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Message  Gracieuse Sam 6 Juil 2019 - 18:59

Toute une vidéo , comment il serait important que tout le monde écoute cette vidéo
Comme il le dit si les gens savaient qu'ils iront en enfer ils changeraient leurs vie, malheureusement ils ne veulent pas écouter ces genres de vidéo et de plus ils se croient plus fins que Dieu et ils sont assuré de la miséricorde de Dieu qui elle les sauva quoique qu'ils fassent puisque déjà Jésus est mort pour les sauver .Il peut bien en avoir à la tonne des prêtres en enfer malheureux, mais rien de surprenant quand on voit leur façon de vivre et de penser et de parler
. Prends pitié

Mon Dieu donnez nous des prêtres
Mon Dieu donnez nous de Saints  prêtres
Mon Dieu donnez nous beaucoup de Saints prêtres
Mon Dieu donnez nous beaucoup de saintes vocations religieuses
Maman nous a appris très jeune à dire cette prière et à la dire  tout les jours.
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Message  Admin Dim 7 Juil 2019 - 10:05

@ Gracieuse :

Malheureusement, les gens ne croient plus à l'Enfer !

Le feu de l\'enfer !

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Message  Admin Jeu 11 Juil 2019 - 17:50

LE DOCUMENT DU SYNODE EST UNE PROJECTION DE LA PENSÉE EUROPÉENNE SUR LA RÉGION AMAZONIENNE !


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Le document de travail du Synode d'Amazonie est écrit principalement par un groupe "d'Allemands" qui ne sont "pas de grands théologiens", a déclaré le cardinal Gerhard Müller à NCRegister.com (5 juillet),

"Il a une perspective très européenne et est une projection de la pensée européenne sur la région amazonienne."

Müller a souligné que le texte n'est pas en accord avec les éléments fondamentaux de la théologie catholique, en particulier la conception de la religion, "Notre foi est basée sur la Révélation de Dieu" alors que les autres religions "sont faites par l'homme".

Il considère l'influence allemande sur le Synode comme "pas bonne" et que l'Eglise allemande "s'écroule".

Réfléchissant aux recettes amazoniennes, il remarque que les pseudo-mariages homosexuels et les prêtres mariés existent dans le protestantisme, mais là la situation "est pire" que dans l'Église.

Lorsqu'on lui a demandé s'il soutenait la "Déclaration des vérités", Müller a répondu : "C'est vrai ce qu'ils ont dit, non ?"

SOURCE : https://gloria.tv/article/3YcefzCpehzR2KxWyhv6kxrzD

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Message  Admin Jeu 11 Juil 2019 - 17:54

@ Tous :

Il faut que les Catholiques entrent en RÉSISTANCE contre toutes les faussetés qui seront diffusées via le Synode de l'Amazonie :


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Message  Gracieuse Jeu 11 Juil 2019 - 22:41

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Message  Admin Ven 12 Juil 2019 - 10:52

SYNODE DE L'AMAZONIE : CE QU'IL CACHE !


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En réalité, il n'est qu'un prétexte, et le mariage des prêtres un chiffon rouge. Préfigure-t-il l'avènement d'un catholicisme qui n'a plus rien de catholique (en vérité déjà bien enraciné sur le terrain)? Est-ce la victoire définitive des Boff, Rhaner, Kasper et autres Kühn? L'Instrumentum Laboris laisse craindre le pire (27/6/2019)


LA NÉO-ÉGLISE AMAZONIENNE
Francesco Lamendola
www.ricognizioni.it
21 juin 2019
Ma traduction (les caractères gras sont de moi)
* * *

Désormais, il est clair que le prochain Synode extraordinaire sur l'Amazonie sera le lieu où la contre-église maçonnique du ** Pape Bergoglio jettera le masque et où ouvertement, à la lumière du soleil, sans jamais le dire explicitement (ce ne serait pas dans son style: son style est le mensonge), proposera aux fidèles un "catholicisme" qui n'aura plus rien de catholique, pas même les apparences; qui donnera naissance à une nouvelle religion panthéiste, naturaliste, animiste, appréciée des sorciers et des chamans, sans l'ombre de la véritable doctrine et du magistère de toujours.

Ce sera la reprise des thèmes et de l'approche que nous avons vus dans l'encyclique Laudato sì, à laquelle avait été appelé à collaborer le tristement célèbre ex-frère franciscain Leonardo Boff, figure de proue de la théologie de la libération, déjà condamné par la Congrégation pour la doctrine de la foi (c'étaient d'autres temps): parce que le document préparatoire du synode, l'Instrumentum laboris, a été écrit en grande partie par quelqu'un qui pense pareil, l'évêque émérite brésilien d'origine autrichienne Erwin Kräutler, autre personnage ultra-progressiste et moderniste qui a fait ses preuves pendant 35 ans d'activité épiscopale en Amérique latine, de 1980 à 2015, se présentant comme un des prélats les plus radicaux de toute l'Église catholique.

En d'autres termes, Bergoglio, selon sa tactique habituelle, appelle pour rédiger les documents les plus importants de son pontificat des personnalités discutées et discutables, qui dans l'Eglise catholique, ou même en marge de celle-ci, représentent la pensée d'une petite minorité de théologiens ultra-progressistes, et prétendent imposer leurs idées à tous les croyants, abusant de leur pouvoir et exigeant ensuite que tout le clergé et tous les fidèles respectent les directives imposées par le lobby maçonnique et les observent.

L'attention de beaucoup s'est focalisée sur l'abolition presque certaine du célibat ecclésiastique, qui sera présenté, selon le texte préparatoire, comme l'exception nécessaire à la règle, là où il y a une pénurie de prêtres, comme dans l'immense région amazonienne. Comme dans la meilleure tradition radicale, l'exception servira de tête de bélier pour démolir la règle: une fois la brèche ouverte, le reste tombera aussi comme un fruit mûr.

