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DERNIÈRE HEURE : « "Amoris Laetitia" : Le Pape François tend la main aux divorcés-remariés » !

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Message  Admin Sam 16 Avr 2016 - 15:06

"AMORIS LAETITIA" : BEAUCOUP D'AFFIRMATIONS QU'IL FAUT CLARIFIER !


DERNIÈRE HEURE : « "Amoris Laetitia" : Le Pape François tend la main aux divorcés-remariés » ! - Page 4 Sans-t14
Mgr Antonio Livi


Sur La Bussola, la minutieuse analyse d’ Amoris Lætitia par Mgr Livi (*) – peu suspect de papophobie primaire -, excipant de sa «compétence dans le domaine de l'herméneutique théologique» et de son expérience pastorale pour formuler respectueusement ses doutes (16/4/2016)

Les mots qui reviennent le plus souvent, même s'ils sont enveloppés dans le respect dû à la fonction papale par "un fils obéissant de l'Eglise" sont: "ambigüité", "perplexité", "confusion".

(*) Mgr Livi, né en 1938, est un théologien et philosophe italien, disciple d’Etienne Gilson. Il collabore, entre autre , à La Bussola, et nous avons déjà traduit plusieurs articles de lui (cf. tinyurl.com/h4pcxq9).


BEAUCOUP D'AFFIRMATIONS QU'IL FAUT CLARIFIER

Antonio Livi
13 avril2016
www.lanuovabq.it
Traduction par Anna

Un document tel que l'Exhortation apostolique post-synodale Amoris Lætitia, par sa longueur et le moment particulier de l'histoire de l'Église où il a été rédigé et promulgué,exige un commentaire particulièrement responsable et prudent, que je fais ici bénéficiant de ma compétence spécifique dans le domaine de l'herméneutique théologique et de ma longue expérience dans la direction spirituelle de prêtres, religieux, laïcs.

I.

Afin de rendre mieux compréhensible ce que je vais dire, je dois tout d'abord dire que les actes du Pontife Romain ont une valeur et une portée différente, en fonction de la matière dont ils traitent et de la forme choisie pour s'adresser au peuple chrétien. Les actes du Pontife Romain (enregistrés comme tels dans les Acta Apostolicæ Sedis) peuvent être:

1) de véritables enseignements concernant la foi et la morale de l'Église catholique, auquel cas le Pape se limite à interpréter avec autorité les dogmes déjà formulés par le Magistère précédent (magistère universel ordinaire), à moins que, parlant ex cathedra, il n'énonce de nouveaux dogmes (un cas qui s'est vérifié très peu de fois dans l'histoire);

2) de nouvelles normes disciplinaires concernant les Sacrements, la liturgie, les charges ecclésiastiques, et cætera (normes qui entrent dans le corpus du droit canonique, regroupées actuellement dans le Code de Droit Canonique pour l'Église Latine et dans celui pour l'Église Orientale);

3) des orientations et critères pour la pratique pastorale qui ne changent pas dans la substance ce qui est déjà établi dans les principes de la doctrine dogmatique et morale, tout comme elles n'ajoutent et ne suppriment rien à ce qui est prescrit dans les lois en vigueur dans l'Église.

*

Sur la base de cette distinction fondamentale, les devoirs de conscience d'un catholique sont différents, dans le sens que:

1) les enseignements du Pape, lorsqu'il entend confirmer ou développer les vérités de la foi catholique, doivent être accueillis par tous les fidèles avec un respect intérieur et extérieur d'esprit et de cœur; de manière analogue,

2) les ordres et dispositions disciplinaires du Pape doivent être respectés et exécutés promptement par tous ceux à qui les ordres sont adressés, en ce qui les concerne directement;
par contre,

3) celles qui sont de simples orientations pour la pastorale doivent être accueillies par tous les intéressés, à commencer par les évêques, comme des critères dont ils doivent tenir compte dans l'exercice de leur office pastoral de gouvernement et de catéchèse; en tant que critères, ils font partie de toute une série de principes d'ordre dogmatique, moral et disciplinaire déjà ordinairement présents dans la conscience des Pasteurs au moment de prendre avec responsabilité une décision concernant des situations générales de leur diocèse ou quelque autre cas concret.

Or, l'exhortation apostolique post-synodale, tant pour le genre de document que pour les arguments qui y sont traités, est sans aucun doute un acte pontifical du troisième type parmi ceux que j'ai précédemment énumérés. En effet, comme genre de document pontifical, cette Exhortation n'est pas et ne veut pas être un acte de magistère par lequel on enseigne de nouvelles doctrines, offrant aux fidèles de nouvelles interprétations ayant l'autorité du dogme.

Il s'agit par contre d'une série d'orientations pastorales, adressées notamment aux évêques et à leurs collaborateurs dans le clergé et le laïcat, afin que la doctrine sur l'amour humain et le mariage - qui est explicitement confirmée dans chacun de ses points - soit mieux appliquée dans chaque cas particulier, avec prudence, avec charité et avec le désir d'éviter des divisions à l'intérieur de la communauté ecclésiale. Ce sont là les intentions du Pape, telles qu'elles résultent du genre de document que je suis en train de commenter.

Évidemment, comme tout fidèle chrétien, moi, qui suis aussi prêtre, j'ai le devoir d'accueillir sans réserve ces indications pastorales, tout disposé à en tenir compte lorsque l'occasion se présente d'aider les fidèles en difficulté à s'approcher bien préparés au sacrement de la Pénitence ou de conseiller convenablement ceux qui venaient à se trouver être dans les conditions de "divorcés remariés". Mais j'ai aussi le devoir d'interpréter ces indications à la lumière du dogme, de la morale et du droit canonique en vigueur, étant donné que le document papal ne peut pas ni n'entend abroger tout ce que l'Église a déjà établi en la matière. Et lorsque l'interprétation est difficile, par la complexité et l'ambiguïté de nombreuses pages du document papal, j'ai le devoir de me reporter à la règle d'or de l'herméneutique théologique: "In necessariis, unitas; in dubiis, libertas; in omnibus, caritas".

II.

J'ai toujours été et serai toujours, avec la grâce de Dieu, un fils fidèle de l'Église, qui n'est pas, comme le disent certains, "l'Église de Bergoglio" mais qui est l'Église de toujours, l'Église du Christ. Pour le Christ j'ai vénéré beaucoup de papes, de Pie XI à Benoît XVI et à François. Concernant les indications contenues dansAmoris Lætitia, je ne pourrais pas douter que les intentions pastorales du Pape soient toutes saintes et toutes à l'avantage du bien commun de l'Église du Christ. Je ne peux pas non plus douter que les orientations pratiques par lui suggérées soient en elles-mêmes aptes à pourvoir le plus grand bien possible des fidèles de tout le monde catholique.

Cependant, reste le fait que la lecture du document laisse très perplexes quant à la clarification effective des points mis en discussion dans l'Église depuis quelques années, aussi bien de la part de nombreux théologiens de grande notoriété internationale (par exemple le cardinal Walter Kasper), que de la part d'une minorité petite mais très bruyante de pères synodaux pendant les deux sessions du Synode sur la famille.

