Le pape François : rupture ou continuité ?
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Le pape François : rupture ou continuité ?

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Le pape François : rupture ou continuité ?

Message  robert adelaide le Sam 31 Jan 2015 - 9:45


[size=52]Admettons-le d’emblée. Alors même que les foules et les médias acclament le Pape François, certains catholiques formés sous les pontificats de saint Jean-Paul II et de Benoit XVI sont désorientés par ses premiers dix-huit mois d’évêque de Rome. Qu’en est-il de ce malaise ?[/size]
[size=52]Les médias friands de petites phrases, de postures photogéniques mais aussi de tout ce qui peut apparaître en rupture avec le passé ont réservé au nouveau pape un accueil triomphal. L’exemple type est la manière dont étaient relayés ses propos concernant les personnes homosexuelles tenus lors de son retour des JMJ : « qui suis-je pour juger ? ». Cette question, souvent sortie de son contexte, a fait le tour du monde et est devenue le symbole d’un pape qui serait enfin devenu cool. De même le synode sur la famille d’octobre 2014 a été perçu par beaucoup comme un moment où certaines questions tabous pouvaient enfin être de nouveau discutées et ce au plus haut niveau. Comme si l’ère Humanae vitaeétait enfin achevée et que la hiérarchie écoutait enfin les demandes et les besoins, pour ne pas dire les exigences, de la base. Derrière tout cela, se profile le débat récurrent depuis au moins le début du Concile (mais en réalité bien antérieur) sur la manière dont l’Eglise doit se situer face au monde moderne.[/size]
[size=52]Le pape François renouerait-il avec « l’esprit du concile Vatican II » ? Certains observateurs n’ont pas craint de parler de « Vatican III » pour caractériser le dernier synode sur la famille tant la liberté des débats aussi bien dans la forme que sur le fond apparaissait inédite dans ce genre d’enceintes.  Certains points de la morale catholique sont en effet un véritable signe de contradiction pour la mentalité contemporaine. A l’heure du triomphe de la technique et de la liberté individuelle, l’enseignement magistériel sur le mariage est largement inaudible. Les débats autour du synode sur la famille se sont souvent focalisés sur cette question : le pape va-t-il faire évoluer la discipline actuelle concernant l’interdiction des sacrements de la réconciliation et de l’eucharistie aux fidèles divorcés, remariés civilement ? La réponse détermine le clivage entre « conservateurs » et « progressistes ». Bref, le Pape François ne laisse pas indifférent ; les plus éloignés de l’Eglise et les fidèles critiques espèrent que l’Eglise va enfin s’ouvrir au monde et les fidèles formés par Jean-Paul II et Benoit XVI ont peur que « baisser ainsi la garde » face aux exigences modernes soit une faute de prudence ; sans parler de l’inquiétude que leur cause l’indétermination de certaines déclarations papales qui ouvrent la porte à des interprétations divergentes voire opposées. Tentons modestement de saisir la cohérence du chantier auquel s’est attelé le pape François.[/size]
[size=52]Notre hypothèse est qu’il se situe dans la perspective d’un renouvellement de la méthode pastorale mais non de la doctrine. En effet, le pape François l’a dit lui-même « je suis fils de l’Eglise », soulignant par là qu’il assumait l’intégralité de l’enseignement de l’Eglise. La question qui préoccupe ce pasteur est la suivante : comment rejoindre les gens pour qu’ils puissent rencontrer personnellement le Christ et se mettre à le suivre ? Son constat est que ceux qui (se) sont éloignés de l’Eglise ne la perçoivent souvent que comme un catalogue de normes morales. La vie chrétienne consisterait alors à respecter des principes, par définition non-négociables, dans un monde où l’individu est mesure de toute chose. Dès lors, l’affrontement ne peut être que frontal et l’incompréhension maximale. Le pape François identifie le tragique de la situation. La morale chrétienne détachée de sa source apparaît comme absurde, inhumaine et devient même un contre-témoignage. Comment alors rejoindre les périphéries existentielles ? En inversant le dispositif de perception et en manifestant la Bonté de Dieu et sa la miséricorde avant les principes. L’élan missionnaire que le pape François veut insuffler exige donc de se concentrer sur le cœur de la foi : « Le message que nous annonçons court plus que jamais le risque d’apparaître mutilé et réduit à quelques-uns de ses aspects secondaires. Il en ressort que certaines questions qui font partie de l’enseignement moral de l’Eglise demeurent en dehors du contexte qui leur donne sens. Le problème le plus grand se vérifie quand le message que nous annonçons semble alors identifié avec ces aspects secondaires qui, étant pourtant importants, ne manifestent pas en eux seuls le cœur du message de Jésus-Christ. Une pastorale en terme missionnaire n’est pas obsédée par la transmission désarticulée d’une multitude de doctrines qu’on essaie d’imposer à force d’insister. Quand on assume un objectif pastoral et un style missionnaire, qui réellement arrivent à tous sans exception ni exclusion , l’annonce se concentre sur l’essentiel, sur ce qui est plus beau, plus grand, plus attirant et en même temps plus nécessaire. La proposition se simplifie, sans perdre pour cela profondeur et vérité, et devient ainsi plus convaincante et plus lumineuse. » (Evangelii Gaudium, §34-35)[/size]
[size=52]Ainsi, contrairement ce que pensent de nombreux « progressistes » et « conservateurs », le pape François ne veut pas modifier la doctrine ; il cherche à répondre au défi que lance la mentalité contemporaine à l’évangélisation. Pour échapper à la dialectique mortifère laxisme/ rigorisme, il faut être touché au cœur, là où le Seigneur peut agir. La raison postmoderne est à ce point blessée dans son rapport à la vérité qu’elle devient un écran à la réception de l’Evangile. Croire demeure bien sûr un acte de la raison mais la celle-ci ne pourra saisir la cohérence de la foi et de la morale que lorsque la personne aura fait l’expérience du Christ et aura été touchée par sa bonté infinie. De là, tout s’éclairera : tel est le pari pastoral de notre Saint-Père. Il est risqué mais appelle une confiance et un courage renouvelés. C’est donc bien dans la continuité des pontificats précédents qu’il faut lire le pape François, car son action pastorale s’appuie sur la riche doctrine développée par ces prédécesseurs et la présuppose. Là aussi, la seule herméneutique authentiquement catholique est celle de la continuité et non de la rupture.[/size]
 [size=52]http://philosophe-chretien.blogs.la-croix.com/pape-francois-rupture-ou-continuite/2015/01/30/[/size]


[size=52]Ne nous faisons pas d'illusion contrairement à  l'auteur de ce texte, il y a fort à  penser que c'est  la doctrine  de l'église  qui est en danger  avec  le pape François. [/size]
[size=52]  Prends pitié [/size]
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Re: Le pape François : rupture ou continuité ?

Message  Admin le Sam 31 Jan 2015 - 13:01

@ Robert Adelaide :

Robert Adelaide a écrit:

Ne nous faisons pas d'illusion contrairement à l'auteur de ce texte, il y a fort à penser que c'est la doctrine de l'église qui est en danger avec le pape François.

