Le Docteur de l'Eglise Saint Jérôme parle de l'adultère
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Le Docteur de l'Eglise Saint Jérôme parle de l'adultère

Message  grenouille-de-bénitier le Mer 22 Fév 2017 - 14:49

Bonjour, un Docteur de l'Eglise, (donc une Réference) Saint Jérôme nous parle de l'adultère dans une de ses lettres :

Liens :
http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saints/jerome/correspondance/047.htm#_Toc63672900

AU PRÊTRE AMANDUS. RÉPONSE A DIVERSES QUESTIONS. — DE L'ADULTÈRE. — DU MARIAGE.
Lettre écrite du monastère de Bethléem, en 394


Répondre brièvement et dans une seule lettre à des questions sur lesquelles il y a beaucoup à dire, impossible. — Ces paroles de saint Mathieu : « N'ayez souci du lendemain, car à chaque jour suffit sa peine. » D'après le style de l'Écriture sainte, le lendemain signifie le temps à venir, comme dans la Genèse où Jacob dit à Laban : « Mon innocence me justifiera un jour devant vous. » Cette réponse n'est-elle pas celle des deux tribus de Ruben et de Gad, et de la demi-tribu de Manassès au grand-prêtre Phinées, envoyé par les enfants d'Israël pour leur demander pourquoi ils avaient élevé un autel: «Nous l'avons fait, »  lui dirent-ils, «pour empêcher » qu'un jour on ne dispute à nos enfants le droit de servir Dieu. » Vous trouverez sur ce sujet plusieurs autres passages dans l'Ancien-Testament.


(1) le texte de l'Écriture porte dans l'un et l'autre de ces passages: cras , demain



En nous défendant de penser à l'avenir, le Christ nous permet, pour s'accommoder à notre faiblesse, de penser au présent. « A chaque jour, »  ajoute le Sauveur, « suffit sa peine; » c'est-à-dire penser aux maux présents est assez. S'occuper des choses futures, qui sont fort incertaines ou qui nous échappent tout à coup dans le temps même que nous commençons à les posséder, est donc inutile. Car le mot grec kakia, que le traducteur latin a exprimé par celui de malitia, signifie et malice et affliction, que les Grecs appellent kakôsis, et c'est dans ce dernier sens qu'on devait traduire ce passage. Que si l'on veut que kakia signifie malice, et non point affliction et accablement, on doit l'expliquer conformément à ce passage de saint Jean: « Tout le monde est sous l'empire du diable, »  et à ce que nous disons dans l'oraison Dominicale : « Délivrez-nous du mal. » Ainsi il faudra entendre ces paroles, « à chaque jour suffit sa peine, »  dans ce sens que c'est assez pour nous d'avoir à souffrir les afflictions de la vie présente.

Vous me demandez ensuite l'explication de ces paroles de la première épître de saint Paul aux Corinthiens : « Quelque autre péché que l'homme commette, il est hors du corps; mais celui qui commet une fornication pèche contre son propre corps. »  Pour comprendre ce passage, il faut voir ce qui précède. »  « Le corps », dit cet apôtre, « n'est point pour la fornication, mais pour le Seigneur, et le Seigneur est pour le corps. Car comme Dieu a ressuscité le Seigneur, il nous ressuscitera de même par sa puissance. Ne savez-vous pas que vos corps sont les membres de Jésus-Christ? Arracherai-je donc à Jésus-Christ ses propres membres pour les faire devenir membres d'une prostituée? A Dieu ne plaise! Ne savez-vous pas que celui qui se joint à une prostituée est un même corps avec elle? Car ceux qui étaient deux ne seront plus qu'une même chair, dit l'Ecriture. Mais celui qui demeure attaché au Seigneur est un même esprit avec lui. Fuyez la fornication. Quelque autre péché que l'homme commette, il est hors du corps; mais celui qui commet une fornication pèche contre son propre corps, etc. »

Saint Paul parlait contre l'amour déréglé des plaisirs, et après avoir dit : « Les viandes sont pour le ventre, le ventre est pour les viandes, et un jour Dieu détruira l'un et l'autre, »  son

sujet le conduit naturellement à parler de la fornication; car la bonne chère est la source de l'impureté. L'excès du vin et des viandes échauffe le sang et révolte la nature. Les vices se suivent et se succèdent d'après l'harmonie qui existe entre les membres du corps. Tous les péchés donc, tels que le larcin, l'homicide, le vol, le parjure et les autres crimes de cette nature, laissent toujours après eux un fond d'amertume; et l'avantage qu'on espère en retirer n'est pas capable d'étouffer les remords de la conscience.

