DERNIÈRE HEURE : « "Amoris Laetitia" : Le Pape François tend la main aux divorcés-remariés » !
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Message  Admin le Ven 8 Avr 2016 - 17:50

DERNIÈRE HEURE : « "AMORIS LAETITIA" : LE PAPE FRANÇOIS TEND LA MAIN AUX DIVORCÉS-REMARIÉS » !

(8 avril 2016) - Le pape François a prôné, dans son "exhortation apostolique" sur la famille publiée vendredi, l'intégration dans l'Église des divorcés remariés, mais sans évoquer leur accès aux sacrements. Rien de nouveau en revanche sur les homosexuels.

Le pape François a en partie répondu aux attentes des divorcés remariés. Dans son "exhortation apostolique" sur la famille, publiée vendredi 8 avril, le souverain pontife a appelé à ce que les divorcés remariés soient intégrés dans l'Église, rejetant leurs condamnations définitives.

Cette "exhortation apostolique" sur la famille et le mariage était très attendue, après deux synodes (assemblées d'évêques) qui avaient en 2014 et 2015 illustré les profondes divisions de l'Église sur sa réponse aux évolutions sociétales.

Le président de la Conférence des évêques de France (CEF), Mgr Georges Pontier, salue dans les directives du pape François "un texte qui colle vraiment à la réalité de la vie des gens".

Pas de sacrement en vue

"C'est vraiment une ouverture jamais faite auparavant [...] même s'il ne parle pas ouvertement de réintégration aux sacrements" des personnes remariées civilement, s’enthousiasme Monique Rouquié-Parriel, présidente de l'association française "Chrétiens divorcés - chemins d'espérance". "Nous sommes heureux que le pape prenne en compte la foi des personnes et leur situation concrète", a-t-elle poursuivi auprès de l'AFP.

Le pape François a en effet évoqué l'intégration dans l'Église des divorcés remariés, mais jamais évoquer leur accès aux sacrements. Une revendication pourtant chère aux catholiques divorcés mais remariés civilement. L'accès à la communion n'est à aucun endroit mentionné dans ce long texte de quelque 260 pages intitulé "Amoris Laetitia" ("La joie de l'amour").

Pour l’heure, l'association "Chrétiens divorcés - chemins d'espérance" attend de "voir comment cela sera vécu dans les paroisses". "Mais le pape insiste tellement sur la réintégration et sur la miséricorde qu'il semble impossible que les pasteurs ne le suivent pas", prédit la responsable.

Statu quo pour les homosexuels

Le pape François a par ailleurs reconnu la valeur de certaines unions libres stables, que l'Église est appelée à prendre en compte. Les couples hétérosexuels en union libre ou mariés seulement civilement peuvent aussi être des "signes d'amour" à prendre en compte quand ils atteignent une "stabilité consistante à travers un lien public", ou lorsque leur union est "caractérisée par une affection profonde", a écrit le pape.

Les directives sur la famille maintiennent en revanche le statu quo pour les homosexuels, quasi-absents du texte, et dont l'Église catholique refuse toujours de reconnaître les unions. "En ce qui concerne le projet d'assimiler au mariage les unions entre personnes homosexuelles, il n'y a aucun fondement pour assimiler ou établir des analogies, même lointaines, entre les unions homosexuelles et le dessein de Dieu sur le mariage et la famille", écrit le pape dans son "exhortation apostolique" sur la famille.

Avec AFP

SOURCE : http://www.france24.com/fr/20160408-pape-francois-divorces-remaries-synode



Dernière édition par Admin le Mar 19 Avr 2016 - 18:12, édité 1 fois

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Message  Admin le Ven 8 Avr 2016 - 18:09

COUPLES NON MARIÉS, DIVORCÉS REMARIÉS : LE PARI OSÉ DU PAPE FRANÇOIS !


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(8 avril 2016) - C’est peu dire que la publication de l’exhortation apostolique Amoris laetitia (La joie de l’amour) était attendue. Avec ce texte prend fin un processus commencé en février 2014 par lequel le pape François voulait mettre fin à une crise ayant éclaté dans l’Eglise en juillet 1968, avec la publication de l’encyclique Humanae vitae sur la régulation des naissances. Depuis cette date, le débat pastorale et moral n’a pas cessé et l’hémorragie des fidèles non plus, au moins dans les pays de vieille chrétienté.

L’affrontement entre les plus hauts cardinaux de l’Eglise porte depuis deux ans sur la possibilité de donner la communion, voire la réconciliation, aux divorcés remariés civilement. Rappelons que Jean-Paul II avait déjà répondu à cette question ; mais c’était il y a 35 ans dans sa propre exhortation suite au synode de 1980 sur la famille. Il avait affirmé dans Familiaris consortio que ces fidèles vivant dans une contradiction objective avec ce que signifie la communion eucharistique ne pouvaient pas y accéder ; sauf à se séparer, ou à vivre dans la continence parfaite s’ils ne pouvaient pas se séparer pour de graves raisons (l’éducation de leurs enfants). Cette règle directement liée à la doctrine sur trois sacrements (mariage, eucharistie et réconciliation) est apparue à un nombre toujours plus important de fidèles et de pasteurs comme trop dure et comme un repoussoir, analogue à ce que l’interdit de la contraception avait produit en termes d’incompréhension et de défection. Chargé par le pape François lui-même d’étudier cette question, le dernier synode d’octobre 2015 n’a pas tranché et lui a adressé un texte final consultatif suffisamment indéterminé pour que chacune des positions puisse y lire ce qu’elle juge pertinent.

Le pape François publie aujourd’hui un long texte de plus de 200 pages dans lequel un chapitre entier (le 8e) est consacré à « Accompagner, discerner et intégrer la fragilité » les personnes en situation « irrégulières ». La lecture attentive de ce chapitre permet d’affirmer que le pape François ne tranche pas, lui non plus. Il reste dans l’indétermination, et il prend ainsi le grand risque d’une polémique interprétative, mais décuplée cette fois-ci en raison de l’autorité de ce document.

