2 décembre Bienheureux Jean Van Ruysbroeck
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2 décembre Bienheureux Jean Van Ruysbroeck

Message  ami de la Miséricorde le Ven 2 Déc 2016 - 4:54



Extrait du livre des sept degrés de l'échelle céleste d'amour

[...] Le septième degré, qui vient ensuite, est le plus noble et le plus élevé qui puisse être réalisé dans la vie du temps et de l'éternité. Il existe lorsque, au-dessus de toute connaissance et de tout savoir, nous découvrons en nous un non-savoir sans limite; lorsque, dépassant tout nom donné à Dieu ou aux créatures, nous venons expirer pour passer à un éternel innommé, où nous nous perdons; lorsque, au delà de tout exercice de vertus, nous contemplons et découvrons en nous un repos éternel, où nul ne peut opérer, et au-dessus de tous les esprits bienheureux, une béatitude immense, où nous sommes tous un et cet un même qui est la béatitude même dans son essence; enfin lorsque nous contemplons tous ces esprits bienheureux essentiellement abîmés, écoulés et perdus dans leur super-essence au sein d'une ténèbre qui défie toute détermination ou connaissance.
Nous contemplerons le Père, le Fils et le Saint Esprit, trine en personnes, un seul Dieu en nature, qui a créé le ciel et la terre et tout ce qui existe; nous l'aimerons, le remercierons et le louerons à tout jamais. Il nous a faits à son image et à sa ressemblance, et c'est une grande allégresse pour ceux qui sont nobles et purs.
Sa divinité n'opère pas, essence simple et toujours en repos. Si nous avions part à ce repos avec lui, nous serions avec lui repos même et élevés jusqu'à sa hauteur : ainsi serions-nous, au-dessus de tous degrés d'échelle céleste, avec Dieu, dans sa divinité, une essence en repos et une béatitude éternelle.
Les divines personnes, dans la fécondité de leur nature, sont un Dieu éternellement agissant, et dans la simplicité de leur essence, elles sont la divinité éternellement en repos, et ainsi, selon les personnes, Dieu est opération éternelle, et selon l'essence, éternel repos. Entre agir et être en repos, il y a nécessairement aimer et jouir. L'amour veut toujours agir, car il est une éternelle opération avec Dieu. Mais la jouissance réclame le repos, car c'est, au-dessus de tout vouloir et de tout désir, l'embrassement du bien-aimé par le bien-aimé, dans un amour pur et sans images; là où le Père conjointement avec le Fils s'empare de ceux qu'il aime dans l'unité de jouissance de son Esprit au-dessus de la fécondité de la nature; là où le Père dit à chaque esprit dans une complaisance éternelle : « Je suis à toi et tu es à moi; je suis tien et tu es mien; je t'ai choisi de toute éternité. » Il naît alors entre Dieu et ses bien-aimés une telle joie et complaisance mutuelle, que ceux-ci sont ravis hors d'eux-mêmes, se fondent et s'écoulent pour devenir en jouissance un seul esprit avec Dieu, tendant éternellement vers la béatitude infinie de son essence. C'est la première forme de jouissance des hommes de vive contemplation.
Une seconde forme mène à la jouissance de Dieu les hommes de vie intime, consommés en charité, selon la très chère volonté de Dieu. Elle est propre à ceux qui se renoncent et s'abandonnent eux-mêmes, qui fuient toute créature pour laquelle ils pourraient avoir attache et amour, toute créature de Dieu qui pourrait être un souci et un obstacle dans cette vie intime où ils servent Dieu. De là ils s'élèvent vers Dieu avec un amour affectif venant du fond de l'âme vivante, avec un cœur élevé au-dessus de tous les cieux; et leurs puissances sont embrasées d'une brûlante charité, en même temps que leur esprit est élevé à l'intelligence pure d'images.
