Les tremblements de terre !
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Les tremblements de terre !

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Les tremblements de terre !

Message  Admin le Mer 31 Mar 2010 - 12:28

LES TREMBLEMENTS DE TERRE !


Les séismes ou tremblements de terre constituent un phénomène géologique qui, de tout temps, a terrorisé les populations qui vivent dans certaines zones du globe.

Origine des tremblements de terre ?

Lorsqu'un matériau rigide est soumis à des contraintes de cisaillement, il va d'abord se déformer de manière élastique, puis, lorsqu'il aura atteint sa limite d'élasticité, il va se rupturer, en dégageant de façon instantanée toute l'énergie qu'il a accumulé durant la déformation élastique. C'est ce qui se passe lorsque la lithosphère est soumise à des contraintes. Sous l'effet des contraintes causées le plus souvent par le mouvement des plaques tectoniques, la lithosphère accumule l'énergie. Lorsqu'en certains endroits, la limite d'élasticité est atteinte, il se produit une ou des ruptures qui se traduisent par des failles. L'énergie brusquement dégagée le long de ces failles causent des séismes (tremblements de terre). Si les contraintes se poursuivent dans cette même région, l'énergie va à nouveau s'accumuler et la rupture conséquente se fera dans les plans de faille déjà existants. A cause des forces de friction entre les deux parois d'une faille, les déplacements le long de cette faille ne se font pas de manière continue et uniforme, mais par coups successifs, dégageant à chaque fois un séisme. Dans une région donnée, des séismes se produiront à plusieurs reprises le long d'une même faille, puisque cette dernière constitue un plan de faiblesse dans la lithosphère. A noter que les séismes ne se produisent que dans du matériel rigide. Par conséquent, les séismes se produiront toujours dans la lithosphère, jamais dans l'asthénosphère qui est plastique.

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Lorsqu'un séisme est déclenché, un front d'ondes sismiques se propage dans la croûte terrestre. On nomme foyer le lieu dans le plan de faille où se produit réellement le séisme, alors que l'épicentre désigne le point à la surface terrestre à la verticale du foyer. On distingue deux grands types d'ondes émises par un séisme: les ondes de fond, celles qui se propagent à l'intérieur de la terre et qui comprennent les ondes S et les ondes P, et les ondes de surface, celles qui ne se propagent qu'en surface et qui comprennent les ondes de Love et de Rayleigh.

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Les ondes P sont des ondes de compression assimilables aux ondes sonores et qui se propagent dans tous les états de la matière. Les particules se déplacent selon un mouvement avant-arrière dans la direction de la propagation de l'onde. Les ondes S sont des ondes de cisaillement qui ne se propagent que dans les solides. Les particules oscillent dans un plan vertical, à angle droit par rapport à la direction de propagation de l'onde. Les ondes de Love ou ondes L sont des ondes de cisaillement, comme les ondes S, mais qui oscillent dans un plan horizontal. Elles impriment au sol un mouvement de vibration latéral. Les ondes de Rayleigh sont assimilables à une vague; les particules du sol se déplacent selon une ellipse, créant une véritable vague qui affecte le sol lors des grands tremblements de terre.

Mesure d'un tremblement de terre ?

Nous disposons de deux échelles pour évaluer les tremblements de terre: l'échelle de Mercalli et l'échelle de Richter. Aujourd'hui, nous n'utilisons que celle de Richter, mais les séismes du passé ne peuvent être évalués que selon celle de Mercalli.

L'échelle de Mercalli a été développée en 1902 et modifiée en 1931. Elle indique l'intensité d'un séisme sur une échelle de I à XII. Cette intensité est déterminée par deux choses: l'ampleur des dégâts causés par un séisme et la perception qu'a eu la population du séisme. Il s'agit d'une évaluation qui fait appel à une bonne dose de subjectivité. De plus, la perception de la population et l'ampleur des dégâts vont varier en fonction de la distance à l'épicentre. On a donc avec cette échelle, une échelle variable géographiquement. Mais, à l'époque, on ne possédait pas les moyens d'établir une échelle objective.

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L'échelle de Richter a été instaurée en 1935. Elle nous fournit ce qu'on appelle la magnitude d'un séisme, calculée à partir de la quantité d'énergie dégagée au foyer. Elle se mesure sur une échelle logarithmique ouverte; à ce jour, le plus fort séisme a atteint 9,5 sur l'échelle de Richter (Chili). Cette fois, il s'agit d'une valeur qu'on peut qualifier d'objective: il n'y a qu'une seule valeur pour un séisme donné. Aujourd'hui, on utilise un calcul modifié du calcul originel de Richter, en faisant intervenir la dimension du segment de faille le long duquel s'est produit le séisme.

Le graphique qui suit met en relation, la magnitude des séismes, sur échelle arithmétique, et l'énergie dégagée au foyer, sur échelle logarithmique; il présente aussi une comparaison entre quelques séismes les plus connus.

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Un des grands séismes du Québec est celui de la Malbaie, en 1925. On le place ici avec une magnitude de l'ordre de 7, au même niveau que celui de San Francisco en 1989, mais il faut voir qu'en 1925, l'échelle de Richter n'était pas connue et qu'on ne possédait pas les instruments pour enregistrer l'énergie dégagée au foyer. C'est uniquement par comparaison avec son intensité évaluée à 11 sur l'échelle de Mercalli qu'on suppose que sa magnitude était de cet ordre. Cette courbe nous montre, qu'avec une progression arithmétique de la magnitude, l'énergie dégagée au foyer croît de manière exponentielle. En clair cela signifie qu'un séisme de magnitude 8, comme celui de Mexico en 1985 n'est pas 25% plus fort qu'un séisme de magnitude 6 comme celui de Saguenay en 1988, mais 1000 fois plus fort.