L'impureté seule nous tourmente sans cesse. Au moment même où nous regrettons de nous y être abandonnés, nous éprouvons encore les révoltes de la chair, de manière que le désir de notre conversion est souvent pour nous une occasion de chute et de péché.

Voici encore un autre sens qu'on peut donner à ces paroles de l'apôtre saint Paul: « Quelque autre péché que l'homme commette, il est hors du corps. » Tout le mal que nous faisons n'est préjudiciable qu'au prochain; il n'y a que la fornication seule qui corrompt le corps de celui qui la commet. Un impudique pèche contre son propre corps, en profanant le temple de Jésus-Christ, et le faisant devenir le corps d'une prostituée; et lorsqu'il se joint à elle il devient avec elle une même chair, selon cette parole du Seigneur: « C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et demeurera avec sa femme, et ils ne seront tous deux qu'une seule chair. »

Ajoutons une troisième explication d'après les auteurs grecs sur ce passage de saint Paul. Il y a bien de la différence entre pécher par le corps et pécher dans le corps. Le larcin, l'homicide et tous les autres péchés sont extérieurs et hors de nous. La fornication seule nous corrompt personnellement; nous la commettons dans notre propre corps contre nous-mêmes, et non point par le corps contre les autres; car la préposition par signifie l'instrument avec lequel on fait quelque chose, et la préposition dans marque le sujet sur lequel on agit et qui est le terme de l'action. Quelques auteurs expliquent autrement ce passage, en disant que, selon l'Ecriture sainte, le corps est la femme de l'homme, et que celui qui commet la fornication pèche contre son corps, c'est-à-dire contre sa femme, parce qu'il la corrompt par son (509) impureté , et qu'il l'engage malgré elle dans le crime en la joignant à une prostituée.

La troisième et dernière difficulté que vous me proposez est sur ces paroles de la même épître aux Corinthiens : « Jésus-Christ doit régner jusqu'à ce que le Père ait mis tous les hommes sous ses pieds. Car l'Écriture dit que Dieu lui a mis tout sous les pieds et lui a tout assujetti. Or la mort sera le dernier ennemi détruit. Quand l'Écriture dit que tout lui est assujetti, il est indubitable qu'il en faut excepter celui qui lui a assujetti toutes choses. Lors donc que toutes choses auront été assujetties au Fils, alors le Fils sera lui-même assujetti à celui qui lui aura assujetti toutes choses, afin que Dieu soit tout en tous. »

Je suis surpris que vous me demandiez la solution de cette difficulté, puisqu'elle se trouve fort au long dans le onzième livre de l'ouvrage de saint Hilaire de Poitiers contre les Ariens. Il faut pourtant en parler. Ce qui choque dans ce passage, c'est que saint Paul dit que le Fils de Dieu sera assujetti à son Père. Mais est-il plus humiliant pour lui d'être assujetti à son Père (ce qui souvent est une marque de tendresse, selon cette parole du prophète-roi : « Mon âme ne sera-t-elle pas soumise à Dieu» ) que d'être crucifié comme un homme maudit de Dieu, suivant ce que dit l'Écriture : « Maudit celui qui est pendu au bois? »

Jésus-Christ donc pour nous sauver de la malédiction, l'ayant acceptée lui-même, doit-on s'étonner qu'il s'assujettisse à son Père afin de nous y assujettir avec lui, comme dit l'Évangile : « Personne ne vient à mon Père que par moi; » Quand j'aurai été élevé de terre, j'attirerai tout à moi? » Le Fils de Dieu est assujetti à son Père en la personne de tous les fidèles; car tous ceux qui croient en lui, ou plutôt tous les hommes sont les membres de son corps. Mais il ne lui est pas assujetti en la personne des infidèles; c'est-à-dire des Juifs, des païens et des hérétiques, parce que cette partie de son corps n'est point soumise à la foi.