La discussion à l'intérieur des travaux du Synode a été précédée et suivie par une très large discussion dans les médias, aussi bien catholiques que laïcistes. Et l'opinion publique a perçu comme réelle l'existence de deux factions opposées, l'une obstinée à maintenir les "formalismes abstraits" du passé et l'autre décidée à reformer l'Église, avec cette dernière qui proclame aujourd'hui partout dans le monde catholique sa propre "victoire finale", comme si le document pontifical avait vraiment réalisé cette "révolution" dont a parlé Kasper, ou ces "ouvertures" dont a parlé le directeur de La Civiltà Cattolica, le père jésuite Antonio Spadaro, dans une interview à Radio Vaticana.

La conséquence de cette image - trop humaine et en définitive idéologique - des discussions qui ont eu lieu à l'intérieur du Synode, est le désarroi et la désorientation de l'opinion publique catholique concernant les grands thèmes doctrinaux concernant la sexualité humaine, le mariage et la famille. Quiconque a une sensibilité vraiment pastorale ne peut que vouloir, dans une telle situation, une intervention pontificale faisant autorité, destinée à éclairer, un discours accessible à tous, exprimé en des termes précis et définitifs: et pourtant le document du pape François, tel qu'il a été compris par les fidèles (à cause aussi de l'instrumentalisation des interprétations de la part de milieux hostiles à la foi catholique) ont malheureusement accru le désarroi parmi le peuple de Dieu.

En effet, tout en affirmant qu'il n'y a aucun changement dans la doctrine, le Pape, lorsqu'il parle des changements qu'il considère nécessaires dans la pratique des diocèses et des conférences épiscopales laisse croire que par "pastorale" il entend une activité anarchique du clergé qui, après avoir laissé la doctrine au placard, adopte comme "règle pastorale" les opinions "séculières" qui prévalent dans son propre environnement social. Ce faisant, le pape Bergoglio semble lancer une censure sévère à l'encontre des positions "conservatrices" afin de justifier sans réserves les positions "réformistes". Les protestations du cardinal Müller et de beaucoup d'autres prélats influents, contre la thèse d'une pratique disjointe de la doctrine - thèse déjà formulée par de nombreux théologiens et quelques pères synodaux - n'auraient servi à rien; on se souvient par exemple des paroles vibrantes du cardinal Sarah qui avait rappelé comment l'idée d'encourager une pratique pastorale qui pourrait évoluer selon les modes er les passions malsaines serait "une forme d'hérésie, une dangereuse pathologie schizophrénique" (cf. La Stampa, 24 février 2015).

Bien entendu, rien dans le texte écrit ne peut justifier cette interprétation, mais la prolixité du texte, l'abus des métaphores et l'ambiguïté des affirmations de principe (parfois même en contradiction évidente l'une avec l'autre) laissent ouverte la possibilité de n'importe quelle interprétation malveillante, même de la part de ceux qui n'ont aucun titre pour interpréter le Pape mais profitent du fait que le Pape - pour des motifs qui seront dans doute bons et saints - n'a pas voulu être clair et précis, et utiliser un langage qui puisse éviter toute instrumentalisation.

Cela concerne surtout l'évaluation au "cas par cas" de la situation ecclésiale des fidèles qui ont manqué à leur fidélité conjugale, ayant fait recours au divorce civil et constitué une cohabitation adultérine: il s'agit de ces couples à tort appelés "divorcés remariés", dans un langage qui n'est pas théologique, car dans l'Église il n'y a qu'un seul mariage reconnu comme valide, celui sacramentel, qui de par sa nature est indissoluble et n'admet donc pas de divorce ni n'admet aucune nouvelle forme d'union conjugale, fût-elle reconnue par l'autorité civile.

Le Pape affirme que rien n'a changé dans la situation canonique de ces personnes, car la chose a été précédemment examinée et jugée par le Pape Jean-Paul II suite au Synode sur la famille qui s'est tenu dans les années 80 (cf. l'Exhortation apostolique Familiaris consortio, 22 novembre 1981). Mais la nouvelle pratique que François conseille d'adopter dans le cadre de "l'accompagnement pastoral" et du "for intérieur" est formulée avec des expressions tellement équivoques qu'elles permettent aux malveillants de célébrer la grande victoire des réformistes, lesquels demandaient justement au Pape d'introduire dans la pratique ecclésiastique une sorte de "divorce catholique", permettant l'acceptation des nouvelles noces par les évêques individuels, ainsi que l'accès à la Communion des fidèles en "situation irrégulière".

En réalité le Pape ne parle pas du tout de la possibilité de bénir les nouvelles noces, et ne mentionne pas non plus directement un "droit à l'Eucharistie": il se limite à conseiller la réadmission de ces fidèles comme parrains à quelques cérémonie religieuses (baptêmes, confirmations, mariages), et les invite à considérer la possibilité de leur permettre d'exercer des fonctions dans les paroisses ou d'enseigner la religion dans les écoles. Mais les arguments invoqués en soutien de ces critères d' "inclusion ecclésiale" sont malheureusement très confus et peuvent être entendus - certainement à l'encontre des intentions réelles du Pape - comme un changement radical dans la doctrine morale catholique au sujet du péché grave (dit "mortel" puisqu'il entraîne la perte de la grâce sanctifiante et le danger de la damnation éternelle, que les Écritures appellent "la deuxième mort") et au sujet de sa culpabilité subjective, surtout en relation avec les conditions pour l'obtention du pardon sacramentel par la Confession.

III.

Afin d'illustrer ce que je viens de dire, je vais rapporter quelques expressions d'Amoris Lætitia qui s'avèrent, sinon formellement erronées, du moins péniblement confuses. À chaque citation je ferai suivre une brève note d'éclaircissement doctrinal.

L'ÉTAT DE PÉCHÉ MORTEL.

«Par conséquent, il n’est plus possible de dire que tous ceux qui se trouvent dans une certaine situation dite "irrégulière" vivent dans une situation de péché mortel, privés de la grâce sanctifiante. Les limites n’ont pas à voir uniquement avec une éventuelle méconnaissance de la norme. Un sujet, même connaissant bien la norme, peut avoir une grande difficulté à saisir les "valeurs comprises dans la norme" ou peut se trouver dans des conditions concrètes qui ne lui permettent pas d’agir différemment et de prendre d’autres décisions sans une nouvelle faute. Comme les Pères synodaux l’ont si bien exprimé, "il peut exister des facteurs qui limitent la capacité de décision" ». (Amoris Lætitia, § 301)

* * *

En matière de "péché mortel", cela n'a évidemment pas de sens de parler de qualifications morales qui sont différentes "aujourd'hui" de celles d' "hier" : la dialectique historiciste qui plaît tellement aux théologiens écoutés par le pape François (comme Walter Kasper) est totalement déplacée dans un document pontifical donnant des conseils sur comment intervenir pastoralement dans une situation qui, du point de vue moral, a définitivement été qualifiée comme péché grave (adultère) déjà par le Seigneur lui-même, dont les paroles ont été la "norme immédiate d'évaluation" de la part du magistère ecclésiastique de toujours (et non pas d' "hier"), avec un caractère de définitivité qui n'admet pas un "aujourd'hui" réformiste.

