«APRES AVOIR RAPPELE LA LOI, J'AI FAIT CHANTER L'ESPERANCE DU PARDON»
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«APRES AVOIR RAPPELE LA LOI, J'AI FAIT CHANTER L'ESPERANCE DU PARDON»

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«APRES AVOIR RAPPELE LA LOI, J'AI FAIT CHANTER L'ESPERANCE DU PARDON»

Message  Invité le Dim 8 Jan 2012 - 17:47

«APRES AVOIR RAPPELE LA LOI, J'AI FAIT CHANTER L'ESPERANCE DU PARDON»
(Maria Valtorta, tome 4, chapitre 95, pages 46/54)
Jésus dit:
«Depuis Janvier, depuis le moment où je t'ai fait voir le souper dans la maison de Simon le lépreux, toi et celui qui te guide, vous avez désiré connaître davantage Marie de Magdala et les paroles que je lui avais adressées. Sept mois après, je vous découvre ces pages du passé pour vous faire plaisir...

...et pour donner une règle de conduite à ceux qui doivent savoir se pencher sur ces âmes lépreuses et une voix qui s'adresse à ces malheureux qui étouffent dans leur tombeau de vice, pour qu'ils en sortent.


Dieu est bon. Avec tout le monde, Il est bon. Il ne se sert pas des mesures humaines. Il ne fait pas de différence entre péché et péché mortel.

Le péché, quel qu'il soit, l'afflige.
Le repentir le rend joyeux et prêt à pardonner.
La résistance à la Grâce le rend inexorablement sévère
car la Justice ne peut pardonner à l'impénitent qui meurt en cet état
malgré tous les secours qu'il a eus pour se convertir.

Mais, dans les conversions manquées, il y en a sinon la moitié, au moins quatre sur dix, qui ont pour cause première la négligence de ceux qui sont chargés des conversions, un zèle mal compris et menteur qui est un voile qu'ils mettent sur un réel égoïsme et sur leur orgueil qui leur permet de rester tranquilles dans leur propre asile, sans descendre dans la boue pour en arracher un coeur. "Moi, je suis pur, je suis digne de respect. Je ne vais pas là où il y a de la pourriture et où on peut me manquer de respect".

Mais celui qui parle ainsi n'a pas lu l'Evangile où il est dit que le Fils de Dieu alla convertir les publicains et les prostituées pas seulement les honnêtes gens de l'ancienne Loi ?
Mais ne pense-t-il pas celui-là que l'orgueil est une impureté de l'esprit, que le manque de charité est une impureté du cœur ? Tu seras vilipendé ? Moi, je l'ai été avant toi et plus que toi, et j'étais le Fils de Dieu. Tu devras mettre ton vêtement au contact de l'impureté ? Et Moi, ne l'ai-je pas touchée de mes mains, cette impureté, pour qu'elle se redresse et que je lui dise : "Marche sur ce nouveau chemin" ?


Ne vous souvenez-vous pas de ce que j'ai dit à vos premiers prédécesseurs ? "Dans n'importe quel cité ou village où vous entrerez, renseignez-vous s'il y a quelqu'un qui le mérite, et demeurez près de lui ".
Cela pour que le monde ne jase pas. Le monde est trop disposé à voir le mal en toutes choses. Mais j'ai ajouté : "En entrant ensuite dans les maisons -j'ai dit 'maisons' et non pas 'maison'- saluez en disant : 'Paix à cette maison'. Si la maison en est digne, la paix viendra sur elle, si elle ne l'est pas, la paix reviendra vers vous".


Cela pour vous enseigner que jusqu'à la preuve certaine de l'impénitence, vous devez avoir pour tous le même coeur. Et j'ai complété l'enseignement en disant : "Et si quelqu'un ne vous reçoit pas et n'écoute pas vos paroles, en sortant de ces maisons et de ces cités secouez la poussière qui est restée attachée à vos semelles".


La fornication, sur les bons que la Bonté aimée avec constance transforme pour ainsi dire en un bloc poli de cristal, n'est que de la poussière. Une poussière qu'il suffit de secouer ou de souffler sur elle pour qu'elle s'envole sans laisser de blessure.


