LA TRES SAINTE VIERGE MARIE COREDEMPTRICE
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LA TRES SAINTE VIERGE MARIE COREDEMPTRICE

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LA TRES SAINTE VIERGE MARIE COREDEMPTRICE

Message  Invité le Jeu 8 Juil 2010 - 3:25



18. La Dame de tous les peuples à Amsterdam




De l’ouvrage « Les messages de la Dame de tous les peuples », par Ida Peerdeman, témoin des apparitions :



- extrait du 30 ième message donné le 1 er avril 1951, pages 88 et 89 :


La Mère du Fils de l’Homme


« À présent, la Dame reste un long moment devant moi sans rien dire ; elle me regarde en souriant. Puis, elle s’écarte de la croix et je ressens les mêmes vives douleurs qu’auparavant. D’abord, de terribles crampes dans tous les muscles du corps. Puis elles s’atténuent et je me sens spirituellement très étrange et lasse. Tout d’un coup, je vois la Dame qui se tient de nouveau devant la croix et les douleurs cessent. Je vois à présent la Dame comme dans le flou. Son corps est tellement transparent que je vois la croix clairement devant moi comme, pour ainsi dire, à travers lui. Les terribles douleurs me reprennent alors, d’un coup. Elles durent un moment puis tout redevient normal et la Dame me dit : « Mon enfant, de même qu’Il a souffert, de même j’ai souffert en tant que Mère du Fils de l’Homme. Répète bien cela ! ».



- extrait du 31 ième message donné le 15 avril 1951, pages 90 et 91 :


Le linge qui ceint les reins du Christ (1)


« Je vois de nouveau cette grande lumière crue. Très lentement, la Dame avance et sort de cette lumière pour se retrouver distinctement devant moi. La Dame ne parle pas encore, mais elle me regarde en souriant. Au bout d’un moment, elle se met à parler. La Dame dit : « Mon enfant, regarde bien une fois de plus ! ». La Dame me montre la ceinture qu’elle porte à la taille. C’est cette ceinture que je dois bien regarder. La Dame dit : « Tu as tout bien transmis. Tu es sur la bonne voie. Seulement, regarde bien une fois de plus ce linge ».
Je vois alors la Dame enlever la bande de tissu qu’elle porte à la taille. C’est un linge très long ; elle me montre comment elle le noue. De la main gauche, elle en tient une extrémité ; de la main droite, elle le fait passer deux fois autour de sa taille jusqu’à ce que les deux extrémités se rejoignent. De la main gauche, elle rabat celle de gauche derrière la bande de tissu de manière à en laisser dépasser un bout. « Écoute bien ce que cela signifie », dit la Dame. « C’est comme le linge qui ceint les reins du Fils. C’est que je me tiens, en tant que Dame,
(2) devant la croix du Fils ».




(1) Note de l’éditeur : « Ce qu’on appelle de manière didactique le périzonium »



(2) Note du traducteur : « Le terme hollandais « Vrouwe » peut être traduit autant par « Dame » que par « Femme », titre sous lequel Jésus s’adresse à Marie du haut de la Croix. Pour la traduction française, nous conservons tout au long du texte le titre de « Dame ».



- extraits du 32 ième message donné le 29 avril 1951, pages 93 à 95 :



La Dame de tous les peuples



« Je vois une lumière crue ; la Dame avance et en sort lentement. Je la vois maintenant distinctement. Elle dit : « Je suis ici en tant que Dame de tous les Peuples et je viens précisément maintenant pour montrer que je veux être la Dame de tous les Peuples. Écoute bien. Tu me vois ici, debout sur la terre, contre la croix du Fils. De tout ce que je t’ai dit, tu n’as rien oublié de transmettre. Sauf le linge qui ceint les reins du Christ. C’est ce que le Fils a porté ; dis-le leur ».



Le dogme de la Corédemptrice



« Je me tiens ici en tant que Corédemptrice et Avocate. Toutes les pensées vont se porter sur cela. Répète après moi : le nouveau dogme sera le dogme de la Corédemptrice. Je mets tout particulièrement l’accent sur le “co”. J’ai dit : ce sera l’objet de bien des luttes. Je te dis une fois encore : l’Église, Rome le fera aboutir et le défendra. L’Église, Rome se heurtera à des résistances et leur résistera. L’Église, Rome se consolidera et s’affermira au fur et à mesure qu’elle résistera dans cette lutte. Ce que je te demande, la mission que je te confie, c’est seulement d’inciter l’Église, les théologiens à mener cette lutte. En effet, le Père, le Fils, l’Esprit veut apporter la Dame - elle-même élue pour apporter le Rédempteur - comme Corédemptrice et Avocate en ce monde ».



La Dame au pied de la croix



« La Dame s’écarte à présent de la croix et ces affreuses douleurs me reprennent avec violence. Ça dure un moment puis je vois la Dame, comme dans le flou, debout devant la croix.Et me voici, une fois encore, prise de violentes douleurs, autant spirituelles que physiques. Je me sens à bout de forces comme si j’allais défaillir ; je dis : « Je n’en peux plus ».

Au même moment, je vois la Dame qui s’effondre au pied de la Croix. Elle entoure de ses deux bras les pieds de son Fils en pleurant amèrement. Puis, je la vois se relever. Sur la droite, je vois apparaître alors un glaive, la pointe dirigée sur le cœur de la Dame. Je l’entends dire alors : « C’était le coup de poignard qui m’avait été annoncé ».



C’est déjà écrit



« Puis toutes ces douleurs et pressions spirituelles me quittent une fois de plus et je vois de nouveau distinctement la Dame, debout devant la croix. Elle me regarde et dit : « Mon enfant, transmets bien que ceux qui se battent et œuvrent pour cette cause dont le Fils veut la réalisation, l’accomplissent d’un cœur brûlant de zèle ». La Dame à présent sourit et dit :
« Je les aiderai. Je vous ai dit et dicté cette simple prière au Père et au Fils. Veillez à ce qu’elle soit diffusée dans le monde parmi tous les peuples. Ils y ont tous droit ! Je vous donne l’assurance que le monde changera. Mais toi, mon enfant, tu vas simplement transmettre ce que je dis. Ton directeur spirituel fera ma volonté, simplement. Tu me demandes comment faire ? Diffuser, tout bonnement, on ne te demande rien d’autre pour l’instant. Cela, en fait, va précéder le dogme ; je répète, précéder. Cette image va servir d’œuvre annonciatrice de paix, de rédemption. Par la suite, ils utiliseront cette image pour la Corédemptrice… »
La Dame marque alors une pause. Puis, elle répète avec une grande insistance :
« Corédemptrice ! La Dame, la Mère a souffert avec Lui les douleurs, tant spirituelles que physiques. Elle L’a toujours précédé. Dès le moment où le Père l’a élue, elle a été la Corédemptrice en union au Rédempteur qui, en tant que Dieu-Homme, est venu dans le monde. Dis cela à vos théologiens. Le combat, je le sais, sera dur et de taille… »
La Dame fait un sourire comme pour elle-même, et semble scruter l’horizon,
« … mais c’est déjà écrit ».




- extrait du 37 ième message donné le 15 novembre 1951, pages 103 et 104 :


Corédemptrice de par la volonté du Père


« Je vois la Dame debout. Elle dit : « Dis au monde que je veux être la Dame de tous les Peuples. Que le monde prie le Seigneur Jésus-Christ, Fils du Père, afin qu’Il envoie l’Esprit Saint pour que le vrai Esprit habite dans les cœurs de tous les peuples. Demande que la Dame de tous les Peuples, qui fut un jour Marie, puisse être l’Avocate. La Dame de tous les Peuples se tient ici devant la croix de son Fils. Ses pieds sont posés sur le milieu du monde ; tout autour, le troupeau de Jésus-Christ. Je viens en ce temps comme la Corédemptrice, Médiatrice. Corédemptrice, je l’étais déjà lors de l’Annonciation ». Je demande maintenant à la Dame ce que cela signifie. Elle répond : « Cela signifie : la Mère a été faite Corédemptrice de par la volonté du Père. Dis cela à vos théologiens. Dis en outre que ce dogme sera le dernier dans l’histoire mariale ».



- extrait du 38 ième message donné le 31 décembre 1951, page 109 :


Corédemptrice dès le début


« Voilà que la Dame me fait voir son image une nouvelle fois bien distinctement. J’ai l’impression qu’elle s’avance, puis elle me dit : « Transmets bien ce qui suit. Le Père, le Seigneur et Maître, a amené dans le monde la Servante du Seigneur en tant que Miryam ou Marie. Elle a été choisie parmi toutes les femmes pour être Corédemptrice, Médiatrice et Avocate. Dis à vos théologiens : elle a été faite Corédemptrice dès le début ».



- extrait du 42 ième message donné le 15 juin 1952, page 117 :



La corédemption


« La Dame reste alors un long moment à regarder au loin. Puis elle reprend : « La Dame qui fut un jour Marie… Ce n’est qu’au départ du Seigneur Jésus-Christ qu’a commencé la corédemption. C’est seulement au départ du Seigneur Jésus-Christ qu’elle est devenue Médiatrice et Avocate. C’est au départ du Seigneur Jésus-Christ qu’Il a donné aux peuples, la Dame de tous les Peuples. Le temps est maintenant venu pour elle d’apporter ce titre au monde. Dis cela à vos théologiens. Dis à ton évêque que je suis satisfaite. À présent, la prière est transmise comme il se doit (Le texte intégral de la prière était dorénavant approuvé par l’évêque). Dis à ceux qui coopèrent, que tous doivent prier cette prière ».



- extrait du 47 ième message donné le 11 octobre 1953, page 135 :


Le Rédempteur et la Corédemptrice de tous les peuples


« La Dame reste de nouveau un long moment à regarder au loin. Elle dit ensuite sur un ton clair et insistant : « Le Seigneur est le Rédempteur de tous les peuples. Marie, la Mère, a été élue dès le début pour être la Corédemptrice. Elle est devenue Corédemptrice quand le Seigneur Jésus-Christ est parti auprès du Père. Elle est devenue Médiatrice et Avocate de tous les peuples ! ». La Dame marque une nouvelle pause et dit : « Parce que Marie était destinée à être Corédemptrice, Médiatrice et Avocate, elle vient à présent, en ce temps, en tant que Dame de tous les Peuples. Parce que Marie reçoit le titre de “la Dame de tous les Peuples”, elle est venue sous ce titre en différents endroits, en différents pays ».



19. Notre Seigneur Jésus et la Vierge des Douleurs à l’Escorial



De l’ouvrage « Apparitions et messages à l’Escorial » (1980-1983) » :



- extrait du message donné le 16 octobre 1981, page 34 :



« Ah ! Ma fille, quelles douleurs horribles! Rends-toi compte de ce que Mon Fils a souffert sur cette Croix et de ce que J'ai souffert Moi-même au pied de la Croix, brisée, déchirée, le cœur en lambeaux. Ah, Ma fille ! Dis à tous ceux qui feront un sacrifice: si tu fais un sacrifice... de '1'offrir pour le salut de toute l'humanité ».



- extrait du message donné le 2 septembre 1983 (sources : http://jesusmarie.free.fr/) :



« Au pied de la Croix, Mon Fils vous a laissé un héritage, et cet héritage c'est que Je suis la Mère de toute l'Humanité. C'est pourquoi Je suis Co-Rédemptrice du genre humain ».



De l’ouvrage « Apparitions et messages à l’Escorial, 1987-1992 » :



- extrait du message donné le 3 septembre 1988, page 52 :



« Ceux qui administrent les sacrements oublient la doctrine de Jésus-Christ : ils appliquent celle qui leur convient. Ils transmettent aux hommes des cellules cancéreuses et le démon en profite. En cette fin des temps, la prière et le sacrifice sont nécessaires : la jeunesse est corrompue par le péché, par le vice ; elle a une maladie qui n’a pas de remède : seule Marie Corédemptrice peut aider au salut des âmes en ces temps ».



- extrait du message donné le 3 décembre 1988, page 56 :



« Oui, ma fille, de même qu’à mon Fils il n’est pas resté une goutte de Sang car il fut l’agneau égorgé, de même il faut des victimes immolées en réparation pour sauver l’humanité. Il a versé son Sang aussi sur la Croix afin que les hommes acceptent cette Croix avec amour et humilité. Mais les hommes se sont moqués de cette douleur ! Et si, pour le Fils du Dieu vivant, les cieux furent fermés à sa mort jusqu’à ce qu’il y entre le jour de sa Résurrection, comment pouvez-vous penser, ingrats que vous êtes, que vous pourrez accéder au Ciel sans souffrance ? Moi, Je fus victime en même temps que mon Fils car je fus Corédemptrice avec Lui du genre humain. Repentez-vous, faites pénitence et priez ».



De l’ouvrage « L’Escorial, Messages 1992-1998 » :



- extrait du message donné le 7 novembre 1992, page 61 :



« […] Je me suis manifesté en ce lieu, et J’ai fait en sorte que ma Mère s’y manifeste, comme Maîtresse et Corédemptrice, car là où se trouve le Fils, là est la Mère. Elle est Corédemptrice avec Moi et Moi Je suis le Rédempteur ».



- extrait du message donné le 5 décembre 1992, page 68 :



« […] Je veux en ce lieu une maison d’amour et de miséricorde, et une chapelle en l’honneur du Nom de la Mère des Douleurs. Elle a été Corédemptrice avec le Christ pour sauver l’humanité. Vénérez-là, mes enfants, ne La méprisez pas. Celui qui méprise la Mère méprise le Fils ».



- extrait du message donné le 1 mai 1993, page 86 :



« […] Vierge avant et après l’enfantement, J’ai été comblée par Lui[Son divin Fils Jésus] de toutes les grâces, ma fille, et J’ai participé avec Lui à son œuvre rédemptrice, en étant avec Lui Corédemptrice du genre humain ».



- extrait du message donné le 6 novembre 1993, page 122 :



« La douleur est rédemptrice et Je suis Rédemptrice avec le Christ, parce que j’ai été Corédemptrice avec Lui durant toute la Passion et l’amertume de mon Fils ».



- extrait du message donné le 1 janvier 1994, page 127 :



« Le Rédempteur des âmes a voulu que Je fusse Corédemptrice avec Lui ».



- extrait du message donné le 5 février 1994, page 131 :



« Je veux que ma Mère soit vénérée […]. Elle fut la Corédemptrice du genre humain, et quelle est l’ingratitude des êtres humains à son égard ! ».



- extrait du message donné le 4 juin 1994, page 148 :



« Mes enfants, mon Cœur douloureux souffre pour vous tous. Unissez-vous à mon Cœur, car J’ai été avec le Christ la Corédemptrice du genre humain. Et comment une mère ne souffrirait-elle pas pour ses enfants ? ».



- extrait du message donné le 6 mai 1995, page 173 :



« Je suis la Mère de tous les hommes et Corédemptrice avec le Christ ; il a voulu que je participe à la Maternité divine et que Je l’allaite à mon sein. Il a voulu que je sois au pied de la Croix comme Corédemptrice du genre humain ».



- extrait du message donné le 7 juin 1997, page 292 :



« Je veux que l’on élève ici une chapelle en l’honneur de mon Nom, en l’honneur de la Vierge Pure et Douloureuse, Mère du Rédempteur et Corédemptrice de l’humanité ».



- extrait du message donné le 4 juillet 1998, page 322 :



« Celui qui rejette Marie rejette Jésus. Mon Père l’a exaltée dans les cieux et l’a fait participer à tous les mystères. Il l’a donnée comme Mère aux hommes. Elle a été Corédemptrice avec le Christ. Comment les hommes peuvent-il dire que Marie ne peut pas se manifester ? Elle est la Mère des hommes, et une mère ne peut pas oublier ses enfants ».



20. Notre-Dame du Très Saint Rosaire à Kérizinen



De l’ouvrage « Kérizinen, messages du Christ et de la Sainte Vierge, 1938-1965 », par Jeanne-Louise Ramonet, témoin des apparitions :



- extrait du message de la 31 ième apparition donné le 12 mai 1955, pages 51 et 52 :



« […] Demande à ton Recteur d'établir dans sa paroisse cette Association d'Enfants de Marie dont Je t'ai parlé ces dernières années (1). Au début, il trouvera la Croix. Qu'il s'attende à quelques secousses, car l'opposition de Satan contre cette œuvre sera grande, mais le bien des âmes se fera. D'ailleurs les fondateurs des œuvres sont souvent comme des pierres posées dans le mortier et la boue. Qu'il ne s'effraie pas, mais bien au contraire qu'il s'en réjouisse, car toutes ces contradictions, pénibles sur terre, sont l'origine de grandes joies au Ciel. Qu'avec confiance, il jette donc cette petite semence. Je la féconderai, elle sera l'œuvre de mon amour. Que ces associées s'obligent à réciter quotidiennement leur chapelet médité; leur devise sera: "tout pour Jesus Par Marie" ; leur but: consoler le Cœur Sacré de Jésus par mon Cœur Douloureux et Immaculé en pratiquant surtout les trois grandes vertus d'humilité, de douceur, de misericorde (2). Dieu, bien souvent, illumine de ses clartés les plus inhabiles pour les rendre capables de grandes choses. Je répandrai d'ailleurs des grâces nombreuses sur cette œuvre, sur ceux qui travailleront à l'établir, à la faire connaître.
Ah! Qu'elle sera belle la couronne de ceux qui auront voulu consoler le Cœur de mon Fils. Ces associées seront les bénies de mon Cœur. Je les vois, les connais, elles viendront nombreuses, si nombreuses que Je demanderai d'y fonder une Congrégation de religieuses de mon Cœur Douloureux et Immaculé. Cette congrégation que Je désire aura quelques analogies avec la Passion de mon Fils, mais elle marquera un grand pas à la dévotion de mon Cœur Douloureux, car ces âmes s'attacheront à vénérer, par un culte spécial, mon Cœur Douloureux, titre que me veut mon Fils et que J'acquis en participant à sa Passion et en coopérant ainsi à l'œuvre de votre Rédemption. Car c'est par mon Cœur Douloureux et Immaculé que le Règne du Sacré-Cœur, qui est celui de la Justice et de l'Amour, s'étendra dans le Monde. C'est par nos deux Cœurs Unis en tout, criblés des mêmes blessures et continuellement martyrisés par l'ingratitude des hommes que le salut des peuples se fera et que l'Eglise se relèvera forte, unie, triomphante et combien grande sera alors la splendeur et l'unité de l'Eglise du Christ. Et toi, reçois avec confiance ce Pain de Vie que Dieu t'envoie. Il te sera une nouvelle force contre les embûches du démon, mais Dieu veut surtout par là, vous faire mieux comprendre son désir de vivre en vous, mais surtout de vous faire vivre en Lui ».




