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Message  ami de la Miséricorde Dim 7 Avr 2024 - 17:33

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Eugène Delacroix, L'Annonciation, 1841, national Eugène Delacroix, Paris.

SAINTS DU 8 AVRIL

ANNONCIATION DE LA Bse VIERGE MARIE

CHAPITRE X. La très-sainte Trinité envoie l'archange Gabriel pour annoncer à la très-pure Mère qu'elle était choisie pour être la Mère de Dieu.

109. Dieu avait déterminé de toute éternité le moment opportun où le grand mystère de piété, justifié dans l'esprit, prêché aux hommes, déclaré aux anges et cru dans le monde, devait être manifesté dans la chair (1); mais il le tenait caché dans le sein de sa

(1) I Tim., III, 16; Gal., IV, 4.

sagesse éternelle. Or la plénitude de ce temps arriva, qui était jusqu'alors fort vide, quoique rempli de prophéties et de promesses, parce qu'il lui manquait celle de la très-pure Marie, par la volonté et le consentement de laquelle tous les siècles devaient recevoir leur perfection (1), qui était le Verbe humanisé, passible et restaurateur. Ce mystère était prédestiné avant tous les siècles, afin qu'il f fût réalisé par l'intermédiaire de notre divine Vierge; et elle, se trouvant dans le monde, la rédemption du genre humain et la venue du Fils unique du Père ne devaient point être différées, puisque Dieu ne devait plus, pour ainsi dire, chercher pour sa demeure des tabernacles empruntés, ou des maisons étrangères (2); mais demeurer dans son propre temple construit et enrichi, au moyen de toutes les ressources qu'il lui avait consacrées, bien mieux que le temple de Salomon ne le fut par les trésors que son père David lui laissa à cet effet (3).

110. Le Très-Haut détermina, dans cette plénitude de temps prédéfini, d'envoyer son Fils unique su monde. Et confrontant, selon notre manière de concevoir et d'exprimer, les décrets de son éternité avec les prophéties et les témoignages qu'il avait donnés aux hommes dès le commencement des choses, et tout cela avec l'état et la sainteté à laquelle il avait élevé la très-pure Marie, il jugea qu'il était convenable pour la gloire de son saint nom que l'exécution de sa sainte volonté et de ce décret éternel fût manifestée

(1) I Cor., II, 7. — (2) II Reg., VII, 6. — (3) I Paralip , XXII, 5.

aux anges bienheureux , et qu'elle commençât à paraître par leur ministère. Sa divine Majesté fit entendre à l'archange Gabriel cette voix par laquelle elle. signifie sa volonté aux anges. Et quoique l'ordre commun quelle tient pour illuminer ses esprits célestes soit de commencer parles supérieurs, qui, selon leur rang hiérarchique,éclairent les inférieurs jusqu'à ce que cette illumination, en transmettant des uns aux autres ce que Dieu a révélé aux premiers, soit arrivée aux derniers, les choses ne se passèrent point ainsi en cette circonstance: car le saint archange reçut sa mission immédiatement du Seigneur.

111. Gabriel, au pied du trône et toujours attentif aux ordres de l'Être suprême et immuable, s'inclina pour recueillir la manifestation de la divine volonté sa Majesté lui déclara et lui prescrivit l'ambassade qu'il devait faire à l'auguste Marie, et les paroles dont il devait se servir pour la saluer; de sorte que Dieu même en fut le premier auteur; il les forma dans son entendement divin, de là elles passèrent au saint archange, et de lui à la très-pure Marie. Le Seigneur révéla dans cette occasion plusieurs autres mystères de l'incarnation à ce prince céleste, et la très-sainte Trinité lui commanda d'aller annoncer à la divine Fille qu'elle était élue entre toutes les femmes pour être la Mère du Verbe éternel, et qu'elle le concevrait dans son sein virginal par (opération du Saint-Esprit, en conservent intacte sa virginité, et tout le reste que le messager céleste devait révéler à son auguste Reine et Maîtresse.