Il faut prêter attention au langage, à la duplicité jésuite et à la subtile malice avec laquelle les mots sont manipulés et truqués: le célibat sera exalté, en paroles bien sûr, comme un don précieux; mais un don n'est pas une obligation, évidemment; et donc, une fois transmise l'idée que c'est un don, il sera facile pour la contre-Église maçonnique de l'utiliser comme on le fait souvent avec les dons: atteindre un but non déclaré et contourner l'obstacle de la règle établie par l'Église.

Toutefois, ce n'est pas seulement l'attaque contre le célibat ecclésiastique qui doit susciter les préoccupations des croyants, mais toute la structure doctrinale, pour ainsi dire, du document préparatoire du synode pour l'Amazonie. Comme les catholiques auraient déjà dû le comprendre d'après la publication de Laudato si, le 24 mai 2015 (quatre ans se sont écoulés; et qu'ont fait les catholiques pendant tout ce temps, auraient-ils dormi, par hasard?), Bergoglio et la clique des cardinaux maçonniques qui l'ont élu veulent remplacer par une nouvelle religion avec un fond écologique, panthéiste et chamanique, celle fondée par Jésus Christ et établie par ses Apôtres. Cette opération doit être placée dans le contexte sud-américain, où l'écologie profonde, véhiculée par l'Europe et les Etats-Unis, comble le vide idéologique laissé par le marxisme, après la chute des régimes communistes au niveau mondial.

Les théologiens de la libération et tous les membres du clergé et les fidèles qui l'ont embrassée, ont également accepté avec elle la substance de la vision historico-politique du marxisme, fondée sur une critique unilatérale du capitalisme et sur un matérialisme irréligieux, ainsi que sur un pragmatisme exaspéré, une authentique religion du 'faire'. Restés orphelins, du moins officiellement, du marxisme, mais pas disposés à changer d'avis et encore moins à faire amende honorable face à l'échec mondial du communisme et aux décombres qu'il a laissés dans sa chute (et que les catholiques, impitoyablement persécutés par tous les régimes communistes, devraient bien connaître), les évêques, les prêtres et les laïcs d'Amérique du Sud, imprégnés de matérialisme, d'humanitarisme et de philanthropie progressiste, ont adopté avec enthousiasme la vision de l'écologie profonde comme substitut de leur amour perdu: elle joue, dans leur perception (il nous semble qu'il serait excessif de parler de leur pensée), le rôle que la lutte de classe jouait avant.

Cette superposition des idées et des valeurs non catholiques avec de la doctrine catholique ne surprend donc pas: pas même à l'âge d'or de la théologie de la libération, ils n'ont déclaré ouvertement leur marxisme; fidèles au style de l'hypocrisie jésuite, ils étaient des marxistes non déclarés, éventuellement ils disaient volontiers qu'ils partageaient l'analyse marxiste de la société et de ses conflits, pas la perspective de fond. De la même manière, quand le Synode extraordinaire sur l'Amazonie aura lieu, ils nieront avec indignation qu'ils soint matérialistes, panthéistes et animistes, et au contraire, c'est exactement ce qu'ils sont. Leur désir est de faire de l'Église catholique une Église "amazonienne", dominée par un sens très fort de la nature, un véritable naturalisme, privé de la Grâce, qui remplacera le culte du Dieu unique, révélé aux hommes et incarné dans la Personne de Jésus Christ, selon la doctrine de l'Église.

En même temps, l'Amazonie est la terre des Indiens, ils vont donc essayer de substituer l'idéologie indigène, dernière édition révisée et corrigée du vieux mythe délirant du Bon Sauvage, au catholicisme "romain". Et en premier lieu, ils opposeront une "sagesse" primitive, un "sens de la nature" indigène, une "communion entre l'homme et son environnement", et une vénération du divin présent dans la nature elle-même, à la doctrine catholique rigide, vieille et obsolète qui a émergé du Concile de Trente, si terriblement anthropocentrique, ethnocentrique, eurocentrique et romano-centrique.

Bref, ils tenteront de compléter le travail du Concile [Vatican II], c'est-à-dire de démolir l'échafaudage de la doctrine catholique, en utilisant le bagage idéologique indigéniste et écologiste, introduit clandestinement par esprit franciscain de fraternité avec tous le vivant et par la sagesse ancestrale des hommes primitifs qui savent comment vivre en harmonie avec la nature. Ici aussi, il s'agit d'une sorte de repli idéologique, d'autant plus mortifère qu'il n'est ni admis ni explicitement reconnu (donc source de mauvaise conscience): le bon sauvage de l'Amazonie, avec ses bons sorciers et ses bons chamans, est le substitut du bon révolutionnaire marxiste, du guerillero des Tupamaros ou du Sendero Luminoso, lesquels, vaincus sur le terrain, reviennent par la fenêtre après avoir été chassés par la porte.

Le paradoxe est donc le suivant: une idéologie politique vaincue et rejetée y compris dans ses lieux d'origine, d'un bout à l'autre de l'Amérique latine, se transforme aujourd'hui en cheval de Troie pour percer la citadelle de l'Eglise romaine et permettre aux évêques européens ultra-progressistes, notamment allemands, tous disciples de Karl Rahner, Walter Kasper et Hans Küng, de réaliser le but qu'ils se sont fixés depuis l'époque du Concile: subvertir l'Église de l'intérieur; ou, comme l'a dit l'habile moderniste Ernesto Buonaiuti, pour changer Rome avec Rome.