Ici, la loi de l'amour est à son sommet et toute vertu devient parfaite. Nous y sommes vides de tout; Dieu, notre Père céleste, habite en nous, dans la plénitude de ses grâces, et nous habitons en lui, au-dessus de toutes nos œuvres, dans un état de jouissance. Le Christ Jésus vit en nous et nous vivons en lui, et avec sa vie nous sommes vainqueurs du monde et de tous péchés. Avec lui, nous sommes élevés dans l'amour jusqu'à notre Père céleste. Le Saint-Esprit opère en nous et avec nous toutes nos bonnes œuvres. Il crie en nous à haute voix et sans paroles : « Aimez l'amour qui vous aime éternellement. » Sa clameur est une touche intime en notre esprit et sa voix est plus terrible que l'orage. Les éclairs qui l'accompagnent nous ouvrent le ciel et nous montrent la lumière de l'éternelle vérité. L'ardeur de cette touche intime et de son amour est telle qu'elle veut nous consumer entièrement, et sa touche crie sans cesse à notre esprit: « Payez votre dette, aimez l'amour qui vous a éternellement aimé. » De là naissent une grande impatience intérieure et une attitude en dehors de tout mode et de toute manière. Car, plus nous aimons, plus nous désirons aimer, et plus nous payons ce que l'amour exige de nous, plus nous demeurons débiteurs. L'amour ne se tait pas; il crie éternellement, sans trêve: « Aimez l'amour « C'est là un combat bien inconnu à ceux qui n'ont pas le sens de ces choses. Aimer et jouir, c'est agir et supporter l'action. Dieu vit en nous avec ses grâces, il nous enseigne, il nous conseille, il nous commande l'amour. Mais aussi nous vivons en lui au-dessus de la grâce et au-dessus de nos œuvres, là où nous supportons son action et où nous jouissons.
En nous il y a aimer, connaître, contempler, tendre sans cesse, par-dessus tout jouir. Notre opération consiste à aimer Dieu, et notre jouissance, à supporter l'embrasement dans l'amour de Dieu. Entre aimer et jouir il y a une distinction, comme entre Dieu et sa grâce. Lorsque nous nous attachons par amour, alors nous sommes esprit:, mais lorsque son Esprit nous ravit et nous transforme, nous sommes amenés à la jouissance.
L'Esprit de Dieu nous pousse au dehors, pour l'amour et les œuvres de vertu, et il nous aspire et nous ramène en lui pour nous faire reposer et jouir, et cela est vie éternelle. C'est de même que nous expirons l'air qui est en nous et aspirons un air nouveau, et c'est en cela que consiste notre vie mortelle dans la nature. Et quoique notre esprit soit ravi hors de lui et que son œuvre vienne défaillir dans la jouissance et la béatitude, il est toujours renouvelé dans la grâce, la charité et les vertus.
Ainsi donc, entrer dans une jouissance oisive, sortir dans les bonnes œuvres et demeurer toujours uni à l'Esprit de Dieu, c'est là ce que je veux dire. De même que nous ouvrons nos yeux de chair pour voir et les refermons si vite que nous ne le sentons même pas, ainsi nous expirons en Dieu, nous vivons de Dieu et nous demeurons toujours un avec Dieu. Il faut donc sortir dans l'œuvre de la vie sensible, puis rentrer par l'amour et s'attacher à Dieu, pour lui demeurer toujours uni sans changement.
C'est bien là le sentiment le plus noble que nous puissions découvrir ou comprendre en nous-mêmes. Néanmoins, nous devons toujours monter et descendre les degrés de notre échelle céleste dans les vertus intérieures et les bonnes œuvres extérieures, selon les commandements de Dieu et les prescriptions de la sainte Église, ainsi qu'il a été dit plus haut. Et par le moyen de la ressemblance qui vient des bonnes œuvres, nous sommes unis à Dieu dans sa nature féconde, qui opère toujours dans la Trinité des personnes et qui achève tout bien dans l'Unité de son Esprit. Là, nous sommes morts au péché et un seul esprit avec Dieu. Là, nous naissons à nouveau du Saint-Esprit comme fils élus de Dieu. Là, nous sommes ravis hors de notre esprit, et le Père avec le Fils nous tiennent embrassés dans l'amour éternel et dans la jouissance. Et cette œuvre commence toujours à nouveau, s'opère et se consomme nous y avons béatitude à connaître, à aimer, à jouir avec Dieu.
