LE SERMON SUR LA MONTAGNE. LES BEATITUDES (Troisième partie)
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LE SERMON SUR LA MONTAGNE. LES BEATITUDES (Troisième partie)

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LE SERMON SUR LA MONTAGNE. LES BEATITUDES (Troisième partie)

Message  Invité le Mer 21 Déc 2011 - 4:56

LE SERMON SUR LA MONTAGNE. LES BEATITUDES (Troisième partie)
(Maria Valtorta, tome 3, chapitre 32, pages 168/175)

Jesus parle :

«Une des erreurs fréquente chez l'homme c'est le manque d'honnêteté même envers lui-même. Comme l'homme a du mal à être sincère et honnête, il s'est façonné un mors pour s'obliger à suivre la voie qu'il a dite. C'est un mors que du reste, lui, comme un cheval indompté, change facilement de place pour modifier à son gré sa marche, ou qu'il enlève complètement, agissant à sa fantaisie sans plus se soucier des reproches qu'il peut recevoir de Dieu, des hommes et de sa propre conscience.

Ce mors, c'est le serment. Mais le serment n'est pas nécessaire entre gens honnêtes, et Dieu, en ce qui le concerne, ne vous l'a pas enseigné, au contraire Il vous a fait dire : "Ne dites pas de faux témoignages" sans rien ajouter d'autre.

Parce que l'homme devrait être franc sans qu'il ait besoin d'autre chose que de la fidélité à sa parole. Quand, dans le Deutéronome, on parle des voeux, même des voeux qui sont une chose venant d'un coeur qui se croit lié à Dieu ou par sentiment de besoin ou par sentiment de reconnaissance, il est dit :

"Tu dois garder la parole une fois sortie de tes lèvres, en faisant ce que tu as promis au Seigneur ton Dieu, ce que tu as prononcé volontairement de ta bouche". On parle toujours de parole donnée, sans autre chose que la parole. Celui qui sent le besoin de faire un serment, c'est que déjà il n'est pas sûr de lui-même ni de l'opinion du prochain à son égard. Et celui qui exige le serment c'est qu'il se défie de la sincérité et de l'honnêteté de celui qui le prononce.

Comme vous le voyez, cette habitude du serment est une conséquence de la malhonnêteté de l'homme. Et c'est une honte pour l'homme. Double honte car l'homme n'est même pas fidèle à cette chose honteuse qu'est le serment et, se moquant de Dieu avec la même facilité qu'il se moque du prochain, il arrive à se parjurer avec la plus grande facilité et la plus grande tranquillité. Peut-il y avoir une créature plus abjecte que le parjure? Celui-ci use souvent d'une formule sacrée en demandant par conséquent la complicité et la garantie de Dieu ou bien il invoque les affections les plus chères : le père, la mère, l'épouse, les enfants, ses morts, sa vie elle-même et ses organes les plus précieux, qu'il appelle à l'appui de ses dires mensongers, il amène ainsi son prochain à se fier à lui. Il le trompe donc. C'est un sacrilège, un voleur, un traître, un homicide. De qui ? Mais de Dieu, puisqu'il mélange la Vérité à l'infamie de ses mensonges et le bafoue en le bravant: "Frappe-moi, démens-moi si Tu peux. Tu es là-bas, moi je suis ici et je m'en ris". Oui !

Riez, riez bien, ô menteurs et railleurs! Mais viendra le moment où vous ne rirez pas et ce sera quand Celui à qui est remis tout pouvoir vous apparaîtra terrible dans sa majesté et par son seul aspect vous rendra attentifs et vous foudroiera de son seul regard, avant, avant encore que sa voix ne vous précipite vers votre destin éternel en vous marquant de sa malédiction.

C'est un voleur, car il s'approprie une estime qu'il ne mérite pas. Le prochain frappé par son serment la lui accorde et le serpent s'en fait un ornement en se montrant pour ce qu'il n'est pas. C'est un traître, car par son serment il promet une chose qu'il ne veut pas tenir. C'est un homicide parce que soit il tue l'honneur de son semblable en lui enlevant par son faux serment l'estime du prochain, soit il tue sa propre âme, car le parjure est un abject pécheur aux yeux de Dieu qui voient même si personne d'autre ne la voit, la vérité. On ne trompe pas Dieu ni avec des paroles menteuses ni par une conduite hypocrite. Lui voit. Pas un seul instant Il ne perd de vue chacun des hommes. Il n'y a pas de forteresse ni de souterrain où ne puisse pénétrer son regard. Même en votre intérieur, la forteresse que chaque homme a autour de son coeur, Dieu pénètre. Et Il ne vous juge pas sur vos serments mais sur vos actions.