Soyez vraiment bons, un seul bloc, avec la Bonté éternelle au centre, et aucune corruption ne pourra monter pour vous souiller au-dessus des semelles qui s'appuient sur le sol.
L'âme est tellement au-dessus ! L'âme de celui qui est bon et de qui n'est qu'une chose avec Dieu. L'âme est au Ciel. Là n'arrive pas la poussière et la boue, même si elle est lancée avec rancoeur contre l'esprit de l'apôtre.
Elle peut atteindre la chair, vous blesser matériellement et moralement en vous persécutant parce que le Mal hait le bien, ou en vous offensant.


Et qu'est-ce que cela fait ? N'ai-je pas été offensé, Moi? N'ai-je pas été blessé ? Mais est-ce que ces coups et ces paroles obscènes ont fait impression sur mon Esprit ? L'ont-ils troublé ? Non. Comme un crachat sur un miroir et comme un caillou lancé contre la pulpe juteuse d'un fruit, ils ont glissé sans pénétrer ou bien ils ont pénétré, mais seulement en surface, sans blesser le germe renfermé dans le noyau, en favorisant; au contraire, la germination car il est plus facile pour le germe de sortir d'une masse entrouverte que de celle qui est entière. C'est en mourant que le grain germe et que l'apôtre devient fécond. En mourant matériellement parfois, en mourant presque journellement au sens métaphorique parce que le moi humain n'en est que brisé.


Et ce n'est pas la mort : c'est la Vie.
C'est le triomphe de l'esprit sur ce qui n'est qu'humain.
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Elle est venue à Moi par un caprice d'oisive qui ne sait comment occuper ses heures ....

Message  Invité le Dim 8 Jan 2012 - 18:25

Jésus continue :
Elle est venue à Moi par un caprice d'oisive qui ne sait comment occuper ses heures de loisir.


A ses oreilles assourdies par les adulations mensongères de ceux qui la berçaient par des hymnes à la sensualité pour l'avoir comme esclave, à ses oreilles a résonné la voix limpide et sévère de la Vérité.
De la Vérité qui n'a pas peur qu'on la méprise et qu'on la méconnaisse et qui parle en regardant Dieu.
Et comme un carillon un jour de fête, toutes les voix se sont fondues dans la parole. Les voix habituées à résonner dans les cieux, dans le libre azur de l'air, en se propageant par les vallées et les collines, les plaines et les lacs pour rappeler les gloires du Seigneur et ses festivités.


Ne vous rappelez-vous pas le carillon de fête qui, en temps de paix, rendait si gai le jour dédié au Seigneur ? La grosse cloche donnait, avec son battant, le premier son, au nom de la Loi divine.
Elle disait: "Je parle au nom de Dieu, Juge et Roi".
Mais ensuite les plus petites arpégeaient : "Qui est bon, miséricordieux et patient" jusqu'à ce que la cloche la plus argentine disait d'une voix angélique : "Sa charité pousse au pardon et à la compassion pour vous enseigner que le pardon est plus utile que la rancoeur et la compassion que l'inexorabilité.
Venez à Celui qui pardonne, ayez foi en Celui qui compatit".

Moi aussi, après avoir rappelé la Loi, piétinée par la pécheresse, j'ai fait chanter l'espérance du pardon. Comme une bande soyeuse de vert et d'azur, je l'ai secouée parmi les teintes noires pour y mettre ses paroles réconfortantes,

Le pardon ! La rosée sur la brûlure du coupable. La rosée ce n'est pas comme la grêle qui frappe comme une flèche, blesse, rebondit et s'en va sans pénétrer, en tuant les fleurs. La rosée descend si légère que même la fleur la plus délicate ne la sent pas se poser sur ses pétales de soie.

Mais ensuite, elle en boit la fraîcheur et se restaure. Elle se pose près des racines, sur la glèbe brûlée et la pénètre... C'est une moiteur de larmes, les pleurs des étoiles, les pleurs aimants d'une nourrice sur ses enfants qui ont soif, et qui descend, en les restaurant en même temps que le lait doux et nourrissant. Oh ! le mystère des éléments qui agissent même quand l'homme repose ou pèche !

