Méditation avec le Combat Spirituel de Laurent Scupoli - Page 5
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Méditation avec le Combat Spirituel de Laurent Scupoli

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Message  Admin le Ven 25 Nov 2016 - 11:22

@ Ami de la Miséricorde :

Meeerci !

Je m'étais ennuyé de Laurent Scupoli !

Clin d\'oeil

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Re: Méditation avec le Combat Spirituel de Laurent Scupoli

Message  ami de la Miséricorde le Sam 26 Nov 2016 - 5:42

CHAPITRE XXV Que pour bien combattre les ennemis, le soldat du Christ doit éviter
avec tout le soin possible ce qui est de nature à troubler la paix de son cœur


(...) Vous reconnaîtrez le principe aux effets qu’il produit. Si ces reproches vous humilien t et augmentent votre ferveur pour le bien, s’ils ne vous ôtent point la confiance que vous avez en Dieu, vous devez les recevoir avec action de grâces comme des faveurs du Ciel. Mais s’ils vous troublent, s’ils vous rendent timide, défiant, paresseux et sans vigueur pour le bien, tenez pour certain qu’ils viennent de l’ennemi ; partant, méprisez-les et continuez votre exercice. En outre, comme l’inquiétude naît le plus souvent en notre cœur à la suite d’événements fâcheux, vous avez, pour repousser ses attaques, deux choses à faire. La première, c’est de considérer et de voir à quoi ces accidents sont contraires, si c’est à l’esprit de perfection ou bien à l’amour-propre et aux inclinations de la nature. S’ils sont contraires à vos penchants et à l’amour-propre qui est votre ennemi capital et votre plus redoutable adversaire, vous devez les regarder, non comme des événements fâcheux, mais comme une faveur et un secours que le Très-Haut vous envoie, et les recevoir avec des sentiments de joie et de reconnaissance. Et s’ils sont opposés à l’esprit de perfection, il ne faut pas pour cela perdre la paix du cœur, comme on le dira dans le chapitre suivant. La seconde chose que vous avez à faire, c’est d’élever votre esprit vers Dieu, et d’accepter avec indifférence et les yeux fermés les présents que vous fait sa main miséricordieuse, persuadé que ce sont autant de faveurs infiniment précieuses, quoique vous en ignoriez présentement la valeur.

CHAPITRE XXVI De ce que nous avons à faire quand nous nous sentons blessés


Quand une faute quelconque a fait une blessure à votre âme, que cette faute provienne de votre fragilité naturelle ou qu’elle ait été commise avec intention et avec malice, gardez-vous bien de vous laisser aller au découragement et à l’inquiétude. Tournez-vous plutôt vers Dieu et dites-lui : Voilà, Seigneur, que j’ai agi en misérable pécheur que je suis ; que pouviez-vous attendre de moi, hormis des chutes ? Et, vous arrêtant quelques instants à cette pensée, humiliez-vous à vos propres yeux, repentez-vous de l’offense faite au Seigneur et, sans vous troubler, entrez dans les sentiments d’une juste colère contre vos passions mauvaises, et spécialement contre celle qui a causé votre chute. Poursuivez ensuite votre prière : Je n’en serais pas demeuré là, Seigneur, si vous ne m’aviez arrêté en chemin. Ici, remerciez et efforcez-vous d’aimer plus que jamais ce Dieu qui, malgré vos offenses, persiste à vous tendre une main secourable pour vous préserver de chutes nouvelles. Enfin, dites-lui avec une confiance sans bornes en son infinie miséricorde. Seigneur, agissez à mon égard, comme un Dieu que vous êtes ; pardonnez-moi ma faute, et ne permettez pas que je vous abandonne pour vivre loin de vous. Faites que je ne vous offense jamais plus. Votre prière achevée, ne vous demandez pas si Dieu vous a, oui ou non, pardonné. C’est là un prétexte spécieux qui ne cache qu’orgueil, inquiétude d’esprit, perte de temps et illusion du démon. Abandonnez-vous plutôt entre les mains Miséricordieuses de Dieu et continuez votre exercice, comme si vous n’aviez pas fait de chute.

