La revue Italienne en géo-politique Limes a donné son analyse de la renonciation de Benoît XVI
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La revue Italienne en géo-politique Limes a donné son analyse de la renonciation de Benoît XVI

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 La revue Italienne en géo-politique Limes a donné son analyse de la renonciation de Benoît XVI Empty La revue Italienne en géo-politique Limes a donné son analyse de la renonciation de Benoît XVI

Message  AnneLéa Jeu 25 Mai 2017 - 1:01

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La très cher et très réputée revue Italienne en géo-politique Limes a donné son analyse de la renonciation de Benoît XVI
Vous êtes chanceux aujourd'hui.
C'est gratuit pour vous !
Lisez tous ces grenouillages [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
ici
avec un commentaire d'Antonio Socci


Renonciation de Benoît: arrière-plan géopolitique
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Ce sont des hypothèses, évidemment, mais elles acquièrent une crédibilité à cause de la source, une prestigieuse revue italienne (24/5/2017).
La "prestigieuse" revue italienne de géopolitique revient sur les évènements du début 2013, qui ont en réalité commencé deux ans plus tôt.
Dans le n. 4 d'avril 2017, l'un des articles s'intitule "Pourquoi le Vatican nous sert". Il est réservé aux abonnés, mais l'accroche annonce:

Tandis que l'Italie est une puissance régionale moyenne, la papauté déploie une influence mondiale. Quand les intérêts respectifs convergent, les politiques de Rome sont légitimées. Les problèmes surgissent si elles divergent, comme c'est le cas aujourd'hui pour la sécurité et l'accueil des migrants.

Et apparemment, comme ce fut le cas autour de 2013, où les intentions du Pape Benoît seraient entrées en conflit avec les intérêts de la faction la plus atlantiste du pouvoir italien (qui n'était pas celle représentée par le Premier ministre d'alors, Silvio Berlusconi, lui aussi contraint de démissionner par une campagne de scandales d'une violence inouïe).
Le sujet ne pouvait pas ne pas intéresser Antonio Socci, qui lui consacrait un article intéressant la semaine dernière.
Mais un peu plus tôt, le site Campari & de Maistre éclairait notre lanterne sur le contenu de l'article de Limes. Se gaussant de ce qu'il qualifie de "secret de Polichinelle".


Campari & de Maistre
Démission de Benoît. Voici le secret ... de Polichinelle

Paolo Maria Filipazzi
15 mai 2017
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* * *

Nous vous invitons à lire tout l'article qui suit, non pas tant pour prendre acte de «ce qui» est révélé, mais de prendre acte de «qui» avalise ce point de vue.

«Les frictions entre l'Eglise et les Etats-Unis n'auraient pas disparu avec la disparition de Jean-Paul II. Elles auraient au contraire eu une suite dans le cours du pontificat du Pape Ratzinger, durant lequel elles n'auraient pas seulement été aiguisées par l'investissement de la part d'Obama et d'Hilary Clinton sur l'Islam politique des Frères Musulmans durant les dits "printemps arables", mais également par la ferme volonté de Benoît XVI de parvenir à une réconciliation politique avec le patriarche de Moscou, qui aurait été, dans ses intentions, le véritable couronnement religieux d'un projet géopolitique d'intégration euro-russe soutenu avec conviction par l'Allemagne et l'Italie de Silvio Berlusconi - mais pas de celle, plus pro-américaine, qui se reconnaissait en Giorgio Napolitano. Comment cela s'est terminé est connu de tous. Le gouvernement italien et la papauté auraient été frappés simultanément par une campagne de scandales, coordonnée, d'une rare violence et sans précédent, à laquelle se seraient associées des manœuvres plus ou moins opaques dans le domaine financier, avec l'effet final de précipiter en Novembre 2011 le retrait de Berlusconi du Palazzo Chigi, et le 10 Février 2013, l'abdication de Ratzinger. Au plus fort de la crise, l'Italie aurait vu progressivement se fermer les portes d'accès aux marchés financiers internationauxx, tandis que l'Institut pour les œuvres de religion (IOR) serait coupée temporairement par le circuit Swift (4)».
Note
«(4) L'IOR aurait été exclu du système international des paiements du 1er Janvier au 11 Février 2013 sur la base de l'accusation de contribuer au blanchiment d'argent, avec l'effet d'induire la Deutsche Bank à bloquer le fonctionnement des distributeurs automatiques de billets dans tout le territoire de la Cité du Vatican. La nouvelle a été donnée en Italie par la Repubblica du 3 Janvier 2013, quand Fabio Tonacci publia un article intitulé: "Vatican, stop aux cartes et aux distributeurs automatiques de billets. Les services de paiement suspendus". Le lendemain de l'annonce de l'abdication du pape Ratzinger, le Saint-Siège obtiendra d'une banque suisse de rétablissement des services interrompus».

Après cette longue citation, désignons-en la source. Maurizio Blondet? Antonio Socci? Les hackers russes? Eh bien non, les données bibliographiques sont les suivantes: "Germano Dottori, Pourquoi nous avons besoin du Vatican" , dans Limes - revue italienne de géopolitique, n° 4/2017 (Avril), pp. 151-158".
Bref, en lisant la dernière sortie du magazine italien qui fait autorité dans le domaine de la géopolitique, un journal auquel est attribué un rôle tel que chaque numéro est présenté, non sans une certaine solennité, par son directeur, à la télévision d'Etat, nous apprenons les informations suivantes:

1) Le succès politique des Frères musulmans (c'est-à-dire de l'islam fondamentaliste) à la suite des «printemps arabes» n'a pas été, comme beaucoup pourraient le penser, un effet non intentionnel du progressisme stupide d'Obama mais quelque chose de voulu;
2) Benoît XVI a poursuivi avec «une ferme volonté» le plan de réconcilier l'Eglise catholique avec le Patriarcat de Moscou;
3) Ces deux facteurs ont aiguisé les frictions entre l'Eglise et les États-Unis, commencées dans la dernière phase du pontificat de saint Jean-Paul II;
4) Le gouvernement Berlusconi soutenait le dessein de Benoît XVI dans une optique pro-russe;
5) Il s'est ainsi aliéné les sympathies des Américains, dont l'homme, en Italie, n'était autre que le Président de la République Giorgio Napolitano;
6) Les campagnes à scandales simultanées subies durant ces années par Berlusconi et le pape Benoît XVI étaient coordonnées entre elles, destinées à frapper deux personnalités qui, dans l'optique des États-Unis, étaient ouvertement trop pro-russes et très peu obéissantes à la Maison Blanche;
7) Cette campagne de dénigrement s'est accompagnée de manoeuvres financières opaques à la fois contre l'Italie (vous vous souvenez du "spread"?), et contre le Vatican (confirmant ce qui avait déjà été laissé à entendre par d'autres sources);
8) Tout cela a conduit à la démission de Berlusconi (et jusque là, rien qui ne soit déjà notoire) et aussi, écoutez bien, à celle de Benoît XVI .

Enfin, last but not the least, "Limes" est depuis toujours publié par le même groupe d'édition que "la Repubblica", c'est-à-dire l'organe de presse qui a servi de "lanceur" à cette double campagne de scandales «coordonnée, d'une rare violence et sans précédent».
Bref, eux, ils savent.

Que dire? Nous avons toujours voulu nous tenir à l'écart des polémiques de type «complot» à propos de ce qui est arrivé au cours des derniers moments du pontificat de Ratzinger et les explications complotistes sur sa démission. Nous ferons de même cette fois aussi. Nous nous limitons simplement à signaler ce que rapporte un magazine estimé et influent, qu'on ne peut certes pas accuser de proximité avec la «Kurie conservatrice» ou avec les «quatre chats» traditionalistes. Nous nous permettons de signaler le passage où il est dit: «Comment cela s'est terminé est connu de tous».