A aucun moment il n’écrit qu’il est licite qu’un fidèle divorcé vivant maritalement puisse communier. Il rappelle même à plusieurs reprises la doctrine sur l’indissolubilité du mariage en exhortant les conjoints à la fidélité. Mais il faut aussi noter que l’ensemble de ce chapitre est écrit selon une méthode et un ton radicalement nouveaux. « Il s’agit d’intégrer tout le monde » (§297), et de « valoriser les éléments constructifs dans des situations qui ne correspondent pas encore ou qui ne correspondent plus à son enseignement sur le mariage » (§292). Le pape François valide une pastorale où le pasteur doit accompagner son fidèle en soulignant la continuité de ce qu’ils vivent aujourd’hui avec ce qu’il est appelé à vivre, à savoir « l’idéal » du mariage chrétien (le mot est omniprésent). L’idée est bien sûr que par la valorisation de ce qui est vécu de positif le fidèle soit amené à découvrir la profondeur et la vérité de ce que l’Eglise lui « propose » de vivre. L’accent n’est plus mis d’abord sur la conversion et l’arrachement au péché mais sur la croissance des semences présentes dans ces situations irrégulières.

Le point qui sera sans nul doute le plus discuté est le passage où le pape François, citant le texte du synode de 2015, conseille aux pasteurs le discernement au cas par cas des situations afin d’aider le fidèle à former un jugement en conscience sur sa situation matrimoniale. « Le colloque avec le prêtre, dans le for interne, concourt à la formation d’un jugement correct sur ce qui entrave la possibilité d’une participation plus entière à la vie de l’Eglise et sur les étapes à accomplir pour la favoriser et la faire grandir. Etant donné que, dans la loi elle-même, il n’y a pas de gradualité, ce discernement ne pourra jamais s’exonérer des exigences de vérité et de charité de l’Evangile proposées par l’Eglise. » (§300) Il est certes difficile de conclure d’un tel passage au caractère légitime de la communion pour les divorcés remariés ! Mais le pape jésuite prend ensuite le soin d’accompagner ce passage de toutes sortes de remarques sur « les circonstances atténuantes dans le discernement pastoral », sur la distinction entre péché objectif et imputabilité subjective, ou encore en citant un texte de saint Thomas d’Aquin pour légitimer des « exceptions », là où le texte médiéval ne parle pas d’exceptions !

Bref, le pape François fait un pari osé. En effet, il espère que par un tel changement de perspective pastorale, il va remettre en chemin vers « l’idéal » de la vie chrétienne les fidèles jusqu’alors en souffrance en raison de leur « situation irrégulière ». On peut aussi faire l’hypothèse que ce texte sera reçu par nombre de fidèles et de pasteurs comme la reconnaissance « mezza voce » de leur situation. Auquel cas, le pape François loin de les mettre en route les aura confortés dans leur statu quo et aura reconnu face à tous que la doctrine catholique du mariage est décidément un idéal peu accessible pour les hommes et les femmes d’aujourd’hui. Les mois et les années qui viennent permettront de constater l’échec ou la réussite de ce pari.

Thibaud Collin (Professeur de philosophie en classes préparatoires au collège Stanislas, Paris)
 
SOURCE :

http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/04/08/couples-non-maries-divorces-remaries-le-pari-ose-du-pape-francois_4898896_3232.html

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Message  Ginou Saliba le Ven 8 Avr 2016 - 19:17

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DERNIÈRE HEURE : « "Amoris Laetitia" : Le Pape François tend la main aux divorcés-remariés » ! Empty “Voice of the Family” publie une première analyse critique d'“Amoris Laetitia”

Message  Ginou Saliba le Ven 8 Avr 2016 - 21:01

DERNIÈRE HEURE : « "Amoris Laetitia" : Le Pape François tend la main aux divorcés-remariés » ! Voice-of-the-Family-logo--768x818

“Voice of the Family”, une coalition d'associations provie et pro-famille a publié cet hier soir une analyse critique de l'Exhortation apostolique “Amoris Laetitia”. Je vous en propose ici ma traduction. On notera particulièrement la citation tronquée et hors contexte de “Gaudium et Spes”. – J.S.

La promulgation de l'Exhortation apostolique Amoris Laetitia par le pape François marque la conclusion d'un processus synodal qui a été dominé par des tentatives visant à saper la doctrine catholique sur les questions relatives à la vie humaine, au mariage et à la famille ; sur des questions qui comprennent, mais qui ne se limitent pas à l’indissolubilité du mariage, la contraception, les méthodes artificielles de reproduction, homosexualité, l'idéologie du genre et les droits des parents et des enfants. Ces tentatives en vue d'altérer la doctrine catholique affaiblissent le témoignage de l'Eglise en faveur des vérités d’ordre naturel et surnaturel et ont menacé le bien-être de la famille, spécialement les plus faibles ou les plus vulnérables.

L'Exhortation apostolique Amoris Laetitia est un document très long, qui aborde une vaste quantité de sujets relatifs à la famille. De nombreux passages reflètent fidèlement l'enseignement catholique mais cela ne peut en aucun cas atténuer la gravité des passages qui sapent l'enseignement et la pratique de l'Eglise catholique. Voice of the Family a l'intention de présenter des analyses complètes des problèmes sérieux que pose le texte au cours des jours et des semaines à venir.
Voice of the Family exprime d'emblée un certain nombre d'inquiétudes, avec le plus grand respect pour l'office pontifical ; et ce uniquement en raison d’un désir sincère d'assister la hiérarchie dans la proclamation de la doctrine catholique sur la vie, le mariage et la famille, et pour promouvoir le bien authentique de la famille et de ses membres les plus vulnérables.
Nous considérons qu’en soulevant les problèmes suivants nous remplissons notre devoir tel que l’expose clairement le code de droit canonique :
« Selon le savoir, la compétence et le prestige dont ils jouissent, ils ont le droit et parfois le devoir de donner aux Pasteurs sacrés leur opinion sur ce qui touche le bien de l’Église et de la faire connaître aux autres fidèles, restant sauvent l’intégrité de la foi et des mœurs et la révérence due aux Pasteurs, et en tenant compte de l’utilité commune et de la dignité des personnes » (canon 212 §3).
Permettre au « divorcés remariés » d'accéder à la communion
Amoris Laetitia, au cours du chapitre 8, paragraphes 291 à 312, propose nombre d'approches qui préparent la voie à l'accès des catholiques « divorcés remariés » à la communion sans véritable repentance ni changement de vie. Ces paragraphes présentent :

1. Un exposé confus de l'enseignement de l'Eglise sur la nature et les effets du péché mortel, sur l'imputabilité du péché, et sur la nature de la conscience.

