se passe de toute forme verbale !

JESUS HOMME ET DIEU
OBEIT AU PERE

Dieu s'est incarné. Il a voulu se faire homme. Jésus possède donc deux natures : la nature divine et la nature humaine. Nous reparlerons peu après de sa conception, mais tenons nous en pour l'instant à ce que nous savons des hommes : l'homme est inférieur à Dieu et doit lui obéir. Dans sa nature divine, Dieu enseigne donc les hommes à travers l'homme Jésus. Mais dans sa nature humaine, Jésus est inférieur à Dieu et doit Lui obéir. Jésus nous a montré son obéissance parfaite à l'égard du Père afin qu'à notre tour nous lui obéissions parfaitement et ne nous prenions pas pour des dieux. Et si lui-même qui était pourtant simultanément Dieu a obéi, combien nous-même qui ne sommes que des hommes ne devons-nous pas imiter son obéissance ! !

Jn 6, 38 : "Car je suis descendu du ciel non pour faire ma volonté à moi, mais la volonté de Celui qui m'a envoyé. "
(cf. Lc 22, 42 : "Que ta volonté se fasse et non la mienne. ")
Jésus se soumet pleinement à la volonté du Père, car en tant qu'homme, bien que jouissant de son libre-arbitre, il sait aussi qu'il n'y a rien de meilleur que cette volonté pour l'homme. Inutile de chercher dans tout le Nouveau Testament un seul passage où Jésus aurait agi uniquement de son propre chef, et contredit ainsi la volonté du Père, modifié même sur un point de détail, la mission qu'il devait accomplir. Mais en agissant toujours parfaitement selon la volonté du Père c'est précisément ainsi qu'il nous révèle véritablement sa divinité. Jésus vrai homme et vrai Dieu ! Quel plus grand enseignement ? !

Inlassablement Jésus répètera qu'il fait la volonté de son Père :
Jn 5, 20 : "Car le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu'il fait. "
Jn 5, 3O : "Je ne puis rien faire de moi-même... Parce que je ne cherche pas ma volonté à moi, mais la volonté de Celui qui m'a envoyé. "
Jn 14, 31 : "... selon ce que m'a commandé le Père, ainsi je fais ! "

Ainsi dans sa double nature l'homme Jésus est totalement subordonné au Père. Et c'est pourquoi, lorsqu'il va annoncer "son départ" aux disciples, il leur fera comprendre que s'il est Dieu, le Père est encore plus grand que l'homme Jésus :

Jn 14, 28 : "Si vous m'aimiez, vous vous réjouiriez de ce que je vais au Père, car le Père est plus grand que moi. "

Ce passage est capital, car certains l'extrayant de son contexte s'en servent pour tenter de prouver que si Jésus n'est pas l'égal de son Père, il n'est donc pas Dieu, mais un "simple" envoyé, ou "missionné". C'est pourquoi nous avons voulu rappeler très clairement l'introduction et les passages clés de ce même évangile de Jean, prouvant que Jésus est à la fois Dieu et Homme. C'est du reste à l'orée de cette même humble déclaration que le Christ enseigne à ses disciples :
Jn 14, 1.6.9.10.11 : "Que votre coeur ne se trouble pas. Vous croyez en Dieu ; croyez aussi EN MOI... . "
"Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; nul ne va au Père QUE PAR MOI. Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père... "
"Qui m'a vu a vu le Père... "
"Ne crois-tu pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même, et c'est le Père demeurant en moi qui accomplit ses oeuvres. Croyez m'en : Je suis dans le Père et le Père est en moi ; sinon croyez à cause des oeuvres mêmes. "

En raison de sa double nature, et comme il s'est directement manifesté aux hommes afin de les instruire par son sacrifice, le Christ est appelé par St Paul, "Médiateur", en grec : mesitès, c'est à dire celui qui est "entre", "celui qui négocie". Et l'on ne peut nier que Jésus ait été "entre" son Père et les hommes, qu'il ait "négocié" leur rachat jusqu'au moment ultime sur la croix :
"Père, pardonne leur, ils ne savent pas ce qu'ils font ! "
1 Tm 2, 5 : "Car il n'y a qu'un Dieu ; il n'y a aussi qu'un Médiateur entre Dieu et les hommes, Christ Jésus, homme lui-même, qui s'est donné en rançon pour tous. "
Mais en même temps dans cette épître, dès la salutation initiale et à plusieurs reprises, Paul, pharisien instruit dans les Ecritures Saintes, désigne sans ambigüité, le Christ comme "Notre Seigneur", expression qui dans l'Ancien comme le Nouveau Testament sous cette forme possessive pluriel, ne s'adresse qu'à Dieu :
1 Tm 1, 2 : "... à Timothée mon véritable enfant dans la foi, grâce, miséricorde, paix de par Dieu, le Père et Christ Jésus, NOTRE SEIGNEUR. "

1 Tm 1, 12 : "Je rends grâce à celui qui m'a fortifié, à Christ Jésus, NOTRE SEIGNEUR, ... "
Son épître à Tite (2, 13-14) coupe court à toute discussion possible en précisant que Jésus est à la fois DIEU et SAUVEUR :
«... Attendant la bienheureuse espérance et apparition de notre gran DIEU ET SAUVEUR, CHRIST JÉSUS, qui s’est donné pour nous afin de nous racheter de toute iniquité. »
Les actes des apôtres (9, 20) nous rappellent aussi que dès sa conversion par une apparition miraculeuse du Christ, Paul, qui persécutait les chrétiens
"... se mit à proclamer dans les synagogues que Jésus est LE FILS DE DIEU ! "
Quand l'ange annonce à Zacharie la naissance miraculeuse de son Fils Jean qui baptisera Jésus, il le fait en ces termes :
Luc 1, 15-17 : "Il (Jean-Baptiste) sera rempli d'Esprit Saint dès le sein de sa mère et il ramènera de nombreux fils d'Israël AU SEIGNEUR LEUR DIEU. Et il marchera DEVANT LUI avec l'esprit et la puissance d'Elie... préparant AU SEIGNEUR un peuple bien disposé. "
Nous lisons bien que le Christ annoncé par Jean-Baptiste qui "marchera devant Lui", est LE SEIGNEUR DIEU lui-même !
Notons que l'auteur de l'épître aux Hébreux, proche de Paul, si ce n'est Paul lui-même, après avoir présenté Jésus comme "le Fils de Dieu" (He 5, 2), conclue :
Hé 5, 8 : "TOUT FILS QU'IL ETAIT, il apprit, par ce qu'il souffrit, ce que c'est que d'obéir. "
Nous vérifions ici, comme en de nombreux endroits que l'expression de Fils, ne peut être ramenée à une simple filiation humaine, dans le sens où nous serions tous des fils de Dieu. Sinon, l'auteur n'aurait pas fait état du privilège de Jésus : "Tout Fils qu'il était... "
Et l'auteur de l'épître de montrer, lui aussi, que le Fils de Dieu est Dieu Lui-même :
Hé1, 5-10 : "Auquel des anges en effet Dieu a-t-il jamais dit : "TU ES MON FILS ; c'est moi qui t'engendre aujourd'hui ? " Et encore : "Je serai pour lui un Père, et lui sera pour moi un Fils. " Et quand à nouveau il introduira le Premier-Né dans le monde, il dira : "Que tous les anges se prosternent devant Lui. " Parlant des anges, il dit : "de ses anges il fait des vents, de ses serviteurs une flamme ardente" ; mais au Fils : "Ton trône, O DIEU, subsiste éternellement. Ton sceptre royal est le sceptre de la droiture ; tu as aimé la justice et haï l'iniquité ; voilà pourquoi, O DIEU, TON DIEU t'a oint d'une huile d'allégresse de préférence à tes pairs. " Et encore : "C'est TOI SEIGNEUR, qui au commencement foulas la terre, et LES CIEUX SONT L'OEUVRE DE TES MAINS... "