Localisation d'un tremblement de terre à la surface de la planète ?

En moins d'une heure après un tremblement de terre, on nous annonce son épicentre. Comment arrive-t-on à localiser aussi rapidement et avec autant de précision un séisme?

Les ondes P se propagent plus rapidement que les ondes S; c'est cette propriété qui permet de localiser un séisme. Les ondes sismiques sont enregistrées en plusieurs endroits du globe par des appareils qu'on nomme sismographes. En gros, il s'agit d'un appareil capable de "sentir" les vibrations du roc; ces vibrations sont transmises à une aiguille qui les inscrit sur un cylindre qui tourne à une vitesse constante. On obtient un enregistrement du type de celui-ci :

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En un lieu donné, comme les ondes P arrivent en premier, il y aura sur l'enregistrement sismographique un décalage entre le début d'enregistrement des deux types d'ondes; ici par exemple, il y a un retard de 6 minutes des ondes S par rapport aux ondes P.

Les vitesses de propagation des deux types d'ondes dans la croûte terrestre ont été établies et on possède par conséquent des courbes étalonnées, comme celle-ci :

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Ce graphique nous dit, par exemple, que pour franchir une distance de 2000 kilomètres, l'onde P mettra 4,5 minutes, alors que l'onde S mettra 7,5 minutes pour parcourir la même distance; il y a un décalage de 3 minutes. Pour un séisme donné, il s'agit de trouver à quelle distance sur ce graphique correspond le décalage obtenu sur l'enregistrement sismographique; on obtient alors la distance entre le séisme et le point d'enregistrement. Dans notre exemple, la distance qui correspond à un décalage de 6 minutes est de 5000 km. Ceci ne nous donne cependant pas le lieu du séisme à la surface du globe. Pour connaître ce point, il nous faut au moins trois enregistrements.

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Dans cet exemple, considérons les enregistrements d'un séisme en trois points: Halifax, Vancouver et Miami. Les enregistrements indiquent que le séisme se situe dans un rayon de 560 km d'Halifax, un rayon de 3900 km de Vancouver et un rayon de 2500 km de Miami. On situe donc le séisme au point d'intersection des trois cercles, soit à La Malbaie. En pratique, on utilise évidemment plus que trois points.

Tsunami et raz de marée: catastrophe consécutive à un séisme

Le tsunami (nom tiré du japonais) engendre un phénomène particulièrement destructeur consécutif à un mouvement du fond sous-marin généré par un séisme, une éruption volcanique ou un glissement de terrain. Il est en quelque sorte sournois parce qu'il peut survenir plusieurs heures après l'événement. Ce schéma illustre la nature d'un tsunami engendré par un soulèvement du fond marin causé par un séisme.

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(A) Le soulèvement du fond marin engendre un gonflement de la masse d'eau. Ce gonflement donne lieu à une vague qui en surface de l'océan est à peine perceptible (de quelques centimètres à moins d'un mètre d'amplitude en général), mais qui s'enfle en eau peu profonde pour atteindre des amplitudes pouvant aller jusqu'à 30 m. La vitesse de propagation de ces vagues est de 500 à 800 km/heure en eau profonde (milliers de mètres), diminuant à quelques dizaines de km/heure en eau peu profonde (moins de 100 m). La périodicité des vagues est de l'ordre de 15 à 60 minutes. Ainsi, un tsunami initié par un mouvement du fond marin à la suite d'un séisme qui se sera produit à 1000 km des côtes viendra frapper ces dernières environ 2 heures plus tard. On peut aisément imaginer l'effet destructeur de telles vagues déferlantes sur les côtes habitées et les populations. Le phénomène de la vague déferlante qui balaie tout sur son passage est appelée raz de marée.

(B) À l'approche de la première vague de tsunami, il se produit d'abord un retrait de la mer (ce qui est de nature à attirer les curieux!).

(C) Vient ensuite la première vague.

(D) Celle-ci peut être suivie d'un second retrait, puis d'une autre vague, et ainsi de suite. On compte normalement quelques vagues seulement qui en général diminuent progressivement en amplitude.

Le 26 décembre 2004, l'île de Sumatra (Indonésie) a connu un des plus grands séismes jamais enregistrés (M = 9,0). Ce dernier a engendré un puissant tsunami qui s'est propagé dans tout le golfe du Bengale et dans l'océan indien, causant une destruction indescriptible.

Liens intéressants :

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] Pour en savoir plus sur le phénomène tsunami, visitez le site de l'ITIC (International Tsunami Information Center) de l'UNESCO. Je vous invite à y consulter en particulier le document [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] en français, qui présente un excellent résumé.

Les tremblements de terre et la tectonique des plaques

Les séisme n'ont pas une répartition aléatoire à la surface de la planète, mais sont répartis selon un patron bien défini. Cette répartition ordonnée vient appuyer la théorie de la tectonique des plaques, particulièrement, en ce qui concerne l'existence de zones de subduction. On retrouve les séismes surtout aux frontières des plaques lithosphériques. De plus, on distingue trois classes de séismes, en fonction de la profondeur où ils se produisent: les séismes superficiels qui se produisent en faible profondeur, soit dans les premières dizaines de kilomètres, et qui se retrouvent autant aux frontières divergentes, c'est à dire le long des dorsales médio-océaniques qu'aux frontières convergentes au voisinage des fosses océaniques; les séismes intermédiaires qui se produisent entre quelques dizaines et quelques centaines de kilomètres de profondeur et se concentrent uniquement au voisinage des limites convergentes; les séismes profonds qui se produisent à des profondeurs pouvant atteindre les 700 km, soit en pratique la base de l'asthénosphère, et qui se trouvent exclusivement au voisinage de limites convergentes.