Prends pitié


Je partage entièrement votre avis à l'effet que ce Pape a déjà causé un tort important à l'Église Catholique suite à toutes ses interventions ambiguës !

La preuve en est que beaucoup de Catholiques se posent la même question en regard des actions et des paroles de François :

- « Ce Pape est-il en train de changer les Dogmes ? »  Je réfléchis !

Qu'une grande majorité de Catholiques se posent la même question est significatif et symptomatique d'un malaise de plus en plus récurrent !

Il n'y a que les naïfs - et ils sont majoritaires - pour ne pas voir où est en train de nous conduire ce Pape !  Effrayé

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Re: Le pape François : rupture ou continuité ?

Message  Le Flanchec le Dim 1 Fév 2015 - 8:44

a Robert adelaide :

J'aime beaucoup votre analyse très objective...

administrateur :

Bonjour ,je ne sais pas , mais nous ne comprenons pas le texte de R. adelaide de la même façon?
Dans ce texte l'idée de l'auteur pour moi fait apparaitre le pape comme un conciliateur plus tôt qu'un réformiste n'est ce pas R.adelaide!

Petites réflexions que je me suis faites !

1 ° -Dans l'histoire de la papauté il n'y a pas eu que de bons papes ,loin s'en faut et...l'église est toujours là.

2 ° - Il faut dissocier les commandements de l'église ( qui peuvent toujours êtres revus...) du message du "christ" et des évangiles...

3 ° - La recherche de rapprochement des religions faite par le pape pour moi va dans le bon sens dans l'hypothèse ou elle ne touche pas aux FONDAMENTAUX des évangiles et du message du " CHRIST" pour moi les dogmes de l'église qui est une institution HUMAINE peuvent toujours êtres revus...

4 ° - A contrario cette optique de " RELION MONDIALE " me fait un peu peur et si je sens qu'elle sort des messages de "jésus" je reverrai ma position!

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Re: Le pape François : rupture ou continuité ?

Message  Admin le Dim 1 Fév 2015 - 12:39

@ Le Flanchec :

Je parlais du commentaire de Robert Adelaide mis À LA FIN DU TEXTE :

Robert Adelaide a écrit:

Ne nous faisons pas d'illusion contrairement à l'auteur de ce texte, il y a fort à penser que c'est la doctrine de l'église qui est en danger avec le pape François.

Prends pitié


Par ailleurs, si vous ne voyez pas là où est en train de nous conduire ce Pape, c'est que vous êtes dans la norme d'une majorité qui ne voit rien !

C'est pourquoi cette même majorité se fera abusé et ira jusqu'à suivre l'Antéchrist pour beaucoup d'entre eux !

Il n'est pas donné à tous d'avoir le DISCERNEMENT pour reconnaître et juger des Événements de la Fin des Temps !

Nous, nous avons ce discernement et c'est pourquoi nous avons fondé ce Forum !

Comprenne qui pourra !

Je ne sais pas

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Re: Le pape François : rupture ou continuité ?

Message  robert adelaide le Dim 1 Fév 2015 - 13:34

@ ADMIN Applaudir

Cher le flanchec , bien sur que admin a raison , le saint père conduit notre église dans une situation périlleuse ; il faut avoir le bon discernement pour juger des événements de la fin des temps .
oui , je dis bien "juger " car il est de notre devoir de défendre ardemment la vérité contrairement a vous , admin est loin d"etre aveugle puisque étant un bon administrateur qui défends les vraies valeurs de l’église et la tradition 
mais vous , vous ne mesurez pas encore suffisamment la gravité du moment que nous vivons .
il est inconcevable de penser que les dogmes de l’église devrait être revus , vous montrez ainsi votre point faible qui démontre que vous n’êtes pas a l'abri de tomber dans le piège du faux prophète . 
@ le flanchec , il faut considérer l' église comme une institution divine , si vous reconnaissez pas cela vous ne pourrai pas comprendre l'histoire des dogmes .
convertissez vous cher le flanchec , choisissez le christ qui va faire irruption bientôt . mais ETES VOUS PRETS? Le prêche ! pour l’accueillir ou souhaitez vous suivre aveuglément l'antéchrist ...


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Re: Le pape François : rupture ou continuité ?

Message  Le Flanchec le Dim 1 Fév 2015 - 17:05

Je regrette l'église c'est trompée maintes et maintes fois depuis "jésus" et elle a souvent revue ses dogmes ...
Même si elle est d'origine divine d'après le message de jésus
"Tu es pierre et c'est sur cette pierre que je fonderai mon église"(même si cette phrase est contestée ...et je n'en parlerai pas ici car ...j'ai donné ma parole à l'administrateur...)
elle est néanmoins humaine ...et soumise comme tous les humains à erreurs..

Pour moi la seule vraie parole est celle du "christ" et des évangiles des apôtres , que J'ESSAIE " de suivre...
Ne vous inquiétez pas pour moi...vous vivez dans la peur et la paranoia dès que l'on évoque la possibilité de changer un dogme de l'église...
Je ne dis pas qu'il ne faut pas être prudent car le faux prophète apparaitra un jour et c'est prévu...mais pour l'instant rien ne me laisse penser que c'est le pape françois...
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Re: Le pape François : rupture ou continuité ?

Message  Admin le Dim 1 Fév 2015 - 22:45

@ Le Flanchec :

Soyons clair : vos affirmations suivantes sont trompeuses :

Le Flanchec a écrit:

Je regrette l'église c'est trompée maintes et maintes fois depuis "jésus" et elle a souvent revue ses dogmes ...


Ou bien vous êtes de mauvaise foi en écrivant cette phrase, ou bien vous êtres drôlement mal informé !

L'Église NE S'EST JAMAIS TROMPÉE concernant Ses Dogmes et JAMAIS elle ne les a revus puisque jamais elle ne s'est trompée !



Même si elle est d'origine divine d'après  le message de jésus
"Tu es pierre et c'est sur cette pierre que je fonderai mon église"(même si cette phrase est contestée ...et je n'en parlerai pas ici car ...j'ai donné ma parole à l'administrateur...)
elle est néanmoins humaine ...et soumise comme tous les humains à erreurs..


L'Église n'est pas humaine dans ses fondements car elle a été fondée par le Christ Jésus mort et ressuscité pour racheter l'Humanité entière !

Ses Fondements sont donc DIVINS et, conséquemment, elle ne peut pas commettre d'erreurs dans Ses Enseignements qui sont, de plus, inspirés de l'Esprit Saint !

Quiconque oserait toucher un seul iota aux Enseignements et aux Dogmes de l'Église Catholique ferait la preuve de son faux-prophétisme !

Le Cathéchisme Catholique a écrit:

(...)

Flèche

867 L’Église est sainte : Le Dieu très saint est son auteur ; le Christ, son Époux, s’est livré pour elle pour la sanctifier ; l’Esprit de sainteté la vivifie. Encore qu’elle comprenne des pécheurs, elle est " la sans-péché faite de pécheurs ". Dans les saints brille sa sainteté ; en Marie elle est déjà la toute sainte.

(...)

