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Les demandes de Notre-Dame Samedi prochain, 4 mai 2024 : 1er samedi du mois N’oublions pas de récite

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Les demandes de Notre-Dame Samedi prochain, 4 mai 2024 : 1er samedi du mois N’oublions pas de récite Empty Les demandes de Notre-Dame Samedi prochain, 4 mai 2024 : 1er samedi du mois N’oublions pas de récite

Message  Célestine Ven 3 Mai 2024 - 7:14

Les demandes de Notre-Dame
Samedi prochain, 4 mai 2024 : 1er samedi du mois
N’oublions pas de réciter un acte de réparation ce jour-là.

Mystère à méditer

4e mystère joyeux : La présentation de Jésus au temple
Méditations proposées par Cap Fatima : cliquer ICI
Méditation proposée par Salve Corda (Les noces de Cana) : cliquer ICI

Blasphèmes à réparer

Les offenses de ceux qui cherchent publiquement à inculquer dans le cœur des enfants l’indifférence, le mépris ou la haine à l’égard de Notre-Dame

Lettre de liaison n° 161 (2 mai 2024)
Méditations proposées pour les premiers samedis du mois
L’alliance Salve Corda, dont le but est de propager la dévotion réparatrice des premiers samedis du mois en créant des cités (voir le site de Salve corda) a proposé à Cap Fatima de méditer ensemble sur le même mystère chaque premier samedi du mois. L’idée nous a paru excellente. C’est pourquoi nous avons interrompu notre série des méditations pour nous caler avec celle de Salve Corda. En conséquence, samedi, il vous est proposé de méditer sur le 4e mystère joyeux.

Les deux principes de méditer sur un mystère plutôt que sur 15, comme proposé par sœur Lucie (voir page sur les méditations pour les premier samedi du mois), et de respecter l’ordre des mystères quelle que soit la fête liturgique, principes adoptés par Cap Fatima depuis que les rosaires vivants ont été lancés et adoptés également par Salve Corda, seront conservés. Nous continuerons également à offrir chaque communion réparatrice pour réparer un des cinq blasphèmes contre le Cœur Immaculé de Marie.

Suite des réflexions sur le message de Fatima
Le 13 juillet 1917, après avoir montré l’enfer aux petits voyants et surtout leur avoir dit comment l’éviter, Notre-Dame continua :

Si l’on fait ce que je vais vous dire, beaucoup d’âmes se sauveront et l’on aura la paix. (…) Mais si l’on ne cesse d’offenser Dieu, sous le règne de Pie XI en commencera une autre pire. (…) Pour l’empêcher, je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis du mois. Si l’on écoute mes demandes, la Russie se convertira et l’on aura la paix.

La Sainte Vierge émet ici plusieurs demandes. En effet, elle commence par dire : « Si l’on fait, ce que je vais vous dire ». Et peu après, elle dit : « Si l’on écoute mes demandes ». Elle demande donc de notre part une certaine participation. S’agissant de notre salut, c’est tout à fait dans l’esprit de l’enseignement constant de l’Église. Car, comme le dit saint Augustin : « Dieu nous a créés sans nous, mais ne nous sauvera pas sans nous ». Pour nous accorder le salut, Dieu veut notre consentement et notre participation. Dans l’Évangile, après avoir entendu Jésus lui dire : « Lève-toi et marche », le paralytique est resté libre de se lever ou pas et ainsi de répondre ou non à la demande de Jésus. Cet exemple doit nous faire comprendre que nous ne pouvons pas être sauvé sans une participation minimale de notre part. Telle est la volonté divine. Et Dieu a confié à sa Mère le soin de nous l’enseigner et de nous dire également ce qu’Il attend de nous pour nous sauver.

La Sainte Vierge précise aussi les conséquences qu’entraînera le fait de suivre ses demandes : d’abord « la conversion des pécheurs et la paix », ensuite « la conversion de la Russie et la paix ».

Ces répétitions avaient sûrement pour but de faire en sorte que les paroles de Notre-Dame se gravent parfaitement dans la mémoire des petits voyants. Mais elles soulignent également l’importance qu’il convient d’y apporter. Notre-Dame dit trois choses :

Elle veut la conversion des cœurs, en particulier celle des pécheurs et celle de la Russie,
Elle veut nous accorder la paix,
Pour nous accorder ces deux grâces, elle demande notre participation.
La conversion des pécheurs
La conversion des pécheurs est vraiment une préoccupation constante de Notre-Dame, car c’est la 4e fois qu’elle en parle. Elle en avait déjà parlé en mai et en juin, et dans la présente apparition, c’est la deuxième fois qu’elle en parle. En effet, juste avant de leur révéler le secret, elle avait dit aux petits voyants :

Sacrifiez-vous pour les pécheurs et dites souvent, spécialement chaque fois que vous ferez un sacrifice : « Ô Jésus, c’est par amour pour Vous, pour la conversion des pécheurs, et en réparation des péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie. »

Ici, la Sainte Vierge ajoute une précision importante : elle révèle que si nous faisons ce qu’elle va demander, beaucoup d’âmes seront sauvées. En d’autres termes, elle engage notre responsabilité. Et elle le redira de façon encore plus nette au cours de l’apparition suivante en disant : « Beaucoup d'âmes vont en enfer parce qu'elles n'ont personne qui se sacrifie et prie pour elles. »

Ce discours est parfaitement dans la continuité de celui qu’avait tenu l’Ange l’année précédente. En effet, au cours de son apparition de l’été 1916, il avait dit :

De tout ce que vous pourrez, offrez à Dieu un sacrifice en acte de réparation pour les péchés par lesquels Il est offensé, et de supplication pour la conversion des pécheurs.