Ce passage contient TOUT. C'est à dire le fait que le Fils, est Fils de Dieu, et ENGENDRE de Dieu. Le fait que Dieu Lui-même l'appelle DIEU et qu'il lui reconnaît l'OEUVRE DE LA CREATION. Tout comme dans le prologue de
Jn 1, 3 : "Toutes choses ont été créées par Lui et sans Lui rien n'a été créé. "

Il est donc difficile d'être plus clair, sans se condamner à des redites !
De ce fait Jésus lui-même explique cette identité, en nous faisant comprendre qu'il faut rendre au Fils les mêmes honneurs que l'on rend au Père :
Jn 5, 21 : "De même en effet que le Père ressuscite les morts et les fait vivre, ainsi le Fils fait vivre qui il veut (cf résurrection de Lazare rapportée par Jean) Car le Père ne juge personne ; mais il a remis au Fils tout pouvoir de juger, pour que tous honorent LE FILS COMME ils honorent LE PERE. QUI N'HONORE PAS LE FILS N'HONORE PAS LE PERE qui l'a envoyé. "
Et Jean de rappeler lui-même avec véhémence dans ses épîtres :
1 Jn 2, 22-23 : "Le voilà l'Antichrist, celui qui nie le Père et le Fils. QUICONQUE NIE LE FILS NE POSSEDE PAS NON PLUS LE PERE. QUI CONFESSE LE FILS POSSEDE AUSSI LE PERE ! "

L'HOMME-DIEU SE LAISSE DEVINER

Jamais Jésus ne dit expressément qu'il est Dieu lui-même, souhaitant que ses disciples finissent par le deviner, à ses propos, à ses actes :
Jn 5, 31 : "Si je me rendais témoignage à moi-même, mon témoignage ne serait pas véridique. C'est un Autre qui me rend témoignage, et je sais que le témoignage qu'il me rend est véridique... "
Jn 5, 41 : "Je suis venu au nom de mon Père et vous ne me recevez pas. Qu'un autre vienne en son nom propre, celui-là vous le recevrez ! "
Or, par deux fois le Père rendra témoignage à son Fils : au moment de son baptême par Jean, et au moment de la Transfiguration. Dans ces deux scènes la voix du Père venant du ciel se fera entendre :
"Celui-ci est Mon Fils bien-aimé, il a toute ma faveur" (Mt 3, 17 ; 17, 5 ; Mc 1, 11 ; 9, 7 ; Lc 3, 22 ; 9, 35)
Mais les juifs se rendent rapidement compte que Jésus agit comme Dieu, notamment lors des guérisons :
Jn 5, 18 : "... car non seulement il violait le sabbat, mais il appelait encore Dieu SON PROPRE PERE (patera idion ), se faisant l'égal (ison ) de Dieu ! "
Il est évident que pour les juifs, appeler Dieu son propre Père est bien le signe que Jésus "se prend" véritablement pour le Fils de Dieu dans le sens absolu, et non dans celui de la simple image selon laquelle "nous sommes tous des fils de Dieu"...
Mais si les hommes tardent à reconnaître la divinité de Jésus, les démons qui parlent à travers les possédés, eux, ne s'y trompent pas :
Mt 8, 29 : "Que nous veux-tu, Fils de Dieu ? "
Mc 5, 7 : "Tu es le Fils de Dieu ! "
Lc 8, 26 : "Que me veux-tu, Jésus, Fils du Très-Haut ? "
En effet, lorsqu'à l'orée de son ministère Satan s'était présenté pour tenter Jésus, en le défiant par la phrase insidieuse"Si tu es le Fils de Dieu... ", ce dernier lui avait répondu :
Mt 4, 7.10 : "Tu ne tenteras pas LE SEIGNEUR TON DIEU... Tu adoreras LE SEIGNEUR TON DIEU... . " (cf Lc 4, 6-8 ; 4, 12)
Même imprécise, la première reconnaisance extérieure aux apôtres et aux démons, vient sans doute du centenier et de ceux qui assistèrent à la crucifixion de Jésus et à ses derniers instants :
Mt 27, 54 : "Vraiment cet homme était Fils de Dieu"

JESUS ET LA TRINITE DIVINE

Le mot Trinité ne figure pas dans le Nouveau Testament. Il a été forgé par les premiers Pères de l'Eglise pour désigner la réalité divine de Dieu en trois personnes manifesté dans les Evangiles :
Nous avons vu que Jésus refusait de se rendre témoignage à lui-même. Pour avoir une valeur, cela ne devait venir que de Dieu. Cette reconnaissance, Dieu va la donner à son Fils, précisément à l'orée de son ministère, au moment-même de son baptême. Malgré les récriminations de Jean-Baptiste qui a reconnu en lui le Messie, Jésus, tient en effet à se faire baptiser et à montrer ainsi qu'en tant qu'homme "il se soumet" pleinement à la Loi de Dieu. C'est donc à la faveur de cette reconnaissance, et de cette obéissance que le témoignage lui sera rendu du ciel. En ce moment unique la Trinité est manifestée aux hommes par : 1- la voix du Père, 2- la présence physique du Fils, 3- le Saint-Esprit, sous l'apparence symbolique de la colombe :