Flèche

869 L’Église est apostolique : Elle est bâtie sur des assises durables : " les douze apôtres de l’Agneau " (Ap 21,14) ; elle est indestructible (cf. Mt 16,18) ; elle est infailliblement tenue dans la vérité : le Christ la gouverne par Pierre et les autres apôtres, présents en leurs successeurs, le Pape et le collège des évêques.

(...)

SOURCE : http://viechretienne.catholique.org/cec/5311-paragraphe-3-l-eglise-est-une-sainte


Vos affirmations sont non seulement trompeuses et erronées, mais confirment par le fait même que vous n'avez pas le discernement nécessaire pour évaluer correctement la situation actuelle de l'Église, de même que pour évaluer la crédibilité du Pape François !

Plutôt que de diffuser ce genre de propos trompeurs et erronés,  vous devriez vous taire, ce qui vous fera grandir en humilité !

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Dernière édition par Admin le Lun 2 Fév 2015 - 13:42, édité 3 fois

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Re: Le pape François : rupture ou continuité ?

Message  Admin le Dim 1 Fév 2015 - 22:52

@ LeFlanchec-Bis :

Article 9 : "Je crois à la sainte Eglise Catholique"

Paragraphe 3 : L’Eglise est une, sainte, Catholique et apostolique

811 " C’est là l’unique Église du Christ, dont nous professons dans le symbole qu’elle est une, sainte, catholique et apostolique " (LG 8). Ces quatre attributs, inséparablement liés entre eux (cf. DS 2888), indiquent des traits essentiels de l’Église et de sa mission. L’Église ne les tient pas d’elle-même ; c’est le Christ qui, par l’Esprit Saint, donne à son Église, d’être une, sainte, catholique et apostolique, et c’est Lui encore qui l’appelle à réaliser chacune de ces qualités.

812 Seule la foi peut reconnaître que l’Église tient ces propriétés de sa source divine. Mais leurs manifestations historiques sont des signes qui parlent aussi clairement à la raison humaine. " L’Église, rappelle le premier Concile du Vatican, en raison de sa sainteté, de son unité catholique, de sa constance invaincue, est elle-même un grand et perpétuel motif de crédibilité et une preuve irréfragable de sa mission divine " (DS 3013).

I. L’Église est une

" Le mystère sacré de l’Unité de l’Église " (UR 2)

813 L’Église est une de par sa source : " De ce mystère, le modèle suprême et le principe est dans la trinité des personnes l’unité d’un seul Dieu Père, et Fils, en ‘l’Esprit Saint " (UR 2). L’Église est une de par son Fondateur : " Car le Fils incarné en personne a réconcilié tous les hommes avec Dieu par sa Croix, rétablissant l’unité de tous en un seul Peuple et un seul Corps " (GS 78, §3). L’Église est une de par son " âme " : " L’Esprit Saint qui habite dans les croyants, qui remplit et régit toute l’Église, réalise cette admirable communion des fidèles et les unit tous si intimement dans le Christ, qu’il est le principe de l’Unité de l’Église " (UR 2). Il est donc de l’essence même de l’Église d’être une :


Quel étonnant mystère ! Il y a un seul Père de l’univers, un seul Logos de l’univers et aussi un seul Esprit Saint, partout identique ; il y a aussi une seule vierge devenue mère, et j’aime l’appeler l’Église (S. Clément d’Alexandrie, pæd. 1, 6).


814 Dès l’origine, cette Église une se présente cependant avec une grande diversité qui provient à la fois de la variété des dons de Dieu et de la multiplicité des personnes qui les reçoivent. Dans l’unité du Peuple de Dieu se rassemblent les diversités des peuples et des cultures. Entre les membres de l’Église existe une diversité de dons, de charges, de conditions et de modes de vie ; " au sein de la communion de l’Église il existe légitimement des Églises particulières, jouissant de leurs traditions propres " (LG 13). La grande richesse de cette diversité ne s’oppose pas à l’unité de l’Église. Cependant, le péché et le poids de ses conséquences menacent sans cesse le don de l’unité. Aussi l’apôtre doit-il exhorter à " garder l’unité de l’Esprit par le lien de la paix " (Ep 4,3).

815 Quels sont ces liens de l’unité ? " Par-dessus tout [c’est] la charité, qui est le lien de la perfection " (Col 3,14). Mais l’unité de l’Église pérégrinante est assurée aussi par des liens visibles de communion :

- la profession d’une seule foi reçue des apôtres ;

- la célébration commune du culte divin, surtout des sacrements ;

- la succession apostolique par le sacrement de l’ordre, maintenant la concorde fraternelle de la famille de Dieu (cf. UR 2 ; LG 14 ; ⇒ CIC, can. 205).

816 " L’unique Église du Christ, (...) est celle que notre Sauveur, après sa Résurrection, remit à Pierre pour qu’il en soit le pasteur, qu’il lui confia, à lui et aux autres apôtres, pour la répandre et la diriger (...). Cette Église comme société constituée et organisée dans le monde est réalisée dans (subsistit in) l’Église catholique gouvernée par le successeur de Pierre et les évêques qui sont en communion avec lui " (LG 8) :


Le Décret sur l’Œcuménisme du deuxième Concile du Vatican explicite : " C’est, en effet, par la seule Église catholique du Christ, laquelle est ‘moyen général de salut’, que peut s’obtenir toute la plénitude des moyens de salut. Car c’est au seul collège apostolique, dont Pierre est le chef, que le Seigneur confia, selon notre foi, toutes les richesses de la Nouvelle Alliance, afin de constituer sur la terre un seul Corps du Christ auquel il faut que soient pleinement incorporés tous ceux qui, d’une certaine façon, appartiennent déjà au Peuple de Dieu " (UR 3).


Les blessures de l’unité

817 De fait, " dans cette seule et unique Église de Dieu apparurent dès l’origine certaines scissions, que l’apôtre réprouve avec vigueur comme condamnables ; au cours des siècles suivants naquirent des dissensions plus amples, et des communautés considérables furent séparées de la pleine communion de l’Église catholique, parfois de par la faute des personnes de l’une et de l’autre partie " (UR 3). Les ruptures qui blessent l’unité du Corps du Christ (on distingue l’hérésie, l’apostasie et le schisme [cf. ⇒ CIC, can. 751]) ne se font pas sans les péchés des hommes :


Où se trouve le péché, là aussi la multiplicité, là le schisme, là l’hérésie, là le conflit ; mais où se trouve la vertu, là aussi l’unité, là l’union qui faisait que tous les croyants n’avaient qu’un corps et une âme (Origène, hom. in Ezech. 9, 1).


818 Ceux qui naissent aujourd’hui dans des communautés issues de telles ruptures " et qui vivent la foi au Christ, ne peuvent être accusés de péché de division, et l’Église catholique les entoure de respect fraternel et de charité (...). Justifiés par la foi reçue au Baptême, incorporés au Christ, ils portent à juste titre le nom de chrétiens, et les fils de l’Église catholique les reconnaissent à bon droit comme des frères dans le Seigneur " (UR 3).