Nous avons donc une grande responsabilité dans le salut de notre prochain. Ce point est à la fois impressionnant et troublant, mais aussi émouvant et motivant, car Dieu montre ainsi qu’Il a confiance en nous. Il veut sauver le monde et Il veut que ce salut passe d’abord par sa Mère, et ensuite par nous, s'il est possible de s’exprimer ainsi. À sa Mère, Il confie le soin de nous l’enseigner et de distribuer les grâces nécessaires pour le faire. À nous, Il demande de suivre ses enseignements et de ne pas refuser ses grâces.

La paix dans le monde
La paix est également une préoccupation de Notre-Dame. Avant de révéler le secret, elle en avait déjà parlé deux fois. Lors de sa première apparition, ses dernières parole furent pour dire : « Récitez le chapelet tous les jours pour obtenir la paix pour le monde et la fin de la guerre. » Et juste avant la vision de l’enfer, elle avait dit : « Continuez à réciter le chapelet tous les jours en l’honneur de Notre-Dame du Rosaire, pour obtenir la paix du monde et la fin de la guerre. » Ici, comme pour le point précédent, elle affirme que si nous faisons ce qu’elle demande, le monde trouvera la paix.

Ces deux points, la conversion des pécheurs et la paix dans le monde, ont un lien très fort entre eux. Ce lien est parfaitement logique, car moins il y aura de pécheurs, plus les raisons des guerres et des désordres disparaîtront. En effet, la guerre est une conséquence de nos péchés. Si donc nous ne péchons plus, les guerres disparaîtront et le monde sera en paix. Et Notre-Dame montre clairement ce lien : non seulement elle affirme que si nous faisons ce qu’elle va nous dire, nous aurons la paix, mais aussi que si nous continuons à offenser Dieu, une guerre pire commencera. Et c’est hélas ce qui se produisit. Car les guerres sont les conséquences de nos offenses envers Dieu. L’Ange avait lui aussi associé la conversion des pécheurs et la paix dans le monde, car en demandant aux petits voyants de faire des sacrifices pour la conversion des pécheurs, il avait aussi parlé de la réparation des offenses faites à Dieu. Et il avait ajouté : « De cette façon, vous attirerez la paix sur votre pays. »

Voilà donc un enseignement qu’il convient de ne pas oublier. Et c’est pourquoi il faut connaître ces demandes de Notre-Dame qui nous vaudront de telles grâces.

Les demandes de Notre-Dame
Dans la première phrase, l’expression employée, « Si l’on fait ce que je vais vous dire », indique des demandes qui vont être faites juste après. Effectivement, Notre-Dame poursuivit en disant : « Je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis du mois. » Au cours des six apparitions de 1917, c’est la seule fois où elle formulera ces deux demandes.

Dans la deuxième phrase, l’expression employée, « Si l’on écoute mes demandes », répond à la première et indique à n’en pas douter les demande faites entre temps, à savoir la consécration de la Russie et la communion réparatrice. Mais il faut sans doute aller un peu au-delà et inclure dans les demandes de Notre-Dame, celles qu’elle fit dans les apparitions précédentes et qu’elle avait rappelées juste avant de confier le secret aux petits voyants, ce d’autant plus que ces demandes antérieures ont les mêmes fruits que celles qu’elle vient d’ajouter.

Notre-Dame a donc exprimé quatre demandes :

deux avant la révélation du secret : la récitation quotidienne du chapelet et les sacrifices pour la conversion des pécheurs.
deux autres révélées dans le secret : la consécration de la Russie et la communion réparatrice, des premiers samedis du mois.
À ces quatre demandes, il convient d’en ajouter une cinquième, celle de ne plus offenser Dieu. En effet, Notre-Dame dit clairement que si nous offensons Dieu, il y aura une nouvelle guerre. En conséquence, si nous voulons la paix, nous devons cesser d’offenser Dieu. Et Notre-Dame le rappellera au cours de sa dernière apparition en disant : « N’offensez pas davantage Dieu, Notre-Seigneur, car Il est déjà trop offensé. » Cette demande a une importance particulière, car ce sont les toutes dernières paroles que Notre-Dame prononcera à Fatima. Pour avoir la paix, la Sainte Vierge nous demande donc de prier pour la conversion des pécheurs et de cesser d’offenser Dieu ; mais nous aussi, nous sommes pécheurs ; nous devons donc, nous aussi, nous convertir. La conversion des pécheurs n’est pas la seule condition pour avoir la paix : la nôtre en est aussi une.

