Benoît XVI, l'Église et les abus sexuels - (I) et (II) !
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Benoît XVI, l'Église et les abus sexuels - (I) et (II) !

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Benoît XVI, l'Église et les abus sexuels - (I) et (II) ! Empty Benoît XVI, l'Église et les abus sexuels - (I) et (II) !

Message  Admin Ven 12 Avr 2019 - 15:16

BENOÎT XVI, L'ÉGLISE ET LES ABUS SEXUELS - (I) !


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Benoît XVI recevant une victime américaine
lors de son voyage aux-Etats-Unis en 2008.


Benoît XVI, l'Église et les abus sexuels (I)

Le Pape émérite a écrit une très longue analyse, que le site "National Catholic Register" a traduite en anglais. Pemière partie. La suite à venir dans la journée (11/4/2019).

Comme le document est très long (prouvant une fois de plus combien le Saint-Père suit de très près la situation de l'Eglise), je traduis en deux fois. Dans mon impatience à le publier, pour aller plus vite, je me suis servie en partie du traducteur automatique, en le corrigeant. Le résultat est satisfaisant du point de vue du sens, peut-être moins de celui de la forme. Benoît XVI mérite mieux - en particulier de revenir au texte original en allemand.

L'Eglise et le scandale des abus sexuels

"En exclusivité" pour le Register
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10 avril 2019
par le Pape Émérite Benoît XVI

* * *

Du 21 au 24 février, à l'invitation du Pape François, les présidents des conférences épiscopales du monde entier se sont réunis au Vatican pour discuter de la crise actuelle de la foi et de l'Église, crise vécue dans le monde entier après des révélations choquantes d'abus commis contre des mineurs.

L'ampleur et la gravité des incidents rapportés ont profondément affligé tant les prêtres que les laïcs, et ont conduit plus d'un à remettre en question la Foi même de l'Église. Il fallait envoyer un message fort, chercher un nouveau départ, pour que l'Église redevienne vraiment crédible comme une lumière parmi les peuples et comme une force au service de la lutte contre les forces de destruction.

Comme j'avais moi-même été pasteur de l'Église au moment de l'éclatement public de la crise et pendant la période qui a précédé, j'ai dû me demander - même si, en tant qu'émérite, je ne suis plus directement responsable - en quoi je pouvais contribuer à un nouveau départ.

Ainsi, après l'annonce de la rencontre des présidents des conférences épiscopales, j'ai compilé quelques notes par lesquelles je pourrais apporter la contribution d'une ou deux remarques pour aider dans cette heure difficile.

Après avoir contacté le secrétaire d'État, le cardinal[Pietro] Parolin et le Saint-Père [le pape François] lui-même, il a semblé opportun de publier ce texte dans le Klerusblatt [un périodique mensuel pour le clergé dans la plupart des diocèses de Bavière].

Mon travail est divisé en trois parties.

Dans la première partie, j'ai l'intention de présenter brièvement le contexte social plus large de la question, sans lequel le problème ne peut être compris. J'essaie de montrer que, dans les années 1960, un événement d'une ampleur sans précédent dans l'histoire s'est produit. On peut dire qu'en 20 ans, de 1960 à 1980, les standards normatifs en matière de sexualité se sont complètement effondrés, et une nouvelle normalité est apparue, qui a fait l'objet de laborieuses tentatives de perturbation.

Dans la deuxième partie, je voudrais souligner les effets de cette situation sur la formation des prêtres et sur la vie des prêtres.

Enfin, dans la troisième partie, je voudrais développer quelques perspectives pour une réponse appropriée de la part de l'Église.

I.

(1) L'affaire commence par l'introduction, prescrite et soutenue par l'État, d'enfants et de jeunes dans la nature de la sexualité. En Allemagne, la ministre de la Santé de l'époque, Mme [Käte] Strobel, a fait réaliser un film dans lequel tout ce qui n'avait pas pu être montré en public, y compris les rapports sexuels, était désormais montré à des fins éducatives. Ce qui, au départ, n'était destiné qu'à l'éducation sexuelle des jeunes était donc largement accepté comme une option réalisable.

Des effets similaires ont été obtenus par le "Sexkoffer" publié par le gouvernement autrichien [Une "valise" controversée de matériel d'éducation sexuelle utilisé dans les écoles autrichiennes à la fin des années 1980]. Les films sexuels et pornographiques sont alors devenus monnaie courante, au point qu'ils ont été projetés dans les salles de cinéma d'actualités [Bahnhofskinos]. Je me souviens encore d'avoir vu, alors que je me promenais un jour dans la ville de Ratisbonne, des foules de gens faire la queue devant un grand cinéma, ce que nous n'avions vu auparavant qu'en temps de guerre, quand il fallait espérer une allocation spéciale. Je me souviens aussi d'être arrivé en ville le Vendredi Saint de l'année 1970 et d'avoir vu tous les panneaux d'affichage recouverts d'une grande affiche de deux personnes complètement nues dans une étreinte proche.

Parmi les libertés pour lesquelles la Révolution de 1968 cherchait à se battre figurait cette liberté sexuelle totale, une liberté qui ne reconnaissait plus aucune norme.

L'effondrement mental était également lié à une propension à la violence. C'est pourquoi les films sexuels n'étaient plus autorisés dans les avions parce que la violence éclatait au sein de la petite communauté de passagers. Et comme l'habillement de l'époque provoquait également des agressions, les directeurs d'école ont également tenté d'introduire des uniformes scolaires en vue de faciliter un climat d'apprentissage.

Une partie de la physionomie de la Révolution de 1968 était que la pédophilie était alors également considérée comme autorisée et appropriée.

Pour les jeunes dans l'Église, mais pas seulement pour eux, ce fut à bien des égards une période très difficile. Je me suis toujours demandé comment les jeunes dans cette situation pouvaient s'approcher du sacerdoce et l'accepter, avec toutes ses ramifications. L'effondrement généralisé de la prochaine génération de prêtres dans ces années-là et le nombre très élevé de laïcisations ont été la conséquence de tous ces développements.

En même temps, indépendamment de cette évolution, la théologie morale catholique a subi un effondrement qui a rendu l'Église sans défense contre ces changements dans la société. Je vais essayer d'esquisser brièvement la trajectoire de cette évolution.

Jusqu'au Concile Vatican II, la théologie morale catholique était largement fondée sur la loi naturelle, tandis que les Saintes Écritures n'étaient citées que pour leur contexte ou leur fondement. Dans la lutte du Concile pour une nouvelle compréhension de la Révélation, l'option de la loi naturelle a été largement abandonnée, et une théologie morale entièrement basée sur la Bible était réclamée.

Je me souviens encore comment la faculté jésuite de Francfort a formé un jeune Père très brillant (Bruno Schüller) dans le but de développer une morale basée entièrement sur les Écritures. La belle thèse du père Schüller montre un premier pas vers la construction d'une morale basée sur l'Ecriture. Le père Schüller fut alors envoyé en Amérique pour d'autres études et revint avec la prise de conscience que, d'après la Bible seule, la morale ne pouvait s'exprimer systématiquement. Il tente alors une théologie morale plus pragmatique, sans pouvoir apporter de réponse à la crise de la morale.

En fin de compte, c'est surtout l'hypothèse selon laquelle la moralité devait être déterminée exclusivement par les buts de l'action humaine qui prévalut. Alors que la vieille phrase "la fin justifie les moyens" n'était pas confirmée sous cette forme crue, sa façon de penser était devenue définitive. Par conséquent, il ne pouvait plus y avoir quoi que ce soit qui constituât un bien absolu, pas plus que ce qui était fondamentalement mauvais;[il ne pouvait y avoir] que des jugements de valeur relative. Il n'y avait plus le bien [absolu], mais seulement le relativement meilleur, en fonction du moment et des circonstances.

La crise de la justification et de la présentation de la morale catholique a atteint des proportions dramatiques à la fin des années 80 et 90. Le 5 janvier 1989, la "Déclaration de Cologne", signée par 15 professeurs de théologie catholiques, a été publiée. Elle se concentrait sur divers points de crise dans la relation entre le magistère épiscopal et la tâche de la théologie. [Les réactions à] ce texte, qui au début n'ont pas dépassé le niveau habituel des protestations, se sont rapidement transformées en un tollé contre le Magistère de l'Église et ont rassemblé, de manière audible et visible, le potentiel de protestation mondial attandu contre les textes doctrinaux de Jean-Paul II (cf. D. Mieth, Kölner Erklärung, LThK, VI3, p. 196) [LTHK est le Lexikon für Theologie und Kirche, dont Karl Rahner et le cardinal Walter Kasper étaient les éditeurs].

Le Pape Jean-Paul II, qui connaissait très bien la situation de la théologie morale et la suivait de près, a commandé un travail sur une encyclique qui allait remettre ces choses en ordre. Elle a été publiée sous le titre "Veritatis splendor" le 6 août 1993 et a provoqué des réactions véhémentes de la part des théologiens moraux. Auparavant, le "Catéchisme de l'Eglise catholique" avait déjà présenté de manière convaincante, et systématique, la morale telle que proclamée par l'Eglise.