Quant aux "limites" subjectives (ignorance, faiblesse, dépendance de passions ou conditionnements sociaux) qui peuvent rendre l'acte peccamineux moins coupable chez sujet déterminé, ils ont toujours été attentivement évalués par les bons confesseurs: mais pas pour donner un semblant d'honnêteté à une situation qui s'est prolongée dans le temps et qui semble dépourvue de solution justement parce que le péché a été obstinément répété en dépit des invitations incessantes de la grâce divine à la conversion et à la réparation des préjudices occasionnés au conjoint et à l'Église. La bonne direction spirituelle de la part des bons confesseurs a toujours été déterminée à susciter dans l'âme du chrétien qui n'a jamais jusqu'alors voulu changer de vie les ressources pour "résister jusqu'au sang dans la lutte contre le péché", qui est ce que l'Évangile demande à tous (voir la Lettre aux Hébreux).

PÉCHÉ "MATÉRIEL" ET PÉCHÉ "FORMEL"

«À partir de la reconnaissance du poids des conditionnements concrets, nous pouvons ajouter que la conscience des personnes doit être mieux prise en compte par la praxis de l’Église dans certaines situations qui ne réalisent pas objectivement 'NOTRE' conception du mariage. Évidemment, il faut encourager la maturation d’une conscience éclairée, formée et accompagnée par le discernement responsable et sérieux du Pasteur, et proposer une confiance toujours plus grande dans la grâce. Mais cette conscience peut reconnaître non seulement qu’une situation ne répond pas objectivement aux exigences générales de l’Évangile. De même, elle peut reconnaître sincèrement et honnêtement que c’est, pour le moment, la réponse généreuse qu’on peut donner à Dieu, et découvrir avec une certaine assurance morale que cette réponse est le don de soi que Dieu lui-même demande au milieu de la complexité concrète des limitations, même si elle n’atteint pas encore pleinement l’idéal objectif. De toute manière, souvenons-nous que ce discernement est dynamique et doit demeurer toujours ouvert à de nouvelles étapes de croissance et à de nouvelles décisions qui permettront de réaliser l’idéal plus pleinement.» (AL nn. 302-303).


* * *

J'ai mis en évidence, dans le texte pontifical, l'adjectif "notre" appliqué à la "conception du mariage" de l'Église Catholique: pourquoi l'attribuer à un "nous" absurde, comme si le sujet de cette conception était un quelconque 'opinion leader' parmi tous ceux qui s'agitent dans notre société et non pas l'Église qui conserve et interprète infailliblement l'Évangile de Jésus? Ce n'était, certes pas là le langage de Saint Jean-Paul II, par exemple, qui dans ses catéchèses sur l'amour humain insistait pour présenter la morale catholique comme l'expression ponctuelle et fidèle de l'intention d'amour de Dieu créateur, qui dans l'Église dépositaire de la révélation de Jésus Christ se limite à exprimer des formules dogmatiques, d'où dérivent aussi bien les "préceptes" que les "conseils", sans rien inventer et imposer qui ne soit vraiment le "plan de Dieu".

LE JUGEMENT DE L'ÉGLISE SUR L'IMPUTABILITÉ SUBJECTIVE DES ACTES CONTRAIRES À LA LOI DE DIEU.

«Il est mesquin de se limiter seulement à considérer si l’agir d’une personne répond ou non à une loi ou à une norme générale, car cela ne suffit pas pour discerner et assurer une pleine fidélité à Dieu dans l’existence concrète d’un être humain.» (AL n.304).

* * *

Le discours est ici encore plus ambigu, car il confond délibérément l'évaluation "extérieure" de la situation morale d'un fidèle avec sa situation "intérieure" devant Dieu: la condition de conscience de l'individu échappe à l'œil humain, ainsi qu'à celui du directeur spirituel ou du confesseur, et l'autorité de l'Église n'est pas appelée à donner de jugements sur la conscience ("de internis neque Ecclesia iudicat").

L'évaluation "de l'extérieur", pour ce qui s'avère évident aux yeux des hommes, est donc suffisante pour un jugement strictement prudentiel qui ne prétend pas être absolu et définitif mais concerne le devoir de l'autorité ecclésiastique de reconnaître les comportements extérieurs justes conformes à la loi orale, et de sanctionner ceux injustes (un cas typique de sanction ecclésiastique, à part l'excommunication pour les infractions les plus graves, est justement celui de refuser l'accès à la Communion à ceux qui vivent publiquement dans une situation d'adultère sans intention d'y remédier). Le fait qu'un Pape parle de loi morale - déjà codifiée par l'Église depuis des siècles en des dogmes et dispositions canoniques - comme quelque chose d' "abstrait" qui ne peut pas s'appliquer à des situations "concrètes" ne peut qu'engendrer davantage de confusion chez les fidèles

Pire encore, il [le discours] parle de situations "concrètes" qui seraient différentes aujourd'hui de celles d'hier, de sorte qu'il serait légitime de faire aujourd'hui le contraire de ce qui a été prescrit par la magistère solennel et ordinaire de l'Église jusqu'à hier.

En réalité, l'unique différence entre hier et aujourd'hui qui peut être significative pour la pastorale est que de nombreux fidèles ont une conscience obscurcie par l'ignorance religieuse et les vices, raison pourquoi ils ne ressentent plus leur péché comme une infraction volontaire aux normes morales, ou bien ils ne parviennent pas à appliquer correctement la règle morale (naturelle et évangélique) à leur situation personnelle.

Mais si le Pape voulait vraiment stisfaire, avec la nouvelle praxis du "cas par cas", l'insensibilité des hommes de notre temps au "plan d'amour de Dieu", alors, ceux qui auraient raison, ce sont ceux qui ont vu son Exhortation comme une reddition totale du Magistère à l'opinion publique, à la sécularisation, à la théologie progressiste qui exalte le subjectivisme (celle qui affirme que tout sujet est de bonne foi, et que l'Église doit le confirmer dans sa présomption infondée d'être dans la grâce!).

SOURCE : http://benoit-et-moi.fr/2016/actualite/beaucoup-daffirmations-quil-faut-clarifier.html


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Message  Bobestparti Sam 16 Avr 2016 - 16:27

@ ADMIN  Merci !    Le prêche !

lorsque l'on lit tout ces articles aussi intéressant l' un comme l'autre , on pressent bien l’état de brouillard que couvre cette exhortation apostolique du pape françois , et que même certains fans de ce pape en sont embarrassés par la confusion qu'il entraîne au sein de l'église qui à coup sur va provoquer un BIG  schisme à la solde du pape lui - même 
cette exhortation  , c'est du vent et qui sème le vent récolte la....


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Message  Admin Sam 16 Avr 2016 - 22:27

@ Robert Adelaide :

... la Tempête !

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Message  Admin Dim 17 Avr 2016 - 14:35

@ Tous :


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Message  Admin Dim 17 Avr 2016 - 15:00

PAPE FRANÇOIS ET ANTONIO SPADARO, UN DUO DE BONNE COMPAGNIE !


DERNIÈRE HEURE : « "Amoris Laetitia" : Le Pape François tend la main aux divorcés-remariés » ! - Page 4 Jpg_1310
Pape François et Antonio Spadaro (au centre).


