LA PARABOLE DES DIX VIERGES
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LA PARABOLE DES DIX VIERGES

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LA PARABOLE DES DIX VIERGES

Message  Invité le Sam 31 Déc 2011 - 10:07

LA PARABOLE DES DIX VIERGES
(Maria Valtorta, tome 3, chapitre 67, pages 393/398)
Jésus dit :

... et c'est à cause de cette crainte que je vois si vive chez plusieurs, que je veux vous proposer aujourd'hui une douce parabole. Douce pour les hommes de bonne volonté, amère pour les autres. Mais ces derniers ont le moyen de supprimer cette amertume. Qu'ils deviennent, eux aussi, des gens de bonne volonté et le reproche que la parabole fait naître dans leur conscience cessera d'exister.


Le Royaume des Cieux est la maison des épousailles qui s'accomplissent
entre Dieu et les âmes.
Le moment où l'on y entre, c'est le jour des épousailles.


Ecoutez donc. Chez nous, c'est une coutume que les jeunes filles escortent l'époux qui arrive, pour le conduire au milieu des lumières et des chants vers la maison nuptiale avec sa douce épouse. Le cortège quitte la maison de l'épouse qui, voilée et émue, se dirige vers le lieu où elle sera reine, dans une maison qui n'est pas la sienne mais qui devient sienne à partir du moment où elle s'unit à son époux. Alors le cortège des jeunes filles, des amies de l'épouse la plupart, accourent à la rencontre de ces deux heureux pour les entourer d'un cercle de lumières.


Or il arriva dans un pays que l'on fit des noces. Pendant que les époux, avec leurs parents et amis, s'en donnaient à coeur joie dans la maison de l'épouse, dix jeunes filles se rendirent à leur place dans le vestibule de la maison de l'époux, prêtes à sortir à sa rencontre quand le bruit lointain des cymbales et des chants viendrait les avertir que les époux avaient quitté la maison de l'épouse pour venir à celle de l'époux. Mais le banquet, dans la maison des noces, se prolongeait et la nuit survint. Les vierges, vous le savez, gardent toujours leurs lampes allumées pour ne pas perdre de temps au dernier moment. Or, parmi ces dix vierges qui avaient leurs lampes allumées et qui éclairaient bien, il y en avait cinq sages et cinq sottes. Les sages, pleines de prudence, s'étaient munies de petits vases pleins d'huile pour pouvoir remplir les lampes si la durée de l'attente était plus longue que prévu, alors que les sottes s'étaient bornées à bien remplir leurs petites lampes.

Les heures passèrent, l'une après l'autre. Conversations gaies, bonnes histoires, plaisanteries charmaient l'attente. Mais après cela, elles ne surent plus que dire ni que faire. Ennuyées, ou simplement fatiguées, elles s'assirent plus à leur aise avec leurs lampes allumées toutes proches et tout doucement elles s'endormirent. Minuit arriva et on entendit un cri : "Voici l'époux, allez à sa rencontre !" Les dix vierges sursautèrent en entendant l'ordre, prirent les voiles et les guirlandes, se coiffèrent et coururent vers la table où étaient les lampes. Cinq d'entre elles étaient en train de languir... La mèche, que l'huile ne nourrissait plus, toute consumée, fumait avec des éclairs de plus en plus faibles, prête à s'éteindre au moindre souffle d'air. Les cinq autres, au contraire, garnies par les vierges prudentes avant leur sommeil, avaient une flamme encore vive qui se raviva davantage quand on ajouta de l'huile dans le réservoir de la lampe.

"Oh!" dirent les sottes suppliantes, "donnez-nous un peu de votre huile, car autrement nos lampes vont s'éteindre, rien qu'à les prendre. Les vôtres sont déjà belles!..." Mais les prudentes répondirent : "Dehors souffle le vent de la nuit, et la rosée tombe à grosses gouttes. Il n'y a jamais assez d'huile pour faire une flamme robuste qui puisse résister au vent et à l'humidité. Si nous vous en donnons, il arrivera que nos lumières vacilleront elles aussi. Et bien triste serait le cortège des vierges sans les palpitations des petites flammes! Allez, courez chez le marchand le plus proche, priez-le, frappez à sa porte, faites-le lever pour qu'il vous donne de l'huile". Et elles haletantes, froissant leurs voiles, tachant leurs vêtements, perdant les guirlandes, en se heurtant et en courant, suivirent le conseil de leurs compagnes.

Mais, pendant qu'elles allaient acheter de l'huile, voilà qu'apparaît au fond de la rue l'époux accompagné de l'épouse. Les cinq vierges, qui étaient munies des lampes allumées, allèrent à leur rencontre et, au milieu d'elles, les époux entrèrent dans la maison pour la fin de la cérémonie, lorsque les vierges auraient escorté en dernier lieu l'épouse jusqu'à la chambre nuptiale. La porte fut close après l'entrée des époux et qui se trouvait dehors, dehors resta. Ce fut le sort des cinq sottes qui, arrivées enfin avec leur huile, trouvèrent la porte verrouillée et frappèrent inutilement en se blessant les mains et en criant d'une voix gémissante : "Seigneur, seigneur, ouvre-nous ! Nous faisons partie du cortège des noces. Nous sommes les vierges propitiatoires, choisies pour apporter honneur et fortune à ton mariage".