Autre chose qu'un «gomblot». Ici, il s'agit d'un secret de Polichinelle ...

Commentaires d'Antonio Socci (*)
Voilà que des experts géopolitique commencent à réfléchir à ce qui se cache derrière la mystérieuse «renonciation» de Benoît XVI

Libero, 17 mai 2017
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Ma traduction

* * *

Dans le dernier numéro - qui vient de sortir - de Limes, la revue de géopolitique de référence du même groupe d'édition que la Repubblica et l'Espresso, est publié un essai par le professeur Germano Dottori, responsable des études stratégiques à la Luiss (Libera Università degli Studi Sociali), conseiller scientifique de Limes, membre d'autres importants centres d'études, et qui a été consultant auprès de commissions de la Chambre et du Sénat sur les affaires étrangères et la défense.

Donc, l'essai de Dottori - intitulé «Pourquoi nous avons besoin du Vatican» - retrace le lien étroit et décisif entre la politique étrangère de l'Etat italien et la présence à Rome de la papauté qui a une influence planétaire. Une relation conflictuelle.

CONFLIT
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Aujourd'hui, par exemple, Dottori estime que «le gouvernement des flux migratoires» crée une grosse friction entre les intérêts de l'Etat italien et le Vatican du papa Bergoglio .
Il est en effet bien connu que «François est un partisans des portes ouvertes» , mais il y a une «difficulté structurelle destinée à peser sur l'Italie: si Rome ne tente pas de ralentir d'une façon quelconque le flux des désespérées qui atteignent notre pays, non seulement certains équilibres sociaux délicats seont sans doute compromis, comme on commence à levoir dans les banlieues ... mais il est très probable que nos partenaires européens finiront par opter pour notre expulsion des accords sur l'espace européen unique, ce qui entraînera un préjudice pour les intérêts économiques considérables de nos exportateurs».
En décrivant les connexions complexe Italie / Vatican, Dottori s'est aussi arrêté sur les événements qui en 2011 ont conduit à la chute du gouvernement Berlusconi, et en 2013, à l'étrange et traumatique «renonciation» de Benoît XVI.

LE CONTEXTE
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Dottore écrit: «les frictions entre l'Eglise et les Etats-Unis (...)

[Suit la citation du paragraphe évoqué plus haut]

Ce qui frappe, ce n'est pas seulement l'évocation du contexte géopolitique dans lequel se situe le «renoncement» de Benoît XVI (et la chute du gouvernement Berlusconi), mais aussi le fait que cette analyse soit publiée dans la revue de Lucio Caracciolo, «Limes», du groupe Gedi, dont le président est Carlo De Benedetti (le groupe de la Repubblica et l'Espresso) .
Il y a quelques mois, Dottori a donné une interview à l'agence catholique Zenit dans laquelle, interrogé sur les documents de WikiLeaks, il faisait cette considération: «Bien que je n'ai aucune preuve, j'ai toujours pensé que Benoît XVI avait été conduit à l'abdication par une machination complexe, ourdie par ceux qui avaient intérêt à bloquer la réconciliation avec l'orthodoxie russe, pilier religieux d'un projet de convergence progressive entre l'Europe continentale et Moscou. Pour des raisons similaires, je pense qu'a également été arrêtée la course pour succéder au cardinal Scola, qui en tant que patriarche de Venise avait mené les négociations avec Moscou» [voir à ce sujet: benoit-et-moi.fr/2016/actualite/laumonier-dobama].

GUERRE US À LA RUSSIE
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Dans ces colonnes, j'ai souligné à maintes reprises la profonde anomalie de la «renonciation» du Pape Benoît, des circonstances dans lesquelles elle s'est produite, et enfin de sa décision de rester «pape émérite», expliquée avec ces mots surprenants: «Ma décision de renoncer à l'exercice actif du ministère ne révoque pas cela».
Une anomalie colossale qui fait penser à une demie-renonciation, comme on le devine aussi à partire de la fameuse conférence à la Grégorienne de son secrétaire Mgr Georg Gänswein.
Une telle «renonciation» doit être reliée au contexte géopolitique - comme le fait Dottori - sur lequel il conviendrait de réfléchir pour comprendre si d'éventuelles forme de pression furent exercées, et lesquelles.
Cela ne signifie pas que cette « renonciation » de Benoît XVI ait été extorquée ou contrainte. Mais cela signifie qu'autour de ce «choix» étrange, il y a un mystère colossal qui doit être éclairci.
Les considérations de Dottori sur Benoît XVI (et aussi sur le gouvernement Berlusconi) portent à nouveau à notre attention ce qui est - à mon avis - la clé pour comprendre de nombreux événements de ces dernières années: la guerre (froide et chaude) déclarée par les Etats-Unis d'Obama et Clinton contre la Russie de Poutine, sur tous les théâtres du globe.
Le projet d'un monde unipolaire à hégémonie américaine - qui doit donc balayer une Russie redevenue indépendante et autonome - est la dernière folie idéologique de la modernité .
C'est un projet impérialiste suicidaire pour les États-Unis et extrêmement dangereux pour le monde, mais il imprègne si profondément l'establishment américain (tant dans la faction "neocon" que celle "liberal") que même Donald Trump - qui a gagné contre eux - doit maintenant transiger et se trouve fortement conditionné par ce bloc de pouvoir, qui semble plus fort que le président élu.


Renonciation de Benoît: ce qui se cache derrière
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au moins aux dires d'Antonio Socci, qui nous livre une grande analyse géopolitique, aussi étonnante que brillante. A lire absolument (13/6/2016)





Autour de la renonciation de Benoît XVI, et après le fameux exposé de Georg Gänswein à l'occasion de la présentation du livre "Oltre la crisi della Chiesa", Antonio Socci continue d'assembler patiemment les pièces d'un puzzle complexe. Ce qui était indéchiffrable a priori devient petit à petit un tableau cohérent, et le geste de Benoît XVI s'insérerait selon lui rien moins que dans le gigantesque contexte d'un conflit géopolitique planétaire, avec en arrière-plan la volonté de l'"Empire", incarné par les Etats-Unis d'Obama de contrer coûte que coûte la possibilité d'une alliance entre l'Europe et la Russie, et donc en particulier l'émergence d'un monde multipolaire. En somme, la version 3.0 de la IIIe guerre mondiale, en parallèle (ou en lien) avec le conflit occident/terrorisme islamique.

Sa thèse est crédible, elle permet de relier différents faits récents généralement peu connus de l'opinion publique, car peu médiatisés; elle est séduisante, car elle explique beaucoup de choses, sans toutefois répondre à toutes les questions (au moins sur le sujet que je connais, la démission de Benoît XVI).
Quoiqu'il en soit, la rejeter simplement comme absurde, ou la rétrograder au rang de délire complotiste, comme ne manqueront pas de le faire les habituels complices du système ressort du "délit" de refus de la réalité (doublé, pour certains, de rétention d'information), et/ou de la faute morale d'aveuglement volontaire.
Un point est à noter. Tous les faits cités par Antonio Socci sont vérifiables, soit qu'ils ait été documentés dans ces pages, soit qu'ils fassent l'objet d'information dans la presse "mainstream" - et non pas dans quelque obscur site d'"extrême-droite" (j'ai rajouté des liens).

Libre à chacun de se faire son opinion.



