LES SOIXANTE-DOUZE RAPPORTENT A JESUS CE QU'ILS ONT FAIT
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LES SOIXANTE-DOUZE RAPPORTENT A JESUS CE QU'ILS ONT FAIT

Message  Invité le Lun 13 Fév 2012 - 4:35

LES SOIXANTE-DOUZE RAPPORTENT A JESUS CE QU'ILS ONT FAIT
(Maria Valtorta, tome 4, chapitre 144, pages 379/383)

Au cours du long crépuscule d'une sereine journée d'octobre, les soixante-douze disciples reviennent avec Elie, Joseph et Lévi. Fatigués, couverts de poussière, mais si heureux ! Les trois bergers heureux d'être désormais libres de servir le Maître. Heureux aussi d'être, après tant d'années de séparation, réunis à leurs compagnons d'autrefois. Heureux les soixante-douze d’avoir bien exercé leur première mission. Les visages brillent davantage que les petites lampes qui éclairent les cabanes construites pour ce nombreux groupe de pèlerins.

Au milieu se trouve celle de Jésus et dessous Marie avec Margziam qui l'aide à préparer le souper. Autour, les cabanes des apôtres. Marie d'Alphée est dans celle de Jacques et Jude; dans celle de Jean et de Jacques, Marie Salomé, avec son mari; dans celle d'à côté, il y a Suzanne avec son mari qui n'est pas apôtre, ni... officiellement disciple mais qui doit avoir fait valoir son droit d'y rester, étant donné qu'il a permis à sa femme d'appartenir toute entière à Jésus. Puis, autour, les cabanes des disciples, de ceux qui ont une famille et de ceux qui n 'en ont pas. Et ceux qui sont seuls, et ce sont les plus nombreux, se réunissent avec un ou plusieurs compagnons. Jean d'Endor est avec le solitaire Hermastée, mais il a cherché d'être le plus près possible de la cabane de Jésus, de sorte que Margziam va souvent le trouver, lui apportant une chose ou une autre, ou le réjouissant par ses réflexions d'enfant intelligent qui est heureux d'être avec Jésus, Marie et Pierre, et à une fête.

Après le souper, Jésus se dirige vers les pentes de l'oliveraie et les disciples le suivent en masse. Isolés du bruit et de la foule, après avoir prié en commun, ils font à Jésus une relation plus développée que celle qu'ils avaient pu faire auparavant, au milieu des allants et venants.
Ils sont étonnés et joyeux lorsqu'ils disent :

«Sais-tu, Maître, que non seulement les malades, mais les démons aussi nous ont été soumis par la force de ton Nom ? Quelle affaire, Maître ! Nous, nous, pauvres hommes, seulement parce que tu nous a envoyés, nous pouvions délivrer l'homme de la puissance redoutable d'un démon !...»
et ils racontent les nombreux faits arrivés ici et là. C'est d'un seul qu'ils disent :
«Les parents, ou plutôt la mère et les voisins, nous l'ont amené de force, mais le démon s'est moqué de nous ( en disant : "Je suis revenu ici, par sa volonté, après que Jésus de Nazareth m'avait chassé et je ne le lâche plus parce qu'il m'aime plus que votre Maître et qu'il m'a recherché" et d'un seul coup, avec une force indomptable, il arracha l'homme à celui qui le tenait et le jeta en bas d'un escarpement. Nous sommes accourus pour voir s'il s'était cassé quelque chose. Mais non ! Il courait comme une jeune gazelle en disant des blasphèmes et des moqueries qui ne sont vraiment pas de cette terre... La mère nous fit pitié... Mais lui ! Mais lui ! Oh! le démon peut-il agir ainsi ?»

«Il peut faire cela, et même davantage»
dit Jésus attristé.
«Peut-être, si tu avais été là...»