Mt 3, 16-17 : "Une fois baptisé, Jésus aussitôt remonta de l'eau. Et voici que les cieux s'ouvrirent, et il vit L'ESPRIT DE DIEU descendre tel une colombe, et venir sur lui. Et voici qu'une voix partie des cieux disait : "Celui-ci est MON FILS BIEN-AIME ; il a toute ma faveur. "
Mc 1, 10 : "Et aussitôt en remontant de l'eau, il vit les cieux se déchirer et L'ESPRIT, tel une colombe, descendre vers lui. Et une voix partit des cieux : "Tu es MON FILS BIEN-AIME ; tu as toute ma faveur. "
Lc 3, 21 : "Or, quand tout le peuple eut été baptisé, et au moment où Jésus baptisé lui aussi, se trouvait en prière, le ciel s'ouvrit et L'ESPRIT, L'ESPRIT SAINT, descendit sur lui sous une forme corporelle, telle une colombe. Et une voix partit du ciel : "TU ES MON FILS BIEN AIME ; tu as toute ma faveur. "
Cette reconnaissance bouleversante vient aussitôt que Jésus a été baptisé, et non avant ou pendant. Luc laisse même supposer que Jésus s'est fait baptiser le dernier. Dieu enseigne les hommes par l'humilité. Dieu se manifeste, tout comme à Bethléem, dans l'humilité.
Notons que pour se rendre visble et que la Trinité soit ainsi manifestée, l'Esprit de Dieu ou l'Esprit-Saint a pris l'apparence corporelle d'une colombe, symbole de Pureté et de Paix, qui caractérise l'action de l'Esprit de Dieu à travers les hommes.
En cet instant transcendant, Luc publie précisément la généalogie de Jésus, scellant ainsi le grand mystère de l'union des deux natures divine et humaine du Christ.
La première humanité avait été détruite par les eaux du Déluge en raison de ses fautes (Gn 6, 5). Or Jean-Baptiste annonce le Christ en prêchant un baptême de repentir par immersion. En acceptant de se faire baptiser, Jésus qui est resté pendant 30 ans à offrir dans le silence son travail et sa prière pour le rachat des hommes, se charge maintenant de tous leurs péchés. Jean-Baptiste lui-même accueille le Christ en cet instant par le fameux :
"Voici l'Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde" (Jn 1, 29)
Aussitôt après, les évangélistes nous montrent Jésus entraîné au désert par l'Esprit-Saint. Tout comme Jésus en tant qu'homme obéit au Père, pareillement IL OBEIT au Saint-Esprit qui est l'ESPRIT DE DIEU et DIEU LUI-MEME (de même Jésus eût pu dire ici, comme il l'avait dit du Père, que l'Esprit Saint était "plus grand" que lui) :
Mt 4, 1 : "Alors Jésus fut conduit par l'Esprit au désert pour être tenté par le diable. "
Mc 1, 12 : "Et aussitôt l'Esprit l'entraîne au désert. Et au désert il demeura quarante jours pour être tenté par Satan. "
Lc 4, 1 : "Jésus, rempli d'Esprit Saint, s'en retourna du Jourdain, et il était conduit par l'Esprit à travers le désert. "
C'est donc chargé de tout le poids des péchés de l'homme, que l'Esprit-Saint a conduit Jésus au désert afin qu'il soit tenté par le diable. Et Satan le défiera au niveau réel de sa mission de Fils de Dieu, en lui proposant le pouvoir, et à l'incitant à réaliser des miracles gratuits par pure vanité.
Lorsque Jésus aura victorieusement résisté, tout accompli de sa mission jusqu'à son propre sacrifice, et qu'il sera ressusité, apparaissant à ses disciples, il pourra alors commander à l'Esprit Saint :
Jn 20, 20-23 : "Les disciples furent remplis de joie à la vue du SEIGNEUR. Il leur dit donc de nouveau : "Paix à vous ! " Comme le Père m'a envoyé, moi aussi JE VOUS ENVOIE. " Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et leur dit : "Recevez l'ESPRIT SAINT ; les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez, ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez. "
En leur remettant l'Esprit Saint, Jésus donne ici aux apôtres le pouvoir sacerdotal de pardonner ; seul Dieu peut donner ce pouvoir aux hommes.
Et lorsqu'il dit "Je vous envoie", cela signifie la Mission de l'Eglise :
Mt 28, 18 : "Tout pouvoir m'a été donné au ciel et sur la terre. Allez donc ; de toutes les nations faites des disciples, les baptisant AU NOM DU PERE, DU FILS ET DU SAINT ESPRIT, leur apprenant à garder tout ce que je vous ai commandé... "
Il est capital de remarquer que, tout comme dans l'original grec, les trois personnes divines, le Père, le Fils, et le Saint Esprit, sont unies DANS LE MEME NOM, significativement employé AU SINGULIER, car il n'y a qu'un seul Dieu en trois personnes représentant en fait trois modes de manifestation de Dieu à l'homme. C'est pourquoi Le bâptême s'accomplit AU NOM du Père, du Fils, et du Saint-Esprit :

Au moment de la Pentecôte, la mission donnée par le Christ deviendra effective. Le petit groupe des dix (sans Judas et Thomas) qui avait reçu l'Esprit Saint, se retrouvera alors dans une assemblée élargie à 120 personnes, dont la Vierge Marie elle-même. Jésus avait envoyé l'Esprit à ses disciples en soufflant sur eux, ici ce sera tout d'abord
"un bruit semblable à celui d'un violent coup de vent, qui remplit toute la maison. . Puis ils virent apparaître, semblables à du feu, des langues qui se divisaient, et il s'en posa sur chacun d'eux. . Tous furent alors remplis d'Esprit Saint... " (actes 2, 2-4)
Pierre, inspiré par l'Esprit Saint, se mit à prêcher : "Or ceux qui accueillirent sa parole furent baptisés et, ce jour-là, TROIS MILLE PERSONNES environ s'adjoignirent aux disciples. " (actes 2, 41)
L'EGLISE ETAIT NEE !

JESUS DISTINCT DE L'ENSEMBLE DES HOMMES

Dans un de ces bests-sellers évoqués plus haut "L'homme qui devint Dieu", Gérald Messadié, fait plusieurs fois dire à Jésus "Notre Père", et plus spécialement encore, lorsqu'enfant, il discute dans le Temple avec les docteurs de la Loi : "Notre Père n'a pas besoin de palais. " (éd. Laffont, Livre de poche, p.159)
Cette fantaisie personnelle n'a bien sûr pour seul but que de ramener Jésus dans l'ensemble des hommes, de manière à nier sa divinité. Mais comme malheureusement on la rencontre de plus en plus souvent dans ces ouvrages de prétendus spécialistes des Ecritures, nous devons rappeler la réalité des textes qui, elle, est toute autre.
Tout d'abord dans la dite scène, Jésus enfant répond à Joseph et Marie avec une autorité qui est indiscutable :
Lc 2, 49 : "Ne saviez-vous pas que je me dois aux affaires de MON PERE ? " Mon Père et non "Notre Père".
Jamais le Christ n'emploiera cette formule qui le rangerait totalement dans l'ensemble des homme. Sauf bien sûr lorsqu'il apprend à prier aux disciples ! Mais là encore, l'introduction à cette prière, ne souffre aucune ambigüité :
Mt 5, 7-9 : "Dans vos prières, ne rabâchez pas comme les païens, qui s'imaginent que c'est à force de paroles qu'ils se feront exaucer. Ne leur resemblez donc pas, car VOTRE PERE (et non Notre Père ) sait ce qu'il vous faut avant que vous le lui demandiez.
VOUS (et non Nous ) donc, priez ainsi :
Notre Père, qui es aux cieux... "
Dans le même discours qui suit cette prière, Il précise encore aux apôtres :
Mt 7, 21 : "Ce ne sont pas tous ceux qui me disent : Seigneur ! Seigneur ! qui entreront dans le Royaume des Cieux, mais celui qui fait la volonté de MON PERE (et non Notre Père ) qui est dans les cieux ! "
Et toujours à propos de la prière, Il dira pareillement dans l'évangile de
Mc 11, 25 : "Et quand vous êtes debout pour prier, remettez, si vous avez quelque chose contre quelqu'un, pour que VOTRE PERE (et non Notre Père ) qui es dans les cieux vous remette aussi vos fautes. "
Jamais le Christ ne se mettra dans le même ensemble que celui des hommes. Il établit Lui-même à plusieurs reprises cette distinction fondamentale :
Jn 20, 17 : "Ne me retiens pas lui dit Jésus, car je ne suis pas monté vers LE PERE ; mais va trouver mes frères et dis leur que je monte vers MON PERE et VOTRE PERE, vers MON DIEU et VOTRE DIEU. "
Le distinguo est de taille ! Peut-on souhaiter meilleure précision ? !
Jn 17, 11 : "Père Saint, garde-les (et non garde-nous ) dans ton nom que tu m'as donné pour qu'ils soient un COMME NOUS" (variante : garde-les dans ton nom ceux que tu m'as donnés)
Jn 10, 23 : "Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole et MON PERE (et non Notre Père ) l'aimera et NOUS viendrons à lui, et NOUS ferons chez lui NOTRE DEMEURE. "
Jn 8, 23 : "VOUS, vous êtes d'en bas, MOI je suis d'en haut. VOUS, vous êtes de ce monde, MOI je ne suis pas de ce monde "
Mt 5, 16 : "Qu'ainsi resplendisse votre (et non notre ) lumière aux yeux des hommes, afin qu'ils voient vos (et non nos ) bonnes oeuvres et glorifient VOTRE PERE (et non Notre Père ) qui es dans les cieux. "
Mt 10, 32-33 : "Tout homme qui se déclarera pour moi devant les hommes, je me déclarerai moi aussi pour lui devant MON PERE (et non Notre Père ) qui es dans les cieux. Mais quiconque m'aura renié devant les hommes, je le renierai moi aussi devant MON PERE (et non Notre Père ) qui es dans les cieux. "
Mt 11, 27 : "Tout m'a été remis par MON PERE (et non Notre Père ) et nul ne connaît le Fils si ce n'est le Père, comme nul ne connaît le Fils si ce n'est le Fils, et celui à qui le Fils veut bien le révéler. "
Bien que la liste soit encore longue, ces quelques exemples suffiront, à réfuter les constructions des romanciers qui pour justifier leurs théories n'hésitent pas à travestir les Ecritures.