Notes :



(1) : « Le message du 4 octobre 1947 étant resté sans suite, Notre-Dame réitère ici sa demande. Jeanne-Louise transmit le texte de l'apparition comme à l'ordinaire, à la cure de Plounévez-Lochrist (Recteur Abbé G...). L'évêché de Quimper fut à son tour informé. Il n'y eut pas de réponse. En mars 1977, un groupement d'Enfants de Marie de Kérizinen se forma spontanément pour réaliser la demande de Notre-Dame ».

(2) : « L'humilité, la douceur et la miséricorde sont les grâces qu'on oublie de demander à la Très Sainte Vierge. Ces vertus correspondent aux bagues incrustées de pierreries que la Très Sainte Vierge portait à la rue du Bac et qui ne donnaient aucun rayon .Ces pierres qui restent dans l'ombre figurent les grâces qu'on oublie de me demander" (La Sainte Vierge à Catherine Labouré, le 27.11.1830). C'est d'ailleurs à la rue du Bac que la Très Sainte Vierge demanda pour la première fois la formation d'Associations d'Enfants de Marie. De nombreuses furent créées un peu partout en France. Beaucoup d'entre elles disparurent dont celle de Plounévez-Lochrist, peu avant la deuxième guerre mondiale. Jeanne-Louise n'en fit jamais partie.



- extrait du message de la 43 ième apparition donné le 28 avril 1959, pages 81 et 82 :



Le Christ : « Lorsque le Monde rejeta Dieu mon Père, Il m'envoya pour l'éclairer.Actuellement, le Monde me rejette à nouveau, c'est pourquoi, Je vous ai envoyé ma Mère. Sa lumière s'élève dans la nuit pour conduire le Monde vers la paix.
Pourquoi serait-Elle donc sujet de tant de contradictions
? Elle est là pour une mission tellement grande! Uu lien entre Dieu et vous. Vous ne croyez pas assez à son rôle dans l'histoire du Salut et pourtant, vous ne pouvez concevoir et construire votre vie spirituelle sans Elle. Car Elle a une place et un rôle déterminés dans l'action divine, par laquelle l'Humanité est arrachée à sa condition pécheresse pour participer à la vie de la Trinité. Vous ne pouvez donc accéder à l'économie rédemptrice sans acquérir une nouvelle situation vis-à-vis de ma Mère, car, soyez-en convaincus, Elle est de tout temps inscrite dans le salut des hommes. Elle ne s'ajoute pas à la Rédemption, Elle est dans la Rédemption même. Elle était essentielle à la Rédemption, c'est pourquoi Je L'ai voulue à mes côtés lorsque, pour vous, Je mourais sur la Croix, pour qu'Elle collabore, jusqu'au bout, à votre Rédemption. Au Ciel, Je L'ai voulue près de Moi, dans son Corps Virginal, sans attendre l'apothéose des derniers jours. Mes grâces, Je ne veux les distribuer seul, mais par Elle, qui devient ainsi le canal par où passent toutes les grâces. Sa dévotion n'est donc pas facultative, elle est absolument nécessaire. Comprenez-donc La comme mon Complément Divin, votre Co-Rédemptrice. Elle va avoir dans le Monde une place de choix qui vous obligera tous à passer par Elle pour aller à Dieu ».




21. Notre-Dame des Roses à San Damiano



De l’ouvrage « Le Message de Notre-Dame des Roses » :



- extrait du message donné par la Très Sainte Vierge Marie le 28 juin 1968, page 180 :



« Mes enfants, je suis ici au milieu de vous pour m’approcher de vous avec amour, miséricorde, bonté et puissance, afin de vous donner beaucoup de grâces et de consolations, parce que je suis Mère, corédemptrice, avocate, de même que conseillère et dispensatrice de toutes les grâces. Recourez à moi qui suis une Mère qui n’abandonne pas ses enfants qu’elle aime tant ! ».



- extrait du message donné par la Très Sainte Vierge Marie le 15 août 1968, page 194 :



« Ce lieu est mon lieu de prédilection. Je viens toujours vous consoler et de vous aider. Chantez, mes enfants, car ce jour qui m’est dédié est un jour de joie, de triomphe et d’amour avec Jésus. Soyez tous unis à Jésus et à votre Maman du ciel. Je suis Reine et Mère, je suis dispensatrice de toutes les grâces, corédemptrice de tous mes enfants d’ici-bas que j’aime tant et de qui tellement être aimée ».



22. Notre-Dame du Rosaire à San Nicolas



De l’ouvrage « Lire la Bible avec Marie » :



- extrait du message donné le 23 septembre 1986, page 265 :



« Je vois Jésus qui me dit : "Que l’humanité écoute la voix de Marie Corédemptrice ! " Pauvre et triste humanité désorientée ! Dieu n’entre pas là où règne l’incrédulité mais la où règne la confiance, l’espérance et la foi. Que l’homme se réconcilie avec Dieu et il ne sera pas condamné ».





Dernière édition par Joannes Maria le Ven 6 Aoû 2010 - 2:07, édité 1 fois
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Marie Corédemptrice

Message  Invité le Jeu 8 Juil 2010 - 3:32



23. Marie-Julie Jahenny




Aux pages 113 et 114 de l’ouvrage « Le Ciel en colloque »,la stigmatisée de Blain exposait, le 25 mars 1880, sa compréhension de la corédemption de Notre tendre Mère, en ces termes :



« La Passion, qui l’a mieux goûtée que la Très Sainte Vierge ? Au moment où le sang de son Fils jaillissait de tout son corps, n’était-elle pas élevée dans la contemplation de la grandeur de ses souffrances ? Cette tendre Mère ne s’est pas élevée jusqu’au sommet de ses souffrances, mais à un degré au-dessous. Elle s’est enveloppée dans le martyre de son Fils. Elle était étroitement serrée en chacune de ses douleurs. Elle était arrosée de tout l’amour qui en découle. Cet amour n’était point pour elle. Elle ne s’en est pas réservé la plus petite miette : elle nous donnait tout ; elle nous couvrait des millions de flammes des souffrances de son Fils ; elle nous enveloppait dans la lumière de la Passion. Voilà l’extrême amour de la sainte Vierge ».



24. La Très Sainte Vierge Marie à Sœur Josefa Menéndez



Aux pages 537 et 538 de l’ouvrage « Un appel à l’Amour » nous lisons le passage suivant extrait de l’entretien du 15 août 1923 (Fête de l’Assomption) :



« Ecoute, ma fille, dès l’enfance, J’eus connaissance des choses divines et des espérances placées en la venue du Messie. Aussi, lorsque l’Ange m’annonça le Mystère de l’Incarnation et que Je me vis choisie pour Mère du Sauveur des hommes, mon Cœur, bien que dans une grande soumission à la Volonté de Dieu, fut submergé dans un torrent d’amertume. Car je savais tout ce que ce tendre et divin Enfant devait souffrir, et la prophétie du viellard Siméon ne fit que confirmer mes angoisses maternelles. Tu peux, dès lors, te figurer quels devaient être mes sentiments en contemplant les charmes de mon Fils, son Visage, ses Mains, ses Pieds, tout son Etre que Je savais devoir être si cruellement maltraités. Je baisais ses Pieds, et Je les contemplais déjà cloués à la croix. Je soignais sa ravissante chevelure, et Je la voyais couverte de sang, enlacée dans les épines da sa Couronne. Et quand, à Nazareth, Il fit ses premiers pas et courut à ma rencontre, ses petits bras ouverts, Je ne pus retenir mes larmes à la pensée de ces Bras étendus sur la croix où il devait mourir ! Quand il atteignit l’adolescence, il y avait en Lui un tel ensemble de beauté que nul ne pouvait Le contempler sans admiration…Seul, mon Cœur de Mère se serrait à la pensée des tourments dont J’éprouvais d’avance la répercussionAprès l’éloignement des trois années de sa Vie apostolique, les heures de sa Passion et de sa Mort furent pour moi le plus terrible des martyres. Lorqu’au troisième jour, Je Le vis ressuscité et glorieux, sans doute l’épreuve changea d’aspect, puisqu’Il ne pouvait plus souffrir. Mais combien douloureuse allait être la séparation ! Le consoler, réparer les offenses des hommes serait alors mon seul soulagement. Cependant, quel long exil !...Quelles ardeurs montaient de mon âme ! Comme Je soupirais après l’heure de l’union éternelle ! Ah ! Quelle vie sans Lui !... Quelle lumière enténébrée !...Quelle union désirée !...et comme Il tardait à venir !...

Ce fut au moment d’entrer dans mes soixante-treize ans, que mon âme passa comme un éclair de la terre au ciel. A la fin du troisième jour, les anges vinrent chercher mon corps et le transportèrent en triomphe de jubilation pour le réunir à mon âme…Quelle admiration, quelle adoration et quelle douceur quand mes yeux virent, pour la première fois, dans sa Gloire et dans sa Majesté, au milieu des armées angéliques, mon Fils !...mon Dieu !... Et que dire, ma fille, de l’étonnement dont Je fus saisie à la vue de mon extrême bassesse couronnée de tant de dons et environnée et tant d’acclamations !...Plus de tristesse !...Plus de mélange !...Tout est Douceur, tout est Gloire, tout est Amour !... ».



25. Notre Seigneur Jésus à Maria Valtorta



Des « Cahiers de 1943 » :



- extrait de la dictée du 23 juin, pages 96 et 97 :



« Le corps du Seigneur s’est fait chair dans le sein de Marie, et c’est ma Mère qui vous l’offre avec le sourire, comme si Elle vous offrait son petit Enfant bien-aimé déposé dans le berceau de son cœur maternel très pur : c’est une joie pour Marie dans le Ciel que de vous donner son petit, son Seigneur : avec le Fils, elle vous donne son cœur sans tâche, ce cœur qui a aimé et souffert à un degré infini. L’on croit généralement que ma Mère n’a souffert que moralement. C’est faux. La mère des mortels a connu tout genre de souffrance. Non parce qu’elle l’avait méritée - elle était immaculée et elle ne portait pas en elle l’hérédité douloureuse d’Adam - mais parce que, étant co-Rédemptrice et Mère de tout le genre humain, elle devait consommer le sacrifice jusqu’au fond et sous toutes ses formes. C’est pourquoi elle subit en tant que femme qui conçoit un enfant : elle souffrit les fatigues de la chair alourdie par mon poids, elle souffrit en me donnant le jour, elle souffrit pendant la fuite hâtive, elle souffrit du manque de nourriture, du froid, de la chaleur, de la soif, de la faim, de la fatigue, de la pauvreté. Pourquoi n’aurait-elle pas souffert si moi, Fils de Dieu, fus soumis aux souffrances propres à l’humanité ? Etre saints ne signifie pas être exempts des misères de la matière. De plus, être des rédempteurs signifie être particulièrement sujets aux misères de la chair qui est douloureusement sensible. On exerce et on atteint la sainteté de toutes sortes de façons, même avec des maux de dents, par exemple. Il suffit que la créature fasse des misères de la chair un instrument de mérite pour soi et non de péché. Marie et moi avons fais des misères de la nature humaine autant de poids de rédemption pour vous. Encore maintenant, ma Mère souffre quand elle vous voit rebelles à moi, si lourds à la grâce. La sainteté, je le répète, ne signifie pas exclusion de la douleur, mais au contraire, imposition de la douleur ».



- intégralité de la dictée du 7 septembre, page 280, dans laquelle Jésus nous laisse entrevoir la douleur « insigne, souveraine et absolue », de Marie dans « sa vie la martyrisée et Co-Rédemprice » :



« Jésus dit : Béni soit le fruit de tes entrailles. La maternité divine et verginale fait que Marie n’est surpassée que par Dieu. Mais ne vous arrêtez pas à contempler uniquement la gloire de Marie. Pensez à ce que qu’il lui en a coûté pour obtenir cette gloire. Celui qui regarde le Christ dans la lumière de la résurrection et ne médite pas sur le Rédempteur mourant dans les ténèbrs du Vendredi Saint n’est qu’un sot. De même, celui qui pense à la gloire de Marie et ne médite pas sur la façon dont elle parvint à la gloire n’est qu’un sot. Le fruit de son sein, moi, le Christ, Verbe de Dieu, a déchiré son sein. Et n’allez pas comprendre mes paroles de travers. Je ne l’ai pas déchiré humainement. Elle était au-dessus des misères humaines ; sur elle ne pesait pas la condamnation d’Eve, mais elle n’était pas au-dessus de la douleur. Et la grande douleur, douleur insigne, souveraine, absolue, est entrée en elle, avec la violence d’un météore qui fond du ciel, à l’instant même où elle connut l’extase de l’étreinte avec l’Esprit créateur. La béatitude et la douleur ont serré le cœur de Marie en un seul nœud au moment de son ‘fiat’ suprême et de ses noces très chastes. La béatitude et la douleur se fondirent en une seule chose, tout comme Marie ne faisait plus qu’un avec Dieu. Elle était appelée à une mission de rédemptrice et, dès le premier instant, la douleur surpassa la béatitude. Celle-ci vint à son Assomption. Unie à l’Esprit de Sagesse, son esprit eut la révélation de l’avenir qui était réservé à sa créature, et dès lors, il n’y eut plus, pour Marie, de joie au sens habituel de ce mot. A chaque heure qui passait, pendant que je me formais, puisant la vie à son sang de vierge-mère - et caché au fond de ses entrailles, j’avais d’inénarrables échanges d’amour avec maMère - un amour et une douleur sans pareil se levaient, telles les vagues d’une mer orageuse, dans le cœur de Marie et la fouettaient de leur violence. Le cœur de ma Mère connut la morsure des épées de la douleur du moment où la Lumière, quittant le centre du Feu Unique et Trin, pénétra en elle, amorçant l’Incarnation de Dieu et la Rédemption de l’humanité ; et cette morsure s’accrut, d’heure en heure, pendant la sainte gestation au cours de laquelle le sang divin s’élaborait d’une source de sang humain, le cœur du Fils battait au rythme du cœur de la Maman, la chair éternelle se formait avec la chair immaculée de la Vierge. La douleur fut plus grande au moment où je naquis pour être Lumière dans un monde de ténèbres. La béatitude de la mère qui embrasse son enfant se transforma chez Marie en la certitude de la Martyre qui sait que le martyre approche. Béni soit le fruit de tes entrailles. Oui. Mais à ces entrailles qui méritaient toute la joie destinée à un Adam sans faute, j’ai dû donner toute la douleur. Et pour vous. Pour vous la peine d’affliger Joseph. Pour vous l’accouchement dans une telle désolation. Pour vous la prophétie de Siméon qui lui tourna la lame dans la plaie, renforçant et aiguisant la morsure de l’épée. Pour vous la fuite en terre étrangère, pour vous les anxiétés de toute une vie, pour vous les soucis de savoir que j’évangélisais des castes ennemies qui me persécutaient, pour vous l’effroi de la capture, le tourment des multiples tortures, l’agonie de mon agonie, la mort de ma mort. J’ai été recueilli sur le sein qui m’avait porté avec une piété qui ne pouvait plus grande ; mais, en vérité, je vous dis que, entre mon cœur, privé de mouvement vital et lacéré par le coup de lance, et celui de la Mère très affligée qui se tenait sur ses genoux, il n’y avait aucune différence de vie et de mort. Le cœur de Marie et son sein avaient été tués comme moi, l’Innocent, avais été tué. Aux miracles reliés à la Rédemption, connus ou inconnus, manifestes pour tous ou révélés à quelques privilégiés, ajoutez celui-ci : le fait que la vie a continué en Marie par l’œuvre de l’Eternel après que son cœur fut brisé par et pour le genre humain comme celui du Fils, son Jésus. Vous qui ne connaissez pas et ne voulez pas supporter la douleur, pouvez-vous imaginer quelle fut celle de la Bénie, de l’Immaculée, de la Sainte, de porter en elle un cœur lacéré, mort, abandonné, et de voir replié sur son sein un corps sans vie, martyrisé, ensanglanté, livide, lequel avait été le corps du Fils, la chair de sa chair, le sang de son sang, la vie de sa vie, l’amour de son esprit ? Vous m’avez eu parce que, trente-trois ans avant moi, Marie a accepté de boire le calice de l’amertume. Sur le bord de la coupe que j’ai bue dans des sueurs de sang, j’ai trouvé la saveur des lèvres de ma Mère, et ses pleurs étaient mélangés au fiel de mon sacrifice. Et, croyez-moi, la chose qui m’a coûté le plus fut de la faire souffrir, elle qui ne méritait pas la douleur. L’abandon du Père, la souffrance de ma Mère, la trahison de l’ami qui contenait toutes les trahisons futures, voilà les choses les plus atroces de mon atroce supplice de Rédempteur. Le coup de lance de Longin dans un organe désormais insensible à la douleur n’est rien en comparaison. Je voudrais que, pour la douleur qui a déchiré ma Mère pour vous, vous lui donniez de l’amour. Un grand amour, très tendre, l’amour des enfants envers la plus parfaite de toutes les mères, la Mère qui n’a pas encore fini de souffrir, pleurant des larmes célestes sur les enfants de son amour, lesquels répudient la maison paternelle et se font les gardiens de bêtes immondes, les vices, au lieu de rester des enfants de roi, enfants de Dieu. Et si l’on peut établir une norme, sachez que moi, Dieu, je n’estime pas me diminuer en aimant d’un amour infini, plein de vénération, ma Mère dont je vois la nature immaculée, œuvre du Père. Mais je me souviens aussi sa vie de martyrisée de Co-Rédemprice sans laquelle je n’aurais pas été Homme parmi les humains et votre Rédempteur éternel ».



