Interview avec Mgr Michel Schooyans sur les nouveaux Droits de l'Homme !
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Message  Octo Mer 28 Sep 2011 - 13:02

INTERVIEW AVEC MGR MICHEL SCHOOYANS SUR LES NOUVEAUX DROITS DE L'HOMME !


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Mgr Michel Schooyans, professeur émérite de l’université catholique de Louvain, est l’auteur d’ouvrages importants qui ont marqué l’époque, notamment dans tous les sujets qui touchent à la Vie. Son dernier livre, Les idoles de la modernité, qui présente une bonne synthèse de sa pensée, est l’occasion de l’interroger.

La Nef – Vous avez intitulé l’un de vos livres La dérive totalitaire du libéralisme : qu’entendez-vous par là ?

Mgr Michel Schooyans – Alors que nous avons assisté à l’échec du système soviétique de gouvernement, nous sommes témoins de l’émergence d’une tendance totalitaire issue de l’idéologie libérale. Quand nous examinons les deux idéologies – la communiste d’une part, la libérale d’autre part – nous constatons qu’à première vue il y a une grande différence entre les deux. En réalité, les deux idéologies ont une caractéristique commune : elles exaltent la lutte, la survivance du plus apte. Dans le système communiste, la lutte des classes consacre la victoire du plus fort. Mais quand nous regardons ce qui se passe dans l’idéologie libérale, nous rencontrons la même dynamique, celle de la concurrence effrénée et de la survivance. Le marché subsiste mais d’importants instruments qui devraient le réguler sont enrayés. Il n’est plus une réalité humaine avec ses échanges et ses lois. C’est un champ de bataille où s’opposent les forces des plus faibles et celles des plus puissants. Ceux qui ont le droit de survivre, ce sont ceux qui ont la capacité de consommer et de produire.

Vous avez dénoncé la nouvelle conception des droits de l’homme prônée par l’ONU : de quoi s’agit-il ?

Nous sommes entrés dans une nouvelle révolution culturelle. L’ONU est en train de mettre en place une conception nouvelle du droit. Les vérités fondatrices de l’ONU concernant la centralité de l’homme dans le monde, exposées dans la Déclaration de 1948, sont peu à peu désactivées. Selon la nouvelle conception onusienne du droit, aucune vérité sur l’homme ne s’impose à tous les hommes. Les droits de l’homme ne sont plus reconnus comme des vérités devant lesquelles on s’incline ; ils sont l’objet de procédures, de décisions consensuelles. Nous négocions et, au terme d’une procédure pragmatique, nous décidons, par exemple, que le respect de la vie s’impose dans tels cas mais pas dans d’autres, que l’euthanasie doit être libéralisée, que les unions homosexuelles ont les mêmes droits que la famille monogame et hétérosexuelle, etc. Ainsi naissent de soi-disant « nouveaux droits de l’homme », toujours renégociables au gré des intérêts changeants de ceux qui peuvent faire prévaloir leur volonté.

Pour acclimater ces « nouveaux droits » et surtout la conception du droit qui leur est sous-jacente, deux axes d’action doivent être privilégiés. Il faut d’abord affaiblir les nations souveraines, car elles sont normalement en première ligne lorsqu’il s’agit de protéger les droits inaliénables de leurs citoyens. Ensuite, dans les assemblées internationales, il faut obtenir le plus large consensus possible. Une fois acquis, le consensus peut être invoqué pour faire adopter des conventions internationales, des pactes ou des protocoles, qui acquièrent force de loi dans les États qui les ont ratifiés. Ainsi se constitue peu à peu un droit international purement positiviste et pyramidal, inspiré de Kelsen. À ce droit, et à lui seul, il appartiendra de valider les droits nationaux particuliers.

Que répondre à ceux qui croient encore au mythe de la surpopulation, prétexte facile pour imposer contraception et avortement ?

Ce qu’on ignore trop souvent, c’est que la grande cause de l’augmentation de la population, c’est l’accroissement de l’espérance de vie. Partout dans le monde, les hommes et les femmes vivent aujourd’hui plus longtemps qu’il y a 50 ou 100 ans. Les hommes qui aujourd’hui vivent jusqu’à 80 ans occupent la terre deux fois plus longtemps que ceux qui, jadis, pouvaient espérer vivre 40 ans.

Par ailleurs, en dépit de ce que l’on occulte généralement, on observe actuellement, partout dans le monde, une tendance à la baisse de la fécondité. Déjà en 1997, la Division de la Population de l’ONU a reconnu ce fait. Dans un bon tiers des 200 pays du monde, l’indice de fécondité est inférieur à 2,1 enfants par femme. Pour qu’une population se renouvelle, il faut en effet que chaque femme ait au moins 2,1 enfants. À terme, cette situation met en péril l’avenir de l’humanité.

Que pensez-vous de la notion de développement durable ?