DE QUELQUES VERSIONS "ORIGINALES"
MESSADIE, AMBELAIN, SPENCER LEWIS, LINCOLN...

Ainsi, à partir d'une seule phrase, tout l'ouvrage de Gérald Messadié "L'Homme qui devint Dieu", repose sur un habile montage. De manière à nier la Résurrection, l'auteur n'hésite pas à imaginer, en effet, un complot au terme duquel Jésus n'est pas mort sur la croix, mais a été sauvé par des comparses. Pour cela, il fallait absolument que les blessures infligées à Jésus ne fussent pas mortelles. Minimisant toute la Passion, le jeûne de la Semaine Sainte, l'agonie au jardin de Gethsemani, la flagellation, le couronnement d'épines, et le portement de la croix, il lui restait à contourner l'obstacle majeur : le coup de lance rapporté par Jean, qui était du reste, des quatre évangélistes LE SEUL témoin oculaire.
Ainsi selon Messadié qui prétend se référer à ce témoin privilégié, "il sortit de la blessure BEAUCOUP D'EAU et UN PEU DE SANG, preuve que c'était seulement la plèvre qui avait été atteinte selon l'ordre de cet épanchement, et que Jésus n'était donc pas mort" (cf. p.870)
Malheureusement pour l'auteur, ceci est en opposition formelle avec ce que dit Jean, qui lui, était sur les lieux :
Jn 19, 33-34 : "Arrivés à Jésus, voyant qu'il était déjà mort, ils ne lui rompirent pas les jambes, mais l'un des soldats lui piqua le côté de sa lance, et aussitôt il en sortit du SANG et de l'EAU. "

Ainsi, où l'auteur a-t-il bien pu lire qu'il sortit de la blessure BEAUCOUP d'eau et UN PEU de sang ? Et où a-t-il encore lu que l'eau sortit en premier et le sang après ? ! ... Cette grossière transformation sera donc suffisante pour bâtir tout un scénario grotesque, complètement contredit par l'observation de Jean, qui, elle, décrit et justifie pour tous les spécialistes l'épanchement post-mortem du Christ. Jésus était bien mort quand il reçut le coup de lance.
Bien des scénarios, comme celui de Hervé Spencer Lewis, dans "La vie mystique de Jésus", omettent évidemment ce "détail" capital de Jean, témoin gêneur...
Ainsi, après le simulacre de la crucifixion, rapidement les Esséniens conduisent Jésus en Galilée chez l'un des leurs afin qu'il puisse s'y reposer et reprendre des forces avant de le conduire dans une retraite isolée où il séjournerait quelques temps. (cf. p.96)
Car pour ce responsable rosicrucien, comme pour certains de ses jeunes disciples tels Anne et Daniel Meurois-Givaudan, Jésus est naturellement essénien. Ce qui est en contradiction totale avec le respect dont Jésus témoignait pour le Temple de Jérusalem dans lequel il fut présenté tout enfant, dans lequel il étonna les docteurs de la Loi, duquel il chassa les marchands, dans lequel il enseignait de manière suivie. Alors que les Esséniens, non seulement ne reconnaissaient pas le Temple, mais l'avaient en profonde aversion au point de vouloir le détruire ! . .
L'invraisemblable ne s'arrête pas là... Pour Spencer Lewis, la phrase du Christ en croix : "Eli, Eli, lama sabachtani", constitue en fait un appel à ses frères du Temple égyptien d'Héliopolis. Ainsi, au lieu de "Mon Dieu, Mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? ", il faut en réalité entendre : "Mon Temple d'Hélios, c'est à dire mes frères d'Hélios, pourquoi m'avez-vous abandonné ? " Or ce grand bibliste, ignore à l'évidence que cette phrase représente le début du psaume 22, 2, prononcé en araméen, psaume du "juste abandonné faisant appel à son Dieu", qui s'applique précisément au Messie. Ce psaume bien antérieur à la venue du Christ, figurant déjà dans les Ecritures hébraïques, il faudra que les descendants de l'auteur ou les doctes rosicruciens nous montrent comment l'appel au prétendu Temple égyptien d'Hélios a pu venir se glisser parmi les psaumes attribués à David, ancêtre du Christ... Alors que l'on sait précisément combien était grande l'opposition entre le peuple juif et le peuple égyptien châtié par Iahvé, lors de la libération de son peuple : ce furent les fameuses dix plaies d'Egypte ! Quant à Héliopolis, "la ville du soleil", mentionné dans la Bible sous son nom égyptien d'On (pour Iôno) ou sa traduction hébraïque de Beth-Shemesh, "Maison du Soleil", c'est d'elle, la cité impie de l'Egypte, que le prophète Jérémie (43, 13) écrit :
"Il (Dieu) brisera les stèles de Beth-Shemesh qui est au pays d'Egypte et il brûlera par le feu les Maisons des dieux de l'Egypte. "
L'Apocalypse de Jean (11, 8), dont on ne doit pas oublier qu'elle constitue une vision toujours valable de la fin des temps, fait de l'Egypte le symbole de la crucifixion du Seigneur :
"Et leur cadavre gît sur la place de la grande ville qui est appelée en un sens spirituel, Sodome et Egypte, là-même où leur Seigneur a été crucifié. "
Hélas les rituels égyptiens maçonniques ou rosicruciens continuent en effet, aujourd'hui encore, à crucifier le Seigneur !
Aussi faut-il avouer que ce Jésus grand initié, maître co(s)mique, faillit à la plus élémentaire prudence par cet appel à l'aide que tous les témoins purent entendre puisque précisément certains crurent qu'il s'adressait au prophète Elie... En cette circonstance, L'initié avait totalement manqué de maîtrise et de bon sens en livrant publiquement le nom de son organisation secrète. Passons. L'important pour l'auteur, est avant tout, d'établir un lien entre Jésus et l'Egypte, et quand on ne trouve rien dans l'Evangile, on fait alors avec ce qu'on a. .