Je n'oublierai jamais comment Franz Böckle, théologien moral allemand de l'époque, qui, de retour dans sa Suisse natale après sa retraite, annonça, au vu des décisions possibles de l'encyclique "Veritatis splendor", que si l'encyclique devait déterminer que certaines actions étaient toujours et en toutes circonstances à considérer comme mauvaises, il les contesterait avec tous les moyens à sa disposition.

C'est Dieu, le Miséricordieux, qui l'a épargné d'avoir à mettre sa résolution en pratique; Böckle est mort le 8 juillet 1991. L'encyclique a été publiée le 6 août 1993 et incluait effectivement l'affirmation qu'il y avait des actions qui ne peuvent jamais devenir bonnes.

Le pape était pleinement conscient de l'importance de cette décision à ce moment, pour cette partie de son texte, il avait une fois de plus consulté d'éminents spécialistes qui n'avaient pas participé à l'édition de l'encyclique. Il savait qu'il ne devait laisser aucun doute sur le fait que le calcul moral impliqué dans l'équilibrage du bien doit respecter une limite finale. Il y a des biens qui ne font jamais l'objet de compromis.

Il y a des valeurs qui ne doivent jamais être abandonnées pour une plus grande valeur et même dépasser la préservation de la vie physique. Il y a le martyre. Dieu est plus qu'une simple survie physique. Une vie qui serait achetée par le déni de Dieu, une vie qui est basée sur un mensonge final, est une non-vie.

Le martyre est une catégorie fondamentale de l'existence chrétienne. Le fait que le martyre n'est plus moralement nécessaire dans la théorie préconisée par Böckle et beaucoup d'autres montre que c'est l'essence même du christianisme qui est en jeu ici.

Dans la théologie morale, cependant, une autre question est devenue entre-temps pressante: L'hypothèse selon laquelle le Magistère de l'Église ne devrait avoir la compétence finale ("infaillibilité") qu'en matière de foi elle-même a été largement acceptée; (de ce point de vue) les questions de moralité ne devraient pas entrer dans le champ des décisions infaillibles du Magistère de l'Église. Il y a probablement quelque chose de juste dans cette hypothèse qui justifie une discussion plus approfondie. Mais il existe une morale minimale indissolublement liée au principe fondateur de la foi et qui doit être défendue si l'on veut que la foi ne soit pas réduite à une théorie mais plutôt reconnue dans sa revendication à la vie concrète.

Tout cela montre à quel point fondamentalement l'autorité de l'Église en matière de moralité est remise en question. Ceux qui refusent à l'Église une compétence d'enseignement ultime dans ce domaine l'obligent à se taire précisément là où la frontière entre vérité et mensonge est en jeu.

Indépendamment de cette question, dans de nombreux cercles de théologie morale, l'hypothèse a été exposée que l'Église n'a pas et ne peut pas avoir sa propre moralité. L'argument étant que toutes les hypothèses morales connaîtraient aussi des parallèles dans d'autres religions et qu'une propriété chrétienne de moralité ne pourrait donc pas exister. Mais la question de la nature unique d'une morale biblique ne trouve pas de réponse dans le fait que pour chaque phrase, quelque part, on peut aussi trouver un parallèledans d'autres religions. Il s'agit plutôt de l'ensemble de la morale biblique, qui en tant que telle est nouvelle et différente de ses parties.

La doctrine morale de l'Écriture Sainte trouve son unicité dans la proximité à l'image de Dieu, dans la foi en l'unique Dieu qui s'est manifesté en Jésus Christ et qui a vécu comme un être humain. Le Décalogue est une application à la vie humaine de la foi biblique en Dieu. L'image de Dieu et la morale vont de pair et entraînent donc un changement particulier de l'attitude chrétienne envers le monde et la vie humaine. De plus, le christianisme a été décrit dès le début par le mot hodós [motgrec pour route, dans le Nouveau Testament souvent utilisé dans le sens d'un chemin de progrès].

La foi est un voyage et un mode de vie. Dans l'ancienne Église, le catéchuménat fut créé comme un habitat contre une culture de plus en plus amorae, dans lequel les aspects distinctifs et nouveaux du mode de vie chrétien étaient pratiqués et en même temps protégés du mode de vie commun. Je pense qu'aujourd'hui encore quelque chose comme des communautés catéchuménales sont nécessaires pour que la vie chrétienne puisse s'affirmer à sa manière.

II.

Réactions ecclésiales initiales

(1) Le processus de dissolution de la conception chrétienne de la morale, longuement préparé et en cours, a été, comme j'ai essayé de le montrer, marqué par un radicalisme sans précédent dans les années 1960. Cette dissolution de l'autorité morale enseignante de l'Église devait nécessairement avoir un effet sur les divers domaines de l'Église. Dans le contexte de la rencontre des présidents des conférences épiscopales du monde entier avec le Pape François, la question de la vie sacerdotale, ainsi que celle des séminaires, est particulièrement intéressante. En ce qui concerne le problème de la préparation au ministère sacerdotal dans les séminaires, il y a en fait une rupture profonde avec la forme précédente de cette préparation.

Dans plusieurs séminaires, des clans homosexuels se sont constitués, qui ont agi plus ou moins ouvertement et ont changé de manière significative le climat dans les séminaires. Dans un séminaire du sud de l'Allemagne, des candidats au sacerdoce et des candidats au ministère laïc de spécialiste pastoral [Pastoralreferent] vivaient ensemble. Aux repas communs, les séminaristes et les spécialistes de la pastorale mangeaient ensemble, les mariés parmi les laïcs, parfois accompagnés de leurs épouses et de leurs enfants, et parfois de leurs petites amies. Le climat de ce séminaire ne pouvait pas soutenir la préparation à la vocation sacerdotale. Le Saint-Siège était au courant de ces problèmes, sans en être informé avec précision. Dans un premier temps, une visite apostolique a été organisée dans des séminaires aux Etats-Unis.

Les critères de sélection et de nomination des évêques ayant également été modifiés après le Concile Vatican II, les relations des évêques avec leurs séminaires étaient également très différentes. Par-dessus tout, un critère pour la nomination de nouveaux évêques était maintenant leur "conciliarité", ce qui, bien sûr, pouvait être compris comme signifiant des choses assez différentes.

En effet, dans de nombreuses parties de l'Église, les attitudes conciliaires étaient comprises comme une attitude critique ou négative à l'égard de la tradition existante, qui devait maintenant être remplacée par une nouvelle relation, radicalement ouverte, avec le monde. Un évêque, qui avait été auparavant recteur de séminaire, avait organisé la projection de films pornographiques aux séminaristes, prétendument dans le but de les rendre ainsi résistants à des comportements contraires à la foi.

Il y a eu - pas seulement aux Etats-Unis d'Amérique - des évêques qui ont rejeté la tradition catholique dans son ensemble et qui ont cherché à faire naître une sorte de "catholicité" nouvelle et moderne dans leurs diocèses. Peut-être vaut-il la peine de mentionner que dans plusieurs séminaires, les étudiants surpris en train de lire mes livres étaient considérés comme inaptes au sacerdoce. Mes livres étaient cachés, comme de la mauvaise littérature, et ne lisaient que sous la table.

La Visite [apostolique] qui prit place alors n'apporta pas de nouvelles perspectives, apparemment parce que différents pouvoirs s'étaient unis pour cacher la vraie situation. Une deuxième visite fut ordonnée et apporta beaucoup plus d'informations, mais dans l'ensemble, elle n'a donné aucun résultat. Néanmoins, depuis les années 1970, la situation dans les séminaires s'est généralement améliorée. Et pourtant, seuls des cas isolés d'un nouveau renforcement des vocations sacerdotales sont apparus, la situation générale ayant pris une tournure différente.

(2) La question de la pédophilie, si je me souviens bien, ne s'est posée que dans la seconde moitié des années 1980.
Dans l'intervalle, elle était déjà devenue une question d'intérêt public aux Etats-Unis, si bien que les évêques de Rome demandèrent de l'aide, car le droit canonique, tel qu'il est écrit dans le nouveau Code (1983), ne semblait pas suffisant pour prendre les mesures nécessaires.

Rome et les canonistes romains eurent d'emblée des difficultés avec ces préoccupations ; à leur avis, la suspension temporaire de la charge sacerdotale devait être suffisante pour apporter purification et clarification. Cela ne pouvait pas être accepté par les évêques américains, parce que les prêtres restaient ainsi au service de l'évêque, et pouvaient donc être considérés comme étant [encore] directement associés à lui. Ce n'est que lentement qu'un renouvellement et un approfondissement du droit pénal délibérément peu structuré du nouveau Code ont commencé à prendre forme.

En outre, cependant, il y avait un problème fondamental dans la perception du droit pénal. Seul ce qu'on nomme garantisme [une sorte de protectionnisme procédural] était encore considéré comme "conciliaire". Cela signifie qu'il fallait avant tout garantir les droits de l'accusé, dans une mesure qui excluait en fait toute condamnation. Comme contrepoids aux options de la défense souvent inadéquates dont disposent les théologiens accusés, leur droit à la défense par voie de garantie a été étendu à un point tel que des condamnations étaient difficilement possibles.