2. L'utilisation d'un langage idéologique au lieu de la terminologie traditionnelle de l'Eglise.

3. Le recours à des citations isolées et trompeuses de documents ecclésiaux antérieurs.

Un exemple particulièrement troublant d'une citation inexacte de l'enseignement antérieure se trouve au paragraphe 298 dans la déclaration du pape Jean-Paul II dans Familiaris Consortio, selon laquelle il existe des situations où, « pour de graves motifs – par l'exemple l'éducation des enfants –, remplir l'obligation de la séparation ». Cependant dans Amoris Laetitia la deuxième moitié de la phrase du pape Jean-Paul II, qui affirme que de tels couples « prennent l'engagement de vivre en complète continence, c'est-à-dire en s'abstenant des actes réservés aux époux » (FC 84), est omise.
En outre, dans la note de bas de page qui accompagne cette citation trompeuse, nous lisons :

« Dans de telles situations, de nombreuses personnes, connaissant et acceptant la possibilité de vivre “comme frères et sœurs” que l’Eglise leur offre, soulignent que si certaines expressions d’intimité font défaut, “il arrive souvent que la fidélité coure des risques et le bien des enfants être compromis” (Concile œcuménique Vatican II, Constitution pastorale sur l’Eglise dans le monde moderne Gaudium et Spes 51. »
Le document se réfère en effet à cette opinion erronée mais n'explique pas pourquoi il s'agit d'une approche fausse qui consiste en ceci :

1.  Tous les actes sexuels en dehors d'un mariage valide intrinsèquement mauvais et il n'est jamais possible de justifier un acte intrinsèquement mauvais, fût-ce en vue d'obtenir une bonne fin.

2. « La fidélité est mise en péril » par des actes d'intimité sexuelle en dehors du mariage mais la fidélité se vit lorsque deux individus au sein d’une union invalides s'abstiennent de l'intimité sexuelle par fidélité à leur union originelle, qui demeure valide.

3. La citation implique que les enfants vont souffrir parce que leurs parents, avec l'aide de la divine grâce, vivent chastement. Au contraire, de tels parents donnent à leurs enfants un exemple de fidélité, de chasteté et de confiance en la puissance de la grâce de Dieu.

Le document cite Gaudium et Spes mais le passage est cité hors contexte et ne soutient pas l'argument avancé. Le contexte dit clairement que Gaudium et Spes parle de catholiques mariés, dans le contexte de la procréation, et non pas de ceux qui cohabitent au sein d'une union invalides. La phrase complète est celle-ci :

« Là où l’intimité conjugale est interrompue, la fidélité peut courir des risques et le bien des enfants être compromis : car en ce cas sont mis en péril et l’éducation des enfants et le courage nécessaire pour en accepter d’autres ultérieurement. »
Il est donc difficile de ne pas en conclure que l'exhortation apostolique est en train au moins de soulever l'éventualité selon laquelle des actes sexuels adultères pourrait dans certains cas être justifiés et qu'il a mal cité Gaudium et Spes dans l'objectif apparent de donner un fondement à cela.
D’autres approches qui sapent la doctrine catholique sur la réception des sacrements seront soulevés par Voice of the Family prochainement.

Les droits parentaux et l'éducation sexuelle
Amoris Laetitia comprend une section intitulée « Oui à l’éducation sexuelle »  (paragraphes 280 à 286).  Cette section recouvre plus de 5 pages sans même nommer les parents une seule fois. A l’inverse on y fait référence aux « institutions éducatives ». Mais l'éducation sexuelle, « droit et devoir fondamentaux des parents doit toujours se réaliser sous leur conduite attentive, tant à la maison que dans les centres d'éducation choisis et contrôlés par eux » (Jean-Paul II, Familiaris Consortio n° 37).

L'omission de cet enseignement fait gravement défaut aux parents au moment où les droits parentaux concernant l'éducation sexuelle sont sous le coup d’attaques graves et répétées dans de nombreuses nations du monde et dans le cadre des institutions internationales. Dans ce chapitre, Amoris Laetitia ne cite aucun des documents antérieurs de l'Eglise qui affirment clairement ce droit ; mais il cite un psychanalyste, Erich Fromm, associé à l'École de Francfort. Les références antérieures du document aux droits parentaux au paragraphe 84, quoique bienvenues, ne compensent pas le fait que les parents aient été exclus de ce chapitre.

Les unions homosexuelles

Amoris Laetitia, dans la continuité d'une approche adoptée dans les documents synodaux antérieurs, implique que les unions de couples de même sexe peuvent présenter une certaine stabilité et peuvent avoir une sorte de similarité voire de relation au mariage. L’Exhortation déclare :
« Nous devons reconnaître la grande variété des situations familiales qui peuvent offrir une certaine protection, mais les unions de fait, ou entre personnes du même sexe, par exemple, ne peuvent pas être placidement comparées au mariage » (§ 52).
Il y a de forte pression dans les institutions internationales en vue de faire abolir le concept traditionnel de la famille à travers l'adoption d'un langage qui fait référence à la variété ou à la diversité des formes familiales. L'idée selon laquelle les unions de même sexe font partie d'une de la grande variété des situations familiales est précisément ce contre quoi les groupes pro-famille se battent. En ayant recours à ce langage l'exhortation apostolique sape le travail du mouvement pro-famille en vue de protéger la véritable définition de la famille et ainsi de protéger les enfants qui dépendent de la structure familiale voulu par Dieu pour leur bien-être et pour leur sain développement.
Il faut noter que dans le paragraphe 251 l'enseignement authentique de l'Eglise, selon lequel « il n’y a aucun fondement pour assimiler ou établir des analogies, même lointaines, entre les unions homosexuelles et le dessein de Dieu sur le mariage et la famille », est réaffirmé.

Idéologie du genre

Amoris Laetitia avalise un aspect central de l'idéologie du genre en affirmant qu'il est nécessaire d'insister sur le fait que le sexe biologique et le genre socioculturel peuvent être « distingués mais non séparés » (paragraphe 56). Cette acceptation du principe sous-jacent de la théorie du genre sape la critique, par ailleurs bienvenue dans le document, de l'idéologie et de ses effets. La notion fausse selon laquelle le sexe biologique peut être distingué de ce qu'on appelle le genre a d'abord été proposée au cours des années 1950 et elle constitue le fondement de l'idéologie du genre. L'opposition aux conséquences de « l'idéologie du genre » sera impossible si son premier principe erroné est accepté.