Source : Le Combat Spirituel de Laurent Scupoli, Edition de 1895

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Re: Méditation avec le Combat Spirituel de Laurent Scupoli

Message  ami de la Miséricorde le Sam 26 Nov 2016 - 19:21

CHAPITRE XXVI De ce que nous avons à faire quand nous nous sentons blessés

(...) S’il vous arrive de tomber plusieurs fois le jour, que le nombre de vos chutes et de vos blessures ne vous décourage pas. Faites ce que je vous ai dit autant de fois que vous tomberez, et avec autant de confiance la dernière fois que la première. Concevez toujours un plus grand mépris de vous-même et une plus grande horreur du péché, et efforcez-vous de vous tenir désormais mieux sur vos gardes. Le démon a cet exercice en horreur, parce qu’il est infiniment agréable à Dieu et que lui-même en retire toujours la confusion de se voir compté par une âme qu’il avait d’abord vaincue. C’est pourquoi il emploie tous ses artifices pour nous le faire abandonner, et il en vient souvent à bout, grâce à notre négligence et à notre peu de vigilance sur nous-mêmes. Ainsi, plus cet exercice vous présente de difficulté, plus vous devez faire effort sur vous-même pour y être fidèle. Revenez-y plusieurs fois, quand même vous n’auriez fait qu’une seule chute. Et si, après avoir commis une faute, vous vous sentez inquiet, troublé et découragé, la première chose que vous avez à faire, c’est de recouvrer la paix du cœur et la confiance en Dieu. Après vous être muni de ces armes, tournez-vous vers le Seigneur, car l’inquiétude que vous cause votre péché a bien moins pour objet l’offense faite à Dieu que le dommage qui en résulte pour vous-même. Le moyen de recouvrer cette paix si précieuse, c’est d’oublier pour un instant la chute que vous avez faite et de considérer l’ineffable bonté de Dieu, sa clémence toujours prête à oublier l’injure, toujours désireuse de pardonner l’offense, si énorme qu’elle soit, sa persévérance à appeler le pécheur et à l’exhorter de mille façons pour qu’il se jette entre ses bras qui sanctifie et dans l’autre par la gloire qui rend éternellement heureux. Après avoir, à l’aide de ces considérations ou d’autres semblables, rendu la paix à votre âme, revenez à votre chute et faites comme je vous ai dit plus haut. Enfin, quand le temps sera venu de vous approcher du sacrement de pénitence, ce que je vous engage à faire souvent, remettez-vous toutes vos chutes devant les yeux et déclarez-les à votre père spirituel avec une entière sincérité, une vive douleur d’avoir offensé Dieu et un ferme propos de ne plus l’offenser à l’avenir.

CHAPITRE XXVII Comment le démon a coutume de tenter et de séduire ceux qui veulent s’adonner à la vertu, et ceux qui vivent dans l’esclavage du péché

Le démon veut entraîner tous les hommes à leur ruine, mais il ne les attaque pas tous de la même manière. Pour vous dévoiler les moyens d’attaque et les artifices qu’il emploie, il faut que je vous mette sous les yeux les divers états où les hommes peuvent se trouver : - Les uns sont esclaves du péché et ne songent nullement à sortir de leur esclavage. - Les autres voudraient bien en sortir, mais ils reculent devant les difficultés de l’entreprise. - D’autres, croyant marcher dans le chemin de la vertu, ne font que s’en éloigner. - D’autres enfin, après avoir atteint un haut degré de perfection, font une chute plus dangereuse que jamais. Nous parlerons séparément de ces différentes sortes de personnes.(...)

Source : Le Combat Spirituel de Laurent Scupoli, Edition de 1895

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Re: Méditation avec le Combat Spirituel de Laurent Scupoli

Message  ami de la Miséricorde le Lun 28 Nov 2016 - 4:16

CHAPITRE XXVIII De la conduite du démon à l’égard de ceux qu’il tient dans l’esclavage du péché

Lorsque le démon voit une âme asservie au péché, son unique occupation est de l aveugler de plus en plus et de la détourner de tout ce qui est de nature à lui faire connaître son misérable état. Il ne se contente pas de la détourner de toute pensée de conversion et d’opposer ses suggestions perfides aux inspirations du Seigneur ; il lui tend des pièges et l’engage dans des occasions dangereuses pour la faire tomber dans le même péché et dans de plus grands encore. L’âme ainsi aveuglée s’enfonce et s’habitue dans le péché ; et sa misérable vie roule de ténèbres en ténèbres et de crimes en crimes jusqu’à la mort, à moins que Dieu n’étende, pour la sauver, sa main miséricordieuse. Le remède à ce mal, c’est, pour le pécheur qui se trouve en ce misérable état, d’ouvrir son cœur aux pensées et aux inspirations qui l’appellent des ténèbres à la lumière, et de crier à Dieu du fond de son âme : Aidez-moi, Seigneur, je vous en conjure, aidez-moi promptement et ne me laissez pas gémir plus longtemps dans les ténèbres du péché. Ce cri de supplication, qu’il le répète sans se lasser jamais ; qu’il aille au plus tôt se jeter aux pieds d’un confesseur et lui demander l’aide et le secours dont il a besoin pour se délivrer des mains de l’ennemi ! Et s’il ne peut y aller sur l’heure, qu’il se jette aux pieds de son crucifix et l’invoque le visage prosterné contre terre ! Puis se tournant vers la Vierge Marie, qu’il implore sa miséricorde et son secours ! Soyez assuré que là se trouve le secret de la victoire, ainsi que nous le verrons dans le chapitre suivant.