- extrait de la dictée du 15 septembre, page 297 :



« C’est une opinion très répendue parmi les chrétiens, et chrétiens catholiques, que ma Mère n’a jamais souffert comme les mortels souffrent en général. Ils croient que la douleur lui vint, mais que, étant donné sa nature immaculée, elle put la supporter aisément parce que la grâce l’aténuait. Bref, ils croient qu’elle eut le choc de la douleur, mais qu’elle ne put pénétrer en elle, car sa nature immaculée et la Grâce, comme une cuirasse impénétrable, la protégeaient. Mais c’est une grave erreur. Marie était l’Immaculée, exempte de l’hérédité de la faute d’Adam et des fruits de cette faute, et dans ce sens, elle aurait effectivement dû être préservée de la souffrance, car le Créateur avait créé la race humaine exempte de la douleur et de la mort, qui est la suprême douleur de l’être humain. Mais Marie était la Co-Rédemptrice. Et la mission de rédempteur est toujours une mission d’infinie douleur. Autrement comment un rédempteur pourrait-il racheter les péchés des autres ? Comment une victime pourrait-elle payer pour ses frères et sœurs ? Marie était rédemptrice comme j’étais rédempteur. Il est donc juste que la douleur ait été sa compagne. Ai-je peut-être été épargné de la douleur ? Non. Et pourtant, si Marie, par un miracle de Dieu était exempte de la faute d’Adam, elle qui était née de deux chairs devenues une seule chair dans une union humaine, moi, Dieu, et donc pur de quelque faute que ce soit, de toute faute, de toute ombre de faute, moi qui suis devenu homme par les noces de l’Innocence et de la Grâce et qui suis donc infiniment supérieur à elle, j’ai quand même été sacrifié à la Douleur, à une douleur qui n’a jamais été et ne sera jamais égalée, puisque ce fut douleur de chair et de sang, d’intellect, de cœur, d’âme et d’esprit. La Justice divine, qui ne ment pas et ne se contredit jamais, fut fidèle à ses antiques promesses et n’appliqua pas à la Sans Faute, comme était sans faute les premiers parents, les deux principales condamnations de la chair, d’Eve en particulier : la douleur de la mort et celle de l’accouchement.



[Le passage qui suit, concerne la description de la naissance de notre Sauveur, en continuité du même message, que je retranscris également, car beaucoup d’erreurs sont généralement dites à ce sujet, même s’il ne concerne pas à proprement dit la Corédemption de Marie. On peut observer que la naissance du Seigneur décrite par Jésus à Maria Valtorta est totalement identique aux descriptions données par les écrits de Don Stefano Gobbi et bien d’autres mystiques. Le Verbe fait chair n’est naturellement pas né comme naissent tous les enfants. Les textes relatifs à l’évènement restent nécessairement toujours empreints de délicatesse et de pudeur divine, mais l’on comprend bien ce qui est signifié : au moment de la naissance de Jésus, Marie Sa Mère, la Toute Pure, est rentrée dans une extase qui l’éleva jusqu’aux plus hautes contemplations divines, et en sortant de cette extase, Elle trouve Son Divin Enfant dans ses bras].



Ma naissance fut une très douce extase. Dans le silence de la nuit qui isolait du monde la très humble demeure solitaire, Marie s’était plongée dans ses ferventes contemplation de Dieu. La prière de Marie était toujours un ravissement en Dieu. En sortant de son ravissement, elle connut le Fils. Même que ce furent les premiers pleurs de l’Enfant-Dieu qui arrachèrent la Mère à sa contemplation spirituelle de Dieu et portèrent son regard à contempler le plus grand miracle de l’Univers : un Dieu incarné pour la rédemption de l’humanité. La mort de Marie fut un autre ravisement. L’oraison l’enveloppa dans des bandeaux d’amour, excluant chez elle toute sensibilité humaine, et l’Amour vint à sa rencontre pour la deuxième fois pour étreindre l’Epouse désirée avant même que le temps de fût. Et si dans la première rencontre, l’Amour se pencha sur la Vierge pour couvrir de son ombre divine la Très Chaste et la rendre féconde d’une chair divine, la deuxième rencontre fut l’étreintre totale de l’Inviolée avec l’Amour qui l’attira à lui jusqu’au plus haut des Cieux.

La dernière contemplation de Marie sur terre se termina au Ciel où l’amoureuse de Dieu, celle qui attendait impatiemment le Fils, put fixer pour toujours son adoration sur le Père, sur le Fils, sur l’Esprit Saint, ses éternels désirs et éternels amants. Mais avant cette heure, pauvre Maman, elle dû s’imprégner de douleur. Et je t’ai déjà parlé de ce qu’ont été ses douleurs de toute une vie, lesquelles ont atteint leur sommet les jours de ma mort. Et je t’ai dit plus d’une fois que, étant destinée à être Co-Rédemptrice, elle en sentit toute l’âpreté, et pourquoi elle la sentit. Considère toujours qu’elle est Maîtresse de Douleur comme je suis Maître de Vie, et pense que la douleur est vraie, absolue, seulement quand Dieu n’est plus aux cotés d’un esprit pour le soutenir dans l’épreuve. Pense que Marie fut seule à l’heure terrible afin de connaître l’horreur de la solitude et d’expier vos désespoirs de créatures. Elle est l’Espérance, outre que la Foi et la Charité. Les trois vertus théologales sont personnifiées en elle, car personne au monde n’aima comme elle, personne ne crut et surtout personne n’espéra comme Elle. Elle fut un abîme d’espérance. Et c’est pour cela que j’ai fait d’elle votre Etoile pour vous indiquer la voie du ciel. Si vous croyez toujours en elle, vous ne connaîtrez jamais l’horreur du désespoir et vous ne vous tuerez pas de désespoir. Que Marie, Espérance de Dieu qui l’attendait pour accomplir la Rédemption des humains, soit l’espérance des humains. Ne perdez pas de vue, ô mortels, l’Etoile du matin dont les rayons sont les sept épées enfoncées dans son cœur très doux et très pur, enfoncées pour votre amour. Vivez en elle. Et mourez en la Sainte, qui est Mère de Dieu et qui prie pour vous, sans se lasser, devant notre Trône. Marie, qui s’endormit sur le cœur de Dieu, vit maintenant au Ciel avec sa chair glorifiée. L’âme qui s’endort sur le cœur de Marie obtiendra la glorification de sa chair au Ciel quand le temps sera achevé, car elle est votre salut ».



- extrait de la dictée du 2 décembre, page 517 :



« Je suis la Vierge de l’attente. Dès mon âge le plus tendre, j’ai attendu l’Attendu des peuples. Je suis la co-Rédemptrice qui attend le moment de mourir au pied de la croix pour vous donner la vie ».



- extrait de la dictée du 2 août, page 485 des « Cahiers de 1944 » (en commentaire du chapitre 44 du prophète Ezéchiel) :



« Tu as vu l’Inviolée se réjouir au ciel, l’Arche close dans laquelle rien ni personne n’a pu mettre la main car, là où Dieu est entré, il n’est pas permis à l‘homme de pénétrer ni à ce qui lui est uni, puisqu’il est coupable en Adam. Pour elle, sa vie s’achèvera en Vie glorieuse et immédiate, car celle qui avait porté le Vivant ne pouvait connaître la mort, celle qui n’avait pas été profanée par l’humanité ne pouvait connaître la profanation du tombeau. Mais la grande Reine, qui ravit les anges dans la joie de l’extase, te fournit un autre enseignement.



« Le prince, lui, s’y assiéra pour y prendre son repas en présence de Yahvé », est-il dit.



Personne, si grand soit-il, ne peut venir devant moi s’il ne reconnaît pas Marie, laPorte close par laquelle Dieu seul est entré, la Mère du Sauveur, la Mère Vierge, la Mère Divine.



Je l’ai unie à ma condition de Vivant au ciel pour vous dire quelle est sa gloire. Elle est uniquement inférieure à Dieu, car elle est crée par Lui. Mais sa maternité et ses douleurs de co-rédemptrice l’exaltent au-dessus de toute créature. Porte du ciel, elle est source de foi, d’espérance et de charité, de tempérance, de justice, de force et de prudence, de la Grâce et des grâces, de salut ; c’est par elle que vous est venu le Dieu fait chair.



- extraits de la dictée du 15 août 1949, pages 526 et 527 des « Cahiers de 1945 à 1950 » :



« Ma Mère est la seule à avoir tout su de moi, aussi bien durant mes années de Fils à Nazareth que lorsque j’étais le Maître et le Rédempteur, puis le Ressuscité glorieux. Car, aussi bien par ma parole que par disposition divine, Marie savait tout de moi et partageait tout avec moi : les fatigues comme les souffrances, les joies comme les triomphes. Marie seule. Les évangélistes et les apôtres connurent partiellement telle ou telle partie de ma vie. Mais ils ne surent pas grand-chose - presque rien - de ma Mère.



En revanche, toi seule, ma petite Maria, mon petit Jean[appelée amoureusement ainsi par Jésus], toi seule connais tout sur Marie et sur moi. Tu as vécu notre vie, à nos côtés. Tu as respiré l’air de notre maison, de la maison de Joachim puis de Marie, de notre Nazareth, de toute notre Palestine […]. Tu en sais davantage que le grand Jean. Mon adoratrice crucifiée, j’ai voulu te donner cela par le biais de ta longue souffrance : une connaissance parfaite et complète de nous, comme aucun saint et docteur ne la posséda jamais […]. Pleure sur le tourment de ma Mère, qui éclate finalement après sa souffrance héroîque sur le Calvaire. Toi, du moins, tu dois comprendre ce double supplice de mère et de première et parfaite croyante. Personne ne le comprend, excepté toi, qui l’as vu et t’en souviens, qui entends les voix, vois les larmes et les sanglots. Répare par ton amour compréhensif ce manque de considération pour la souffrance de Marie, corédemptrice. C’est la ce que je te demande : que tu répares la superficialité avec laquelle trop de personnes considèrent la passion de ma Mère. Je te le demande aujourd’hui, en cette fête de l’Assomption, en ce jour de joie mariale. Toutefois, Marie dut boire une coupe aussi amère que la mienne pour avoir cette joie-là…Marie fut une mer de douleur, avant de devenir la Reine du ciel. Vous êtes lavés par mon sang et par la mer de larmes de Marie. Or personne n’y pense...Quant à toi, répare pour tous ces indifférents ».



26. Notre Seigneur Jésus à Domenico



Domenico est un père de famille italien, « décédé le 23 décembre 1973 après une longue maladie, auquel le Ciel s’adressa de l’été 1945 au printemps 1971 » comme l’écrivait en « Avant-propos » Monsieur André Castella, éditeur d’une série de recueil de ses messages.



L’ouvrage qui nous intéresse ici plus particulièrement, est intitulé « La Passion selon Jésus-Christ ». Ce sont des révélations d’une profondeur et d’une densité inéqualée et inégalable puisque c’est Jésus Notre Sauveur et Rédempteur, le Maître Lui-même, qui nous livre le récit de Sa Sainte Pasion en le dictant et en l’explicitant directement à son petit instrument, qui recu dans sa totalité plus de sept cents messages. C’est un ouvrage que je recommande particulièrement à toutes les âmes qui ont soif de l’Amour de Dieu, car le Sommet de l’Amour c’est la Croix.



Bien entendu, nous touchons ici au Mystère le plus parfait, Celui de la souffrance infinie du Christ pour les hommes, et je le redis de nouveau, le Fils de l’homme à souffert infiniment, à la hauteur de son Amour, qui est Son Etre-même, puisqu’Il est le seul et l’unique, Jésus-Christ Vrai Homme et Vrai Dieu. Là se trouve la clé de compréhension de la partie accessible à notre intelligence humaine.



Déjà à partir d’Is 53 on peut appréhender quelque peu la souffrance du Christ, puisqu’elle englobe toute souffrance humaine, quelle que soit sa nature, et couvre tout péché en embrassant tous les temps et tous les hommes : passés, présents et à venir, ce qui en soi, est fini même si c’est incommensurable.



Je tenais vraiment à préciser ce point essentiel à la compréhension du Mystère de Corédemption de la Très Sainte Vierge Marie.



Voici donc le message « Marie fut la première stigmatisée » du 21 février 1967,pages 93 et 94 :



« Je tiens beaucoup à vous dire quelque chose sur les atroces souffrances qui suffoquèrent presque ma Mère à cause de mes peines. Dès mon enfance, elle apprit que la douceur presque infinie qu’elle expérimentait, tout en étant une réalité, avait comme contrepartie des états de douleurs et d’anxiété qui la tenaient suspendue entre la vie et la mort. De sorte que rapidement elle eut la conviction que le fait d’être la Mère de l’Homme des douleurs comprenait l’effective participation à toutes mes peines. Comment une mère pourrait-elle être étrangère aux souffrances de son Fils ? Comment ne pourrait-elle pas m’aider à souffrir, Celle que je choisis pour m’aider à racheter ? Par conséquent, sa vie, qui vous est maintenant très cachée, m’était très ouverte, car elle était l’autel sur lequel j’ai préféré m’immoler. Oui, une maman a servi d’autel, d’une certaine façon, pour toutes mes offrandes, puisque je n’en faisais aucune sans elle. Aimez-là, aimez la douloureuse Mère ! Comprenez-là au moins un peu, car peu cherchent à être proches d’elle à cause de ce qu’elle a souffert pour moi. Et voici ce que je veux vous faire savoir. Lorsque Dieu put faire approcher ma Mère de la Croix, où j’étais cloué depuis environ une heure, il advint que toutes mes douleurs lui furent communiquées, qu’elle y participa, en un instant, de sorte que dès lors elle se sentit crucifiée avec moi. Toute son âme brulait de douleur, tandis que son corps recevait des rayons douloureux qui lui transperçaient les mains, les pieds et le cœur. Alors j’accomplis le premier miracle de cette sorte, et ainsi elle fut la première stigmatisée. Bienheureuse Mère qui a supporté de si cruelles blesures et qui a brûlé d’une si cuisante douleur ! Qui n’a pas de compassion pour elle, n’est pas digne de moi. Qui l’oublie mériterait que je l’oublie. C’est pourquoi je vous la rappelle, je vous la montre. En vous je veux continuer à la louer et à l’aimer ».



27. Notre Seigneur Jésus et la Très Sainte Vierge Marie à Mgr Ottavio Michelini



De l’ouvrage « Confidences de Jésus à ses prêtres et à ses fidèles » :



- extrait du § 5 intitulé « Le Mystère de la Rédemption », donné le 7 novembre 1977, pages 17 et 18 :



« Je suis le Fils Unique du Père, dans la plénitude des temps fait chair dans le sein de Celle qui, bénie entre toutes les femmes, avec Moi Rédempteur devint Corédemptrice de l’humanité entière, libérant cette dernière de la tyrannie de l’enfer et de Satan qui, dans le paradis terrestre, l’avait faite sienne par la tromperie et le mensonge en la dépouillant de la vie surnaturelle de la grâce, don de Dieu merveilleux, gratuit et incomparable […]. Sur la cime du Calvaire, ma Mère étant présente et participante, Moi J’opérai le triomphe de la vie sur la mort, réalisant ainsi le dessein du Père qui voulut faire de Moi, Verbe fait chair en intime union avec ma Mère, le Cœur propulseur de toute la Création, le Christ cosmique, épicentre de l’univers entier […]. Il doit être bien compris de tous que le Mystère de la Rédemption opéré par Moi, avec Je le répète, la participation mystérieuse de ma Mère ; ce Mystère centre et nœud de toute l’histoire du genre humain, est aujourd’hui mis en doute dans sa nature et dans ses effets, par beaucoup de prêtres, évêques et théologiens. Fils, en niant la réalité du démon on nie le péché originel, on nie la Rédemption dans sa nature et ses effets surnaturels ».



En continuité directe avec ces dernières considérations, voici un passage très éclairant sur la nature du lien qui uni la Sainte Vierge Marie et son Divin Fils dans la Sainte Eucharistie.



- extrait du § 30 intitulé « Lumière dans les ténèbres », donné le 20 février 1977, pages 68 et 69 :



« [Marie] n’eut pas seulement la mission être avec Moi corédemptrice, contribuant à ramener dans l’univers l’équilibre si fortement ébranlé par la rebellion de Satan et de ses partisans, mais sa qualité de corédemptrice fit d’elle aussi la Mère de l’Eglise, qu’elle engendra avec Moi dans la douleur et dans l’amour, et la rendit aussi participante, mesure surabondante, de mon éternel er royal Sacerdoce […]. Sa participation à ma souffrance infinie est mystérieusement si intense qu’elle ne peut être comprise par des esprits humains ».



- extrait du § 34 intitulé « Corédemptrice, elle fut, est et sera », donné le 1 octobre 1975, pages 73 et 74 :



« […] De par sa nature, l’Amour tend à l’union par une loi surnaurelle. Moi, Dieu tout-puissant, Je puis toute choses : Je peux apaiser ma soif ardente d’amour en me donnant entièrement à vous, pour être avec vous une seule chose comme Je suis un avec le Père et avec l’Esprit-Saint. Nous sommes Trois en Un, précisément par cette loi d’amour. Après Moi, la créature dont l’amour est sans mesure est ma Mère, chef-d’œuvre de la Sainte Trinité. Associée à Moi dans le mystère de l’Incarnation et dans le Mystère de la Croix, elle ne pouvait pas ne pas être associée à Moi dans le Mystère de la Sainte Messe qui est le même que le Mystère de la Croix, bien que non sanglant. Fils, si l’amour m’a porté à m’unir à vous dans le Mystère eucharistique, à plus forte raison il me porte à m’unir à ma mère dans une communion parfaite, unique dans toute l’histoire de l’humanité. Je confirme qu’elle vit de Moi, de ma Nature divine, comme Moi je vis d’elle, de sa nature humaine. Par conséquent, il est logique que là où Je suis, elle soit aussi ; bien plus, c’est une nécessité de la nature et de l’amour. Ma mère, non seulement accepta le Sacrifice de la Croix, consommé en un moment de l’histoire, mais elle a accepté le Sacrifice de la Croix dans son extension dans le temps. Son amour n’aurait pas été parfait s’il n’en avait pas été ainsi. Donc est bien réelle sa présence dans la sainte Messe comme sur le Calvaire. Elle est bien réelle l’offrande d’elle-même au Père, en union avec Moi, avec mon offrande. Il est bien réel son « fiat » sur le Calvaire comme sur l’Autel, pour la rémission de vos péchés : s’il n’en était pas ainsi, elle ne serait pas corédemptrice. Corédemptrice elle fut, est et sera, avec Moi, en communion parfaite, comme Moi je serai en communion avec vous dans l’éternité : unis maintenant, moyennant le Mystère de la foi pour ceux qui croient et en vivent ; unis dans l’éternité en une communion parfaite, dans la réciproque et mutuele donation, mienne et vôtre, dans la gloire du paradis ».