Or, changer l'Église par l'Église elle-même, et sans que la majorité du clergé et des fidèles s'en aperçoivent et s'en rendent compte (parce que c'est vraiment de cela qu'il s'agit: c'est-à-dire d'un coup d'État insidieux plus que d'une révolution), n'est pas quelque chose qui peut être fait à la lumière du soleil; ou plutôt, cela peut être fait à la lumière du soleil, mais après avoir bombardé les fidèles, pendant des années, des décennies, de mots d'ordre catholiques seulement en apparence, mais dans la réalité subtilement imprégnés d'hérésies. Pendant des années, pendant des décennies, cette mystification s'est faite à travers le langage et, en fin de compte, les catholiques, qui ne le sont plus, mais qui le croient toujours, prennent ces mots dans le sens de l'hérésie insidieuse, pas dans le sens catholique orthodoxe. Par exemple, depuis que le monde est monde, dialoguer signifie parler avec l'autre; et parler est une bonne chose, aussi longtemps que c'est possible et tant que cela n'équivaut pas à renoncer à être soi-même; mais à partir du Concile, il y a eu une véritable traduction du sens, et "dialogue" est devenu le mantra destiné à faire passer une idée non catholique, c'est-à-dire qu'on doit renoncer à convertir les non-catholiques, à commencer par les protestants, car ce ne serait pas respectueux envers l'interlocuteur, doté d'égale dignité.

Voilà le piège: faire croire que le principe laïc et laïciste de la liberté religieuse s'applique aussi au catholicisme; que chaque foi est équivalente aux autres, et qu'il n'y a pas de fausses religions, car ce serait manquer de respect à leurs adeptes. Jésus, le Grand, l'Unique modèle, parlait à tous, mais il ne dialoguait pas, si par là nous voulons dire qu'il mettait la Vérité au même niveau que toute autre "vérité" humaine. Jésus a enseigné et l'a fait avec autorité, il n'a pas dialogué.

SOURCE :

http://benoit-et-moi.fr/2019/actualite/ce-que-cache-le-synode.html

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Message  Gracieuse Ven 12 Juil 2019 - 19:23

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Ça sent le brûlé

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Message  Admin Sam 13 Juil 2019 - 11:00

SYNODE D'AMAZONIE : "NON, LES TRIBUS DE L'AMAZONIE NE SONT PAS DE "BONS SAUVAGES" CORROMPUS PAR L'OCCIDENT", DÉCLARE STEVE MOSHER !


SYNODE AMAZONIEN - (SUITE D'AMORIS LAETITIA) : Nous conduira-t-il au Schisme de l'Église Catholique? - Page 6 Dsc_4410


Non, les tribus d'Amazonie ne sont pas les « bons sauvages » que dépeignent le Document préparatoire et l'Instrumentum Laboris pour le synode pan-amazonien qui se déroulera à Rome au mois d'octobre. Ces textes voudraient faire passer la colonisation pour responsable de la perte de l'équilibre et du « bien vivre » que ces peuples autochtones auraient trouvé dans leurs rapports avec la nature. Peu avant la parution de l'Instrumentum Laboris, lundi, LifeSiteNews publiait un commentaire du Document préparatoire paru en 2018 et dont la tonalité est très similaire.

Ce commentaire, nous le devons au sociologue américain Steve Mosher, qui a tenu à réduire à néant ce mythe des tribus « pacifiques » corrompues par l'Occident. Son texte est roboratif.

Steve Mosher est le premier sociologue américain à avoir pu se rendre en Chine pour constater l'œuvre de la révolution culturelle : il était alors athée et pro-avortement. L'assistance à un avortement forcé l'avait bouleversé ; il s'est converti à la religion catholique et, toujours spécialiste de la Chine, a également fondé le Population Research Institute qui lutte contre les entreprises malthusiennes de contrôle de la population à travers le monde.

Je vous propose ici ma traduction rapide de ce texte publié le 13 juin dernier. – J.S.



(20 juin 2019) - A l'approche du Synode pan-amazonien de 2019, prévu en octobre, les organisateurs révèlent de pus en plus ouvertement leurs objectifs. Au nom de ce qu'il faudrait apprendre des peuples tribaux d'Amazonie et de leur protection, le synode semble vouloir promouvoir un écologisme radical qui confine au culte de la nature, sans parler d’une présentation romantique des chasseurs-cueilleurs eux-même, promus au rang de Bons Sauvages.

Les peuples autochtones vivant dans le bassin amazonien offrent, selon le Document préparatoire, « modèle de développement alternatif, intégral et solidaire, basé sur une éthique qui inclut la responsabilité pour une authentique écologie naturelle et humaine ». Et surtout, poursuit le document, ils méritent d'être loués pour leur supposée « spiritualité et sagesse » :

« Pour les peuples autochtones d’Amazonie, le “bien vivre” existe lorsqu’ils sont en communion avec les autres personnes, avec le monde, avec les êtres qui les entourent, et avec le Créateur. Les peuples autochtones, en effet, vivent dans la maison que Dieu lui-même a créée et leur a donné en cadeau : la Terre. Leurs diverses spiritualités et croyances les incitent à vivre en communion avec la terre, avec l’eau, avec les arbres, avec les animaux, avec le jour et la nuit. Les anciens sages, appelées indifféremment payés, mestres, wayanga ou chamanes – entre autres – encouragent l’harmonie des personnes entre elles et avec le cosmos » [Pape François, Discours à Puerto Maldonado, NDT].

C’est du lourd.  On pourrait presque y voir la description d’une sorte de jardin d'Eden – avant la faute, bien sûr – un jardin peuplé exclusivement de nouveaux Adam et de nouvelles Eve.