A la convergence de plaques, les trois classes de séismes se distribuent selon un patron défini. Prenons comme exemple la zone de convergence Kouriles-Japon dans le nord-ouest du Pacifique.

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On y voit que les trois classes de séismes se répartissent selon des bandes parallèles aux fosses océaniques: d'est en ouest, séismes superficiels, séismes intermédiaires et séismes profonds. Pour comprendre cette répartition, faisons une coupe (A-B) à la hauteur des Kouriles.

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Cette coupe montre que la plaque du Pacifique, à droite, vient s'enfoncer sous la plaque eurasienne, à gauche, provoquant le volcanisme qui forme l'arc insulaire des Kouriles. Là où les deux plaques lithospériques rigides entrent en collision et se courbent, les fractures dans la lithosphère produisent des séismes de faible profondeur. L'enfoncement d'une plaque rigide dans l'asthénosphère plastique ne se fait pas sans ruptures et fractures dans cette plaque, ce qui déclenche des séismes intermédiaires et des séismes profonds. Puisque les séismes ne peuvent être initiés que dans du matériel rigide, cassant, on a ici une belle démonstration qu'il y a bel et bien enfoncement de plaque lithosphérique rigide dans l'asthénosphère, sinon il n'y aurait pas de séismes intermédiaires et profonds. C'est la raison pour laquelle les séismes intermédiaires et profonds sont confinés aux frontières convergentes. La répartition des foyers des trois classes de séismes dans cette plaque qui s'enfonce explique la répartition des épicentres en surface.

Voici une bonne illustration de ce qui vient d'être dit. Cette carte présente l'historique des séismes au El Salvador. Elle est tirée du site [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] qui donne beaucoup d'information sur ce séisme du 12 janvier 2001 et que vous êtes invités à visiter. Elle montre la répartition des séismes en fonction de leur profondeur

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Pouvez-vous identifier les plaques tectoniques impliquées (il y en a trois, délimitées par les traits jaunes)?

Cette autre carte, tirée du même site internet, présente l'historique des séismes dans le sud du Pérou. La région d'Arequipa, à quelques 750 km au sud-est de Lima, la capitale a connu, le 23 juin 2001, un séisme qui se classe parmi les plus grands (magnitude de 8,1 sur l'échelle de Richter). Sa localisation est indiquée par l'étoile.

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La carte présente les séismes en fonction de leur profondeur. Comme pour la carte précédente, pouvez-vous identifier les plaques tectoniques impliquées et le contexte tectonique? Pouvez-vous expliquer cette distribution des épicentres des séismes?

A la divergence de plaques, la lithosphère océanique dépasse rarement les 10-15 km, ce qui fait qu'il ne peut y avoir que des séismes superficiels. Les mouvements qui se produisent sous la lithosphère (convection) se font dans une asthénosphère plastique et par conséquent ne peuvent engendrer de ruptures.

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Même si la grande majorité des séismes se situe aux frontières de plaques, il n'en demeure pas moins qu'on connaît de l'activité sismique intraplaque, c'est à dire à l'intérieur même des plaques lithosphériques. Par exemple, les séismes associés aux volcans de points chauds sur les plaques océaniques sont communs (voir au point 1.3.2). Il y a aussi des séismes intraplaques continentales, plus difficile à expliquer. Un cas près de nous est la séismicité
de la région de Charlevoix, au Québec.

Liens intéressants :

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] Le tracé des 12 dernières heures du séismographe de l'Université Laval (Pavillon Pouliot).

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] Un site du Cegep de Jonquière, au Québec, très bien construit, traitant essentiellement des tremblements de terre.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] Le point de départ pour les "surfers" sur les séismes.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] Un site qui vous renseigne sur la séismicité à la grandeur de la Planète.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] Pour celui ou celle qui veut savoir comment on calcule la magnitude de Richter.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] Informations complètes sur le tremblement de terre de Kobe au Japon, le 17 janvier 1995.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] Un exellent point de départ pour comprendre le séisme d'Izmit en Turquie (17 août 1999, M=7.4).

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] L'Algérie a connu, le 21 mai 2003, un terrible séisme qui a fait plus de 2000 morts et des milliers de blessés et de sans-abri. Vous trouverez sur ce site, plusieurs excellentes photos qui illustrent bien l'ampleur de la destruction reliée à ce séisme.

Toute la côte nord de l'Algérie se situe dans une zone tectonique des plus propices aux tremblements de terre. On se souviendra du grand séisme dévastateur d'Al Asnam en 1980 qui a fait 3500 morts. La côte nord de l'Algérie est traversée par une limite de plaques lithosphériques continentales convergentes: la plaque eurasienne, au nord, chevauche la plaque africaine au sud. C'est dans cette faille de chevauchement que se déclenchent les séismes de la région.

Pour les détails, consultez [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] d'où est tirée la carte ci-dessous qui présente l'histoire sismique de la région depuis 1990. Vous remarquerez que tous les séismes (points orangés) sont superficiels, dans la zone entre 0 et 33 km de profondeur.

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SOURCE : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

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La prévision des séismes !

Message  Admin le Mer 31 Mar 2010 - 13:52

LA PRÉVISION DES SÉISMES !