La grande "intrige"
(Pour comprendre ce qui s'est passé et se passe au Vatican et dans la politique italienne et européennne)

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12 juin 2016
Ma traduction

Robert Spaemann et Josef Seifert, deux philosophes catholiques, amis et collaborateurs de Jean-Paul II et de Benoît XVI, démolissent Amoris laetitia (et la pensée) de Bergoglio. Le cardinal Müller qualifie d'«hérétique» l'affirmation de «l'un des plus proches» conseillers de Bergoglio.
Tandis que le catho-conservateur (cathocons) américain George Weigel, qui est du côté de Bergoglio, accuse Benoît XVI, parce qu'il est encore «pape émérite», alors que - selon lui - il aurait dû redevenir simplement évêque.
Ce sont des faits de ces jours-ci. Dans l'Eglise il y a un tremblement de terre en cours. Mais pour comprendre, il faut commencer par les antécédents.

CELA SE PASSE EN 2013
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Il n'est jamais arrivé en 2000 ans qu'un pape commence son pontificat en disant: «Priez pour moi afin que je ne fuie pas par peur des loups».
Par un curieux hasard, précisément ce pape, sans motif majeur déclaré, «renonce» ensuite au ministère (le droit canonique l'admet, mais pour des raisons très graves).
Toutefois, il décide - premier dans l'histoire - d'être «pape émérite», disant dans son dernier discours: «ma décision de renoncer à l'exercice actif du ministère, ne révoque pas cela».

Était-ce un vrai renoncement? En Février 2014, je publiai sur Il Foglio une enquête sur cette question et sur les causes de cette mystérieuse affaire, aussi parce qu'il était évident que Ratzinger n'avait pas de problèmes de santé.
Un vaticaniste (ndt:Tornielli) s'en vint le déranger. Et à la question pourquoi il était Pape émérite (au lieu de redevenir évêque), il se vit répondre: «Le maintien de l'habit blanc et du nom de Benoît est une chose simplement pratique. Au moment de la renonciation, il n'y avait pas d'autres vêtements disponibles».
Une façon raffinée et ironique d'éluder la question: comment peut-on croire qu'au lieu de redevenir évêque (comme cela aurait été normal), Benoît était resté pape pour des motifs vestimentaires? Dans tout le Vatican, n'y avait-il pas de soutane noire?
Une telle réponse faisait comprendre qu'à ce moment-là, le pape ne pouvait pas encore parler, et qu'il y avait un mystère. C'est seulement maintenant, après trois ans, que le voile finalement se déchire.

EXPLOSIVE
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Le 21 mai dernier, en effet, Mgr Georg Gänswein, secrétaire de Ratzinger, a donné une conférence explosive où il a renversé la «thèse vestimentaire», révélant que depuis 2013, il y a un «ministère (pétrinien) élargi. Voilà pourquoi Benoît XVI n'a renoncé ni à son nom, ni à la soutane blanche. Voilà pourquoi le nom correct pour s'adresser à lui encore aujourd'hui est "Sainteté". Il n'a pas abandonné l'Office de Pierre, il a au contraire renouvelé cet Office».
De plus , nous sommes dans «une sorte d'état d'exception» et celui de Benoît est un «pontificat d'exception».
L'éclair ce jour-là sur Saint-Pierre? «Rarement le cosmos a accompagné de façon plus spectaculaire un tournant historique».
Gänswein a également expliqué que Benoît n'a pas démissionné à cause de l'affaire Vatileaks: «Ce scandale était trop petit pour une chose aussi grande, et encore plus grand le pas mûrement réfléchi, d'une importance historique millénaire, que Benoît XVI a accompli».
Par conséquent, tout sauf une banale retraite avec la soutane blanche parce qu'elle était dans l'armoire. Aujourd'hui, on découvre qu'il s'agit d'un «pas historique millénaire» dans lequel Benoît «n'a pas abandonné ce ministère».
Le tremblement de terre en cours dans l'Eglise tourne autour de ces événements. Mais il doit être lu au sein d'une complexe confrontation géopolitique et idéologique planétaire.
LE GRAND JEU
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Là, il y a aussi la clé pour comprendre les événements politiques de ces dernières années: l'hégémonie allemande de l'UE qui a provoqué un tremblement de terre dans notre économie; l'éviction de Berlusconi en 2011 et l'arrivée de Monti et Renzi; la criminalisation et l'isolement de Poutine; le tumulte pour le Brexit (peut-être même l'effondrement des prix du pétrole).
Les contours de cette guerre non conventionnelle émergent grâce au crépuscule d'Obama, à l'irruption des «populismes» qui en Europe sont nés en réaction à l'UE technocratique (allemande) et grâce au tremblement de terre représenté par le succès de Trump, un corps étranger pour la Caste américaine, composée de démocrates, de Wall Street, et de (certains) républicains.

En résumé, l'objectif stratégique de la Caste américaine - représentée par Obama et la Clinton - est d'empêcher que se recompose l'alliance historique entre l'Europe et la Russie qui ferait la fortune des deux: la première a une énorme puissance technologique et industrielle, la seconde est un immense écrin de ressources naturelles.
Cette alliance euro-asiatique de 800 millions de personnes unies par une histoire qui a ses racines dans le christianisme (fortement redécouvert dans la Russie de Poutine), deviendrait l'interlocutrice incontournable de la Chine (le plus grand marché de la planète) et produirait de facto un monde multipolaire.
Les USA ont tenté de faire sauter cette perspective, principalement en déstabilisant certains pays ex-soviétiques, en particulier l'Ukraine, en y soutenant des régimes anti-russes. Ensuite, en contraignant l'Europe à imposer des sanctions économiques à la Russie pour isoler Poutine (pénalités qui coûtent beaucoup à l'Italie ).
Enfin, en essayant même d'étendre l'OTAN aux pays baltes, avec des stratégies agressives et provocatrices (telles que des exercices militaires Anaconda 2016 de ces jours-ci). L'objectif est de créer un corridor allant de l'Europe occidentale jusqu'à l'Asie (l'Ukraine est essentielle).
Cette stratégie américaine, cependant, présuppose une Europe unifiée sous l'Allemagne, comme technocratie, et sous une idéologie «libérale» (càd laïciste), pour isoler Poutine.
Pour atteindre cet objectif, les sujets étrangers à ce projet devaient être balayés. Par exemple - en Italie - ce Berlusconi qui prenait ses distances de la technocratie européenne et prêchait l'amitié et l'alliance avec Poutine. Torpillé.
Hier, le «populiste» Nigel Farage a fait la «véritable histoire de l'Europe» au cours des dernières années dans une interview mirobolante au "Corriere della Sera" où il explique comment nous sommes devenus «une colonie allemande».
Mais l'un des obstacles à ce projet était également représenté par l'Eglise de Benoît XVI. Paradoxalement, le pape allemand était un obstacle pour une Union européenne dirigée par l'Allemagne, sous l'hégémonie «libérale» obamienne.
PROPOSITION INDÉCENTE
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Il fut proposé à Benoît XVI d'accepter une «réunification œcuménique» avec les protestants d'Europe du Nord et d'Amérique du Nord pour créer une sorte de «religion commune de l'Occident».
Pour l'Église catholique, cela signifiait se fondre dans la soupe de la pensée unique "politiquement correcte". Devenir un musée folklorique sans importance dans l'Europe "multiculturelle".
A cette "dictature du relativisme", Benoît XVI dit non. Il répondit: tant que je suis là, cela ne se produira pas.
Le "hasard" voulut que peu après, il sentit sa vigueur l'abandonner, et il fut contraint de renoncer à «l'exercice actif» du ministère pétrinien (une renonciation à moitié?).
Au sein de l'Eglise - a expliqué Gänswein - était en cours «un affrontement dramatique» entre la faction progressiste, et ceux qui suivaient Ratzinger dans sa lutte contre «la dictature du relativisme» .
Les progressistes perdirent le conclave de 2005, mais, après la renonciation, ils ont gagné en 2013.
A présent, le pape Bergoglio a fait sien l'Agenda Obama. Le 12 mai, à Washington, lors du Catholic-Evangelical Leadership Summit, Obama a affirmé que les églises doivent abandonner les «questions qui divisent» comme l'avortement et le mariage homosexuel et se consacrer au problème de la pauvreté.
L'Empire veut une Eglise "assistante sociale" qui réconforte les perdants dans l'hôpital de campagne des pouvoirs forts, mais ne perturbe pas ceux qui manoeuvrent.
La candidate Hillary Clinton, il y a un an, lors d'un congrès de féministes pro-avortement, a même affirmé: «Les codes culturels profondément enracinés, les croyances religieuses et les préjugés structurels doivent être changés».
Les églises doivent donc se rendre au laïcisme "libéral" de l'empire.
De fait Bergoglio a abandonné les "principes non négociables".
Et aujourd'hui, lui, qui a toujours été en bons termes avec les protestants américains, se prépare pour le voyage du 31 Octobre en Suède, pour célébrer Luther et "recoudre", à 500 ans exactement du schisme.
Preuve de la nouvelle religion impériale?
Le disciple de Kasper et le gardien de la foi