Les atteintes à la vie humaine innocente

Amoris Laetitia échoue à prendre la mesure de la menace contre les enfants à naître, les vieillards et les handicapés. Selon des estimations prudentes plus d'un milliard d’enfants à naître ont été détruits par l'avortement au cours du siècle dernier. Mais dans un document qui veut relever les défis auxquels la famille fait face – un document de 264 pages – il n'y a que quelques mentions, en passant, de l'avortement. La destruction causée par les méthodes artificielles de reproduction n’est pas non plus mentionnée alors que celles-ci ont causé la perte de millions de vies humaines. L'absence d’une prise en compte sérieuse des atteintes à la vie à naître dans ce contexte constitue une grave omission.
Il y a également très peu de références à l'euthanasie et au suicide assisté malgré les pressions croissantes en vue de les faire légaliser dans le monde entier. Le fait de n'avoir pas évoqué cette menace de manière adéquate constitue également une omission très regrettable.

Contraception

Amoris Laetitia échoue à reformuler de manière adéquate l'enseignement catholique sur le recours à la contraception. Il s'agit d'une omission troublante vu que la séparation des fins procréative et unitive de l'acte sexuel est un catalyseur de premier plan pour la culture de mort, et qu'il y a une désobéissance massive ainsi qu'une ignorance à l’égard de l'enseignement de l'Église dans ce domaine précisément parce que la hiérarchie à manqué à son devoir de communiquer cette vérité. La manière dont le document aborde la conscience souffre également de défauts à la fois dans le paragraphe 222 qui parle de la paternité responsable, et dans le chapitre 8 qui évoque l'accès au sacrement de ceux qui se trouve en situation d'adultère public. Le paragraphe 303 est particulièrement inquiétant, notamment lorsqu'il affirme :

« Mais cette conscience peut reconnaître non seulement qu’une situation ne répond pas objectivement aux exigences géné­rales de l’Évangile. De même, elle peut recon­naître sincèrement et honnêtement que c’est, pour le moment, la réponse généreuse qu’on peut donner à Dieu, et découvrir avec une certaine as­surance morale que cette réponse est le don de soi que Dieu lui-même demande au milieu de la complexité concrète des limitations, même si elle n’atteint pas encore pleinement l’idéal objectif. De toute manière, souvenons-nous que ce discernement est dynamique et doit demeurer toujours ouvert à de nouvelles étapes de croissance et à de nouvelles décisions qui permettront de réaliser l’idéal plus pleinement. »

Cette assertion semble faire sien une mauvaise interprétation de la loi de la gradualité et elle suggère que dans certaines occasions le péché n'est pas seulement impossible à éviter mais même activement voulu par Dieu pour telle personne. Cela serait clairement inacceptable.

Conclusion

Ce texte ne constitue qu'une brève introduction aux très nombreux problèmes que l'on rencontre dans Amoris Laetitia. Il va falloir l’étudier de manière plus approfondie afin de mettre au jour toutes les implications du texte mais il est déjà extrêmement clair que le document ne parvient pas à fournir un exposé clair et fidèle de la doctrine catholique et qu'il conduit immanquablement vers des conclusions qui auraient pour résultat des violations de l'enseignement immuable de l'Eglise catholique, et des disciplines qui sont fondés sur lui. Notre analyse initiale  soulève suffisamment de raisons pour considérer ce document comme une menace pour l'intégrité de la foi catholique et pour le bien authentique de la famille.

Nous réitérons une nouvelle fois que nous exprimons ces critiques avec une grand respect envers la charge pontificale, tout en ayant conscience de nos devoirs en tant que laïcs catholiques vis-à-vis du bien de l'Eglise, et de nos devoirs en tant que militants provie et pro-famille, qui devons travailler à protéger la famille et ses membres les plus vulnérables.

Voice of the family est une coalition internationale de 26 organisations provie et pro-famille, qui était présente à Rome à la fois au cours du Synode extraordinaire en 2014 et du Synode ordinaire sur la famille en 2015.



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Message  Ginou Saliba le Ven 8 Avr 2016 - 21:07

Exhortation “Amoris laetitia” : premières impressions


Un texte très long, très bavard, et recelant beaucoup ambiguïtés par la multiplication de considérations casuistiques : voilà ma première impression de l’exhortation post-synodalesur la famille rendue publique ce vendredi à 12 heures. Une analyse approfondie – qui prendra du temps vu les 246 pages que compte la version française d’Amoris laetitia – permettra me semble-t-il de constater que bien des aspects inquiétants du rapport final y sont maintenus. Celui-ci est d’ailleurs largement cité. Mais des pans entiers de la question de la crise de la famille semble tragiquement absents.

Il en va ainsi de la contraception, évoquée surtout en tant que pratique imposée par les pouvoirs publics et non dans sa dimension omniprésente dans le monde occidental et ailleurs, y compris parmi la majorité des époux catholiques. Humanae vitae, trop brièvement cité, avait pourtant prophétiquement annoncé la destruction de la famille et l’effondrement de l’ordre social et du respect de la femme par cette pratique contraire aux lois de Dieu… mais peut-on encore parler des lois de Dieu ? Ne serait-il pas temps de dire le lien qui existe entre contraception et divorce ?
C’est particulièrement sur la question des divorcés « remariés » et de leur « intégration » dans l’Eglise, comme sur celle des éléments positifs à chercher dans les unions de fait, que le document suit, mais de manière ambiguë, les recommandations sur une plus grande ouverture. Le chapitre 8 sème la confusion et disqualifie au moins en apparence le discours trop « doctrinal ».

La question se pose même : va-t-on pouvoir se contenter de réclamer une lecture conforme à la tradition, comme l’a déjà fait le cardinal Brandmuller ? Ou se battre pied à pied contre le texte lui-même ? C’est une question dont il serait imprudent de faire l’économie.
Dès le paragraphe 3 le ton est donné :

« Bien entendu, dans l’Église une unité de doctrine et de praxis est nécessaire, mais cela n’empêche pas que subsistent différentes interprétations de certains aspects de la doctrine ou certaines conclusions qui en dérivent. »

C’est ce dont rêvaient les partisans de la communion pour les divorcés « remariés » après avoir constaté que la doctrine ne serait pas changée.
Le pape François « ne recommande pas une lecture générale hâtive » du document. La journaliste que je suis – et non la théologienne, je ne veux parler qu’à mon modeste niveau de compétence – se permettra tout de même de livrer des impressions immédiates. Il y a de belles choses, forcément. Des citations magnifiques. Des considérations patelines auxquelles le pape nous a habitués. Par moments on a davantage l’impression de la prédication d’une retraite avec de nombreuses considérations concrètes ?

Quelques tartes à la crème sur la « société patriarcale » et les « discriminations à l’égard des femmes » ; il y a aussi l’appel à ne pas tomber « dans le piège de nous épuiser en lamentations auto-défensives, au lieu de réveiller une créativité missionnaire » ; rejet clair en revanche de l’idéologie du genre, mais enfin Jean-Paul II l’a fait définitivement, et de quelle façon !