La prévision des séismes
Pr Chems Eddine CHITOUR


Le séisme qui a frappé la Chine vient nous rappeler notre vulnérabiltié en ce jour anniversaire du séisme de Boumerdès le 21 mai 2003 . L’Algérie qui est sur une zone chaude est plus que jamais concernée par tout ce qui peut permettre de prévoir un séisme. Le «séisme» fait partie des risques naturels majeurs, tout comme les avalanches, les feux de forêt, les inondations, les cyclones, les tempêtes, les éruptions volcaniques et les glissements de terrain. Haroun Tazieff donne, du risque majeur, la définition suivante: «[...] C’est la menace sur l’homme et son environnement direct, sur ses installations, la menace dont la gravité est telle, que la société se trouve absolument dépassée par l’immensité du désastre». Contrairement aux autres cataclysmes, les tremblements de terre sont très difficiles à prévoir à court terme, non pas par manque de signes et d’instruments de mesure mais plutôt par la complexité et la multitude des données à prendre en compte. La sismologie en tant que science des ondes qui se propagent dans la terre, est née il y a un peu près d’un siècle; les premiers enregistrements datent de 1889. On peut situer l’émergence de la science en tant que telle, avec l’organisation afférente, aux Etats-Unis après le grand tremblement de terre de San Francisco en 1906. Jusqu’à présent, la science et le progrès technique ne nous permettent pas de prédire un séisme quelques jours ou quelques semaines à l’avance, ni l’endroit exact où un fort séisme se produira. Les spécialistes des séismes ne peuvent pas répondre précisément aux questions «où?» et «quand?». Que peut apporter la science? Que peut apporter l’interprétation des comportements des animaux?

Il se peut que ce soit un tsunami, provoqué par l’explosion d’un volcan, qui soit responsable de la disparition de la civilisation minoenne (le roi Minos, le Minotaure, Icare etc.,). Cette civilisation s’est développée en Crête de 2700 à 1200 avant J.C. en 1645 avant J.C. le Santorin, un volcan en éruption au large de la Crête (Grèce) a explosé. Il est probable que l’explosion a également provoqué un tsunami désastreux pour la population. Cela pourrait expliquer la légende de l’Atlantide. En 17, un séisme secoue la côte ouest de l’actuelle Turquie, en Lydie. Extrêmement violent, ce tremblement de terre aurait rasé une douzaine de villes, dont les célèbres Ephèse et Sardes, connues pour être deux des sept Eglises citées dans l’Apocalypse de Jean. Selon le témoignage de Pline l’Ancien, le séisme dépasse en violence tous ceux que l’homme garde alors en mémoire.

Les tremblements de terre dans l’histoire

On rapporte que Sétifis a été détruite par un tremblement de terre en 209. La crédulité des citoyens fut telle que l’Eglise «instrumentalisa» cela en attribuant ce phénomène à la colère de Dieu. Pour la rédemption de leurs péchés, ils se convertirent en masse. Le 1er novembre 1755, Lisbonne est presque entièrement détruite par trois secousses sismiques. Ce terrible événement inspirera Voltaire dans un des chapitres de Candide. L’auteur s’interrogera sur la bonté du Dieu créateur et l’existence du mal. Le 22 mai 1927, la terre tremble à Xining dans le centre-ouest de la Chine: environ 200.000 morts. C’est d’ailleurs dans une région assez proche que le séisme le plus meurtrier se produisit au seizième siècle, faisant 800.000 morts. Le 28 juillet 1976, à 3h45 du matin, un tremblement de terre d’une magnitude de 7,8 sur l’échelle de Richter rase la ville minière de Tangshan (Nord) Le nombre de victimes est estimé à plus de 250.000.

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Les tremblements de terre

Le 26 décembre 2004 un tremblement de terre d’une amplitude exceptionnelle de 9 sur l’échelle de Richter secoue les fonds marins au large de Sumatra. Comme tout séisme sous-marin de cette ampleur, il a entraîné la formation d’un tsunami d’une rare violence. Une fois formé, le tsunami s’est propagé à près de 800km/h, atteignant même les côtes de Somalie et du Kenya, situées à plus de 6000km de l’épicentre. Quelques heures plus tard, des vagues géantes, atteignant 10 mètres de haut, s’abattent sur l’Indonésie, la Thaïlande, le Sri Lanka, l’Inde et la Malaisie. Elles tuent plus de 220.000 personnes et font plus d’un million de réfugiés. Pour le séisme du 14 mai 2008, plus d’une semaine après la catastrophe, le bilan s’établit désormais à 40.075 morts confirmés et des dizaines de milliers de blessés. Longtemps, le bouche-à-oreille était le seul moyen d’avertir les populations de l’imminence d’un danger, qu’il s’agisse d’une pandémie, d’une inondation, d’une tempête, ou de l’invasion d’une armée ennemie. L’alerte donnée par les témoins oculaires se transmettait de village en village; les régions les plus éloignées du danger, disposant de plus de temps pour se préparer à l’affronter. Aujourd’hui, le principe n’a guère changé, même si la technologie a évolué.

Les méthodes scientifiques actuelles de prévision des séismes

Les systèmes d’alerte actuels reposent sur des instruments de mesure sophistiqués, utilisés en télédétection, en météorologie, en physique et en géophysique et sur les moyens de communication modernes. Cependant, la prédiction des risques naturels n’est pas encore une science exacte(1). Peu de temps avant une secousse, des indices se manifestent qui peuvent être enregistrés: diminution de la résistivité des roches; variation du champ magnétique local, lueurs étranges dans le ciel, parasites radioélectriques; augmentation de la circulation des eaux souterraines et augmentation de la radioactivité due au radon qu’elles transportent (la quantité de radon augmente dans les zones de contraintes); variation du niveau des puits et des sources; activité microsismique un peu plus importante que les vibrations habituelles (bruit de fond); - légères déformations de la surface du sol, mesurées par des inclinomètres; inquiétude des animaux peu avant la secousse.