Mais la forêt amazonienne est-elle vraiment une sorte de paradis sur terre ? Et les chasseurs-cueilleurs primitifs qui y vivent depuis des siècles – en harmonie avec le cosmos lui-même, nous dit-on – sont-ils réellement les êtres sages et spirituels qu’on nous décrit? Sont-ils plus purs, plus nobles ou tout simplement meilleurs que nous, Occidentaux enténébrés ?

En tant qu’anthropologue ayant vécu dans le monde moins développé pendant de nombreuses années et qui ai visité des peuples tribaux en Papouasie-Nouvelle-Guinée et ailleurs, je dis qu’il y a tricherie.

Certaines parties du Document préparatoire sont vraies ; d'autres sont nouvelles. Malheureusement, les parties qui sont vraies ne sont pas propres aux Amazoniens, alors que les parties qui leur attribuent des vertus nouvelles et uniques sont tout simplement fausses.

Prenons l’affirmation selon laquelle les habitants de la forêt tropicale vivent dans une sorte de « communion » avec le « sol, l’eau, les arbres et les animaux », qui serait unique parmi les peuples. Il est clair que cette attitude générale de respect de la nature n’est pas l’apanage des Amazoniens. Tous les chrétiens croyants sont conscients de vivre « dans la maison que Dieu lui-même a créée et leur a donné en cadeau ».

Je crois me rappeler que c'est un catholique italien, et non un « sage » amazonien, qui a le mieux exprimé cette attitude de louange et d'action de grâce pour les merveilles de la création de Dieu que nous admirons tous. On pourrait penser qu’un Vatican dirigé par un admirateur de saint François le comprenne.

L’affirmation selon laquelle les Amazoniens sont en quelque sorte en droit de revendiquer une vertu unique est tout aussi frauduleuse. Il se peut qu’il y ait d’« anciens sages » – il s’agit invariablement d’hommes, soit dit en passant – qui courent dans la forêt tropicale pour promouvoir l'harmonie des gens entre eux et avec le cosmos (quoi que cela veuille dire), mais l'histoire suggère le contraire.

Lors de leur première arrivée au XVIe siècle, les Européens ont trouvé les tribus amazoniennes dans un état de guerre constante. De « sages aînés » menaient des raids sur les colonies voisines, dans le but de capturer des femmes et des territoires. La pratique du cannibalisme n'était pas rare et fournissait un autre motif pour faire la guerre aux peuples voisins.

Selon une étude réalisée en 2012 par l'anthropologue Robert Walker de l’Université du Missouri, environ un tiers de tous les décès parmi les tribus amazoniennes avant l'arrivée des Européens étaient dus à des conflits violents. « Les mêmes raisons – la vengeance, l'honneur, le territoire et la jalousie à à propos des femmes – qui ont alimenté les conflits meurtriers en Amazonie continuent d’alimenter la violence dans le monde d'aujourd’hui », affirme Walker.

En d’autres termes, les peuples de l’Amazonie, plutôt que d’être des avatars représentant ce que notre nature a de meilleur, étaient frappés des mêmes insuffisances pécheresses que l'humanité en général. Ils n’étaient – et ne sont – ni meilleurs ni pires que nous tous.

Alors, qu’est-ce qui a mis fin à ce cycle mortel de violence et de mort ?

Selon Walker, ce n’est rien d'autre que « la propagation du christianisme et l'imposition de structures juridiques nationales ».

A mesure que les missionnaires européens commençaient à atteindre l’intérieur des terres, le niveau de violence a commencé à baisser, alors que bon nombre de ces tribus primitives ont appris le Cinquième Commandement et se sont converties au catholicisme. Le « tu ne tueras point » a été renforcé par la mise en place de gouvernements nationaux – Brésil, Pérou, Venezuela, etc. – qui fronçaient également les sourcils lorsque les peuples sous leur juridiction s’entretuaient et, dans certains cas, se dévoraient entre eux.

En d’autres termes, ce qui a mis fin à la violence, c’est l'arrivée de la civilisation chrétienne.
Aujourd'hui, les descendants actuels de ces mêmes missionnaires, des prélats comme le cardinal Pedro Barreto, veulent inverser ce processus. Au lieu de continuer à convertir les peuples amazoniens, ils veulent, sous des aspects importants, que le peuple amazonien nous convertisse.

Ce manque d’engagement pour l’évangélisation s’illustre le mieux dans le point de vue des organisateurs du Synode sur ce que l’on appelle « les peuples autochtones en isolement volontaire ». (PIAV). Ce sont des tribus qui se sont retirées dans les endroits les plus inaccessibles de la forêt tropicale afin d’éviter tout contact avec le monde extérieur. On estime à environ 150 le nombre de ces tribus, dont la plupart comptent quelques centaines de personnes.

Le Réseau ecclésial pan-amazonien (REPAM), qui organise le Synode amazonien, a consacré beaucoup de temps et d’énergie à promouvoir le droit de ces tribus à vivre dans un isolement total. De fait, le principal objectif de la réunion du REPAM l’an dernier à Puerto Maldonado, au Pérou, était précisément de discuter de la manière de faire en sorte que les tribus indigènes qui se coupent du reste du monde puissent être « protégées » des contacts avec la société, y compris l'Eglise catholique, afin de « vivre en liberté ».

C’est une prise de position qui me semble très étrange de la part d’un membre de l’Eglise catholique – une Eglise qui existe pour le salut des âmes. Le REPAM soutiendrait-il que saint François Xavier a eu tort d’essayer d'évangéliser la Chine, qui à l'époque préférait vivre dans l'isolement ?