Le père Antonio Spadaro, jésuite comme le pape, est le traducteur autorisé de celui-ci. Voici comment, dans "La Civiltà Cattolica", il reformule en termes plus clairs ce qui, dans "Amoris lætitia", est écrit de manière allusive.


par Sandro Magister

ROME, le 12 avril 2016 – Il a été facile au jésuite Antonio Spadaro (au centre de la photo  ; à ses côtés, le père général de la Compagnie de Jésus) de faire le prophète lorsque, au mois de novembre dernier, il a tranquillement affirmé que, "en ce qui concerne l’accès des divorcés remariés aux sacrements, le synode ordinaire en a effectivement posé les bases, ouvrant ainsi une porte qui, lors du synode précédent, était au contraire restée fermée". Et il a dit cela en dépit du fait que, dans la "Relatio finalis" du synode, les expressions "communion" et "accès aux sacrements" n’apparaissaient pas une seule fois :

> François se tait, mais un autre jésuite parle pour lui

Présentant l'exhortation post-synodale "Amoris lætitia" dans le dernier numéro de la revue "La Civiltà Cattolica" – opportunément mis en vente au moment même de la publication du document pontifical – le père Spadaro déclare sans aucune hésitation que cette prophétie est accomplie.

François – écrit-il, sûr de son fait – a fait disparaître toutes les "limites" du passé, y compris dans la "discipline sacramentelle", pour les couples "dits irréguliers"  ; ce mot "dits" ne vient pas de Spadaro mais du pape lui-même et, d’après l’historien de l’Église Alberto Melloni, "il vaut toute l'exhortation" parce que, à lui seul, il absout les couples en question et en fait "les destinataires de l'eucharistie".

Et cela en dépit du fait que, cette fois encore, dans les 264 pages et 325 paragraphes de l'exhortation papale, il n’y a pas un seul mot qui soit clairement en faveur de l’accès des divorcés remariés à la communion. On y trouve seulement deux allusions à cette question, dans deux minuscules notes en bas de page, les notes 351 et 336. Cette dernière a tout de suite été qualifiée de "cruciale" par Melloni.

Le père Spadaro n’est pas un jésuite quelconque. Il est le directeur de "La Civiltà Cattolica", c’est-à-dire d’une publication qui a toujours été, historiquement, "la revue du pape" et qui, aujourd’hui, l’est plus que jamais, "en raison de l'intérêt dont le pape François fait preuve à l’égard de certaines interventions de la revue qui accompagnent son magistère", comme l’a affirmé, au mois de mars dernier, un témoin certainement fiable, le père GianPaolo Salvini, avant-dernier directeur de la revue :

> "La Civiltà Cattolica" ha un direttore super: il papa

Pour Jorge Mario Bergoglio, le père Spadaro est tout à la fois : conseiller, interprète, confident, "plume". On ne compte plus les livres, les articles, les tweets qu’il écrit sans cesse à propos du pape. Sans compter ceux des textes pontificaux dans lesquels on retrouve l'empreinte de sa main.

Il a fait partie du cercle de personnes qui ont travaillé à la rédaction d’"Amoris lætitia", en contact très étroit avec le pape.

D’après les règles de fonctionnement de cette revue, la présentation de l’exhortation par Spadaro qui a été publiée dans "La Civiltà Cattolica" aura été donnée en lecture à François préalablement à l’impression de la revue. Cela fait une raison de plus de considérer cette exégèse de l’exhortation comme ayant été autorisée par le pape et donc comme révélatrice de ses intentions réelles.

On peut lire ci-dessous certains passages des 12 pages, sur un total de 24, que le père Spadaro a consacrées à la question des couples "dits irréguliers" et de leur accès à la communion eucharistique.

On est frappé par l'artifice au moyen duquel les papes Jean-Paul II et Benoît XVI sont également annexés au "chemin de guérison" par lequel, aujourd’hui, François arrive à la communion eucharistique pour les divorcés remariés, les empêchements précédents ayant disparu.

Mais l'article mérite d’être lu dans son intégralité, ce que l’on peut faire sur le site web de "La Civiltà Cattolica" :

> "Amoris lætitia". Struttura e significato dell'Esortazione post-sinodale di Papa Francesco

Par ailleurs voici le lien grâce auquel on peut accéder au texte intégral de l'exhortation apostolique :

> "Amoris lætitia"

__________

"Sans que des limites soient fixées à l’intégration, comme c’était le cas dans le passé..."

par Antonio Spadaro S.J.

Du document synodal, l’exhortation a repris la voie du discernement des situations individuelles sans que des limites soient fixées à l’intégration, comme c’était le cas dans le passé. D’autre part elle affirme que l’on ne peut pas nier que, dans certaines circonstances, "l’imputabilité et la responsabilité d’une action peuvent être diminuées voire annulées" ("Amoris lætitia" 302 ; cf. Catéchisme de l’Église catholique 1735) en raison de divers conditionnements. […]

Par conséquent, dit le Souverain Pontife en conclusion, si l’on tient compte de l’innombrable variété des situations concrètes, "on peut comprendre que l’on ne devait pas attendre du Synode ou de cette exhortation une nouvelle législation générale du genre canonique, applicable à tous les cas. Il faut seulement un nouvel encouragement au discernement responsable personnel et pastoral des cas particuliers, qui devrait reconnaître que, étant donné que le degré de responsabilité n’est pas le même dans tous les cas, les conséquences ou les effets d’une norme ne doivent pas nécessairement être toujours les mêmes" (Amoris lætitia 300). […]

Donc les conséquences ou les effets d’une norme ne doivent pas nécessairement être toujours les mêmes, "pas davantage en ce qui concerne la discipline sacramentelle, étant donné que le discernement peut reconnaître que, dans une situation particulière, il n’y a pas de faute grave" (Amoris lætitia 300, note 336). "À cause des conditionnements ou des facteurs atténuants, il est possible que, dans une situation objective de péché – qui n’est pas subjectivement imputable ou qui ne l’est pas pleinement – l’on puisse vivre dans la grâce de Dieu, que l’on puisse aimer, et que l’on puisse également grandir dans la vie de la grâce et dans la charité, en recevant à cet effet l’aide de l’Église" (Amoris lætitia 305).

Et – est-il précisé – cette aide "dans certains cas, pourrait aussi être l’aide des Sacrements. Voilà pourquoi, "aux prêtres je rappelle que le confessionnal ne doit pas être une salle de torture mais un lieu de la miséricorde du Seigneur". Et il est également indiqué "que l’Eucharistie n’est pas un prix destiné aux parfaits, mais un généreux remède et un aliment pour les faibles" (Amoris lætitia 305, note 351).


DE JEAN-PAUL II A FRANÇOIS


Si nous remontons dans le temps jusqu’à l’exhortation apostolique "Familiaris consortio", nous pouvons vérifier que les conditions établies par ce texte il y a 35 ans étaient déjà une concrétisation plus ouverte et plus attentive - par rapport à l’époque précédente - au vécu des personnes.

À propos des divorcés remariés civilement, ce texte de saint Jean-Paul II (1981) affirme : "J'exhorte chaleureusement les pasteurs et la communauté des fidèles dans son ensemble à aider les divorcés. Avec une grande charité, tous feront en sorte qu'ils ne se sentent pas séparés de l'Église, car ils peuvent et même ils doivent, comme baptisés, participer à sa vie" (Familiaris consortio 84).

En ce qui concerne l’accès aux sacrements, Jean-Paul II rappelle la norme précédente  ; cependant il affirme que les divorcés remariés civilement et qui vivent ensemble leur vie conjugale, élèvent ensemble leurs enfants et partagent leur vie quotidienne, peuvent recevoir la communion.

Toutefois il y met une "condition" (qui se situe à un niveau différent de celui de la norme) : les divorcés remariés doivent prendre "l’engagement de vivre en complète continence, c’est-à-dire en s’abstenant des actes réservés aux époux" (ibid.).