Le 8e chapitre est le plus contestable. Il présente des considérations qui relèvent de l’accompagnement spirituel personnel et se situe dans cette logique présentée de manière ambiguë. « La route de l’Église est celle de ne condamner personne éternellement ; de répandre la miséricorde de Dieu sur toutes les personnes qui la demandent d’un cœur sincère » : rien à dire. Mais plus loin François écrit : « Personne ne peut être condamné pour toujours, parce que ce n’est pas la logique de l’Évangile ! » J’ai dû mal le lire.

Il est indirectement suggéré (§297) que les personnes en situation matrimoniale irrégulière puissent faire le catéchisme, voire « prêcher » pourvu qu’elles ne fassent pas « ostentation d’un péché objectif comme si ce péché faisait partie de l’idéal chrétien ».

Le pape met en garde contre « les affirmations trop rigides » de la doctrine : alors qu’il est là pour enseigner la doctrine et que le confesseur est là pour l’appliquer avec discernement. Pas de « recettes simples », dit le pape. Demander à des divorcés remariés de vivre comme frère et sœur ? « Risqué », répond la note 329 citant Gaudium et spes.

Il faut « discerner » si les exclusions liturgiques, pastorales, éducatives « peuvent être dépassées ».

La question de la communion des divorcés remaries est clairement ouverte et laissée à l’interprétation subjective dans la note 336. On retrouve dans le §300 la question du for interne, avec un appel à éviter la « double morale » mais un manque d’affirmation des règles d’accès à l’Eucharistie considérée comme médicament et non comme incorporation au Christ avec tout ce que cela suppose.

D’où l’insistance sur les « circonstances atténuantes » dans le paragraphe suivant :

« Il n’est plus possible de dire que tous ceux qui se trouvent dans une certaine situation dite “irrégulière” vivent dans une situation de péché mortel, privés de la grâce sanctifiante. Les limites n’ont pas à voir unique­ment avec une éventuelle méconnaissance de la norme. Un sujet, même connaissant bien la norme, peut avoir une grande difficulté à saisir les “valeurs comprises dans la norme”. »

Et § 305 : « Par conséquent, un Pasteur ne peut se sentir satisfait en appliquant seulement les lois morales à ceux qui vivent des situations ‘‘irrégulières’’, comme si elles étaient des pierres qui sont lancées à la vie des personnes. C’est le cas des cœurs fermés, qui se cachent ordinairement derrière les enseignements de l’Église « pour s’asseoir sur la cathèdre de Moïse et juger, quelquefois avec supériorité et superficialité, les cas difficiles et les familles blessées ».

Le souci pastoral du pape François ne fait pas de doute. Il est question du salut certes, mais ici tout semble devenir acceptable comme chemin de salut.

Le Christ n’a pas appelé Marie-Magdeleine, comme l’écrit François, à une « vie plus digne », mais à une conversion radicale !


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Message  Admin le Sam 9 Avr 2016 - 4:53

@ Ginou Saliba :

Un grand  Merci-3 pour ces deux textes qui remettent les pendules à l'Heure Juste !

Il est clair, maintenant, que François n'attaquera pas de front la Doctrine Catholique, mais utilisera la voie pastorale pour y introduire le relativisme moral qui, assurément, fera son chemin jusqu'à dénaturer éventuellement la Foi Catholique !

Celle-ci ne sera plus, alors, catholique que de nom !

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Message  Admin le Dim 10 Avr 2016 - 3:23

@ Tous :

À lire en toute urgence !

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Message  stjeanlagneau le Dim 10 Avr 2016 - 13:40



@ Ginou saliba
@ Admin           Merci !

La porte est désormais clairement ouverte.   Sonné

Nous ne pouvons pas rejeter les personnes concernées, mais les divorcés remariés ne peuvent pas accèder aux Sacrements.
La Doctrine de l'Eglise qui est celle de Jésus, ne peut pas changer. La changer c'est commencer à renier les Evangiles et les Dix Commandements.  Sur le choc

Prends pitié  Exorcisme
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Message  Admin le Dim 10 Avr 2016 - 14:03

BERGOGLIO CONTRE JÉSUS : LE PAPE QUI PENSE ÊTRE MEILLEUR QUE NOTRE SAUVEUR !


www.antoniosocci.com
9 avril 2016
Ma traduction

* * *

Le cardinal Kasper qui, il y a un mois, a annoncé la «grande révolution» avait-il raison? Avec l'Exhortation apostolique "Amoris laetitia", Bergoglio renverse-t-il le magistère de l'Eglise, se plaçant au-dessus des paroles du Christ et des commandements de Dieu?

En paroles non, il dit qu'il ne change pas la doctrine. Mais en fait, depuis aujourd'hui, il s'ouvre à quelque chose que jusqu'à présent la Sainte Écriture et l'Église interdisaient.

L'opération «double vérité» est cachée dans l'ambiguïté du discours fumeux et trompeur. Pourquoi? Pour camoufler la «révolution», n'étant pas admis, dans l'Eglise, de renverser la loi de Dieu?

Oui, mais d'abord par prudente gradualité: c'est la stratégie de la grenouille bouillie (ndt: cf. Une révolution dans l'Eglise) qui s'applique à l'Église. La grenouille jetée brutalement dans une casserole d'eau bouillante sauterait. Si au contraire elle est mise dans une casserole d'eau tiède qu'on fait progressivement chauffer, elle termine bouillie sans s'en rendre compte.

Ainsi, au cours des derniers mois, on a assisté à une démolition continue de la doctrine catholique. Chaque jour, un coup. A la fin de l'Église sera poussée à se fondre dans une sorte d'ONU des religions avec une touche de Greenpeace et une de CGIL (ndt: en français, on dirait CGT).

Du reste - je le répète - c'est le cardinal Kasper qui a parlé de «première étape» de la «révolution» et Kasper est celui qui en Février 2014, au Consistoire, a été utilisé par Bergoglio pour lancer la «bombe» de la communion pour les divorcés remariés.

SORTIE DE ROUTE
----
Cette «révolution» a lieu principalement par la suppression de la notion de «péché mortel». A juste titre, le cardinal Müller avait mis en garde:

«Le plus grand scandale que peut donner l'Église, ce n'est pas qu'il y ait en elles des pécheurs, mais qu'on cesse d'appeler par leur nom la différence entre le bien et le mal, et qu'on les relativise; qu'on cesse d'expliquer ce qu'est le péché ou qu'on prétende le justifier par une présumée plus grande proximité et miséricorde envers le pécheur».