819 Au surplus, " beaucoup d’éléments de sanctification et de vérité " (LG 8) existent en dehors des limites visibles de l’Église catholique : " la parole de Dieu écrite, la vie de la grâce, la foi, l’espérance et la charité, d’autres dons intérieurs du Saint-Esprit et d’autres éléments visibles " (UR 3 ; cf. LG 15). L’Esprit du Christ se sert de ces Églises et communautés ecclésiales comme moyens de salut dont la force vient de la plénitude de grâce et de vérité que le Christ a confié à l’Église catholique. Tous ces biens proviennent du Christ et conduisent à lui (cf. UR 3) et appellent par eux-mêmes " l’unité catholique " (LG 8).

Vers l’unité

820 L’unité, " le Christ l’a accordée à son Église dès le commencement. Nous croyons qu’elle subsiste de façon inamissible dans l’Église catholique et nous espérons qu’elle s’accroîtra de jour en jour jusqu’à la consommation des siècles " (UR 4). Le Christ donne toujours à son Église le don de l’unité, mais l’Église doit toujours prier et travailler pour maintenir, renforcer et parfaire l’unité que le Christ veut pour elle. C’est pourquoi Jésus lui-même a prié à l’heure de sa passion, et Il ne cesse de prier le Père pour l’unité de ses disciples : " ... Que tous soient un. Comme Toi, Père, Tu es en Moi et Moi en Toi, qu’eux aussi soient un en Nous, afin que le monde croie que Tu M’as envoyé " (Jn 17,21). Le désir de retrouver l’unité de tous les chrétiens est un don du Christ et un appel de l’Esprit Saint (cf. UR 1).

821 Pour y répondre adéquatement sont exigés :

- un renouveau permanent de l’Église dans une fidélité plus grande à sa vocation. Cette rénovation est le ressort du mouvement vers l’unité (cf. UR 6) ;

- la conversion du cœur " en vue de vivre plus purement selon l’Évangile " (cf. UR 7), car c’est l’infidélité des membres au don du Christ qui cause les divisions ;

- la prière en commun, car " la conversion du cœur et la sainteté de vie, unies aux prières publiques et privées pour l’unité des chrétiens, doivent être regardées comme l’âme de tout œcuménisme et peuvent être à bon droit appelées œcuménisme spirituel " (UR 8) ;

- la connaissance réciproque fraternelle (cf. UR 9) ;

- la formation œcuménique des fidèles et spécialement des prêtres (cf. UR 10) ;

- le dialogue entre les théologiens et les rencontres entre les chrétiens des différentes Églises et communautés (cf. UR 4 ; 9 ; 11) ;

- la collaboration entre chrétiens dans les divers domaines du service des hommes (cf. UR 12).

822 Le souci de réaliser l’union " concerne toute l’Église, fidèles et pasteurs " (UR 5). Mais il faut aussi " avoir conscience que ce projet sacré, la réconciliation de tous les chrétiens dans l’unité d’une seule et unique Église du Christ, dépasse les forces et les capacités humaines " C’est pourquoi nous mettons tout notre espoir " dans la prière du Christ pour l’Église, dans l’amour du Père à notre égard, et dans la puissance du Saint-Esprit " (UR 24).

II. L’Église est sainte

823 " L’Église (...) est aux yeux de la foi indéfectiblement sainte. En effet le Christ, Fils de Dieu, qui, avec le Père et l’Esprit, est proclamé ‘seul Saint’, a aimé l’Église comme son épouse, il s’est livré pour elle afin de la sanctifier, il se l’est unie comme son Corps et l’a comblée du don de l’Esprit Saint pour la gloire de Dieu " (LG 39). L’Église est donc " le Peuple saint de Dieu " (LG 12), et ses membres sont appelés " saints " (cf. Ac 9,13 ; 1 Co 6, 1 ; 16, 1).

824 L’Église, unie au Christ, est sanctifiée par Lui ; par Lui et en Lui elle devient aussi sanctifiante. " Toutes les œuvres de l’Église tendent comme à leur fin, à la sanctification des hommes dans le Christ et à la glorification de Dieu " (SC 10). C’est dans l’Église qu’est déposée " la plénitude des moyens de salut " (UR 3). C’est en elle que " nous acquérons la sainteté par la grâce de Dieu " (LG 48).

825 " Sur terre, l’Église est parée d’une sainteté véritable, bien qu’imparfaite " (LG 48). En ses membres, la sainteté parfaite est encore à acquérir : " Pourvue de moyens salutaires d’une telle abondance et d’une telle grandeur, tous ceux qui croient au Christ, quels que soient leur condition et leur état de vie, sont appelés par Dieu chacun dans sa route, à une sainteté dont la perfection est celle même du Père " (LG 11).

826 La charité est l’âme de la sainteté à laquelle tous sont appelés : " Elle dirige tous les moyens de sanctification, leur donne leur âme et les conduit à leur fin " (LG 42) :


Je compris que si l’Église avait un corps, composé de différents membres, le plus nécessaire, le plus noble de tous ne lui manquait pas, je compris que l’Église avait un Cœur, et que ce Cœur était brûlant d’amour. Je compris que l’Amour seul faisait agir les membres de l’Église, que si l’Amour venait à s’éteindre, les apôtres n’annonceraient plus l’Évangile, les Martyrs refuseraient de verser leur sang (...). Je compris que l’Amour renfermait toutes les vocations, que l’amour était tout, qu’il embrassait tous les temps et tous les lieux (...) en un mot, qu’il est éternel ! (Ste. Thérèse de l’Enfant-Jésus, ms. autob. B 3v).


827 " Tandis que le Christ saint, innocent, sans tache, venu uniquement pour expier les péchés du peuple, n’a pas connu le péché, l’Église, elle, qui renferme des pécheurs dans son propre sein, est donc à la fois sainte et appelée à se purifier, et poursuit constamment son effort de pénitence et de renouvellement " (LG 8 ; cf. UR 3 ; 6). Tous les membres de l’Église, ses ministres y compris, doivent se reconnaître pécheurs (cf. 1 Jn 1,8-10). En tous, l’ivraie du péché se trouve encore mêlée au bon grain de l’Évangile jusqu’à la fin des temps (cf. Mt 13,24-30). L’Église rassemble donc des pécheurs saisis par le salut du Christ mais toujours en voie de sanctification :


L'Église est sainte tout en comprenant en son sein des pécheurs, parce qu'elle n'a elle-même d'autre vie que celle de la grâce : c'est en vivant de sa vie que ses membres se sanctifient ; c'est en se soustrayant à sa vie qu'ils tombent dans les péchés et les désordres qui empêchent le rayonnement de sa sainteté. C'est pourquoi elle souffre et fait pénitence pour ces fautes, dont elle a le pouvoir de guérir ses enfants par le sang du Christ et le don de l'Esprit Saint (SPF 19).


828 En canonisant certains fidèles, c’est-à-dire en proclamant solennellement que ces fidèles ont pratiqué héroïquement les vertus et vécu dans la fidélité à la grâce de Dieu, l’Église reconnaît la puissance de l’Esprit de sainteté qui est en elle et elle soutient l’espérance des fidèles en les leur donnant comme modèles et intercesseurs (cf. LG 40 ; 48-51). " Les saints et les saintes ont toujours été source et origine de renouvellement dans les moments les plus difficiles de l’histoire de l’Église " (CL 16, 3). En effet, " la sainteté est la source secrète et la mesure infaillible de son activité apostolique et de son élan missionnaire " (CL 17, 3).

