« CELA VAUT LA PEINE DE PERDRE UNE AMITIE POUR CONQUERIR UNE AME »
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« CELA VAUT LA PEINE DE PERDRE UNE AMITIE POUR CONQUERIR UNE AME »

Message  Invité le Lun 9 Jan 2012 - 14:32

« CELA VAUT LA PEINE DE PERDRE UNE AMITIE POUR CONQUERIR UNE AME »
(Maria Valtorta, tome 4, chapitre 100, pages 72/74)

[…]
Marie-Madeleine n’est plus revenue depuis trois jours. Marthe, sa sœur, ne sait plus quoi penser : « Elle nous a trompés ! Ou bien elle s’est sentie seule, peut-être tentée… ou il lui est arrivé malheur… » Et Marthe se glisse à genoux, en pleurant la tête appuyée sur l’avant bras qu’elle a mis sur un tas de sacs vides.

Jésus la regarde et dit lentement, avec assurance, dominateur :
« Ne pleure pas. Marie est venue à Moi il y a trois soirs. Elle m'a parfumé les pieds, elle a mis à mes pieds tous ses bijoux. Elle s'est consacrée ainsi, et pour toujours, en prenant place parmi mes disciples. Ne la dénigre pas en ton coeur. Elle t'a surpassée.»

«Mais où, où est alors ma sœur ?» crie Marthe en relevant son visage bouleversé. Pourquoi n'est-elle pas revenue à la maison ? Elle a peut-être été attaquée ? Elle a peut-être pris une barque et elle s'est noyée ? Peut-être un amant qu'elle a repoussé l'a enlevée ? Oh! Marie! Ma Marie! Je l'avais retrouvée et je l'ai tout de suite perdue !» Marthe est vraiment hors d'elle. Elle ne pense plus que ceux qui sont en bas peuvent l'entendre. Elle ne pense plus que Jésus peut lui dire où est sa soeur. Elle se désespère sans plus réfléchir à rien.
Jésus la prend par les poignets et la force à rester tranquille, à l'écouter, la dominant de sa haute taille et de son regard magnétique.

«Assez ! Je veux que tu aies foi en mes paroles. Je veux que tu sois généreuse. Tu as compris ?» il ne la laisse que quand Marthe s'est un peu calmée.
«Ta soeur est allée goûter sa joie, s'entourant d'une solitude sainte, parce qu'elle a en elle la pudeur super-sensible de ceux qui sont rachetés. Je te l'ai dit à l'avance. Elle ne peut supporter le regard doux, mais inquisiteur des parents sur son nouveau vêtement d'épouse de la Grâce. Et ce que je te dis est toujours vrai. Tu dois me croire.»

«Oui, Seigneur, oui. Mais ma Marie a été trop, trop au pouvoir du démon. Il l'a reprise tout d'un coup, il...»

«Il se venge sur toi de la proie qu'il a perdue pour toujours.
Dois-je donc voir que toi, la courageuse, tu deviens sa proie pour une frayeur folle et sans raison d'être ?
Dois-je voir qu'à cause d'elle qui maintenant croit en Moi, tu perds la belle foi que je t'ai toujours connue ?
Marthe! Regarde-moi bien.

Ecoute-moi. N'écoute pas Satan. Ne sais-tu pas que quand il est obligé d'abandonner sa proie par une victoire que Dieu remporte sur lui, il se met tout de suite à agir, cet inlassable bourreau des êtres, cet inlassable voleur des droits de Dieu, pour trouver d'autres proies ?
Ne sais-tu pas que ce sont les tortures d'une tierce personne, qui résiste aux assauts parce qu'elle est bonne et fidèle, qui affermissent la guérison d'un autre esprit ?
Ne sais-tu pas que rien n'est isolé de tout ce qui arrive et existe dans la création, mais que tout suit une loi éternelle de dépendances et de conséquences qui fait qu'une action de quelqu'un a des répercussions naturelles et surnaturelles très étendues ?

Tu pleures ici, toi tu connais ici le doute atroce et tu restes fidèle à ton Christ même à cette heure de ténèbres.
Là-bas, dans un endroit voisin que tu ne connais pas, Marie sent se dissoudre le dernier doute sur l'infinité du pardon qu'elle a obtenu. Ses pleurs se changent en sourire et ses ombres en lumière.

C'est ton tourment qui l'a conduite là où se trouve la paix, là où les âmes se régénèrent auprès de la Génératrice sans tache, auprès de celle qui est tellement Vie qu'elle a obtenu de donner au monde le Christ qui est la Vie.
Ta soeur est chez ma Mère.

Oh ! ce n'est pas la première qui rentre sa voile dans ce port paisible après que le doux rayon de la vivante Etoile Marie l'a appelée sur ce sein d'amour, par l'amour muet et actif de son Fils! Ta soeur est à Nazareth.»

«Mais comment y est-elle allée, ne connaissant pas ta Mère, ta maison ?.. Seule... Pendant la nuit... Ainsi... Sans moyens... Avec ce vêtement... Un si long chemin... Comment ?»

«Comment ? Comme l'hirondelle fatiguée va au nid natal traversant mers et montagnes, triomphant des tempêtes, des nuages et des vents contraires. Comme vont les hirondelles aux lieux de leur hivernage, par un instinct qui les guide, par une tiédeur qui les invite, par le soleil qui les appelle. Elle aussi est accourue vers le rayon qui l'appelle... vers la Mère universelle. Et nous la verrons revenir à l'aurore, heureuse... sortie pour toujours des ténèbres, avec une Mère à son côté, la mienne, et pour n'être jamais plus orpheline.
Peux-tu croire cela ?»

«Oui, mon Seigneur.»
Marthe est comme fascinée. En effet Jésus a été un dominateur. Grand, debout, et pourtant légèrement incliné au-dessus de Marthe à genoux, il a parlé lentement d’un ton pénétrant, comme pour passer dans la disciple bouleversée. Peu de fois je l’ai vu avec cette puissance pour persuader par sa parole quelqu’un qui l’écoute. Mais à la fin, quelle lumière, quel sourire sur son visage ! Marthe le reflète par un sourire et une lumière plus apaisée sur son propre visage.
« Et maintenant va te reposer, en paix. »
Et Marthe lui baise les mains et descend rassérénée…
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