L’ordre des demandes
Deux demandes ont été exprimées au futur : « Je viendrai demander » ; les autres demandes ont été exprimées au présent. En bonne logique, ces dernières sont prioritaires sur celles exprimées au futur. De plus, ces demandes exprimées au présent ne dépendent que de nous : réciter notre chapelet tous les jours, offrir les sacrifices de notre vie quotidienne pour la conversion des pécheurs et observer la loi divine pour ne plus offenser Notre-Seigneur. Si nous voulons la paix, nous devons donc sans tarder les satisfaire. Il ne tient qu’à nous de le faire ! Personne ne pourra le faire à notre place.
Quant aux demandes exprimées au futur, elles ont été formellement demandées depuis, l’une le 10 décembre 1925 à Pontevedra : la communion réparatrice des premiers samedis du mois, l’autre le 13 juin 1929 à Tuy : la consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie. Nous ne pouvons donc pas les ignorer : nous avons le devoir de nous en préoccuper. Si nous voulons vraiment que le monde retrouve la paix, il convient de nous assurer que toutes ces demandes ont bien été satisfaites et, si ce n’est pas le cas, de voir comment les réaliser ou les mettre en pratique au plus vite.

Et nous devons non seulement les mettre en pratique, mais aussi inciter notre prochain à faire de même, en particulier en faisant connaître à nos proches le message de Fatima. Car de notre assiduité à suivre ces demandes de Notre-Dame, dépend la paix pour le monde. Sœur Lucie l’a clairement dit au père Aparicio dans une lettre déjà plusieurs fois citée dans les lettres de liaison : « De la pratique de cette dévotion [la dévotion au Cœur Immaculé de Marie], unie à la consécration au Cœur Immaculé de Marie, dépendent pour le monde la paix ou la guerre. »

Le message de Fatima est donc clair : si nous voulons la paix, nous devons commencer par satisfaire les cinq demandes de Notre-Dame. Ces demandes sont généralement admises. Seule, la consécration de la Russie fait souvent l’objet de débat. Aussi n’est-il sans doute pas inutile de rappeler certains points à ce sujet.

La consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie
Il est vrai que des théologiens renommés ont pu, par leurs écrits, jeter un doute sur la légitimité d’une telle consécration.

Dans son livre Mon Journal du Concile, le père Yves Congar (1904-1995) écrivit : « Je fais campagne autant que je peux contre une consécration du monde au Cœur Immaculé de Marie, car je vois le danger que se forme un mouvement dans ce sens. »
Dans la préface à la version de l’encyclique Redemptoris Mater (25 mars 1987) publiée par les éditions du Centurion, l’abbé René Laurentin affrima : « On ne peut se consacrer qu’à Dieu créateur, non à une créature, car ce serait de l’idolâtrie. » D'ailleurs l'encyclique ne traite nulle part de la “consécration à Marie” et se contente de rappeler la “confiance” que nous devons avoir en la Sainte Vierge.
Dans un texte intitulé Consécration ou confiance, paru le 5 mai 2012, quelques jours après sa mort, le père Stefano De Fiores (1933 – 2012), montfortain, mariologue de renommée internationale et professeur de mariologie à l'Université Grégorienne Pontificale de Rome, s’exprimait ainsi :

Il nous est difficile de comprendre comment certains auteurs proposent de revenir à la “consécration à Marie ou au Cœur Immaculé de Marie", parce qu'à Fatima la Vierge a utilisé ce langage. (…)
En 1917, il était plus que normal de parler comme la Vierge. Nous ne nous permettons pas de critiquer le langage qu'elle a utilisé à ce moment précis de l'histoire. Mais, aujourd'hui l'Église a parcouru un chemin biblico-théologique qui exige un usage plus rigoureux du langage pour parler du Christ ou de Marie.[1]

Autrement dit, malgré les précautions qu’il prend, le père de Fiores affirme que, en 1917, en s’adressant aux petits voyants, la Sainte Vierge a employé un langage manquant de rigueur théologique ou tout au moins méconnaissant les avancées biblico-théologiques faites depuis.

Pourtant, Pie XII, après avoir pris le soin de consulter le Saint-Office sur la possibilité de consacrer le monde à la Sainte Vierge, lequel lui avait répondu « qu’il n’existait aucune objection théologique à ce sujet », consacra le monde au Cœur Immaculé de Marie en 1942. Jean-Paul II, désirant explicitement refaire la consécration de Pie XII, consacra le monde à Marie en 1982 et 1984. Le 25 mars 2022, François consacra le monde en employant la formule suivante : « Mère de Dieu et notre Mère, nous confions et consacrons solennellement à ton Cœur immaculé nous-mêmes, l’Église et l’humanité tout entière, en particulier la Russie et l’Ukraine. » Il est difficile de croire que trois papes aient pu se tromper en consacrant le monde au Cœur Immaculé de Marie. Le débat est donc clos : les actes des papes montrent que c'est possible. Aussi ne doutons pas de la légitimité d’une telle consécration.