- extrait du § 37 intitulé « Je suis vraiment ta Mère et votre Mère », donné le 5 décembre 1978, page 77 :



La Très Sainte Vierge Marie : « […] Mes fils, vous connaissez le prix de votre Rédemption, que Jésus paie continuellement au Père céleste et que Je paie aussi avec Lui, car Je suis Corédemptrice».



- extrait du § 42 intitulé « La Reine des Apôtres », donné le 7 janvier 1976, page 84 :



La Très Sainte Vierge Marie : « […] Mon Jésus et le vôtre, dans la réalisation du Mystère du salut, me voulut près de Lui. Lui, Fils de Dieu, mais aussi mon vrai Fils selon la chair, me voulut Corédemptrice et Mère de son Corps mystique ».



- extrait du § 126 intitulé « Mon Eglise devra être radicalement restructurée », donné le 4 décembre 1977, page 256 :



« Ma Mère Très Sainte, après mon Ascension, resta sur la terre. Corédemtrice avec Moi, elle continua avec mes Apôtres (Regina Apostolorum) à engendrer mon Eglise dans la simplicité, l’humilité, l’amour et la douleur ».





Dernière édition par Joannes Maria le Ven 6 Aoû 2010 - 2:08, édité 1 fois
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Marie Corédemptrice

Message  Invité le Jeu 8 Juil 2010 - 3:35



28. La Très Sainte Vierge Marie à Don Stefano Gobbi




Du recueil « Aux prêtres, les fils de prédilection de la Vierge » :



- extrait du message n ° 44 « Qu’ils m’offrent leurs souffrances » donné le 1 avril 1974, page 43 :



« […] c) Offre-Moi toutes les difficultés que tu rencontres, toutes les douleurs et tous les abandons que tu ressens Rien ne réconforte autant mon Cour Immaculé et Douloureux qu’une souffrance offerte par amour, par mes fils Prêtres.

d) C’est aussi par Moi et avec Moi que mon Fils Jésus a voulu offrir au Père toute sa souffrance.

e) C’est ainsi que, offrant librement mon Fils Père, Je suis devenue véritablement Corédemptrice. Que mes enfants m’offrent toutes leurs souffrances, toutes leurs incompréhensions, toutes leurs difficultés.

C’est le plus beau, le plus grand cadeau qu’ils puissent me faire, parce qu’ainsi, ils me permettent de réaliser dans le temps – en ce temps ! ma tâche de Mère et de Corédemptrice. Je sauverai beaucoup d’âmes rachetées par Jésus mais encore si éloignées de Lui, parce que mes fils, avec Moi, payeront pour elles […].



- intégralité du message n ° 203 « L’œuvre de corédemption » donné le 13 juillet 1980 (anniversaire de la 3 ième apparition de Fatima), pages 250 à 252 :



a) « Secondez mon dessein, fils de prédilection et laissez vous former par votre maman. Ainsi, je peux vous associer de mieux en mieux à mon œuvre maternelle de corédemption.

b) Jésus est le seul rédempteur, parce que c’est Lui l’unique médiateur entre Dieu et les hommes. Toutefois, il a voulu associer à son œuvre rédemptrice tous ceux qu’il a Lui-même rachetés afin que resplendisse de façon plus intense et plus merveilleuse l’œuvre miséricordieuse de son amour.

c) Ainsi, vous qui avez été rachetés, vous pouvez coopérer avec Lui à son œuvre rédemptrice. En vous, qui lui êtes si profondément unis au point de former son propre Corps mystique, il peut cueillir, en votre époque, le fruit de tout ce qu’Il a accompli une fois pour toutes au Calvaire.

d) Je suis pour vous le modèle parfait de votre coopération à l’œuvre rédemptrice de mon Fils. En effet :

- Parce que Mère de Jésus, J’ai été par Lui intimement associée à Sa rédemption.

e) Ma présence sous la croix vous dit comment mon Fils a voulu unir de façon parfaite Sa Mère à Sa grande souffrance, au moment de sa Passion et de sa mort pour vous.

f) Si la croix a été son gibet, la douleur de mon Cœur Immaculé a été comme l’autel sur lequel mon Fils a offert au Père le sacrifice de la nouvelle et éternelle alliance.

- Parce que Mère de l’Eglise, Jésus m’a aussi intimement associée à l’accomplissement de la rédemption qui s’actualise au cours de l’histoire, afin d’offrir à tous les hommes la possibilité de recevoir le salut qu’Il vous a obtenu au moment de sa sanglante immolation. Ainsi, plus nombreux sont les hommes qui parviennent au salut, plus se réalise le chef-d’œuvre de son amour divin.

g) Ma tâche maternelle consiste à aider de toutes manières tous mes enfants à parvenir au salut ; et à coopérer de façon particulière, aujourd’hui encore, à la rédemption accomplie par mon Fils Jésus. Ma fonction de vraie Mère et de véritable Corédemptrice se manifestera à tous.

h) Je veux maintenant exercer cette action à travers vous, mes fils de prédilection. Voilà pourquoi j’ai voulu me retirer dans le désert de votre vie où j’ai assuré mon refuge.

i) Là, je vous forme en Maman, afin qu’à travers vous, je puisse accomplir la grande œuvre de corédemption. Je vous appelle donc à la prière, à l’offrande parfaite, à la souffrance, à votre personnelle immolation.

j) Je vous conduis sur la voie de la Croix et, doucement, je vous aide à gravir le Calvaire, afin de vous transformer tous en hosties agréables au Père pour le salut du monde.

k) C’est le temps de mon action silencieuse. Dans le désert de votre vie, j’accomplis chaque jour le grand prodige de votre transformation progressive, jusqu’à ce que chacun de vous puisse revivre Jésus-Crucifié.

l) Quand mon action sera accomplie, alors apparaîtra à toute l’Eglise la grandeur du dessein d’amour que je suis en train de réaliser. Aujourd’hui, mon Œuvre miséricordieuse de corédemptrice est devenue, plus que jamais, nécessaire et urgente.

m) Tous reconnaîtront la tâche que la Très Sainte Trinité m’a confiée ; Je pourrai exercer pleinement mon grand pouvoir, afin que resplendisse partout la victoire de mon Fils Jésus, lorsqu’Il instaurera, parmi vous, son glorieux règne d’Amour ».



- extrait du message n ° 291 « Mère de Jésus Prêtre » donné le 5 juillet 1984, pages 379 et 380 :



« […] b) Je suis la Mère de Jésus Prêtre



c) Mon Cœur Immaculé a toujours été l’autel sur lequel Jésus a voulu offrir au Père son offrande sacerdodale. Depuis le moment inefable de l’Incarnation, où le Verbe du Père s’est déposé dans mon sein virginal et où la divinité s’est anéantie en assumant en lui le premier germe de la nature humaine, mon Cœur Immaculé est devenu l’Autel sur lequel s’est accomplie la prelière action sacerdotale de mon Fils Jésus.

d) Je l’ai toujours accompagné dans tout accomplissement plus parfait de son offrande perpétuelle de Prêtre et de victime. De sa naissance dans la pauvreté à l’enfance passée en exil ; de l’adolescence vécue dans un humble travail et un service docile, à la vie publique consumée brièvement au milieu de tant de souffrances et d’incompréhensions, jusqu’au douloureux achèvemet dans son agonie sanglante et sa mort sur la Croix ; toute la vie de Jésus a été une action sacerdotale continuelle, offerte avec amour au Père pour notre salut.

e) A chaque instant de cette offrande, Jésus a voulu avec lui sa Mère pour qu’elle souffre et offre avec lui. C’est la raison pour laquelle Je suis devenue sa coopératrice dans son œuvre de Rédemption, la vrai Corédemptrice ; et Je suis surtout la Maman de Jésus en tant que Prêtre ».



- extrait du message n ° 432 « La douleur de la nouvelle naissance » donné le 15 septembre 1990, pages 626 et 627 :



« a) Fils de prédilection, Je vous associe aujourd’hui à la grande douleur de votre Maman Immaculée.

Vous êtes les fils de ma maternelle prédilection.

Vous avez été choisis par Moi pour faire partie de ma cohorte victorieuse.

Vous êtes une part importante de mon dessein de Médiatrice et de Corédemptrice.

b) Mon Fils Jésus m’a voulue sous la Croix pour associer ma douleur immaculée à toute sa divine Souffrance.

Il a voulu unir mon humaine souffrance à la sienne ; Il m’a associée intimement au mystère de sa Rédemption. Il m’a ainsi apelée à être vraie Corédemptrice.

c) Le fruit de ma corédemption est ma spirituelle maternité. Sous la Croix, par la volonté de mon Fils Jésus, dans le berceau d’une si grande souffrance, Je suis devenue votre Mère, Mère de tous les rachetés, Mère de l’Eglise et de l’humanité entière.

Et j’ai accompli ma fonction maternelle en me tenant, comme une vraie Mamam, à côté de tous mes enfants durant le cours terrestre de l’histoire humaine. Je n’ai laissé personne seul ou abandonné ; personne n’a été repoussé ou écarté de Moi.

d) J’ai toujours été proche de tous, comme une Maman aimante et douloureuse.

J’ai porté dans mon Cœur les souffrances de tous.

J’ai porté dans mon Cœur les souffrances de toute l’Eglise.

J’ai partagé les douleurs immenses des pauvres et des marginaux, des pécheurs et des désespérés, des errants et des athées, des bons et des mauvais, des grands et des petits, des Prêtres et des fidèles, des souffrants et des malades, des agonisants et des moribonds.

Je suis denue la Mère de toutes les douleurs.

e) Ma tâche maternelle consiste surtout à partager les grandes souffrances de l’Eglise et de toute l’humanité, en ces jours de la purification et de la grande Tribulation.

Ce sont les souffrances qui préparent les temps nouveaux, la Naisance de l’ère nouvelle.

f) C’est donc la douleur de la nouvelle naissance.

Et, en tant que Maman, m’est confiée la tâche d’engendrer aujourd’hui dans la douleur l’humanité nouvelle, prête à la rencontre de son Seigneur, qui revient vers vous dans la Gloire.

g) C’est pourquoi, mon petit enfant, […] Je veux ainsi t’associer à mon Œuvre maternelle de Corédemption et Je te fais participer de plus en plus à mes Grandes Douleurs[…]. Tu verras partout les plus grandes merveilles parce que les temps de ma maternelle Corédemption sont arrivés ».



- extrait du message n ° 598 « La Reine resplendit à ta droite » donné le 15 août 1997, page 943 :



« j) Lors de mon Assomption dans la gloire du Paradis, Je suis placée à la droite de mon Fils. Jésus reconnaît ainsi l’honneur le plus grand, qui m’est dû, comme sa virginale Mère, intimement associée à Lui dans l’œuvre de sa Rédemption, participante de toutes ses souffrances, appelée maintenant à partager son divin pouvoir dans la gloire […].

m) A la droite du Fils, parce que sous la Croix, par ma douleur immaculée et maternelle, Je suis devenue vraie corédemptrice, offrant mon Fils Jésus au Père comme prix de votre rachat ».



29. Notre Seigneur Jésus à Françoise



Du tome 1 de l’œuvre « Messages de conversion des cœurs » :



- extrait du message donné le 26 septembre 1995, pages 121 et 122 :



« Marie avait compris, par la pureté qui la revêtait, que seuls l’abandon et la confiance totale en Dieu étaient sources de joie profonde et sereine ; son cœur a désiré l’Amour, depuis qu’il fut. Elle désirait l’union intime de son cœur avec le Mien, depuis que Je l’avais créée ; et rien ne détourna, sa vie durant, son âme de ce besoin de se donner à Dieu. Elle a souffert comme aucune mère sur la terre ne souffrira, jamais ; et malgré les terribles épreuves qu’elle partagea avec Moi, son Fils bien-aimé, son cœur était, dans le Mien, dans la paix et la joie profondes. Cette joie…seuls les enfants bénis de Mon Cœur, qui auront désiré l’Amour de ce feu brûlant que Je dépose dans les âmes qui l’accueillent, pourront la comprendre […]. Car si la Mère de Dieu porta plus d’épreuves qu’aucun être humain n’en portera jamais, puisqu’elle était associée à l’œuvre de la rédemption, sa pureté "faisait" qu’elle porta en son cœur plus de joie qu’aucun être humain ne portera jamais ici-bas. Demandez, enfants de Marie, que votre Maman du ciel vous conduise à cette pureté de l’âme qui apporte tant de grâce et de bonheur. Comprenez que cette fragile tige qu’était Marie, exhala un parfum si doux pour son Créateur, qu’Il lui donna de vivre en Lui plus totalement, plus amoureusement qu’aucune autre âme de la terre. Comprenez l’Amour que J’ai pour vous, Moi, le Christ, en vous donnant cette Mère comblée de grâce, qui guide chacun de vos cœurs vers Moi, afin de vous donner le bohneur de vivre en Dieu dès ici-bas. Comprenez que si la douleur de Marie de voir son Fils bien-aimé crucifié devant elle fut horrible, l’amour qui était (vivait) en elle surpassait la mort et la souffrance : l’amour est force qui ne péris jamais ; en Marie, il fut plus fort que la douleur, et c’est ce qui lui donna de rester en vie : l’Amour vivait en elle bien que Mon Saint Corps partait de la vie devant ses yeux. Et malgré ce drame qui se déroulait devant elle, Marie avait le cœur en Moi, son Fils, dans la joie et la paix de l’Amour qui ne meurt pas… »



Du tome 3 de l’œuvre « Messages de conversion des cœurs » :



- extrait du message donné le 24 juin 1998, page 262 :



« Marie est Mère de tous les enfants de la Terre (ceux qui veulent l’être) : elle assiste chaque âme pour lui donner ce qu’il y a de meilleur, mais il faut que vous l’écoutiez. Marie a racheté avec Moi tous les pécheurs et elle continue à racheter pour vous en vous aimant d’un amour sans "bornes". Aussi, recevez-la en votre compagnie : n’oubliez pas votre maman du Ciel qui vous protège en tout instant. Apprenez à glorifier Marie par votre amour. Demandez-lui pardon pour tant d’offenses à son Fils et soyez sûrs qu’elle vous pardonnera, vous aidera pour tout ».



30. Des révélations mystiques de « Madame R », Rolande Lefebvre



Comme couronnement de cette section dédiée à la Corédemption de la Très Sainte Vierge Marie, voici un passage extrait du § 11 intitulé « Au Pied de la Croix » de l’ouvrage « La Passion de Madame R », dont la véritable identité de cette mystique d’exception a été révélée après sa mort : elle s’appelle Rolande Lefebvre. C’est inimaginable de lire ce qu’elle a pu souffrir pour les âmes et notamment pour les prêtres, c’est tout simplement une folie, un sommet d’amour, une configuration totale à Jésus Crucifié, dans les limites de notre nature humaine, car la souffrance de l’Homme-Dieu est en vérité infinie, à la hauteur de son Amour pour nous.



Nous pouvons lire pages 207 et 208 des passages d’une intensité et d’une lumière inégalable sur le mystère de la Corédemtion de Marie ; je bénis infiniment le Seigneur de me les avoir fait découvrir. C’est avec un profond respect et dans l’action de grâce que je vous présente ceux qui concernent directement notre propos ; à la lecture de ce texte il convient de se taire et de contempler, je n’ajouterais donc aucun commentaire personnel :



« Ce vendredi 23 septembre 1977, j’ai beaucoup souffert dans mon corps, surtout de midi à 15 heures. Douleurs de la tête, de la poitrine me transperçant le dos, des mains et des pieds. Les souffrances se sont atténuées peu à peu. Pendant ce temps, j’étais en oraison, livrée à l’Esprit Saint, c’est Elle qui me donnait à Lui, me gardant dans son Fils Jésus. Elle [La Très Sainte Vierge Marie] m'a fait comprendre ce que, jusqu'ici je n'avais pas compris en profondeur. C'est que, pendant la Passion, le Saint Esprit s'est comme incarné en Marie. Par Lui, le Père et Marie se rejoignaient intimement et ne faisaient qu'Un. La Passion de Jésus était aussi la Passion du Père, la Passion du Père était vécue dans Marie. Le Père, Lui, a emprunté, pour ainsi dire son coeur humain pour souffrir en Elle, avec Elle, par Elle, la Passion de leur Fils, de leur enfant, dans une seule fusion d'amour. La Passion du Père et la Passion de Marie n'étaient plus qu'une seule Passion humanisée, vécue en Marie dans un amour et une intensité infinie, celle du Père Lui-même. Pendant toute la Passion de Jésus, le Saint-Esprit était le lien, la communication entre Jésus et Marie et le Père en Elle. C'est la Trinité qui était en Passion avec Marie. Tout ce que Jésus souffrait, tout ce qu'Il ressentait dans Son corps, dans Son âme, dans Son coeur humain, le Saint-Esprit le transmettait dans Marie qui éprouvait aussitôt les mêmes souffrances, les mêmes sentiments de désolation, d'amour pour le Père, de pardon pour les hommes. Au pied de la Croix, Sa maternité, Son amour pour Jésus ont atteint le sommet de la plénitude car, en Elle, le Père vivait et lui faisait partager la plénitude, la perfection l'infini de Sa paternité à Lui. De même, pour nous, parents (combien est faible la comparaison), c'est à la mort d'un de nos enfants, ou dans sa plus grande souffrance, que notre amour pour lui atteint son plus haut degré. Alors le père et la mère se rapprochent l'un de l'autre, même si leur union humaine n'est pas parfaite, dans un seul et même amour, dans une seule et même douleur, dans une seule fusion de paternité et de maternité? Il y avait aussi la présence invisible de saint Joseph qui partageait tout avec Marie. Marie avec Jésus, en même temps que Lui, disait, tout bas : « J'ai soif ». Elle avait soif avec Lui, et pas seulement de cette soif physique, atroce, dans son corps meurtri, vidé de sang, brûlant de fièvre. Marie a sûrement essayé de soulager cette soif-là. Mais combien fortement elle éprouvait avec Jésus cette soif spirituelle, cette soif de nous tous qu'Il voulait sauver par Sa mort. Ce que vivait Jésus, Marie le vivait avec Lui. Dans sa maternité qui connaissait sa plus intense plénitude, Elle rassemblait en Elle ses enfants, absolument tous les enfants de Dieu, ses enfants de tous les temps depuis le commencement jusqu'à la fin du monde. Pas un seul ne manquait, bons et mauvais. Avec son Jésus bien-aimé, elle disait aussi : « Père, pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font ». Ce n'était pas seulement pour ceux qui, au Calvaire, faisaient souffrir Jésus. Mais pour les hommes pécheurs de tous les temps. Avec Lui, son coeur disait inlassablement : « Père pardon, Père pardon, Père pardon ! ». Elle présentait aussi à son Fils tous ceux qui L'ont aimé, attendu, tous ceux qui L'aiment actuellement, nous étions là, présents, ainsi que tous ceux qui L'aimeront jusqu'à la fin des temps, rassemblés dans une même unité dans le coeur de la Vierge où brûlait le coeur du Père. Notre amour a été le suprême réconfort de Jésus mourant ».