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La prévision des séismes

La méthode de prévision des séismes VAN (du nom des trois géophysiciens grecs qui l’ont mise au point en 1984: Panayotis Varotsos, Kessar Alexopoulos et Kostas Nomicos) repose sur la mesure des impulsions électriques qui se propagent dans le sol. «Chaque séisme de magnitude supérieure à 3,5 serait précédé d’un signal électrosismique, et que tout signal électrosismique serait suivi par un tremblement de terre dont la magnitude et l’épicentre peuvent être prévus avec précision». En 1981, en Grèce, vingt et un des vingt-trois séismes de magnitude supérieure à 5 ont été prévus avec précision grâce à la méthode VAN. En revanche, le séisme du 13 septembre 1986 à Kalamata, de forte magnitude, n’a pas été prévu alors qu’il y avait quatre stations réceptrices. La méthode VAN est donc à parfaire. Actuellement, il n’existe pas de méthode fiable de prévision des séismes.

La prévision utilisant le «comportement animal» est relatée depuis longtemps. En 373 av. J.-C., Diodore remarque que «cinq jours avant un séisme au Japon, les souris, les belettes et les scolopendres quittèrent leur trou et errèrent en tous sens». Une attitude anormale des animaux fut signalée avant les tremblements de terre de San Francisco en 1906, de Tokyo en 1923 et du Frioul en 1976. Des études en laboratoire sur l’animal face aux séismes sont en cours.

Chez les Chinois, pourtant, depuis des siècles, les tremblements de terre sont pris en compte, et pas seulement avec l’aide des animaux, comme le démontrent les magnifiques séismographes de Chang Heng, qui datent de 132 après J.-C. seulement. Sismographes ou animaux? Les Chinois ont développé un réseau d’observation du comportement animal dans le but de prévoir les séismes. Mais les spécialistes sont très réservés, cette méthode ne semblant pas efficace. Jusqu’à la fin du Moyen Âge, les séismes n’étaient pas vraiment recensés et étudiés en Europe, sinon par des religieux qui les interprètent comme des signes divins Avant un séisme, les animaux adoptent des attitudes particulières telles que la fuite ou une nervosité sans raisons apparentes pour l’homme. Pourtant, c’est grâce à eux que des catastrophes humaines ont pu être évitées comme le 4 février 1975 dans la région du Liaoning au nord-est de la Chine. La population a été évacuée quelque temps à l’avance en s’alarmant du comportement suspect des animaux. Un séisme de magnitude 7,5 sur l’échelle de Richter s’est produit quelques heures après.

Le phénomène s’expliquerait par les sens plus développés chez les animaux que chez l’être humain. Par exemple, les chiens sont capables de repérer des émissions de gaz grâce à leur sens olfactif beaucoup plus fin. Certains encore peuvent ressentir le soulèvement du sol, d’autres sont plus sensibles aux pulsations électromagnétiques et aux changements des champs électriques terrestres. Ainsi, des serpents gelés lors de l’hiver alors qu’ils devraient être en hibernation ou des oiseaux qui abandonnent leur nid peuvent être des signes avant-coureurs d’un séisme. Cependant, chaque espèce réagit différemment et les chercheurs ont peu de connaissances sur le comportement animal pour en déduire les raisons.

Les prévisions des séismes par l’observation du comportement des animaux

S’agissant du dernier séisme, des centaines de milliers de batraciens ont fui la région peu avant le séisme. Certains habitants de Mianyang y ont vu le signe annonciateur d’un désastre imminent. Les experts sont beaucoup plus sceptiques. Quelques jours avant le séisme, les habitants de Mianyang, une ville proche de l’épicentre, ont vu des centaines de milliers de crapauds envahir brusquement les rues et prendre la fuite, rapportent des médias chinois, jeudi 15 mai. Quelques jours auparavant, un autre phénomène bizarre était apparu: dans la province d’Hubei, à Enshi, un lac s’était vidé par le fond, de manière toute aussi fugace, laissant entrevoir des mouvements tectoniques sous-jacents obligatoires. Deux événements qui auraient pu alerter les autorités.

Interrogé par l’agence officielle Chine nouvelle, un scientifique se montre cependant plus circonspect: ´´Il existe de multiples raisons pour expliquer une anomalie chez des animaux et dans les eaux souterraines. Dès dimanche, un journaliste d’un quotidien de la région de Mianyang avait interrogé les habitants de la ville sur cet étrange phénomène. Les ´´anciens´´ y voyaient le signe d’un désastre imminent. Certains jeunes préféraient en rire, racontant que les crapauds étaient sortis de leurs trous pour accueillir la flamme olympique...Zhang Xiaodong, directeur adjoint du Centre des réseaux sismologiques de Chine a déclaré que la recherche sur les tremblements de terre ferait une percée majeure si l’on pouvait établir un lien entre un phénomène naturel et l’imminence d’un séisme.´´ ´´La prévision des séismes reste une énigme pour le monde´´(2)

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L'observation des animaux

On a remarqué aux Etats-Unis que les pigeons ont du mal à voler dans les jours qui précédent un tremblement de terre. Or, on sait que les pigeons ont un lien avec le magnétisme terrestre, même si on a démontré qu’ils circulent aussi grâce à leur regard. Parfois ça marche, et parfois ça ne marche pas comme le précise le site de l’Eost de Strasbourg, l’Ecole des Sciences de la Terre.´´ Le gouvernement chinois lança à la fin des années 60 un programme de prédiction des séismes destructeurs affectant le pays. Pour cela, on décida d’impliquer la population en enseignant à plus de 100.000 Chinois des rudiments de sismologie. Les physiciens chinois se mirent à chercher tous les signes précurseurs ´´scientifiques´´ identifiés jusqu’alors mais aussi à surveiller d’autres signes comme le comportement des animaux ou la formation de bulles dans les puits, tous ces signes étant relevés par cette population formée. Ce n’est pas une méthode spécifique mais plutôt une utilisation d’un ensemble de méthodes. Cette méthode connut un succès retentissant avec la prédiction du séisme du 4 février 75 à Haicheng de magnitude 7.3, la seule prédiction réussie d’un séisme très destructeur, il est vrai précédé d’un grand nombre de signes précurseurs. Mais elle connut un échec non moins retentissant avec la prédiction ratée du séisme suivant à Tangshan en 76, de magnitude 7,8, le plus meurtrier depuis 400 ans, qui a fait environ 600.000 victimes´´.