Toutefois, aucune des consécrations faites jusque-là n’a rempli toutes les conditions demandées par Notre-Dame. On ne peut donc pas dire que la consécration de la Russie a été faite comme Notre-Dame l’a demandée. Par contre, ces consécrations ont rempli les conditions fixées par Notre-Seigneur à Alexandrina da Costa (voir lettre de liaison n° 135). Or sur celle de Pie XII, sœur Lucie confia au père Gonçalvès (lettre du 4 mai 1943) : « Il [Notre-Seigneur] promet la fin de la guerre pour bientôt, eu égard à l’acte qu’a daigné faire Sa Sainteté. Mais comme il fut incomplet, la conversion de la Russie sera pour plus tard. » puis au père Aparicio (lettre du 2 mars 1945) : « La consécration de ce pays [la Russie] n’a pas été faite dans les termes demandés par Notre Dame. » Et voici le commentaire qu'elle fit le lendemain de la consécration de 1982 : « Le pape Jean-Paul II a simplement renouvelé la consécration du monde faite par Pie XII le 31 octobre 1942. De cette consécration du monde, nous pouvons attendre quelques avantages, mais pas la conversion de la Russie. » Le même jugement s’applique à la consécration de 1984 puisqu’elle a été faite en reprenant la même forme et les mêmes termes que celle de 1982.

En conséquence, pour la consécration de 2022, qui a les mêmes caractéristiques que celles de 1942, 1982 et 1984, au moins autant que l’on puisse en juger au for externe, il est possible d’en attendre « quelques avantages ». Or, le 29 mars 2022, quatre jours après la consécration, à Istambul, des pourparlers entre la Russie et l’Ukraine ont abouti à la signature d’un accord de paix. Beaucoup ont alors espéré que la guerre allait s’arrêter. Malheureusement, le premier ministre britannique se déplaça à Kiev le 9 avril et fit pression sur le président ukrainien pour qu’il dénonce cet accord, ce que ce qu'il fit peu après, hélas. À compter de ce moment, les pays occidentaux apportèrent leur soutien à l’Ukraine. Toutes les conditions pour le déclenchement d’une nouvelle guerre mondiale étaient alors réunies. Et jamais peut-être, depuis la crise de Cuba, le risque d'un conflit mondial n’avait été aussi fort. Pourtant, le conflit est jusqu’à présent resté circonscrit au territoire ukrainien. Ne faut-il pas voir dans cette non extension au niveau mondial une conséquence de la consécration du 25 mars 2022 ? Mais si nous continuons à négliger les demandes de Notre-Dame, la situation pourrait malgré tout finir par se dégrader irréversiblement.

C’est pourquoi, la demande de Notre-Dame d’une consécration de la Russie garde toute son actualité, mais une consécration respectant toutes les conditions précisées par elle, en particulier celles qui ne furent jamais respectées, à savoir une consécration de la seule Russie, accompagnée d’un acte de réparation pour tout le mal fait par les erreurs répandues par la Russie avant la chute du mur de Berlin puis par l’Occident depuis, et la reconnaissance de la dévotion réparatrice des premiers samedis du mois. Sans ces conditions, la Russie ne se convertira pas et il n’y aura jamais de véritable paix dans le monde.

Quoi qu’il en soit, pour que de nombreux pécheurs se convertissent et que le monde retrouve la paix, écoutons les demandes de Notre-Dame à Fatima qui ne dépendent que de nous et mettons-les en pratique, à savoir la récitation quotidienne du chapelet, l’offrande des sacrifices de la vie quotidienne pour la conversion des pécheurs et la communion réparatrice des premiers samedis du mois. Ajoutons-y notre consécration au Cœur Immaculé de Marie qui doit précéder la consécration de la Russie, comme le disait le père Alonso, ainsi que le port du scapulaire de Notre-Dame du Mont Carmel, signe de notre consécration au Cœur Immaculé de Marie selon les propres paroles de sœur Lucie.

En union de prière dans le Cœur Immaculé de Marie
Yves de Lassus

[1] https://www.aldomariavalli.it/2020/05/01/consacrazione-o-affidamento-padre-de-fiores-spiegava/





Et n'oubliez pas !
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Les demandes de Notre-Dame Samedi prochain, 4 mai 2024 : 1er samedi du mois N’oublions pas de récite Empty Méditations pour les 1ers samedis du mois

Message  Célestine Ven 3 Mai 2024 - 7:17

Méditations pour les 1ers samedis du mois
Les méditations qui suivent sont destinées à aider à faire les 15 minutes demandées par Notre-Dame pour la communion réparatrice des premiers samedis du mois. Il n'est pas obligatoire de les lire complètement : on peut n'en lire que quelques lignes si ces quelques lignes peuvent nous suffire à méditer 15 minutes.