Le pardon est comme cette rosée. Il amène avec lui non seulement la netteté, mais les sucs vitaux qu'il prend non aux éléments mais aux foyers divins.
Puis, après la promesse du pardon, voici la Sagesse qui parle et qui dit ce qui est licite et ce qui ne l'est pas, et rappelle et secoue. Pas par dureté mais par souci maternel de sauver.
Que de fois votre silex ne se rend-il pas plus impénétrable et plus tranchant envers la Charité qui sur vous se penche !...
Que de fois vous vous enfuyez alors qu'Elle vous parle !...
Que de fois vous vous moquez d'Elle !
Que de fois vous la haïssez !...
Si la Charité en usait avec vous comme vous le faites avec Elle, malheur à vos âmes !

Au contraire, vous le voyez ! Elle est l'Infatigable Marcheuse
qui va à votre recherche.
Elle va vous rejoindre même si vous vous enfouissez
dans de dégoûtantes tanières.

Pourquoi ai-je voulu aller dans cette maison ? Pourquoi n'y ai-je pas opéré le miracle ?
C'est pour enseigner aux apôtres comment ils doivent agir, en défiant les préventions et les critiques pour accomplir un devoir si élevé qu'il échappe à ces choses du monde.
Pourquoi ai-je dit à Judas ces paroles ? Les apôtres s'en tenaient beaucoup à leur tempérament d'hommes.

Tous les chrétiens en sont là, même les saints de la terre, à un moindre degré. Quelque chose en survit, même chez ceux qui sont parfaits. Mais les apôtres n'en étaient pas encore là. Leur pensée était pénétrée d'humain. Je les élevais, mais le poids de leur humanité les ramenait en bas. Pour les faire monter toujours plus, je devais mettre sur le chemin de la montée des choses capables d'arrêter leur descente de façon qu'ils s'arrêtent contre elles à réfléchir et prendre du repos pour ensuite monter plus haut que la fois précédente, des choses qui fussent d'un niveau capable de les persuader que Moi j'étais un Dieu.

Pour cela des introspections d'âmes, pour cela la victoire sur les éléments, pour cela des miracles, pour cela la transfiguration, la résurrection et des ubiquités.


Je me trouvai sur le chemin d'Emmaüs alors que j'étais au cénacle et l'heure des deux présences, confrontée entre les apôtres et les disciples, fut une des raisons qui les secoua le plus en les arrachant à leurs biens et en les lançant sur la voie du Christ.


Plus que pour Judas, membre qui couvait déjà en lui la mort, je parlais pour les onze autres.
Je devais nécessairement faire briller à leurs yeux que j'étais Dieu, non par orgueil mais parce que c'était nécessaire pour leur formation. J'étais Dieu et Maître.
Ces mots indiquaient qui j'étais. Je me suis révélé par une puissance qui dépassait l'humain et j'enseignais une perfection : de ne pas avoir des conversations mauvaises même en notre intérieur. Parce que Dieu voit et Dieu doit voir un intérieur pur pour pouvoir y descendre et y faire sa demeure.


Pourquoi n'ai-je pas opéré le miracle en cette maison?

Pour faire comprendre à tous que la présence de Dieu exige une ambiance pure, par respect pour la grandeur de sa majesté.


Pour parler sans remuer les lèvres, mais avec une parole plus pénétrante, à l'esprit de la pécheresse et lui dire: "Le vois-tu, malheureuse? Tu es tellement souillée que tout, autour de toi en est souillé, tellement souillé que Dieu ne peut y agir. Toi, tu es plus souillée que celui-ci parce que tu renouvelles la faute d'Eve et que tu offres le fruit aux Adams, en les tentant et en les enlevant à leur Devoir. Toi, ministre de Satan".

Pourquoi, cependant, je ne veux pas qu'elle soit appelée "satan" par la mère angoissée ? Parce qu'aucune raison ne justifie l'insulte et la haine.
La première nécessité qui s'impose et la première condition pour avoir Dieu avec nous, c'est de n'avoir pas de rancoeur et de savoir pardonner.
La deuxième nécessité, c'est de savoir reconnaître qu'en nous aussi et en ce qui est nôtre il y a de la culpabilité. Ne pas voir seulement les fautes d'autrui.
La troisième nécessité, c'est de savoir se conserver reconnaissants et fidèles après avoir eu la grâce, par justice envers l'Eternel.
Malheureux ceux qui, après avoir obtenu la grâce, sont pires que des chiens et ne se souviennent pas de leur Bienfaiteur, alors que le chien s'en souvient !
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Je n'ai pas dit une parole à Marie-Madeleine. Comme si elle avait été une statue, ...