Mais lorsqu'à la fin du monde tous les membres verront régner leur corps, c'est-à-dire Jésus-Christ, alors ils s'assujettiront à lui afin que tout le corps de Jésus-Christ soit assujetti à Dieu et au Père, et que Dieu soit tout en tous. Il ne dit pas que le Père soit tout en tous, mais que « Dieu soit tout en tous, »  ce qui convient à toute la Trinité, c'est-à-dire tant au Père qu'au Fils et au Saint-Esprit, en sorte que l'humanité soit assujettie à la divinité. Par le mot d'humanité, j'entends toute la nature humaine, et non pas cette douceur et cette affabilité que les Grecs expriment par le mot philanthropia.

Jésus-Christ, dans cette vie du temps, n'est pas tout en tous; il n'est qu'en partie dans chacun des saints. Par exemple, il est dans Salomon par la sagesse, dans David par la douceur, dans Job par la patience, dans Daniel par la connaissance de l'avenir, dans saint Pierre par la foi, dans Phinées et dans saint Paul par le zèle, dans saint Jean par la virginité, et ainsi des autres. Mais à la consommation des siècles, il sera tout en tous, c'est-à-dire que chaque saint possèdera toutes les vertus, et que Jésus-Christ sera dans chaque individu.

J'ai trouvé dans votre lettre cette petite note «Il faut lui demander (c'est de moi qu'on parle) si une femme qui a quitté son mari, parce qu'il avait commis un adultère et d'autres crimes abominables, et qui ensuite a été mariée à un autre malgré elle, peut, sans faire pénitence, avoir part à la communion de l'Église du vivant du premier mari qu'elle a abandonné. » En lisant ce billet je me suis souvenu de ce que dit le prophète-roi : « Ne souffrez point que mon coeur se laisse aller à des paroles de malice pour chercher des excuses à mes péchés. » Nous nous flattons toujours dans nos désordres et nous tâchons de justifier, par les prétendues nécessités de la nature, les péchés où nous porte notre corruption.

Un jeune homme dit : Je ne puis résister aux mouvements d'une chair rebelle qui me fait une guerre continuelle; l'ardeur de l'âge et la vivacité des passions m'assujettissent à l'amour des plaisirs; mon sexe même me fait sentir que je ne saurais m'en passer.

Un assassin dira: Je me voyais réduit à la dernière misère; je n'avais ni de quoi vivre ni de quoi me couvrir, et je me suis vu dans la nécessité d'ôter la vie à un autre pour m'empêcher de mourir moi-même de faim et de froid.

Répondez donc à cette femme qui veut bien me consulter sur son état, et parlez-lui non pas selon mon sentiment, mais selon la règle que saint Paul nous prescrit : « Ignorez-vous, mes frères, »  dit cet apôtre, « (je parle à ceux qui sont instruits de la loi) que la loi ne domine sur l'homme que pour autant de temps qu'elle est  (510) en vigueur? Ainsi, une femme mariée est liée par la loi du mariage à son mari tant qu'il est vivant; mais lorsqu'il est mort, elle est dégagée de la loi qui la liait à son mari. Si donc elle épouse un autre homme du vivant de son mari, elle sera considérée comme adultère. »  Et dans un autre endroit: «La femme est liée à la loi du mariage tant que son mari est vivant; mais si son mari meurt, elle est libre; qu'elle se marie à qui elle voudra, pourvu que ce soit selon le Seigneur. »  L'apôtre saint Paul , voulant donc prévenir tous les prétextes spécieux dont on a coutume de se servir pour justifier de pareils divorces, dit expressément qu'une femme est adultère si elle épouse un autre homme du vivant de son mari.