Cette phrase du psaume 22, 2 a eu d'ailleurs beaucoup de succès puisque dans "Jésus ou le mortel secret des Templiers", le "maître" en kabbale, Robert Ambelain en fournit une autre version, radicalement différente. Dans ce nouveau scénario, Jésus est un zélote révolté qui cherche à reconquérir son trône. Il mourra sur la croix, mais ne ressuscitera pas. C'est son jumeau Thomas qui prendra la relève en se faisant passer pour lui. Ainsi, la fameuse phrase prononcée par le Christ en croix, devient en réalité une conjuration magique par laquelle Jésus maudit la ville qui l'a abandonné (éd Laffont, cf. p.271-283).
L'auteur qui omet toute discussion sur le psaume 22, 2, en conclue que chacun des mots de la phrase-clef constituent des évocations de puissances ténébreuses concernant le jour et l'heure de la crucifion. Pour le justifier il se réfère alors à un prétendu grimoire du XVIème s. après Jésus Christ qui mêle confusément parmi quelques mots d'hébreu, des vocables grecs et latins.
Pour Robert Ambelain ce texte est la reproduction la plus exacte qui nous soit parvenue des vieux manuscrits magiques appelés "Clavicules de Salomon" : il figure dans la bibliothèque de Padoue, où il est présenté par l'auteur comme rédigé par Pierre d'Abane, disciple direct d'Henri Cornélius Agrippa, médecin de Charles-Quint et occultiste célèbre, qui le tenait lui-même de son maître Jehan de Trithème, abbé de Spanheim et de Wurzbourg. (cf p.276)
Or peu après (p.280), une petite note sous la première partie de la dite conjuration mentionne le titre exact du grimoire :
"Les oeuvres magiques de Henri-Corneille Agrippa avec ses secrets occultes par Pierre d'Aban (Liège sans date, sur un manuscrit de la bibliothèque de Padoue)"
Hélas pour lui, Robert Ambelain s'est abstenu de vérifier ! Car le fameux Pierre d'Aban qui vécut au XIVème s. n'a pu rapporter les écrits de Cornélis Agrippa qui, lui vécut au XVIème s. , tout comme d'ailleurs Trithemius, de son vrai nom Tritheim, d'où Trithème !
(cf. François Ribadeau Dumas, Histoire de la Magie, les productions de Paris, 1965, p.139, 17 à 25, 225)
On trouve d'ailleurs cette conjuration complète dans le "traité méthodique de Magie Pratique" de Papus, alias Gérard Encausse (Dangles 1971, p.485 à 501)
Papus (p.485, note 1) se réfère, en effet, au même manuscrit, cette fois daté de 1547, mais en fait publié vers 1748 : "Les Oeuvres Magiques de Henri-Corneille Agrippa, par Pierre d'Aban, latin et français, avec des secrets occultes. A Liège, 1547 (vers 1748), in 16 (P-C).
Dans les deux cas, il s'agit bien du même ouvrage qui est un faux grossier, comme il s'en est toujours produit. Plus spécialement encore dans le domaine magique où la crédulité est grande. Pour accréditer l'origine de ce galimatias qui aurait fortement distrait Molière, il suffisait de l'attribuer à l'un des "maîtres" occultistes de cette "grande" époque : En effet, lorsque Pierre d'Aban mourrut, son cadavre fut brûlé publiquement... . . Grand prestige sans nul doute aux yeux des magiciens des siècles qui suivirent ! L'auteur réel tardif a compilé sans ordre ni discernement des mots empruntés aux textes grec ou latin du Nouveau Testament. C'est du niveau d'un étudiant qui s'amuserait à décortiquer et ordonner selon les jours et les heures, quelques phrases de l'Apocalypse...
Dans son envolée, Robert Ambelain s'enfonce assez pitoyablement dans son exploration délirante... Il trouvera la confirmation du caractère maléfique des dernières paroles de Jésus en croix dans les "Actes de Pilate" (cf. p.282). Pour cela, il reproduit en fait un fragment de traduction du Dr. E. Revillout sur un passage cité par Justin au IIème s. , publiée en 1912 aux éditions Firmin Didot et Cie, à Paris. Cette traduction figure donc sous un petit paragraphe de quatre lignes, écrit en copte ; la traduction française de Révillout indique : "Mon Père, Abi, Adach, Ephkidrou, Adonaï, Aroa, Sabel, Louel, Eloeï, Elemas, Abakdanei, Orioth, Mioth, Ouaath, Soun, Perineth, Johtat. " Ces mots aux intiales majuscules séparés par des virgules pourraient à priori laisser croire à des noms propres, et ainsi à des invocations particulières. Or, en les confrontants aux formes originales coptes identiques chacunes séparées par des points qui les coupent de manière arbitraire en unissant par exemple la syllabe finale d'un mot à la syllabe initiale de celui qui suit, on se rend vite compte qu'il s'agit en fait des phrases des psaumes 31, 6 et 22, 2 prononcées en hébreu, mais écrites en caractères grecs : Il suffit alors de déplacer les césures pour rétablir les phrases :
"... abi. adakh. ephkidrou... . elôei. elemas. abakdanei. "
Ps 31, 6 : bi(a)dakh ephkid rou'h, soit : biadka apkid roua'hi
qui s'écrit en hébreu avec les lettres suivantes :
beth-iod-daleth-kaph/ aleph-pé-kaph-iod-daleth/ resch-vav-heth-iod
traduction : "En ta main, je confie mon esprit" (cf. Luc 23, 46)
Ps 22, 2 : on peut retrouver la forme : el eloei lema sabakdanei,
forme hybride araméenne empruntant à la fois à Matthieu 27, 46 (lema) et à Marc 15, 34 (eloï)
soit : Mon Dieu, Mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ?
Abusé par la ponctuation de la traduction du texte, virgules séparant des formes aux initiales majuscules, Robert Ambelain, Grand Maître en kabbale, en conclue donc triomphalement qu'il s'agit là de "NOMS DE POUVOIR" comme on en trouve dans les grimoires magiques, leur présence affirmant dans le contexte de la mort du Christ, le caractère incantatoire de ses dernières paroles. Ainsi, pour l'auteur, en dépit de la clarté de l'original, ce n'est pas son Père qu'appelle Jésus mais "LES PUISSANCES TENEBREUSES ET CHAOTIQUES", puisque l'obscurité se fit sur toute la terre et que le rideau du Temple se déchira par le milieu. Or la traduction de cet apocryphe copte n'apporte rien sur ce point qui ne soit déjà dans les évangiles canoniques ! (Mt 27, 51 ; MC 15, 33 ; Lc 23, 44-45)
Quel authentique juif kabbaliste, même profondément anti-chrétien, pourra cautionner de tels arguments ? ! ...
Quant à la thèse de Thomas, jumeau du Christ, elle prétend s'appuyer sur un passage emprunté à l'évangile apocryphe de Barthélémy traduit par E. Revillout (ed. Firmin Didot et Cie, Paris 1904). Dans le passage en question, Jésus RESSUSCITE apparaît aux apôtres :
"A cet instant, il se transforma devant eux. Il se révèla à eux. Il parla avec eux en langue hébraïque, disant : "Bonjour, mon vénérable évêque Pierre. Bonjour, Thomas, mon second Khrèstos... " que naturellement Robert Ambelain traduit par "second Christ" (cf p.83).
En réalité khrèstos est le participe passé du verbe khraomai de khraô 2 : se mettre à la disposition, servir ; en tant qu'adjectif ou nom, il signifie : qui rend service, serviteur, serviable, dévoué.
tandis que khristos est le participe passé de kriô : oindre avec l'huile (sainte) ; soit "celui qui est oint", d'où le Christ, traduction exacte de l'hébreu Machiah, le Messie.
Dans ce passage apocryphe, Jésus, comme on le voit est en fait ressuscité, contrairement à la version Ambelain... Il dit d'abord "Bonjour à Pierre, mon évêque vénérable", puis à "Tomas, mon second serviteur" (après Pierre), ou "mon second dévoué"... et non mon second Christ ! (auquel cas du reste, il aurait sans douté été cité en premier... ) Problème kafakaïen : comment le Christ ressuscité s'adresserait-il à "son" second Christ encore vivant, cité après Pierre ? Pourquoi dès lors ne lui aurait-il pas confié le pouvoir plutôt qu'à ce dernier ? Tout cela est d'un niveau lamentable.
Ne devrait-on pas conseiller au Maître en kabbale de relire les psaumes, et pour ce qui est des langues bibliques de se faire aider par quelque étudiant de bonne volonté, puisque les comités de lecture laissent passer de telles énormités ?
Comme pour celui de Messadié ou de Lewis, On pourrait se délecter d'un tel scénario. Malheureusement "le Maître" parle haut et fort faisant illusion sur les membres des sociétés "initiatiques", généralement fort ignorants de la Bible, mais hélas aussi sur des lecteurs désemparés en quête de vérité ! Ces commentaires terrifiants achèvent de les détourner du Christ, aiguisent leur révolte contre l'Eglise "qui cache la vérité", en les asujetissant définitivement à la pensée ésotérique.
De fait, bien que jamais cité, l'ouvrage de Robert Ambelain a fortement influencé les auteurs britanniques de "l'Enigme Sacrée", Michael Baigent, Richard Leigh, Henri Lincoln, qui toutefois, pour la crucifixion, lui ont préféré le scénario Lewis-Messadié :
Ainsi se déroula une prétendue exécution au terme de laquelle un inconnu ayant pris sur la croix la place du prêtre-roi, fit mine de mourir. Puis sous couvert d'une pénombre crépusculaire, on emporta son corps jusqu'à une tombe voisine d'où un ou deux jours plus tard il disparut miraculeusement.
Ici aussi même absence éloquente de documents. A Jean, témoin oculaire, on a substitué la construction imaginaire... Car, chez l'intellectuel appliqué à se promouvoir, rien n'est plus frustrant pour l'ego que la vérité !
Tous les livres que nous venons de citer à titre d'exemple constituent des best-sellers. Certains ont déjà connu plusieurs éditions, et ont été tirés en livre de poche. Cette liste n'est hélas pas exhaustive, car d'autres "travaux" du même genre, sous le couvert de la licence littéraire ou du roman, viennent grossir la liste des écrits blasphématoires. Or, leurs auteurs sont sans doute loin d'imaginer combien est déjà proche le jour où ils auront à en rendre compte à Celui qu'ils ont odieusement mis en scène. Souhaitons que leur repentir soit alors au niveau de leur imagination, et que le Seigneur soit infiniment plus miséricordieux pour eux qu'ils ne l'ont été pour Lui. Car comme le proclame à juste raison l'adage : "Errare humanum est, perseverare diabolicum", se tromper est humain, persévérer est diabolique.
Poirot
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Deuxième Demeure : Je m'applique à l'oraison.
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Don Raymond et le Sens de la Fin des Temps : "L'Heure des Ténèbres !" Empty Re: Don Raymond et le Sens de la Fin des Temps : "L'Heure des Ténèbres !"