NB : Il est fondamental de noter, qu’à l’instar de Saint Maximilien Kolbe Madame « R » évoque également « l’Esprit-Saint comme incarné en Marie » : les textes se confirmant tous les uns les autres.



31. La Très Sainte Vierge Marie à Lucie



Du livret « Marie, cause de notre joie » :



- extrait du message pages 40 à 43 donné le 25 mars 1994 (Marie explique par des mots très simples mais très profonds les liens qui l’unissait à Son Divin Fils à travers leur même Cœur « le Coeur unique ») :



« Ecoute un secret de mon Cœur. Pendant ma vie terrestre, quand le Cœur de Jésus était dans la joie, mon cœur était dans la joie. Quand son Cœur souffrait, mon cœur souffrait…Notre union était si grande, que j’éprouvais avec lui, au même instant, les mêmes sentiments, et sais-tu que la distance qui nous séparait parfois ne séparait pas nos sentiments. Même loin de lui, j’étais heureuse de sa joie, je souffrais de sa douleur. En même temps que le sien, mon cœur se réjouissait ou souffrait. Mon cœur était déjà dans le Cœur de Jésus, et il ressentait les sentiments de son Cœur, car l’Amour est le lien qui les unit, le lien qui les fait batre à l’unisson, le lien qui provoque les mêmes sentiments au même instant. Et ce lien d’Amour et d’unité est l’Esprit Saint. Quand on aime vraiment, l’absence ou la distance n’existent pas et ne brise pas ce lien, au contraire, elles le renforcent. Durant toute ma vie, mon Cœur Immaculé a reçu en lui les confidences, les peines et les joies du Cœur Sacré de mon divin Fils. Et le Cœur Sacré de Jésus a gardé en lui le Cœur Immaculé de sa Très Sainte Mère. L’Evangile vous dit : « Elle gardait toutes ces choses dans son cœur » ! Et comment n’aurais-je pas gardé tous ces secrets d’Amour que le Cœur de mon bien-aimé me confiait en me confiant son Cœur ? J’ai gardé en moi le cœur de l’Enfant-Jésus naisant dans une pauvre étable. J’ai gardé en moi le cœur du Rédempteur mourant sur la croix. J’ai gardé en moi, le cœur Ressuscité quand il m’est apparu dans la gloire de sa résurrection. J’ai gardéen moi le cœur de celui qui montait vers le PèreJésus a toujours gardé en lui mon cœur immaculé, car durant sa vie terrestre, mon cœur était sa consolation, sa douceur. A présent, dans la gloire, c’est le Cœur unique qui est glorifié, c'est-à-dire cette grande union incomparable de nos deux Cœurs, notre « Cœur », voulu par le Père et rappelé en ces temps à ses enfants, car l’Esprit Saint a pour but de faire entrer dans cet abri sûr tous les cœurs. Dieu ne veut plus de « cœurs errants ».Il attire tous ses enfants dans l’unité, dans ce « Cœur unique » qui doit être glorifié pour régner sur le monde […], car le triomphe et le Règne du Sacré-Cœur sera aussi le triomphe et le Règne du Cœur Immaculé de Marie. Le Grand Message de la Croix aurait été incomplet sans cette demande ».



- extrait du message page 65 :



« Je suis la Mère et quel est le privilège d’une Mère sinon de donner la vie ? Dieu a voulu que je donne la vie à son divin Fils. Il a voulu que je donne la vie aux hommes comme corédemptrice, en me donnant à eux comme Mère ».



32. La Vierge de l’Eucharistie à Débora



- extrait du message donné le 23 novembre 2002 (sources : http://www.parvis.ch) :



« Chers enfants, vous connaissez désormais la subtile astuce de Satan pour vous persécuter avec l’arme de l’orgueil; alors, mes enfants: humilité et prière. Oui, priez et faites-le de manière spéciale pour l’Eglise, afin qu’on ne puisse pas dire que vous n’avez pas répondu à mon invitation maternelle. Face au continuel manque d’amour qui vous fait souffrir, réjouissez-vous en découvrant jour après jour que Dieu œuvre précisément là où il y a des cœurs unis. Ne persistez pas dans l’erreur, mais offrez-moi des neuvaines pour que le mal ne vous détourne pas de moi ni de mes projets. Efforcez-vous de vouloir ce que Jésus veut de vous. Vous comprendrez alors combien vous êtes importants pour Celui qui vous a donné la Vie nouvelle. En tant que Marie Corédemptrice, je vous prie de vous ouvrir au Saint Esprit en vivant une vraie consécration qui bénéficie de mon intercession. Pour le reste, mes enfants, faites silence! ».





Dernière édition par Joannes Maria le Ven 6 Aoû 2010 - 2:09, édité 1 fois
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Marie Corédemptrice

Message  Invité le Jeu 8 Juil 2010 - 3:46



1. Fondement biblique




Dans le prolongement du texte biblique bien connu de la présentation de Jésus au temple, Siméon (le juste) proclame son Cantique d’action de grâce, et prophétise en ces termes sur l’Enfant Jésus et Marie sa mère selon Lc 2,33-35 :



« 33 Son père et sa mère étaient dans l'étonnement de ce qui se disait de lui. 34 Syméon les bénit et dit à Marie, sa mère: "Vois! Cet enfant doit amener la chute et le relèvement d'un grand nombre en Israël; il doit être un signe en butte à la contradiction, - 35 et toi-même, une épée te transpercera l'âme! - afin que se révèlent les pensées intimes de bien des cœurs" ».



Jn 19,25-27 :



« 25 Or près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la soeur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala. 26 Jésus donc voyant sa mère et, se tenant près d'elle, le disciple qu'il aimait, dit à sa mère: "Femme, voici ton fils." 27 Puis il dit au disciple: "Voici ta mère." Dès cette heure-là, le disciple l'accueillit comme sienne ».



Col 1,24 :



« 24 En ce moment je trouve ma joie dans les souffrances que j'endure pour vous, et je complète en ma chair ce qui manque aux épreuves du Christ pour son Corps, qui est l'Eglise ».



Après avoir donné ces références bibliques, qui en soi n’évoquent pas nécessairement la Corédemption de la Vierge Marie, j’entends préciser au fur et à mesure de nos considérations, les éléments majeurs permettant d’attibuer sans équivoque possible le titre de Corédemptrice à la Vierge Marie.



2. Catéchisme de l’Eglise Catholique



Il est vrai que le terme de « Corédemptrice » n’apparaît généralement pas directement et explicitement dans la plupart des textes magistériels, bien qu’il soit toutefois toujours rendu manifeste implicitement par la teneur même des arguments avancés.



Nous essaierons dans le même temps d’en analyser les raisons, avant d’entrevoir d’autres références nécessaires au développement de notre sujet.



Voici dans un premier temps les paragraphes du Catéchisme de l’Eglise Catholique se rapportant le plus directement à la Corédemption de la Vierge Marie, sans toutefois que le terme apparaîsse explicitement :



« Toute unie à son Fils… »



§ 964 : « Le rôle de Marie envers l’Église est inséparable de son union au Christ, elle en découle directement. " Cette union de Marie avec son Fils dans l’œuvre du salut est manifeste dès l’heure de la conception virginale du Christ, jusqu’à sa mort " (LG 57). Elle est particulièrement manifeste à l’heure de sa passion : La bienheureuse Vierge avança dans son pèlerinage de foi, gardant fidèlement l’union avec son Fils jusqu’à la Croix où, non sans un dessein divin, elle était debout, souffrant cruellement avec son Fils unique, associée d’un cœur maternel à son sacrifice, donnant à l’immolation de la victime, née de sa chair, le consentement de son amour, pour être enfin, par le même Christ Jésus mourant sur la Croix, donnée comme sa Mère au disciple par ces mots : " Femme, voici ton fils " (Jn 19,26-27) (LG 58) ».



3. Ordre religieux chargé d’étudier le mystère de Marie Immaculée et Corédemptrice



Les sacristains « mineurs » de la Basilique Papale Sainte Marie Majeure à Rome sont les « Frères Franciscains de l'Immaculée, Institut religieux crée comme mouvement spirituel en 1970 par le Père Stefano-Marie Manelli avec l'intention « du Concile Vatican II » de vivre authentiquement la Règle de Saint François d'Assise selon l’inspiration et l'exemple de Saint Maximilien-Marie Kolbe. Erigé par « volonté du Saint Père » Jean-Paul II comme Institut de droit diocésain en 1990 dans l'Archidiocèse de Benevento (Italie), il a été reconnu de droit pontifical en 1998.

Les membres de l'Institut, en plus des vœux de pauvreté, d'obéissance et de chasteté, émettent un quatrième vœu ou "vœu marial" qui les caractérise dans la Mission de l'Immaculée Médiatrice qu'ils mènent, qui consiste à étudier et diffuser le Mystère de Marie, Immaculée et Co-rédemptrice. Le "charisme" et la "spiritualité" des Franciscains de l'Immaculée sont partagés par un Institut de Sœurs (actives et contemplatives), un Tiers-Ordre, des laïcs et des moniales clarétaines ».

NB : Les Frères, environ 400, répandus désormais dans 5 continents en communautés variées, sont présents à la Basilique Sainte Marie Majeure de Rome depuis 1999, chargés de la sacristie, pour le service liturgique et l'accueil des groupes et des pèlerins ».



(Source : http://www.vatican.va/various/basiliche/sm_maggiore/fr/capitolo/capitolo.htm)



4. Léon XIII



A la page 67 de l’ouvrage « Entretiens spirituels inédits » nous lisons l’extrait suivant de la lettre encyclique « Adjutricem Populi » (sur le Rosaire) du 5 septembre 1895 :



« Après avoir été associée au mystère de la rédemption des hommes, elle est aussi associée à la dispensation de la grâce qui, de ce mystère, devait dériver sur tous les temps : c’est là un pouvoir preque illimité qui lui a été conféré ».



5. Pie X



- extrait de la lettre encyclique « Ad Diem illum Laetissimum » du 2 février 1904 :



« […] Il n'est pas seulement à la louange de la Vierge qu'elle a fourni "la matière de sa chair au Fils unique de Dieu, devant naître avec des membres humains" (S. Bed. Ven., l. 4, in Luc. 11), et qu'elle a ainsi préparé une victime pour le salut des hommes; sa mission fut encore de la garder, cette victime, de la nourrir et de la présenter au jour voulu, à l'autel. Aussi, entre Marie et Jésus, perpétuelle société de vie et de souffrance, qui fait qu'on peut leur appliquer à égal titre cette parole du Prophète: "Ma vie s'est consumée dans la douleur et mes années dans les gémissements" (Ps 30,11). Et quand vint pour Jésus l'heure suprême, on vit la Vierge "debout auprès de la croix, saisie sans doute par l'horreur du spectacle, heureuse pourtant de ce que son Fils s'immolait pour le salut du genre humain, et, d'ailleurs, participant tellement à ses douleurs que de prendre sur elle les tourments qu'il endurait lui eût paru, si la chose eût été possible, infiniment préférable" (S. Bonav., I Sent., d. 48, ad Litt., dub. 4). La conséquence de cette communauté de sentiments et de souffrances entre Marie et Jésus, c'est que Marie "mérita très légitimement de devenir la réparatrice de l'humanité déchue"(Eadmeri Mon., De Excellentia Virg. Mariæ, c. 9), et, partant, la dispensatrice de tous les trésors que Jésus nous a acquis par sa mort et par son sang […].Du fait que Marie l’emporte sur tous en sainteté et en union avec Jésus-Christ et qu’elle a été associée par Jésus-Christ à l’œuvre de la Rédemption, elle nous mérite « de congruo », comme disent les théologiens, ce que le Christ Jésus nous a mérité « de condigno », et elle est le ministre suprême de la dispensation des grâces ».



6. Pie XI



Ce que nous ne savons généralement pas, c’est que le Pape Pie XI s’était exprimé à des pélerins de Vicenza en Italie, le 30 novembre 1933, en attribuant explicitement le titre de « Corédemptrice » à la Vierge Marie, comme nous pouvons le lire pages 19 et 20 du livret « Marie, Mère de l’Eglise » (Collection « Ce que dit le Pape). C’est à ma connaissance, le seul texte d’un souverain pontife dont la mention est aussi explicite :



« Le Rédempteur se devait, par la force, d’associer sa Mère à son œuvre. C’est pour cela que nous l’invoquons sous le titre de Corédemptrice. Elle nous a donné le Sauveur. Elle l’a conduit à son œuvre de rédemption jusqu’à la croix. Elle a partagé avec lui les souffrances de l’agonie et de la mort en laquelle Jésus consommait le rachat de tous les hommes. C’est précisémment au pied de la croix, durant les derniers moments de sa vie, que le Rédempteur l’a proclamée notre Mère, et la mère de tous : "Voici ton fils", lui disait-il, en parlant de Saint Jean qui nous représentait tous. Et nous-mêmes nous étions tous en cet apôtre pour recueillir ces autres paroles du Sauveur : "Voici ta Mère" ».



7. Pie XII



Voici un extrait de la lettre encyclique « Mystici Corporis » du 29 juin 1943 du Pape Pie XII intitulé « L’œuvre maternelle de Marie» dans le livret « Marie, Mère de l’Eglise » (Collection « Ce que dit le Pape »), page 21 :



« […] Ce fut elle qui, exempte de toute faute personnelle ou héréditaire, toujours très étroitement unie à son fils, le présenta sur le Golgotha au Père éternel, en y joignant l’holocauste de ses droits et de son amour de mère, comme une nouvelle Eve, pour tous les fils d’Adam qui portèrent la triste souillure du péché originel ; ainsi celle qui corporelllement était la Mère de notre Chef, devint spirituellement la Mère de tous ses membres, par un nouveau titre de souffrance et de gloire. Ce fut elle qui obtint par ses prières très puissantes que l’Esprit du divin Rédempteur, déjà donné sur la croix, fût communiqué le jour de la Pentecôte en dons miraculeux à l’Eglise qui venait de naître. Ce fut elle, enfin, qui, en supportant ses immenses douleurs d’une âme pleine de force et de confiance, plus que tous les chrétiens, vraie Reine des martyrs, "compléta ce qui manquait aux souffrances du Christ…pour son Corps qui est l’Eglise" ».



Dans sa lettre encyclique du 15 mai 1956 « Haurietis aquas in gaudio » consacrée au culte et à la dévotion au Sacré-Cœur, § 73 sous-titré « Le Coeur lmmaculé de Marie », page 68 de mon édition, le Pape Pie XII écrivait également :



« Pour que des fruits plus abondants découlent dans la famille chrétienne et dans tout le genre humain du culte du Coeur très sacré de Jésus, les fidèles doivent veiller à l’associer étroitement au culte envers le Coeur immaculé de Marie. Puisque, de par la volonté de Dieu, la Bienheureuse Vierge Marie a été indissolublement unie au Christ dans l’oeuvre de la Rédemption humaine, afin que notre salut vienne de l’amour de Jésus-Christ et de ses souffrances intimement unis à l’amour et aux douleurs de a Mère, il convient parfaitement que le peuple chrétien qui a reçu la vie divine du Christ par Marie, après avoir rendu le culte qui lui est dû au Cœur très sacré de Jésus, rende aussi au Cœur très aimant de sa céleste Mère de semblables hommages de piété, d’amour, de gratitude et de réparation. C’est en parfait accord avec ce dessein très sage et très suave de la Providence divine que Nous avons, par un acte mémorable, solennellement consacré la sainte Eglise et le monde entier au Cœur immaculé de la Bienheureuse Vierge Marie ».



8. Jean XXIII



Voici un court extrait du radio-message du 9 juillet 1961 donné par le Pape Jean XXIII intitulé « Nous sommes tous les enfants de la Vierge Marie » dans le livret « Marie, Mère de l’Eglise » (Collection « Ce que dit le Pape »), page 22 :



« Mère du sauveur, la Vierge Marie a participé intimement à l’œuvre rédemptrice par laquelle le Christ faisait de nous ses membres et nous appelait à devenir enfants de Dieu […] ».



9. Paul VI



Au § 20 de l’exhortation apostolique « Marialis Cultus » du 2 février 1974 (texte publié dans « L'Osservatore Romano » du 29 mars 1974), le Pape Pal VI signifiait la nature de l’offrande de Marie et du lien tout particulier qui l’unie à son Divin Fils, justement à partir du texte de la présentation de Jésus au temple, mentionné en début de section comme référence biblique :



« Marie, enfin, est la Virgo offerens, la Vierge qui offre. Dans l'épisode de la présentation de Jésus au Temple (Cf. Lc 2,22-35), l'Eglise, guidée par l'Esprit Saint, a entrevu, au-delà de l'accomplissement des lois concernant l'oblation du premier-né (Cf. Ex 13,11-16) et la purification de la Mère (Cf. Lv 12,6-8), un mystère du salut relatif à l'histoire du salut. Autrement dit, elle a noté la continuité de l'offrande fondamentale que le Verbe incarné fit au Père en entrant dans le monde (Cf. He 10,5-7). Elle a vu la proclamation de l'universalité du salut, puisque Siméon en saluant dans l'enfant la lumière destinée à éclairer les peuples et la gloire d'Israël (Cf. Lc 2,32), a reconnu en lui le Messie, le Sauveur de tous. Elle a compris la référence prophétique à la Passion du Christ: les paroles de Siméon, unissant dans une même prophétie le Fils « signe de contradiction » (Lc 2,34) et la Mère dont l'âme serait transpercée par un glaive (Cf. Lc 2,35), trouvèrent leur réalisation sur le Calvaire. Mystère de salut, oui, qui sous divers aspects, oriente l'épisode de la Présentation au Temple vers l'événement salvifique de la Croix. Mais l'Eglise elle-même, surtout à partir du Moyen Age, a entrevu dans le cœur de la Vierge, qui porte son Fils à Jérusalem pour le présenter au Seigneur (Cf. Lc 2,22), une volonté d'oblation, qui dépasse le sens ordinaire du rite qu'elle accomplissait. De cette intuition, nous avons un témoignage dans l'affectueuse interpellation de saint Bernard: « Offre ton Fils, Vierge sainte, et présente au Seigneur le fruit béni de tes entrailles. Offre pour notre commune réconciliation la victime sainte qui plaît à Dieu ». Cette union de la Mère avec son Fils dans l'oeuvre de la rédemption atteint son sommet sur le Calvaire, où le Christ « s'offrit lui-même sans tache à Dieu» (Cf. He 9,14) et où Marie se tint auprès de la Croix (Cf. Jn 19,25) « souffrant cruellement avec son Fils unique, associée d'un coeur maternel à son sacrifice, donnant à l'immolation de la victime, née de sa chair, le consentement de son amour » et l'offrant, elle aussi, au Père éternel ».