La tâche d’évangélisation qu’impose le « grand envoi en mission » ne souffre pas qu’il y ait des exceptions à ce que l’on appelle à juste titre le « principe d »universalité ». Jésus-Christ n'a pas dit : « Faites de toutes les nations des disciples, mais laissez tomber les peuples qui choisissent de vivre dans l'isolement. »

Pourtant, les organisateurs du Synode amazonien croient apparemment qu’il vaut mieux laisser tranquilles les bons sauvages – pour reprendre l’expression de Rousseau – de la forêt amazonienne. L'idée semble être qu’il vaut mieux les aider à maintenir leur propre identité ethnique, culturelle et religieuse, les rites païens et tout le reste, plutôt que de leur enseigner, à eux et à leurs enfants, la grâce salvifique de l'Evangile.

Il n’est donc pas surprenant que l’aspect de l’Amazonie dont les organisateurs du synode sont particulièrement amoureux est que ses centaines de tribus et de langues différentes en font un paradis « multi-ethnique, multiculturel et multi-religieux ».

On pourrait imaginer que le fait d’être « multireligieux » ne soit pas le genre de chose que des cardinaux catholiques comme Barreto puissent applaudir, puisque l’Église existe pour proclamer « l’unique vraie foi ».

Mais ce n’est plus, apparemment, ce que certains dirigeants de l’Eglise croient aujourd'hui.  Si « toutes les religions sont voulues par Dieu », alors il est évidemment ethnocentrique de donner la primauté à la sienne.

Je suppose que nul parmi nous ne devrait en être surpris. Après tout, il est clair depuis longtemps que le principal centre d'intérêt du synode n’est pas du tout la foi catholique, mais plutôt l’élaboration de ce que l’on appelle « une éthique qui inclut la responsabilité pour une authentique écologie naturelle et humaine ».

A la lecture du Document préparatoire, un tel « code éthique » sonne presque comme une religion à part entière.

Pour beaucoup, bien sûr, c'est le cas.

Steve Mosher

SOURCE :  

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SYNODE AMAZONIEN - (SUITE D'AMORIS LAETITIA) : Nous conduira-t-il au Schisme de l'Église Catholique? - Page 6 Empty Re: SYNODE AMAZONIEN - (SUITE D'AMORIS LAETITIA) : Nous conduira-t-il au Schisme de l'Église Catholique?

Message  Admin Lun 15 Juil 2019 - 11:54

LE VATICAN DE FRANÇOIS VEUT CONSTRUIRE UNE ÉGLISE NOUVELLE !


SYNODE AMAZONIEN - (SUITE D'AMORIS LAETITIA) : Nous conduira-t-il au Schisme de l'Église Catholique? - Page 6 Sans-150


Le document de travail du Synode de l'Amazonie contient une "vision idéologique" et n'a "rien à voir" avec le "christianisme", a déclaré le cardinal Ludwig Müller à LaNuovaBQ.it (11 juillet).

Selon Müller, les auteurs du document "traitent notre Credo comme s'il s'agissait d'une opinion européenne". Il rejette le terme "conversion écologique" contenu dans le document, car il n'y a que la conversion au Christ.

Le Synode est un "prétexte pour changer l'Eglise", prévient Müller, "il est célébré à Rome pour souligner le début d'une nouvelle Eglise".

A la question de savoir si le document est hérétique, Müller a répondu : "Hérétique ? Non seulement cela mais il est aussi stupide."

Selon lui, les hérétiques connaissent la doctrine mais s'y opposent, alors que le document "ne fait que créer une grande confusion". Son centre n'est pas Jésus-Christ, mais les auteurs eux-mêmes et leurs idées pour sauver le monde.

SOURCE :  

https://gloria.tv/article/MUCVysYcS2XJ6v33zVRHxHxxC

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Message  Admin Jeu 18 Juil 2019 - 13:00

SYNODE D'AMAZONIE : REVOILÀ LA "TEOLOGIA INDIA" !


SYNODE AMAZONIEN - (SUITE D'AMORIS LAETITIA) : Nous conduira-t-il au Schisme de l'Église Catholique? - Page 6 15338810


Synode Amazonie: revoilà la "Teologia india"

SYNODE AMAZONIEN - (SUITE D'AMORIS LAETITIA) : Nous conduira-t-il au Schisme de l'Église Catholique? - Page 6 Sans-153

Il faut remonter aux années 90 du siècle dernier, à l'époque où le cardinal Ratzinger était préfet de la CDF, et aux provocations d'un obscur prêtre indigène, Eleazar Lopez, pour comprendre la rupture consommée avec les deux pontificats précédents (20/6/2019)

Ce article est issu du site Pan-Amazon Synod Watch, mis en ligne spécialement à l'occasion du Synode sur l'Amazonie par un mouvement qui fait hurler les 'bons' catholiques, l'Institut Plinio Corrêa de Oliveira. Pour autant que j'ai pu en juger, le site, bilingue, (italien et anglais) est une véritable mine. Il a été signalé par Giuseppe Nardi (qui annonce rien de moins que «la révolution à venir dans l'Eglise») ici: katholisches.info

LE SYNODE PANAMAZONIQUE OU LA REVANCHE D'ELEAZAR LÓPEZ SUR JOSEPH RATZINGER
José Antonio Ureta
panamazonsynodwatch.info
9 avril 2019
Ma traduction
* * *

Le prochain Synode aura lieu à Rome et traitera de l'Amazonie, la vaste région de plaines d'Amérique du Sud. Mais, paradoxalement, le grand gagnant de l'événement sera un Zapotèque indien originaire des régions de haute montagne d'Amérique du Nord, plus précisément de Oaxaca, au Mexique. En l'occurrence, le prêtre Eleazar López Hernández1, du diocèse de Tehuantepec, qui se consacre à la pastorale indigène depuis 1970 et qui est «considéré comme l'accoucheur de la Teologia india (Théologie indienne) » en Amérique latine.