Lors du tsunami qui avait ravagé le Sri Lanka et la Thaïlande, en décembre 2004, on avait retrouvé tous les éléphants vivants. ´´Les éléphants, dont on a signalé qu’ils étaient partis en courant vers l’intérieur des terres au Sri Lanka ou en Thaïlande ont des modes de communication infrasonores. Ils perçoivent dans l’infrason des signaux inaudibles pour l’homme et ont l’appareillage physiologique pour communiquer entre eux sur de très grandes distances, plusieurs dizaines de km´´, explique Hervé Fritz, chercheur en écologie au Cnrs. ´´Ils ont, par rapport à d’autres espèces, une meilleure faculté d’association et un grande capacité motrice´´. Dans l’Indiana, aux Etats-Unis, début avril 2008, un tremblement de magnitude 5,1 a clairement été perçu à l’avance par les animaux domestiques. Les chats et les oiseaux, dont un perroquet prénommé Sadie, devenu, depuis, vedette de la presse magazine.

De nos jours, aucune méthode n’est vraiment assez fiable pour pouvoir prédire un séisme. Les scientifiques n’ont, à ce jour, pas suffisamment de connaissances sur ces phénomènes naturels pour réussir à éviter des catastrophes humaines et, selon eux, tous les facteurs qui déclenchent une secousse sont si nombreux et complexes que toute prévision exacte paraît hors de portée des moyens humains. Sans compter qu’ils ne disposent pas encore de théorie valable pour analyser ces facteurs et les interpréter avec certitude. Cependant, ils n’écartent aucune hypothèse, c’est pour cela qu’ils étudient de très près les signes avant-coureurs d’un séisme: les animaux, le radon, les courants électriques...comme les signes anciens: le mouvement des plaques, le grossissement des failles...En attendant, pour éviter un maximum de dégâts autant humains que matériels, il est nécessaire de former les populations, de leur apprendre les consignes de sécurité et surtout de généraliser les constructions parasismiques.

Notes et références :

1.Mohamed Sihaddou: Peut-on prévoir les catastrophes naturelles? :

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2.Des centaines de milliers de crapauds avaient fui avant le séisme NouvelObs.com 19/05/2008

Pr Chems Eddine CHITOUR ,
Ecole Polytechnique

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Dernière édition par Admin le Mer 31 Mar 2010 - 14:52, édité 4 fois

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Peut-on prévoir les catastrophes naturelles ?

Message  Admin le Mer 31 Mar 2010 - 13:56

PEUT-ON PRÉVOIR LES CATASTROPHES NATURELLES ?


Du "bouche à oreille" aux satellites

Longtemps, « le bouche à oreille » était le seul moyen d'avertir les populations de l'imminence d'un danger, qu'il s'agisse d'une pandémie, d’une inondation, d'une tempête, ou de l’invasion d’une armée ennemie. L'alerte donnée par les témoins oculaires se transmettait de village en village ; les régions les plus éloignées du danger disposant de plus de temps pour se préparer à l'affronter. Aujourd'hui, le principe n'a guère changé, même si la technologie a évolué. Le signal part d'un point précis et se propage sur l'ensemble d'un espace donné. Les progrès accomplis en matière de télécommunications permettent de donner l'alerte depuis n'importe quel point du globe et d'être entendu dans le monde entier.

Les systèmes d'alerte actuels reposent sur des instruments de mesure sophistiqués utilisés en en télédétection, en météorologie, en physique et en géophysique et sur les moyens de communication modernes. Cependant, la prédiction des risques naturels n’est pas encore une science exacte. Les observations précises et les relevés systématiques des phénomènes naturels ne sont pas très anciens, puisque la collecte des données quantitatives remonte aux années 40 pour la météorologie, aux années 60 pour la sismologie, et encore plus récemment pour la vulcanologie. Quant aux techniques de la télédétection par satellite, elles ont 30 ans à peine.

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Télédétection par satellite

Excepté les attaques terroristes, les catastrophes technologiques ou industrielles sont généralement limitées dans le temps et dans l'espace. Ainsi, les centrales nucléaires et les usines à haut risque sont équipées de systèmes d'alerte intégrés conçus en fonction de tous les accidents probables et des scénarios possibles. Beaucoup plus dangereuses sont les catastrophes naturelles, car les forces qu'elles impliquent sont parmi les plus grandes de notre planète et leurs causes profondes, indépendantes de l'activité humaine directe, sont moins bien connues.

On entend par la notion d'alerte, la capacité à devancer un événement dans le temps, l'espace, ou les deux à la fois. On peut ainsi parfois prévoir l'évolution d'un phénomène à court, à moyen et à long terme et ses conséquences. Il arrive aussi que l'alerte soit donnée parce que l'on sait reconnaître les signes avant-coureurs d'un phénomène de grande envergure. Les prévisions météorologiques sur 24 et 48 heures, ou l'anticipation de la trajectoire d'un cyclone, illustrent bien l'efficacité des systèmes d'alerte anticipée. Par contre, il est très difficile de prévoir avec précision un tremblement de terre; les rares tentatives qui ont été faites en ce sens ont d'ailleurs souvent échoué.