Message  Invité le Dim 8 Jan 2012 - 19:06

Jésus continue :

Je n'ai pas dit une parole à Marie-Madeleine. Comme si elle avait été une statue, je l'ai regardée un instant, et puis je l'ai laissée.


Je suis revenu aux "vivants" que je voulais sauver.
Elle, matière morte comme et davantage qu'une statue de marbre, je l' ai enveloppée d'une négligence apparente. Mais je n'ai pas dit une parole ni fait un acte qui n'eût pas pour principal but sa pauvre âme que je voulais racheter.

Et ma dernière parole : "Moi, je n'insulte pas. N'insulte pas. Prie pour les pécheurs. Rien d'autre." comme une guirlande de fleurs que l'on forme, elle est allée se souder à la première que j'avais dite sur la montagne : "Le pardon est plus utile que la rancoeur, et la compassion plus que l'inexorabilité".

Et elles l'ont enfermée, la pauvre malheureuse, dans un cercle velouté, frais, parfumé de bonté, en lui faisant sentir combien l'amoureux service de Dieu est différent de l'esclavage féroce de Satan, combien est suave le parfum céleste en comparaison de la puanteur de la faute et combien il est reposant d'être aimé saintement plutôt que d'être possédé sataniquement.


Voyez comme le Seigneur est modéré dans ses volontés. Il n'exige pas des conversions foudroyantes. Il ne prétend pas à l'absolu d'un coeur. Il sait attendre. Il sait se contenter. Et pendant qu'Il attend que celle qui est perdue retrouve le chemin, que la folle retrouve la raison, Il se contente de ce que peut Lui donner la mère bouleversée.


Je lui demande seulement: "Peux-tu pardonner ?"
Combien d'autres choses j'aurais eu à lui demander, pour la rendre digne du miracle si j'avais jugé comme les hommes !
Mais je mesure divinement vos forces. Pour cette pauvre mère bouleversée, c'était déjà beaucoup d'arriver à pardonner, et je ne lui demande que cela à cette heure.
Après, lui ayant rendu son fils, je lui dis : "Sois sainte et rends sainte ta maison".
Mais pendant qu'elle est bouleversée, je ne lui demande que le pardon pour la coupable. On ne doit pas tout exiger de celui qui peu avant était dans le néant des ténèbres.
Cette mère serait ensuite venue à la lumière totale et, avec elle, l'épouse et les enfants. Sur le moment, à ses yeux aveuglés par les larmes, il fallait faire arriver le crépuscule de la Lumière : le pardon, l'aube du jour de Dieu.


De ceux qui étaient présents -je ne compte pas Judas, je parle des gens accueillis à cet endroit, pas de mes disciples- un seul ne serait pas venu à la Lumière.
Ces défaites accompagnent les victoires de l'apostolat. Il y a toujours quelqu'un pour qui l'apôtre se fatigue vainement. Mais elles ne doivent pas, ces défaites, faire perdre courage.

L'apôtre ne doit pas prétendre tout obtenir. Contre lui existent des forces adverses qui portent une foule de noms et qui, comme les tentacules des pieuvres, ressaisissent la proie qu'il leur avait arrachée. Le mérite de l'apôtre reste le même.


Malheureux l'apôtre qui dit : "Je sais que là je ne pourrai convertir, et donc je n'y vais pas". Celui-là est un apôtre sans valeur.
Il faut y aller même s'il n’y en a qu'un sur mille qui se sauvera.
La journée de l'apôtre sera fructueuse pour ce seul homme, comme elle le serait pour mille. Car il aura fait tout ce qu'il pouvait, et c'est cela que Dieu récompense. Il faut aussi penser que là où l'apôtre ne peut faire de conversions parce que celui qu'on doit convertir est trop accaparé par Satan et que les forces de l'apôtre sont insuffisantes pour l'effort demandé, Dieu peut intervenir. Et alors ? Qui est plus que Dieu ?