CHAPITRE XXIX Des artifices que le démon emploie pour retenir dans ses liens ceux qui connaissent leur mauvais état et cherchent à en sortir


; et pourquoi nos bons propos demeurent souvent sans exécution L’arme dont le démon se sert pour tromper et vaincre ceux qui connaissent le mauvais état de leur conscience et veulent changer de vie, c’est cette pensée : Je me convertirai plus tard. Et ils s’en sont répétant le cri du corbeau : Cras, cras, demain, demain. Je veux, disent-ils, terminer d’abord cette affaire, sortir de cet embarras ; après quoi, je m’adonnerai plus tranquillement à la vie spirituelle. C’est là un piège auquel beaucoup se sont laissé prendre et se laissent prendre encore tous les jours. Ce qui les fait ainsi succomber au piège du démon, c’est cette torpeur et cette paresse d’esprit qui les empêche, dans une affaire où le salut de notre âme et l’honneur de Dieu sont engagés, de prononcer enfin cette parole victorieuse : Maintenant, maintenant, et pourquoi plus tard ? Aujourd’hui, et pourquoi demain ? Ne devraient-ils pas se dire : Quand même ce plus tard, et ce demain me serait assuré, est-ce un moyen de faire mon salut et de me préparer à la victoire, que de me jeter au devant des traits de l’ennemi et de me précipiter dans de nouveaux désordres ? Vous soyez donc que le moyen d’éviter cette illusion et celle dont il a été parlé au chapitre précédent, le moyen de triompher de l’ennemi, c’est la prompte obéissance aux pensées et aux inspirations divines. Je parle d’obéissance prompte et non de simple propos ; car les propos sont trompeurs, et ils ont trompé bon nombre de personnes pour plusieurs raisons.

Source : Le Combat Spirituel de Laurent Scupoli, Edition de 1895

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Re: Méditation avec le Combat Spirituel de Laurent Scupoli

Message  grenouille-de-bénitier le Lun 28 Nov 2016 - 7:32

Merci ce livre est magistral, Meeerci !
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Re: Méditation avec le Combat Spirituel de Laurent Scupoli

Message  Admin le Lun 28 Nov 2016 - 13:11

@ Ami de la Miséricorde :

Je joins à Grenouille-de-Bénitier pour vous dire Merci ! !

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Re: Méditation avec le Combat Spirituel de Laurent Scupoli

Message  ami de la Miséricorde le Lun 28 Nov 2016 - 17:31

CHAPITRE XXIX Des artifices que le démon emploie pour retenir dans ses liens ceux qui connaissent leur mauvais état et cherchent à en sortir