112. Ensuite sa divine Majesté déclara à tous les autres anges, comme le temps de la rédemption du genre humain était arrivé, et qu'elle se déterminait à descendre au monde sans plus différer, puisqu'elle avait déjà disposé et orné la très-pure Marie pour être sa Mère, lorsqu'en leur présence elle lui avait décerné cette suprême dignité. Les divins esprits ouïrent la voix de leur Créateur et lui chantèrent, pleins d'allégresse, des actions de grâces ineffables et de nouveaux cantiques de louange pour l'accomplissement de son éternelle et parfaite volonté, en y répétant toujours cet hymne de Sion : Saint, saint, saint est le Seigneur Dieu des armées (1).« Vous êtes juste et puissant, Seigneur notre Dieu, qui habitez les lieux les plus élevés, et qui regardez les humbles de la terre (2). « Toutes vos couvres sont admirables, et vos pensées très-relevées. »

113. Le prince saint Gabriel, obéissant avec une joie particulière au commandement divin, descendit de l'empyrée, accompagné de plusieurs milliers d'anges radieux. de beauté, qui le suivaient sous une forme visible. Ce grand prince et ambassadeur céleste ressemblait à un adolescent d'une grâce et d'une beauté extraordinaires : son visage était tout rayonnant de gloire, son air majestueux, sa démarche grave, ses paroles remplies de sagesse et d'éloquence; et toutes ses manières, empreintes d'une modeste grandeur, représentaient plus de traits de la Divinité qu'aucun des

(1) Isa., VI, 3. — (2) Ps. CXII, 5.

autres anges que notre auguste Reine eût jusqu'alors vus sous cette forme. Il portait un diadème d'une splendeur singulière; ses vêtements pompeux brillaient de diverses couleurs d'un éclat admirable; il avait sur la poitrine une très-belle croix comme émaillée, qui découvrait le mystère de (Incarnation pour laquelle il était envoyé; et toutes ces circonstances attirèrent davantage l'attention de cette très-prudente Reine.

114. Le divin ambassadeur, suivi de cette cour céleste, descendit à Nazareth, ville de la province de Galilée, où se trouvait la demeure de la très-sainte Vierge, qui était une pauvre maison. Le lieu de sa retraite était une fort petite chambre, dépourvue des ornements dont 1e monde se sert; elle en condamnait ainsi la vanité par le mépris qu'elle en faisait, et suppléait à leur absence par de plus grands biens spirituels. La divine Dame était alors âgée de quatorze ans six mois et dix-sept jours; car elle avait eu quatorze ans révolus le huit septembre: les six mois et dix-sept jours en sus se trouvaient depuis celui-là jusqu'à celui-ci, auquel le plus grand des mystères que Dieu ait opérés dans le monde fut exécuté.

115. Sa taille surpassait la taille des autres filles de son âge; elle était fort agréable en sa personne, très-bien proportionnée, d'une beauté et d'une perfection achevée : elle avait le visage ovale; les traits en étaient fins et délicats; il n'était ni trop plein ni trop maigre; le teint clair entant soit peu brun; le front large et bien fait; les sourcils bien arqués et bien dessinés; les yeux grands et modestes, d'une couleur entre le noir et le pers, d'un éclat incomparable, mais tempéré par le sourire de l'innocence; le nez droit et régulier; la bouche petite, vermeille et délicatement prise; enfin elle était si merveilleusement belle, et tellement comblée de tous les dons de la nature, qu'il ne se rencontrera jamais aucune créature qui puisse l'égaler. Ceux qui la regardaient étaient en même temps, pénétrés de joie, de vénération, d'affection et de respect elle attirait leurs cœurs, et elle les retenait dans une douce crainte révérentielle; elle les forçait à la louer, et cependant la grandeur de ses grâces et de ses perfections imposait le silence; et elle causait dans tous ceux qui avaient le bonheur de la voir, de mystérieux effets qu'on ne peut facilement expliquer : enfin elle remplissait et animait les rimes d'influences et de mouvements célestes qui les conduisaient à Dieu.