Pour satisfaire aux demandes de Notre-Dame pour la communion réparatrice des premiers samedis du mois, il n'est pas nécessaire de méditer sur tous les mystères. Voici comment faisait sœur Lucie (tiré d'une lettre au père Martins) :

Voici ma façon de faire les méditations sur les mystères du rosaire, les premiers samedis. Premier mystère : l’annonciation de l’ange Gabriel à Notre-Dame. Premier préambule : me représenter, voir et entendre l’ange saluer Notre-Dame avec ces paroles : « Je vous salue Marie, pleine de grâce ». Deuxième préambule : je demande à Notre-Dame qu’elle infuse dans mon âme un profond sentiment d’humilité. Premier point : Je méditerai la manière dont le Ciel proclame que la très Sainte Vierge est pleine de grâce, bénie entre toutes les femmes et destinée à être la Mère de Dieu. Deuxième point : L’humilité de Notre-Dame se reconnaissant et se disant la servante du Seigneur. Troisième point : comment je dois imiter Notre-Dame dans son humilité, quelles sont les fautes d’orgueil et de superbe par lesquelles j’ai l’habitude de déplaire à Notre-Seigneur, et quels sont les moyens que je dois employer pour les éviter, etc.
Le deuxième mois, je fais la méditation du deuxième mystère joyeux. Le troisième, du troisième et ainsi de suite, en suivant la même méthode pour méditer. Quand j’ai fini ces cinq premiers samedis, j’en recommence cinq autres et je médite les mystères douloureux, ensuite les glorieux et, quand je les ai terminés, je recommence les joyeux.

Version internet Version Pdf
Mystères
joyeux

1er mystère :
L'annonciation

par le père Dupont pdf
par Dom Delatte pdf
par Dom Guéranger pdf
par le père Dupont (2e méditation) pdf
Méditation proposée par Salve Corda /
2e mystère :
La visitation

par le père Dupont pdf
par Dom Delatte pdf
par Dom Guéranger pdf
par le père Dupont (2e méditation) pdf
Méditation proposée par Salve Corda /
3e mystère :
La nativité

par le père Dupont pdf
par Dom Delatte pdf
par Dom Guéranger pdf
par le père Dupont (2e méditation) pdf
Méditation proposée par Salve Corda /
2e méditation proposée par Salve Corda /
4e mystère :
La présentation de Jésus au temple

par le père Dupont pdf
par Dom Delatte pdf
par Dom Guéranger pdf
par le père Dupont (2e méditation) pdf
Méditation proposée par Salve Corda /
5e mystère :
Le recouvrement de Jésus au temple par le père Dupont pdf
par Dom Delatte pdf
par le père Dupont (Noces de Cana) pdf
par le père Dupont (Vie cachée à Nazareth) pdf
Méditation proposée par Salve Corda /
Mystères
douloureux

1er mystère :
L'agonie de Jésus au jardin des oliviers par le père Dupont pdf
par Dom Delatte pdf
par Dom Guéranger pdf
par le père Dupont (2e méditation) pdf
Méditation proposée par Salve Corda /
2e mystère :
La flagellation par le père Dupont pdf
par Dom Delatte pdf
par la bienheureuse AC Emmerich pdf
par le père Dupont (Reniement de saint Pierre) pdf
Méditation proposée par Salve Corda /
3e mystère :
Le couronnement d'épines par le père Dupont pdf
par Dom Delatte pdf
par la bienheureuse AC Emmerich pdf
par le père Dupont (Ecce Homo) pdf
Méditation proposée par Salve Corda /
4e mystère :
Le portement de croix par le père Dupont pdf
par Dom Delatte pdf
par la bienheureuse AC Emmerich pdf
par Henri Pourrat pdf
Méditation proposée par Salve Corda /
5e mystère :
La crucifixion par le père Dupont pdf
par Dom Delatte pdf
par Dom Guéranger pdf
par la bienheureuse AC Emmerich pdf
Méditation proposée par Salve Corda /
Mystères
glorieux

1er mystère :
La Résurrection

par le père Dupont pdf
par Dom Delatte pdf
par Dom Guéranger pdf
par le père Dupont (Marie-Madeleine) pdf
Méditation proposée par Salve Corda /
2e mystère :
L'Ascension par le père Dupont pdf
par Dom Guéranger pdf
par le père Dupont (2e méditation) pdf
par saint Alphonse de Liguori pdf
Méditation proposée par Salve Corda /
3e mystère :
La Pentecôte par le père Dupont pdf
par Dom Guéranger pdf
par Ludolphe le Chartreux pdf
par le père Dupont (2e méditation) pdf
Méditation proposée par Salve Corda /
4e mystère :
L'Assomption par le père Dupont pdf
par Dom Guéranger pdf
par Ludolphe le Chartreux pdf
par le père Dupont (2e méditation) pdf
Méditation proposée par Salve Corda /
5e mystère :
Le couronnement de la Sainte Vierge par le père Dupont pdf
par saint Alphonse de Liguori pdf
par Marie d'Agreda pdf
par le père Dupont (2e méditation) pdf
Méditation proposée par Salve Corda /
Célestine
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Les demandes de Notre-Dame Samedi prochain, 4 mai 2024 : 1er samedi du mois N’oublions pas de récite Empty Re: Les demandes de Notre-Dame Samedi prochain, 4 mai 2024 : 1er samedi du mois N’oublions pas de récite

