LA FOI, CHEMIN DE GRÂCES
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Message  Isaïe le Sam 12 Fév 2011 - 16:16

LA FOI


Si l’on considère tout ce qui a été dit jusqu’à maintenant sur la Foi, par rapport à la Doctrine catholique de l’abbé Boulenger (foi divine et foi catholique) et aux dogmes énoncés dans ce catéchisme par rapport aux révélations de l’Esprit Saint à son Église (foi naturelle, foi subjective, foi objective), on constate que la foi chrétienne peut prendre différentes formes.

La Foi est le premier chemin que prend Dieu pour parler à sa créature car Il n’en connaît pas d’autre. La Foi c’est l’acte essentiel de la personne humaine (l’acte est une relation). Le personnage, lui, ne croit à rien, d’où l’importance de vivre avec sa personne.

La personne, que nul n’a jamais vue, est bien dans ce monde, puisqu’elle y anime son personnage, mais elle n’est pas de ce monde..mais d’un Monde où tout relève de la Foi..le Monde de Dieu, car c’est là qu’Il règne et là seulement. Encore faut-il y croire…C’est un acte de foi.

La personne, elle, ne meurt pas étant d’un Monde où tout subsiste : le créé ne meurt pas plus que son Créateur. Les vérités vraies, celles qu’on n’invente pas, celles qui sont de création, sont éternelles. La personne qui anime notre personnage est de ces vérités là (ontologiques) : elle ne meurt pas.

La Foi peut donc prendre différentes formes :

Il existe une foi naturelle, plus ou moins rationnelle ou plus ou moins affective, tout comme on parle de la foi marxiste, existentialiste ou autre, qui relève d’une façon rationnelle basées sur la sensibilité du personnage, le caractère, l’éducation, le milieu, etc, mais la foi des croyants est d’un ordre radicalement différent. Comme vertu théologale, elle est un don gratuit de Dieu, une grâce de lumière et de force, d’ordre spirituel ou surnaturel, qui s’éveille dans l’esprit et surtout dans le cœur du croyant (Âme = coeur et esprit) Elle n’est donc pas de l’ordre des façons de penser habituelles. Comme don gratuit, elle est accordée par Dieu, directement, verticalement. Cela veut dire, évidemment, qu’elle n’est ni un dû, ni méritée d’aucune manière. Elle ad-vient comme le miracle. Dieu seul donne la Vie spirituelle à celui qui le demande et qui nous vient par la Foi. Elle est une grâce surnaturelle et l’humilité est la première condition de l’accueil.

La Foi ne s’explique pas. Elle est fragile en ce monde des hommes qui lui est tout naturellement hostile (Jean 17,14). Elle devient souvent une croix au cœur du croyant. Elle peut s’affermir, et elle le doit, par la réflexion intellectuelle et les activité sociales, où elle peut aussi s’y scléroser à en mourir, car là n’est pas son milieu naturel. Le milieu spécifique de la Foi, c’est le Royaume.

La foi subjective est d’abord une manière de penser, de vivre, de sentir et de respirer qui n’est pas de ce monde, parce qu’elle relève de la personne. Elle est le secret de Dieu. On la dit subjective, parce qu’elle est le propre du sujet que nous sommes : ce qui en nous, pense, aime, sent et décide, consciemment et librement (le cœur et l’esprit). Comme telle, elle est d’abord un sentiment, qui relève du cœur, et une conviction qui relève de la volonté et de l’esprit qui sont très variables d’un sujet à l’autre. Cette Foi concerne finalement Quelqu’un et traduit la confiance que nous lui accordons : elle devient de l’amour. Elle devient alors Charité, l’Amour qui nous unit à Dieu ; et on la dit théologale, parce qu’elle est la seule à «saisir» Dieu (le Christ en tant que Vérité). Cette Foi est inséparable de l’Espérance et de la Charité, ses deux sœurs.

Mais il y a aussi une foi objective, inséparable, elle aussi, de la précédente en ce qu’elle la fonde, l’éclaire et la nourrit. On la dit objective parce qu’elle relève d’un objet bien défini qui est un ensemble de vérités révélées, clairement formulées auxquelles, précisément on croit, et que, pour cette raison, on appelle un Credo. Chacun peut comprendre que sans son credo, la foi subjective ne peut reposer que sur une assise bien fragile qui relève du sentiment, une forme d’émotion. Elle ne résiste guère, en ce cas, aux épreuves courantes. Une Foi trop exclusivement subjective est une espèce de Foi trop exclusivement attachée à des pratiques ou à des attitudes sclérosées : fidéisme (foi purement affective qui s’oppose au rationalisme), formalisme (foi attachée uniquement aux règles prescrites, aux préceptes). Ici, il convient de préciser que le Credo auquel se réfère la foi objective est un ensemble cohérent de vérités clairement formulée qui forme un Tout indissociable qu’on appelle le «Dogme». Ce «Dogme» est révélé. Le «Dogme» en ses dogmes est une certaine forme de Présence réelle du Verbe de Dieu qui vient à nous comme Vérité.

La Foi est une relation unique et mystérieuse à Dieu. Elle vient du Père, de sa Paternité, de son «Désir que l’autre «soit». La Foi est comme un supersens spirituel, mystérieux et exclusif à la personne «capable de Dieu», qu’il convient d’accueillir avec un respect infini et une filiale gratitude (avec reconnaissance). La Foi est le premier don du Père à son Enfant d’adoption, dans le sacrement de Baptême. C’est l’inépuisable générosité du Père. C’est la seule vertu qui nous perment d’accéder aux richesses inestimables du Royaume (qui ne sont pas de ce monde). La Foi ne vient à nous que par le vide de nous-mêmes que nous lui offrons et il n’y a rien de plus fragile et de plus souffrant (et pénible) que ce vide là. Cette Foi, c’est la participation à la Filialité divine. Cette vertu, apparemment si fragile, car elle peut se perdre facilement, est en réalité plus forte que la mort. La Foi est une grâce offerte gratuitement à qui veut bien l’accueillir : «Je me tiens à la porte et je frappe» (Apoc. 3, 20). La Foi est une lumière qui permet à l’esprit de dépasser ses limites naturelles. C’est par elle que s’accomplit l’Incarnation en acte, pour le salut du monde.

Et si l’on revient à ce qui a été dit au début, la foi divine (de Boulenger, dogme 59) ou la foi subjective de l’Esprit Saint ne peuvent s’appuyer que sur la foi catholique (de Boulenger) ou la foi objective de l’Esprit Saint.

La Foi selon Boulenger : dogme 59 du post «LES DOGMES DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE», dans le forum «Théologie catholique» :
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L'INTELLIGENCE DE LA FOI :

La foi catholique (ou la foi objective) est la même pour tous les catholiques et elle est immuable ; elle ne peut changer bien que son contenu puisse être explicité.

Ce que la plupart des catholiques ignorent, c'est qu'à partir de ces vérités révélées qui constituent notre "Dogme" catholique, on peut en tirer d'autres qui en découlent. La foi catholique peut se raisonner ; c'est ce qu'on appelle l'intelligence de la foi. Même chose pour la foi subjective ou la foi divine : à partir de propositions évidentes, on peut en tirer d'autres qui découlent des premières, à la condition, évidemment, que ça ne vienne pas contredire le Credo ou les dogmes établies par la foi catholique.

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Isaïe
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Sixième Demeure : C'est la Nuit de l'esprit. Je pratique l'abandon, la patience, la pauvreté.
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