Voici également un extrait de la lettre du 13 mai 1975 du Pape Paul VI au Cardinal Suenens, intitulée « Marie associée à l’Esprit-Saint et à son oeuvre » présentée page 53 du livret « Marie, Mère de l’Eglise » (Collection « Ce que dit le Pape »):



« […] Ce fut (de nouveau) le Saint-Esprit qui soutint l’âme de la Mère de Jésus, présente au pied de la croix, lui inspirant, comme déjà lors de l’Annonciation, le fiat à la volonté du Père céleste qui la voulait maternellement associée au sacrifice du Fils pour la rédemption du genre humain ; ce fut encore l’Esprit-Saint qui, avec une immense charité, dilata le cœur de la Mère douloureuse afin qu’elle accueille des lèvres de son Fils, comme son ultime testament, la mission de Mère à l’égard de Jean, le disciple préféré, préfigrant, « suivant le sens éternel de l’Eglise » sa maternité spirituelle au bénéfice de l’humanité tout entière ».



10. Jean-Paul II



- intégralité de l’audience générale du 4 mai 1983, intitulée « La coopération de Marie au sacrifice rédempteur du Christ » :



§ 1 : « "J’établirai une inimitié entre toi et la femme, entre ta race et sa race : celle-ci t’écrasera la tête" (Gn 3,15). Chères Frères et Sœurs, en ce mois de mai, levons les yeux vers Marie, la Femme qui a été associée de manière unique à l’œuvre de réconciliation de l’humanité avec Dieu. Selon le plan du Père, le Christ devait accomplir cette œuvre au moyen de son sacrifice : toutefois une Femme devait lui être associée, la Vierge Immaculée qui se montre ainsi sous nos yeux comme le plus haut modèle de la coopération à l’œuvre du salut. Le récit de la chute d’Adam et d’Eve nous montre la participation de la femme au péché ; mais il nous rappelle aussi l’intention de Dieu d’engager la femme comme alliée dans la lutte contre le péché et ses conséquences. On trouve une manifestation toute particulière de cette intention dans l’épisode de l’Annonciation où Dieu offre à la Vierge de Nazareth la plus haute maternité, lui demandant son consentement pour la venue du Sauveur dans le monde. Le Concile Vatican II l’a souligné de manière très opportune : "Or le Père des miséricordes a voulu que l’Incarnation fut précédée par une acceptation de cette Mère prédestinée, en sorte que, une femme ayant contribué à l’œuvre de mort, de même une femme contribuât aussi à la vie" (Lumen Gentium, 56). Saurait-on ne pas voir en ceci une extraordinaire mise en valeur de la personnalité féminine ? Il y a, en Marie, la totale émancipation de la femme : c’est au nom de toute l’humanité que la jeune fille de Nazareth est invitée à prononcer le "oui" que Dieu attendait. Elle est devenue la collaboratrice de Dieu dans la Nouvelle Alliance ».



§ 2 : « Marie n’a pas déçu Celui qui lui demandait sa collaboration. Sa réponse marqua un moment décisif dans l’histoire de l’humanité, et il plaît justement aux chrétiens de la répéter dans la prière, voulant acquérir la disposition d’esprit qui l’inspira : "Je suis la Servante du Seigneur ; qu’il m’advienne selon ta parole ! " (Lc 1,38). Commentant ces paroles, le Concile Vatican indique leur immense portée : "Ainsi Marie, fille d’Adam, donnant à la parole de Dieu son consentement, devint Mère de Jésus et, épousant à plein cœur, sans que nul péché ne la retienne, la volonté divine de salut, se livra elle-même intégralement, comme la servante du Seigneur, à la personne et à l’œuvre de son Fils, pour servir, dans sa dépendance avec lui, par la grâce du Dieu tout-puissant, au mystère de la Rédemption" (Lumen Gentium,56). Le "oui" de l’Annonciation ne constitue pas seulement l’acceptation de la maternité proposée ; elle signifie aussi et surtout l‘engagement de Marie au service du Mystère de la Rédemption. La rédemption fut l’œuvre de son Fils ; Marie s’y associa à un niveau subordonné. Sa participation fut toutefois réelle et importante. En donnant son consentement au message de l’Ange, Marie accepta de collaborer à toute l’œuvre de réconciliation de l’humanité avec Dieu, comme son Fils allait effectivement la réaliser. Durant la présentation au Temple Marie put se faire une première et claire idée de ce que serait la voie choisie par Jésus. Après avoir exposé les contradictions que l’Enfant allait rencontrer dans sa mission, Syméon se tourna vers elle pour lui dire : "et toi-même, un glaive te transpercera l’âme" (Lc 2,35). L’Esprit Saint avait poussé celui-ci à se rendre au Temple précisément au moment où Marie et Joseph y arrivaient pour présenter l’Enfant. Sous l’inspiration de l’Esprit Saint Syméon prononça les paroles prophétiques qui éclairèrent Marie sur le douloureux destin du Messie et sur le grand drame auquel son cœur maternel allait être mêlé. Marie compris alors plus clairement la signification du geste de la présentation. Offrir son Fils, c’était s’exposer volontairement au glaive. Engagée par le "oui" de l’Annonciation et disposée à aller jusqu’au fond du don fait d’elle-même à l’œuvre du salut, Marie ne recula pas devant la perspective de la grande souffrance qui lui était annoncée ».



3 § : « L’orientation vers le sacrifice rédempteur domina toute la vie maternelle de Marie. Différente en cela des autres mères qui ne peuvent connaître d’avance les douleurs qui leur viendront des fils, Marie savait déjà, dès les premiers jours que sa maternité la conduirait sur la voie d’une épreuve suprême. Pour elle, la participation au drame du rédempteur fut le terme d’un long chemin. Après avoir constaté que la prophétie sur les contradictions que Jésus allait subir commençait à se réaliser dans les évènements de sa vie publique, Elle comprit plus vivement, au pied de la Croix, ce que signifiaient ces mots : "un glaive te transpercera l’âme". Sa présence au Calvaire qui lui permettait de s’unir de tout son cœur aux souffrances de son Fils, appartenait au dessein divin : le Père voulait que Marie, appelée à la plus entière coopération au mystère de la rédemption, fut intégralement associée au sacrifice, partageant toutes les douleurs du Crucifié, unissant sa propre volonté à la sienne dans le désir de sauver le monde. Cette association de Marie au sacrifice de Jésus met en évidence une vérité qui trouve également son application dans notre vie : ceux qui vivent profondément unis au Christ son destinés à prendre part, à fond, à ses souffrances rédemptrices. Remerciant Marie pour sa coopération à l’œuvre rédemptrice nous ne pouvons manquer de demander son aide maternelle pour que nous puissions à notre tour suivre le chemin de la Croix et obtenir une vie plus féconde par l’offrande de nos souffrances ».



Voici quelques passages de l’homélie prononcée par le Pape Jean-Paul II au podium de la prairie, le jour de la Fête de l’Assomption, lors de son premier voyage à Lourdes, le 14 et 15 août 1983 extraits du livret « Ouvrez vos portes au Rédempteur » Paroles de Jean-Paul II pèlerin à Lourdes,évoquant la Corédemption de Marie, pages 49 à 55 de mon édition :



§ 2 : « Nous venons en pèlerinage à Lourdes pour nous rapprocher du Mystère de la Rédemption. Nul plus que Marie n’est immergé au sein du mystère de la Rédemption. Et nul plus qu’elle ne peut rapprocher de nous ce mystère. Elle se trouve au cœur même du mystère ».



§ 3 : « Mais avant tout : la naissance au ciel – l’Assomption au ciel. On peut dire que la liturgie nous montre l’Assomption de Marie au ciel sous trois aspects. Le premier aspect, c’est la maison de Zacharie, la Visitation. Elisabeth dit : "Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni… Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles... du Seigneur" (Lc 1,42-45). Marie a cru aux paroles qui lui étaient dites de la part du Seigneur – et Marie a accueilli le Verbe qui a pris chair en elle et qui est le fruit de ses entrailles. La Rédemption du monde a été fondée sur la foi de Marie, elle a été liée à son « Fiat » au moment de l’Annonciation. Mais elle a commencé à se réaliser par le fait que le "Verbe s’est fait chair, et il a habité parmi nous" (Jn 1,14). Lors de la Visitation, Marie, au seuil de la Maison hospitalière de Zacharie et d’Elisabeth, prononce une phrase qui concernait le début du mystère de la Rédemption. Elle dit : "Le Puissant fit pour moi des merveilles : saint est son nom ! " (Lc 1,49). Cette phrase, prise du contexte de la Visitation, s’insère à travers la liturgie d’aujourd’hui, dans le contexte de l’Assomption. Tout le Magnificat prononcé lors de la Visitation devient, dans la liturgie d’aujourd’hui, l’hymne de l’Assomption de Marie au ciel. La Vierge de Nazareth a prononcé ces mots alors que, par son œuvre, le Fils de Dieu devait naître sur terre. Avec quelle force ne devait-elle pas les prononcer à nouveau alors que, par l’œuvre de son Fils, elle-même va naître au ciel ! ».



§ 4 : « La liturgie de cette fête solennelle nous révèle le deuxième aspect de l’Assomption par les paroles de Saint Paul dans sa Lettre aux Corinthiens. L’Assomption de la Mère du Christ au ciel fait partie de la victoire sur la mort, de cette victoire dont le commencement se trouve dans la résurrection du Christ : "Le Christ est ressuscité d’entre les morts, pour être parmi les morts le premier ressuscité" (1 Co 15,20). La mort est l’héritage de l’homme après le péché originel : "Tous meurent en Adam" (1 Co 15,22). La Rédemption accomplie par le Christ a fait dépasser cet héritage : "Tous revivront dans le Christ, mais chacun à son rang : en tête, le Christ, comme prémices, ensuite ceux qui seront au Christ… " (1 Co 15,22-23). Et qui, plus que sa Mère, appartient au Christ ? Qui, plus qu’elle, a été rachetée par lui ? Qui a coopéré à sa Rédemption de plus près qu’elle ne l’a fait elle-même par son "Fiat" à l’Annonciation, et par son "Fiat" au pied de la Croix ? Ainsi donc, c’est au cœur même de la Rédemption accomplie par la Croix sur le Calvaire, c’est dans la puissance même de la Rédemption révélée dans la Résurrection, que trouve sa source la victoire sur la mort qu’expérimente la Mère du Rédempteur, c’est-à-dire son Assomption au ciel. Tel est le deuxième aspect de l’Assomption que nous révèle la liturgie d’aujourd’hui ».



§ 5 : « Le troisième aspect est exprimé par les paroles du psaume responsorial ; et c’est le langage poétique de ce psaume qui l’exprime : la fille du roi, vêtue d’étoffes précieuses, entre pour occuper sa place à côté du trône du roi : "Pour toujours ton trône, ô Dieu, et à jamais ! Sceptre de droiture, le sceptre de ton règne !" (Ps 44,45.7). Dans la Rédemption se renouvelle le Règne de Dieu, commencé par la création même, puis atteint dans le cœur de l’homme par le péché. Marie, Mère du Rédempteur, est la première à participer à ce règne de gloire et d’union à Dieu dans l’éternité. Sa naissance au ciel est le commencement définitif de la gloire que les fils et les filles de cette terre doivent atteindre en dieu même, en vertu de la Rédemption du Christ. En effet, la Rédemption est le fondement de la transformation de l’histoire du cosmos dans le Règne de Dieu. Marie est la première des rachetés. En elle aussi, a déjà commencé la transformation de l’histoire du cosmos en Règne de Dieu. C’est cela qu’exprime le mystère de son Assomption au ciel : la naissance au ciel, avec son âme et son corps ».



Quelques mois après, le même Pape Jean-Paul II dans sa lettre apostolique « Salvifici doloris » sur le sens chrétien de la souffrance, du 11 février 1984, nous ouvrait de plus larges perspectives sur la mystère de la Corédemption de la Vierge Marie.



Toute la lettre apostolique s’articule (en introduction au § 1) autour des paroles de l’Apôtre Saint Paul aux Colossiens, dont voici le texte biblique ci-dessous, que le Saint Père s’est particulièrement attaché à commenter.



Col 1,24 :



« 24 En ce moment je trouve ma joie dans les souffrances que j'endure pour vous, et je complète en ma chair ce qui manque aux épreuves du Christ pour son Corps, qui est l'Eglise ».



A la section 6 intitulé « l’Evangile de la souffrance », page 65 à 80 de mon édition, le Saint Père aborde spécifiquement le rôle de la Toute Sainte et Immaculée Vierge Marie et son lien unique avec le Sacrifice Rédempteur de Son Divin Fils :



§ 25 : « Les témoins de la Croix et de la Résurrection du Christ ont transmis à l'Eglise et à l'humanité un Evangile spécifique de la souffrance. Le Rédempteur lui-même a écrit cet Evangile avant tout par sa propre souffrance assumée par amour, afin que l'homme "ne périsse pas mais ait la vie éternelle" (Cf. Jn 3,16) […]. Il est réconfortant tout d'abord - et cela correspond à la vérité évangélique et historique - de noter qu'auprès du Christ, à la toute première place à côté de lui et bien en évidence, setrouve toujours sa très sainte Mère, car par toute sa vie elle rend un témoignage exemplaire à cet Evangile particulier de la souffrance. En elle, les souffrances innombrables et intenses s'accumulèrent avec une telle cohésion et un tel enchaînement que, tout en montrant sa foi inébranlable, elles contribuèrent à la rédemption de tous. En réalité, dès son entretien secret avec l'ange, elle a pressenti que sa mission de mère la "destinait" à partager d'une manière absolument unique la mission même de son Fils, et très vite elle en a eu la confirmation, que ce soit par les événements qui ont accompagné la naissance de Jésus à Bethléem, par les paroles claires du vieillard Syméon lui annonçant qu'une épée acérée lui transpercerait le coeur, ou par les angoisses et les privations subies lors de la fuite précipitée en Egypte à cause de la cruelle décision d'Hérode. Et après les vicissitudes de la vie cachée et publique de son Fils, qu'elle partagea sans aucun doute avec une sensibilité aiguë, ce fut encore sur le Calvaire que la souffrance de Marie, auprès de celle de Jésus, atteignit un sommet difficilement imaginable du point de vue humain mais, certes, mystérieux et surnaturellement fécond au plan du salut universel. Sa montée au Calvaire, sa « présence » au pied de la Croix avec le disciple bien-aimé ont été une participation tout à fait spéciale à la mort rédemptrice de son Fils, de même que les paroles qu'elle a pu recueillir de ses lèvres ont été comme une remise solennelle de cet Evangile particulier, destiné à être annoncé à toute la communauté des croyants. Témoin de la passion de son Fils par sa présence, y participant par sa compassion, Marie la très sainte a apporté une contribution singulière à l'Evangile de la souffrance, et elle a réalisé avant l'heure ce qu'affirmait saint Paul dans les paroles citées au début de ces pages. Oui, vraiment, à des titres tout à fait spéciaux, elle peut affirmer qu'elle « complète en sa chair - comme elle l'a déjà fait dans son coeur - ce qui manque aux épreuves du Christ […]. A la lumière de l'incomparable exemple du Christ, qui se reflète avec une évidence singulière dans la vie de sa Mère, l'Evangile de la souffrance, à travers l'expérience et la parole des Apôtres, devient source inépuisable pour les générations toujours nouvelles qui se relaient au long de l'histoire de l'Eglise. L'Evangile de la souffrance, cela veut dire non seulement la présence de la souffrance dans l'Evangile comme l'un des thèmes de la Bonne Nouvelle, mais également la révélation de la force salvifique et du sens salvifique de la souffrance dans la mission messianique du Christ et, ensuite, dans la mission et la vocation de l'Eglise […].



§ 26 : « […] A ses frères et sœurs souffrants, le Christ entrouvre et déploie progressivement les horizons du Royaume de Dieu: un monde converti à son Créateur, un monde libéré du péché et qui se construit sur la puissance salvifique de l'amour. Et, lentement mais sûrement, le Christ introduit l'homme qui souffre dans ce monde qu'est le Royaume du Père, en un sens à travers le cœur même de sa souffrance. La souffrance, en effet, ne peut être transformée par une grâce venant du dehors, mais par une grâce intérieure. Le Christ, de par sa propre souffrance salvifique, se trouve au plus profond de toute souffrance humaine et peut agir de l'intérieur par la puissance de son Esprit de vérité, de son Esprit consolateur. Et ce n'est pas tout : le divin Rédempteur veut pénétrer dans l'âme de toute personne qui souffre par l'intermédiaire du coeur de sa très sainte Mère, prémices et sommet de tous les rachetés. Comme pour prolonger cette maternité dont il avait reçu la vie par l'oeuvre du Saint-Esprit, le Christ, au moment de mourir, a conféré à Marie toujours Vierge une maternité nouvelle - spirituelle et universelle - à l'égard de tous les hommes, afin que chacun, dans le cheminement de la foi, Lui reste, avec elle, étroitement uni jusqu'à la Croix et que toute souffrance, régénérée par la force de cette Croix, de faiblesse de l'homme qu'elle était, devienne puissance de Dieu […] ».