829 " En la personne de la bienheureuse Vierge l’Église atteint déjà à la perfection qui la fait sans tache ni ride. Les fidèles du Christ, eux, sont encore tendus dans leur effort pour croître en sainteté par la victoire sur le péché : c’est pourquoi ils lèvent leurs yeux vers Marie " (LG 65) : en elle, l’Église est déjà la toute sainte.

III. L’Église est Catholique

Que veut dire " catholique " ?

830 Le mot " catholique " signifie " universel " dans le sens de " selon la totalité " ou " selon l’intégralité ". L’Église est catholique dans un double sens :

Elle est catholique parce qu’en elle le Christ est présent. " Là où est le Christ Jésus, là est l’Église Catholique " (S. Ignace d’Antioche, Smyrn. 8, 2). En elle subsiste la plénitude du Corps du Christ uni à sa Tête (cf. Ep 1,22-23), ce qui implique qu’elle reçoive de lui " la plénitude des moyens de salut " (AG 6) qu’Il a voulus : confession de foi droite et complète, vie sacramentelle intégrale et ministère ordonné dans la succession apostolique. L’Église était, en ce sens fondamental, catholique au jour de la Pentecôte (cf. AG 4) et elle le sera toujours jusqu’au jour de la Parousie.

831 Elle est catholique parce qu’elle est envoyée en mission par le Christ à l’universalité du genre humain (cf. Mt 28,19) :


Tous les hommes sont appelés à faire partie du Peuple de Dieu. C’est pourquoi ce Peuple, demeurant un et unique, est destiné à se dilater aux dimensions de l’univers entier et à toute la suite des siècles pour que s’accomplisse ce que s’est proposé la volonté de Dieu créant à l’origine la nature humaine dans l’unité, et décidant de rassembler enfin dans l’unité ses fils dispersés (...). Ce caractère d’universalité qui brille sur le Peuple de Dieu est un don du Seigneur lui-même, grâce auquel l’Église catholique, efficacement et perpétuellement, tend à récapituler l’humanité entière avec tout ce qu’elle comporte de biens sous le Christ chef, dans l’unité de son Esprit (LG 13).


Chaque Église particulière est " catholique "

832 " L’Église du Christ est vraiment présente en tous les légitimes groupements locaux de fidèles qui, unis à leurs pasteurs, reçoivent, dans le Nouveau Testament, eux aussi, le nom d’Églises (...). En elles, les fidèles sont rassemblés par la prédication de l’Évangile du Christ, le mystère de la Cène du Seigneur est célébré (...). Dans ces communautés, si petites et pauvres qu’elles puissent être souvent ou dispersées, le Christ est présent par la vertu de qui se constitue l’Église une, sainte, catholique et apostolique " (LG 26).

833 On entend par Église particulière, qui est d’abord le diocèse (ou l’éparchie), une communauté de fidèles chrétiens en communion dans la foi et les sacrements avec leur évêque ordonné dans la succession apostolique (cf. CD 11 ; ⇒ CIC, can. 368-369 ; CCEO 177, 1 ; 178 ; 311, 1 ; 312). Ces Églises particulières " sont formées à l’image de l’Église universelle ; c’est en elles et à partir d’elles qu’existe l’Église catholique une et unique " (LG 23).

834 Les Églises particulières sont pleinement catholiques par la communion avec l’une d’entre elles : l’Église de Rome " qui préside à la charité " (S. Ignace d’Antioche, Rom. 1, 1). " Car avec cette Église, en raison de son origine plus excellente doit nécessairement s’accorder toute Église, c’est-à-dire les fidèles de partout " (S. Irénée, hær. 3, 3, 2 : repris par Cc. Vatican I : DS 3057). " En effet, dès la descente vers nous du Verbe incarné, toutes les Églises chrétiennes de partout ont tenu et tiennent la grande Église qui est ici [à Rome] pour unique base et fondement parce que, selon les promesses mêmes du Sauveur, les portes de l’enfer n’ont jamais prévalu sur elle " (S. Maxime le Confesseur, opusc. : PG 91, 137-140).

835 " L’Église universelle ne doit pas être comprise comme une simple somme ou fédération d’églises particulières. Mais c’est bien plus l’Église, universelle par vocation et mission, qui prend racine dans une variété de terrains culturels, sociaux et humains, prenant dans chaque partie du monde des aspects et des formes d’expression diverses " (EN 62). La riche variété de disciplines ecclésiastiques, de rites liturgiques, de patrimoines théologiques et spirituels propres aux Églises locales " montre avec plus d’éclat, par leur convergence dans l’unité, la catholicité de l’Église indivise " (LG 23).

Qui appartient à l’Église catholique ?

836 " A l’unité catholique du Peuple de Dieu (...) tous les hommes sont appelés ; à cette unité appartiennent sous diverses formes ou sont ordonnés, et les fidèles catholiques et ceux qui, par ailleurs, ont foi dans le Christ, et finalement tous les hommes sans exception que la grâce de Dieu appelle au salut " (LG 13) :

837 " Sont incorporés pleinement à la société qu’est l’Église ceux qui, ayant l’Esprit du Christ, acceptent intégralement son organisation et tous les moyens de salut institués en elle, et qui, en outre, grâce aux liens constitués par la profession de foi, les sacrements, le gouvernement ecclésiastique et la communion, sont unis, dans l’ensemble visible de l’Église, avec le Christ qui la dirige par le Souverain Pontife et les évêques. L’incorporation à l’Église, cependant, n’assure pas le salut pour celui qui, faute de persévérer dans la charité, reste bien ‘de corps’ au sein de l’Église, mais non ‘de cœur’ "(LG 14).

838 " Avec ceux qui, étant baptisés, portent le beau nom de chrétiens sans professer pourtant intégralement la foi ou sans garder l’unité de communion avec le successeur de Pierre, l’Église se sait unie pour de multiples raisons " (LG 15). " Ceux qui croient au Christ et qui ont reçu validement le Baptême, se trouvent dans une certaine communion, bien qu’imparfaite, avec l’Église catholique " (UR 3). Avec les Églises orthodoxes, cette communion est si profonde " qu’il lui manque bien peu pour qu’elle atteigne la plénitude autorisant une célébration commune de l’Eucharistie du Seigneur " (Paul VI, discours 14 décembre 1975 ; cf. UR 13-18).

L’Église et les non-chrétiens

839 " Quant à ceux qui n’ont pas encore reçu l’Évangile, sous des formes diverses, eux aussi sont ordonnés au Peuple de Dieu " (LG 16) :

Le rapport de l’Église avec le Peuple Juif. L’Église, Peuple de Dieu dans la Nouvelle Alliance, découvre, en scrutant son propre mystère, son lien avec le Peuple Juif (cf. NA 4). " à qui Dieu a parlé en premier " (MR, Vendredi Saint 13 : oraison universelle VI). A la différence des autres religions non-chrétiennes la foi juive est déjà réponse à la révélation de Dieu dans l’Ancienne Alliance. C’est au Peuple Juif qu’" appartiennent l’adoption filiale, la gloire, les alliances, la législation, le culte, les promesses et les patriarches, lui de qui est né, selon la chair le Christ " (Rm 9,4-5) car " les dons et l’appel de Dieu sont sans repentance " (Rm 11,29).