Voilà pourquoi Moi, à l'ordre qui a été donné, quand fut mis en usage le serment pour mettre un frein au mensonge et à la facilité de manquer à la parole donnée, je substitue un autre ordre. Je ne dis pas comme les anciens : "Ne vous parjurez pas, mais soyez fidèles à vos serments", mais je vous dis :

"Ne faites jamais de serments". Ni au nom du Ciel qui est le trône de Dieu, ni par la terre qui est l'escabeau de ses pieds, ni par Jérusalem et son Temple qui sont la cité du grand Roi et la maison du Seigneur notre Dieu.

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Sincérité, fils. Dans la parole et dans la prière.

Message  Invité le Mer 21 Déc 2011 - 7:30

Jésus dit :

Ne jurez pas sur les tombes des trépassés ni sur leurs esprits.
Les tombes sont pleines des restes de ce qui est inférieur dans l'homme et de ce qui est commun avec les brutes. Les esprits, laissez-les dans leurs demeures. Faites qu'ils ne souffrent pas et ne soient pas horrifiés s'il s'agit des esprits de justes qui sont déjà dans une pré-connaissance de Dieu. Et parce qu'il s'agit d'une pré-connaissance, c'est-à-dire une connaissance partielle car jusqu'au moment de la Rédemption ils ne posséderont pas Dieu dans la plénitude de sa splendeur, ils ne peuvent pas ne pas souffrir de vous voir pécheurs.

Et, s'ils ne sont pas justes, n'augmentez pas leur tourment en leur rappelant leur péché par le vôtre. Laissez, laissez les morts saints dans la paix et ceux qui ne sont pas saints dans leur peine. N'enlevez rien aux premiers, n'ajoutez rien aux seconds.

Pourquoi faire appel aux morts ? Ils ne peuvent parler. Les saints parce que la charité le leur défend : ils devraient trop souvent vous démentir.

Les damnés parce que l'Enfer n'ouvre pas ses portes
et que les damnés n'ouvrent la bouche que pour maudire
et parce que toute voix est étouffée par la haine de Satan et des satans car les damnés sont des satans.
Ne jurez ni sur la tête de votre père, ni sur celle de votre mère, ni sur celle de votre épouse ou de vos enfants innocents. Vous n'en avez pas le droit.
Sont-ils par hasard de l'argent ou une marchandise ? Sont-ils une signature sur un papier ? Ils sont plus et moins que ces choses. Ils sont le sang et la chair de ton sang, homme, mais ils sont aussi des créatures libres et tu ne peux t'en servir comme esclaves pour garantir un faux que tu as fait. Et ils sont moins que ta propre signature car tu es intelligent, libre et adulte et non pas un interdit ou un enfant qui n'est pas au courant et qui, pour cette raison, doit être représenté par ses parents. Tu es ce que tu es : un homme doué de raison et par conséquent tu es responsable de tes actions et tu dois agir par toi-même, en garantissant tes actions et tes paroles par ton honnêteté et ta sincérité, l'estime que tu as su faire naître chez le prochain, non pas 1 'honnêteté, la sincérité des parents et l'estime qu'eux ont su faire naître. Les pères sont-ils responsables de leurs enfants ? Oui, mais tant qu'ils sont mineurs. Ensuite chacun est responsable de lui-même. Les enfants des justes ne sont pas toujours des justes, et une femme sainte n'est pas toujours mariée à un homme saint. Pourquoi alors baser votre garantie sur la justice de votre conjoint ? Pareillement d'un pécheur peuvent naître des enfants saints et tant qu'ils sont innocents, ils sont tous des saints. Pourquoi alors prendre un être pur pour garantir cet acte impur qui est le serment auquel on veut ensuite manquer?

Ne jurez pas non plus par votre tête, vos yeux, votre langue et vos mains.
Vous n'en avez pas le droit. Tout ce que vous avez appartient à Dieu. Vous n'êtes que les gardiens temporaires des trésors moraux ou matériels que Dieu vous a accordés. Pourquoi alors disposer de ce qui n'est pas à vous ? Pouvez-vous ajouter un cheveu à votre tête ou en changer la couleur ? Et, si vous ne pouvez le faire, pourquoi garantir un serment que vous faites par votre vue, votre parole, la liberté de vos membres ? Ne bravez pas Dieu. Il pourrait vous prendre au mot et assécher vos yeux, comme Il peut sécher les arbres de vos vergers, ou vous enlever vos enfants comme Il peut vous arracher vos maisons, pour vous rappeler que Lui est le Seigneur et vous ses sujets et que maudit est celui qui s'idolâtre au point de se considérer supérieur à Dieu en le bravant par le mensonge.

