28 Saint Irénée de Lyon
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Message  ami de la Miséricorde Ven 27 Juin - 22:39

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Parabole de l'ivraie et du froment

C'est ce que le Seigneur a montré dans la parabole de l'ivraie et du froment, en disant : « Comme on ramasse l'ivraie et qu'on la brûle au feu, ainsi en sera-t-il à la consommation du siècle. Le Fils de l'homme enverra ses anges, et ils enlèveront de son royaume tous les scandales et ceux qui commettent l'iniquité, et ils les jetteront dans la fournaise de feu : là seront les pleurs et le grincement des dents. Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. » Le Père, qui a préparé pour les justes le royaume en lequel son Fils a accueilli ceux qui en sont dignes, a donc aussi préparé la fournaise de feu en laquelle ceux qui le méritent seront jetés par les anges envoyés par le Fils de l'homme, suivant l'ordre du Seigneur.
Car celui-ci avait semé de la bonne semence dans son champ — «et ce champ, dit-il, c'est le monde» —. « Mais, pendant que les gens dormaient, l'ennemi vint, sema de l'ivraie au travers du froment et s'en alla. » Car cet ange fut apostat et ennemi, du jour où il jalousa l'ouvrage modelé par Dieu et entreprit de le rendre ennemi de Dieu. C'est pourquoi aussi Dieu retrancha de sa société celui qui, de son propre mouvement, avait secrètement semé l'ivraie, c'est-à-dire introduit la transgression; mais il eut pitié de l'homme, qui avait accueilli la désobéissance par inadvertance et non par malice, et il retourna contre l'auteur de l'inimitié que celui-ci avait voulu fomenter contre lui : cette inimitié fomentée contre lui, il l'écarta de lui-même, pour la retourner et la rejeter contre le serpent. C'est ce qu'indiqué la parole de Dieu au serpent rapportée par l'Écriture : «Je mettrai une inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité ; il observera ta tête et tu observeras son talon. » Cette inimitié, le Seigneur l'a récapitulée en lui-même, en se faisant homme « né d'une femme » et en foulant aux pieds la tête du serpent, comme nous l'avons montré dans notre livre précédent.
Puisqu'il a parlé d'anges du diable pour lesquels a été préparé le feu éternel, et puisqu'il dit encore à propos de l'ivraie : «L'ivraie, ce sont les fils du Malin», il faut reconnaître qu'il a rattaché tous les apostats à celui qui fut l'initiateur de cette transgression. Ce n'est toutefois pas celui-ci qui a fait les anges ou les hommes quant à leur nature. On ne voit pas, en effet, que le diable ait fait quoi que ce soit : lui-même est une créature de Dieu, comme tous les autres anges. Car Dieu a fait toutes choses, comme le dit David à propos de tous les êtres du même genre : « Il a dit, et ils ont été faits ; il a commandé, et ils ont été créés. »
Ainsi donc, puisque toutes choses ont été faites par Dieu et que le diable est devenu cause d'apostasie pour lui-même et pour les autres, c'est à bon droit que l'Ecriture appelle fils du diable et anges du Malin ceux qui demeurent à jamais dans l'apostasie. Car, comme l'a dit un de nos prédécesseurs, le mot « fils » s'entend de deux manières : d'abord selon la nature, s'il s'agit de l'enfant et de l'ouvrage de quelqu'un qui les a produits — encore qu'entre l'enfant et l'ouvrage il y ait cette différence que le premier a été engendré de lui, tandis que le second a été fait par lui — ; ensuite selon l'enseignement, car quelqu'un qui a été instruit par un autre au moyen de la parole est dit fils de celui qui l'a instruit, et ce dernier, père de celui-là. Selon la nature donc, pour ainsi parler, nous sommes tous fils de Dieu, pour ce motif que nous avons tous été faits par lui ; mais selon l'obéissance et l'enseignement, tous ne sont pas fils de Dieu, mais ceux-là seulement qui croient en lui et font sa volonté : ceux qui ne croient pas et ne font pas sa volonté sont les fils et les anges du diable, pour autant qu'ils font les œuvres du diable. Qu'il en soit bien ainsi, il l'a dit en Isaïe : «J'ai engendré des fils et je les ai élevés, mais eux m'ont méprisé. » Il les appelle encore des fils étrangers : « Des fils étrangers m'ont menti. » En effet, selon la nature ils sont ses fils, puisqu'ils ont été faits par lui, mais selon les œuvres ils ne sont pas ses fils.
Dans la société humaine, les fils rebelles à leurs parents sont reniés par ceux-ci : selon la nature ils restent leurs fils, mais selon la loi ils ne sont plus que des étrangers, puisqu'ils n'héritent pas de leurs parents selon la nature. Il en va de même avec Dieu : ceux qui ne lui obéissent pas sont reniés par lui ; ils ont cessé d'être ses fils et, dès lors, ne peuvent avoir part à son héritage. Comme le dit David : « Les pécheurs se sont rendus étrangers dès le sein maternel ; leur colère est à la ressemblance du serpent. » Et c'est pourquoi le Seigneur appelait « race de vipères » des gens qu'il savait être de la race humaine, parce que, à la ressemblance de ces bêtes, ils se comportaient de façon tortueuse et faisaient tort aux autres : « Gardez-vous, disait-il en effet, du levain des Pharisiens et des Sadducéens. » Il disait également à propos d'Hérode : « Allez dire à ce renard... » signifiant par là son astuce et sa fourberie. C'est pourquoi aussi le prophète Jérémie disait : « L'homme, alors qu'il était comblé d'honneur, devint semblable aux bêtes » ; et encore : « Ils sont devenus des étalons en rut ; chacun hennissait après la femme de son prochain. » Et Isaïe, qui prêchait en Judée et disputait avec Israël, les appelait « princes de Sodome » et « peuple de Gomorrhe » : il signifiait par là que leur transgression était pareille à celle des habitants de Sodome et que les mêmes péchés se trouvaient en eux, et il les désignait du même nom à cause d'une conduite semblable. Et la preuve qu'ils n'avaient pas été faits tels par Dieu quant à leur nature, mais capables d'agir aussi avec justice, c'est que le même Isaïe leur disait, en leur donnant un bon conseil : « Lavez-vous, purifiez-vous, ôtez la malice de vos cœurs de devant mes yeux, cessez vos méchancetés. » C'était leur dire que, s'ils transgressaient et péchaient, ils encourraient le même châtiment que les habitants de Sodome, mais que, s'ils se convertissaient, faisaient pénitence et cessaient de mal faire, ces mêmes hommes pourraient être les fils de Dieu et obtenir l'héritage de l'incorruptibilité accordé par lui. Telle est donc l'acception selon laquelle le Seigneur a appelé anges du Malin et fils du diable ceux qui se fient à celui-ci et font ses œuvres : d'une part, au commencement, tous ont été faits par un seul et même Dieu ; mais, d'autre part, tandis que, s'ils lui sont dociles, persévèrent dans son obéissance et gardent sa justice, ils sont les fils de Dieu, en revanche, s'ils apostasient et deviennent transgresseurs, ils se rattachent au diable, qui est devenu l'initiateur et la cause originelle de l'apostasie tant pour lui-même que pour tous les autres.

Source : http://remacle.org/bloodwolf/eglise/irenee/heresies4.htm#XIV

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