Permettez-moi de faire à ce stade une brève digression. À la lumière de l'ampleur de l'inconduite pédophile, une parole de Jésus a de nouveau attiré l'attention : "Quiconque fait pécher un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu'on lui accroche une grande meule autour du cou et qu'on le jette à la mer" (Marc 9:42).

L'expression "les petits" dans le langage de Jésus signifie les simples croyants qui peuvent être désorientés dans leur foi par l'arrogance intellectuelle de ceux qui se croient intelligents. Jésus protège donc ici le dépôt de la foi par une menace catégorique de punition pour ceux qui lui font du mal.

L'utilisation moderne de la phrase n'est pas fausse en soi, mais elle ne doit pas occulter le sens originel. En ce sens, il devient clair, contrairement à toute garantie, que ce n'est pas seulement le droit de l'accusé qui est important et exige une garantie. Les grands biens tels que la Foi sont tout aussi importants.

Un droit canonique équilibré qui correspond à l'ensemble du message de Jésus ne doit donc pas seulement garantir l'accusé, dont le respect est un bien légal. Elle doit aussi protéger la Foi, qui est aussi un atout juridique important. Un droit canonique correctement formé doit donc contenir une double garantie - protection juridique de l'accusé, protection juridique du bien en jeu. Si aujourd'hui on met en avant cette conception intrinsèquement claire, on tombe généralement dans l'oreille d'un sourd lorsqu'il s'agit de la question de la protection de la Foi comme bien juridique. Dans la conscience générale de la loi, la Foi ne semble plus avoir le rang d'un bien à protéger. Ceci est une situation alarmante qui doit être considérée et prise au sérieux par les pasteurs de l'Église.

à suivre...

SOURCE :

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Dernière édition par Admin le Ven 12 Avr 2019 - 15:34, édité 2 fois

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Message  Admin Ven 12 Avr 2019 - 15:29

BENOÎT XVI, L'ÉGLISE ET LES ABUS SEXUELS (II) !


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Benoît XVI, l'Église et les abus sexuels (II)

Suite et fin de la réflexion du Saint-Père sur le scandale de la pédophilie dans l'Eglise (11/4/2019)

J'imagine qu'il y aura de nombreux commentaires sur ce texte magnifique.

Loin de toutes les mesures "cosmétiques" et "prophylactiques" exclusivement profanes, les réglements, les débats juridiques, tout ce que l'on a entendu jusqu'à présent, Benoît XVI nous offre la lecture "spirituelle" qui nous manquait. On notera, comme il le dit au début, qu'il le fait avec l'accord de François. Je peux me tromper, mais j'ai presque envie de dire "à la demande de François", lequel n'a pas la compétence théologique pour le faire, et a quand même besoin d'un corpus doctrinal que seul l'Emérite peut lui fournir. Non, je me trompe sûrement (le texte de Benoît XVI étant tellement éloigné de ce dit François jour après jour), ce serait trop beau...

Quoi qu'il en soit, il ne faudrait pas lire ce texte uniquement dans une optique "Benoît vs François", car ce n'est probablement pas ce que souhaite Benoît XVI, uniquement préoccupé par le bien de l'Eglise. Et aussi, ne pas surinterpréter le dernier et très bref paragraphe qui, à une lecture rapide pourrait faire passer pour un hommage au Pape régnant ce qui n'est probablement qu'une simple formule de courtoisie.

Je voudrais maintenant ajouter, aux brèves notes sur la situation de la formation sacerdotale au moment de l'éclatement public de la crise, quelques remarques concernant le développement du droit canonique en la matière.

En principe, la Congrégation du Clergé est responsable du traitement des crimes commis par les prêtres. Mais comme le garantisme dominait largement la situation à l'époque, j'étais d'accord avec le Pape Jean-Paul II qu'il convenait d'attribuer la compétence pour ces infractions à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, sous le titre "Delicta maiora contra fidem".

Cet arrangement permettait également d'imposer la peine maximale, c'est-à-dire l'expulsion du clergé, qui n'aurait pu être imposée en vertu d'autres dispositions légales. Ce n'était pas une ruse pour pouvoir imposer la peine maximale, mais une conséquence de l'importance de la Foi pour l'Église. En fait, il est important de voir qu'une telle inconduite de la part des clercs finit par nuire à la Foi.

Ce n'est que là où la foi ne détermine plus les actions de l'homme que de telles offenses sont possibles.

La sévérité de la peine, cependant, présuppose également une preuve claire de l'infraction - cet aspect du garantisme reste en vigueur.

En d'autres termes, pour imposer légalement la peine maximale, une véritable procédure pénale est nécessaire. Mais les diocèses et le Saint-Siège ont été submergés par une telle exigence. Nous avons donc formulé un niveau minimum de procédure pénale et laissé ouverte la possibilité que le Saint-Siège lui-même prenne en charge le procès lorsque le diocèse ou l'administration métropolitaine n'est pas en mesure de le faire. Dans chaque cas, le procès devra être revu par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi afin de garantir les droits de l'accusé. Enfin, à la Feria IV (c'est-à-dire l'assemblée des membres de la Congrégation), nous avons établi une instance d'appel afin de prévoir la possibilité d'un appel.

Parce que tout cela dépassait les capacités de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, et parce qu'il y a eu des retards qu'il fallait éviter en raison de la nature du problème, le Pape François a entrepris de nouvelles réformes.

III.

(1) Que faut-il faire ? Devrions-nous créer une autre Église pour que les choses s'arrangent? Eh bien, cette expérience a déjà été entreprise et a déjà échoué. Seule l'obéissance et l'amour pour notre Seigneur Jésus-Christ peuvent nous indiquer le chemin. Essayons donc d'abord de comprendre à nouveau et de l'intérieur [de nous-mêmes] ce que le Seigneur veut et a voulu de nous.

Tout d'abord, je suggère ce qui suit: Si nous voulions vraiment résumer très brièvement le contenu de la Foi tel qu'il est énoncé dans la Bible, nous pourrions le faire en disant que le Seigneur a initié un récit d'amour avec nous et veut y inclure toute la création. Le contrepoids contre le mal, qui nous menace, nous et le monde entier, ne peut finalement consister qu'en notre 'entrer' (infinitif utilisé comme substantif) dans cet amour. C'est le véritable contrepoids contre le mal. La puissance du mal naît de notre refus d'aimer Dieu. Celui qui se confie à l'amour de Dieu est racheté. Le fait que nous ne soyons pas rachetés est une conséquence de notre incapacité à aimer Dieu. Apprendre à aimer Dieu est donc le chemin de la rédemption humaine.

Essayons maintenant de démêler un peu plus ce contenu essentiel de la révélation de Dieu. Nous pourrions alors dire que le premier don fondamental que nous offre la Foi est la certitude que Dieu existe.

Un monde sans Dieu ne peut être qu'un monde sans sens. Car d'où vient alors tout ce qui est? En tout cas, il n'y a pas de but spirituel. C'est tout simplement là et n'a ni but ni sens. Alors il n'y a pas de normes du bien ou du mal. Alors, seul ce qui est plus fort que l'autre peut s'affirmer. Le pouvoir est alors le seul principe. La vérité ne compte pas, elle n'existe pas. Ce n'est que si les choses ont une raison spirituelle, sont destinées et conçues - seulement s'il existe un Dieu Créateur qui est bon et qui veut le bien - que la vie de l'homme peut aussi avoir un sens.

Qu'il y a Dieu comme créateur et comme mesure de toutes choses est d'abord et avant tout un besoin primordial.
Mais un Dieu qui ne s'exprimerait pas du tout, qui ne se ferait pas connaître, resterait une hypothèse et ne pourrait donc pas déterminer la forme de notre vie. Pour que Dieu soit vraiment Dieu dans cette création délibérée, nous devons nous tourner vers Lui pour qu'Il s'exprime d'une certaine manière. Il l'a fait de bien des façons, mais de façon décisive dans l'appel qui est allé à Abraham et qui a donné aux personnes à la recherche de Dieu une orientation qui va au-delà de toute attente: Dieu Lui-même devient créature, parle comme l'homme avec nous, êtres humains.

De cette façon, la phrase "Dieu est" se transforme finalement en un message vraiment joyeux, précisément parce qu'il est plus que de la compréhension, parce qu'il crée - et est - l'amour. Rendre les gens conscients une fois de plus de cela est la première et fondamentale tâche que le Seigneur nous a confiée.

Une société sans Dieu - une société qui ne Le connaît pas et Le traite comme inexistant - est une société qui perd sa mesure. De nos jours, on a inventé le slogan de la mort de Dieu. Quand Dieu meurt dans une société, elle devient libre, nous a-t-on assuré. En réalité, la mort de Dieu dans une société signifie aussi la fin de la liberté, parce que ce qui meurt, c'est le but qui donne une orientation. Et parce que disparaît la boussole qui nous indique la bonne direction en nous apprenant à distinguer le bien du mal. La société occidentale est une société dans laquelle Dieu est absent dans la sphère publique et n'a plus rien à lui offrir. Et c'est pourquoi c'est une société dans laquelle la mesure de l'humanité est de plus en plus perdue. À certains moments, il devient soudain visible que ce qui est mauvais et détruit l'homme est devenu une chose évidente.