Jean-Paul II avait expliqué que c'est justement la mise en garde contre le péché et le risque de damnation qui est la plus grande charité maternelle de l'Eglise.

Ce devrait être la tâche fondamentale du pape: le mandat de Jésus-Christ à Pierre est de «confirmer ses frères dans la foi», pas de les jeter dans la confusion, les déstabiliser et les induire en erreur.

Mais l'ère de Bergoglio est ainsi. Le même cardinal Müller, gardien de la foi, à un journaliste de Die Zeit (cf. Très longue interview du card. Muller à Die Zeit), il y a trois mois, a déclaré qu'il ne considérait pas le pape Bergoglio comme hérétique, mais il a ajouté: «Une chose complètement différente est quand un enseignement de la foi officiellement présenté est exprimé de façon malheureuse, trompeuse ou vague».

Compte tenu du rôle revêtu par le cardinal, ces mots me semblent des pavés. Parce que «trompeur» (fuorviante) signifie [éthymologiquement] «sur la mauvaise route». Et un pape «trompeur» est-il admissible?

Et surtout, l'Exhortation montre que cette ambiguïté trompeuse n'est pas un accident involontaire, mais une stratégie précise. Au point que depuis hier, on a vu se déchaîner un flot furieux d'interprétations de l'exhortation, en raison du caractère fumeux du texte et de ses contradictions flagrantes.

DOUBLE VÉRITÉ
-----
La confusion, donc, est alimentée par le pape Bergoglio lui-même qui au contraire aurait le devoir - selon l'Evangile - de parler avec une clarté absolue: «Que ce que vous dites - commandait Jésus - soit oui (si c'est oui) ou non (si c'est non). Tout le reste vient du Malin» (Mt 5,37).

Pourtant, aujourd'hui, la double voie et la double vérité sont évidentes parce que le parti bergoglien, sur le front intérieur cherche à rassurer les fidèles en prétendant que rien ne change (alors pourquoi créer un séisme dans l'Église depuis deux ans maintenant et faire un document de 260 pages?), tandis qu'à l'extérieur il sonne la fanfare du tournant historique.
En effet, tous les journaux laïques ultrabergogliens pavoisent, en titrant: «Synode, les ouvertures de François: les divorcés remariés peuvent communier» (Repubblica); «Sacrements aux remariés, l'ouverture du Pape» (Il Corriere).

Pourquoi Bergoglio n'ordonne-t-il pas au père Lombardi de réfuter cette interprétation des journaux, vu qu'il l'envoie précipitamment pour démentir les banals commérages au sujet de sa santé physique? N'est-il pas plus important de défendre la foi d'une éventuelle dénaturation que de démentir les problèmes de santé?

Un parfait exemple de cette ambiguïté recherchée a été l'embarrassante conférence de presse de présentation de l'exhortation donnée par le cardinal Schonborn qui a 'escaladé les miroirs' pendant deux heures.

C'est la double vérité qui domine aujourd'hui au Vatican.

MÉPRISANT
-----
En voici un exemple frappant dans le texte de l'Exhortation. Pour pouvoir affirmer - en paroles - qu'il ne change pas la doctrine, Bergoglio devait rappeler d'une façon ou d'une autre à quelle condition, jusqu'à présent, l'Église permettait aux remariés de communier - c'est-à-dire à la condition qu'ils vivent «comme frère et sœur».

C'était le passage décisif de «Familiaris Consortio» de Jean-Paul II, qui devait être central dans l'Exhortation de Bergoglio, si elle avait été en continuité avec le magistère de toujourss.

Mais cette règle, Bergoglio ne la cite même pas dans le texte, il la relégue à une note de bas de page, la n.329, et tout de suite après il la démolit, en disant que sans une certaine «intimité», la «fidélité» serait compromise.

D'où l'on déduit que pour Bergoglio, il n'y a plus de différence entre les familles et les couples en situation irrégulière, et même, il n'y a plus de situations «irrégulières» et «il n'est plus possible de dire» qu'il s'agit en soi d'un «péché mortel». C'est le point décisif.

En effet, même si on ne dit pas explicitement que ces couples peuvent être admis à la communion sacramentelle, on laisse entendre que ce sera accordé au «cas par cas».

LIQUIDATION DE L'ÉGLISE
-----
De fait, l'exhortation contredit la lettre et l'esprit du décret sur la justification du Concile de Trente, de la Constitution dogmatique Lumen Gentium (Vatican II) et de l'encyclique sur la morale de Jean-Paul II, Veritatis Splendor.

En effet, elle ne place pas comme bien absolu à préserver le fait d'être dans la grâce de Dieu, et donc le salut des âmes (loi suprême de l'Eglise), mais plutôt des considérations sociales, sociologiques et sentimentales, illusionnant et trompant gravement les fidèles sur leur statut devant Dieu, mettant gravement en péril leur salut.

Bergoglio évite de parler de la «loi morale», que l'Église a depuis des siècles condensée dans des dogmes et des dispositions canoniques, ou la représente dédaigneusement comme quelque chose d'«abstrait» qu'on ne peut pas appliquer à des situations «concrètes».

Il en arrive ainsi à contester Jésus lui-même dans sa confrontation avec les pharisiens sur la question du divorce (Mt 19, 3-12). En effet Bergoglio soutient qu'on ne doit pas présenter «un idéal théologique du mariage trop abstrait, construit presque artificiellement, loin de la situation concrète et des possibilités effectives de la famille telles qu'elles sont» (n.36).
Ce serait une «idéalisation excessive». Pire encore: «on ne peut pas jeter sur deux personnes limitées le terrible fardeau de devoir reproduire de manière parfaite l'union qui existe entre le Christ et son Eglise» (n.122).

En compensation Bergoglio institue de nouveaux péchés graves. Celui des soi-disant «rigoristes», coupables de rappeler la loi de Dieu. Mais surtout, les péchés de ceux qui ne partagent pas ses idées politiques sur les questions sociales.

Au n.186, en effet Bergoglio rappelle finalement le passage de saint Paul qui impose de recevoir de manière digne le Corps du Christ, «sinon on mange et on boit sa propre condamnation». Mais pour expliquer ce que signifie «de manière digne», il ne dit pas «dans la grâce de Dieu» (comme l'Eglise l'a toujours enseigné).