Message  Poirot le Mer 14 Déc 2011 - 18:33

"L'HEURE DES TENEBRES"
par Don Raymond
Editions Hovine Belgique
- 1995 -


LES PRETENDUS FRERES DE JESUS
"le Premier-Né"

Nous touchons là à un classique du grenre qui a la vie dure. Pour la plupart des ouvrages que nous venons de citer, ou ceux de la même veine, quelques théologiens compris ( ! ), Jésus a des frères et même des demi-frères et des demi soeurs.

L'Ancien Testament témoigne en réalité de l'étendue des grandes familles d'Israël, quasiment générale en Orient, et souvent incompréhensible à nos familles occidentales actuelles parées du label "monoparental". Ainsi, en Palestine, les proches parents, cousins, oncles, tantes, beaux-frères et belles soeurs, sont appelés frères ou soeurs. Dès le texte de la Génèse, nous en trouvons de nombreux exemples (Gn 13, 8 ; 14, 16 ; 29, 15, etc... )
C'est en ce sens que les Evangiles signalent des frères ou soeurs de Jésus appartenant à cette proche parenté. En effet, Jacques et Joseph, FRERES DE JESUS (Mt 13, 55), sont les fils d'une Marie disciple du Christ (Mt 27, 56 ; Mc 6, 3) qui est désignée de manière significative comme "l'autre Marie" (Mt 28, 1).
Afin de ne point tomber dans les discussions oiseuses, reportons-nous fidèlement à ces textes, et confrontons-les de manière à faire une fois pour toutes la lumière :

Jésus à Nazareth :
Mt13, 55 : N'est-ce pas là le fils du charpentier ? Est-ce que sa mère ne s'appelle pas Marie, et ses frères, JACQUES, JOSEPH, Simon et Jude ?

A la crucifixion, après la mort de Jésus :
Mt 27, 55-56 : Il y avait là plusieurs femmes qui regardaient à distance, celles-là même qui avaient suivi Jésus DEPUIS LA GALILEE pour le servir, entre autres, il y avait Marie de Magdala, MARIE, MERE DE JACQUES ET DE JOSEPH, et la Mère des fils de Zébédée...
Mc 15, 4O-41 : Il y avait aussi des femmes qui regardaient à distance, entre autres Marie de Magdala, MARIE, MERE DE JACQUES le mineur ET DE JOSET, et Salomé, lesquelles le suivaient et le servaient LORSQU'IL ETAIT EN GALILEE.
Jn 19, 25 : Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère, LA SOEUR DE SA MERE, MARIE, FEMME DE CLOPAS, et Marie de Magdala.