C'est le cas avec la pédophilie. Elle a été théorisée il n'y a pas si longtemps comme étant tout à fait légitime, mais elle s'est répandue de plus en plus. Et maintenant, nous réalisons avec stupeur que des choses arrivent à nos enfants et à nos jeunes qui menacent de les détruire. Le fait que cela puisse aussi se répandre dans l'Église et parmi les prêtres devrait nous troubler particulièrement.

Pourquoi la pédophilie a-t-elle atteint de telles proportions ? En fin de compte, la raison est l'absence de Dieu. Nous, chrétiens et prêtres, préférons aussi ne pas parler de Dieu, parce que ce discours ne semble pas être concret. Après les bouleversements de la Seconde Guerre mondiale, nous, en Allemagne, avions encore expressément placé notre Constitution sous la responsabilité de Dieu comme principe guide. Un demi-siècle plus tard, il n'était plus possible d'inclure la responsabilité envers Dieu comme principe directeur dans la Constitution européenne. Dieu est considéré comme la préoccupation d'un petit groupe et ne peut plus être le principe directeur de la communauté dans son ensemble. Cette décision reflète la situation en Occident, où Dieu est devenu l'affaire privée d'une minorité.

Une tâche primordiale, qui doit résulter des bouleversements moraux de notre temps, est que nous recommencions nous-mêmes à vivre par Dieu et pour Lui. Avant tout, nous devons nous-mêmes réapprendre à reconnaître Dieu comme le fondement de notre vie au lieu de le laisser de côté comme une phrase quelque peu inefficace. Je n'oublierai jamais l'avertissement que le grand théologien Hans Urs von Balthasar m'a écrit sur une de ses cartes. "Ne présupposez pas le Dieu trinitaire, Père, Fils et Saint-Esprit, mais présentez-les !"

En effet, dans la théologie, Dieu est souvent considéré comme allant de soi, mais concrètement, on n'a pas à faire à Lui. Le thème de Dieu semble si irréel, si éloigné des choses qui nous concernent. Et pourtant tout devient différent si l'on ne présuppose pas mais si l'on présente Dieu. Ne Le laissant pas en quelque sorte à l'arrière-plan, mais le reconnaissant comme le centre de nos pensées, de nos paroles et de nos actions.

(2) Dieu s'est fait homme pour nous. L'homme en tant que créature est si proche de Son cœur qu'Il s'est uni à lui et est ainsi entré dans l'histoire de l'humanité d'une manière très concrètee. Il parle avec nous, Il vit avec nous, Il souffre avec nous et Il a pris sur Lui la mort pour nous. Nous en parlons en détail dans la théologie, avec des paroles et des pensées savantes. Mais c'est précisément de cette manière que nous courons le risque de devenir maîtres de la foi au lieu d'être renouvelés et maîtrisés par la Foi.

Considérons cela en ce qui concerne une question centrale, la célébration de la Sainte Eucharistie. Notre célébration de l'Eucharistie ne peut que susciter l'inquiétude. Le Concile Vatican II s'est concentré à juste titre sur le retour de ce sacrement de la Présence du Corps et du Sang du Christ, de la Présence de sa Personne, de sa Passion, de sa Mort et de sa Résurrection, au centre de la vie chrétienne et de l'existence même de l'Église. En partie, cela s'est vraiment produit, et nous devrions en être très reconnaissants au Seigneur.

Et pourtant, une attitude assez différente prévaut. Ce qui prédomine n'est pas une nouvelle révérence pour la présence de la mort et de la résurrection du Christ, mais une manière de traiter avec Lui qui détruit la grandeur du Mystère. Le déclin de la participation à la célébration eucharistique dominicale montre combien nous, chrétiens d'aujourd'hui, savons encore peu de choses sur la grandeur du don qui consiste en sa présence réelle. L'Eucharistie est dévalorisée en un simple geste cérémoniel lorsqu'on tient pour acquis que la courtoisie exige qu'il soit offert à tous ceux qui sont invités pour des raisons familiales, lors de célébrations familiales ou à l'occasion de mariages ou d'enterrements, par exemple.

La façon dont les gens reçoivent souvent simplement le Saint Sacrement dans la communion comme une évidence montre bien sûr que beaucoup voient la communion comme un geste purement cérémoniel. Par conséquent, lorsque l'on réfléchit d'abord et avant tout à l'action à entreprendre, il est assez évident que nous n'avons pas besoin d'une autre Église de notre propre conception. Au contraire, ce qu'il faut avant tout, c'est le renouvellement de la Foi en la Réalité de Jésus-Christ qui nous a été donnée dans le Saint Sacrement.

Lors de conversations avec des victimes de pédophilie, on m'a fait prendre conscience de cette exigence primordiale. Une jeune femme qui était une [ancienne] servante d'autel m'a dit que le prêtre son supérieur en tant que servant d'autel, introduisait toujours les abus sexuels qu'il commettait contre elle avec ces mots: "Ceci est mon corps qui sera abandonné pour vous."

Il est évident que cette femme ne peut plus entendre les paroles mêmes de la consécration sans ressentir à nouveau toute l'affreuse détresse de son abus. Oui, nous devons implorer d'urgence le Seigneur pour le pardon, et d'abord et avant tout nous devons jurer par Lui et Lui demander de nous enseigner tous à nouveau à comprendre la grandeur de Sa souffrance, Son sacrifice. Et nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour protéger le don de la Sainte Eucharistie des abus.

(3) Et enfin, il y a le Mystère de l'Église. La phrase avec laquelle Romano Guardini, il y a presque 100 ans, exprimait l'espoir joyeux qui lui avait été inculqué, à lui et à bien d'autres, reste toujours d'actualité: "Un événement d'une importance incalculable a commencé ; l'Église s'éveille dans les âmes."

Il voulait dire que l'Église n'était plus vécue et perçue comme un simple système extérieur entrant dans nos vies, comme une sorte d'autorité, mais qu'elle commençait à être perçue comme étant présente dans le cœur des gens - comme quelque chose non seulement extérieure, mais qui nous touche intérieurement. A peu près un demi-siècle plus tard, en reconsidérant ce processus et en regardant ce qui s'était passé, j'ai été tenté de renverser la phrase: "L'Église meurt dans les âmes."

En effet, l'Église aujourd'hui est largement considérée comme une sorte d'appareil politique. On en parle presque exclusivement en catégories politiques, et cela vaut même pour les évêques, qui formulent leur conception de l'Église de demain presque exclusivement en termes politiques. La crise, provoquée par les nombreux cas d'abus cléricaux, nous pousse à considérer l'Église comme quelque chose de presque inacceptable, que nous devons maintenant prendre en main et redessiner. Mais une Église qui s'est faite elle-même ne peut constituer une espérance.

Jésus lui-même a comparé l'Église à un filet de pêche dans lequel les bons et les mauvais poissons sont finalement séparés par Dieu Lui-même. Il y a aussi la parabole de l'Église comme champ sur lequel croît le bon grain que Dieu lui-même a semé, mais aussi l'ivraie que "l'ennemi" a semée en secret. En effet, les mauvaises herbes dans le champ de Dieu, l'Église, sont excessivement visibles, et les mauvais poissons dans le filet montrent aussi leur force. Néanmoins, le champ est toujours le champ de Dieu et le filet est le filet de pêche de Dieu. Et à tout moment, il n'y a pas seulement les mauvaises herbes et les poissons mauvais, mais aussi les récoltes de Dieu et les bons poissons. Proclamer les deux avec emphase n'est pas une fausse forme d'apologétique, mais un service nécessaire à la Vérité.

Dans ce contexte, il est nécessaire de se référer à un texte important de l'Apocalypse de saint Jean. Le diable est identifié comme l'accusateur qui accuse nos frères devant Dieu jour et nuit (Apocalypse 12:10). L'Apocalypse de saint Jean reprend donc une pensée du coeur du cadre narratif dans le livre de Job (Job 1 et 2, 10 ; 42:7-16). Dans ce livre, le diable cherchait à discréditer devant Dieu la rectitude de Job comme étant simplement extérieure. Et c'est exactement ce que l'Apocalypse a à dire : Le diable veut prouver qu'il n'y a pas de gens justes ; que toute justice des gens ne s'affiche qu'à l'extérieur. Si l'on pouvait se rapprocher d'une personne, alors l'apparence de sa justice s'effacerait rapidement.

Le récit de Job commence par une dispute entre Dieu et le diable, dans laquelle Dieu avait parlé de Job comme d'un homme vraiment juste. Il doit maintenant servir d'exemple pour tester qui a raison. Enlevez-lui ses biens et vous verrez qu'il ne reste rien de sa piété, affirme le diable. Dieu lui permet cette tentative, d'où Job émerge positivement. Maintenant, le diable continue et il dit : "Peau pour peau ! Tout ce qu'un homme a, il le donnera pour sa vie. Mais étends ta main, touche ses os et sa chair, et il te maudira en face." (Job 2:4f)

Dieu accorde au diable un second tour. Il peut aussi toucher la peau de Job. Seul le meurtre de Job lui est refusé. Pour les chrétiens, il est clair que ce Job-là, qui se tient devant Dieu comme un exemple pour toute l'humanité, est Jésus Christ. Dans l'Apocalypse de Saint-Jean, le drame de l'humanité nous est présenté dans toute son ampleur.