Lors de l’audience générale du 21 mars 2001 « Marie, pèlerin de la foi, Etoile du troisième millénaire », le Saint Père nous présente la « Mère du Seigneur » comme « pèlerin d'amour » lorsqu’elle va visiter sa cousine Elisabeth, en référence au passage de Lc 1,39-42, mais surtout « comme pèlerin dans la foi » jusqu’au sommet qu’est le Golgotha où « Marie, dans un certain sens, meurt comme mère dans la mort de son Fils » :



§ 1 : « […] Ce symbole de la pérégrination dans la foi illumine l'histoire intérieure de Marie, la croyante par excellence, comme le suggérait déjà le Concile Vatican II: "Ainsi la bienheureuse Vierge avança dans son pèlerinage de foi, gardant fidèlement l'union avec son Fils jusqu'à la croix" (Lumen gentium, n. 58). L'annonciation "est le point de départ de l'itinéraire de Marie vers Dieu" (Redemptoris Mater, n. 14): un itinéraire de foi qui connaît le présage de l'épée qui transperce l'âme (Cf. Lc 2,35), qui passe à travers les voies tortueuses de l'exil en Egypte et de l'obscurité intérieure, quand Marie "ne comprend pas" l'attitude de Jésus âgé de douze ans dans le temple mais, toutefois, "garde fidèlement toutes ces choses en son coeur" (Lc 2,51) ».



§ 2 : « C'est dans la pénombre que s'écoule également la vie cachée de Jésus, au cours de laquelle Marie doit faire retentir en elle la béatitude d'Elisabeth à travers une véritable "peine du coeur" (Redemptoris Mater, n.17).Assurément, dans la vie de Marie ne manquent pas les moments de lumière, comme aux noces de Cana, où - malgré son détachement apparent - le Christ accueille la prière de la Mère et accomplit le premier signe de révélation, en suscitant la foi des disciples (Cf. Jn 2,1-12). C'est dans le même contraste d'ombre et de lumière, de révélation et de mystère que se situent les deux béatitudes rapportées par Luc: celle qui est adressée à la Mère du Christ par une femme de la foule et celle qui est adressée par Jésus à "ceux qui écoutent la Parole de Dieu et l'observent" (Lc 11,28). Le sommet de ce pèlerinage terrestre dans la foi est le Golgotha, où Marie vit intimement le mystère pascal de son Fils: elle meurt, dans un certain sens, comme mère dans la mort de son Fils et s'ouvre à la "résurrection" avec une nouvelle maternité à l'égard de l'Eglise (Cf. Jn 19,25-27). Là, sur le Calvaire, Marie fait l'expérience de la nuit de la foi, semblable à celle d'Abraham sur le mont Moria et, après l'illumination de la Pentecôte, elle continue à pérégriner dans la foi jusqu'à l'Assomption lors-que son Fils l'accueille dans la béatitude éternelle […] ».



Que le Pape Jean-Paul II est grand ! On ne peut pas autant bien désigner Marie comme Coredemptrice sans toutefois ne pas en employer le vocable !



11. Benoît XVI



Voici la dernière partie du message Pascal du 23 mars 2008 adressé par le Pape Benoît XVI en différentes langues, qui s'en est suivie de la bénédiction « Urbi et Orbi », à la « ville et au monde » :



« Chers frères et sœurs ! Laissons-nous illuminer par la lumière éclatante de ce Jour solennel ; ouvrons-nous avec une sincère confiance au Christ ressuscité, pour que la force de renouveau du Mystère pascal se manifeste en chacun de nous, dans nos familles, dans nos villes et dans nos Nations. Qu’elle se manifeste en toutes les parties du monde. Comment ne pas penser en ce moment, en particulier, à certaines régions africaines, telles que le Darfour et la Somalie, au Moyen-Orient tourmenté, et spécialement à la Terre Sainte, à l’Irak, au Liban, et enfin au Tibet, régions pour lesquelles j’encourage la recherche de solutions qui sauvegardent le bien et la paix ! Invoquons la plénitude des dons de Pâques, par l’intercession de Marie qui, après avoir partagé les souffrances de la passion et de la crucifixion de son Fils innocent, a aussi fait l’expérience de la joie inexprimable de sa résurrection. Associée à la gloire du Christ, qu’elle nous protège et nous guide sur le chemin de la solidarité fraternelle et de la paix. Tels sont mes vœux de Pâques, que je vous adresse à vous ici présents ainsi qu’aux hommes et aux femmes de toutes les nations et de tous les continents qui nous sont unis par la radio et la télévision. Bonne fête de Pâques ! ».



- extrait de l’homélie prononcée sur l’esplanade du Rosaire à Lourdes, le 5 septembre 2008 pour la fête de Notre-Dame des Douleurs :



« Nous avons célébré hier la Croix du Christ, l'instrument de notre Salut, qui nous révèle dans toute sa plénitude la miséricorde de notre Dieu. La Croix est en effet le lieu où se manifeste de façon parfaite la compassion de Dieu pour notre monde. Aujourd'hui, en célébrant la mémoire de Notre-Dame des Douleurs, nous contemplons Marie qui partage la compassion de son Fils pour les pécheurs. Comme l'affirme Saint Bernard, la Mère du Christ est entrée dans la Passion de son Fils par sa compassion (Cf. Homélie pour le dimanche dans l'Octave de l'Assomption). Au pied de la Croix se réalise la prophétie de Syméon : son cœur de mère est transpercé (Cf. Lc 2,35) par le supplice infligé à l'Innocent, né de sa chair. Comme Jésus a pleuré (Cf. Jn 11,35), Marie a certainement elle aussi pleuré devant le corps torturé de son enfant. La discrétion de Marie nous empêche de mesurer l'abîme de sa douleur ; la profondeur de cette affliction est seulement suggérée par le symbole traditionnel des sept glaives. Comme pour son Fils Jésus, il est possible de dire que cette souffrance l'a conduite elle aussi à sa perfection (Cf. Hb 2,10), pour la rendre capable d'accueillir la nouvelle mission spirituelle que son Fils lui confie juste avant de « remettre l'esprit » (Cf. Jn 19,30): devenir la mère du Christ en ses membres. En cette heure, à travers la figure du disciple bien-aimé, Jésus présente chacun de ses disciples à sa Mère en lui disant : « Voici ton Fils » (Cf. Jn 19,26-27) ».



12. Des actes de la Congrégation pour le Clergé



Voici un extrait des actes de la première rencontre internationale des prêtres à Fatima au Portugal du 17 au 21 juin 1996, sur le thème « Prêtres vers l’an 2000 », avec introduction par le Saint-Père Jean-Paul II, une intervention de Sœur Lucie et le discours d’inauguration par le Cardinal préfet, José T. Sanchez. C’est un texte important car c’est un acte officiel, où tous les participant étaient invités à s’exprimer, dont l’Abbé Fr. Lourdusamy (Inde), qui dans le texte de la méditation de la douzième station du chemin de croix « Jésus meurt sur la croix », donne explicitement à la Très Sainte Vierge Marie le titre de Corédemptrice, (et Médiatrice) :



« Aux yeux des juifs, la mort de Jésus était un châtiment. Mais pour Jésus, cette mort était un acte de libération de l’humanité, face aux manoeuvres des forces diaboliques qui font de l’existence humaine un esclavage. Concernant la mort de Jésus, il faut clairement comprendre deux points. Tout d’abord, c’est d’une volonté libre que Jésus, en harmonie avec le plan de rédemption du Père éternel, abandonne sa vie. C’est pourquoi il dit : "Personne ne prend ma vie, c’est moi qui la donne". Ensuite, Jésus a donné sa vie dans le but de ressusciter par son propre pouvoir. "J’ai le pouvoir de donner ma vie et celui de la reprendre". Cela démontre comment la mort n’est pas encore la fin. En d’autres mots, la douleur, la souffrance et le mal du monde ne peuvent nous mener à la perte éternelle ni à la condamnation. Toutes nos agonies humaines et nos souffrances prennent un nouveau sens. Quand nous regardons le corps crucifié de Jésus, l’espérance envahit nos visages agonisants. La face brûlée par le soleil du travailleur journalier, les mains rugueuses du soutien de famille, membre de ces peuples au-dessous du seuil de pauvreté, le dos courbé des porte-faix, tout cela reçoit un énorme rayon de lumière et d’espérance. Ils font l’expérience de la mort et de la résurrection quotidienne dans leur vie de souffrance. Que la mort de Jésus nous aide à mourir et à ressusciter dans les événements quotidiens de la vie. Marie, la mère de Jésus, est associée avec beaucoup d’intimité à ce travail de rédemption de Notre Seigneur, à travers l’incarnation, la passion et la crucifixion. C’est ainsi à juste titre que nous pouvons l’appeler la "Co-rédemptrice", la Médiatrice de la grâce. Quand nous voyons des femmes en Inde se déplacer avec peine sous le soleil brûlant, quand nous les voyons maltraitées par leurs maris qui dépensent en boissons le salaire d’une journée, oublieux des besoins vitaux de leur épouse et de leurs enfants, quand nous voyons les femmes de chez nous porter tous les jours sur leur tête l’eau pour boire... elles ont Marie, le modèle parfait de la femme, qui se tient aux pieds de la croix et console ces femmes souffrantes, en leur donnant l’espérance de la résurrection ».





Dernière édition par Joannes Maria le Ven 6 Aoû 2010 - 2:10, édité 1 fois
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Marie Corédemptrice

Message  Invité le Jeu 8 Juil 2010 - 3:51



13. Saint Bernard de Clairvaux




Du tome 3 des « Oeuvres complètes de Saint Bernard », partie « Sermons de Saint Bernard, pour des fêtes de Saints » :



- extrait du sermon pour le dimanche dans l’octave de l’Assomption de Marie (proposé à l’office des lectures par la Sainte Eglise pour la mémoire de Notre-Dame des Douleurs le 15 septembre):



§ 14 : « [Le] martyre de la Vierge qui est, comme vous vous le rappelez, la douzième étoile de sa couronne, je le trouve dans la prophétie de Siméon, et dans toute l'histoire de la passion de Notre-Seigneur. En parlant de l'enfant Jésus, Siméon dit : "Cet enfant est destiné à se trouver en butte à la contradiction", puis, s'adressant à Marie, il continue : "Et vous, votre âme sera percée d'un glaive (Lc 2,34) ". On peut bien dire, en effet, qu'un glaive a percé votre âme, ô heureuse mère, car ce n'est qu'en passant par votre coeur qu'il pouvait pénétrer dans la chair de votre Fils. Et même quand votre Jésus, le vôtre par excellence, en même temps que le nôtre, eut rendu l'esprit, ce n'est plus son âme qu'atteignit la lance qui, n'épargnant pas même dans les bras de la mort, la victime à qui elle ne pouvait plus faire de mal, perça son côté de son fer cruel, mais c'est votre âme elle-même qu’elle frappa. Car, pour lui, son âme n'était déjà plus là, mais la vôtre ne pouvait s'arracher de ces lieux. Sa douleur, comme un glaive violent, a donc traversé votre coeur, et nous pouvons vous appeler, avec raison, plus que martyr, puisque, en vous, le sentiment de la compassion l'emporta si fort sur celui de la passion endurée par le corps ».



§ 15 : « N'était-ce point une parole plus pénétrante qu'un glaive, qui perça, en effet, votre âme et atteignit jusque dans les replis de l'âme et de l'esprit (He 4,12), que celle-ci : " Femme, voici votre fils" (Jn 19,26) ? Quel échange ! Jean substitué à Jésus; le serviteur au Seigneur, le disciple au maître; le fils de Zébédée au Fils de Dieu, un pur homme au vrai Dieu ! Comment ce langage n'aurait-il pas percé, comme d'un glaive, votre âme si aimante, quand son souvenir seul déchire nos coeurs de pierre et d'airain ? Ne vous étonnez point; mes frères, si je dis que Marie fut martyr dans le coeur, il faudrait pour en être surpris que vous eussiez oublié que le plus grand crime que Saint Paul ait reproché aux Gentils c'est d'avoir été sans affection (Rm 1,31). Cette absence de sentiment était loin de se trouver dans les entrailles de Marie, puisse-t-elle être aussi étrangère à ses humbles serviteurs. Si vous nie demandez si elle ne savait pas d'avance qu'il devait mourir ? Elle n'en doutait point, vous répondrai-je ; si elle ignorait qu'il dût ressusciter peu de temps après, je vous dirai qu'elle ne l'ignorait point, qu'elle l'espérait même avec confiance. Et, malgré cela, si vous voulez savoir si elle souffrit de le voir attaché à la croix, ma réponse est qu'elle souffrit beaucoup. Après tout; qui êtes-vous, mon frère, et à quelle source puisez-vous votre sagesse pour vous étonner davantage devoir Marie compatir, que de voir le fils de Marie pâtir? Il aurait pu souffrir la mort du corps, et elle n'aurait pu ressentir celle du coeur ? Ce fut une charité, en comparaison de laquelle nul ne saurait en avoir une plus grande, qui fit endurer l'une au fils ; ce fut une charité aussi à laquelle on ne saurait en comparer une autre, qui fit souffrir l'autre à la mère ».



14. Sainte Brigitte de Suède



De l’ouvrage « Les Révélations Célestes et Divines » :



- extrait du livre 1, chapitre 20 :



« La Mère de Dieu semblait dire à son fils : O mon Fils, vous êtes Roi de gloire ; vous êtes Seigneur sur tous les seigneurs ; vous avez créé le ciel, la terre et tout ce qui est compris en eux : donc, que votre désir soit accompli, que votre volonté soit faite.

Le Fils répond : C'est l'ancien proverbe : ce qu'on a appris dans la jeunesse, on le retient dans la vieillesse. De même vous, ô ma Mère ! Vous avez appris dans votre jeunesse à suivre ma volonté, en renonçant à la vôtre pour l'amour de moi ; c'est pourquoi vous avez bien dit : Que votre volonté soit faite. Vous êtes comme l'or précieux qui est étendu et frappé sur l'enclume, attendu que vous avez été frappée de toutes sortes de tribulations et avez souffert mille maux durant mon inexprimable passion ; car lorsque mon corps était brisé sur la croix par la violence de la douleur, votre coeur était blessé de cela comme d'un fer très poignant, et vous eussiez permis volontiers qu'il fût déchiré, si telle eût été ma volonté ; vraiment, quand vous eussiez pu vous opposer à ma passion et désirer ma vie, vous ne l'eussiez voulu que conformément à ma volonté. Partant, vous dites à bon droit : Que votre volonté soit faite ».



- extrait du livre 1, chapitre 27 :



Tribulation que reçut la Mère de Dieu en la mort de Jésus-Christ



« La Mère Dieu parlait à l'épouse de Jésus-Christ disant : […] Certes, à la mort de mon Fils, j'avais le cœur transpercé de cinq lances : la première lance était de voir mon très cher Fils tout-puissant nu à la colonne, sans pouvoir couvrir sa nudité. La deuxième était l'accusation des blasphèmes qu'on vomissait contre lui, car on l'accusait d'être traître,
menteur, perfide et déloyal espion, lui que je savais juste, véridique ; lui qui n'avait jamais voulu offenser personne
. La troisième lance était la couronne d'épines qui a si inhumainement percé sa tête que le sang découlait dans sa bouche, dans sa barbe et dans ses oreilles. La quatrième était savoir, disant : Mon Père, pourquoi m'avez-vous délaissé ? Comme s'il avait voulu dire : Il n'y a que vous qui me fassiez miséricorde. La cinquième lance qui perçait mon coeur, était sa mort très amère, et mon coeur a été presque blessé d'autant de lances qu'il est sorti de sang de ses veines. Or, les veines de ses pieds et de ses mains ont été percées, et la douleur des nerfs percés a répondu si vivement à son coeur, et du coeur à ses nerfs sans aucun relâche, attendu que son coeur était délicat (parce qu'il était d'une très bonne nature), que sa vie et sa mort combattaient ensemble : et ainsi sa vie était prolongée avec ses cuisantes douleurs. Mais la mort s'approchant, son coeur se fendit à cause de l'intolérable douleur ; alors soudain tous ses membres tremblèrent, et sa tête, qui était baissée, se leva un peu ; ses yeux à demi clos s'ouvraient à demi. Sa bouche aussi était ouverte, et on voyait sa langue ensanglantée ; ses doigts et ses bras, qui s'étaient aucunement retirés, s'étendaient. Mais quand il eut rendu l'esprit, sa tête s'abaissa vers sa poitrine, ses mains se retirèrent un peu du lieu des plaies, et ses pieds supportaient un plus grand poids. Alors mes mains se séchèrent, mes yeux s'obscurcirent, ma face pâlit comme la face d'un homme mort, mes oreilles n'entendaient rien, ma bouche ne parlait point, mes pieds chancelaient, et mon corps tomba à terre. Or, me relevant, voyant mon cher Fils plus méprisé qu'un lépreux, je conformai ma volonté à la sienne, sachant que toutes choses avaient été faites selon sa volonté, et que rien ne se pouvait faire que par sa permission, et le remerciai de toutes ces choses. Sa joie était mêlée de douleur, car je voyais qu'innocent, il avait voulu souffrir avec tant d'amour pour les pécheurs. Donc, que tous ceux qui sont dans le monde considèrent quelle Mère j'étais à la mort amère et cruelle de mon Fils, et qu'ils aient toujours cet objet posé devant les yeux de leur esprit ».