Par conséquent, dans "Familiaris consortio" la norme, de fait, n’est pas valable toujours et dans tous les cas. Dans la situation décrite, il s’agit déjà d’une "epieikeia" à propos de l’application de la loi à un cas concret, parce que, si la continence élimine le péché d’adultère, elle ne supprime pourtant pas la contradiction entre la rupture du lien conjugal avec formation d’un nouveau couple – qui vit en tout état de cause des liens à caractère affectif et de cohabitation – et l’Eucharistie.

En ce qui concerne les relations sexuelles, la formulation de saint Jean-Paul II demandait aux divorcés remariés de "prendre l’engagement de vivre en complète continence". Benoît XVI, dans son exhortation apostolique "Sacramentum caritatis", avait repris ce concept, mais avec une formulation différente : "L’Église encourage ces fidèles à vivre leur relation selon les exigences de la loi de Dieu, comme des amis, comme frère et sœur" (Sacramentum caritatis 29). L’"encouragement à l’engagement" implique un cheminement et il focalise mieux et de manière plus adaptée l’accent qui est mis sur la dimension personnelle de la conscience.

Le pape François avance dans cette direction quand il parle d’un "discernement dynamique", qui "doit demeurer toujours ouvert à de nouvelles étapes de croissance et à de nouvelles décisions qui permettront de réaliser l’idéal plus pleinement" (Amoris lætitia 303). Il n’est pas possible de transformer une situation irrégulière en situation régulière, mais il existe aussi des chemins de guérison, d’approfondissement, des chemins sur lesquels la loi est vécue pas à pas. […]


NON PAS UNE "ÉGLISE DE PURS ", MAIS UNE ÉGLISE DE JUSTES ET DE PÉCHEURS


"À partir de la reconnaissance du poids des conditionnements concrets – écrit le souverain pontife –nous pouvons ajouter que la conscience des personnes doit être mieux prise en compte par la praxis de l’Église dans certaines situations qui ne réalisent pas objectivement notre conception du mariage" (Amoris lætitia 303). Cette phrase constitue un point culminant de l’exhortation apostolique, dans la mesure où elle attribue à la conscience – "le centre le plus secret de l’homme, le sanctuaire où il est seul avec Dieu et où sa voix se fait entendre" (Gaudium et Spes 16 ; Amoris lætitia 222) – une place fondamentale et irremplaçable dans l’évaluation de notre action morale. […]

La conscience "peut reconnaître non seulement qu’une situation ne répond pas objectivement aux exigences générales de l’Évangile mais, de même, elle peut reconnaître sincèrement et honnêtement que c’est, pour le moment, la réponse généreuse qu’on peut donner à Dieu, et découvrir avec une certaine assurance morale que cette réponse est le don de soi que Dieu lui-même demande au milieu de la complexité concrète des limitations, même si elle n’atteint pas encore pleinement l’idéal objectif" (Amoris lætitia 303).

Ce passage de l’exhortation ouvre la porte à une pastorale positive, accueillante, et pleinement "catholique", qui rend possible un approfondissement progressif des exigences de l’Évangile (cf. Amoris lætitia 38).

En d’autres termes, ce passage ne dit pas du tout que l’on doit prendre sa propre faiblesse comme critère permettant de définir ce qui est bien et ce qui est mal (ce serait ce que l’on appelle la "gradualité de la loi"). Cependant on affirme qu’il y a une "loi de la gradualité", c’est-à-dire une progressivité dans le fait de connaître le bien, de le désirer et de le faire : "Tendre à la plénitude de la vie chrétienne ne signifie pas faire ce qui, abstraitement, est le plus parfait, mais ce qui, concrètement, est possible". […]

Avec l’humilité de son réalisme, l’exhortation "Amoris lætitia" s’inscrit dans la grande tradition de l’Église, renouant de fait avec une vieille tradition romaine de miséricorde ecclésiale envers les pécheurs.

L’Église de Rome, qui avait inauguré, à partir du IIe siècle, la pratique de la pénitence pour les péchés commis après le baptême, fut sur le point de provoquer, au IIIe siècle, un schisme ayant son origine dans l’Église d’Afrique du Nord, conduite par saint Cyprien, parce que cette dernière n’acceptait pas la réconciliation avec les "lapsi", c’est-à-dire les gens ayant apostasié pendant les persécutions, qui étaient, de fait, beaucoup plus nombreux que les martyrs.

Lorsqu’elle a été confrontée, aux IVe et Ve siècles, à la rigidité des donatistes comme elle l’a été, ultérieurement, à celle des jansénistes, l’Église de Rome a toujours refusé d’être une "Église de purs", donnant la préférence au "reticulum mixtum", c’est-à-dire au "filet composite", contenant à la fois des justes et des pécheurs, dont il est question dans le "Psalmus contra partem Donati" de saint Augustin.

La pastorale du "tout ou rien" paraît plus sûre aux théologiens "tutioristes", mais elle conduit inéluctablement à une "Église de purs". En valorisant avant tout la perfection formelle comme une fin en soi, on risque malheureusement, dans les faits, de couvrir un grand nombre de comportements hypocrites et pharisaïques.

__________

Dans le manège des commentaires


Le fait que de très nombreux passages d’"Amoris lætitia" se présentent sous une forme volontairement vague, polyvalente, se trouve confirmé par l'incroyable diversité des commentaires.

Il suffit, pour s’en rendre compte, de citer ici trois de ces commentaires, opposés entre eux, parmi les mille qui ont été suscités par l'exhortation post-synodale.

D’un côté, on trouve un Alberto Melloni enthousiaste – cet historien de l’Église est également le numéro 1 actuel de la progressiste "école de Bologne" – qui voit avec satisfaction, dans l'exhortation, l'acte "historique" qui a définitivement fait sortir le mariage de la "cage juridico-philosophique" du concile de Trente et de la "doctrine froide et sans vie" de celui-ci :

> Francesco e la riforma dell'amore

Sur le bord opposé, il y a Juan José Pérez-Soba, professeur à l’Institut pontifical Jean-Paul II d'études sur le mariage et la famille qui est rattaché à l’Université Pontificale du Latran. D’après cet enseignant, on ne trouve pas davantage dans "Amoris lætitia" que dans la "Relatio finalis" du synode, d’indication selon laquelle les divorcés remariés seraient explicitement autorisés à recevoir la communion, contrairement à ce que tout le monde prévoyait :

> "Amoris lætitia" no es un cambio de doctrina, sino una invitación para un camino nuevo

Entre les deux, citons le fondateur et président du Faith & Reason Institute de Washington, Robert Royal. Celui-ci applaudit l'exhortation pour sa "vigoureuse défense de l'enseignement de l’Église à propos de la contraception, de l’avortement, de l’homosexualité, des techniques reproductives, de l’éducation des enfants". Mais, dans le même temps, il critique le chapitre 8 de ce texte qui "de manière hésitante et ambivalente, paraît vouloir s’éloigner de l’enseignement constant de l’Église, depuis ses origines, à propos de l’accès des divorcés remariés à la communion" :

> "Amoris lætitia": A Tale of Two Documents

Toutefois ce ne sont là que des mots. Lorsque l’on passe aux faits, il faut prendre acte de ce qu’écrit Melloni :

"À ces prêtres qui, en sachant ce qu’ils faisaient, ont donné la communion à des divorcés remariés, François dit qu’ils n’ont pas agi contrairement à la norme, mais conformément à l’Évangile".