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Un article éclairant sur , montre à quel point, après des années années de lutte ouverte avec Joseph Ratzinger, Walter Kasper est enfin (provisoirement) arrivé à ses fins. Et combien leur opposition touche à des questions de fond (24/5/2017)

Aucun pape, de mémoire d’homme, ne s’est aussi directement opposé à son prédécesseur qui, en l’occurence, se trouve vivre juste à côté. C’est pourquoi les supporters de François deviennent nerveux lorsque Benoît parle, comme il l’a fait récemment pour louer le cardinal Sarah. Si les deux hommes se trouvaient vraiment en accord, les partisans de François n’auraient rien à craindre du si doux et savant allemand qui se promène dans les jardins du Vatican.
Benoît enterré

First Things
22 mai 217
Matthew Schmitz
Traduction d'Isabelle

Benoît est toujours bien vivant et, pourtant, François essaie de l’enterrer. Dès son élection en 2013, François a entrepris de mettre en oeuvre un agenda auquel Joseph Ratzinger s’est opposé tout au long de sa carrière. Un accent mis sur la pastorale au détriment de la doctrine, la promotion d’approches disciplinaires et doctrinales différentes dans les églises locales, l’accès à la communion des divorcés remariés — toutes ces propositions furent jaugées et rejetées par Ratzinger, il y a plus de dix ans, au terme d’un débat houleux avec Walter Kasper. Pour le meilleur ou pour le pire, François à présent cherche à effacer Ratzinger.

Le conflit commença par une lettre de 1992, qui portait sur “les éléments fondamentaux à considérer comme déjà acquis”, lorsqu’un théologien catholique se met au travail. Quelques théologiens avaient suggéré que, même si la doctrine était universelle et permanente, on pouvait l’infléchir pour faire face à des réalites pastorales particulières — et permettre ainsi, par exemple, une approche plus libérale en Europe occidentale et une approche plus conservatrice en Afrique.

Pour se prémunir contre cette conception, le pape Jean-Paul II et le cardinal Ratzinger, alors préfet de la CDF, avaient insisté sur le fait que l’Eglise universelle était “une réalité qui précède, du point de vue ontologique et du point de vue chronologique, toutes les églises particulières.” Sous Jean-Paul II, il n’y aurait pas, pour les catholiques, de diversité à l’anglicane.

Cette discussion, en apparence académique, sur l’Eglise universelle et les églises locales, cachait un désaccord sur la communion pour les divorcés remariés. En 1993, Kasper défiait Jean-Paul II en proposant que chaque évêque puisse décider de donner ou non la communion aux divorcés remariés. Renonçant brusquement à plaider pour un changement dans la doctrine, Kasper disait qu’il fallait “de la place pour une flexibilité pastorale dans des cas d’espèce complexes.”

En 1994, le Vatican rejetait la proposition de Kasper par une lettre signée de Ratzinger: “Si les divorcés sont remariés civilement, ils se trouvent dans une situation qui contrevient objectivement à la loi de Dieu. Par conséquent,ils ne peuvent pas recevoir la communion tant que dure cette situation”. Kasper n’était pas prêt à céder. Dans un recueil de Mélanges publié en 1999, il critiqua la lettre du Vatican de 1992 en insistant sur la légitime autonomie des églises locales.

Ratzinger répondit l’année suivante, à titre personnel. C’est à cause de réponses de ce genre qu’il s’est attiré la réputation de rigide gendarme doctrinal. Mais cette caricature est injuste. Benoît a toujours été un poète de l’Eglise, un homme dont l’écriture donne au romantisme allemand de s’épanouir en orthodoxie. Cela se voit bien dans sa défense de l’unité chrétienne. Il décrit l’Eglise comme “une histoire d’amour entre Dieu et l’humanité”, qui tend à l’unité. Il entend l’Evangile comme une sorte de neuvième symphonie théologique, où toute l’humanité est aspirée vers l’unité.

L’idée fondamentale de l’histoire sainte est de rassembler, d’unifier les hommes dans l’unique corps du Christ, l’union des hommes et, par eux, de toute la création avec Dieu. Il y a une unique épouse, un unique corps du Christ; pas plusieurs épouses, pas plusieurs corps. L’eglise n’est pas simplement “une structure que l’on peut changer ou démolir à sa guise, et qui n’aurait rien à faire avec la réalité de la foi comme telle”. Une forme de corporéité appartient à l’Eglise elle-même”. Cette forme, ce corps, doit être aimé et respecté, et non pas mutilé.

A ce point, nous commençons à voir combien la question de l’universalité de l’Eglise touche à d’autres questions qui semblent sans lien avec elle, comme la communion, le divorce et le remariage. Ratzinger avait cité Corinthiens 1, le passage ou Paul décrit l’unité de l’Eglise en termes du double sacrement du mariage et de la communion. De même que les deux deviennent une seule chair dans le mariage, ainsi la multitude devient-elle un seul corps dans l’Eucharistie. “Parce qu’il n’y a qu’un pain, à plusieurs nous ne sommes qu’un corps, car tous nous participons à ce pain unique” (1 Cor 10:17).

Les rapports que Paul établit entre le mariage, l’Eucharistie et l’unité de l’Eglise devraient servir d’avertissement à quiconque voudrait altérer un de ces trois termes. Si l’unique corps de l’Eglise universelle peut être divisé, alors “l’unique chair” du couple marié peut l’être elle aussi. Et la communion — signe de l’unité de la foi et de la pratique —, peut devenir dissension, si des personnes qui ne partagent pas la même foi se rassemblent, comme si tel était le cas.

La réponse de Kasper parut dans un essai publié en anglais par America. C’est la première et le plus succincte expression de ce qui allait devenir le programme du pape François. Cela commence avec une distinction cruciale : “Je suis arrivé à cette position à partir, non de raisonnements abstraits, mais de mon expérience pastorale”. Kasper critique ensuite “le refus inflexible de la communion à tous les divorcés remariés et les règles fortement restrictives de l’accès à l’eucharistie”. Nous y sommes : toutes les controverses de l’ère François, et cela plus de 10 ans avant son élection.