Message  Célestine Ven 3 Mai 2024 - 7:22

4E mystère joyeux
La Présentation de Jésus au temple
Tirée des Méditations sur les mystères de notre sainte foi
du vénérable père Du Pont, s. j.



DE LA PURIFICATION DE LA VIERGE
ET DE LA PRÉSENTATION DE L'ENFANT AU TEMPLE


I. — Vertus pratiquées par la Vierge dans la Purification
La loi ancienne ordonnait aux femmes qui mettaient au monde un fils de rester enfermées dans leur maison pendant quarante jours, comme étant impures ; puis, d'aller au temple pour y être purifiées. Elles devaient offrir un agneau et une tourterelle, ou, si elles étaient pauvres, deux tourterelles ou deux pigeonneaux, conjurant le prêtre de prier pour elles. Marie observa exactement cette loi, et pratiqua plusieurs vertus admirables, particulièrement six, qui furent comme les six feuilles de ce lis d'une éclatante blancheur, dont parle l'Époux céleste dans les Cantiques, lorsqu'il dit : Comme le lis est entre les épines, telle est ma bien-aimée entre les filles de Jérusalem.

La première de ces vertus est l'attrait pour le recueillement. Marie goûtait une joie si parfaite dans sa solitude, que, la loi ne lui eût-elle pas défendu d'en sortir, elle y serait demeurée très volontiers, uniquement occupée à contempler les perfections de son divin Fils, et à remplir à son égard tous les devoirs d'une mère. Ceci suffisant pleinement à son bonheur.

La seconde est un amour très délicat pour la pureté de cœur. Elle est pure entre toutes les créatures, et néanmoins elle veut observer la loi, afin de se purifier davantage et de mériter que le Saint-Esprit lui adresse ces paroles des Cantiques : Vous êtes belle, ma bien-aimée ; il n'y a point de tache en vous.

La troisième est une obéissance héroïque. Elle sait qu'elle a conçu par la vertu du Saint-Esprit, et que par conséquent, la loi de la purification n'est point faite pour elle. Elle consent toutefois à s'y assujettir, comme son Fils s'est soumis à la loi de la circoncision. Ennemie des dispenses et des privilèges, elle ne veut se distinguer en rien des autres mères ; elle met sa vertu à satisfaire aux obligations communes, sans éluder ou affaiblir la loi par des interprétations commodes, elle qui a les raisons les plus légitimes pour s'en exempter. Ainsi, après avoir passé quarante jours pleins dans la retraite, elle sort de sa maison et s'achemine en toute diligence vers Jérusalem, marchant avec une joie modeste, les yeux constamment fixés sur son Fils qu'elle porte entre ses bras, et dont l'exemple lui est une admirable leçon d'obéissance.

La quatrième est une rare humilité. Cette vertu porte Marie à vouloir être traitée, non comme vierge, mais comme une femme ordinaire qui a besoin d'être purifiée : en quoi elle montre un égal amour et pour l'humiliation et pour la pauvreté. Que sa conduite doit me confondre quand les mouvements de mon orgueil me font désirer de passer pour saint, moi qui ne suis en réalité qu'un misérable pécheur, dont les bonnes œuvres mêmes, comme parle Isaïe, sont semblables à un linge souillé !

La cinquième est un tendre amour pour la pauvreté qui est la sœur de l'humilité. Avec l'or que lui ont donné les Mages, elle peut acheter un agneau pour l'offrir au temple, selon l'usage des femmes riches et nobles ; mais elle aime mieux passer pour pauvre, et ne présenter, comme les pauvres, que deux tourterelles ou deux pigeonneaux.

La sixième est une douce et fervente dévotion qui paraît dans le respect avec lequel elle présente son offrande au prêtre, et dans la manière humble dont elle le supplie de prier pour elle, bien que sa haute sainteté la rende digne de prier pour les autres.

Enfin, comme au milieu des six feuilles dont le lis est composé s'élèvent six tiges terminées chacune par un bouton d'or, on peut dire aussi que, outre les six principales vertus exercées par la Vierge dans ce mystère, son intention droite et pure de glorifier Dieu lui fait produire un grand nombre de pieuses affections, dans lesquelles les lumières d'une sagesse céleste sont mêlées avec les saintes ardeurs de la charité.