(...) La première que j’ai touchée plus haut, c’est que nos résolutions ne sont pas fondées sur la défiance de nous-mêmes et la confiance en Dieu ; et qu’ainsi nous ne parvenons pas à découvrir en nous ce fond d’orgueil qui est le principe de notre illusion et de notre aveuglement. La lumière pour connaître ce mal et le remède pour le guérir nous viennent de la bonté divine. Le Seigneur permet que nous tombions, afin que notre chute nous fasse passer de la présomption à la confiance en Dieu, et de l’orgueil à la connaissance de nous-mêmes. Si nous voulons que nos résolutions soient efficaces, il faut les rendre fermes, et elles seront fermes quand elles auront pour base la conviction de notre impuissance et une humble confiance en Dieu. La deuxième raison, c’est que, dans les résolutions que nous prenons, nous ne considérons que la beauté et l’excellence de la vertu. Notre volonté, si lâche et si faible qu’elle soit, se sent attirée vers elle ; mais à la vue des difficultés qu’il faut vaincre pour l’acquérir, elle se rebute et retourne en arrière. Accoutumez-vous donc à aimer davantage les difficultés que présente l’acquisition des vertus, que les vertus elles-mêmes ; pensez à ces difficultés, tantôt plus, tantôt moins ; mais ne les perdez jamais de vue, si vous voulez que vos efforts soient couronnés de succès. Sachez du reste que vous remporterez sur vous-même et sur vos ennemis une victoire d’autant plus prompte et plus éclatante que vous embrasserez plus généreusement les difficultés et que vous les aimerez davantage. La troisième raison, c’est que nos résolutions ont moins la vertu et la volonté de Dieu pour objet que notre intérêt propre. Ce défaut se remarque surtout dans les résolutions que nous prenons d’ordinaire quand nous sommes comblés de consolations spirituelles, ou bien encore lorsque l’adversité nous presse de toute part, et que nous ne trouvons d’allégement à notre douleur que dans le propos de nous donner entièrement à Dieu et de nous consacrer sans réserve aux exercices des vertus. Pour éviter ce défaut, soyez, à vos moments de ferveur spirituelle, humble et circonspect dans vos résolutions, et plus encore dans vos promesses et vos vœux ; à vos heures d’affliction, proposez-vous uniquement de porter votre croix avec la patience que le Seigneur attend de vous, et de mettre en elle toute votre gloire, au point de refuser les consolation humaines et parfois même les consolations divines. La seule chose que vous devez désirer et demander, c’est que Dieu vous aide à supporter l’adversité, sans blesser la vertu de patience et sans déplaire au Seigneur.

CHAPITRE XXX Comment le démon persuade à plusieurs qu’ils avancent dans la voie de la perfection

Vaincu dans le premier et le second assaut, l’esprit malin recourt à un autre stratagème. Il cherche à nous faire oublier les ennemis qui nous attaquent et nous font actuellement essuyer de grands dommages, pour occuper notre esprit de désirs et de projets de haute perfection. Il en résulte que nous négligeons les blessures que nous recevons continuellement et que, prenant nos résolutions pour des œuvres, nous nous laissons entraîner à toutes les séductions de l’orgueil. La moindre contrariété, la moindre injure nous irrite, et nous perdons un temps considérable à méditer des projets héroïques, comme celui de souffrir pour l’amour de Dieu les plus horribles tourments, voir les peines du purgatoire.(...)

Source : Le Combat Spirituel de Laurent Scupoli, Edition de 1895

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Re: Méditation avec le Combat Spirituel de Laurent Scupoli

Message  ami de la Miséricorde le Mer 30 Nov 2016 - 5:08

CHAPITRE XXX Comment le démon persuade à plusieurs qu’ils avancent dans la voie de la perfection

(...) Et comme la partie inférieure de nous-mêmes n’éprouve aucune répugnance pour ces maux éloignés, nous avons, tout misérables que nous sommes, l’audace de nous comparer à ceux qui souffrent avec une patience infatigable les plus affreux supplices. Pour éviter ce piège, proposez-vous de combattre et combattez effectivement les ennemis qui vous attaquent de près ; vous reconnaîtrez par là si vos résolutions sont vraies ou fausses, fortes ou faibles ; et vous marcherez à la perfection par le chemin que les saints nous ont frayé. Pour ce qui est des ennemis qui ne vous inquiètent pas d’ordinaire, je ne vous conseille pas de leur livrer combat, à moins que vous ne prévoyiez une attaque prochaine. Vous pouvez alors, pour vous mettre en état de soutenir la lutte, former d’avance quelques résolutions. Quand même vous vous seriez exercé durant quelque temps à la pratique des vertus, ne prenez jamais vos résolutions pour des victoires ; mais tenez-vous dans l’humilité, défiez-vous de vous-même et de votre faiblesse ; et vous confiant en Dieu seul, demandez-lui instamment de vous fortifier, d’éloigner de vous tout péril et d’étouffer en vous tout sentiment de présomption et de confiance en vos forces. Dans ces conditions, la difficulté que nous éprouvons à surmonter quelques légers défauts que Dieu laisse parfois subsister en nous, pour nous convaincre de votre faiblesse et nous conserver le mérite de nos bonnes œuvres, cette difficulté, dis-je, ne doit pas nous empêcher de tendre à une plus haute perfection.