(Il faudrait noter que les termes “inflexible” et “hautement restricitves” pour lesquels on a parfois critiqué Kasper ont été introduits par un traducteur trop enthousiaste et n’ont pas d’équivalent dans le texte allemand).

Ce qui plane à l’arrière-fond de cette controverse, comme il en va d’ailleurs de tant de controverses catholiques, c’est la question de la liturgie. On savait que Ratzinger était un avocat de la “réforme de la réforme” — un programme qui évite la rupture liturgique en ramenant petit à petit la liturgie à sa forme historique, sans solution de continuité. Kasper, par contre, se sert de la rupture qui a suivi Vatican II pour justifier de nouveaux changements dans la vie catholique: “Nos fidèles sont bien conscients de la flexibilité des lois et des règles; ils en ont fait largement l’expérience dans les décennies précédentes. Ils ont vécu des changements que personne n’avait anticipés ou même crus possibles.” Evelyn Waugh a décrit comment les catholiques, à l’époque du Concile, ont vécu “une révolution superficielle dans ce qui alors semblait permanent”. Kasper adopte cette révolution superficielle, en espérant qu’elle en justifiera une autre, plus profonde.

Il déplore que Ratzinger ne voie pas les choses ainsi : “Malheureusement, le cardinal Ratzinger a abordé le problème de la relation entre l’Eglise universelle et les églises locales d’un point de vue purement abstrait et théorique, sans tenir compte des situations et des expériences pastorales concrètes.” Ratzinger a omis de tenir compte de ce que Kasper appelle les “données” de l’expérience : “C’est vers l’histoire qu’il faut se tourner pour une saine théologie”, nous y trouverons maints exemples d’une louable “diversité” .

Même si le langage de Kasper est truffé de clichés (“données”, “diversité”, “expérience”), il a un réel attrait rhétorique: nous voulons croire que la paix est possible, même s’il n’y a pas de paix entre l’Eglise et le monde. Exactement comme nous sommes stimulés par des visions de l’unité, nous pouvons être séduits par des promesses de confort. Le contraste entre les deux hommes est donc rhétorique autant que doctrinal : Ratzinger inspire; Kasper soulage.

Les éditeurs d’America ont invité Ratzinger à répondre et il l’a fait à contre-coeur. Dans sa réponse, il fait remarquer que le baptême est un événement réellement trinitaire : nous sommes baptisés non seulement au nom, mais dans le nom, du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Le baptême ne fait pas de nous des membres de l’une des diverses associations chrétiennes locales mais nous unit à Dieu. Pour cette raison : “Toute personne, baptisée dans l’église de Berlin, est toujours chez elle dans l’église de Rome ou de New-York ou de Kinshasa ou Bangalore, ou partout ailleurs comme si elle avait été baptisée là. Elle ne doit pas remplir un formulaire de changement d’adresse ; c’est une seule et même église”.

Kasper clôtura le débat en 2001 par une lettre à l’éditeur dans laquelle il affirmait “qu’il ne peut être complètement insensé de poser des questions portant sur des actions concrètes, pas dans la vie politique, mais dans la vie pastorale”. La controverse sembla s’arrêter là. Ratzinger devint pape et on oublia la proposition de Kasper.

Douze ans plus tard, François, fraîchement élu pape, a redonné vie à la proposition de Kasper. Dans sa première allocution lors de l’angelus, il fit l’éloge de Kasper, en le reintroduisant dans l’Eglise universelle comme “un bon théologien, un théologien de talent”, dont le dernier livre avait fait “beaucoup de bien” au nouveau pape. Nous savons maintenant que François a lu Kasper attentivement pendant des années. Lui qu’on décrit généralement comme un homme spontané et non idéologique, a fait avancer à bonne allure l’agenda esquissé par Kasper, il y a plus de dix ans.

Face à ce défi, Benoît a gardé un silence presque parfait. Il n’y a rien à ajouter aux termes dans lesquels il a rejeté de manière décisive le programme de Kasper et de François. Et cependant le malaise persiste. Aucun pape, de mémoire d’homme, ne s’est aussi directement opposé à son prédécesseur qui, en l’occurence, se trouve vivre juste à côté. C’est pourquoi les supporters de François deviennent nerveux lorsque Benoît parle, comme il l’a fait récemment pour louer le cardinal Sarah. Si les deux hommes se trouvaient vraiment en accord, les partisans de François n’auraient rien à craindre du si doux et savant allemand qui se promène dans les jardins du Vatican.

Et ainsi, les deux papes, celui qui règne et l’émérite, l’un parlant et l’autre silencieux, demeurent en conflit. Finalement, peu importe celui qui vient après l’autre ou parle davantage ; ce qui compte, c’est de savoir quel est celui qui pense avec l’esprit d’une Eglise qui a vu d’innombrable hérésies venir, puis s’en aller. Si l’on compare les mots enchanteurs de Benoît avec les platitudes de son successeur, on peut difficilement ignorer la différence : un pape est l’écho des apôtres et l’autre répète, comme un perroquet, les paroles de Walter Kasper. Parce que cette différence dans le discours traduit une différence dans la foi, on peut faire une prédiction : quel que soit celui des deux qui meurt le premier, Benoît survivra à François.
Petite pharmacie ecclésiologique
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Avec sa gouaille inimitable, notre "curé madrilène" (non traditionaliste!), se transforme en médecin et indique ses prescriptions, en particulier aux "thuriféraires" excités particulièrement nerveux ces temps-ci (24/5/2017)

Dans le collimateur du Père Jorge González Guadalix, la blogosphère hispanique, en particulier un certain José Maria Vidal, prêtre défroqué hyper-progressiste, et son site «Religion Digital» que nous avons souvent rencontré dans ces pages.

Carlota
Le Père Jorge González Guadalix tombe à pic avec son dernier article où il prescrit à certains dont les nerfs sont en train de lâcher de prendre de l’ecclésiotranquiline. En vo ici: infocatolica.com.. .
Torticolis obligatoire et ecclésiomédicaments

P. Jorge González Guadalix
Texte original ici: infocatolica.com/cura
Traduction de Carlota

* * *
Nous n’en avons jamais parlé, mais on me dit qu’il existe une médication ad hoc pour certaines maladies ecclésiologiques. J’ai donc posé la question dans des pharmacies spécialisées et c’est ce qui m'a été confirmé.

Peut-être parce que l’effet François n’en finit pas d’arriver et que le printemps ecclésial est en retard; on m’a dit que la vente d’ecclésiotranquiline explose. Ça ne m’étonne pas, parce ce qu'on observe, ce sont les nerfs, beaucoup de nerfs, de ceux qui finissent par en oublier leurs rôles.

Nerveux, nous avons le cardinal Maradiaga, insultant le cardinal Burke et l’accusant de presque tout. Burke, vous savez bien que ce qu’il a fait de plus anti-ecclésial c’est d’avoir interrogé le pape et de lui avoir demandé de dissiper quelques doutes, une chose complètement inacceptable pour certains. Et pourtant, on suppose qu’ils sont là pour ça, les cardinaux, moi je vous le dis. Eh bien, Maradiaga, du groupe des cardinaux chargés de réformer la curie et de conseiller personnellement François, il perd ses nerfs. De l’ecclésiotranquiline, Éminence.