En règle générale, la capacité à prévenir un événement exige que l’on dispose d'appareils de surveillance adéquats et opérationnels, que l'on ait une bonne idée des causes spécifiques du risque en question et que l'on dispose d'un ou de plusieurs modèles de simulation permettant de décrire le déroulement du phénomène dans l'espace et dans le temps pour que l'on puisse transmettre l'information avant le déclenchement du cataclysme.

Il arrive souvent que deux types de danger soient liés. Des conditions météorologiques extrêmes peuvent entraîner subitement des inondations brusques ou des glissements de terrains. Un tremblement de terre d’origine marine peut engendrer un tsunami. Des catastrophes principales peuvent être la cause d'explosions violentes ou d'une po1lution grave de l'atmosphère, du sol ou des rivières. Ce type de risques secondaires ne peut être prévenu que si les risques primaires sont parfaitement maîtrisés.

Les évènements météorologiques

Les moyens d'alerte anticipée en météorologie sont généralement fiables. Les spécialistes savent modéliser avec précision le comportement des masses d'air et disposent de données très complètes, relevées à diverses échelles, sur toute la surface du globe.
Les satellites météorologiques diffusent continuellement des données et des images sur la répartition des masses d’air au-dessus des continents et des océans. Nous disposons sur le globe d’un réseau dense de stations terrestres et marines qui recueillent en permanence les données sur tous les éléments météorologiques (température, humidité, orientation et vitesse des vents...) dans les basses couches de l'atmosphère.

Ces observations terrestres et spatiales relayées par un système de télécommunications efficace permettent de compiler les différentes prévisions locales en un système global capable de prédire les manifestations les plus extrêmes en temps utile pour que des mesures préventives soient prises. Les prévisions météorologiques permettent d'être informé à l'avance des fortes perturbations qui, du fait de leur intensité et de leur fréquence, risquent de provoquer une catastrophe.

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Les événements météorologiques

Les radars météorologiques au sol jouent ici un rôle important dans la prévision à court terme. Ils permettent d'apprécier le point d'impact et l'importance des précipitations dont les répercussions sur le débit des cours d'eau sont contrôlées par des capteurs, ce qui permet de déclencher l'alerte à temps pour éviter ou limiter le débordement des fleuves. La plupart des pays du monde dispose de relevés topographiques des cours d'eau et des bassins hydrologiques, ce qui permet de prédire aisément le comportement des eaux en fonction de la durée et du volume des précipitations.

Cependant, ces dispositifs manquent parfois de précisions ou sont mal interprétés en temps utile. De nombreux exemples récents montrent que c'est surtout le manque d'organisation dans les secours et le défaut dans l’appréciation d’un danger qui sont responsables du bilan catastrophique de certains évènements météorologiques. Le cas du cyclone Katrina est encore dans les mémoires.

Les éruptions volcaniques

Les éruptions volcaniques sont relativement aisées à prévoir, car elles s'accompagnent de nombreux phénomènes physiques et de réactions chimiques qu'il est possible de surveiller indépendamment les uns des autres. Les éruptions sont toujours précédées d'une intense activité sismique et d'une dilatation de la croûte terrestre. Quant au réveil des volcans endormis, quelques capteurs sismiques suffisent pour le détecter à temps et pour donner l'alerte.

Lorsqu’il y a un risque volcanique imminent, on constate à mesure que la lave progresse vers la surface, le sol se gonfle, des gaz sont libérés, en même temps on enregistre des perturbations locales du champ gravitationnel et du champ magnétique de la terre.
L'apparition, la fréquence et l'intensité de ces phénomènes permettent de donner l'alerte à moyen terme à partir des données fournies par un ensemble d'instruments de détection. Ceux-ci analysent les émissions de gaz, les variations dans la composition du sol à la surface et en profondeur et enregistrent les modifications infimes du champ de gravité, du champ magnétique.

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Éruption volcanique

Les choses se compliquent à mesure que la lave se rapproche de la surface, concentrant ses effets sur une superficie de plus en plus réduite. Il est alors nécessaire de déployer un nombre croissant d'instruments de mesure pour bien circonscrire la zone la plus à risque. A mesure que la pression augmente, les manifestations chimiques et physiques se multiplient.
Plus l'éruption est imminente, et plus sa prévision devient délicate. C'est pourquoi les prévisions à court terme dans ce domaine sont rares et d'autant moins fiables que l'on ne dispose pas actuellement de capteurs et d'instruments de mesure pour l’ensemble des volcans en activité dans le monde.

En ce qui concerne les volcans répertoriés explosifs et dangereux, le plus simple serait évidemment de circonscrire autour une zone d'accès interdit et d’évacuer les populations environnantes. Mais cela est plus facile à dire qu'à faire pour des raisons socio-économiques évidentes, il n’est pas concevable de déplacer une population entière d’une région.

Les tremblements de terre

Contrairement aux autres cataclysmes, les tremblements de terre sont très difficiles à prévoir à court terme, non pas par manque de signes et d’instruments de mesure mais plutôt par la complexité et la multitude des données à prendre en compte. Les séismes sont souvent précédés de secousses, de déformations du sol, de modifications des champs électrique et magnétique terrestres et du niveau de la nappe phréatique, ainsi que d'émissions de gaz le long des lignes de fracture. Malheureusement, ces phénomènes se produisent aussi indépendamment de toute activité sismique et dans le cas de séismes violents, ils n'ont jamais été enregistrés de façon cohérente et précise par les réseaux de surveillance.

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Conséquences
d'un tremblement de terre


Jusqu’à présent, la science et le progrès technique ne nous permettent pas de prédire un séisme quelques jours ou quelques semaines à l’avance, ni l'endroit exact où un fort séisme se produira. On peut tout au plus, dans les régions géologiquement très actives, prédire qu'il y aura un fort risque de séisme dans quelques décennies.