Dans plusieurs régions du monde catholique, en effet, la communion est déjà donnée aux divorcés remariés sans que cela pose de problèmes. Et maintenant cette pratique trouve dans "Amoris lætitia" l'approbation qu’elle attendait, émanant de la plus haute autorité de l’Église  :

> The New Catholic Truce

En revanche la position des personnes qui ont jusqu’à maintenant suivi la voie tracée par le magistère de l’Église, qu’il s’agisse de fidèles ou de pasteurs, va devenir beaucoup plus inconfortable.

Voici, au sujet de ces personnes, une courte note qui a été publiée, le 8 avril, sur le blog Settimo Cielo :

*

MISÉRICORDE POUR TOUS, SAUF POUR LES ENFANTS OBÉISSANTS


Le chapitre 8 de l'exhortation "Amoris lætitia", où il est question des divorcés remariés et d’autres sujets connexes, est celui qui provoque le plus d’étonnement.

C’est une inondation de miséricorde. Mais c’est également un triomphe de la casuistique, même si, en paroles, on prétend la détester. Une fois que l’on a terminé la lecture de ce texte, on a la sensation que tout péché est excusé, tant les circonstances atténuantes sont nombreuses, et que par conséquent il disparaît, faisant place à de vastes espaces de grâce, y compris lorsqu’il s’agit d’"irrégularités" objectivement graves. L'accès à l'eucharistie va de soi, il n’est même pas nécessaire que le pape le crie sur les toits. Il suffit pour cela de deux notes allusives en bas de page.

Qu’en est-il de ceux qui, jusqu’à présent, ont obéi à l’Église et se sont reconnus dans la sagesse de son magistère? Ces divorcés remariés qui, avec beaucoup de bonne volonté et d’humilité, pendant des années ou des décennies, ont prié, sont allés à la messe, ont élevé chrétiennement leurs enfants, ont réalisé des actions caritatives, même si tout cela avait lieu dans le cadre d’un second mariage non sacramentel et sans communier ? Et qu’en est-il de ceux qui ont accepté de vivre avec leur nouvel époux "comme frère et sœur" et n’ont plus été en contradiction avec leur précédent mariage indissoluble, ce qui leur a permis d’accéder à l'eucharistie ? Qu’en est-il de tous ces gens, maintenant qu’ils ont pu lire "liberté pour tous" dans "Amoris lætitia" ?

Il y a dans l'exhortation une note de bas de page –pas les deux, si souvent citées, qui font miroiter la communion pour les divorcés remariés, mais une autre – qui réserve à ceux qui ont fait le choix de vivre ensemble "comme frère et sœur" non pas une parole de réconfort mais une gifle.

On leur dit en effet que, en agissant ainsi, ils peuvent porter préjudice à leur nouvelle famille, parce que "en l’absence de certaines manifestations d’intimité, 'il n’est pas rare que la fidélité soit mise en danger et que le bien des enfants puisse être compromis'". Ce qui sous-entend que c’est le comportement des autres divorcés remariés - ceux qui mènent une vie complète d’époux, même si c’est dans le cadre d’un second mariage civil, et qui, le cas échéant, vont communier – qui est préférable.

Il faut lire cela pour le croire. C’est la note n° 329, qui, pour justifier sa critique, cite de manière inappropriée rien de moins que la constitution conciliaire "Gaudium et spes", alinéa 51.

__________

Traduction française par Antoine de Guitaut, Paris, France.

SOURCE : http://chiesa.espresso.repubblica.it/articolo/1351273?fr=y

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DERNIÈRE HEURE : « "Amoris Laetitia" : Le Pape François tend la main aux divorcés-remariés » ! - Page 4 Empty Le Pape Bergoglio trompe les divorcés remariés

Message  René-1 Lun 18 Avr 2016 - 5:58

Prions pour le Pape François – Amoris Laetitia
by lavoixdedieu  

De : Mme Denise Vidal

Chers frères et sœurs, prions pour notre Pape François qui a un grand cœur, très miséricordieux.

Cependant, il est aveuglé par la Bête et il n’a plus conscience de la gravité du péché mortel. Il ne voit plus que la miséricorde.

Mais il oublie que la miséricorde s’obtient toujours s’il y a repentir du péché mortel.

Donc prions pour lui car de nombreux prêtres vont aider des divorcés remariés à cheminer en donnant la possibilité de prendre les sacrements.

Or personne n’est au dessus de Dieu, même pas le Pape.

Dieu nous a donné le commandement : « Tu ne commettras pas l’adultère ».

Si les prêtres accordent les sacrements aux divorcés remariés qui ne vivront pas en frères et sœurs, ils devront en rendre compte à Dieu au jour du jugement particulier de leur âme. Qu’ils craignent d’offenser Dieu en trahissant Sa Loi.

Dieu aime tous les divorcés remariés, mais Il attend d’abord le repentir du péché, avant de venir dans leur cœur.

Donc prions pour le Pape, car AMORIS LAETITIA peut être la source de la perte de beaucoup d’âmes en ce qui concerne l’accès aux sacrements des personnes en situation irrégulière.

Qui est comme Dieu ?

lavoixdedieu | 17 avril 2016 à 11 h 10 min | URL: http://wp.me/p5gnT2-7F

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Message  grenouille-de-bénitier Lun 18 Avr 2016 - 6:37

Pas facile et ne soyons pas dupe, sincèrement, si un couple de "divorcés-remariés" se voient refusé le Sacrement de Communion dans une église, ils iront ailleurs jusqu'à ce qu'un prêtre modernistes et qui a peur de déplaire aux gens leur dise oui, il faut pas rêver, c'est comme ça que ca va marcher, ne soyons pas naîfs s'il vous plait, arrêtons les angélismes que le Pape François veut nous faire gobber... "tout le monde il est gentil, tout le monde il est beau, on ira tous au Paradis, etc..."

en attendant, la Vertue de Chasteté en prend un coup, et l'affaiblissement du Sacrement de mariage aussi ....

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Message  René-1 Lun 18 Avr 2016 - 8:18

Ceux qui pense qu'il est meilleur d'obéir au Pape parce qu'un refus d'un prêtre les feraient aller vers un autre prêtre pour recevoir la communion Eucharistique alors qu'ils sont divorcés-remariés et qu'ils ont donc commis un péché mortel d'adultère dénoncé par le Christ, trahissent le Christ et les Evangiles.

On ne doit obéir qu'aux Paroles du Christ, donc aux Evangiles. Autrement on commet soit même un péché mortel !

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Message  stjeanlagneau Lun 18 Avr 2016 - 15:31



@ grenouille de bénitier
@ rené 1                         D\'Accord
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Message  Admin Mar 19 Avr 2016 - 12:26

« AMORIS LAETITIA - LE JOUR DE LA GRANDE BATAILLE » - MESSAGE DE LA VIERGE DE LA RÉVÉLATION !


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The Day of the Great Battle

Reflections by Don Elia* and a message from Our Lady of the ‘Tre Fontane’

“Neither is there at this time prince, or leader, or prophet, or holocaust, or sacrifice, or oblation, or incense, or place of first fruits before thee, that we may find thy mercy:” (Daniel 3,38).