Le Dieu Créateur est confronté au diable qui dit du mal de toute l'humanité et de toute la création. Il dit, non seulement à Dieu, mais surtout aux gens: Regardez ce que ce Dieu a fait. Soi-disant une bonne création, mais en réalité pleine de misère et de dégoût. Ce dénigrement de la création est vraiment un dénigrement de Dieu. Il veut prouver que Dieu Lui-même n'est pas bon, et ainsi nous détourner de Lui.

L'opportunité de ce que l'Apocalypse nous dit ici est évidente. Aujourd'hui, l'accusation contre Dieu, c'est avant tout de qualifier Son Église d'entièrement mauvaise, et donc de nous en dissuader. L'idée d'une Église meilleure, créée par nous-mêmes, est en fait une proposition du diable, avec laquelle il veut nous éloigner du Dieu vivant, par une logique trompeuse par laquelle nous sommes trop facilement dupés. Non, même aujourd'hui, l'Église n'est pas seulement composée de mauvais poissons et de mauvaises herbes. L'Église de Dieu existe aussi aujourd'hui, et c'est aujourd'hui l'instrument même par lequel Dieu nous sauve.

Il est très important d'opposer les mensonges et les demi-vérités du diable avec toute la vérité: Oui, il y a le péché dans l'Église et le mal. Mais même aujourd'hui, il y a la Sainte Église, qui est indestructible. Aujourd'hui, il y a beaucoup de gens qui croient humblement, souffrent et aiment, en qui le vrai Dieu, le Dieu d'amour, se montre à nous. Aujourd'hui, Dieu a aussi Ses témoins (martyrs) dans le monde. Il suffit d'être vigilant pour les voir et les entendre.

Le mot martyr est tiré du droit procédural. Dans l'épreuve contre le diable, Jésus-Christ est le premier et actuel témoin de Dieu, le premier martyr, qui a depuis été suivi par d'innombrables autres.

L'Église d'aujourd'hui est plus que jamais une "Église des Martyrs" et donc un témoignage du Dieu vivant. Si nous regardons autour de nous et écoutons avec un cœur attentif, nous pouvons trouver des témoins partout aujourd'hui, surtout parmi les gens simples, mais aussi dans les hautes sphères de l'Église, qui se lèvent pour Dieu avec leur vie et leur souffrance. C'est une inertie du cœur qui nous conduit à ne pas vouloir les reconnaître. Une des grandes et essentielles tâches de notre évangélisation est, dans la mesure du possible, d'établir des habitats de foi et, surtout, de les trouver et de les reconnaître.

Je vis dans une maison, dans une petite communauté de personnes qui découvrent de tels témoins du Dieu vivant encore et encore dans la vie quotidienne et qui me le font remarquer avec joie. Voir et trouver l'Église vivante est une tâche merveilleuse qui nous fortifie et nous rend toujours joyeux dans notre foi.

Au terme de mes réflexions, je voudrais remercier le Pape François pour tout ce qu'il fait pour nous montrer, encore et encore, la lumière de Dieu, qui n'a pas disparu, même aujourd'hui. Merci, Saint-Père !

SOURCE :

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Message  Bobestparti Ven 12 Avr 2019 - 17:16

@ admin   Paix !

Meeerci !


Le pape émérite  est très courageux , et face à cette crise de désordre qui éclabousse l'église de notre seigneur JÉSUS , il ne pouvait rester silencieux sans pouvoir éclairer les fidèles chrétiens sur la juste vérité de cette situation grave . 
En tout les cas , à comparer avec le pape François , c'est lui le pape émérite Benoît XVI qui prend le plus de risque dans les arguments..
Car le monde liberticide de la génération de l'époque des années 1968 n 'apprécieront pas vraiment cette intervention...

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Message  Admin Sam 13 Avr 2019 - 10:36

@ Robert Adelaide :

Yeeeees !

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Message  Admin Dim 14 Avr 2019 - 11:42

@ Tous :


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Message  Admin Ven 10 Mai 2019 - 15:07

OÙ EST PIERRE ET QUI EST PIERRE ?


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Où est Pierre et qui est Pierre?

Aldo Maria Valli a reçu une nouvelle lettre de don Minutella, ce prêtre italien excommunié pour avoir critiqué François: occasion de revenir sur la "rupture" entre les "deux Papes" dont les "notes" de Benoît XVI à propos de la pédophilie cléricale sont le symptôme visible.

OÙ EST PIERRE ET QUI EST PIERRE?
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6 mai 2019
Ma traduction

* * *

Je voudrais revenir aujourd'hui sur la question des deux papes. Je le fais en publiant une lettre qui m'a été envoyée par don Alessandro Minutella et en précisant immédiatement que, bien que je ne la partage pas sur tout (don Minutella a beaucoup de certitudes, j'ai surtout des doutes), elle me semble opportune parce qu'effectivement, je ne pense pas que nous puissions continuer à vivre la situation actuelle comme si de rien était, alors que dans les faits, les contradictions émergent avec toute leur force et toute leur gravité.

La publication des Notes de Benoît XVI consacrées à la question des abus dans l'Église a marqué un point de non-retour. La décision de rompre le silence a quelque chose de troublant, d'autant plus que Joseph Ratzinger, non seulement - en dérogeant à sa décision de vivre caché - est intervenu sur un sujet très chaud, mais il l'a fait en soutenant des thèses qui vont à l'encontre de la position soutenue par François.

Derrière la forme, comme toujours, courtoise et compassée, le petit essai sur la question des abus a un contenu polémique qui ne peut être ignoré. Concrètement, Benoît XVI a dit: «Regardez, les choses ne sont pas comme ils voudraient vous le faire croire». Et s'il a senti le besoin de parler, cela signifie qu'il a perçu un grand danger.

Bien sûr, on peut discuter (comme on l'a fait) des thèses de Benoît XVI, mais ici le problème est autre. Le problème, c'est que le Pape Benoît a voulu parler.

Je ne pense pas qu'en posant de telles questions, on puisse être accusé de complotisme. La question est importante. Dans les faits, la coexistence des deux papes continue à donner lieu à des tensions de plus en plus manifestes et à des questions qui n'ont pas encore trouvé de réponses adéquates, et tout cela ne peut être déclassé à la rubrique des anomalies temporaires.

Comme l'a écrit à juste titre Sandro Magister, entre les deux papes, il y a maintenant une «fracture». Il n'y a pas d'autre mot. Cette fracture est confirmée par l'accueil glacial (pour ne pas dire agacé) réservé aux "Notes" par les médias du Vatican et par le silence de François, attitude qu'il assume chaque fois qu'il se sent mis à l'épreuve.

D'autre part, la réaction agitée de certains commentateurs en faveur de François, selon lesquels la cohabitation des deux papes ne serait possible que si Ratzinger disparaissait comme mort, montre que le nerf est à vif.

Et encore une fois la question revient: combien de temps sera-t-il possible de continuer avec la fiction que cette situation est normale et que tout va bien?

Aldo Maria Valli

Cher Dottore Valli, je viens tout juste de poser les deux derniers livres de Benoît XVI, récemment publiés en librairie. L'un est un ensemble d'écrits jusqu'à présent inédits qu'il a lui-même autorisé pour publication, comme nous le lisons dans la Préface. L'autre est un ensemble de réflexions sur un thème de plus en plus sensible, celui du dialogue interreligieux avec les juifs. Le premier livre, intitulé Par amour, porte sur sa couverture l'entière signature Benedictus PP XVI. Évidemment, le fait qu'il s'agit d'une signature papale à plein titre ne peut nous échapper. L'autre livre - celui du dialogue judéo-chrétien - affronte avec le rabbin Arie Folger des thématiques tout à fait remarquables et il est présenté par Elio Guerriero, l'un des plus grands connaisseurs de la pensée de Hans Urs von Balthasar [et auteur de Benedetto XVI, Servitore di Dio e dell'umanità]. Au début du livre, intitulé Juifs et chrétiens, on lit une brève déclaration de Mgr Georg Gänswein, secrétaire personnel de Benoît XVI, qui écrit: «Le Pape Benoît m'a chargé de remercier». L'adjectif "émérite" est absent. D'une manière solennelle et que je trouve surprenante, il n'est question que du Pape Benoît XVI. Dans les deux cas, il semble presque que l'histoire ait été ramenée, comme par magie, plus de six ans en arrière, avant cette annus horribilis 2013.

Les deux ouvrages qui viennent de sortir font suite à la publication récente, il y a un peu plus d'un mois, des Notes que Benoît XVI a voulu faire connaître et qui, en réalité, non seulement sont un texte entièrement magistériel, après six années d'obscurité profonde, mais constituent une lentille grossissante pour interpréter la situation actuelle de l'Église. Ratzinger parle d'une Église voulue par nous qui, en fin de compte, est une suggestion de Satan, puis d'une Église de martyrs, indestructibles, et il le fait en citant l'Apocalypse elle-même.