840 Par ailleurs, lorsque l’on considère l’avenir, le Peuple de Dieu de l’Ancienne Alliance et le nouveau Peuple de Dieu tendent vers des buts analogues : l’attente de la venue (ou du retour) du Messie. Mais l’attente est d’un côté du retour du Messie, mort et ressuscité, reconnu comme Seigneur et Fils de Dieu, de l’autre de la venue du Messie, dont les traits restent voilés, à la fin des temps, attente accompagnée du drame de l’ignorance ou de la méconnaissance du Christ Jésus.

841 Les relations de l’Église avec les musulmans. " Le dessein de salut enveloppe également ceux qui reconnaissent le Créateur, en tout premier lieu les musulmans qui, en déclarant qu’ils gardent la foi d’Abraham, adorent avec nous le Dieu unique, miséricordieux, juge des hommes au dernier jour " (LG 16 ; cf. NA 3).

842 Le lien de l’Église avec les religions non-chrétiennes est d’abord celui de l’origine et de la fin communes du genre humain :


En effet, tous les peuples forment une seule communauté ; ils ont une seule origine, puisque Dieu a fait habiter toute la race humaine sur la face de la terre ; ils ont aussi une seule fin dernière, Dieu, dont la providence, les témoignages de bonté et les desseins de salut s’étendent à tous, jusqu’à ce que les élus soient réunis dans la cité sainte (NA 1).


843 L’Église reconnaît dans les autres religions la recherche, " encore dans les ombres et sous des images ", du Dieu inconnu mais proche puisque c’est Lui qui donne à tous vie, souffle et toutes choses et puisqu’il veut que tous les hommes soient sauvés. Ainsi, l’Église considère tout ce qui peut se trouver de bon et de vrai dans les religions " comme une préparation évangélique et comme un don de Celui qui illumine tout homme pour que, finalement, il ait la vie " (LG 16 ; cf. NA 2 ; EN 53).

844 Mais dans leur comportement religieux, les hommes montrent aussi des limites et des erreurs qui défigurent en eux l’image de Dieu :


Bien souvent, trompés par le malin, ils se sont égarés dans leurs raisonnements, ils ont échangé la vérité de Dieu contre le mensonge, en servant la créature de préférence au Créateur ou bien vivant et mourant sans Dieu en ce monde, ils sont exposés à l’extrême désespoir (LG 16).


845 C’est pour réunir de nouveau tous ses enfants que le péché a dispersés et égarés que le Père a voulu convoquer toute l’humanité dans l’Église de son Fils. L’Église est le lieu où l’humanité doit retrouver son unité et son salut. Elle est " le monde réconcilié " (S. Augustin, serm. 96, 7, 9 : PL 38, 588). Elle est ce navire qui " navigue bien en ce monde au souffle du Saint-Esprit sous la pleine voile de la Croix du Seigneur " (S. Ambroise, virg. 18, 118 : PL 16, 297B) ; selon une autre image chère aux Pères de l’Église, elle est figurée par l’Arche de Noé qui seule sauve du déluge (cf. déjà 1 P 3,20-21).

" Hors de l’Église point de salut "

846 Comment faut-il entendre cette affirmation souvent répétée par les Pères de l’Église ? Formulée de façon positive, elle signifie que tout salut vient du Christ-Tête par l’Église qui est son Corps :


Appuyé sur la Sainte Écriture et sur la Tradition, le Concile enseigne que cette Église en marche sur la terre est nécessaire au salut. Seul, en effet, le Christ est médiateur et voie de salut : or, il nous devient présent en son Corps qui est l’Église ; et en nous enseignant expressément la nécessité de la foi et du Baptême, c’est la nécessité de l’Église elle-même, dans laquelle les hommes entrent par la porte du Baptême, qu’il nous a confirmée en même temps. C’est pourquoi ceux qui refuseraient soit d’entrer dans l’Église catholique, soit d’y persévérer, alors qu’ils la sauraient fondée de Dieu par Jésus-Christ comme nécessaire, ceux-là ne pourraient être sauvés (LG 14).


847 Cette affirmation ne vise pas ceux qui, sans leur faute, ignorent le Christ et son Église :


En effet, ceux qui, sans faute de leur part, ignorent l’Évangile du Christ et son Église, mais cherchent pourtant Dieu d’un cœur sincère et s’efforcent, sous l’influence de sa grâce, d’agir de façon à accomplir sa volonté telle que leur conscience la leur révèle et la leur dicte, ceux-là peuvent arriver au salut éternel (LG 16 ; cf. DS 3866-3872).


848 " Bien que Dieu puisse par des voies connues de lui seul amener à la foi ‘sans laquelle il est impossible de plaire à Dieu’ (He 11,6) des hommes qui, sans faute de leur part, ignorent l’Évangile, l’Église a le devoir en même temps que le droit sacré d’évangéliser " (AG 7) tous les hommes.

La mission - une exigence de la catholicité de l’Église

849 Le mandat missionnaire. " Envoyée par Dieu aux nations pour être le sacrement universel du salut, l’Église, en vertu des exigences intimes de sa propre catholicité et obéissant au commandement de son fondateur est tendue de tout son effort vers la prédication de l’Évangile à tous les hommes " (AG 1) : " Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, et leur apprenant à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici que je suis avec vous pour toujours, jusqu’à la fin du monde " (Mt 28,19-20).

850 L’origine et le but de la mission. Le mandat missionnaire du Seigneur a sa source ultime dans l’amour éternel de la Très Sainte Trinité : " De par sa nature, l’Église, durant son pèlerinage sur terre, est missionnaire, puisqu’elle-même tire son origine de la mission du Fils et de la mission du Saint-Esprit, selon le dessein de Dieu le Père " (AG 2). Et but dernier de la mission n’est autre que de faire participer les hommes à la communion qui existe entre le Père et le Fils dans leur Esprit d’amour (cf. Jean-Paul II, RM 23).

851 Le motif de la mission.. C’est de l’amour de Dieu pour tous les hommes que l’Église a de tout temps tiré l’obligation et la force de son élan missionnaire : " car l’amour du Christ nous presse... " (2 Co 5, 14 ; cf. AA 6 ; RM 11). En effet, " Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité " (1 Tm 2, 4). Dieu veut le salut de tous par la connaissance de la vérité. Le salut se trouve dans la vérité. Ceux qui obéissent à la motion de l’Esprit de vérité sont déjà sur le chemin du salut ; mais l’Église à qui cette vérité a été confiée, doit aller à la rencontre de leur désir pour la leur apporter. C’est parce qu’elle croit au dessin universel de salut qu’elle doit être missionnaire.