Il ne met pas en garde les couples en état de «péché mortel», mais les «familles qui se referment dans leur propre confort ... qui restent indifférents face à la souffrance des familles pauvres et qui sont plus dans le besoin».
Les péchés moraux sont déclassifiés. Bergoglio institue les péchés sociaux (ou socialistes).

Par conséquent, croit-on comprendre, ceux qui ne partagent pas ses idées sur l'immigration devraient se garder de recevoir l'Eucharistie.

DERNIÈRE HEURE : « "Amoris Laetitia" : Le Pape François tend la main aux divorcés-remariés » ! Sans-t11
Antonio Socci

SOURCE : http://benoit-et-moi.fr/2016/actualite/le-triomphe-de-la-double-verite.html

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Message  Admin le Dim 10 Avr 2016 - 16:05

« "AMORIS LAETITIA", UN DOCUMENT CATASTROPHIQUE », NOUS DIT LE PROFESSEUR DE MATTEI !


Première réaction de Roberto de Mattei à l'exhortation apostolique Amoris laetitia (10/4/2016)

Ce texte dont le Pof. de Mattei vient de m'adresser la version originale en italien sera publié aujourd'hui sur "Corrispondenza Romana".

L'Exhortation post-synodale Amoris laetitia, est bien pire que le rapport du cardinal Kasper, contre lequel se sont à juste titre élevées de nombreuses critiques dans des livres, des articles, des interviews. Le cardinal Kasper avait posé quelques questions; l'Exhortation Amoris laetitia offre la réponse: elle ouvre la porte aux divorcés remariés, canonise la morale de situation et entame un processus de normalisation de toute les cohabitation more uxorio.

Considérant que le nouveau document appartient au Magistère ordinaire non infaillible, il faut espérer qu'il fera l'objet d'une analyse critique approfondie de la part de théologiens et pasteurs de l'Eglise, sans s'illusionner de pouvoir lui appliquer l'«herméneutique de la continuité».



L'EXHORTATION POST-SYNODALE AMORIS LAETITIA:
PREMIÈRES RÉFLEXIONS SUR UN DOCUMENT CATASTROPHIQUE


Roberto de Mattei
10 avril 2016
(ma traduction)

* * *

Avec l'Exhortation apostolique post-synodale Amoris laetitia, publiée le 8 Avril, le Pape François s'est officiellement prononcé sur les questions de morale conjugale en discussion depuis deux ans.

Au consistoire du 20-21 Février 2014, François avait confié au cardinal Kasper la tâche d'introduire le débat sur cette question. La thèse du cardinal Kasper, selon laquelle l'Eglise doit modifier sa pratique matrimoniale, a constitué le leitmotiv des deux Synodes sur la famille, de 2014 et 2015, et est maintenant la pierre angulaire de l'exhortation du pape François.
Pendant ces deux années, des cardinaux illustres, des évêques, des théologiens et des philosophes sont intervenus dans le débat pour démontrer que, entre la doctrine et la pratique de l'Eglise, il doit exister une cohérence intime. La pastorale, en effet, repose sur la doctrine dogmatique et morale. «Il ne peut y avoir de pastorale qui soit en conflit avec les vérités de l'Église et sa morale, et contraire à ses lois, et ne soit orientée à atteindre l'idéal de la vie chrétienne», a noté le cardinal Velasio De Paolis dans son discours inaugural au Tribunal ecclésiastique ombrien du 27 Mars 2014. L'idée de détacher le Magistère d'une pratique pastorale, qui pourrait évoluer en fonction des circonstances, des modes et les passions, selon le cardinal Sarah, «est une forme d'hérésie, une dangereuse pathologie schizophrénique» (la Stampa, 24 Février 2015).

Dans les semaines qui ont précédé l'Exhortation post-synodale, les interventions publiques et privées de cardinaux et d'évêques auprès du pape se sont multipliées, dans le but de conjurer l'adoption d'un document plein d'erreurs, détectées par les très nombreux amendements que la Congrégation pour la doctrine de la foi a apportés au brouillon. François n'a pas cédé, mais il semble qu'il ait confié la dernière réécriture de l'exhortation, ou du moins de certains de ses passages clés, aux mains de théologiens jouissant de sa confiance, qui ont tenté de réinterpréter saint Thomas à la lumière de la dialectique hégélienne. Il en est sorti un texte qui n'est pas ambigu, mais clair, dans son indétermination. La théologie de la pratique exclut en effet toute affirmation doctrinale, laissant l'histoire tirer les lignes directrices des actes humains. Raison pour laquelle, comme le dit François, «il est compréhensible» que, sur la question cruciale des divorcés remariés, «(...) on ne devait pas attendre du Synode ou de cette Exhortation une nouvelle législation générale du genre canonique, applicable à tous les cas» (§ 300). Si on est convaincu que les chrétiens, dans leur comportement, ne doivent pas se conformer aux principes absolus, mais se mettre à l'écoute des «signes des temps», il serait contradictoire de formuler des règles de quelque nature que ce soit.

Tout le monde attendait la réponse à une question de fond: ceux qui, après un premier mariage, se remarient civilement, peuvent-ils recevoir le sacrement de l'Eucharistie? A cette question, l'Église a toujours répondu catégoriquement non. Les divorcés remariés ne peuvent pas recevoir la communion parce que leur condition de vie contredit objectivement la vérité naturelle et chrétienne sur le mariage, signifiée et réalisée dans l'Eucharistie (Familiaris consortio, § 84).

La réponse de l'Exhortation post-synodale est au contraire: en général, non, mais «dans certains cas», oui (§ 305, note 351). En effet, les divorcés remariés doivent être «intégrés» et non pas exclus (§ 299). Leur intégration «peut s'exprimer dans différents services ecclésiaux: il faut donc discerner lesquelles parmi les diverses formes d'exclusion actuellement pratiquées dans le domaine liturgique, pastoral, éducatif et institutionnel peuvent être surmontées» (§ 299), sans exclure la discipline sacramentelle (§ 336).

Le fait est le suivant: l'interdiction de s'approcher de la communion pour les divorcés remariés n'est plus absolue. Le Pape n'autorise pas, comme règle générale, la communion pour les divorcés, mais il ne l'interdit pas non plus. «Ici - avait souligné le carinal Caffara contre Kasper - on touche la doctrine. Inévitablement. On peut même dire qu'on ne le fait pas, mais on le fait. Et pas seulement. On introduit une coutume qui, à long terme détermine cette idée dans le peuple, pas seulement chrétien: il n'existe aucun mariage absolument indissoluble. Et cela est certainement contre la volonté du Seigneur. Il n'y a aucun doute à ce sujet» (Interview à Il Foglio, 15 Mars 2014).