Qu'on ne dise point que son prétendu mari l'a enlevée par force; qu'elle a été obligée de se rendre aux sollicitations d'une mère, à l'autorité d'un père, aux conseils de tous ses parents qui l'ont forcée à prendre ce parti; qu'elle se voyait exposée aux mépris de ses esclaves, et qu'enfin elle avait le chagrin de voir dissiper son bien. Tout cela ne la justifie point ; car tant que son mari est vivant, fût-il un adultère, un homme coupable des plus grandes abominations, plongé dans toutes sortes de crimes et abandonné de sa femme à cause de son libertinage et de ses désordres, il est toujours son mari, et il ne lui est pas permis d'en épouser un autre.

Or, ce n'est point de lui-même que saint Paul parle de la sorte ; il ne l'ait que suivre les maximes de Jésus-Christ qui parle en lui, et qui dit dans l'Evangile : « Quiconque aura quitté sa femme, si ce n'est en cas d'adultère, la fait devenir adultère, et quiconque épouse celle que son mari aura quittée, commet un adultère. »  Remarquez ce que dit le Christ : « Quiconque épouse une femme que son mari aura quittée, commet un adultère. »  Soit qu'une femme ait quitté son mari, ou que son mari l'ait abandonnée, quiconque l'épouse commet un adultère.

Mais je ne comprends pas qu'on l'a mariée à un autre malgré elle. Est-ce que celui-ci l'a enlevée par force? Mais pourquoi ne l'a-t-elle pas abandonné depuis? Elle n'a qu'à consulter les livres de Moïse, et elle verra que dans l'ancienne loi on faisait mourir, comme coupable d'adultère, une fille qui, étant promise en mariage, s'était laissé déshonorer dans la ville sans crier; et qu'au contraire, si on l'avait prise par force dans les champs, on la regardait comme innocente et on ne punissait de mort que celui qui lui avait fait violence. Si donc cette femme, qui dit qu'on l'a mariée malgré elle à un autre, veut participer à la sainte table et ne point passer pour adultère, elle doit faire pénitence et rompre tout commerce avec son prétendu mari, qui est plutôt son adultère que son époux. Que si cette séparation lui parait dure et qu'elle ne puisse se résoudre à quitter un homme qu'elle aime et à renoncer pour l'amour de Jésus-Christ à des plaisirs criminels, qu'elle écoute ce que dit l'apôtre saint Paul dans son épître aux Corinthiens : « Vous ne pouvez pas boire le calice du Seigneur et le calice des démons; vous ne pouvez pas participer à la table du Seigneur et à la table des démons. » Et dans un autre endroit : « Quel commerce entre la lumière et les ténèbres? quel accord entre Jésus-Christ et Bélial? » On prendra peut-être pour une nouveauté ce que je vais dire; ce n'est pourtant point une opinion nouvelle, mais très ancienne, puisqu'elle est appuyée sur l'autorité de l'Ancien Testament ; c'est que si cette femme abandonne son second mari, il ne lui est pas permis de reprendre le premier; car il est écrit dans le Deutéronome : « Si un homme, ayant épousé une femme et vécu avec elle, en conçoit ensuite du dégoût à cause de quelque défaut honteux, il fera un écrit de divorce, et, l'ayant mis entre les mains de celte femme, il la renverra hors de sa maison. Que si en étant sortie et ayant épousé un second mari, celui-ci conçoit aussi de l'aversion pour elle et qu'il la renvoie encore de sa maison après lui avoir donné un écrit de divorce, ou s'il vient même à mourir, le premier mari ne pourra plus la reprendre pour sa femme, parce qu'elle a été souillée et qu'elle est devenue abominable devant le Seigneur. Ne souffrez pas qu'un tel péché se commette dans la terre dont le Seigneur votre Dieu vous a mis en possession. »

Je vous supplie donc de consoler la femme dont il est question, et de l'exhorter à rentrer dans les voies du salut. Quand une chair est gangrénée, on est obligé d'y appliquer le fer et le feu; et lorsqu'un médecin, par une intelligente cruauté, coupe les chairs pour les guérir et cause du mal pour faire du bien, ce n'est point à la médecine, c'est à la plaie qu'il faut s'en prendre.

.... Rose
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Troisième Demeure : J'évite tous les péchés.
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Date d'inscription : 07/02/2016

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