Déjà dans les années 90, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (CDF), dirigée par le Cardinal Joseph Ratzinger, avait demandé à un professeur mesuré de l'Université de Salamanque, le jésuite Luis Ladaria Ferrer, actuellement Cardinal Préfet de cette Congrégation, d'étudier et de donner une opinion sur les écrits de Don Eleazar López.

En mai 1996, la CDF organisa à Guadalajara (Mexique) la deuxième rencontre des présidents des Commissions doctrinales des Conférences épiscopales d'Amérique latine. Au cours de cette réunion d'une semaine à huis clos, le Cardinal Ratzinger lui-même donna une conférence «sur la situation actuelle de la foi et de la théologie» [texte en italien ici: www.clerus.org]. Il y parla de la crise de la théologie de la libération résultant du «naufrage des systèmes de gouvernement d'inspiration marxiste en Europe de l'Est [qui] s'est révélé être, pour cette théologie de la pratique politique rédemptrice, une sorte de crépuscule des dieux». Il affirma ensuite que «le relativisme est ainsi devenu le problème central de la foi dans le temps présent» et dénonça, en particulier, ladite «théologie pluraliste des religions», l'illustrant avec des théologiens européens et asiatiques et le New Age nord-américain. Toutefois, il évita soigneusement de mentionner la forme prise en Amérique latine par ladite théologie pluraliste des religions, à savoir la Teologia india, qui était en réalité la raison principale de cette convocation et le thème central de cette semaine de rencontres.

Néanmoins, dans la conférence de presse finale de la rencontre, le panzer Kardinal porta un coup énergique à la Teologia india: «Ratzinger cita comme déviations doctrinales», dit un rapport, «ces mouvements qui veulent une Teologia india et se prévalent de ces peuples pour proposer des points de vue particuliers, et surtout pour faire régresser et rejeter le christianisme. Ils veulent ressusciter les rites, les croyances et les religions des indigènes, tels qu'ils étaient pratiqués avant la Conquête, comme si l'Evangile avait été oppressif». Et d'ajouter: «Ici, on a parlé d'une nouvelle façon de manipuler les peuples autochtones et leurs cultures. Des anthropologues, des pseudo-théologiens et d'autres personnes très favorables à l'indigénisme sont venus ici, avec la volonté de transformer les autochtones en pièces de musée ou objets folkloriques pour attirer le tourisme».

Il ne fait aucun doute que, parmi les «pseudo-théologiens», le cardinal Ratzinger avait en tête le prêtre Eleazar López, qui avait déjà obtenu ses galons comme l'un des orateurs les plus importants lors des Rencontres latino-américaines de Teologia india (la première eut lieu au Mexique, en 1990, on y présenta une communication intitulée "Theology India Today" ) et qui faisait alors fonction de principal animateur intellectuel du Centre national d'assistance aux missions indigènes, le CENAMI, un organisme autonome agissant en collaboration (non sans tensions) avec l'épiscopat mexicain. Le CENAMI était le promoteur par excellence de cette théologie.

Trois ans plus tard, lors de la conférence de presse dans l'avion qui l'emmenait au Mexique, le pape Jean-Paul II exprime la même préoccupation que son gardien de la foi. Interrogé sur ses espoirs pour le Chiapas et les indigènes (la région était encore impliquée dans le conflit «zapatiste» et, sur le plan religieux, secouée par les controverses provoquées par le respect de «l'église indigène» promue par l'évêque Samuel Ruiz, ordinaire de San Cristóbal de las Casas), le Pape répondit sévèrement: «Aujourd'hui, il est beaucoup question de remplacer la théologie de la libération par la théologie indigène, qui serait une autre version du marxisme. La vraie solution réside dans la solidarité».

S'étant montré plus accomodant avec la Teologia india qu'avec sa source d'inspiration, la Théologie de la libération, le Cardinal Ratzinger jugea nécessaire, fin 1999, de demander à Mgr Felipe Arizmendi, Secrétaire général nouvellement élu du CELAM, de «promouvoir le dialogue théologique entre évêques et promoteurs de la Teologia india, afin d'évaluer les contributions de cette théologie et de discerner les points à clarifier».

Et en juillet 2004, il écrivit une lettre au cardinal Francisco Javier Errázuriz, alors président de la CELAM (Conférence épiscopale latino-américaine), lui rappelant que «selon le plan précédemment convenu, d'autres réunions devraient être convoquées, cette fois sur une base régionale, pour continuer le processus d'approfondissement des divers contenus doctrinaux de la Teologia india jusqu'à parvenir à une clarification complète et définitive des aspects problématiques déjà identifiés». De fait, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi nomma comme délégué pour ce dialogue l'archevêque colombien Octavio Ruiz Arenas, futur vice-président de la Commission pontificale pour l'Amérique latine (CAL).

En juillet 2005, Mgr Felipe Padilla Cardona, évêque de Tehuantepec, le diocèse où don Eleazar López est toujours incardiné, le convoqua pour lui dire qu'il avait reçu une lettre de la CDF exprimant sa préoccupation pour sa théologie et, en particulier, pour une récente conférence tenue à la rencontre de l'Association des Missiologues catholiques. De retour de la visite ad limina des évêques mexicains à Rome en octobre de la même année, l'évêque l'informa que la CDF avait décidé de transférer son cas à la Conférence épiscopale mexicaine, se réservant le droit d'intervenir seulement si celui-ci n'avait pas été résolu au niveau local. De fait, une commission de quatre évêques fut constituée pour dialoguer avec le théologien zapotèque, mais entre-temps son évêque lui ordonna, par mesure de précaution, de quitter le Centre national d'assistance aux missions indigènes (CENAMI) et de retourner dans le diocèse pour le travail paroissial. La «punition» fut de courte durée et immédiatement après, le prêtre put déjà retourner à Mexico pour continuer son travail indigèniste au CENAMI.