Que votre parler soit : oui si c'est oui, non si c'est non. Rien de plus. Ce que vous dites de plus, c'est le Malin qui vous le suggère, pour rire ensuite de vous parce que ne pouvant tout retenir, vous tombez dans le mensonge et on vous bafoue et vous vous faites une réputation de menteurs.

Sincérité, fils. Dans la parole et dans la prière.


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Ne faites pas comme les hypocrites.

Message  Invité le Mer 21 Déc 2011 - 7:49

Jésus dit :

Ne faites pas comme les hypocrites. Quand ils prient, ils aiment à rester debout dans les synagogues ou aux coins des places pour que les hommes les voient et les louent comme hommes pieux et justes, mais quand ils sont dans leurs familles, ils offensent Dieu et le prochain. Ne voyez-vous pas, à la réflexion, que c'est une sorte de parjure ?

Pourquoi vouloir soutenir ce qui n'est pas vrai dans le but de conquérir une estime que vous ne méritez pas ? La prière hypocrite se propose de dire : "En vérité moi, je suis un saint. Je le jure aux yeux de ceux qui me voient prier et qui ne peuvent démentir de me voir prier". C'est un voile dont on couvre une méchanceté réelle. La prière faite dans cette intention devient un blasphème.

Laissez à Dieu le soin de vous proclamer saints.
Et faites que toute votre vie crie pour vous :
"Voici un serviteur de Dieu".

Mais vous, vous, par charité pour vous-mêmes, gardez le silence. Ne faites pas de votre langue, poussée par votre orgueil, un objet de scandale aux yeux des anges. Il vaudrait mieux devenir muets à l'instant, si vous n'avez pas la force de commander à votre orgueil et à votre langue qui vous poussent à vous proclamer vous-mêmes justes et agréables à Dieu. Laissez aux hommes orgueilleux et faux cette pauvre gloire ! Laissez-leur, à eux cette récompense éphémère. Pauvre récompense ! Mais c'est celle qu'ils veulent et ils n'en auront pas d'autre car ils ne peuvent en avoir qu'une. Ou la vraie récompense qui vient du Ciel et est éternelle et juste ou cette fausse récompense qui vient de la terre et qui dure autant que la vie de l'homme et encore moins, et il faut ensuite la payer, étant injuste, après la vie par une très mortifiante punition.

Ecoutez comme vous devez prier par vos lèvres, par votre travail, par tout vous-mêmes, par l'impulsion d'un coeur qui aime Dieu, oui, en voyant en Lui un Père, mais que se souvenant aussi que c'est le Créateur, et vous-même une créature et qui se garde avec un respectueux amour en présence de Dieu, toujours, soit qu'il prie ou s'occupe d'affaires, soit qu'il marche ou qu'il se repose, soit qu'il reçoive un salaire ou en fasse bénéficier un autre. Par l'impulsion du coeur, ai-je dit. C'est la qualité première et essentielle, car tout vient du coeur. Tel est le coeur, telle la pensée, la parole, le regard, l'action.

C'est de son coeur que le juste tire le bien, et plus il en tire plus il en trouve, car le bien que l'on fait donne naissance à un bien nouveau. C'est comme le sang qui se renouvelle dans le circuit des veines et revient au coeur toujours enrichi d'éléments nouveaux venant de l'oxygène qu'il a absorbé ou des sucs des aliments qu'il a assimilés. L'homme pervers, au contraire, ne peut tirer de son coeur ténébreux et rempli de mensonge et de poison que mensonge et poison qui se développent toujours plus, fortifiés qu'ils sont par les fautes qu'ils accumulent comme s'accumulent sur celui qui est bon les bénédictions de Dieu. Croyez en effet que c'est le trop plein du coeur qui déborde des lèvres et se manifeste dans les actions.