It is the triumph of darkness. The authorization, if not the order, has finally arrived ... to feed hardened, obstinate public sinners, His Most Precious Body, which I provided for Him from my own most pure substance, united in an indissoluble way to His Divinity; that flesh with which He immolated Himself on the Cross in expiation for humanity’s sins and that Blood which He shed to redeem fallen humanity as a result of its transgression. That same humanity which has now returned to its vomit trampling on that inestimable grace, absolutely undeserved, but that the Fruit of my womb deserved with Me – one with Him – on Calvary. They no longer believe in the redeeming Sacrifice, they no longer know of the inconceivable love with which We have loved, they are not aware of the risk they are running… for they no longer acknowledge their sins. Now they feel they are fully confirmed by what they think is the supreme moral authority – and it would be, if it did not occupy that place in an illegitimate and unworthy way.

That Friday evening to the morning of the first day of the week, was for me, as it is for you today, a unique, absolute never-ending night of the spirit.  I scrutinized that sidereal darkness, sustained that imponderable emptiness, I placed myself in the void of the total absence of God, without the least of human or Divine support … except that of the flame of charity and faith which the Holy Spirit fostered in my Immaculate Heart at a point so hidden that I did not even perceive the light. It was love that kept the faith alight in me: only for love I wanted to continue to believe, despite the radical and apparently irreversible negation of the facts. I knew, certainly I knew, that I had brought into the world a Son who would rise again; and knowing the promises of God, do they not spare one from being torn apart, not by doubt, no, but  at the torment of seeing one’s very own Love, the Life of one’s life, lying lifeless in the sepulcher, rendered unrecognizable by satanic hate?  

Also His Mystical Body, born of the water and blood from His pierced side, nourished by my untainted flesh assumed by Him, is now hardly recognizable, beaten, derided and humiliated in Her faithful members; tainted and dispersed in Her faithless members.  Certainly, in Her essence the Church is and always will be indefectibly, One, Holy, Catholic and Apostolic, but in the historical condition of Her militant part, She is horribly lacerated and besmirched. How many more of my children will depart from Her, scandalized and disillusioned?  Yet when they falsified the Holy Sacrifice of the Altar, many of them said: “If priests can change religion from one day to the next, it means that nothing was true and that until now they have deceived us”. Thus they stopped believing and going to church, risking their very eternal salvation. How hard I had to work in defense of them to my Son, Who, despite the extenuating factors, sees perfectly the unavoidable individual responsibilities!    

Now, with greater reason, they will say: “If the Church has changed view in moral matters, it means that until now She had been mistaken and that, therefore, can be mistaken again, in this and in all the rest”. An then, if nothing is sin, what’s the use of praying, confessing and trying to avoid evil?  How many souls will be lost as a result of this supreme deceit? Yes, if they consent to iniquity they are responsible for their own fate; but can the love of a Mother remain indifferent and abandon them to their tragic destiny?  So, wake up my faithful children! Stop complaining and groaning uselessly, no matter how much your hearts bleed. Be strong in bearing the darkness with Olympian calm and in allowing yourselves to be purified by the seraphic ardor that I am sending you. It is painful, but you must make yourselves immaculate for the mission that awaits you, to form the holy remnant of the end times. And you, ministers of My Only Begotten Son, my dearest sons, you who are His mouth, His hands, His heart, shake your mind from doubts and bewilderment, stand up with courage so as to put yourselves at the head of my army of the elect. If they oblige you to act against your conscience (that is, God’s holy law, which is the only way of Heaven and your conscience), make your decisions confidently. Do not be afraid, I myself will take charge of your future.

Now – according to the prophetic word – that you have no prince, nor head, nor prophet, Jesus Himself feeds you and leads you, Jesus Himself is the Shepherd and Bishop of your souls, Jesus Himself is your inviolable and certain rule: Ego sum pastor bonus, qui pasco oves meas… Ego sum via, veritas et vita.. Turn to Him and gather His Flock. Be as simple as doves and as shrewd as serpents. If my Son concedes you the grace of martyrdom, in whatever form, do not run from it, provided you are certain He wants it, instead of a hasty impetus or a flash of inopportune zeal. There is need of valiant and expert generals who will guide my troops to victory, not of momentary heroes who are easily defeated.  Learn the lesson of 1812 from my dear children in the land of Russia;  After having allowed the enemy to advance right up to the old capital, they deprived it of any provisions to force it to leave, then they attacked it during the withdrawal. I have in vain requested the Consecration of that noble country so that its conversion overturns the fate of the world dominated by the enemies of God: so, pray, fast and offer for this decisive intention.

"The entire Church will undergo a tremendous trial, to clean up the mass of rotten flesh that has infiltrated into Her ministers, in particular among the Orders of poverty: a moral trial, a spiritual trial.  For the time indicated in the heavenly books, priests and faithful will be placed at a perilous turning-point in the world of the lost, which will rush to the assault with whichever means: false ideologies and theologies!  Supplication from both parts, the faithful and the unfaithful, will be made according to the trials.  I, among you the elect, with Christ as Our Captain, will fight for you […] The wrath of Satan is no longer restrained; the Spirit of God is withdrawn from the earth, the Church will be left a widow, behold the funeral drape, She will be left to the mercy of the world.  Children, become saints and sanctify yourselves more, always love each other. […] Marshal yourselves under the banner of Christ. Working in this way, you will see the fruits of victory in the awakening of consciences to the good; despite being in evil, you will see, through your cooperative and efficacious help, sinners converted and the Fold filled up with saved souls." (The Virgin of the Revelation to Bruno Cornacchiola, the 12th of April  at the Tre Fontane.)**

----------------------------------
* Source: Don Elia (Ordained to the priesthood in 1995 , Doctor in Theology)

** (1947 – 12th April 2016) the 69th Anniversary of the Apparitions of “Our Lady of the Revelation” “ to the visionary Bruno Cornacchiola. The Holy Virgin, among other things, reaffirmed the importance of the first nine Fridays devotion to the Sacred Heart as “the anchor of salvation”.

For more information on Bruno Cornacchiola and the Apparition of Our Lady at the Tre Fontane see here.

[Translation and adaptation: Contributor Francesca Romana]

Le jour de la grande bataille

Réflexions de Don Elia * et un message de Notre-Dame de la «Tre Fontane»

"Il n'y a à ce moment-prince, ou un chef, ou un prophète, ou holocauste, ni sacrifice, oblation ni encens, ou le lieu de premiers fruits devant toi, afin que nous puissions trouver ta miséricorde:" (Daniel 3,38).

Il est le triomphe de l' obscurité. L'autorisation, sinon l'ordre, est enfin arrivé ... pour nourrir durci, pécheurs publics obstinés, Son Corps Précieux, que je fournis pour lui de ma propre substance la plus pure, unie d'une manière indissoluble à sa divinité; que la chair avec laquelle il s'immolée sur la croix en expiation pour les péchés de l' humanité et que le sang qu'il a répandu pour racheter l' humanité déchue en raison de sa transgression. Ce même humanité qui est maintenant revenue à son piétinement vomi sur cette grâce inestimable, absolument imméritée, mais que le fruit de mes entrailles méritait avec moi  -  un avec Lui  -  sur le Calvaire. Ils ne croient plus dans le Sacrifice rédempteur, ils ne savent plus de l'amour inconcevable avec laquelle Nous avons aimé, ils ne sont pas conscients du risque qu'ils courent ... car ils reconnaissent plus leurs péchés. Maintenant , ils sentent qu'ils sont pleinement confirmés par ce qu'ils pensent est l'autorité morale suprême - et il serait, si elle n'a pas occupé cette place de façon illégitime et indigne.