Le principal problème auquel le Saint-Siège était confronté au Mexique n'était toutefois pas le théologien López mais le diocèse de San Cristóbal de las Casas, qui mettait en pratique de nombreux concepts de Teologia india, depuis l'époque où elle était dirigée par le controversé évêque Samuel Ruiz - et la chose continuait sous son successeur, l'évêque Felipe Arizmendi, déjà mentionné.

Le Vatican se montrait particulièrement préoccupé par le projet de créer une «église autochtone» à travers l'ordination de centaines d'Indiens comme diacres permanents, leur donnant l'espoir qu'à l'avenir ils pourraient être ordonnés prêtres. L'influence de la Teologia india sur cette pastorale était parue de façon flagrante dans un entretien du théologien de la libération Juan Tamayo avec l'évêque émérite Samuel Ruiz. «Tu auras certainement lu Eleazar López et d'autres qui sont dans le domaine de la Teologia india. La réflexion d'Éléazar est doublement valide, parce qu'il s'agit d'un prêtre indigène qui vit au sein de la pastorale indigène», affirmait le prélat.

En octobre 2005, le Cardinal Francis Arinze, Préfet de la Congrégation pour le Culte Divin, écrivit à Mgr Arizmendi une lettre officielle réaffirmant l'interdiction d'ordonner des diacres permanents à San Cristóbal de las Casas «tant que le problème idéologique de fond ne sera pas résolu». Le cardinal y déclarait que «dans le diocèse, l'idéologie promouvant la mise en œuvre du projet d'une Église indigène continue à être latente». Il soulignait en particulier que «alimenter chez les fidèles des attentes contraires au Magistère et à la Tradition, comme c'est le cas avec un diaconat permanent orienté vers le sacerdoce uxorato (marié), place le Saint-Siège dans la position de devoir rejeter les diverses demandes et pressions et donc de le faire apparaître intolérant».

Le cas spécifique du prêtre Éléazar López est réapparu après que Joseph Ratzinger eût accédé au trône pontifical en tant que Benoît XVI. En mai 2007, en marge de la Conférence du CELAM à Aparecida, son remplaçant à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le cardinal William Levada, accorda au théologien mexicain un entretien privé dans lequel il lui dit en préambule: «Je vous connaissais déjà grâce aux documents qu'on m'avait apporté [sur vous]», ajoutant avec emphase: «Vous voulez que la Congrégation pour la Doctrine de la Foi se prononce en faveur de la pastorale indigène et de la Teologia india; mais la Congrégation ne peut pas prendre de telles décisions tant qu'elle n'est pas certaine que ces décisions n'affectent pas l'intégrité de la foi. Vous qui prétendez avoir ces certitudes, présentez-les à la Congrégation pour que nous puissions agir en conséquence».

Dans la première ébauche de la déclaration finale de cette assemblée générale du CELAM à Aparecida, le terme «Teologia india» apparut, à l'initiative du Président de la Conférence épiscopale panamazonienne. Dans le deuxième projet, cependant, cette expression fut supprimée «par l'intervention d'autorités supérieures», comme on l'apprit plus tard. Avec la signature de 17 Présidents de Conférences épiscopales (bien au-delà des 7 requises par le règlement), une motion fut présentée afin d'envisager sa réintroduction. Le Cardinal Levada intervint en séance plénière pour expliquer les raisons pour lesquelles le mot n'avait pas été utilisé et, finalement, sa réinsertion fut rejetée par une faible marge de 59-63. Selon le Père López, le Cardinal Levada aurait assuré que son opposition «n'était pas parce que la Congrégation pour la Doctrine de la Foi était contre la Teologia india, mais parce qu'il fallait attendre que le processus de discernement initié par les évêques des conférences nationales et par le CELAM culminât dans un communiqué officiel de reconnaissance par la Congrégation», ce qui «devrait se faire en septembre 2007, mois où il y aura une réunion spécifique pour décider de la question» Cette rencontre inter-dicastérielle eut effectivement lieu à à Rome, mais «l'usage officiel du terme Teologia india n'y fut pas approuvé».

Cinq ans plus tard, don López était encore une épine dans le pied de la CDF. En mars 2012, le théologien fut convoqué par l'évêque (aujourd'hui cardinal) Carlos Aguiar Retes, à la fois président de l'épiscopat mexicain et du CELAM, qui lui communiqua quelques passages d'une lettre officielle de la CDF, signée par l'évêque Ladaria, alors secrétaire de la Congrégation, qui disait: «Le prêtre Eleazar López Hernández, l'un des plus représentants les plus en vue de la Teologia india, m'a dit en tête-à-tête qu'il vaudrait mieux commencer à parler de sagesse autochtone plutôt que de Teologia india. Il s'agirait certainement d'un grand pas en avant qui porteraient l'ensemble de la discussion sur un plan et un langage beaucoup plus clairs et plus précis(...) Il serait très opportun que le prêtre Eleazar López Hernández écrive un article pour démontrer la nécessité de ce changement et ses raisons».

Exauçant la demande, l'«accoucheur» de la Teologia india publia deux mois plus tard un article intitulé «La Teologia india et sa place dans l'Eglise» dans lequel, loin d'accepter le changement de nom, il réitérait ses déclarations précédentes, dans le sens que même si «les théologies dites indiennes ne sont pas fondées sur de grandes théologies philosophiques, n'ont ni systématisations, ni livres à succès, ni représentants connus, ni prétention à l'universalité, ni à prouver quoi que ce soit à quiconque face aux instances de la raison», elles méritent pourtant le titre de Teologia india. Soulignant que ces théologies indigènes «n'utilisent pas un langage discursif ou philosophique mais mystique et symbolique», parce qu'elles sont «simplement la parole indigène sur Dieu, sur le monde, sur nous-mêmes», don López concluait que «la théologie dans l'Église devrait être ainsi; car Dieu ne peut être objectiséé comme les autres objets du savoir et de la science».