Je me réjouis, glorieuse Vierge, de vous voir ornée de tant de vertus et si pleine de ferveur à les pratiquer. Je reconnais maintenant que vous êtes véritablement un lis entre les épines ; car nos péchés, comme des épines, nous percent, nous déchirent et nous défigurent, tandis que vous êtes au milieu de nous comme un lis d'une merveilleuse blancheur, composé d'autant de feuilles que nous admirons en vous de vertus. On voit bien que vos yeux sont attachés sans cesse sur le Roi de gloire couché dans la crèche, ou reposant sur vos genoux, puisque votre âme, à son exemple, répand ainsi que le nard une odeur très douce, et forme, de votre pureté, de votre humilité et de votre obéissance, un parfum agréable qui brûle, sans se consumer, dans les flammes de la charité. Faites, ô Vierge sainte, que mes yeux soient toujours fixés sur vous et sur votre Fils, afin que, m'appliquant à imiter ses vertus et les vôtres, je répande partout la bonne odeur d'une édifiante et sainte vie. Ainsi soit-il.


II. — Jésus présenté dans le temple
La loi ordonnait encore que tous les premiers-nés des Hébreux fussent offerts et consacrés au Seigneur, en mémoire du bienfait signalé qu'il leur avait accordé en les tirant de l'Égypte, après avoir fait mourir en une seule nuit tous les premiers-nés des Égyptiens. Ce fut pour accomplir cette loi que Marie porta son Fils au temple et qu'elle l'offrit au Père éternel.

1) Considérerons avec quel esprit de dévotion la Vierge fit cette offrande, en son nom et au nom de tout le genre humain. Père saint, dit-elle, voici votre Fils unique, en tant qu'il est Dieu, et mon Fils premier-né, en tant qu'il est homme ; voici celui qui représente tous les premiers-nés offerts à votre divine Majesté jusqu'à ce jour, et dont vous attendiez si vivement la venue dans votre saint temple. Nous vous l'offrons de tout mon cœur, en action de grâces de ce que vous me l'avez donné : pouvons-nous vous présenter un don meilleur ? Il est à vous ; recevez-le dans vos bras paternels : il y sera plus à sa place qu'entre les miens. Recevez-le, ô mon Dieu, en odeur de suavité, pour la rédemption de tous les hommes ; comme une oblation plus précieuse que celle d'Abel, plus agréable que celle de Noé, plus sainte que celle d'Abraham, préférable à toutes celles que Moïse a ordonné de vous faire selon la loi. Nous vous conjurons, par ses mérites, d'accorder à tous les hommes le pardon de leurs offenses, et de ne point leur refuser votre amitié. — Oh ! qui pourrait dire avec quelle complaisance cette offrande fut acceptée par le Père éternel, et à cause de son excellence, et à cause de la sainteté de la personne qui la lui présentait.

2) Considérerons avec quel dévouement l'Enfant béni s'offrit au Père éternel, dans le temple. Voici, dit-il, ô mon Père, voici votre Fils unique qui s'est fait homme pour vous obéir, et qui vient à votre temple pour vous honorer. C'est dans ce saint lieu que je me présente devant votre divine Majesté, prêt à la servir et à faire tout ce qu'il lui plaira de me commander. Puisque ni le massacre des premiers-nés de toute l'Égypte, ni l'oblation des aînés d'Israël n'ont pu sauver les hommes coupables, je me dévoue pour eux à la mort, afin que mon sang apaise votre colère et qu'il soit le prix de leur rédemption. C'est ainsi que le Verbe incarné vérifie cette parole du grand apôtre : Il nous a aimés, et il s'est livré lui-même pour nous, en s'offrant à Dieu pour l’expiation de nos péchés, comme une oblation et une victime d'agréable odeur. Il est à croire que cette auguste cérémonie se fit au commencement du jour, temps où l'on avait coutume d'immoler l'agneau pour le sacrifice du matin, afin qu'il y eût un rapport plus frappant entre la figure et la réalité. Oh ! que le Père éternel agréa volontiers cette offrande qu'il attendait depuis tant de siècles : car toutes celles qu'on lui avait faites jusqu'alors des premiers-nés de son peuple n'avaient été de quelque valeur devant lui, que parce qu'elles étaient des images et des ombres de celle-ci !

3) Il est certain que Notre-Seigneur s'offrit à son Père pour la Rédemption de tous les hommes en général ; mais il est également vrai qu'il nous avait alors présent dans la mémoire et dans le cœur et qu'il s'offrit aussi pour nous en particulier. Dans cette pensée, nous nous renfermerons avec Jésus et avec Marie dans notre âme, qui est le temple de Dieu ; et là, nous présenterons au Père des miséricordes son Fils bien-aimé en reconnaissance de la faveur qu'il nous a faite de nous le donner pour Rédempteur et pour Maître. Nous le supplierons d'agréer cette offrande, de nous accorder par ses mérites le pardon de tous nos péchés, et de nous rendre participant de ses grâces.