Actuellement, c’est souvent au nom de la « surpopulation » qu’est invoquée la notion de développement durable pour prétendre que la terre est surpeuplée. Pour respecter le milieu ambiant, il faudrait définir certains quotas d’hommes admis à exister. On ne pourrait pas dépasser un certain nombre d’habitants sur la terre, parce que celle-ci ne serait pas capable de supporter une population mondiale arrivant à saturation. Or ce type de vision malthusienne est dépourvu de fondement scientifique. Personne n’est en mesure de fixer des limites à la créativité humaine. Les hommes ont une capacité d’invention indéfinie et indéfinissable, très palpable dans le domaine alimentaire. En matière d’énergie, on dit que le pétrole va s’épuiser ; cela est probable. Mais quand ? Observons que les hommes n’ont pas toujours connu le pétrole ni vécu avec lui, et qu’en second lieu, l’homme a prouvé qu’il était capable de découvrir et d’exploiter de nouvelles sources d’énergie.

En résumé, l’évolution de deux indicateurs démographiques majeurs, la fécondité et l’espérance de vie, confirme qu’il n’y a pas de danger d’« explosion » démographique. Ce qui, en revanche, justifie une vive préoccupation, c’est l’augmentation dans nos sociétés de la proportion des personnes âgées par rapport aux jeunes.

Finalement, le grand problème de l’Occident, n’est-il pas tout simplement le rejet de Dieu ?

L’indifférence face à la vérité est devenue une des caractéristiques des sociétés occidentales. « Toutes les vérités se valent » : c’est le « pluralisme » doctrinal qui va de pair avec l’agnosticisme de principe. Cette indifférence est aujourd’hui la faiblesse majeure de nos sociétés. Pour suppléer à cette faiblesse, on recourt à un expédient : la règle de la majorité. Ce qui ne devrait être qu’une règle de fonctionnement devient la référence ultime pour fonder les normes juridiques. On demande tout à la seule volonté de la majorité. Triomphe posthume de Rousseau et empire de la volonté générale, en un sens. Cette majorité est créditée de la capacité d’assurer aux lois une « sainteté » civile, en vertu de laquelle, pour être bon citoyen, il faut respecter inconditionnellement la loi, sauf à être accusé d’insociabilité et condamné comme tel. Il n’y a plus de place pour une instance supérieure qui puisse être invoquée pour contester la loi, quelle qu’elle soit. Le rapport devient ainsi aléatoire entre la loi positive et la requête de justice.

Ce rejet de Dieu est-il inhérent à la modernité ?

Beaucoup de nos contemporains croient que Dieu est un obstacle à leur bonheur. Dieu serait une entrave à la liberté humaine. Ces hommes refusent l’idée de dépendance ; ils rejettent a priori l’idée de création. Pour eux, être créé, c’est vivre dans la dépendance, et vivre dans la dépendance, c’est être esclave. À l’esclave, donc, de tuer le maître. Dans cette perspective, voir dans la création la première révélation est désormais dépourvu de sens. Voir dans l’être humain l’image de Dieu est tout autant dépourvu de sens. La seule loi qui doive être suivie, c’est celle de la nature entendue au sens purement matériel. Or cette nature-là est violente : elle sélectionne en éliminant les moins aptes. C’est à cette nature, exaltée dans la Charte de la Terre et célébrée sous le vocable de Gaïa, que les hommes doivent désormais se soumettre, car ils sont le produit d’une évolution purement matérielle, et ils retourneront à la terre dans une mort définitive. La culture de la mort a commencé lorsque les hommes ont décrété la mort du Père. Cela permet de comprendre que cette culture est une révolte contre Dieu et contre l’homme qui en est l’image.

Comment une démocratie pluraliste et laïque peut-elle « intégrer » Dieu ?

Commençons par lever la confusion, savamment entretenue, qui pèse sur les mots laïcisme et laïcité. Le laïcisme, c’est d’abord une doctrine intégralement rationaliste qui vise à détruire toute croyance religieuse. C’est aussi un ensemble de mouvements qui s’activent à généraliser ce rationalisme religieux. Par laïcité, on entend la distinction des deux sphères, politique et religieuse. Il y a longtemps que, dans nos sociétés occidentales, le pouvoir politique n’empiète pas sur le pouvoir religieux, ni vice-versa.

C’est sur fond de cette différence entre laïcisme et laïcité que surgit la question de la démocratie. Les grandes déclarations des droits de l’homme ont été proclamées par le pouvoir politique. Ces documents, dont plusieurs invoquent Dieu, sont fondateurs de la démocratie moderne, qui se définit essentiellement par la reconnaissance, par le corps social tout entier, du droit de tout homme à vivre, et à vivre dans la dignité. Or cette conception de la démocratie rejoint le fondement du christianisme : tous les êtres humains sont enfants du même Père, et par là même sont tous égaux en dignité. Sur cette base, un dialogue constructif peut s’ouvrir entre les différentes religions monothéistes et avec certains athées afin de combattre la barbarie. Quand est ébranlée la reconnaissance de cette dignité, on risque de retourner aux privilèges, aux injustices et aux cruautés des siècles de fer.

Propos recueillis par Christophe Geffroy

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Message  Admin Jeu 1 Fév 2018 - 14:45

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