Cinq mois plus tard, participant à un Congrès international de théologie à Sao Lepoldo (Brésil), Eleazar López ajouta que, selon lui, l'expression «sagesse indigène», bien que précieuse «parce qu'elle contient la connaissance que nos peuples ont accumulée dans des processus millénaires, goûtant la vie et Dieu sous toutes ses formes», son utilisation «a des connotations péjoratives, de connaissance primitive sans soutien scientifique» et que, par conséquent, accepter la proposition que fait la CDF «c'est demander à assumer dans l'Église, sans piper, la condition d'infériorité que nous a imposée la société coloniale». Par conséquent, «cesser de parler de la Teologia india ou de la théologie des peuples autochtones, uniquement par mandat de l'autorité, signifierait renoncer à notre approche pour établir une relation juste de l'Église avec nos peuples qui veulent être là avec les fondements de leurs cultures ancestrales».

Moins d'un an plus tard, Benoît XVI renonça à la Chaire de Pierre, et Jorge Mario Bergoglio lui succèda. Neuf mois seulement après son élection, le Pape François reçut en audience Mgr Felipe Arizmendi, accompagné de son évêque auxiliaire. Suite à cette rencontre, en mai 2014, le Cardinal Antonio Cañizares, Préfet de la Congrégation pour le Culte Divin, envoya une lettre à San Cristóbal de las Casas dans laquelle le Saint-Siège autorisé à nouveau l'ordination des diacres permanents dans le diocèse.

Mais la plus grande poussée eut lieu le 13 février 2016, quand le Pape François se rendit spécialement au Chiapas pour prier devant la tombe de Mgr Samuel Ruiz, décédé deux ans plus tôt, dont Elio Masferrer Kan, chercheur à l'Ecole Nationale d'Anthropologie et d'Histoire (ENAH), dressa à cette occasion le bilan la pastorale à un correspondant de la BBC: «Au Chiapas, il existe une organisation qui est à l'évidence le résultat de la Teologia india, c'est l'Armée Zapatiste de libération nationale».

Dans le centre sportif municipal, le pape François célébra la messe, dont les lectures furent prononcées dans les langues autochtones, assisté à l'autel par de nombreux diacres indigènes. Dans son sermon, entouré de représentations d'animaux, il cita le Popol Vuh (le livre des légendes mythiques des Maya Quiché). Citant longuement son encyclique Laudato Si', il déclara que nous ne pouvons rester sourds «face à l'une des plus grandes crises environnementales de l'histoire» et il ajouta: «En cela vous avez beaucoup à nous apprendre, à apprendre à l'humanité. Vos peuples, comme l'ont reconnu les évêques d'Amérique latine, savent s'intégrer harmonieusement à la nature, qui est respectée comme "source de nourriture, foyer commun et autel de partage humain" (Aparecida, 492)».

Commentant ces événements, le théologien zapotèque déclara, deux semaines plus tard, que les indigènes du Mexique «sont les seuls à croire vraiment en la transcendance des événements qui encadrent cette visite papale», puisque «comme leurs lointains ancêtres qui percevaient dans le 'teul' ou l'étranger qui arrive, le retour de leur dieu Quetzalcoatl, ils ont vu dans le Pape un teopízcatl c'est-à-dire une présence divine qui leur est venue en aide pour retrouver l'harmonie du bien vivre et du vivre ensemble».

Mais la véritable revanche de don Eleazar López Hernández sur le Cardinal Joseph Ratzinger s'est consommée avec la convocation de l'Assemblée Spéciale du Synode des Évêques sur l'Amazonie, dont le document préparatoire mentionne explicitement laTeologia india, affirmant que «tandis que nous pensons à une Église à visage amazonien», s'ouvrent de nouvelles voies qui «devront avoir une incidence sur les ministères, sur la liturgie et sur la théologie (Teologia india)».

http://benoit-et-moi.fr/2019/actualite/synode-amazonie-revoila-la-teologia-india.html La note de bas de page se réfère au document final du VIe Symposium de Teologia india, organisé par le CELAM à Asunción (Paraguay), en septembre 2017, qui déclare :

«La théologie de chaque peuple a ses racines et se nourrit dans le territoire et dans le contexte historique ; pour cette raison, les théologies indigènes sont aussi des théologies contextuelles.

«Puisqu'il y a des centaines de peuples indigènes, chacun avec sa propre théologie, cosmovision et coexistence avec le cosmos, le processus d'inculturation de l'Évangile doit respecter les temps, les espaces, les processus, ce qui exige une écoute sans idées préconçues, sachant que l'Évangile est une proposition et non une imposition. (...)»

«Nous réaffirmons que la méthode des théologies indigènes est fortement symbolique, narrative, cosmique et célébrative».

Et, comme s'il s'agissait d'une réponse directe au rapport sur la théologie pluraliste des religions présenté par le cardinal Ratzinger à Guadalajara en 1996, le document final du VIe Symposium de Teologia india conclut: «Il est urgent d'aller de l'avant dans un processus de dialogue interculturel et interreligieux, pour s'enrichir mutuellement, en tenant compte que nos théologies ne sont ni complètes ni définitives. Il est temps de promouvoir les théologies interculturelles et interreligieuses comme processus pour l'élaboration des théologies indigènes».

SOURCE : http://benoit-et-moi.fr/2019/actualite/synode-amazonie-revoila-la-teologia-india.html


Dernière édition par Admin le Mer 31 Juil 2019 - 17:35, édité 2 fois

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