116. Son habit était modeste, pauvre et propre; `d'un gris argenté, ou plutôt cendré, mais fort honnête. Lorsque l'ambassade du ciel s'approchait, Marie, ignorant qu'elle frit déjà commencée, était plongée dans la sublime contemplation d'un mystère due le Seigneur avait renouvelé en elle par cette multitude de faveurs qu'il lui avait faites pendant les neuf jours précédents. Et le Seigneur lui-même l'ayant assurée , comme nous avons dit, que son Fils unique ne tarderait pas de descendre pour prendre chair humaine, elle était fervente et joyeuse en la foi de cette divine parole, et redoublant ses humbles et ardentes affections, elle disait intérieurement: « Est-il possible que l’heureux temps soit arrivé où le Verbe du Père éternel doit descendre pour naître et converser parmi les hommes (1)? que le monde en ait la possession? que les mortels puissent le voir (2)? que cette lumière inaccessible paraisse pour éclairer ceux qui sont plongés dans les ténèbres. (3)? Oh! qui mériterait de le voir et de le connaître ! Oh! qui pourrait baiser la terre que ses pieds adorables auraient foulée!

117. « Que les cieux se réjouissent; que la terre se console, et que les hommes bénissent et glorifient Dieu (4), puisque leur félicité éternelle, s'approche. O enfants d'Adam affligés par le péché, mais pour tant ouvrages de mon bien-aimé, vous lèverez bien tôt la tête, et secouerez le joug de votre ancienne a servitude (5) ! Votre rédemption est proche; votre a salut viendra bientôt. O pères anciens, prophètes et justes, qui espérez dans le sein d'Abraham, qui a êtes détenus dans les limbes, vous allez recevoir votre consolation! Votre désiré le Rédempteur pro mis ne tardera pas (6). Exaltons-le tous, et chantons-lui des hymnes de louange. Oh! qui pourrait être la servante de ses servantes! Oh! qui se rait l'esclave de celle qu'Isaïe lui a. assignée pour Mère (7)! O Emmanuel, Dieu et homme véritable! a 0 Clef de David, qui devez ouvrir le ciel 8 O Sagesse éternelle! O Législateur de la nouvelle Église,

(1) Baruch., III, 38. — (2) Isa., XL, 5. — (3) Ibid., IX, 5. — (4) Ps. XCV, 11. — (5) Isa., XIV, 25. — (6) Aggae., II, 8. — (7) Isa., VII, 14. — 8 Ibid., XXII, 22.

venez, venez, Seigneur! Approchez-vous de nous! Délivrez votre peuple de la captivité, et que toute chair voie le salut (1). »

118. Lorsque saint Gabriel arriva, la très-sainte Vierge était occupée à ces demandes, à ces affections, et ravie dans des transports divins que je ne saurais expliquer. Elle était très-pure en son âme, très-parfaite en son corps, très-noble dans ses pensées, très-éminente en sainteté, remplie de grâces, si divinisée et si agréable aux yeux de Dieu, qu'elle put bien être sa digne Mère, et l'instrument efficace pour le faire sortir du sein du Père, et l'attirer dans le sien. Elle fut le puissant moyen de notre rédemption, et nous lui en sommes redevables à bien des titres; et c'est pour ce sujet qu'elle mérite que toutes les nations la bénissent et la louent éternellement (2). Je dirai dans le chapitre suivant ce qui arriva à l'entrée de l'ambassadeur céleste.

119. Je toucherai seulement ici une chose digne d'admiration, et c'est que pour l'accomplissement d'un si haut ministère, que le saint archange devait lui annoncer, et qui devait s'opérer en elle, sa divine b1ajesté la laissa dans l'état commun des vertus dont nous avons parlé dans la première partie. Le Très-Haut le disposa de la sorte, parce que ce mystère devait être opéré comme un sacrement de foi, et les opérations de cette vertu, aussi bien que celles d'espérance et de charité, devaient s y rencontrer : ainsi le

(1) Isa., XL, 5. — (2) Luc., I, 48.

Seigneur la laissa dans ces opérations, afin qu'elle crût et espéra en ses divines promesses. Et ces actes ayant précédé, il arriva ce que je dirai bientôt, selon que la faiblesse de mes termes et la grandeur des mystères qui augmentent mon impuissance, me le permettront.

Source : La cité de Dieu de la vénérable Maria D'Agreda

Bonne fête de l'Annonciation !

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