Faites-vous un coeur humble et pur, aimant, confiant, sincère. Aimez Dieu avec l'amour pudique d'une vierge pour son époux. En vérité je vous dis que toute âme est une vierge, mariée à l'Eternel Aimant, à Dieu Notre Seigneur. Cette terre est le temps des fiançailles dont l'ange donné à tout homme comme gardien est le spirituel para-nymphe, et toutes les heures, toutes les contingences de la vie sont autant de servantes qui préparent le trousseau nuptial. L'heure de la mort, c'est l'heure de l'accomplissement des noces et alors viennent : la connaissance, l'embrassement, la fusion et, parée de son vêtement de définitive épousée, l'âme peut enlever son voile et se jeter dans les bras de son Dieu sans que cet amour de l'Epoux puisse scandaliser les autres.

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Parlez à votre Père dans le secret de votre coeur et de votre demeure intérieure.

Message  Invité le Mer 21 Déc 2011 - 8:06

Jésus dit :

Mais, pour le moment, vous êtes encore des âmes sacrifiées dans les liens des fiançailles avec Dieu.

Quand vous voulez parler à l'Epoux, entrez dans la paix de votre demeure et surtout dans la paix de votre demeure intérieure et parlez, ange de chair assisté par votre ange gardien, parlez au Roi des anges. Parlez à votre Père dans le secret de votre coeur et de votre demeure intérieure. Laissez dehors tout ce qui appartient au monde : et la manie de vous faire remarquer et celle d'édifier, et les scrupules des longues prières pleines de paroles, de paroles, de paroles, monotones, tièdes et sans amour. Pour l'amour de Dieu ! Débarrassez-vous des mesures dans la prière.

En vérité, il y a certaines personnes qui dépensent tant et tant d'heures en un monologue que répètent les lèvres seules. C'est un vrai soliloque car l'ange gardien lui-même ne l'écoute pas, tant c'est une rumeur vaine à laquelle il essaye de remédier en se plongeant dans une ardente oraison pour le sot dont il a la garde. En vérité, il y a des personnes qui n'emploieraient pas ces heures d'une autre manière même si Dieu leur apparaissait pour leur dire: "Le salut du monde exige que vous abandonniez ce bavardage sans âme pour aller en toute simplicité puiser de l'eau à un puits et arroser le sol par amour pour Moi et pour vos semblables." En vérité il y a des personnes qui croient leur monologue plus important que l'accueil courtois d'un visiteur ou le secours charitable apporté à qui en a besoin.

Ces âmes sont tombées dans l'idolâtrie de la prière.

La prière est un acte d'amour. On peut aimer aussi bien en faisant le pain qu'en priant, en assistant un infirme qu'en méditant, en vaquant aux tâches familiales qu'en faisant un pèlerinage au Temple, en sacrifiant même nos justes désirs de nous recueillir dans le Seigneur qu'en sacrifiant un agneau. Il suffit d'imprégner d'amour tout son être et toute son activité.

N'ayez pas peur !
Le Père voit. Le Père comprend.
Le Père écoute.
Le Père accorde ce qu'il faut.


Que de grâces n'accorde-t-Il pas pour un seul soupir d'amour, vrai, parfait !
Quelle abondance de grâces pour un sacrifice intime fait avec amour!


Ne ressemblez pas aux gentils. Dieu n'a pas besoin que vous Lui disiez ce qu'Il doit faire parce que vous en avez besoin. Cela, les païens peuvent le dire à leurs idoles qui ne peuvent l'entendre. Mais n'agissez pas ainsi avec Dieu, avec le Dieu Vrai, Spirituel, qui n'est pas seulement Dieu et Roi, mais qui est aussi votre Père et qui sait, avant que vous ne le Lui demandiez, ce dont vous avez besoin.

Demandez et l'on vous donnera. Cherchez et vous trouverez. Frappez et l'on vous ouvrira. Car quiconque demande reçoit, qui cherche trouve et qui frappe à la porte la voit s'ouvrir. Quand un enfant vous tend sa petite main en disant : "Père, j'ai faim" lui donnez-vous une pierre, par hasard ? lui donnez-vous un serpent s'il demande un poisson ? Non, bien sûr, mais en donnant pain et poisson, vous ajoutez une caresse et une bénédiction car il est doux à un père de nourrir son enfant et de voir son sourire heureux. Si donc vous, dont le coeur est imparfait, savez donner de bonnes choses à vos enfants par le seul amour naturel que l'animal aussi a pour ses petits, bien plus votre Père qui est dans les Cieux accordera à ceux qui le Lui demandent ce qui est bon et nécessaire pour leur bien. N'ayez pas peur de demander et n'ayez pas peur de ne pas obtenir !


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Cependant, je vous mets en garde contre une erreur où l’on tombe facilement.