Pour quelqu'un comme moi qui, en Italie, mais plus seulement, dit depuis deux ans que nous sommes en présence d'une anomalie sans précédent - celle d'un vrai pape forcé à démissionner et d'un autre (le cardinal Bergoglio) élu invalidement, dans un faux conclave piloté par des 'pouvoirs forts' - et qui, pour cette raison passe auprès de l'opinion pour un prêtre illuminé et excessif, qui a subi deux excommunications, une suspension a divinis, le retrait de sa paroisse, l'isolement ecclésial et humain, la dérision médiatique, la condamnation unanime, eh bien, pour don Minutella ces derniers événements sont rassurants.

Pourquoi Benoît XVI signe-t-il encore PP? Pourquoi son secrétaire le présente-t-il encore comme le Pape Benoît XVI, sans l'inutile et trompeur «émérite»?

Depuis deux ans, je me bats pour soutenir les raisons d'une anomalie qui risque de ruiner l'Église pour toujours. Il n'y a jamais eu, en effet, de coexistence de deux papes. C'est vrai qu'il y en a eu jusqu'à trois en même temps, mais ils étaient assez intelligents pour se disqualifier les uns les autres, précisément parce que Pierre est un et que le munus n'a jamais été ni extensible ni participatif; à la limite, il y a plutôt la collégialité qui, comme vous le savez bien, est autre chose, car elle renvoie au thème du primus inter pares. La primauté personnelle et immuable reste une fois de plus garantie. Jésus dit à Pierre: tu es, et pas vos estis.

Certes, j'apparais désormais comme quelqu'un qui a radicalisé la question, mais je vous assure que je l'ai fait et que je continue à le faire, non seulement en payant de ma personne, mais surtout parce que je vois que le catholicisme post-conciliaire n'est absolument pas préparé et même indifférent au sort que l'Église de Rome risque de subir.

Flèche

Ainsi, encouragé par ces dernières «sorties», qui pour moi sonnent comme des confirmations de mon inlassable vagabondage non seulement sur les réseaux sociaux mais aussi dans les villes de toute l'Italie, je réaffirme avec une force intacte et passionnée que le Pape est Benoît XVI et que la messe n'est possible qu'en union avec lui, pas avec l'autre, sous peine d'invalidité. Moi aussi, j'avais commencé à célébrer la messe uno cum Francisco. Les deux premières années passées avec un faux pape ne sont pas une faute, mais le temps a tout clarifié, par disposition de la Providence qui guide l'histoire. Les pères disaient : ubi Petrus ibi Ecclesia. Où est Pierre aujourd'hui? Surtout qui est Pierre? Et donc, aussi, où est l'Église?

Si nous décidons de continuer à fermer les yeux, nous assisterons à la mort du catholicisme romain et la consécration définitive du pseudo-catholicisme post-conciliaire de Bergoglio, autrement dit la fausse Église, celle clairement prophétisée par le troisième secret de Fatima. Saint Ambroise disait que la vraie Église est celle qui reconnaît à sa tête l'évêque de Rome. Il ne s'agit pas ici de soutenir l'idée d'un pape hérétique. C'est une direction incomplète, il faut plus d'audace prophétique. L'institution, qui est rouillée, a besoin d'un séisme charismatique, d'un sursaut prophétique.

Flèche

Il faut dire que l'évêque de Rome est et ne peut être que Benoît XVI. Tout ce qui est vécu en communion avec l'autre vêtu de blanc est un substitut scénique, un échafaudage qui, comme l'écrit le pontife en personne, a finalement le diable lui-même comme metteur en scène.

J'ai été invité à plusieurs reprises à faire silence, à me retirer dans un monastère, à me taire pour toujours. Parce que je suis diviseur. Tous l'ont demandé. Tous sauf un. Précisément ce Benoît XVI qui, s'il n'a pas dit un mot en ma faveur, n'a rien dit contre moi, et ce n'est pas rien. Et nous savons bien que l'affaire Minutella, même si l'on veut la faire passer pour l'histoire d'un Masaniello [révolutionnaire napolitain du XVIIe siècle qui s'insurgea contre la couronne espagnole] déguisé en prêtre, inquiète en réalité beaucoup les franges bergogliennes, sinon je ne serais pas le seul prêtre miséricordieusement frappé par deux excommunications (...).

Je dirais plus. Je serais prêt à me retirer, à rester silencieux pour toujours. Mais à condition que Benoît XVI

- abandonne le nom de pape et prenne celui de cardinal Ratzinger.
- parte pour toujours de Rome, comme Célestin V, et qu'on en perde toute trace.
- retire les clés des armoiries papales.
- reste fidèle à la promesse initiale de silence et de prière, dans un munus passif du ministère pétrinien !
- rejette l'adjectif inutile Emeritus, simplement parce qu'il n'existe pas.
- surtout, enlève l'habit blanc et endosse à nouveau le noir ou le rouge.

Plus d'une personne, parmi les milliers qui me suivent [sur les réseaux sociaux], me demande pourquoi Benoît XVI n'est pas plus clair.

Savez-vous ce que je dis ?

Evidemment, je repense à l'histoire de l'armoire! Je veux parler de l'incroyable réponse que le Pape a donnée au journaliste qui, quelque temps après sa démission, lui a demandé pourquoi il n'avait pas enlevé la soutane blanche et ne portait pas la noire [en fait, Tornielli s'était payé le toupet de demander au Pape émérite des comptes sur sa démission, cf. benoit-et-moi.fr/2014-I]. Il a répondu que dans son armoire, les soutanes étaient toutes blanches. Six ans ont passé et je ne crois pas que tous les tailleurs de Rome sont morts ou qu'il n'y ait plus de tissu noir nulle part!

Cette histoire, singulière et à saveur apocalyptique, n'est pas une histoire journalistique ou un goût pour le roman policier, non! C'est seulement de l'amour pour l'Église, celle qui vit là où est Pierre.

Flèche

Et Pierre, aujourd'hui, demeure Benoît XVI. Espérons que la conspiration maçonnique sera bientôt connue de tous !

Don Alessandro Minutella

SOURCE :

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Message  Admin Ven 10 Mai 2019 - 16:41

@ Tous :

Benoît XVI intervient sur la question des abus sexuels dans l'Église :


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Message  Admin Mar 21 Mai 2019 - 14:25

CARDINAL SARAH : IL SOUSCRIT AUX NOTES DU PAPE BENOÎT XVI, MARTYR DE LA VÉRITÉ !


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(20 mai 2019) - Le cardinal Robert Sarah a provoqué la surprise générale le soir du 14 mai à Rome, à l’auditorium du centre culturel de l’église Saint-Louis-des-Français alors que tout le monde s’attendait à ce qu’il présente son dernier livre, intitulé, « Le soir approche et déjà le jour baisse », sur la crise de foi de l’Église et le déclin de l’Occident.

Au lieu de cela, le cardinal a tout de suite déclaré, « ce soir je ne vous parlerai pas de ce livre ». Et la raison – a-t-il expliqué – c’est que « les idées les plus fondamentales que j’y développe se sont trouvées illustrées, exposées et démontrées avec brio en avril dernier par le Pape Benoît XVI dans les ‘notes’ qu’il avait rédigées en vue du sommet des présidents des conférences épiscopales sur les abus sexuels convoqué à Rome par le Pape François du 21 au 24 février dernier ».

Le cardinal Sarah a poursuivi de la sorte :

Sa réflexion s’est révélée une véritable source de lumière dans la nuit de la foi qui touche toute l’Église. Il a suscité des réactions frôlant parfois l’hystérie intellectuelle. J’ai été personnellement frappé par l’indigence et la bêtise de nombreux commentaires. Il faut croire qu’une fois de plus, le théologien Ratzinger, dont la stature est celle d’un vrai Père et Docteur de l’Église, a visé juste et a touché le cœur nucléaire de la crise de l’Église.

Je voudrais donc ce soir que nous nous laissions éclairer par cette pensée exigeante et lumineuse. Comment pourrions-nous résumer la thèse de Benoît XVI ? Permettez-moi de le citer simplement : « Pourquoi la pédophilie a-t-elle atteint de telles proportions ? En dernière analyse, la raison en est l’absence de Dieu » (III, 1). Tel est le principe architectonique de toute la réflexion du pape émérite. Telle est la conclusion de sa longue démonstration. Tel est le point d’où toute recherche sur le scandale des abus sexuels commis par de prêtres doit partir pour proposer une solution efficace.

La crise de la pédophilie dans l’Église, la multiplication scandaleuse et effarante des abus a une et une seule cause ultime : l’absence de Dieu. Benoît XVI le résume en une autre formule tout aussi claire, je cite : « C’est seulement là où la foi ne détermine plus les actions de l’homme que de tels crimes sont possibles »  (II, 2).

Le génie théologique de Joseph Ratzinger rejoint ici non seulement son expérience de pasteur des âmes et d’évêque, père de ses prêtres, mais aussi son expérience personnelle, spirituelle et mystique. Il remonte à la cause fondamentale, il nous permet de comprendre quel sera la seule voie pour sortir de l’épouvantable et humiliant scandale de la pédophilie. La crise des abus sexuels est le symptôme d’une crise plus profonde : la crise de la foi, la crise du sens de Dieu.