De l’ecclésiotranquiline forte, trois fois par jour, pour José Manuel Vidal [et son blog] qui sursautent en permanence. Toute une vie à clamer en faveur de la liberté d’expression, et maintenant, comme ça ne leur convient pas, ils hurlent contre elle. Benoît XVI était plus réduit au silence que la momie de Toutankhamon. Mais parce qu’il a écrit quelques lignes comme prologue du livre d’un cardinal, le cardinal Sarah, et nous avons dû contempler un déchirement de vêtements sans égal, une interprétation de ce geste comme une attaque directe contre François. De l’écclésiotranquiline fort : Non pas trois pas jour, mieux toutes les six heures.

Complètement risible, le nouveau petit numéro de Vidal contre Rouco [ndt: le Cardinal Antonio María Rouco Varela, ancien archevêque de Madrid et ancien président de la conférence des Évêques Espagnols, il avait eu notamment droit, quand il était en activité, à l’attaque de Femens, à l’entrée d’une église de Madrid]. Selon le WhatsApp [application de messagerie instantanée pour mobiles] qu’un séminariste de Murcie a envoyé à un curé, Rouco s’est opposé à François. Comme vous voyez, à partir d’une source aux origines solides et diverses. Mais mon ami, c’est Rouco, et l’on sait bien que depuis le blog de Religion Digital contre Rouco tout est permis. Un séminariste a dit, mais il semble que d’autres aussi et par messages aussi des curés. Davantage de médicament.

Hier dimanche, l’annonce du nouveau consistoire avec la nomination comme cardinal de Juan José Omella, archevêque de Barcelone, a pris tout le monde par surprise. En ce qui concerne votre serviteur, ni bien ni mal mais tout le contraire. Les derniers temps, Barcelone a eu des cardinaux, et on a décidé de continuer. Des interprétations à ce sujet ? Celles que vous voudrez. Et de dire que Omella est l'homme du pape, et quant aux évêques, de suspecter les évêques espagnols de ne pas suivre suffisamment François. Toute une vie à se plaindre du torticolis des évêques à force de regarder vers Rome, et maintenant, revendiquer ce torticolis comme signe de fidélité à Rome [José Manuel Vidal qui critiquait tant les papes précédents !]

Le printemps n’en finit pas de venir. Jusqu’à un quotidien aussi peu ecclésial que « El País » qu’il l’a dit ouvertement à plusieurs reprises. Les courants les plus progressistes de l’Église, complètement déçus. Les ventes d’Ecclesiotranquiline atteignent des sommets, et on me dit que l’on commence à commercialiser de la Résignatrone, que l’on peut prendre en comprimés, suppositoires ou pastilles effervescentes.

J’ai trouvé aussi curieux que l’on vende pas mal de Luciellyre qui comme son nom l’indique est un collyre pour ceux qui ont besoin que la sainte leur conserve la vue. Il y a des détails intéressants, par exemple des fonctionnaires du Vatican qui demandent de la Dissimuline pour continuer à démolir, ou bien du Souridon, qui,à ce qu'on voit, se vend assez. Les caisses de Miséricordine [se vendent] comme des « churros » [en français: "comme des petits pains"], mais il est bien clair, pour ce que l’on en voit, que la Traditionalamine maintient une vente très constante et même en augmentation, alors qu’au même moment, les comprimés de Progrèsterine, presque plus personne n’en demande.

Bref, je vous parle de cela, comme de curiosités, sans plus.

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Message  Admin Jeu 25 Mai 2017 - 15:14

@ AnneLéa :

Meeerci ! Merci ! Meeerci !

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Message  Admin Mer 7 Juin 2017 - 13:14

RENONCIATION DE BENOÎT XVI : LES COMMANDITAIRES DU COMPLOT SONT DÉMASQUÉS... !


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Renonciation de Benoît:...

... les commanditaires démasqués. Suite de l'article de Campari & de Maistre sur les arrières-plans géopolitiques de la démision (7/6/2017)

>>> Renonciation de Benoît: arrière-plan géopolitique

C'est en quelque sorte une suite à l'article publié sur le même site internet ces jours derniers, qui se faisait l'écho des "révélations" de "Limes", la prestigieuse revue de géopolitique italienne à propos de la démission de Benoît XVI.

Le nouvel article rappelle les faits antérieurs à cette démission, remontant à l'année 2010 et aux attaques furieuses contre Benoît XVI (avec le recul, leur violence me paraît encore plus terrifiante!) qui avaient fait l'objet d'un livre d'Andrea Tornielli et Paolo Rodari traduit en français sous le titre "Benoît XVI, un pontificat sous les attaques", (ed Pierre-Guillaume de Roux) - à l'époque donc, où le premier était encore un journaliste honnête, que j'appréciais pour sa loyauté envers Benoît XVI.

L'auteur de l'article s'appuie sur ce livre, et sur la recension minutieuse qu'en faisait un autre écrivain catholique qui a lui aussi bien changé depuis, Massimo Introvigne.

On trouvera sur mon site un dossier sur le livre du duo Tornielli-Rodari (benoit-et-moi.fr/2011-III), et en particulier l'article d'Introvigne publié sur le site du CESNUR, dont il est question plus bas.

Il vaut la peine d'être relu, et d'autant plus avec le recul, ne serait-ce que pour se rafraîchir la mémoire, et mieux comprendre ce qui se passe aujourd'hui. On y trouve décrits avec précision les "commanditaires" de la campagne de calomnies qui s'est terminée de la façon que nous connaissons le 11 février 2013.

LA FIN DE BENOÎT XVI. LES COMMANDITAIRES AU GRAND JOUR

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Francesco et Riccardo Filipazzi Zenobi
Ma traduction

* * *

A la suite de l'article d'il y a quelques jours sur la question de la démission de Benoît XVI, que désormais, non pas nous, mais la prestigieuse revue Limes, fait désormais remonter à de très fortes pressions contre la Curie romaine, il y en a plus d'un qui a sorti, en privé, le spectre du complotisme. Mais malheureusement pour les accusateurs, cette fois la source était tellement autorisée qu'elle ne pouvait pas être liquidée ddd façon simpliste et donc nous n'avons pas eu de commentaires publics supplémentaires. La recherche de la vérité est l'une des principales tâches du bon catholique et, pour répondre indirectement à certains détracteurs, nous ne pouvons pas renvoyer à plus tard la question de la démission de Benoît, en particulier ces jours-ci. Une attaque a été déclenchée contre la figure du «pape émérite», pour démolir ses enseignements et surtout, une action, d'abord médiatique et ensuite probablement canonique, contre le Motu Proprio Summorum Pontificum - l'une des pierres de scandale du pontificat précédent qui a remué quelque chose qui ne devait pas l'être et a mis hors d'eux l'Ennemi et ses émissaires - est imminente. Attention, il ne s'agit pas ici de critiquer la validité de la démission ou de l'élection de Bergoglio, parce que nous n'avons aucune preuve, mais des preuves du complot contre Benoît XVI existent bel et bien, et elles ne sont pas négligeables.

LE RÔLE DE BERGOGLIO
-----
Avant de poursuivre, nous nous interrogeons. Dans tout ce qui est arrivé, ce qui arrive, et ce qui va arriver, quel est le rôle de François? Est-il au courant de tout ce qui s'est passé avant son élection? Croit-il en toute bonne foi que ce qui est fait l'est pour le bien de l'Eglise? Seule l'histoire nous le dira. Nous pouvons seulement exposer les faits. Même si nous aimerions que tôt ou tard les fidèles de l'Eglise aient des réponses concrètes.

UN RETOUR EN ARRIÈRE EN 2010.
INTROVIGNE ET TORNIELLI PARLENT D'UNE ALLIANCE ENTRE LES FRANCS-MAÇONS ET LES CATHOLIQUES PROGRESSISTES.