CHAPITRE XXXI Des artifices qu’emploie le démon pour nous faire quitter le chemin de la vertu

La quatrième ruse mentionnée plus haut, celle dont le malin esprit se sert pour nous tromper lorsqu’il nous voit marcher dans le chemin de la perfection, c’est d’exciter en nous des désirs excellents, mais inopportuns, et de nous faire tomber ainsi de la pratique des vertus dans l’abîme du vice. Voilà, je suppose, une personne malade qui supporte patiemment son mal. Le démon, sachant que, par ce moyen, elle acquerra l’habitude de la patience, lui met devant les yeux beaucoup d’œuvres saintes qu’elle pourrait faire dans un autre état ; et il s’efforce de lui persuader que, si elle se portait bien, elle servirait mieux le Seigneur et serait plus utile aux autres et à elle-même. Lorsqu’il est parvenu à exciter ces désirs en son cœur, il les fortifie peu à peu, jusqu’à la rendre inquiète de ne pouvoir mettre ces désirs à exécution comme elle le voudrait bien. Et plus ces désirs grandissent et se fortifient, plus l’inquiétude augmente. Puis l’ennemi la pousse adroitement et insensiblement à s’impatienter contre sa maladie, non pas en tant que maladie, mais en tant qu’obstacle aux œuvres qu’elle désire ardemment accomplir pour un plus grand bien. (...)

Source : Le Combat Spirituel de Laurent Scupoli, Edition de 1895

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Re: Méditation avec le Combat Spirituel de Laurent Scupoli

Message  ami de la Miséricorde le Mer 30 Nov 2016 - 17:36

CHAPITRE XXXI Des artifices qu’emploie le démon pour nous faire quitter le chemin de la vertu

(...) Quand il l’a poussée jusque-là, il efface peu à peu de son esprit les idées de service de Dieu et de bonnes œuvres, et n’y laisse que le seul désir d’être délivrée de son mal. Mais voyant que la guérison se fait attendre, elle se trouble au point de devenir tout à fait impatiente. C’est ainsi que de la vertu qu’elle pratiquait, elle tombe, sans s’en apercevoir, dans le vice contraire. Le moyen de vous garantir de cette illusion, c’est d’avoir soin, quand vous vous trouvez dans un état de souffrance, de tenir votre cœur fermé à tout désir qui, par le fait même qu’il est présentement irréalisable, ne fera vraisemblablement que vous causer de l’inquiétude. Vous devez croire alors en toute humilité, patience et résignation, que vos désirs n’auraient pas d’effet que vous souhaitez, parce que vous êtes plus faible et plus inconstant que vous ne vous l’imaginez. Ou bien encore pensez que Dieu, dans ses secrets jugements, ou en punition de vos fautes, ne veut point que vous fassiez cette bonne œuvre, mais qu’il désire plutôt que vous vous humiliiez avec patience sous la douce et puissante main de sa Providence. De même, si l’ordre de votre père spirituel, ou quelque autre raison, vous empêche de remplir à votre gré vos exercices ordinaires de dévotion, et spécialement de vous approcher de la sainte Table, ne laissez pas pour cela le trouble et l’inquiétude entrer en votre cœur ; mais dépouillez-vous de votre propre volonté et revêtez-vous du bon plaisir de Dieu, en disant en vous-même : Si le regard de la divine Providence ne découvrait pas en moi tant d’ingratitude et de défauts, je ne serais pas maintenant privé de la sainte communion ; mais puisque le Seigneur se sert de ce moyen pour me faire connaître mon indignité, qu’il en soit béni et loué ! Confiant en votre bonté souveraine, je crois, ô mon Dieu, que la seule chose que vous demandez de moi, c’est qu’en supportant mes épreuves avec patience et en vue de vous plaire, je vous ouvre un cœur pleinement soumis à votre volonté, afin que vous y entriez spirituellement, pour le consoler et le défendre contre les ennemis qui veulent vous le ravir. Que tout ce qui est bon à vos yeux s’accomplisse ; et que votre volonté, ô mon Créateur et mon Rédempteur, soit maintenant à jamais ma nourriture et mon soutien. La seule grâce que je vous demande, ô doux objet de mon amour, c’est que mon âme, purifiée de tout ce qui vous déplaît en elle et ornée des vertus saintes, se tienne vouloirs prête à recevoir votre visite et à faire tout ce qu’il vous plaira de lui ordonner. Si vous mettez ces observations en pratique, tous les saints désirs que vous ne pourrez exécuter, qu’ils vous viennent de la nature, qu’ils vous soient inquiéter par le démon dans le but de vous inquiéter et de vous éloigner du sentier de la vertu, ou bien par Dieu lui-même dans le dessein d’éprouver votre résignation à sa volonté : tous ces désirs, dis-je, vous fourniront l’occasion de servir votre divin Maître de la manière qui lui plaît davantage. C’est là la véritable dévotion et l’hommage que Dieu attend de nous. Une pratique excellente pour ne pas perdre patience dans nos épreuves, de quelque part qu’elles nous arrivent, c’est, en employant les moyens licites dont les saints eux-mêmes se sont servis, de les employer, non dans le désir d’être délivrés de nos maux, mais uniquement en vue d’obéir à Dieu, attendu que nous ne savons pas si les moyens que nous prenons sont ceux que Dieu choisis pour nous délivrer. (...)