Mais l'époux, du haut de la maison, quitta pour un instant les invités plus intimes auxquels il faisait ses adieux pendant que l'épouse entrait dans la chambre nuptiale, et leur dit : "En vérité je vous dis que je ne vous connais pas. Je ne sais pas qui vous êtes. Vos visages n'étaient pas en fête autour de mon aimée. Vous êtes des usurpatrices. Restez donc hors de la maison des noces". Et les cinq sottes, en pleurant, s'en allèrent par les rues noires, avec leurs lampes désormais inutiles, leurs vêtements fripés, leurs voiles arrachés, leurs guirlandes défaites ou perdues...

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Et maintenant vous comprenez la parole renfermée dans la parabole.

Message  Invité le Sam 31 Déc 2011 - 10:27

Et maintenant vous comprenez la parole renfermée dans la parabole.

Je vous ai dit au début que le Royaume des Cieux est la maison des épousailles qui s'accomplissent entre Dieu et les âmes. Aux noces célestes sont appelés tous les fidèles, car Dieu aime tous ses enfants. Les uns plus tôt, les autres plus tard se trouvent au moment des épousailles et c'est un sort heureux que d'y être arrivé.


Mais écoutez encore. Vous savez que les jeunes filles considèrent comme un honneur et une heureuse fortune d'être appelées comme servantes autour de l'épouse. Voyons dans notre cas ce que représentent les personnages et vous comprendrez mieux.


L'Epoux c'est Dieu.

L'épouse c'est l'âme d'un juste qui, après avoir passé le temps des fiançailles dans la maison du Père, c'est-à-dire sous la protection de la doctrine de Dieu et dans l'obéissance à cette doc- trine, en vivant selon la justice, se trouve amenée dans la maison de l'Epoux pour les noces.

Les servantes-vierges sont les âmes des fidèles qui, grâce à l'exemple laissé par l'épouse, cherchent à arriver au même honneur en se sanctifiant.

Pour l'épouse, le fait d'avoir été choisie par l'époux à cause de ses vertus, est le signe qu'elle était un exemple vivant de sainteté.

Les jeunes filles sont en vêtements blancs, propres et frais, en voiles blancs, couronnées de fleurs. Elles ont dans les mains des lampes allumées. Les lampes sont bien propres, avec la mèche nourrie de l'huile la plus pure afin qu'elle ne soit pas malodorante.

En vêtements blancs. La justice pratiquée avec fermeté donne des vêtements blancs et bientôt viendra le jour qu'ils seront parfaitement blancs, sans même le plus lointain souvenir d'une tache, d'une blancheur surnaturelle, d'une blancheur angélique.

En vêtements nets. Il faut, par l'humilité, tenir toujours net le vêtement. Il est si facile de ternir la pureté du coeur, et celui qui n'est pas pur en son coeur ne peut voir Dieu. L'humilité est comme l'eau qui lave. L'humble, parce que son oeil n'est pas obscurci par la fumée de l'orgueil, s'aperçoit tout de suite qu'il a terni son vêtement. Il court vers son Seigneur et Lui dit : " J'ai perdu la netteté de mon coeur. Je pleure pour me purifier. Je pleure à tes pieds. Et Toi, mon Soleil, blanchis mon vêtement par ton pardon bienveillant, par ton amour paternel !"

En vêtements frais.
Oh ! la fraîcheur du cœur !
Les enfants la possèdent par suite d'un don de Dieu.
Les justes la possèdent par un don de Dieu et par leur propre volonté.
Les saints la possèdent par un don de Dieu
et par une volonté allant jusqu'à l'héroïsme.

Mais les pécheurs, dont l'âme est en loques, brûlée, empoisonnée, salie ne pourront-ils alors jamais plus avoir un vêtement frais ?

Oh ! oui, qu'ils peuvent l'avoir. Ils commencent à l'avoir du moment où ils se regardent avec mépris, ils l'augmentent quand ils ont décidé de changer de vie, le perfectionnent quand par la pénitence ils se lavent, se désintoxiquent, se soignent, refont leur pauvre âme.


Avec l'aide de Dieu qui ne refuse pas son secours à qui demande son aide sainte, par leur propre volonté portée à un degré qui dépasse l'héroïsme, car en eux il n 'y a pas lieu de protéger ce qu'ils possèdent, mais de reconstruire ce qu'ils ont abattu, donc effort double et triple et septuple et enfin par une pénitence inlassable, implacable à l'égard du moi qui était pécheur, ils ramènent leur âme à une nouvelle fraîcheur enfantine, rendue précieuse par l' expérience qui fait d'eux des maîtres pour ceux qui autrefois étaient comme eux, c'est-à-dire pécheurs.