«Non. Je le lui avais dit : "Va et n'aie pas la volonté de retomber dans ton péché". Il l'a voulu. Il savait qu'il voulait le Mal et il l'a voulu. Il est perdu.
Différent est celui qui devient possédé par suite de son ignorance primitive et celui qui se livre à la possession, sachant qu'en agissant ainsi il se vend de nouveau au démon. Mais ne parlez pas de lui. C'est un membre retranché, sans espoir. C'est un volontaire du Mal. Louons plutôt le Seigneur pour les victoires qu'il vous a données. Je connais le nom du coupable et je connais les noms de ceux qui sont sauvés. Je voyais Satan tomber du Ciel, comme la foudre, grâce à vous et à mon Nom. Parce que j'ai vu aussi vos sacrifices, vos prières, l'amour avec lequel vous alliez vers les malheureux pour faire ce que je vous avais dit de faire. Vous avez agi avec amour, et Dieu vous a bénis. D'autres feront ce que vous faites, mais le feront sans amour. Et ils n'obtiendront pas de conversions... Cependant, ne vous réjouissez pas d'avoir assujettis les esprits, mais réjouissez-vous de ce que vos noms sont écrits au Ciel. Ne les enlevez jamais de là...»
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N'ayez pas peur. Elles vous seront données au bon moment les paroles qu'il faut dire"

Message  Invité le Lun 13 Fév 2012 - 4:59

«Maître»
dit un disciple dont je ne connais pas le nom «quand viendront ceux qui n'obtiendront pas de conversions ? Peut-être quand tu ne seras plus avec nous?»

«Non, Agapo, en tout temps.»

«Comment ? Même pendant que tu nous instruis et nous aimes ?»

«Même alors. Et, pour ce qui est d'aimer, je vous aimerai toujours, même si vous êtes loin de Moi. Mon amour viendra toujours à vous et vous le sentirez.»

«ah ! C'est vrai. Je l'ai éprouvé un soir que j'étais affligé parce que je ne savais que dire à quelqu'un qui m'interrogeait. J'allais m'enfuir honteusement, mais je me suis souvenu de tes paroles :

"N'ayez pas peur. Elles vous seront données
au bon moment les paroles qu'il faut dire"

et je t'ai invoqué avec mon esprit. J'ai dit : "Certainement Jésus m'aime. J'appelle son amour à mon secours" et l'amour m'est venu, comme un feu, une lumière... une force... L'homme qui était en face de moi m'observait et ricanait, ironique, en faisant des clins d'oeil à ses amis. Il était sûr de triompher dans la discussion. J'ai ouvert la bouche, et c'était comme un flot de paroles qui sortait joyeusement de ma bouche imbécile.

Maître, es-tu réellement venu ou était-ce une illusion ? Moi, je ne sais pas. Je sais qu'à la fin l'homme, et c'était un jeune scribe, m'a jeté les bras au cou en me disant : "Tu es bienheureux et bienheureux celui qui t'a conduit à cette sagesse" et il me semblait désireux de te chercher. Viendra-t-il ?»

«La pensée de l'homme est instable comme un mot écrit sur l'eau, et sa volonté est agitée comme l'aile de l'hirondelle qui volette pour le dernier repas de la journée. Mais toi, prie pour lui... Et, oui. C'est Moi qui suis venu à toi. Et avec toi m'ont eu Mathias et Timon, et Jean d'Endor et Simon et Samuel et Jonas. Les uns m'ont remarqué, les autres pas. Mais j'ai été avec vous.

Et je serai avec celui qui me sert
dans l'amour et la vérité, jusqu'à la fin des siècles.»

«Maître, tu ne nous as pas encore dit si parmi ceux qui sont présents il y aura des personnes sans amour...»

«Il n'est pas nécessaire de le savoir. Ce serait un manque d'amour de ma part de manifester du dédain envers un compagnon qui ne sait pas aimer.»

«Mais, y en a-t-il ? Cela, tu peux le dire...»

«Il y en a. L'amour est la chose la plus simple,
la plus douce et la plus rare qui soit.
Et ce n'est pas toujours, même si elle est semée, qu'elle pousse.»

«Mais, si nous ne t'aimons pas, nous, qui peut t'aimer ?»

Il y a, pour ainsi dire, de l'indignation parmi les apôtres et les disciples qu'agitent le soupçon et la douleur.
Jésus abaisse les paupières sur ses yeux. Il cache même son regard pour ne pas donner une indication. Mais il fait l'acte plein de résignation, de douceur et de tristesse des mains qui s'ouvrent avec les paumes en dehors, son acte d'aveu résigné, de constatation résignée, et il dit :

«Il devrait en être ainsi. Mais il n'en est pas ainsi. Beaucoup encore ne se connaissent pas, mais Moi, je les connais et j'en ai pitié.»