Source : Le Combat Spirituel de Laurent Scupoli, Edition de 1895

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Re: Méditation avec le Combat Spirituel de Laurent Scupoli

Message  ami de la Miséricorde le Ven 2 Déc 2016 - 4:45

CHAPITRE XXXI Des artifices qu’emploie le démon pour nous faire quitter le chemin de la vertu

(...) Si vous agissez autrement, vous tomberez dans des maux plus grands encore, parce que vous vous abandonnerez facilement à l’impatience si l’événement ne répond pas à votre désir et à votre attente ; votre patience, du moins, sera moins parfaite et moins agréable à Dieu, et partant, peu méritoire. Je veux enfin vous prémunir contre un artifice secret dont notre amour-propre se sert en certaines rencontres pour voiler et excuser nos défauts. C’est ainsi, par exemple, qu’un malade qui ne supporte son infirmité qu’à contre-cœur, cache son impatience sous le voile d’un zèle ardent pour le bien. À l’entendre, le mécontentement qu’il témoigne ; ce n’est que le juste déplaisir qu’il éprouve en songeant qu’il a été lui-même la cause de sa maladie, et en voyant les ennuis et le dommage qu’elle occasionne aux autres par les soins qu’elle exige ou pour tout autre motif. De même l’ambitieux qui se plaint de n’avoir pu obtenir la dignité qu’il convoitait, n’a garde d’attribuer son chagrin à son orgueil et à sa vanité ; mais il tâche de l’expliquer par d’autres motifs dont on sait parfaitement qu’il ne tient aucun compte quand ses intérêts ne sont à l’heure se plaignait des peines que son état occasionnait aux autres, et qui s’inquiète fort peu maintenant de voir les mêmes personnes endurer les mêmes désagréments à propos de la maladie d’un autre. C’est là un signe évident que les plaintes qu’exhalent ces personnes ne proviennent nullement de leur charité pour le prochain, mais bien de leur secrète horreur pour tout ce qui contrarie leurs désirs. Pour vous, si vous voulez éviter cet écueil et d’autres encore, supportez avec une patience inaltérable les peines et les afflictions, quelle que soit, je vous le répète, la cause qui les fait naître.

CHAPITRE XXXII Du dernier assaut du démon et de l’artifice auquel il a recours pour faire de la vertu même une occasion de ruine.


Le malin et astucieux serpent pousse la ruse jusqu’à faire servir à notre ruine les vertus mêmes que nous avons acquises. Il nous les fait regarder avec une secrète complaisance et nous élève bien haut dans notre propre estime, afin de nous faire tomber ensuite dans le vice de l’orgueil et de la vaine gloire. Pour triompher de ce péril, prenez position dans la plaine égale et assurée d’une vraie et profonde conviction de votre néant. Persuadez-vous bien que vous n’êtes rien, que vous ne pouvez rien, que vous êtes rempli de misères et de défauts, et que vous ne méritez que la damnation éternelle. Retranchez-vous dans cette vérité et gardez-vous bien, quoi qu’il arrive, de faire un seul pas hors ce cette enceinte, persuadé que les pensées ou les événements qui vous poussent à la quitter sont autant d’ennemis décidés à ne vous laisser sortir de leurs mains que mort ou grièvement blessé. Pour vous exercer à courir dans cette plaine assurée de la connaissance de votre néant, voici la méthode que vous avez à suivre. Lorsque vous jetterez les yeux sur vous-même et sur vos actions, envisagez seulement ce qui est de vous, sans y mêler ce que vous tenez de Dieu et de sa grâce, et estimez-vous tel que vous vous trouverez être par vous-même. Si vous considérez le temps qui a précédé votre naissance, vous verrez que dans cet abîme sans bornes de l’éternité vous n’avez été qu’un pur néant, incapable de rien faire pour arriver à l’existence. (...)

Source : Le Combat Spirituel de Laurent Scupoli, Edition de 1895

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