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L'humilité est le voile blanc que l'on met pour le défendre sur le bien que l'on fait...

Message  Invité le Sam 31 Déc 2011 - 10:55

En voiles blancs. L'humilité !

J'ai dit : "Quand vous priez ou faites pénitence, faites en sorte que le monde ne s'en aperçoive pas". Dans les livres sapientiaux, il est dit : "Il n'est pas bien de révéler le secret du Roi".

L'humilité est le voile blanc que l'on met pour le défendre sur le bien que l'on fait et sur le bien que Dieu nous accorde. Ne pas se glorifier de l'amour privilégié que Dieu nous accorde, ne pas chercher une sotte gloire humaine. Le don serait tout de suite enlevé.

Mais le chant intérieur du coeur à son Dieu :
"Mon âme te glorifie, ô Seigneur... parce que Tu as tourné ton regard
vers la bassesse de ta servante".»

Jésus s'arrête un instant et jette un regard vers sa Mère qui rougit sous son voile et s'incline profondément comme pour remettre en place les cheveux de l'enfant assis à ses pieds, mais en réalité pour cacher l'émotion de son souvenir...

Couronnée de fleurs.
L'âme doit tresser sa guirlande quotidienne d'actes de vertu, car en présence du Très-Haut, rien ne doit rester de vicieux et rien ne doit rester d'un aspect négligé. Guirlande quotidienne, ai-je dit,

car l'âme ne sait pas quand Dieu-Epoux lui apparaîtra pour lui dire : "Viens".

Il ne faut donc pas se lasser de renouveler la couronne. N'ayez pas peur. Les fleurs perdent leur fraîcheur, mais les fleurs des couronnes vertueuses ne la perdent pas. L'ange de Dieu, que chaque homme a à côté de lui, recueille ces guirlandes quotidiennes et les apporte au Ciel et on en fera un trône au nouveau bienheureux quand il entrera comme épouse dans la maison nuptiale.


Elles ont leurs lampes allumées.
A la fois pour honorer l'Epoux et pour se guider en chemin. Comme elle est brillante la foi et quelle douce amie elle est ! Elle donne une flamme qui rayonne comme une étoile, une flamme qui rit car elle est tranquille dans sa certitude, une flamme qui rend lumineux même l'instrument qui la porte.


Même la chair de l'homme que nourrit la foi semble, dès cette terre, devenir plus lumineuse et plus spirituelle, exempte d'un vieillissement précoce. Car celui qui croit se laisse guider par les paroles et les commandements de Dieu pour arriver à posséder Dieu, sa fin, et par conséquent il fuit toute corruption, il n'a pas de troubles, de peurs, de remords, il n'est pas obligé de faire des efforts pour se rappeler ses mensonges ou pour cacher ses mauvaises actions, et il se conserve beau et jeune de la belle incorruptibilité des saints.


Une chair et un sang, un esprit et un coeur nets de toute luxure pour conserver l'huile de la foi, pour donner une lumière sans fumée. Une volonté constante pour nourrir toujours cette lumière. La vie de chaque jour avec ses déceptions, ses constatations, ses contacts, ses tentations, ses frictions, tend à diminuer la foi. Non ! Cela ne doit pas arriver.

Allez chaque jour aux sources
de l'huile suave, de l'huile de la sagesse, de l'huile de Dieu

Une lampe peu alimentée peut s'éteindre au moindre vent, peut être éteinte par la lourde rosée de la nuit. La nuit... L'heure des ténèbres, du péché, de la tentation vient pour tous. C'est la nuit de l'âme. Mais si elle se remplit, elle-même, de foi, sa flamme ne peut être éteinte par le vent du monde ni par le brouillard de la sensualité.


Pour conclure, vigilance, vigilance, vigilance.


L'imprudent qui ose dire : "Oh ! Dieu viendra à un moment où j'aurai encore la lumière en moi", qui se met à dormir au lieu de veiller, à dormir dépourvu de ce qu'il faut pour se lever promptement au premier appel, qui attend le dernier moment pour se procurer l'huile de la foi ou la mèche résistante de la bonne volonté, court le risque de rester dehors à l'arrivée de l'Epoux. Veillez donc avec prudence, avec constance, avec pureté, avec confiance pour être toujours prêts à l'appel de Dieu car en réalité vous ne savez pas quand Il viendra.

Mes chers disciples, je ne veux pas vous amener à avoir peur de Dieu,
mais plutôt à avoir foi en sa bonté.


Aussi bien vous qui restez que vous qui partez, pensez que, si vous faites ce que firent les vierges sages, vous serez appelés non seulement à escorter l'Epoux mais, comme pour la jeune Esther, devenue épouse à la place de Vasthi [Esther 1-19], vous serez choisis et élus comme épouses car l'Epoux aura "trouvé en vous toute grâce et toute faveur, au-dessus de tout autre".

Je vous bénis, vous qui partez. Portez en vous et apportez à vos compagnons ces paroles que je vous ai adressées.

La paix du Seigneur soit toujours avec vous.
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