On trouvera la conférence du cardinal Sarah retranscrite dans son intégralité en français sur cette autre page de Settimo Cielo:

Le cardinal Sarah y retrace pas à pas l’analyse de Joseph Ratzinger et y souscrit totalement. Il réfute en des mots cinglants les critiques qui lui ont été adressées.  Il souligne les effets de la crise de la foi sur la vie des prêtres et sur la formation des séminaristes.  Il stigmatisme le faux « garantisme » qui en tolérant les doctrines contraires à l’intégrité de la foi encourage également les pratiques contraires à la chasteté.  Il rappelle ce profond respect du « corps eucharistique du Seigneur » sans lequel il n’y a plus de respect pour « le corps pur et innocent des enfants ».

Et voici la finale, qui est plus que jamais à l’unisson avec le pape Ratzinger :

Pour conclure je vous redis avec le Pape Benoît : oui, l’Église est pleine de pécheurs. Mais elle n’est pas en crise, c’est nous qui sommes en crise. Le diable veut nous faire douter. Il veut nous faire croire que Dieu abandonne son Église. Non, elle est toujours « le champ de Dieu. Il n’y a pas seulement l’ivraie mais également les moissons de Dieu. Proclamer ces deux aspects avec insistance ne relève pas d’une fausse apologétique : c’est un service qu’il est nécessaire de rendre à la vérité », dit Benoît XVI. Il le prouve, sa présence priante et enseignante au milieu de nous, au cœur de l’Église, à Rome nous le confirme. Oui, il y a parmi nous de belles moissons divines.

Merci, cher Pape Benoît d’être selon votre devise un coopérateur de la vérité, un serviteur de la vérité. Votre parole nous conforte et nous rassure. Vous êtes un témoin, un ‘martyr’ de la vérité. Soyez remercié”.

Inutile de dire que cette apologie enthousiaste de l’analyse du pape Ratzinger faite par le cardinal Sarah est aux antipodes de l’accueil glacial que lui a réservé le pape François :

Quant au dernier livre du cardinal, le troisième d’une trilogie précédée par « Dieu ou rien » et « La force du silence », il est actuellement en vente dans l’édition originale française. Mais en septembre prochain, il sera également disponible en librairie en italien, en anglais, en espagnol, en allemand et en polonais.

SOURCE :  

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Benoît XVI, l'Église et les abus sexuels - (I) et (II) ! Empty Re: Benoît XVI, l'Église et les abus sexuels - (I) et (II) !

Message  Admin Mar 21 Mai 2019 - 15:16

LE PAPE BENPOÎT XVI PERSÉCUTÉ PAR LES THURIFÉRAIRES DE LA BIEN-PENSANCE !


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22 avril 2019

Réflexion d’un lecteur :

Il y a peu, Benoît XVI a écrit un texte d’une fermeté et d’une clarté rare sur la crise actuelle. Les médias depuis se font un devoir tout particulier de critiquer jusqu’à la sottise un texte précis, argumenté qui témoigne d’une grande intelligence et d’une érudition profonde, devenue rare en théologie…(bref, c’est le style ratzingérien, auquel nous étions habitués jusqu’en 2013…et que certains s’obstinent à ne pas vouloir reconnaître: on se demande si les critiques qui dénient à Benoît XVI la paternité de l’œuvre ont déjà lu trois pages de lui, car c’est trop flagrant: c’est trop brillant pour n’être pas de l’ancien préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi…ou bien, qu’on nous présente le théologien de génie qui a analysé la crise avec une pertinence aussi profonde, et des qualités intellectuelles et spirituelles aussi exceptionnelles, afin qu’on le loue!) au point qu’on s’étonne d’une chose: ceux-là qui prônent aujourd’hui l’obéissance et la soumission au pape François, et qui l’admirent avec des ardeurs bigotes fleurant l’ultramontanisme sont les premiers à reprendre leurs anciennes habitudes, et à déchaîner les haines les plus démentielles sur un homme qui ne fait que donner son avis…La liberté d’expression semble être limitée aux “minorités sexuelles” et au Pape régnant. Contre les droits de la personne humaine les plus élémentaires, les théologiens du monde entier demandent à Benoît XVI de mener une existence de chartreux qui les arrange bien…Et de ne surtout pas piper mot à propos de l’impuissance de l’Église hiérarchique devant l’ampleur des scandales et abus d’enfants et de femmes consacrées. Alors qu’on souhaite la fin de ces scandales, on se prépare à bâillonner celui qui (et c’est bien le seul) propose une solution raisonnable et efficace: la conversion des cœurs, et l’assainissement moral de l’Eglise à tous les niveaux, spécialement à celui de la formation des futurs prêtres (quel bon sens!): les perversions homosexuelles, ou la fréquentation désordonnée de jeune femmes et le relâchement de la sobriété et de la continence sont à proscrire et à bannir de tous les séminaires du monde. Le séminaire est un lieu de retraite et de formation, un lieu où le temps est consacré à Dieu, pour Le servir avec un cœur pur, non au divertissement malsain. Alors que Benoît XVI s’inquiète de la protection des mineurs en proposant en filigrane de son exposé, un protocole de renouvellement de la formation des futurs prêtres, on l’accuse de tous les maux, de vouloir faire de l’ombre au Pape François, de diviser l’Eglise, d’encourager les schismes…etc. Les accusateurs du Pape Benoît XVI sont, nous le voyons bien, des gens de verbiage et non d’actes: devant la gravité de l’atteinte qui est faite aux fidèles du Christ les plus petits, on s’abaisse à négliger les solutions les plus saines, pour s’arrêter à des considérations idéologiques. C’est, disons-le, de la part des journalistes et pseudo-spécialistes ou hommes et femmes d’influence, le signe d’une perversion grave, proche du crime. Le Pape Benoît XVI, persécuté par les thuriféraires de la bien-pensance, semble avoir offert à l’Église un diagnostic sûr, lumineux, clair, et qui ne demande plus que la bonne volonté des évêques et des supérieurs de séminaires et congrégations religieuses pour être la source d’une thérapie adaptée et complète. Les séminaristes continueront-ils longtemps à lire Benoît XVI en cachette, et à se faire persécuter pour leur orthodoxie et leur bon sens? Le laïcat chrétien est en droit d’exiger le respect par les prêtres et les religieux de leurs promesses sacerdotales ou de leurs vœux religieux. Ainsi, nous exigeons la mise-en-pratique radicale des conseils de Benoît XVI, par tous les clercs de la terre. Revenez à Dieu de tout votre cœur, et c’est dans la paix que nous vous confierons nos enfants!

SOURCE :  

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Benoît XVI, l'Église et les abus sexuels - (I) et (II) ! Empty Re: Benoît XVI, l'Église et les abus sexuels - (I) et (II) !

Message  Admin Dim 26 Mai 2019 - 9:32

ENFIN, UNE RÉPONSE DU PAPE... AUX DUBIA !


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Enfin une réponse du Pape... aux Dubia

Flèche

... mais le Pape, c'est Benoît XVI, dans ses fameuses "Notes". Un décryptage brillant (et inédit) du site , qui reprend minutieusment les cinq "dubia" de 2016, et les réponses précises de Benoît XVI. A ne pas manquer (12/5/2019)


Je suis parvenue à cet article grâce à mon amie américaine Teresa qui l'a repris et propose en préambule son propre commentaire, que je partage totalement.

C'est probablement la meilleure réaction que j'ai lue jusqu'à présent après l'essai de Benoît XVI d'avril 2019 sur les racines des scandales d'abus sexuels dans l'Église.

Il dit ce qui aurait dû être le plus évident, mais qui a échappé même à un "Benedict watcher" (observateur de Benoît) au regard perçant comme moi - j'ai toujours tenu pour acquis que, bien sûr, Benoît XVI [en tant que Pape régnant] aurait répondu aux Cinq DUBIA Non, Oui, Oui, Oui et OUI, comme tout catholique orthodoxe le ferait. Mais tenir cela pour acquis est loin d'une articulation écrite de ces réponses par le Pape émérite lui-même - bien que n'ayant pas pour but premier de répondre aux DUBIA - dans une reformulation des vérités sous-jacentes à ces réponses...

Ce fut une initiative géniale de sa part d'obtenir en quelque sorte une imprimatur de son successeur, par l'intermédiaire du secrétaire d'État, afin que personne ne puisse l'accuser d'agir de quelque façon que ce soit "par en-dessous". De manière détournée, oui, mais par nécessité, pour faire savoir au monde qu'il n'a pas failli à son devoir catholique, malgré les contraintes du "silence" qu'il s'est imposé et le vœu d'obéissance à son successeur.

Je pense qu'il est important de noter que, pour autant que nous puissions en juger, il n'en a rien dit aux visiteurs qui l'ont vu à Mater Ecclesiae, et dans ce sens, il a gardé son "silence". Les bergogliens qui le détestent, comme Robert Mickens - et avec lui, beaucoup d'autres dans les médias séculiers et soi-disant catholiques - se sont immédiatement dressés pour protester, «Cette fois, Benoît a vraiment franchi la ligne!». Quelle ligne?