852 Les chemins de la mission." L’Esprit Saint est le protagoniste de toute la mission ecclésiale " (RM 21). C’est lui qui conduit l’Église sur les chemins de la mission. Celle-ci" continue et développe au cours de l’histoire la mission du Christ lui-même, qui fut envoyé pour annoncer aux pauvres la Bonne Nouvelle ; c’est donc par la même route qu’a suivi le Christ lui-même que, sous la poussée de l’Esprit du Christ, l’Église doit marcher, c’est-à-dire par la route de la pauvreté, de l’obéissance, du service et de l’immolation de soi jusqu’à la mort, dont il est sorti victorieux par sa résurrection " (AG 5). C’est ainsi que " le sang des martyrs est une semence de chrétiens " (Tertullien, apol. 50).

853 Mais dans son pèlerinage l’Église fait aussi l’expérience de la " distance qui sépare le message qu’elle révèle et la faiblesse humaine de ceux auxquels cet Évangile est confié " (GS 43, § 6). Ce n’est qu’en avançant sur le chemin " de la pénitence et du renouvellement " (LG 8 ; cf. 15) et " par la porte étroite de la Croix " (AG 1) que le Peuple de Dieu peut étendre le règne du Christ (cf. RM 12-20). En effet, " comme c’est dans la pauvreté et la persécution que le Christ a opéré la Rédemption, l’Église elle aussi est appelée à entrer dans cette même voie pour communiquer aux hommes les fruits du salut " (LG 8).

854 Par sa mission même " l’Église fait route avec toute l’humanité et partage le sort terrestre du monde ; elle est comme le ferment et, pour ainsi dire, l’âme de la société humaine appelée à être renouvelée dans le Christ et transformée en famille de Dieu " (GS 40, § 2). L’effort missionnaire exige donc la patience. Il commence par l’annonce de l’Évangile aux peuples et aux groupes qui ne croient pas encore au Christ (cf. RM 42-47) ; il se poursuit dans l’établissement de communautés chrétiennes qui soient des " signes de la présence de Dieu dans le monde " (AG 15), et dans la fondation d’Églises locales (cf. RM 48-49) ; il engage un processus d’inculturation pour incarner l’Évangile dans les cultures des peuples (cf. RM 52-54) ; il ne manquera pas de connaître aussi des échecs. " En ce qui concerne les hommes, les groupes humains et les peuples, l’Église ne les atteint et ne les pénètre que progressivement, et les assume ainsi dans la plénitude catholique " (AG 6).

855 La mission de l’Église appelle l’effort vers l’unité des chrétiens (cf. RM 50). En effet " les divisions entre chrétiens empêchent l’Église de réaliser la plénitude de catholicité qui lui est propre en ceux de ses fils qui, certes, lui appartiennent par le Baptême, mais se trouvent séparés de sa pleine communion. Bien plus, pour l’Église elle-même, il devient plus difficile d’exprimer sous tous ses aspects la plénitude de la catholicité dans la réalité même de sa vie " (UR 4).

856 La tâche missionnaire implique un dialogue respectueux avec ceux qui n’acceptent pas encore l’Évangile (cf. RM 55). Les croyants peuvent tirer profit pour eux-mêmes de ce dialogue en apprenant à mieux connaître " tout ce qui se trouvait déjà de vérité et de grâce chez les nations comme par une secrète présence de Dieu " (AG 9). S’ils annoncent la Bonne Nouvelle à ceux qui l’ignorent, c’est pour consolider, compléter et élever la vérité et le bien que Dieu a répandus parmi les hommes et les peuples, et pour les purifier de l’erreur et du mal " pour la gloire de Dieu, la confusion du démon et le bonheur de l’homme " (AG 9).

IV. L’Église est apostolique

857 L’Église est apostolique parce qu’elle est fondée sur les apôtres, et ceci en un triple sens :

- elle a été et demeure bâtie sur " le fondement des apôtres " (Ep 2,20 ; Ap 21,14), témoins choisis et envoyés en mission par le Christ lui-même (cf. Mt 28,16-20 ; Ac 1,8 ; 1 Co 9, 1 ; 15, 7-8 ; Ga 1,1 ; etc.) ;

- elle garde et transmet, avec l’aide de l’Esprit qui habite en elle, l’enseignement (cf. Ac 2,42), le bon dépôt, les saines paroles entendues des apôtres (cf. 2 Tm 1,13-14) ;

- elle continue à être enseignée, sanctifiée et dirigée par les apôtres jusqu’au retour du Christ grâce à ceux qui leurs succèdent dans leur charge pastorale : le collège des évêques, " assisté par les prêtres, en union avec le successeur de Pierre, pasteur suprême de l’Église " (AG 5) :


Père éternel, tu n’abandonnes pas ton troupeau, mais tu le gardes par tes bienheureux apôtres sous ta constante protection. Tu le diriges encore par ces mêmes pasteurs qui continuent aujourd’hui l’œuvre de ton Fils (MR, Préface des apôtres).


La mission des apôtres

858 Jésus est l’Envoyé du Père. Dès le début de son ministère, il " appela à lui ceux qu’il voulut, et il en institua Douze pour être avec lui et pour les envoyer prêcher " (Mc 3,13-14). Dès lors, ils seront ses " envoyés " (ce que signifie le mot grec apostoloi). En eux continue sa propre mission : " Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie " (Jn 20,21 ; cf. 13, 20 ; 17, 18). Leur ministère est donc la continuation de sa propre mission : " Qui vous accueille, M’accueille ", dit-il aux Douze (Mt 10,40 ; cf. Lc 10,16).

859 Jésus les unit à sa mission reçue du Père : comme " le Fils ne peut rien faire de Lui-même " (Jn 5,19. 30), mais reçoit tout du Père qui l’a envoyé, ainsi ceux que Jésus envoie ne peuvent rien faire sans Lui (cf. Jn 15,5) de qui ils reçoivent le mandat de mission et le pouvoir de l’accomplir. Les apôtres du Christ savent donc qu’ils sont qualifiés par Dieu comme " ministres d’une alliance nouvelle " (2 Co 3, 6), " ministres de Dieu " (2 Co 6, 4), " en ambassade pour le Christ " (2 Co 5, 20), " serviteurs du Christ et dispensateurs des mystères de Dieu " (1 Co 4, 1).

860 Dans la charge des apôtres, il y a un aspect intransmissible : être les témoins choisis de la Résurrection du Seigneur et les fondements de l’Église. Mais il y a aussi un aspect permanent de leur charge. Le Christ leur a promis de rester avec eux jusqu’à la fin des temps (cf. Mt 28,20). " La mission divine confiée par Jésus aux apôtres est destinée à durer jusqu’à la fin des siècles, étant donné que l’Évangile qu’ils doivent transmettre est pour l’Église principe de toute sa vie, pour toute la durée du temps. C’est pourquoi les apôtres prirent soin d’instituer (...) des successeurs " (LG 20).

Les évêques successeurs des apôtres

861 " Pour que la mission qui leur avait été confiée pût se continuer après leur mort, les apôtres donnèrent mandat, comme par testament, à leurs coopérateurs immédiats d’achever leur tâche et d’affermir l’œuvre commencée par eux, leur recommandant de prendre garde au troupeau dans lequel l’Esprit Saint les avait institués pour paître l’Église de Dieu. Ils instituèrent donc des hommes de ce genre, et disposèrent par la suite qu’après leur mort d’autres hommes éprouvés recueilleraient leur ministère " (LG 20 ; cf. S. Clément de Rome, Cor. 42 ; 44).