Pour la théologie de la pratique, les règles ne comptent pas, ce sont les cas concrets qui comptent. Et ce qui est impossible dans l'abstrait, est possible concrétement. Mais, comme l'a bien remarqué le cardinal Burke: «Si l'Église permettait la réception des sacrements (même dans un seul cas) à une personne qui se trouve dans une union irrégulière, cela signifierait que soit le mariage n'est pas indissoluble, et ainsi la personne ne vit pas en état d'adultère, soit que la sainte communion n'est pas communion dans le corps et le sang du Christ, qui au contraire nécessite la disposition correcte de la personne, à savoir le repentir de péché grave et la ferme résolution de ne plus pécher» (Interview à Alessandro Gnocchi dans Il Foglio, 14 octobre 2014).

En outre, l'exception est destinée à devenir la règle, parce que le critère de l'accès à la communion est laissé dans Amoris laetitia, au «discernement personnel» des individus. Le discernement advient à travers «l'entretien avec le prêtre, dans le for interne» (§ 300), "au cas par cas". Mais quel sera le pasteur d'âmes qui osera interdire l'accès à l'Eucharistie, si «l'Evangile lui-même nous demande de ne pas juger et de ne pas condamner» (§ 308) et s'il faut «intégrer tous» (§ 297), et «valoriser les éléments constructifs dans ces situations qui ne correspondent pas encore ou plus à son enseignement sur le mariage» (§ 292)?

Les pasteurs qui voudraient rappeler les commandements de l'Église, risqueraient de se comporter, selon l'Exhortation, «comme des contrôleurs de la grâce et non comme des facilitateurs» (§ 310). «Par conséquent, un Pasteur ne peut se sentir satisfait en appliquant seulement les lois morales à ceux qui vivent des situations ‘‘irrégulières’’, comme si elles étaient des pierres qui sont lancées à la vie des personnes. C’est le cas des cœurs fermés, qui se cachent ordinairement derrière les enseignements de l’Église «pour s’asseoir sur la cathèdre de Moïse et juger, quelquefois avec supériorité et superficialité, les cas difficiles et les familles blessées» (§ 305).

Ce langage inédit, plus dur que la dureté de cœur qu'il reproche aux «contrôleurs de la grâce», est le trait distinctif de d'Amoris laetitia que - ce n'est pas un hasard -, dans la conférence de presse du 8 Avril, le cardinal Schönborn a définie comme un «événement linguistique». «Ma grande joie pour ce document», a déclaré le cardinal de Vienne, réside dans le fait qu'«avec cohérence, il dépasse la division artificielle, extérieure, nette, entre régulier et irrégulier».

Le langage, comme toujours, exprime un contenu. Les situations que l'Exhortation post-synodale appelle «soi-disant irrégulières» sont celles de l'adultère public et de la cohabitation hors mariage. Pour Amoris laetitia, elles réalisent l'idéal du mariage chrétien, même si c'est «de façon partielle et par analogie» (§ 292). «À cause des conditionnements ou des facteurs atténuants, il est possible que, dans une situation objective de péché – qui n’est pas subjectivement imputable ou qui ne l’est pas pleinement – l’on puisse vivre dans la grâce de Dieu, qu’on puisse aimer, et qu’on puisse également grandir dans la vie de la grâce et dans la charité, en recevant à cet effet l’aide de l’Église» (§ 305), «dans certains cas, il peut s’agir aussi de l’aide des sacrements» (note 351).

Selon la morale catholique, les circonstances qui constituentent le contexte dans lequel se déroule l'action ne peuvent pas modifier la qualité morale des actes, rendant bonne et juste une action intrinsèquement mauvaise. Mais la doctrine des absolus moraux et de l''intrinsece malum' est rendue vaine par Amoris laetitia, qui se conforme à la «nouvelle morale» condamnée par Pie XII dans de nombreux documents et par Jean-Paul II dansVeritatis Splendor. La morale de la situation laisse aux circonstances et, en ultime analyse, à la conscience subjective de l'individu, la détermination de ce qui est bien et ce qui est mal. L'union sexuelle extraconjugale n'est pas considérée comme intrinsèquement illicite, mais, en tant qu'acte d'amour, évaluée selon les circonstances. Plus généralement, il n'existe pas de mal en soi, de même qu'il n'existe pas de péché grave ou mortel. L'équivalence entre personnes en état de grâce (situations «régulières») et personnes en état permanent de péché (situations «irrégulières») n'est pas seulement linguistique: la théorie luthérienne de l'homme simul iustus et pecator, condamnée par le décret sur la justification du Concile de Trente semble se plier à elle (1).

L'Exhortation post-synodale Amoris laetitia, est bien pire que le rapport du cardinal Kasper, contre lequel se sont à juste titre élevées de nombreuses critiques dans des livres, des articles, des interviews. Le cardinal Kasper avait posé quelques questions; l'Exhortation Amoris laetitia offre la réponse: elle ouvre la porte aux divorcés remariés, canonise la morale de la situation et entame un processus de normalisation de toute les cohabitationmore uxorio.

Considérant que le nouveau document appartient au Magistère ordinaire non infaillible, il faut espérer qu'il fera l'objet d'une analyse critique approfondie de la part de théologiens et pasteurs de l'Eglise, sans s'illusionner de pouvoir lui appliquer l'«herméneutique de la continuité».

Si le texte est catastrophique, encore plus catastrophique est le fait qu'il ait été signé par le Vicaire du Christ. Mais pour ceux qui aiment le Christ et son Église, c'est une bonne raison de parler, pas de se taire. Donc, nous faisons nôtres les paroles d'un courageux évêque, Mgr Athanasius Schneider:

«"Non possumus!". Je n'accepterai pas un discours nébuleux, ni une porte secondaire habilement dissimulée profaner le sacrement du mariage et de l'Eucharistie. De la même manière, je n'acceptera qu'on se moque du sixième commandement de Dieu. Je préfère que ce soit moi qui sois ridiculisé et persécuté plutôt que d'accepter des textes ambigus et des méthodes insincères. Je préfère l'"image cristalline du Christ Vérité à l'image du renard orné de pierres précieuses(saint Irénée), parce que «je connais ce que j'ai cru", "Scio cui credidi" (II Tim 1, 12)» (Rorate Coeli, 2 Novembre 2015)

* * *

(1) Denz-H, nn. 1551-1583

SOURCE : http://benoit-et-moi.fr/2016/actualite/un-document-catastrophique.php


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