Ô Père éternel, je vous offre de toute l'affection de mon cœur votre Fils unique. Je ne mérite pas que vous receviez cette offrande de ma main ; j'espère toutefois que vous aurez plus d'égard à sa valeur qu'à mon indignité, et que vous l'accepterez avec joie. Recevez-la donc, Seigneur, en satisfaction de mes offenses, afin que purifié de toute tache, je puisse paraître devant vous dans le temple de votre gloire. Ainsi soit-il.


III. — Jésus racheté
La loi ordonnait, en troisième lieu, que les premiers-nés fussent rachetés cinq sicles. Marie les paya au prêtre, et le prêtre lui rendit son Fils. Considérons sur ce passage quel est celui qui vend l'Enfant, quelle est celle qui le rachète, à quel prix et en faveur de qui elle fait ce rachat, et enfin quels biens doivent en revenir aux hommes.

1) Celui qui vend l'Enfant divin, c'est le Père éternel. Marie présente aujourd'hui son Fils dans le temple selon la loi. Le Père, qui nous l'a donné, le reçoit ; mais ce n'est pas pour nous le reprendre et le garder, c'est pour nous le donner de nouveau ; c'est, disons-le, pour nous le vendre à notre grand avantage. Admirerons ici la libéralité du Père éternel. Loin de se repentir de nous avoir donné une fois son Fils, il confirme ce qu'il a fait ; il nous crée même un nouveau droit sur ce Fils bien-aimé. (Jusqu'ici nous possédions Jésus à titre de volontaire donation, désormais il nous appartiendra à titre de légitime acquisition.)

2) La personne qui rachète le saint Enfant, c'est Marie. Elle le retire des mains du prêtre et l'emporte avec elle pour le nourrir de son lait en qualité de mère. Mais c'est pour nous, non pour elle, qu'elle le rachète ; si elle le nourrit, c'est afin qu'il grandisse, qu'il nous instruise, et qu'il meure un jour pour notre salut.

3) Le prix du rachat est de cinq sicles.

Ô Père éternel, que vous cédez à vil prix ce que vous avez de plus cher ! Vous n'estimez pas plus votre Fils unique qu'un enfant ordinaire ; mais en vérité, s'il suffit de cinq sicles pour racheter les autres enfants, ne faudrait-il pas des millions de sicles pour racheter Jésus, qui vaut lui seul plus que tout le genre humain ? Je le vois bien, ô mon Dieu, il ne s'agit ici ni de vente ni de rachat, bien que l'on emploie ces noms ; je n'y vois qu'une donation toute gratuite, pour laquelle je vous dois d'éternelles actions de grâces. Que toutes les créatures vous en remercient ; qu'elles bénissent à jamais votre infinie miséricorde !

Dans un sens moral et spirituel, les cinq sicles marquent le prix auquel l'âme fidèle achète l'or très pur de la sagesse divine, qui est Jésus, de la manière qu'il est possible de l'acheter. Or ce prix n'est autre chose que la mortification des cinq sens corporels, et la pratique des cinq vertus qui servent de disposition à la grâce et à la parfaite sainteté, c’est-à-dire : la foi vive, la crainte de Dieu, le regret du péché, la confiance en la divine miséricorde, le ferme propos d'obéir au Seigneur et d'accomplir en toutes choses sa sainte volonté. Par conséquent, ô mon âme, si tu désires posséder Jésus, souviens-toi qu'on ne l'achète point au prix de l'or et de l'argent, mais par l'exercice de ces vertus. Mets-les avec soin en pratique, et tu obligeras le Père éternel à te donner son Fils.

4) Considérons enfin pourquoi le Sauveur veut être vendu et racheté. Il le veut pour devenir le serviteur et l'esclave des hommes et se livrer pour eux à la mort.

Ô doux Jésus, avec quelle joie de votre cœur vous voyez que votre Père céleste vous vend et que votre Mère vous rachète ! Vous annulez par la vente de votre personne, celle que j'ai faite de mon âme en péchant, et vous me rachetez par votre rachat, afin que je sois tout à vous. Mais votre amour n'en demeurera pas là. Vous souffrirez un jour qu'un de vos disciples vous vende encore une fois, et que vos ennemis vous achètent pour vous ôter la vie ; et vous achèverez par votre mort l'œuvre de notre Rédemption. Bénie soit votre charité sans mesure qui ne se lasse pas de nous combler de biens. Ô mon âme, réjouis-toi de ce que le Père éternel t'a vendu son Fils bien-aimé au prix de cinq sicles ; réjouis-toi de ce que Marie, en rachetant l'Agneau de Dieu, t'a acquis un Rédempteur. Ô mon Jésus, vous êtes à moi à titre de vente et d'achat ; mais en retour je me donne tout à vous, et j'ose dire plein de confiance, avec l'Épouse des Cantiques : Mon bien-aimé est à moi, et je suis à lui. Faites, Seigneur, que je ne vous abandonne jamais, et que jamais je ne mérite d'être abandonné de vous. Ainsi soit-il.

Célestine
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C'est la Béatitude Éternelle du Ciel !
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