«Oh ! Maître, Maître ! Mais ce ne sera pas moi, hein ?»
demande Pierre en allant tout près de Jésus, écrasant le pauvre Margziam entre lui et le Maître, et jetant ses bras courts et musclés sur les épaules de Jésus, qu'il saisit et secoue, fou de terreur d'être quelqu'un qui n'aime pas Jésus.
Jésus rouvre les yeux, lumineux et pourtant tristes, et regarde le visage interrogateur et effrayé de Pierre et il lui dit :

«Non, Simon de Jonas. Ce n'est pas toi. Tu sais aimer et tu sauras toujours plus aimer. Tu es ma Pierre, Simon de Jonas, une bonne pierre. C'est sur elle que j'appuierai les choses qui me sont les plus chères, et je suis certain que tu les soutiendras sans connaître le trouble.»

«Moi, alors ?»; «Moi ?»; «Moi ?»

Les questions se répètent comme un écho de bouche en bouche.

«Paix ! Paix ! Restez tranquilles, et efforcez-vous de posséder tous l'amour.»

«Mais qui de nous sait aimer le plus ?»
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«Voilà celui qui sait aimer le plus parmi vous. L'enfant.»

Message  Invité le Lun 13 Fév 2012 - 5:21

Jésus tourne son regard successivement vers tous : une caresse souriante...
puis il abaisse son regard sur Margziam, toujours serré entre Lui et Pierre, et écartant un peu Pierre, et tournant le visage de l'enfant vers la petite foule, il dit :

«Voilà celui qui sait aimer le plus parmi vous.
L'enfant.

Mais ne tremblez pas vous qui avez déjà de la barbe sur les joues et même des fils d'argent dans les cheveux.

Quiconque renaît en Moi devient "un enfant".

Oh ! allez en paix ! Dites les louanges de Dieu qui vous a appelés car vous voyez réellement de vos yeux les prodiges du Seigneur.

Bienheureux ceux qui verront également ce que vous voyez. Car je vous assure que beaucoup de prophètes et de rois ont désiré ardemment voir ce que vous voyez et ne l'ont pas vu, et que beaucoup de patriarches auraient voulu savoir ce que vous savez et ne l'ont pas su, et que beaucoup de justes auraient voulu entendre ce que vous entendez et n'ont pas pu l'entendre.

Mais désormais ceux qui m'aimeront connaîtront toutes choses.

«Et ensuite? Quand tu t'en seras allé, comme tu dis ?»

«Ensuite vous parlerez pour Moi. Et puis... Oh ! les grandes foules, pas pour le nombre, mais pour la grâce de ceux qui verront, sauront et entendront, ce que maintenant vous voyez, savez, entendez ! Oh ! les grandes, les foules aimées de mes "petits-grands"!

Yeux éternels, esprits éternels, oreilles éternelles! Comment puis-je vous expliquer, à vous qui m'entourez, ce que sera de vivre de manière éternelle, plus qu'éternelle, sans mesure, de ceux qui m'aimeront et que j'aimerai jusqu'à abolir le temps, et ils seront "les citoyens d'Israël" même s'ils vivent quand Israël ne sera plus qu'un souvenir de nation et ils seront les contemporains de Jésus vivant en Israël.

Et ils seront avec Moi, en Moi, jusqu'à connaître ce que le temps a effacé et ce que l'orgueil a confondu. Quel nom leur donnerai-je ? Vous apôtres, vous disciples, les croyants seront appelés "chrétiens".

Et ceux-ci ? Quel nom auront-ils ? Un nom qui ne sera connu qu'au Ciel. Quelle récompense auront-ils dès cette terre ? Mon baiser, ma parole, la tiédeur de ma chair. Tout, tout, tout Moi-même. Moi, eux. Eux, Moi. La communion totale...

Allez.
Moi, je reste à me délecter l'esprit dans la contemplation de ceux qui,
dans l'avenir, me connaîtront et m'aimeront sans réserve.
La paix soit avec vous.
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