En jouissant nous sommes oisifs; car Dieu opère seul lorsqu'il ravit hors d'eux-mêmes tous les esprits aimants, les transforme et les consomme dans l'unité de son Esprit. Là, nous sommes tous un seul feu d'amour, ce qui est plus grand que tout ce que Dieu a jamais fait. Chaque esprit est un charbon ardent, que Dieu a allumé dans le feu de son amour infini. Et tous ensemble nous sommes un brasier enflammé, qui ne peut plus jamais être éteint, avec le Père et le Fils, dans l'union du Saint-Esprit, là où les divines personnes sont ravies elles-mêmes dans l'unité de leur essence, au sein de cet abîme sans fond de la béatitude la plus simple. Là, on ne nomme ni le Père, ni le Fils, ni le Saint-Esprit, ni aucune créature, mais une seule essence, qui est la substance même des personnes divines. Là, nous sommes tous réunis avant même d'être créés : c'est notre super essence. Là, toute jouissance est consommée et parfaite dans la béatitude essentielle. Là, Dieu est dans son essence simple, sans opération, repos éternel, ténèbre sans mode, être innommé, super essence. de toutes les créatures et béatitude simple et infinie de Dieu et de tous les saints.
Mais dans la nature féconde, le Père est un Dieu tout-puissant, créateur et auteur du ciel et de la terre et de toutes les créatures. Et de sa propre substance il engendre son Fils, sa Sagesse éternelle, un avec lui en nature, distinct en personne, Dieu de Dieu, par qui toutes choses sont faites. Enfin, du Père et du Fils procède, dans l'unité de nature, le Saint-Esprit, la troisième personne. Il est l'amour infini qui les tient éternellement embrassés, en amour et en jouissance, et nous tous avec eux, pour ne former qu'une seule vie, un seul amour et une seule jouissance.
Dieu est Unité dans sa nature, Trinité en fécondité, trois personnes réellement distinctes. Et ces trois personnes sont Unité dans la nature, Trinité dans leur fonds propre. Dans la nature féconde de Dieu, il y a trois propriétés, trois personnes distinctes de nom et de fait, dans l'unité de nature. Dans l'opération chaque personne possède en elle la nature tout entière et est ainsi le Dieu tout-puissant, en vertu de la nature et non en vertu de la distinction personnelle. Les trois personnes ont ainsi une nature indivisée et, à cause de cela, elles sont un seul Dieu en nature et non pas trois Dieu selon la distinction des personnes. Et ainsi Dieu est trois selon les noms et les personnes, et un en nature : il est Trinité dans sa nature féconde, et la Trinité est le fonds propre des personnes et Unité dans la nature.
Et cette Unité, c'est notre Père céleste, créateur tout-puissant du ciel et de la terre et de tout ce qui est. Il vit en nous et nous gouverne, dans la partie supérieure de notre être créé, Unité en Trinité, Trinité en Unité, Dieu tout-puissant. Il nous est donné de le chercher, de le trouver et de le posséder par le moyen de sa grâce et le secours de Notre-Seigneur Jésus-Christ, dans la foi chrétienne, avec une intention droite et une charité sincère. Et par le moyen de notre vie vertueuse et de sa grâce, nous vivons en lui et lui en nous avec tous ses saints. Ainsi sommes-nous tous ensemble avec Dieu unité dans l'amour. Et le Père et le Fils nous ont saisis, embrassés et transformés dans l'unité de leur Esprit. Là nous sommes avec les personnes divines un seul amour et une seule jouissance; et cette jouissance est consommée dans l'essence sans mode de la divinité. Là nous sommes tous avec Dieu une simple et essentielle béatitude : et là on ne nomme ni Dieu ni créature selon le mode de la personnalité. Là nous sommes tous avec Dieu, sans différence, une béatitude sans fond et toute simple. Là nous sommes tous perdus, abîmés et écoulés dans une ténèbre inconnue.
C'est le plus haut degré de vie et de trépas, d'amour et de jouissance dans la béatitude éternelle et qui vous enseigne autrement, il se trompe.
Priez pour celui qui, avec la grâce de Dieu, a composé et écrit ces choses, ainsi que pour tous ceux qui l'écoutent et le lisent, afin que Dieu se donne lui-même à nous, pour une vie sans fin. Amen.

Source: mecaniqueuniverselle.net

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
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Re: 2 décembre Bienheureux Jean Van Ruysbroeck

Message  Admin le Lun 5 Déc 2016 - 17:17

@ Ami de la Miséricorde :

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Apocalypse, 22, 20


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