- extrait du livre 1, chapitre 35 :



Paroles de la Sainte Vierge Marie à l’épouse [L’épouse désigne toujours ici Sainte Brigitte], qui expliquent les douleurs tolérées en la passion de Jésus-Christ



« Comment, par Adam et Ève, le monde a été vendu, et en quelle manière il a été racheté par Jésus-Christ et par sa Mère. Considérez, ma fille, disait la Vierge Marie, la passion de mon Fils, dont les membres furent presque mes membres et dont le cœur fut presque mon cœur : car lui, comme le reste des enfants, a été dans mon sein, mais il a été conçu d’un fervent amour de la dilection divine, et les autres, de la concupiscence de la chair. De là vient que saint Jean, son cousins, dit bien à propos : Le Verbe s’est fait chair ; car par une incomparable charité, il est venu et il a demeuré en moi. Or, la parole et l’amour le produisirent en moi. Je ressentais comme si la moitié de mon cœur sortait de moi, et quand il souffrait, j’en ressentais la douleur, comme si mon cœur eût enduré ses tourments. Car comme ce qui est la moitié dehors et la moitié dedans, ce qui est dedans le ressent, de même, quand mon Fils était frappé et flagellé, mon cœur l’était aussi. J’ai été aussi la plus proche de lui dans sa passion. Je ne me séparai pas de lui ; je restai près de la croix ; et comme ce qui est plus près du cœur est affligé plus rudement, de même sa douleur m’était plus amère qu’à tous. Quand il me regarda du haut de la croix et que je le regardai, des torrents de larmes sortaient de mes yeux ; et quand il me vit brisée de douleur, il ressentit tant d’amertume de ma douleur, que la douleur de ses plaies lui sembla assoupie. Partant, j’ose dire que sa douleur était ma douleur, d’autant que son cœur était mon cœur ; car comme Adam et Ève ont vendu le monde par une pomme, de même mon cher Fils et moi l’avons racheté comme par Un Cœur. Considérez donc, ma fille, quelle Mère j’étais en la mort de mon Fils, et il ne vous sera pas fâcheux de laisser le monde et de vous en dégoûter ».



- extrait du livre 6, chapitre 57 :



Pour le jour de la Purification



« La Sainte Vierge Marie dit à l’épouse de son Fils : Ma fille, sachez que je n’avais point besoin de purification comme les autres femmes, car mon Fils, qui est né de moi, m’avait purifiée, et je n’avais pas contracté une des plus petites taches, lorsque j’engendrai mon Fils, qui est la pureté même. Mais néanmoins, afin que la loi et les prophètes fussent accomplis, j’ai voulu vivre en la loi, ni je ne vivais pas selon les apparents du siècle, mais je conversais humblement avec les humbles. Je n’ai voulu avoir en moi quelque chose de particulier, tant j’aimais tout ce qui touchait l’humilité ! Un jour, comme aujourd’hui, ma douleur prit accroissement, car bien que je susse par l’inspiration divine que mon Fils pâtirait, néanmoins, lorsque Siméon dit qu’il me serait le glaive de douleur et qu’il me serait le signe que l’on contredirait, cette douleur perça mon cœur avec plus d’amertume, douleur, certes, qui ne se retira jamais de mon cœur, jusqu'à ce qu’en corps et en âme je montai au ciel, bien qu’il fût tempéré par les consolations du Saint-Esprit. Je veux que vous sachiez que, ce jour-là, ma douleur fut en six manières :

1- En ma connaissance, car autant de fois que je le regardai, que je l’emmaillotai, que je voyais ses mains et ses pieds, tout autant de fois mon esprit était comme plongé en une nouvelle douleur, car je pensais comment on le crucifierait.



2- En mon ouïe, car tout autant de fois que j’oyais les opprobres qu’on vomissait contre mon Fils, les mensonges et les embûches, mon esprit était comme emporté par la douleur, de sorte qu’à grand peine il se pouvait tenir ; mais la vertu divine donna la manière et l’honnêteté, afin qu’on ne remarquât en moi rien d’imparfait.



3- En la vue, car quand je vis qu’on fouettait mon Fils, qu’on le clouait, qu’on le pendait en un gibet, je tombai comme morte ; mais prenant courage, je demeurai auprès, debout et souffrant tout cela si patiemment que mes ennemis ni autres ne trouvaient en moi que douleur.



4- En l’attouchement, car moi et les autres descendîmes mon Fils de la croix ; je l’enveloppai et le mis dans le sépulcre, et de la sorte, ma douleur augmentait tellement qu’à peine mes mains et mes pieds avaient-ils la force de me soutenir. Oh ! que volontiers j’eusse voulu alors être ensevelie avec mon Fils !



5- Je souffrais à raison du désir véhément que j’avais d’aller au ciel, après que mon Fils y fut monté, car la longue demeure que je fis en terre après son départ augmentait grandement ma douleur.



6- Je souffrais de la tribulation des apôtres et des amis de Dieu, la douleur desquels était ma douleur, craignant toujours qu’ils ne succombassent aux tentations et tribulations, et dolente, d’autant que les paroles de mon Fils étaient contrariées par tout. Or, bien que la grâce de Dieu persévérât toujours avec moi et que ma volonté fût selon la sienne, néanmoins ma douleur fut continuelle, mêlée avec la consolation, jusqu’à ce que je fusse au ciel, en corps et en âme auprès de mon Fils. Partant, ô ma fille, que cette douleur ne se retire jamais de votre cœur, car sans les tribulations, peu de gens seraient sauvés.



La Sainte Vierge parle à sainte Brigitte des douleurs qu’elle eut quand il fallut fuir en Égypte



« La Sainte Vierge Marie parle à l’épouse de son Fils, disant : Je vous ai parlé de mes douleurs ; mais la douleur que j’avais quand il fallut fuir en Égypte avec mon Fils ne fut pas des moindres, ni quand j’ouïs qu’on tuait les enfants innocents, qu’Hérode poursuivait mon Fils ; et bien que je susse ce qui était écrit de mon Fils, néanmoins mon cœur, à raison de la grandeur de l’amour que j’avais envers mon Fils, était rempli de douleur et d’amertume. Or, maintenant, vous me pourriez demander qu’est-ce que fit mon Fils tout ce temps-là avant sa passion. Je réponds comme l’Évangile : Il était soumis à ses parents, et il se gouverna comme les autres enfants, jusqu’à ce qu’il fût arrivé à un grand âge. Il fit des merveilles en sa jeunesse, montrant comment les créatures servaient leur Créateur. Comment les idoles se turent et comment plusieurs idoles tombèrent à son arrivée en Égypte ; comment les Mages prédirent que mon Fils serait le signe de grandes choses futures ; comment aussi le ministère des anges apparut ; comment il n’apparut jamais en son corps ni en ses cheveux aucune immondice, il n’est pas besoin que vous sachiez toutes ces choses, puisqu’en l’Évangile, il y a des signes de la Divinité et humanité qui peuvent édifier vous et les autres. Or, quand il eut atteint un plus grand âge, il était continuellement en la prière et obéissance. Il monta avec nous aux fêtes ordonnées en Jérusalem et en autres lieux ; sa vue et sa parole étaient agréables et admirables, de sorte que plusieurs qui étaient affligés disaient : Allons voir le Fils de Marie, afin que nous soyons consolés. Et augmentant en âge et sagesse dont il était plein dès le commencement, il travaillait de ses mains tout ce en quoi décence n’était point lésée ; il nous parlait, nous disait en particulier des paroles de consolation et des discours de Dieu, de sorte que nous étions remplis continuellement de joies indicibles. Mais quand les craintes de la pauvreté nous assaillaient, il ne nous faisait point de l’or ni de l’argent, mais il nous exhortait à la patience, et il nous défendit et nous protégea des envieux. Quant aux nécessités, les gens de bien et notre propre travail nous y aidaient, de sorte que nous étions seulement secourus pour la seule nécessité sans superfluité aucune, car nous ne cherchions qu’à servir Dieu. Après cela, il conférait familièrement en la maison avec ceux qui venaient voir pour les difficultés de la loi et signification des figures, et disputait publiquement quelquefois avec les sages, de sorte qu’ils admiraient et disaient : Voici que le fils de Joseph enseigne les maîtres : quelque grand esprit parle en lui. Un jour, j’étais plongée en la considération de sa passion ; j’en étais saisie de tristesse. Il dit : Ne croyez-vous pas, ma Mère, que je suis en mon Père et que mon Père est en moi ? Quoi ! Avez-vous été polluée en mon entrée et en ma sortie ? Avez-vous été triste ? Pourquoi donc vous affligez-vous ? Car la volonté de mon Père veut que je souffre la mort, voire ma volonté est telle avec celle de mon Père. Ce que j’ai de mon Père ne peut pas pâtir, mais bien la chair que j’aie reçue de vous, afin que la chair d’autrui soit rachetée et que l’esprit soit sauvé. Il était aussi si obéissant que quand Joseph lui disait quelquefois sans y penser : Faites cela ou cela, il le faisait, et de la sorte, il cachait la puissance de sa Divinité, que Joseph et moi étions seuls à connaître, d’autant que nous l’avons vu souvent entouré d’une lumière admirable, et avons ouï les voix et concerts des anges qui chantaient sur lui. Nous avons aussi vu les esprits immondes qui n’avaient pu être chassés par les exorcistes approuvés en notre loi, sortir à la vue de mon Fils. Que ces choses soient continuellement en votre mémoire, et remerciez Dieu d’avoir voulu manifester par vous son enfance ».



- extrait du livre 7, chapitre 2 :



Du glaive de douleur qui perça l’âme de la Sainte Vierge pour le jour de la Purification



« Le jour de la Purification de la Sainte Vierge Marie, lorsque sainte Brigitte, épouse de Jésus-Christ, était à Rome, elle fut ravie, et vit au ciel que quasi toutes choses se préparaient pour cette grande fête; et lors elle vit aussi comme un temple d’une beauté admirable, et là était ce vénérable Siméon, vieux et juste, préparé à recevoir l’enfant Jésus entre ses bras avec un grand et sensible désir et joie indicible; elle voyait aussi la Sainte Vierge qui venait avec une grande honnêteté, portant le petit Jésus pour l’offrir au temple, selon la loi du Seigneur. Après, une grande multitude d’anges, de saints de divers ordres, de vierges saintes et autres dames qui allaient devant la Sainte Vierge, et l’entouraient avec une grande joie et dévotion, devant laquelle un ange portait un glaive fort long et large et tout sanglant, qui signifiait les douleurs que la Sainte Vierge avait endurées en la mort de son Fils, préfigurées par le glaive que le juste Siméon avait prédit, qui outrepercerait son cœur, d’où vient que, toute la cour céleste se réjouissant, il fut dit à l’épouse : Voyez quel honneur et gloire on fait aujourd'hui à la Reine du ciel en cette fête, pour le glaive de douleur qu’elle a souffert en la passion de son cher Fils. Et lors cette vision disparut ».



15. Vénérable Maria d’Agréda



De l’oeuvre sur la « Vie Divine de La Très Sainte Vierge Marie » :



- extrait du chapitre 2 « Immaculée Conception de Marie, ses saints exercices dans le sein de Sainte Anne », pages 11 et 12 :



« […] Mais c’est une chose digne d’admiration que, ce corps étant si petit dans le premier instant de sa conception, néanmoins par la puissance divine la connaissance et la douleur qu’elle avait de la chute d’Adam lui faisait verser des larmes, et elle commençait dès lors dans le sein maternel à exercer l’office de corédemptrice du genre humain. Elle offrit ces larmes unies aux désirs des patriarches; et cette offrande fut agréable à Dieu et plus efficace pour obtenir la rédemption que toutes les prières des hommes et des saints anges. Elle pria spécialement pour ses parents qu’elle connut en Dieu avant de les voir corporellement, et elle exerça en même temps envers eux la vertu de l’amour, du respect et de la gratitude de fille ».



16. Vénérable Conchita Cabrera de Armida



- extrait de l’ouvrage « A ceux que j’aime plus que tout », page 171 :



« Marie a su sacrifier son cœur de mère pour accomplir la volonté du Père. Elle a su me donner jusqu’au sacrifice, s’immolant elle aussi. Nos cœurs étaient unis dans la douleur. Ensuite Marie a continué à vivre cette Passion par le martyre de la solitude qui fut la sienne après la crucifixion et qu’elle a offerte au Père en union avec moi. Marie n’a jamais cessé de m’offrir au Père, immolant son cœur pur et innocent. Après avoir vécu l’Incarnation dans sa chair, elle vécut l’Incarnation mystique en son cœur, s’offrant pour les prêtres et les âmes. Marie assiste à chaque Messe d’une manière très spéciale dans la mesure où, lorsque je suis sacrifié, elle est toujours à mes côtés. C’est pourquoi le prêtre doit prêter attention à cette présence de Marie qui voit son Fils en lui […]. Je désire que le monde vénère ces années de solitude de Marie durant lesquelles elle vécut l’absence d’une manière très forte. Cette absence qui était pesante et n’en finissait pas fit vivre à Marie le martyre des souvenirs et de la solitude. Ce martyre uni au mien permet à Marie d’obtenir des grâces pour les fils que je lui ai confiés au pied de la Croix tandis que l’Eglise naissait de mon côté ».



17. Saint Maximilien Kolbe



Voici un extrait des méditations du Chemin de Croix composées par le Frère Maximilien-Marie Kolbe. A la page 28 du petit livret, nous est présenté la 13 ième station : « Jésus est descendu de la Croix et remis à Sa Très Sainte Mère ». En voici le texte intégral dans lequel le grand amoureux de l’Immaculéee s’adresse à Celle qui est « La Corédemptrice », la Mère Toute Pure et Toute Sainte de Dieu au Cœur douloureux :



« Avec des précautions si délicates qu’elles pouvaient faire penser qu’ils craignaient de le faire encore souffrir, les derniers d’entre les fidèles ont descendu de la Croix le corps exangue et inerte de votre Jésus. Il repose maintenant sur vos genoux. Vous avez partagé toutes les intentions de Son Sacrifice et tout Son souci du salut de nos âmes au cours de ces trois heures terribles d’agonies où vous êtes restée debout. Vous avez intensément vécu, dans une douloureuse extase, plus redoutable que tous les supplices de tous les martyrs de tous les temps, la communion intime au divin Rédempteur. Et le glaive s’est enfoncé si avant dans votre Cœur immaculé qu’il semble désormais indissociable : Cœur douloureux et immaculé de Marie ! La consolation de mourir en même temps que Celui qui est toute votre vie ne vous a pas été donnée ; votre souffrance reste quand celle de Jésus a pris fin. Que manque-t-il donc à la Passion du Christ pour qu’il faille la compléter en votre vie ? Ses souffrances n’ont-elles pas été surabondantes ? Les douleurs insondables de Jésus n’ont-elles pas un prix infini, parce qu’il est Dieu ? Que peut-on rajouter à l’infini ? Quel complément peut-on apporter à la plénitude ? Mais justement celui d’un retour d’amour. Jésus nous a tout donné et Il attend de nous que nous Lui rendions selon la mesure du don que nous avons reçu. Mère du bel amour, vous nous montrez ici la voie, enseignez-nous à y marcher à votre suite. Pater, Ave, Gloria ».



Dernière édition par Joannes Maria le Ven 6 Aoû 2010 - 2:13, édité 1 fois
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Re: LA TRES SAINTE VIERGE MARIE COREDEMPTRICE

Message  Marlène le Jeu 5 Aoû 2010 - 14:22

@ Joannes Maria

Merci. Je me suis toujours demandée quelle sera la substance du DERNIER DOGME, qui risque le moment venu, d'accentuer le schisme dont l'Eglise est menacée. Pourtant l'évocation de Marie comme COREDEMPTRICE et AVOCATE dans les prières, ne fait aucun problème. Je crois que quand il s'agira d'un DOGME, les Oecuménistes qui voudront faire plaisir aux protestants et autres églises réveillées, vont s'y opposer.

Marie est bien Corédemptrice, pour la simple raison que Dieu pour sauver le monde avait besoin d'un Redempteur. Le Rédempteur c'était le Moyen, et l'Instrument pour rendre le moyen opérationnel était la Corédemptrice. Je le dis peut-être avec des mots peu appropriés, mais à mon humble avis, Dieu ne pouvait pas penser à la Rédemption de l'homme, sans penser en même temps à la manière de rendre cette Rédemption possible. Il ne pouvait penser à Jésus sans penser à Marie. Marie est donc dans la pensée du Dieu Omniscient, AVANT LA CREATION DU MONDE.

O Marie, Corédemptrice et Avocate du genre humain, priez pour nous!
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Re: LA TRES SAINTE VIERGE MARIE COREDEMPTRICE

Message  Invité le Ven 6 Aoû 2010 - 2:45

@ Marlène,

"Pourtant l'évocation de Marie comme COREDEMPTRICE et AVOCATE dans les prières, ne fait aucun problème".

Oui le titre de Marie Corédemptrice ne fait aucun problème pour les "tout-petits" qui le reçoivent naturellement comme une évidence dans leur coeur.

Pour autant ce n'est pas le cas "des sages et des intelligents" selon Mt 11,25, qui n'ont pas accès à la véritable connaissance de Dieu donnée aux "tout-petits", (marqués certainement de nos jours par une grande culture rationaliste qui n'est en réalité qu'un fondamentalisme tendant à exclure tout élément surnaturel des Saintes Ecritures. Or, la véritable connaissance de Dieu est infuse, c'est à dire plutôt de l'ordre du surnaturel que du naturel, comme observable dans la mystique chrétienne et catholique particulièrement) :
"25 En ce temps-là Jésus prit la parole et dit: "Je te bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d'avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l'avoir révélé aux tout-petits".
La proclamation de ce 5 ième et ultime dogme de l'histoire mariale (et non de toute l'histoire) verra venir avec lui la fin du règne de Satan, et provoquera vraisemblablement un grand schisme dans l'Eglise, comme annoncé par la Très Sainte Vierge Marie à Don Stefano Gobbi notamment (il est ici question seulement du grand schisme et non du lien de causalité avec le dogme dans les écrits de Don Stefano Gobbi).

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Le grand schisme dans les écrits de Don Stefano Gobbi

Message  Invité le Ven 6 Aoû 2010 - 2:51



« Combien est grande votre responsabilité, ô Pasteurs de la Sainte Eglise de Dieu ! On continue à marcher sur le chemin de la division envers le Pape et du refus de son Magistère ; en secret se prépare même un vrai schisme, qui pourra bientôt devenir ouvert et proclamé » (extrait du message donné le 15 novembre 1990 à Don Stefano Gobbi, page 632 du recueil « Aux prêtres, les fils de prédilection de la Vierge »).



« L’apostasie et le grand schisme dans l’Eglise sont sur le point de s’accomplir, et le grand châtiment que Je vous ai prédit en cet endroit est désormais à vos portes. Le feu du ciel descendra et une grande partie de l’humanité sera détruite. Ceux qui y survivront envieront les morts, parce que, partout, il y aura désolation, mort et ruine » (extrait du message donné le 15 septembre 1993 à Don Stefano Gobbi, page 756 du recueil « Aux prêtres, les fils de prédilection de la Vierge »).



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