A la sépulture de Jésus :
Mt 27, 61 : Cependant Marie de Magdala et L'AUTRE MARIE étaient là, assises en face du sépulcre.
Mc 15, 47 : Cependant Marie de Magdala et MARIE, MERE DE JOSET, regardaient bien où on, l'avait mis.

Au matin de la Résurrection :
Mt 28, 1 : Après le sabbat, dès l'aube du 1er jour de la semaine, Marie de Magdala et L'AUTRE MARIE allèrent voir le sépulcre.
Mc 16, 1-2 : Et le sabbat passé, Marie de Magadala, MARIE, MERE DE JACQUES, et Salomé, achetèrent des aromates pour aller l'embaumer. Et de très grand matin, le premier jour de la semaine, elles se rendent à la tombe après le lever du soleil.
Lc 24, 9-10 : Et s'en retournant du tombeau, elles informèrent de tout cela les Onze et tous les autres. C'étaient MARIE DE MAGDALA, Jeanne et MARIE, MERE DE JACQUES.

De la confrontation des quatre évangiles, on peut déduire que MARIE, Mère de JACQUES et de JOSEPH, parfois simplement appelée MERE de JOSET, ou MERE de JACQUES, ou encore L'AUTRE MARIE, est en réalité LA SOEUR de la VIERGE, et LA FEMME DE CLOPAS (Jn 19, 25).

Or, il est évident qu'il ne s'agit pas d'une soeur réelle de la Vierge puisqu'elle porte précisément le même prénom qu'Elle ! Dans les familles juives, comme dans toute famille humaine, on n'a jamais expressément donné le même prénom à deux frères ou deux soeurs !
Du reste, la tradition apocryphe et les témoignages mystiques repris par les artistes, nous présentent la Vierge Marie, née d'Anna et Joachim, sans autres frères et soeurs, chose non contredite par les Evangiles.
Pourquoi Jean est-il le seul évangéliste à préciser la parenté de ces deux Maries ? On constatera tout d'abord qu'en effet les trois synoptiques relatant la crucifixion de Jésus (Matthieu, Marc, Luc) ne mentionnement aucunement la présence de la Vierge Marie au Golgotha ! Jean, le quatrième, réellement présent au pied de la croix, corrige cette grave lacune. Sans lui, le doute et l'incompréhension rejailliraient sur la Mère du Christ.
Grâce à Jean, nous entrons dans ce mystère d'amour. Jean ne corrige pas seulement cette omission. Il rétablit certains "détails" de la scène, comme nous l'avons vu plus haut à propos de l'observation capitale concernant le coup de lance donné après la mort de Jésus.
Matthieu et Marc évoquent plusieurs femmes, dont Marie, Mère de Jacques et de Joseph, qui regardaient à distance. Jean rectifie en nous montrant les trois Marie près de la croix : Marie, Mère de Jésus, Marie, soeur (parente) de sa Mère, et Marie de Magadala ; ni la mère des fils de Zébédée, ni Salomé, citées par Matthieu et Marc, ne se trouvent avec elles : sans doute en effet regardent-elles à distance, ce qui n'est pas le cas de la soeur de la Vierge Marie... . Après avoir effectué la rectification, seulement alors, Jean révèle, sans se nommer, qu'il se trouve lui même près de la Mère de Jésus, et que ce dernier les confie l'un à l'autre (Jean 19, 25-26) Jean corrige avec humilité : la précision sur la soeur de Marie, citée après cette dernière, mais avant Marie de Magadala, nous permet de comprendre qu'il a respecté l'ordre de la famille et pour cela justifié de la parenté. L'injustice étant réparée envers la Mère du Christ, et secondairement sa parente, Jean nous amène à deviner que, dans la confiance manifestée par Jésus, dans son rôle nouveau de "Fils de Marie", il a pu obtenir d'Elle les confidences capitales, qui comme celle de Cana, nous font entrer à notre tour par des détails inconnus des autres évangélistes, dans le Mystère de la Révélation.

De ce fait on comprend que cette Marie, cousine de Jésus, l'ait suivi avec d'autres femmes depuis la Galilée. Marie la mère et ses deux fils Jacques et Joseph (qui ne sont donc même pas des cousins germains de Jésus puisque leur mère n'est pas la soeur réelle de la Vierge), représentent donc trois des prétendus "frères" du Christ. On peut pareillement déduire que si Simon et Jude étaient des frères réels de Jésus, logiquement dans le contexte ils ne seraient pas cités après leurs cousins éloignés Jacques et Joseph ! (Mt 13, 55) La confrontation de ces passages nous permet de vérifier l'étendue de la famille de Jésus à l'image de toutes les familles juives, de ces "frères et soeurs" qui ont marché dans son sillage depuis la Galilée.

Si les évangélistes ont mentionné Marie, Mère de Joseph et Jacques, c'est à l'évidence parce qu'elle s'est distinguée des autres femmes au cours du terrible épisode de la Passion. En effet, tous les déplacements de la Vierge Marie Elle-même, ne sont pas systématiquement signalés. Les évangélistes ne rapportent que les faits qui leur ont paru importants, ou dont ils ont été témoins.

Il est tout aussi évident que si la Vierge avait eu d'autres enfants, les évangélistes n'auraient pas manqué de rappeler leur origine illustre, selon l'usage de l'Ancien Testament. Et que le Christ n'aurait pas commis ainsi l'insulte à ces dits frères ou soeurs de confier du haut de la croix sa mère à St Jean, puisque précisément, au moment de la Pentecôte, Elle se trouve dans la chambre haute avec "ses frères", au côté du même Jean et des apôtres !
"C'étaient Pierre, Jean, Jacques, ... Tous d'un même coeur persévèraient dans la prière avec quelques femmes dont Marie mère de Jésus et avec ses frères. " (actes 1, 14)
En une occasion exemplaire qui lui est pourtant ici fournie, le rédacteur, vraisemblablement Luc, selon tous les exégètes, ne dit pas : "Mère de Jésus et de ses frères", mais "mère de Jésus et avec ses frères. " Il y a donc la volonté d'établir la distinction rendue par les deux cas, successivement le génitif et le datif-ablatif, de la grammaire grecque ;
"kai Mariam tè mètri tou Ièsou kai sun tois adelphois autou", au lieu de "kai tôn adelphôn autou". Ce qui change tout.
(Malgré la clarté grammaticale de cette phrase, la version protestante d'Alain Second introduit de manière partiale l'ambiguïté : "... dont Marie, mère de Jésus et avec les frères de Jésus". La répétition de Jésus qui n'est pas dans le texte, ne s'imposait pas)
St Paul rappelle aussi que : "(Jésus ressuscité) s'est montré à JACQUES, puis à tous les apôtres. En tout dernier lieu, il s'est montré à moi aussi, comme à l'AVORTON. " (1 Ga 1, 18-19) L'avorton, c'est à dire ce même Jacques qu'il vient de nommer, appelé Jacques le petit ou Jacques le mineur, fils de (l'autre) Marie (Mc 15, 40-41) Il précisera du reste : "Ensuite, Trois ans après, je montai à Jérusalem pour faire connaissance de Céphas (Pierre) et je restai 15 jours. Mais je ne vis aucun autre, si ce n'est JACQUES, LE FRERE DU SEIGNEUR" (1 Cor 15, 7-8)
Il est tout à fait évident que si la Vierge Marie avait eu d'autres enfants, ils l'auraient accompagnée avec St Jean vers Ephèse. La proche famille n'aurait pas été séparée. Les premiers chrétiens et les pères de l'Eglise les auraient, tout aussi vraisemblablement entourés d'une grande vénération, en mémoire de Jésus. On n'imagine pas la religion de l'amour, ignorer des "frères réels" du Christ.