Si les tremblements de terre ne peuvent pas être prédits, on peut cependant déterminer des zones où la probabilité d’un séisme est plus ou moins importante. On peut ainsi installer dans les régions à haut risque un réseau de sismographes. Ces derniers, reliés à des systèmes capables de traiter les données fournies en temps réel, permettent de calculer en quelques minutes l'amplitude et l'épicentre de chaque secousse et d'organiser et d'orienter les opérations de secours en conséquence.

Même si nous en savons beaucoup aujourd'hui sur l'origine des séismes, nous sommes beaucoup moins bien informés sur la suite des événements qui les précède et la signification de certains phénomènes ponctuels qui pourraient en être les signes avant-coureurs. On comprend dès lors que les scientifiques hésitent à engager leur crédibilité dans des prédictions forcément hasardeuses. En fait, la meilleure solution à l'heure actuelle consiste à enregistrer la localisation, la fréquence et la nature des accidents antérieurs et à prendre des mesures en conséquence.

Depuis plus d'un siècle, les sismologues essaient de mettre au point des méthodes permettant de prévoir le lieu précis et l’instant précis où le séisme se produira. Jusqu’à présent, les spécialistes des séismes ne peuvent pas répondre précisément aux questions « où ? » et « quand ?». L’histoire des statistiques sismiques indique toutefois que les tremblements de terre tendent à se reproduire là ils ont eu lieu dans le passé. Au Maroc, la zone la plus exposée reste incontestablement la façade méditerranéenne allant de Tétouan à Al-Hoceima, sachant que toute la chaîne rifaine est une région à haut risque. Aujourd’hui, rien ne permet de dire que le Maroc est à l’abri d’une nouvelle catastrophe comme celle d’Al-Hoceima.

Si l’on ne savait pas précisément quand un séisme allait frapper Al-Hoceima, on savait depuis longtemps qu’il allait frapper cette région. La collision de la plaque africaine contre la plaque eurasienne entraîne un réajustement des failles et des formations géologiques. Ce processus géologique engendre une intense activité sismique relativement forte dans la chaîne rifaine. Lorsque les contraintes sont trop fortes, il y a une grande probabilité de tremblement de terre. Il aura fallu le drame d’Al-Hoceima pour que l’on prenne enfin au sérieux l’idée de mettre en place un système pour la prévention et la prévision des risques de catastrophes naturelles au Maroc.

Les séismes destructeurs sont presque tous causés par la rupture des roches à proximité d'une faille géologiquement active. Le point initial de rupture se situe le plus souvent vers 10 ou 15 km de profondeur. Une fois la faille mise en mouvement à partir de ce point initial, la rupture s'étend sur une zone concernant plusieurs failles secondaires. Quand à la cause première du séisme, elle reste inaccessible à l'investigation directe, et les techniques géophysiques actuelles restent très limitées pour identifier les signes prémonitoires d'une telle rupture.

De nombreux centres de recherches en sismologie étudient les régions où de telles failles ont provoqué des séismes dans le passé. Là où les séismes sont fréquents, comme en Turquie, au Japon, en Californie, les lieux probables des futurs grands séismes sont assez bien identifiés. Depuis le séisme de San Francisco de 1906, le concept retenu par les géophysiciens pour expliquer les séismes est basé sur les observations géodésiques par satellite faites autour de la faille de San Andreas.

Dans les régions où les séismes sont plus rares, il est beaucoup plus difficile de savoir à l'avance où ils se produiront. Les signes géologiques visibles en surface sont alors peu évidents et l'histoire sismologique porte sur une durée généralement trop courte sur un site donné. En ayant recours à des études statistiques qui englobent des régions plus où moins vastes, on peut retrouver quelques certitudes et dire qu'un séisme destructeur y est probable à l'échelle de 100 ans ou de 1000 ans.

6ème sens ou progrès scientifique ?

La légende qui dit que les animaux sont très sensibles à l’imminence d’un danger, particulièrement aux changements du champ électromagnétique qui précèdent un tremblement de terre, est invraisemblable. Certes, les animaux possèdent certains sens beaucoup plus développés que les humains, mais aucune prédiction fiable n'a pu être obtenue par l'observation de leurs comportements. Des milliers d’animaux ont péri et ont été retrouvés sur les plages asiatiques lors du dernier tsunami. Signalons, à titre de référence, que les tremblements de terre sont très fréquents au Japon et qu’aucun Japonais n’a jamais formulé l’hypothèse d’un sixième sens animal pour prédire les séismes.

En conclusion, si l'on sait aujourd'hui prévenir certains types de catastrophes naturelles, on sait aussi pourquoi on est incapable d'en prévenir d'autres. Mais on est en droit de croire que le progrès technique dans le domaine des sciences et des technologies de l’information nous permettrons dans l’avenir de déceler à temps les catastrophes naturelles pour les affronter.

•Mohamed Sihaddou,
ingénieur en Télédétection Aérospatiale - Toulouse/FRANCE

SOURCE : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

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À quand un dossier sur les volcans ?

Message  AeLux le Ven 16 Avr 2010 - 16:24

À quand un dossier sur les volcans maintenant ?

N'est-ce pas un autre signe des Temps ?

Merci pour cette info. Très apprécié.

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yellowstone

Message  Feu-lhoulel le Mar 27 Avr 2010 - 21:47

regardez cela: [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] Je crois que c`est le plus gros volcan de la planète à cause de la caldeira.
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Merci lhoulel !

Message  Octo le Mar 27 Avr 2010 - 22:27

Merci lhoulel pour ce lien très utile.

Je l'ai parcouru et c'est un très beau site..

Merci encore !!!

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