----
En l'année du Seigneur 2010, la guerre contre l'Eglise faisait rage et la cible principale était bien sûr le Pape. C'était un individu dérangeant, qui remettait en question la nouvelle religion gnostico-maçonnique qui aujourd'hui semble l'emporter. En outre, il avait ouvertement remis en question la vulgate postconciliaire, laissant présager une rediscussion de certaines conclusions, en partant des conclusions liturgiques issues de Vatican II.

L'attaque est flagrante, furieuse, coordonnée. Dans ce scénario, un vaticaniste qui à l'époque se comptait parmi les bons catholiques, Andrea Tornielli, en collaboration avec Paolo Rodari, écrivit un livre intitulé «Attaque à Ratzinger. Accusations, scandales, prophéties et complots contre Benoît XVI». Une analyse intéressante et, si on la lit avec les yeux d'aujourd'hui, éclairante, au sujet de ce qui se passait derrière les murs sacrés. A cette époque, un autre personnage, un sociologue, se comptant lui aussi parmi les bons catholiques, Massimo Introvigne, recensait longuement l'ouvrage sur le site du Cesnur (*), définissant à grands traits un cadre très lourd.

Lisons ce qu'écrivait Introvigne (comme vous le voyez, nous laissons d'autres parler, nous n'inventons rien):

«En conclusion Rodari et Tornielli se demandent si on peut parler d'un complot contre le pape, citant différentes opinions, y compris la mienne, dans une interviewe que je leur ai spécialement accordée pour ce livre.

Leur conclusion est qu'il y a en oeuvre trois attaques séparées contre Benoît XVI, venant de trois ennemis différents.

- Le premier est constitué par la galaxie du lobby laïciste, homosexuel, maçonnique, féministe, des compagnies pharmaceutiques qui vendent des produits abortifs , des avocats réclamant des milliards d'indemnisation pour les affaires de pédophilie. [...]

- Ces lobbies rencontrent le succès parce qu'ils ont enrôlé un deuxième ennemi du pape constitué par le progressisme catholique et ces catholiques et théologiens - y compris de nombreux évêques - qui voient leur autorité et leur pouvoir dans l'Eglise menacée du démantélement par Benoît XVI de cette interprétation du Concile en termes de discontinuité et de rupture avec la tradition sur laquelle ils ont construit des décennies durant leur carrière et leur fortune. »

En 2010 Tornielli et Introvigne écrivaient donc, le premier dans un livre et le second dans un commentaire au livre, qu'il y avait une alliance entre le le lobby maçonnique, le lobby LGBT et les catholiques progressistes pour faire partir Benoît XVI. Mais aujourd'hui, aucun des deux ne semble s'en souvenir. Il y aurait même eu un intéressement des compagnies pharmaceutiques. L'article est très long et il toujours présent sur le site Cesnur. Nous vous invitons à le lire en entier.

LES CAUSES DU COMPLOT
-----
Passons à présent à l'analyse des causes. Est-ce un hasard, par exemple, si la diffusion de médicaments comme le RU486 n'a commencé en Italie qu'après le retrait du dérangeant Joseph Ratzinger? S'il y avait eu une forte opposition à ces poisons, en particulier une information adéquate sur les risques découlant de leur utilisation, il est évident que certains auraient pu perdre énormément d'argent. La RU486 déplace des dizaine de milliers d'euros. L'Eglise d'«avant» se serait peut-être opposée, ce que le cours actuel ne fait pas. Il est clair que le lobby mondialiste ne pouvait pas avoir une épine dans le pied comme Benoît. La même chose vaut pour le lobby gay, qui gère des centaines de millions d'euros. Sans parler de toutes les richesses culturelles induites. On parle de carrières basées uniquement sur les sornettes issues de l'idéologie gender et homosexualiste.

Comme nous le rappelons souvent, il est clair que l'argent est la dernière instance d'un projet de subversion de la nature humaine . L'argent et l'anneau du pouvoir [cf. Tolkien] sont les instruments du Démon pour conserver la loyauté de ses serviteurs. Le bon Benoît XVI mettait de fait en péril les plans du Malin.

Ceux qui auraient dû le défendre, ne l'on évidemment pas fait. En premier lieu, comme l'explique Introvigne, mais comme c'est désormais sous les yeux de chacun, des théologiens de renom et des prélats ont formé le gros des troupes anti-ratzingeriennes. Encore une fois, la preuve est fournie en partie par Introvigne et Tornielli en 2010. Pouvoir, carrières et évidemment le fric. Mais le diable fait les casseroles, mais pas les couvercles [expression qui signifie que le diable inspire les mauvaises actions mais ne fournit pas les moyens de les cacher]. Aujourd'hui, tout est à la lumière du jour.

On a appris ces jours-ci que la démolition des Franciscains de l'Immaculée, un ordre ancré dans meilleur de la tradition et riche de vocations, était principalement due à des questions d'argent [cf. Marco Tosatti].

Il y a des évêques qui font des carrières brillantes, tout en étant sous le coup de lourdes enquêtes judiciaires pour les trous financiers laissés en héritage à leur diocèse. Mais derrière les murs sacrés tout est effacé (les trous sont d'ailleurs dûs à des dons faits à des amis du cercle progressiste) et les médias sont extrêmement indulgents avec ces personnages, parce qu'ils font avancer l'agenda gnostico-maçonnique de réforme déformante de l'Eglise. Bref, si vous adhérez au pacte de sang anti-chrétien, ils vous laissent tranquilles. Vous pouvez faire ce que vous voulez. Même les enquêtes pèsent peu, avant le moment du jugement, de l'eau aura passé sous les ponts.

Un autre exemple est le business de l'immigration. Une Eglise ancrée dans la valeur traditionnelle de la mission pourrait-elle se vendre pour 30 deniers par jour? Evidemment non. Alors que les catholiques progressistes sont au premier rang pour se partager le butin. Là encore, entre deux enquêtes pénales.

SUMMORUM PONTIFICUM
-----
Dans le grand magmas maçonnico-progressiste il y a un problème. La liturgie. Tant que l'on continuera à consacrer le pain et le vin, le mal aura un frein puissant. Voilà pourquoi au cours des 50 dernières années, on a tout fait pour faire de la messe une histoire d'opérette. Certes, les principaux promoteurs de la dérive liturgique l'ont fait pour une bonne cause, «parce que Jésus-est-joie et qu'il faut attirer-les-gens», mais pas ceux qui les ont manaoeuvrés. Le mouvement de restauration de la messe est donc farouchement attaqué, principalement par des gens qui n'y comprennent rien - qui s'ils savaient seulement de quoi ils se font l'instrument, auraient probablement honte. Rien que d'entendre parler de célébration ad orientem ou de parties de la messe prononcées en latin, tout en restant dans le cadre du missel de 1970, et c'est la fin du monde.

Eh bien, Benoît XVI ne s'est pas limité pas à émettre l'hypothèse d'une «réforme de la réforme», mais il a accompli une action qui aux yeux de l'ennemi et de ses émissaires est bien plus grave. Il a promulgué le Motu Proprio Summorum Pontificum, c'est-à-dire qu'il a rendu monnaie courante le Missel de saint Pie V, dont les progressistes pensaient s'être définitivement débarrassés. Il a également dit que le Missel de Paul VI peut être irrigué par le précédent.

La lutte contre la «messe en latin» a commencé immédiatement, féroce et systématique, mais l'énergie de l'ancienne liturgie ne pouvait pas être arrêtée et elle s'est répandue de plus en plus.