862 " De même que la charge confiée personnellement par le Seigneur à Pierre, le premier des apôtres, et destinée à être transmise à ses successeurs, constitue une charge permanente, permanente est également la charge confiée aux apôtres d’être les pasteurs de l’Église, charge dont l’ordre sacré des évêques doit assurer la pérennité ". C’est pourquoi l’Église enseigne que " les évêques, en vertu de l’institution divine, succèdent aux apôtres, comme pasteurs de l’Église, en sorte que, qui les écoute, écoute le Christ, qui les rejette, rejette le Christ et celui qui a envoyé le Christ " (LG 20).

L’apostolat

863 Toute l’Église est apostolique en tant qu’elle demeure, à travers les successeurs de S. Pierre et des apôtres, en communion de foi et de vie avec son origine. Toute l’Église est apostolique en tant qu’elle est " envoyée " dans le monde entier ; tous les membres de l’Église, toutefois de diverses manières, ont part à cet envoi. " La vocation chrétienne est aussi par nature vocation à l’apostolat ". On appelle " apostolat " " toute activité du Corps mystique " qui tend à " étendre le règne du Christ à toute la terre " (AA 2).

864 " Le Christ envoyé par le Père étant la source et l’origine de tout l’apostolat de l’Église ", il est évident que la fécondité de l’apostolat, celui des ministres ordonnés comme celui des laïcs, dépend de leur union vitale avec le Christ (cf. Jn 15,5 ; AA 5). Selon les vocations, les appels du temps, les dons variés du Saint-Esprit, l’apostolat prend les formes les plus diverses. Mais c’est toujours la charité, puisée surtout dans l’Eucharistie, " qui est comme l’âme de tout apostolat " (AA 3).

865 L’Église est une, sainte, catholique et apostolique dans son identité profonde et ultime, parce que c’est en elle qu’existe déjà et sera accompli à la fin des temps " le Royaume des cieux ", " le Règne de Dieu " (cf. Ap 19,6), advenu dans la Personne du Christ et grandissant mystérieusement au cœur de ceux qui Lui sont incorporés, jusqu’à sa pleine manifestation eschatologique. Alors tous les hommes rachetés par Lui, rendus en lui " saints et immaculés en présence de Dieu dans l’Amour " (cf. Ep 1,4), seront rassemblés comme l’unique Peuple de Dieu, " l’Épouse de l’Agneau " (Ap 21,9), " la Cité Sainte descendant du Ciel, de chez Dieu, avec en elle la Gloire de Dieu " (Ap 21,10-11) ; et " le rempart de la ville repose sur les douze assises portant chacune le nom de l’un des douze apôtres de l’Agneau " (Ap 21,14).

EN BREF

866 L’Église est une : Elle a un seul Seigneur, elle confesse une seule foi, elle naît d’un seul Baptême, elle ne forme qu’un Corps, vivifié par un seul Esprit, en vue d’une unique espérance (cf. Ep 4,3-5) au terme de laquelle seront surmontées toutes les divisions.

Flèche

867 L’Église est sainte : Le Dieu très saint est son auteur ; le Christ, son Époux, s’est livré pour elle pour la sanctifier ; l’Esprit de sainteté la vivifie. Encore qu’elle comprenne des pécheurs, elle est " la sans-péché faite de pécheurs ". Dans les saints brille sa sainteté ; en Marie elle est déjà la toute sainte.

868 L’Église est catholique : Elle annonce la totalité de la foi ; elle porte en elle et administre la plénitude des moyens de salut ; elle est envoyée à tous les peuples ; elle s’adresse à tous les hommes ; elle embrasse tous les temps ; " elle est, de par sa nature même, missionnaire " (AG 2).

Flèche

869 L’Église est apostolique : Elle est bâtie sur des assises durables : " les douze apôtres de l’Agneau " (Ap 21,14) ; elle est indestructible (cf. Mt 16,18) ; elle est infailliblement tenue dans la vérité : le Christ la gouverne par Pierre et les autres apôtres, présents en leurs successeurs, le Pape et le collège des évêques.

870 " L’unique Église du Christ, dont nous professons dans le Symbole qu’elle est une, sainte, catholique et apostolique, (...) c’est dans l’Église catholique qu’elle existe, gouvernée par le successeur de Pierre et par les évêques qui sont en communion avec lui, encore que des éléments nombreux de sanctification et de vérité subsistent hors de ses structures " (LG 8).

SOURCE : http://viechretienne.catholique.org/cec/5311-paragraphe-3-l-eglise-est-une-sainte 


Dernière édition par Admin le Dim 1 Fév 2015 - 23:19, édité 1 fois

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Amen, viens, Seigneur Jésus!"


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Re: Le pape François : rupture ou continuité ?

Message  Admin le Dim 1 Fév 2015 - 23:10

@ Le Flanchec-Re-Bis :

Voir notre excellent dossier sur les Dogmes Catholiques :

- http://viens-seigneur-jesus.forumactif.com/t2740-les-dogmes-de-l-eglise-catholique#23101

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Re: Le pape François : rupture ou continuité ?

Message  robert adelaide le Lun 2 Fév 2015 - 0:39

2 Pierre 2:1,17
[size=48]Il y a eu parmi le peuple de faux prophètes, et il y aura de même parmi vous de faux docteurs, qui introduiront des sectes pernicieuses, et qui, reniant le maître qui les a rachetés, attireront sur eux une ruine soudaine.…[/size]


[size=48]@ le flanchec[/size]


[size=48]Oui comme  dit admin , soyons clair [/size]
[size=48]si l'on enlève  les dogmes ,il ne reste  quoi? Qu'une simple  église  protestante , une église  pauvre dans la pensée  du pape  François. [/size]
[size=48]Que dis-je une église dépouillé de toutes ses richesses qui fait d'elles la splendeur de la vérité. .[/size]
[size=48]c'est bien la , notre  crainte  , notre douleur effroyable que ce personnage  devenu très  souriant à cause de sa popularité exacerbé qui sournoisement veut entraîner la sainte église  de DIEU en une nouvelle  église qui serait  corrompu et prête à subir l'abomination  de la désolation .[/size]
[size=48]Cher le flanchec , dans l'hypothèse que le pape  François  devrait quitter  sa fonction dans les deux années à suivre,  il se pourrait  que l'avertissement se produirait dans cette intervalle,  simple hypothèse mais pour  vous dire que Vous n'avez que peu de temps pour vous convertir[/size]
[size=48]et mieux  serait  d'être  en accord  avec le seigneur  qui dispose  de votre  vie et vous fais la grâce  de mieux le connaître  par ce forum  Vsj [/size]
[size=48]sortez de votre  sommeil  ! Le prêche ! [/size]
[size=48]Bonne Nouvelle Vierge Marie-2
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robert adelaide
Sixième Demeure : C'est la Nuit de l'esprit. Je pratique l'abandon, la patience, la pauvreté.
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