En tant que catholique, il est pleinement autorisé à exercer son devoir et son droit, en vertu du canon 212.3, et c'est ce qu'il a fait.

Les Dubia ont reçu une réponse

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Elizabeth A. Mitchell
11 mai 2019
Ma traduction
(Les dubia et les réponses de Benoît XVI reprennent mot pour mot les textes d'origine cités en lien plus haut)

* * *

Peut-être était-ce parce que Notre-Dame de Paris brûlait. Peut-être était-ce parce que le meilleur endroit pour cacher quelque chose de la vue est à la vue de tous. Ou peut-être était-ce parce que nous recherchons le pouvoir dans le vent, les tremblements de terre et le feu, mais nous n'entendons pas la «petite voix» de Dieu quand Il passe. (1 Rois 19: 11-13)
Quelle qu'en soit la raison, le monde a vu, lu et manqué les réponses aux dubia proposées par le Pape émérite Benoît XVI dans son essai d'avril, «L'Église et le scandale des abus sexuels».

En offrant une réponse en trois parties à la crise de l'Église, il répond indirectement aux cinq dubia que les cardinaux Brandmüller, Caffarra, Meisner et Burke ont présentés au Pape François il y a quelques années [en fait, deux ans et demi, c'était en novembre 2016]. Le pape émérite a accompli un devoir que le pape François n'a pas accompli, à savoir maintenir les évêques et tous les fidèles dans l'unité de l'enseignement constant de l'Église sur la foi et la morale.

Qu'a dit le pape émérite? Il donne à l'Église et au monde un Non, Oui, Oui, Oui, et Oui sans équivoque. Cinq questions, cinq réponses :

---

Dubium 1:

Il est demandé si, en conséquence de ce qui est affirmé dans “Amoris lætitia” aux nn. 300-305, il est maintenant devenu possible d’absoudre dans le sacrement de Pénitence et donc d’admettre à la Sainte Eucharistie une personne qui, étant liée par un lien matrimonial valide, vit “more uxorio” avec une autre personne, sans que soient remplies les conditions prévues par “Familiaris consortio” au n. 84 et réaffirmées ensuite par “Reconciliatio et pænitentia” au n. 34 et par “Sacramentum caritatis” au n. 29. L’expression “dans certains cas” de la note 351 (n. 305) de l’exhortation “Amoris lætitia” peut-elle être appliquée aux divorcés remariés qui continuent à vivre “more uxorio” ?

Réponse de Benoît XVI: NON.

«Nous courons le risque de devenir maîtres de la Foi au lieu d'être renouvelés et gouvernés par la Foi.
Considérons cela par rapport à une question centrale, la célébration de la Sainte Eucharistie. La manière dont nous traitons l'Eucharistie ne peut que provoquer de la préoccupation. .. Ce qui prédomine n'est pas une nouvelle révérence envers la présence de la mort et de la résurrection du Christ, mais une manière de Le traiter qui détruit la grandeur du mystère... L'Eucharistie a été dévaluée pour devenir un simple geste cérémoniel, lorsqu'on prend pour acquis que la courtoisie exige qu’elle soit offerte lors des célébrations familiales ou des occasions comme les mariages et les enterrements à tous les invités, pour des raisons familiales.
(...) Il devient évident que nous n'avons pas besoin d'une nouvelle Eglise de notre invention. Au contraire, ce qui faut d'abord et avant tout, c'est bien davantage le renouveau de la foi en la présence de Jésus-Christ qui nous est donnée dans le Saint-Sacrement.
(...) Et nous devons tout faire pour protéger le don de la Sainte Eucharistie de tout abus».

-

Dubium Deux:

Après l’exhortation post-synodale “Amoris lætitia” (cf. n. 304), l’enseignement de l’encyclique de Saint Jean-Paul II “Veritatis splendor” n. 79, fondé sur la Sainte Écriture et sur la Tradition de l’Église, à propos de l’existence de normes morales absolues, obligatoires sans exception, qui interdisent des actes intrinsèquement mauvais, continue-t-il à être valide ?

Réponse de Benoît XVI: OUI.

«Le pape Jean-Paul II, qui connaissait très bien la situation de la théologie morale et qui la suivait avec vigilance, commanda des travaux en vue d'une encyclique qui remettrait ces choses à l’endroit. Elle fut publiée sous le titre Veritatis splendor (...) et elle comporta en effet l’affirmation selon laquelle il existe des actions qui ne peuvent jamais devenir bonnes. (...) Il savait qu'il ne pouvait et ne devait laisser subsister aucun doute quant au fait que la morale de la pondération des intérêts doit respecter une limite ultime.»

-

Dubium Trois:

Après “Amoris lætitia” n. 301, est-il encore possible d’affirmer qu’une personne qui vit habituellement en contradiction avec un commandement de la loi de Dieu, comme par exemple celui qui interdit l’adultère (cf. Mt 19, 3-9), se trouve dans une situation objective de péché grave habituel (cf. Conseil pontifical pour les textes législatifs, Déclaration du 24 juin 2000) ?

Réponse de Benoît XVI: OUI. «Une société sans Dieu – une société qui ne le connaît pas et qui le considère comme n'existant pas – est une société qui perd sa mesure... La société occidentale est une société dont Dieu est absent de la sphère publique et qui n’a plus rien à lui dire. Et c'est pourquoi il s'agit d'une société où la mesure de l’humanité se perd de plus en plus. Sur des points précis, il devient soudain visible que ce qui est mal et détruit l’homme est devenu la norme acceptée».

-

Dubium Quatre:

Après les affirmations contenues dans “Amoris lætitia” n. 302 à propos des “circonstances qui atténuent la responsabilité morale”, faut-il encore considérer comme valide l’enseignement de l’encyclique de Saint Jean-Paul II “Veritatis splendor” n. 81, fondé sur la Sainte Écriture et sur la Tradition de l’Église, selon lequel “les circonstances ou les intentions ne pourront jamais transformer un acte intrinsèquement malhonnête de par son objet en un acte subjectivement honnête ou défendable comme choix” ?

Réponse de Benoît XVI: OUI.

«Il y a des valeurs qui ne doivent jamais être abandonnées en vue d'une plus grande valeur, et qui surpassent même la préservation de la vie physique. Il y a le martyre. Dieu est davantage, davantage même que la survie physique. Une vie achetée par la négation de Dieu, une vie fondée sur un mensonge ultime, est une non-vie.»

-

Dubium Cinq:

Après “Amoris lætitia” n. 303, faut-il considérer comme encore valide l’enseignement de l’encyclique de Saint Jean-Paul II “Veritatis splendor” n. 56, fondé sur la Sainte Écriture et sur la Tradition de l’Église, qui exclut une interprétation créative du rôle de la conscience et affirme que la conscience n’est jamais autorisée à légitimer des exceptions aux normes morales absolues qui interdisent des actes intrinsèquement mauvais de par leur objet ?

Réponse de Benoît XVI: OUI.

«La crise de la moralité est dans une large mesure l’hypothèse selon laquelle la morale devait être exclusivement déterminée en vue des fins de l'action humaine... Par voie de conséquence, plus rien ne pouvait désormais constituer un bien absolu, pas plus qu'il ne pouvait y avoir quelque chose de fondamentalement mauvais, mais seulement des jugements de valeur relatifs. Le bien n’existait plus, mais seulement le mieux relatif, dépendant du moment et des circonstances... Mais il existe un ensemble minimum de principes moraux qui est indissolublement liée au principe fondateurs de la Foi et qui doit être défendu si la Foi ne doit pas être réduite à une théorie mais au contraire reconnue dans ses droits par rapport à la vie concrète. Tout cela rend visible à quel point fondamental l'autorité de l'Eglise en matière de morale est remise en question. Ceux qui nient à l’Eglise une compétence d’enseignement ultime dans ce domaine l'obligent à rester silencieuse précisément là où la frontière entre la vérité et les mensonges est en jeu.»

La réponse de Benoît XVI met fin au silence assourdissant sur les questions fondamentales de la foi abordées par les dubia. Il y répond, clairement et sans équivoque. Il sait qu'il est tard.

Benoît XVI nous avertit que «la foi même de l'Église» est remise en question. «Il est très important de contrer les mensonges et demi-vérités du diable au moyen de la vérité tout entière : oui, il y a des péchés dans l’Eglise, il y a du mal. Mais aujourd'hui encore il y a la sainte Eglise, qui est indestructible. Aujourd'hui il y a beaucoup de gens qui croient, souffrent et aiment humblement, dans lesquels le vrai Dieu, le Dieu d’amour, se montre à nous. Aujourd'hui encore Dieu a ses témoins (ses "martyrs") dans le monde. Nous devons simplement être vigilants, pour les voir et pour les entendre». Il est très important d'opposer les mensonges et les demi-vérités du diable avec toute la vérité : Oui, il y a le péché dans l'Église et le mal. Mais même aujourd'hui, il y a la Sainte Église, qui est indestructible. Aujourd'hui, Dieu a aussi Ses témoins (martyrs) dans le monde. Nous devons juste être vigilants pour les voir et les entendre.»

SOURCE :  

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