Pour Gérald Messadié, les frères de Jésus sont en réalité des demi-frères provenant d'un premier mariage de Joseph :
"Tes frères", dit Joseph, "et tes soeurs". Juste, l'aîné avoisinait la cinquantaine. Puis venaient SIMON, JUDAS et JACQUES, le cadet, qui devait avoir quinze ou seize ans. " Les femmes s'appelaient Lydia et Lysia... Puis encore une douzaine et demie de garçons et de filles firent leur apparition, venus on ne savait d'où... . "Mes neveux et mes nièces donc", songea Jésus... " (op. cit. , p.132-133) Soit, selon Messadié, les fils de ses demi-frères.

Le romancier emprunte donc les prénoms d'hommes à la liste indiquée en Matthieu 13, 55, dans l'ordre : "Jacques, Joseph, Simon et Jude", et leur associe des prénoms féminins absents des évangiles. Or nous avons vu qu'il s'agit bien de fils d'une cousine de la Vierge Marie, et de cousins sans doute encore plus éloignés cités après eux.
Mais il y a une impossibilité tout aussi flagrante à ces demi-frères résidant dans le terme de "premier-né" employé pour Jésus dans l'Evangile de Luc. Ce dernier dit de la Vierge Marie :
"Elle mit au monde son fils premier-né, l'enveloppa de langes et le coucha dans une crèche parce qu'il n'y avait pas de place pour eux à l'hôtellerie. " (Lc 2, 7)
Et de Joseph et Marie, à propos de Jésus :
". . ils le portèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, ainsi qu'il est écrit dans la Loi du Seigneur : "Tout garçon premier-né sera consacré au Seigneur... " (Lc 2, 23)
Or, si Joseph avait déjà eu des enfants, il n'aurait pas pu de ce fait avec Marie, présenter Jésus au Temple comme son premier-né !
En réalité LE PREMIER-NE n'implique pas que l'enfant a des frères. Même fils unique, tout garçon portera ce nom s'il est réellement le premier enfant, aucun autre qui aurait pu mourir n'étant né avant lui, et aucun autre après. Le terme hébreu "bekôr" qui le désigne, signie en fait : "celui qui fend ou ouvre le sein". Le premier-né est donc le premier enfant qui fend la matrice. C'est pourquoi, on considérait qu'il appartenait à Dieu, et pour le Lui racheter, on faisait des offrandes ainsi que nous l'apprend le livre de l'Exode (13, 2.12). Le nom de "bekôr", premier-né, devint par extension un titre honorifique désignant à la fois le chef ou un homme de distinction (dict. Marchand Ennery, p.24) C'est aussi en ce sens que Dieu dit symboliquement à Moïse : "Mon fils premier-né est Israël ! " (Exode 4, 22) Nous avons donc ici dans le livre de l'Exode un des plus anciens exemples de cet usage honorifique bien antérieur à la Nativité.
On a du reste relevé des épitaphes funéraires dédiées à des PREMIERS-NES qui étaient en réalité des FILS UNIQUES. Aujourd'hui encore la coutûme existerait dans certains milieux juifs traditionnalistes de présenter l'enfant premier-né à la synagogue sans exclure le rique qu'il demeure pareillement fils unique.
Le prophète Zacharie nous offre une vision que St Jean lui-même a appliqué à la crucifixion de Jésus. Or, cette vision établit un parallèle entre le Fils Unique et le Premier-Né. Après avoir exalté la maison de David qui est celle du Christ, Zacharie écrit en effet :
"Quant à CELUI QU'ILS ONT TRANSPERCE,
ils feront sur lui une lamentation,
comme un lamentation sur LE FILS UNIQUE,
et ils pleureront amèrement sur lui,
comme on pleure amèrement sur LE PREMIER-NE.
En ce jour-là sera grande la lamentation dans Jérusalem... "
(Za 12, 10)
La relation prophétique entre LE FILS UNIQUE et LE PREMIER-NE accomplie en Jésus se passe de commentaires.
Du coup de lance après la mort, Jean dira, en effet, dans son Evangile :
"Cela est arrivé pour que s'accomplit l'Ecriture : Aucun de ses os ne sera brisé ; et un autre passage dit encore : "Ils regarderont CELUI QU'ILS ONT TRANSPERCE. " (Jn 19, 36-37)
Et dans l'adresse de l'Apocalypse :
"Jean aux sept Eglises... de par Jésus-Christ, le témoin fidèle, LE PREMIER-NE des morts et le prince des rois de la terre...
Voici qu'il vient parmi les nuées, et tout oeil le verra, et ceux-là même qui L'ont TRANSPERCE... " (Ap 1, 4.5.7)
Après la Résurrection, Jésus est donc dit LE PREMIER-NE DES MORTS, pour trois raisons indissociables :
1- Il est dans le sens honorifique le Premier des ressuscités.
2- Plus encore, il a du vaincre la mort. Pour cela, il est descendu aux Enfers et a "fendu le sein du sheol" d'où il est revenu dans la Lumière du Père.
3- Mais il est surtout pour nous le Premier-Né des morts car il nous a rachetés par son sacrifice. Si les parents faisaient toujours à Dieu une offrande pour racheter leur garçon premier-né, Jésus lui-même, Premier-Né, s'est offert au Père pour nous racheter ; comme le Père a offert, Lui-même Son Fils Premier-Né, Son Fils Unique ("Unique-engendré Dieu" : Jn 1, 18)
Enfin L'auteur de l'épître aux Hébreux situe le Retour de Jésus en gloire dans la perspective de sa première venue de Premier-Né sur terre :
"Et quand A NOUVEAU il introduira LE PREMIER-NE dans le monde, Il dira : "Que tous les anges se prosternent devant lui. " (He 1, 6)
Dans l'Alliance de Dieu avec l'homme, Conçu du Saint-Esprit, Jésus est à la fois, LE PREMIER-NE DE DIEU, et LE PREMIER-NE DE MARIE. C'est pourquoi la responsabilité de l'homme est grande, ayant tué à la fois le Fils unique de Dieu, et son Premier-Né, ainsi que le Fils-Unique et le Premier-Né de la Vierge, annoncé par les prophètes (Is 7, 14). On ne pouvait aller plus loin dans le crime contre Dieu, et contre la vie donnée par Dieu.
Toutes ces raisons nous conduisent maintenant à méditer à partir des évangiles, la conception virginale de Marie.
Poirot
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Don Raymond et le Sens de la Fin des Temps : "L'Heure des Ténèbres !" Empty Re: Don Raymond et le Sens de la Fin des Temps : "L'Heure des Ténèbres !"

Message  Admin le Mer 30 Oct 2013 - 15:05

@ Poirot :

Merci ! 

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Apocalypse, 22, 20


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