Paradoxalement, quand Ratzinger a démissionné, le mouvement liturgique traditionnel n'a aucunement accusé le coup, au contraire, il s'est diffusé encore et encore, car au cours des quatre dernières années, beaucoup ont ouvert les yeux sur le danger constitué par la liturgie crétinisée qui nous est aujourd'hui vendue depuis trop longtemps. Il convient de souligner que même le missel de Paul VI est désormais presque lettre morte et que les prêtres qui osent le suivre fidèlement sont chaque semaine vilipendés.

Il était donc évident qu'à un certain point, le cardinal Sarah, qui a parlé de la réforme de la réforme dans l'espoir de recréer quelque chose de plus tridentin, devînt une victime expiatoire, et bien entendu que commençât une certaine irritation contre un pape Emérite qui a joué un tour «de prêtre» assez peu sympathique à ses détracteurs.Il n'est pas mort. Loin de là.

Pourquoi détestent-ils la messe en latin? La réponse est simple. Une Eglise qui se nourrit de liturgie traditionnelle, sera toujours une Eglise forte, irriguée par l'esprit, théologiquement solide et peu conciliable avec le monde. Donc peu viable.

QUELQUES EXEMPLES
-----
Sur Summorum Pontificum, le livre de Tornielli est très instructif. Il y est rapporté que les disciples de Bugnini (les liturgistes renommés d'aujourd'hui) voient le motu Proprio comme une «trahison» du travail de Bugnini et de la réforme liturgique et surtout une attaque contre l'achèvement de celle-ci. Il y eut donc une levée de boucliers «au nom de l'intouchable Concile» . L'ancienne messe est pour Enzo Bianchi «relative à une situation qui n'existe plus»; pour les évêques français, l'ecclésiologie de l'ancienne messe «n'est pas conforme à celle de Vatican II». Il est clair que , pour les modernistes l'Eglise est née en 1962. Les Français sont même arrivés à dire que le motu proprio minait l'unité sous Pierre [1]. Mais ils attaquaient le pape frontalement.

D'autres expressions populaires, prononcées par d'illustres personnages, sont également éclairantes. «La Curie n'est pas gouvernée par le Pape». Il y aurait donc y deep state?

Sur les pièges tendus à Joseph Ratzinger, il convient de mentionner celui qui concerne le discours de Ratisbonne. Le passage «incriminé» avait été signalé par plusieurs journalistes comme source de problèmes. Quelqu'un a-t-il mis le pape en garde? [ndt: heureusement qu'il ne l'a pas fait. Tel qu'il était, sans en retrancher une ligne, ce discours prophétique était nécessaire] Bien sûr que non. Pourquoi? La machine médiatique était-elle déjà prête? Pourtant, à l'époque de Navarro Valls, les passages potentiellement dangereux étaient signalés et reformulés.

Autres pièges. La nomination comme évêque de Stanislaw Wielgus. C'est un prêtre conservateur, mais sur Internet, il y a des rumeurs de collaboration avec les services soviétiques. Quelqu'un a-t-il mis le pape en garde? Bien sûr que non. Et la machine à fange a explosé. Et ainsi de suite, dans un crescendo de croche-pieds.

«Comment cela s'est termine, nous le savons».

---------------------------------
Annexe :

[1] Il est intéressant de lire le passage du livre "Un Pontificat sous les attaques" consacré à l'attitude des évêques français (page 73-76):

L'épiscopat français réagit plus durement. L'Église de France vit une crise profonde. Chaque année, les séminaires perdent des candidats au sacerdoce. La crise des vocations vide les lieux de culte. En revanche, les communautés traditionalistes prospèrent et gagnent des adeptes. Raison pour laquelle les évêques avaient pris l'initiative d'agir avant même la publication du Motu proprio.

En octobre 2006, Strasbourg, Metz et la province ecclésiastique de Besançon avaient rédigé une protestation à titre préventif: « Les évêques craignent que la généralisation du missel romain de 1962 ne relativise les orientations du concile Vatican II. Semblable décision risque de compromettre l'unité du clergé mais aussi l'unité entre le clergé et les fidèles. »
Ce même mois d'octobre, le cardinal Jean-Marie Lustiger, archevêque émérite de Paris, et le cardinal Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux et président de la Conférence épiscopale française, se rendent en audience auprès du pape pour lui faire part de leurs appréhensions.

Une conférence se tient en octobre à Paris pour commémorer le cinquantenaire de l'Institut supérieur de liturgie. À cette occasion, l'archevêque André Vingt Trois, président de l'Institut, admet que le renouveau liturgique réalisé en France au cours de ces dernières dizaines d'années a pris « une tournure parfois maladroite et approximative, qui a pu donner le sentiment d'une rupture avec la tradition ». Mais il ajoute que « sous couvert d'une mobilisation pour la défense d'une forme liturgique, il y a une critique radicale du concile Vatican II, voire un rejet pur et simple de certaines de ses déclarations. [...] Le refus des livres liturgiques régulièrement promulgués fut suivi d'injures publiques contre les papes, culminant dans des actes de violence tels que la prise de force d'une église paroissiale [de Saint-Nicolas-du-Chardonnet à Paris, N.d.E.]. Aucun des protagonistes de ces batailles n'a jamais pensé ni affirmé que le problème était avant tout liturgique. C'était un problème ecclésial et le demeure. Ce qui signifie une remise en question évidente de l'unité sous l'autorité d'un concile cecuménique en communion avec le Siège de Pierre. »

En novembre 2006, l'assemblée plénière de la Conférence épiscopale française se réfère à la volonté du Saint-Père de libéraliser le rite ancien. Elle y voit une menace pour la réforme liturgique de Vatican II et une atteinte à l'unité de l'Église. A l'ouverture de l'assemblée, le cardinal Ricard déclare : « La décision de faciliter pour les prêtres la possibilité de célébrer la messe selon le missel de 1962 n'a pas encore été prise et le Motu proprio annoncé pas encore signé. Le texte fera l'objet de consultations. Mais nous pouvons déjà exprimer nos craintes et nos espoirs. Ce projet ne s'inscrit pas dans une volonté de critiquer le missel dit de Paul VI ni de "réformer la réforme" liturgique de Vatican II. Les livres rédigés et promulgués à la suite du concile représentent la forme ordinaire et partant habituelle du rite romain. Ce projet a pour origine le désir de Benoît XVI de faire tout ce qui est en son pouvoir afin de mettre un terme au schisme lefebvriste. Contrairement aux intentions que d'aucuns lui attribuent, le pape n'a pas l'intention de renverser la direction que Vatican II a donnée à l'Église. Il s'y est engagé solennellement. »

Mais les évêques ne se sentent pas rassurés et formulent une demande: « Certes nous souhaitons continuer à accueillir ceux qui restent attachés à la messe dite de Pie V. Une diversité est possible, mais elle doit être réglementée. Il y va de l'unité de la liturgie et de l'unité de l'Église. Il nest pas bon de remettre le choix d'une des formes du rite romain - messe de Pie V ou messe de Paul VI - à une décision subjective. »

Les évêques français demandent donc au Souverain Pontife de ne pas céder sur les restrictions que Jean-Paul II avait posées à l'utilisation du missel tridentin.

Tout au long des mois suivants, ils persistent dans cette position, au point que, pendant son voyage en France, du 12 au 15 septembre 2008, à l'occasion du 150e anniversaire des apparitions de Lourdes, le pape doit intervenir par un rappel à l'ordre. Le 14 septembre, rencontrant les évêques français, Benoît XVI les exhorte à être des pasteurs qui accueillent tous les fidèles sans exception, y compris ceux qui se sentent plus à l'aise avec le rite ancien

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