Message  Invité le Mer 21 Déc 2011 - 8:21

Jésus dit :

Cependant, je vous mets en garde contre une erreur où l’on tombe facilement.

Cependant ne faites pas comme ceux qui sont faibles dans leur foi et leur amour, les païens de la vraie religion. En effet, parmi les croyants il y a des païens dont la pauvre religion est un grouillement de superstitions et de foi, un édifice chancelant, envahi par des plantes parasites de toutes espèces, de sorte qu'il s'effrite et tombe en ruines. Ces gens faibles et païens sentent mourir leur foi s'ils ne se voient pas exaucés.

Vous, vous demandez. Et il vous paraît juste de demander. En effet, à ce moment-là cette grâce ne serait pas inutile.

Mais la vie ne se termine pas avec ce moment.
Et ce qui est bien aujourd'hui pourrait ne pas l'être demain.

Cela vous ne le savez pas parce que vous ne connaissez que le moment présent et c'est encore une grâce de Dieu. Mais Dieu connaît aussi l'avenir, et souvent pour vous épargner une peine plus grande il laisse une prière non exaucée.

En mon année de vie publique, plus d'une fois j'ai entendu des coeurs qui
gémissaient : "Combien j'ai souffert alors, quand Dieu ne m'a pas écouté. Mais maintenant je dis : " Ce fut bien ainsi, car cette grâce m'aurait empêché d'arriver à cette heure de Dieu ".

J'en ai entendu d'autres qui disaient et me disaient : "Pourquoi, Seigneur, ne m'exauces-tu pas ? Tu l'accordes aux autres et pas à moi ?" Et pourtant, souffrant de voir souffrir, j'ai dû dire: "Je ne puis pas" car les exaucer aurait signifié entraver leur vol vers la vie parfaite.

Le Père aussi certaines fois dit : "Je ne puis pas". Ce n'est pas qu'il ne puisse accomplir l'acte immédiat. Mais il s'y refuse parce qu'il connaît les conséquences futures. Ecoutez. Un jeune enfant souffre des intestins. La mère appelle le médecin et le médecin dit : "Pour qu'il guérisse, il faut une diète absolue". L'enfant pleure, crie, supplie, paraît languir. La mère, toujours pleine de pitié, unit ses lamentations à celles de son fils. Cette défense absolue lui paraît dureté de la part du médecin. Il lui semble que ce jeûne et ces larmes peuvent nuire à son enfant. Mais le médecin reste inexorable. A la fin, il dit : "Femme, moi je sais, toi tu ne sais pas. Veux-tu perdre ton enfant ou veux-tu que je le sauve ?" La mère crie : " Je veux qu'il vive !" "Et alors" dit le médecin "je ne puis permettre la nourriture. Ce serait la mort". C'est ainsi, que parfois parle le Père. Vous, mères pleines de pitié pour votre moi, vous ne voulez pas l'entendre pleurer parce qu'on lui refuse une grâce. Mais Dieu dit : "Je ne puis pas. Ce serait ton malheur". Un jour viendra, ou bien l'éternité, où l’on dira : "Merci, mon Dieu, de ne pas avoir écouté ma sotte demande !"

Ce que j'ai dit pour la prière, je le dis pour le jeûne.

Quand vous jeûnez, ne prenez pas un air triste comme le font les hypocrites qui artificieusement exténuent leurs visages pour que le monde sache et croie, même si ce n'est pas vrai, qu'ils jeûnent. Eux aussi ont déjà eu, par la louange du monde, leur récompense et n'en auront pas d'autre. Mais vous, quand vous jeûnez prenez un air gai, lavez- vous à plusieurs eaux le visage pour qu'il paraisse frais et lisse, oignez-vous la barbe et parfumez votre chevelure, ayez sur les lèvres le sourire de quelqu'un qui a bien déjeuné. Oh! qu' en vérité ce ne soit pas tant la nourriture que l'amour qui vous soutienne! Et celui qui jeûne par amour se nourrit de l'amour. En vérité je vous dis que même si le monde vous traite de "vaniteux" et de "publicains", votre Père verra votre héroïque secret et vous en donnera double récompense, pour le jeûne et pour le sacrifice de la louange que vous pourriez recevoir .

Et maintenant que votre âme a été nourrie, allez donner la nourriture à votre corps. Que ces deux pauvres restent avec nous. Ils seront les hôtes bénis qui donneront de la saveur à notre pain. La paix soit avec vous.»
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