Autre chose que doit absolument pratiquer l'apôtre, c'est 'amour. L'amour manifeste.
Pas seulement l'amour secret des coeurs fidèles. Cela suffit pour les frères qui sont bons. Mais l'apôtre est un ouvrier de Dieu, et il ne doit pas se borner à prier : il doit agir. Qu'il agisse avec amour, un grand amour. La rigueur paralyse le travail de l'apôtre et le mouvement des âmes vers la Lumière. Pas de rigueur, mais de l'amour.
L'amour c'est le vêtement d'amiante que les flammes des mauvaises passions ne peuvent attaquer. L'amour vous sature d'essences préservatrices qui empêchent la pourriture humano-satanique de pénétrer en vous. Pour conquérir une âme, il faut savoir l'aimer. Pour conquérir une âme, il faut l'amener à aimer. Aimer le Bien en repoussant tous ses pauvres amours de péché.

J'ai voulu l'âme de Marie. Et comme pour toi, petit Jean, je ne me suis pas borné à parler de ma chaire de Maître. Je suis descendu la chercher sur les chemins du péché. Je l'ai poursuivie et persécutée de mon amour. Douce persécution ! Je suis entré, Moi la Pureté, où elle était, elle l'Impureté.

Je n'ai pas redouté le scandale, ni pour Moi ni pour les autres. Le scandale ne pouvait entrer en Moi parce que j'étais la Miséricorde, celle-ci pleure sur les fautes mais ne s'en scandalise pas.
Malheureux le pasteur qui se scandalise et qui se retranche derrière ce paravent pour abandonner une âme !

Ne savez-Vous pas que les âmes se relèvent plus facilement que les corps et que la parole de pitié et d'amour qui dit : "Ma soeur, relève-toi, pour ton bien" opère souvent le miracle ?

Je ne craignais pas le scandale d'autrui. Aux yeux de Dieu, mon action était justifiée. Aux yeux des bons, elle était comprise.

L'oeil malveillant en qui fermente la malice qui se dégage d'un intérieur corrompu, n'a aucune valeur. Il trouve des fautes même en Dieu. Il ne voit de parfait que lui-même. Je ne m'en souciais donc pas.

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Voici les trois conditions du salut d'une âme :

Message  Invité le Dim 8 Jan 2012 - 19:27

Jésus termine :

Voici les trois conditions du salut d'une âme :

Etre d'une grande intégrité pour pouvoir parler sans crainte d'être réduit au silence.
Parler à toute une foule, de façon que notre parole apostolique qui s'adresse à elle qui se groupe autour de la barque mystique aille, par des ondulations qui s'étendent, toujours plus loin, jusqu'à la rive boueuse où sont couchés ceux qui stagnent dans la boue et ne se soucient pas de connaître la Vérité.


C'est le premier travail à faire pour briser la croûte de la glèbe dure et la préparer aux semailles.
C'est le travail le plus sévère, pour celui qui l'accomplit et pour celui qui le supporte parce que la parole doit, comme le soc tranchant, blesser pour ouvrir.
Et en vérité je vous dis que le coeur de l'apôtre qui est bon se blesse et saigne par la souffrance de devoir blesser pour ouvrir.
Mais cette douleur aussi est féconde. C'est par le sang et les pleurs de l'apôtre que devient fertile la glèbe inculte.

Seconde qualité :
Travailler même là où quelqu'un, qui comprendrait mal sa mission, s'enfuirait. Se briser en s'efforçant d'arracher l'ivraie, le chiendent et les épines pour mettre à nu le terrain labouré et faire briller sur lui, comme un soleil, la puissance de Dieu et sa bonté, et en même temps en qualité de juge et de médecin être sévère et pourtant plein de pitié, s'arrêtant pour attendre, pour donner le temps aux âmes de surmonter la crise, de réfléchir, de décider.

Troisième point :
Dès que l'âme qui dans le silence s'est repentie, en pleurant et en méditant ses erreurs, ose venir timidement vers l'apôtre, craignant d'être chassée, que l'apôtre ait un coeur plus grand que la mer, plus doux qu'un coeur de maman, plus énamouré qu'un coeur d'époux et qui l'ouvre tout grand pour en faire couler des flots de tendresse.