Ce vendredi soir au matin du premier jour de la semaine, a été pour moi, car il est pour vous aujourd'hui, un unique, absolue nuit sans fin de l'esprit. Je scrutais que l'obscurité sidérale, soutenu ce vide impondérable, je me suis placé dans le vide de l'absence totale de Dieu, sans le moindre humain ou un soutien divin ... sauf que de la flamme de la charité et de la foi que l'Esprit Saint a favorisé dans mon Immaculée Coeur à un point si caché que je ne l'ai même pas remarqué la lumière. Ce fut l'amour qui a gardé le feu à la foi en moi: seulement pour l'amour que je voulais continuer à croire, malgré la négation radicale et apparemment irréversible des faits. Je savais, bien sûr, je savais que je l'avais mis au monde un fils qui ressuscitera; et connaissant les promesses de Dieu, ne leur épargne pas un d'être déchirée, pas par le doute, non, mais le tourment de voir son propre amour, la vie de sa vie, couché sans vie dans le sépulcre, rendu méconnaissable par satanique haine?  

Aussi son Corps mystique, né de l'eau et le sang de son côté transpercé, nourri par ma chair viciée assumée par Lui, est maintenant à peine reconnaissable, battu, ridiculisé et humilié dans ses membres fidèles; contaminé et dispersées dans Ses membres déloyaux. Certes, dans son essence l'Église est et sera toujours indéfectiblement, une, sainte, catholique et apostolique, mais dans la condition historique de Sa partie militante, elle est horriblement lacéré et flétrie. Combien de mes enfants partira de Son, scandalisé et déçu? Pourtant, quand ils ont falsifié le Saint Sacrifice de l'autel, beaucoup d'entre eux a dit: «Si les prêtres peuvent changer de religion d'un jour à l'autre, cela signifie que rien était vrai et que, jusqu'à maintenant, ils nous ont trompés". Ainsi, ils ont cessé de croire et aller à l'église, au risque de leur salut éternel même. Comment dur que je devais travailler dans la défense d'entre eux à mon fils, qui, malgré les circonstances atténuantes, voit parfaitement les responsabilités individuelles inévitables!    

Maintenant, à plus forte raison, ils diront: «Si l'Église a changé de vue en matière morale, cela signifie que jusqu'à présent, elle avait été trompé et que, par conséquent, peut être confondu à nouveau, dans ce domaine et dans tout le reste". Un puis, si rien est le péché, ce qui est l'utilisation de la prière, en confessant et en essayant d'éviter le mal? Combien d'âmes seront perdues à la suite de cette tromperie suprême? Oui, si elles consentent à l'iniquité qu'ils sont responsables de leur propre destin; mais peut l'amour d'une mère rester indifférent et de les abandonner à leur destin tragique? Alors, réveillez-vous mes fidèles enfants! Arrêtez de vous plaindre et gémir inutilement, peu importe combien vos cœurs saignent. Soyez forts en appui l'obscurité avec un calme olympien et vous laissant à purifier par l'ardeur séraphique que je vous envoie. Il est douloureux, mais vous devez vous vous Immaculé pour la mission qui vous attend, pour former le saint reste de la fin des temps. Et vous, ministres de mon Fils unique, mes chers fils, vous qui êtes sa bouche, ses mains, son cœur, secouez votre esprit de doutes et la confusion, debout avec courage afin de vous mettre à la tête de mon armée de les élus. Si elles vous obligent à agir contre votre conscience (qui est, sainte loi de Dieu, qui est le seul moyen du ciel et de votre conscience), prendre vos décisions en toute confiance. Ne pas avoir peur, je me prendrai en charge de votre avenir.

Maintenant, - selon la parole prophétique - que vous avez aucun prince, ni tête, ni prophète, Jésus Lui-même vous nourrit et vous conduit, Jésus lui-même est le berger et l'évêque de vos âmes, Jésus lui-même est votre règle inviolable et certaine: Ego sum pastor bonus, Sie oves de pasco meas ... Ego sum via, veritas et vita .. Tournez à Lui et rassembler son troupeau. Soyez simples comme les colombes et prudents comme des serpents. Si mon Fils vous concède la grâce du martyre, sous quelque forme, ne pas courir de lui, à condition que vous êtes certain qu'il veut, au lieu d'une impulsion hâtive ou un éclair de zèle intempestif. Il est nécessaire de vaillants et experts généraux qui guideront mes troupes à la victoire, et non pas des héros momentanées qui sont facilement défaits. Apprenez la leçon de 1812 de mes chers enfants dans le pays de la Russie; Après avoir laissé l'ennemi d'avancer jusqu'à l'ancienne capitale, ils privé de toutes les dispositions pour le forcer à partir, puis ils ont attaqué pendant le retrait. J'ai en vain demandé la Consécration de ce noble pays, afin que sa conversion renverse le sort du monde dominé par les ennemis de Dieu: donc, priez, rapide et offre à cette intention décisive.

"Toute l'Eglise va subir une terrible épreuve, pour nettoyer la masse de chair pourrie qui a infiltré ses ministres, en particulier parmi les ordres de la pauvreté: un procès moral, un procès spirituel Pour l'heure indiquée dans les livres célestes,. prêtres et fidèles seront mis à un tournant périlleux dans le monde des perdus, qui vont se précipiter à l'assaut avec selon les moyens: les fausses idéologies et théologies de Supplication des deux parties, les fidèles et les infidèles, sera faite selon . les essais I, parmi vous les élus, avec le Christ comme notre capitaine, je combattrai pour vous [...] la colère de Satan est plus restreint, l'Esprit de Dieu est retiré de la terre, l'Eglise sera laissé une veuve, voici le drap funèbre, elle sera laissée à la merci du monde. les enfants, deviennent saints et sanctifiez-vous plus, toujours aimer les uns les autres. [...] vous Marshal sous la bannière du Christ. Travailler de cette façon, vous verrez le fruits de la victoire dans l'éveil des consciences à la bonne; en dépit d'être dans le mal, vous verrez, grâce à votre aide coopérative et efficace, les pécheurs convertis et le Fold rempli d'âmes sauvées. "(La Vierge de l'Apocalypse à Bruno Cornacchiola, le 12 Avril au Tre Fontane.) **

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* Source: Don Elia  (Ordonné prêtre en 1995, docteur en théologie).

** (1947 - 12ème Avril 2016) le 69e anniversaire des Apparitions de "Notre-Dame de la Révélation" "pour le visionnaire Bruno Cornacchiola. La Sainte Vierge, entre autres choses, a réaffirmé l'importance du premier neuf vendredis la dévotion au Sacré-Cœur comme «l'ancre de salut».

Pour plus d' informations sur Bruno Cornacchiola et l'Apparition de Notre - Dame au Tre Fontane.

[Traduction et adaptation: Auteur Francesca Romana]

SOURCE :

http://rorate-caeli.blogspot.com/2016/04/the-day-of-great-battle.html

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"Oui, mon retour est proche!
Amen, viens, Seigneur Jésus!"


Apocalypse, 22, 20


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