Si vous avez Dieu en vous, Dieu qui est Charité, vous trouverez facilement les paroles de charité qu'il faut dire aux âmes. Dieu parlera en vous et par vous et comme le miel qui coule d'un rayon, comme le baume qui coule d'une ampoule, l'amour ira sur les lèvres brûlées et dégoûtées, ira aux esprits blessés et sera soulagement et remède.

Faites que les pécheurs vous aiment, vous, docteurs des âmes. Faites qu'elles goûtent la saveur de la Charité céleste et en deviennent anxieuses de ne plus chercher d'autre nourriture. Faites qu'elles éprouvent en votre douceur un tel soulagement qu'elles le cherchent pour toutes leurs blessures.


Il faut que votre charité écarte d'eux toute crainte parce que, comme le dit l'épître que tu as lue aujourd'hui :

"La crainte suppose le châtiment.
Celui qui craint n'est pas parfait en charité".


Mais ne l'est pas non plus celui qui fait craindre.
Ne dites pas : "Qu'as-tu fait ?" Ne dites pas : "Va-t-en". Ne dites pas : "Tu ne peux pas goûter l'amour bon".
Mais dites, dites en mon nom : " Aime et je te pardonne".
Mais dites : "Viens, les bras de Jésus sont ouverts".
Mais dites : "Goûte ce Pain angélique et cette Parole et oublie la poix d'enfer et le mépris de Satan".
Faites-vous bêtes de somme pour les faiblesses d'autrui.
L'apôtre doit porter son fardeau et celui d'autrui en même temps que ses croix et celles d'autrui.
Et, quand vous venez à Moi chargés des brebis blessées, rassurez-les, ces brebis errantes, et dites : "Tout est oublié à partir de maintenant"; dites : "N'aie pas peur du Sauveur. Il est venu du Ciel pour toi, exprès pour toi.
Je ne suis que le pont pour te conduire à Lui qui t'attend, outre le canal de l'absolution pénitentielle, pour t'amener à ses pâturages saints, dont le commencement est ici sur la terre, mais continuent ensuite, dans une Beauté éternelle qui nourrit et charme, dans les Cieux".


Voilà le commentaire.
Il vous concerne peu, vous brebis fidèles au Bon Pasteur.
Mais pour toi, petite épouse, il sera un accroissement de confiance, pour le Père il sera encore plus de lumière dans sa lumière de juge, pour beaucoup il sera non pas l'aiguillon qui pousse au Bien, mais il sera la rosée dont j'ai parlé, qui pénètre et nourrit et qui fait se redresser les fleurs flétries.


Levez la tête.
Le Ciel est là-haut. Va en paix, Maria.
Le Seigneur est avec toi.»
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Une précision pour une bonne compréhension ...

Message  Invité le Lun 9 Jan 2012 - 10:14

Ci-dessus, dans la réponse intitulée "Je n'ai pas dit une parole à Marie-Madeleine...", Jésus parle d'une mère bouleversée à laquelle il demande " Peux-tu pardonner ?"

Pour bien comprendre ce passage, il faut se reporter au chapitre 43.
Jésus et ses apôtres entre dans la ville de Magdala et entendent des cris déchirants sortant d'une riche demeure.
Cette demeure est celle de Marie de Magdala qui "recevait" un homme, un juif, qui venait de recevoir un coup de poignard au coeur, donné par un Romain jaloux.
Cet homme, mourant, est le fils de la mère bouleversée et Jésus lui demande: "Pourquoi ton fils était-il dans cette maison ?".
La femme Lui répond, en désignant Marie de Magdala : "Parce qu'elle l'a rendu fou."

Jésus a pitié de la douleur de la femme âgée, de l'épouse et des enfants. Il fait transporté le corps inerte dans la maison qui est la sienne et le délivre d'une mort certaine.

A la femme, Il dit "Montre la même miséricorde dont tu as profité. Ta maison est sanctifiée par le miracle qui est toujours une preuve de la présence de Dieu. C'est pour cela que je n'ai pu l'accomplir dans la maison du péché".
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